Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 4576

  • Apprendre à témoigner dans les médias

    Paroles de catholiqque lance une nouvelle session de formation dans le but de réfléchir à la meilleure façon de témoigner de notre foi dans les médias sur les thématiques les moins faciles. 6 conférences sont organisées les lundis 6, 13, 20, 27 janvier et 3, 10 février 2014 de 20h à 22h.

    • 3 lieux en simultané :
      • Paroisse Saint-Ambroise  71 Boulevard Voltaire, 75011 Paris
      • Paroisse St Léon 1 Place du Cardinal Amette, 75015 Paris 
      • Paroisse St Jean-Baptiste 158 Avenue Charles de Gaulle, 92200 Neuilly-sur-Seine
    • Le Week-end d'entrainement est fixé le samedi 15 et le dimanche 16 mars 2014 à la Paroisse de Châtillon (92)

    Participation aux frais : pour les six conférences : 38 euros (19 € pour les étudiants et les chômeurs),  pour le week-end d'entrainement : 40 euros (20 € pour les étudiants et les chômeurs). Inscription.

    Le détail de la formation :

    Six soirées sont organisées, six lundis soirs qui se suivent avec deux heures de conférence, de 20h30 à 22h30 (sauf à St Ambroise de 20h à 22h).

    Les conférenciers sont choisis avec soin pour leur compétence et leur fidélité à la foi de l'Eglise.

    Les six thématiques retenues sont les suivantes :

    • L'Enigme du Mal
    • La sexualité
    • La défense de la vie
    • Le regard catholique sur l'Economie
    • Le passé de l'Eglise
    • Le témoignage et la laïcité

    L'ordre des conférences n'est pas nécessairement celui de cette liste, cela dépend de la disponibilité des conférenciers. Après cette formation de base, ceux qui le désirent peuvent bénéficier d'un week-end complémentaire (2 journées consécutives de 9 h à 17h30).

    • soit un media-training : formation aux techniques de communication de la presse papier, radio, internet et télévision, par des journalistes ou des intervenants qualifiés
    • soit une formation internet : intervention sur les blogs, forums de discussion, site des journaux, Wikipedia...

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Faut-il défendre le modèle agricole breton ?

    L’agriculture en France, qu’elle soit bretonne ou d’autres régions, est organisée sur un modèle hérité de l’après seconde guerre mondiale. Plusieurs années encore après la fin de la guerre, les français utilisaient des tickets de rationnement pour se procurer des denrées alimentaires de base.

    L’Etat a donc développé une politique productiviste, qui avait pour seul but de répondre à ce problème de pénurie alimentaire. Force est de constater que la politique mise en place a permis de relever ce défi, et ceci grâce à une très importante mobilisation du monde rural et agricole lui-même : le mouvement coopératif s’est développé à vive allure, les animateurs ruraux se sont multipliés, portés par les syndicats ou par des mouvements comme la JAC (Jeunesse Agricole Catholique). Ils vulgarisaient l’intensification de la production basée en augmentant la mécanisation, l’utilisation de semences et d’engrais plus performants, d’herbicides et de pesticides pour diminuer les temps de travail.

    Bien que les défis du pays aujourd’hui n’aient plus rien à voir avec les défis de la France au sortir de la guerre, les grandes lignes de notre système de production sont restées les mêmes : les différents gouvernements – ou est-ce le régime lui-même ? – ont montré leur incapacité à s’adapter au réel. Aujourd’hui, il n’y a plus de sous-production alimentaire en France mais il y a pénurie d’emplois, désastres environnementaux, désertification du monde rural, pertes de biodiversité, famines dans les pays du Sud, malbouffe et problèmes de santé publique dans notre pays. Mais l’agriculture reste productiviste. Le syndicat agricole dominant s’est accaparé la question du modèle agricole et pourtant : le choix du type d’agriculture impacte toutes ces questions ! De nombreux autres acteurs devraient être impliqués dans les débats sur le modèle agricole.

    En faisant le choix de la spécialisation régionale (cochons en Bretagne, blé en Beauce, soja au Brésil) voire nationale (avec le quasi abandon en France de la culture des oléo-protéagineux), la stratégie productiviste mise en œuvre visait un rationalisme tayloriste. Mais la réalité naturelle, biologique, a été oubliée : la monoculture, quasi sans rotation, n’est pas possible durablement si l’on vise des rendements élevés. L’ajout toujours plus fort d’engrais chimiques peut un temps les faire croitre, la sélection et les bricolages génétiques peuvent également concourir à les augmenter, il vient un moment où l’on doit incorporer des gènes de bactérie à une plante (OGM) pour tenter de les maintenir : mais aujourd’hui, malgré tout, les rendements des céréales baissent en France. Nous avons consommé le capital productif de nos sols, laissant à nos enfants des substrats pollués et inertes là où nous avons reçu des terres que les générations précédentes avaient préservé, en y rapportant le fumier de leurs étables, en y alternant les cultures.

    Le développement de l’économie libérale a contribué à enfermer les producteurs dans un modèle dont ils sont devenus prisonniers. Les producteurs peuvent ils faire des choix techniques librement quand ils sont surendettés pour acheter un tracteur toujours plus gros, pour faire baisser toujours plus de charges de main d’œuvre ? Les entreprises de l’amont et de l’aval, dans l’économie mondialisée, n’ont cessé de se concentrer : quelle est la marge de manœuvre d’un producteur qui n’a quasiment plus le choix dans l’achat de ses intrants (5 entreprises tiennent le marché mondial des semences) ni le choix du débouché ? Le producteur se trouve étranglé et le système de la PAC (Politique Agricole Commune) qui consomme environ 1/3 du budget de l’Union Européenne vient maintenir artificiellement en activité les producteurs pour assurer la production alimentaire. Les producteurs sont donc d’une certaine façon les blanchisseurs d’un système mafieux transformant l’impôt des européens en recettes pour les multinationales de l’amont et de l’aval de l’agriculture. Les fournisseurs peuvent augmenter leurs prix, les clients peuvent baisser les leurs, ils prennent de plus en plus du fruit du travail du producteur sous perfusion de l’Europe. Autre "dommage collatéral" : le système produit des excédents alimentaires, qui loin de nourrir les pauvres comme le voudrait l’idéologie de la mondialisation, vient les appauvrir (jusqu’à faire mourir de faim un certain nombre d’entre eux). Le paysan sénégalais ne peut pas être compétitif face au lait en poudre qui inonde son marché ; lait produit grâce à des subventions. Le paysan comorien ne peut pas développer son élevage de poulets quand des bas morceaux de volailles arrivent surgelés de Bretagne, les productions ayant été subventionnées de multiples façons.

    Pourtant, un autre modèle d’agriculture est possible et connu. Beaucoup d’innovations sont testées depuis 20 ans, notamment autour des agricultures biologiques, pour développer une agriculture qui répondrait au défi de l’emploi, de la qualité de l’environnement que nous laisserons à nos enfants, à la transmission de la biodiversité que nous avons reçue en héritage, de la quantité produite bien sûr, de la santé de tous, ... Les financements conséquents de l’Union Européenne à l’agriculture pourraient être une opportunité pour diversifier les modèles de production, en donnant plus de place aux modèles agricoles au service de la vie des territoires. Mais tant que la force des lobbys (notamment semenciers, agro et agri-industriels) fera toujours plus les politiques que les acteurs des territoires, le ministre de l’agriculture aura beau parler d’agro-écologie à tout bout de conférence de presse, rien ne changera, surtout si les paysans eux-mêmes, au bout du rouleau, se laissent gagner par le syndrome de Stockholm.

    Michel Collin, ingénieur agricole -L’AF 2874

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Faut-il-defendre-le-modele

  • Paranoïa et transgression

    Le dernier rapport Pisa de l’OCDE traitant de  l’éducation et publié ce matin, révèle que le classement de notre pays a encore chuté. Nous évoquions sur ce blog la précédente enquête dans laquelle la France était alors le pays développé qui dévissait le plus sévèrement, notamment en compréhension de l’écrit et en mathématiques. Vincent Peillon a cru utile de prendre les devants en annonçant dés le mois d’octobre que ce rapport Pisa indiquerait des  résultats catastrophiques. Et ce, sur fond d’inégalités croissantes entre élèves ayant accès aux bons établissements des centre-ville et les autres, disons moins épargnés par le multiculturalisme et la crise…Le niveau général de la classe politico-médiatique est lui assez inquiétant, si l’on en juge par les déclarations et petites manœuvres de ces derniers jours, toujours dans la même optique obsédante pour le Système : comment contrer l’ascension du FN ?

     Il y a ceux qui se servent du FN comme faire-valoir. A l’image d’Emmanuelle Cosse, ancienne présidente du groupuscule extrémiste Act-Up, chouchou de Cécile Duflot, élue dimanche non sans difficultés à la tête d’EELV en remplacement du très terne Pascal Durand. Alors que le courant écolo-gauchiste est au fond du trou électoral, Mme Cosse a assuré dans son discours d’investiture qu’«aux (élections) européennes, ce sera Front National contre Europe Écologie-Les Verts, ce sera l’extrême droite contre les écolos ».

     Un créneau de la lutte contre l’opposition nationale déjà portant bien embouteillé, puisque tous les partis proclament qu’ils sont le meilleur barrage contre les idées patriotiques et souverainistes, de défense de l’identité française,  portées par le Front National.

     A l’exception notable de la petite formation gaullo-souverainiste de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la République (DLR). Pour autant, M. Dupont-Aignan vient de refuser la proposition d’une grande réunion publique commune pour les élections européennes formulée dimanche  par le vice-président du FN Florian Philippot. Un non  catégorique de l’intéressé :  « Philippot n’a pas le monopole de la patrie. Le FN pas le monopole de la France ! Aux européennes les patriotes auront le choix: DLR ou le FN » a répondu (s’est défaussé)  M Dupont-Aignan. Mais sa position devient de moins en moins tenable, cohérente et rationnellement explicable aux yeux des patriotes Français qui déplorent qu’il reste tétanisé par les oukases d’un Système qu’il dénonce pourtant avec force.

      Si la présidente du  Mrap des  Bouches-du-Rhône, Horiya Mekrelouf, proclamait samedi à la tête de son maigre défilé que le FN est le «terreau majeur sur lequel se greffe le racisme le plus abject», Aurélie Filippetti a embrayé sur RTL en affirmant elle aussi que « Le FN s’appuie sur un certain nombre de bas instincts et les flatte ». Elle en veut  pour preuve que «  la préférence nationale est par définition xénophobe ». Et dire que c’est  le ministre dit de  la Culture qui s’exprime ici, la baisse de niveau est en effet bien dramatique!

     Une   médiocrité conceptuelle  qui n’épargne pas l’appareil du PS. Le site du Monde évoque ainsi un guide tiré à 5000 exemplaires intitulé Pour en finir avec les manipulations du Front National,  édité par la fédération socialiste du Pas-de-Calais.

     La vice-présidente du Conseil régional, Cécile Bourdon, porte-parole du PS du Pas-de-Calais, «inquiète à l’idée de voir les villes d’Hénin-Beaumont, Liévin ou Harnes basculer dans les mains du FN », a donc rameuté ses troupes samedi était-il rapporté. Et pas n’importe où puisque, colossale finesse, c’est  «dans une salle de boxe de Cauchy-à-la-Tour, ville natale de Philippe Pétain », qu’a été présenté  aux plus motivés soit seulement «  une trentaine de militants et d’élus », « le document en cours de finalisation ».

     « Vincent Léna, l’un des quatre membres de la direction collégiale de la fédération socialiste du Pas-de-Calais indique le sens de sa démarche : « Le Front National nous attire dans la boue mais on ne peut pas se laisser manipuler. Nos militants sont paumés. ». M Léna milite beaucoup à l’évidence…

     « Pour être davantage percutants  pendant les municipales, les socialistes comptent fournir des réponses en une phrase, en s’appuyant sur les 26 fiches thématiques. Quitte à avancer des thèses simplistes. » « Simplistes oui, mais pas fausses (sic) précise Vincent Léna» qui confesse sans s’en rendre compte son mépris pour des électeurs appréhendés comme des crétins. Ça promet au moins une lecture distrayante, à défaut de remplir l’objectif visé…

     Le PS avouons-le, n’est pas le seul à sa vautrer dans le simplisme bête et méchant.  Un cas d’école nous est offert par les propos de l’actrice Véronique Genest qui a connu il y a quelques années le succès dans la série Julie Lescaut et qui est un soutien de l’UMP et de Nicolas Sarkozy.

     Invitée la semaine dernière sur le plateau de l’émission de Chakib Lahssaini , C’est quoi ce boucan ? sur France 4,  l’actrice y  a fait son mea culpa après ses déclarations de 2012, lorsqu’elle confessait qu’elle était «peut être »  « islamophobe» .

     Donc « raciste » (sic) lui a asséné le présentateur –lui aussi une pointure intellectuelle…Pour se racheter et peut être se faire réinviter dans les émissions d’Arthur, Véronique Genest a donc déclaré : « je hais le Front National, je ne supporte pas ce parti » ; « je suis prête à me lever et à prendre les armes face à ce parti ». Pourquoi? Le FN  serait-il plus « haïssable », plus  « extrémiste » que  l’amour de sa  vie, son  mari, le producteur  Meyer Bokobza ?

     « Abonné au site ultra-sioniste JSS News », rapportait le site musulman  oumma.com, M. Bobozka écrivait sur son compte facebook que la « reconquête de Jérusalem » n’était «pas finie». Il faisait état  de menaces que les musulmans font peser notamment sur Israël, soulignant et reprenant à son compte les mises en garde de Michel Poniatowski sur l’immigration massive, l’émergence en France d’une « société pluriethnique ».

     Le mari de Véronique Genest a même relayé «le texte édifiant d’un certain David Trauttman, remercié pour cette occasion » qui écrivait notamment : « Savoir quels sont les plus virulents contre nous – les français de souche ou les musulmans – n’est pas un débat passionnant. Tous se tiendraient la main pour nous envoyer de nouveau dans des convois. Les musulmans possèdent au moins la franchise de nous le dire ouvertement. »

     Sans paranoïa déplacé pour le coup, Bruno Gollnisch constate que le  Système a aussi la franchise d’annoncer son hostilité au FN. Cela apparaît clairement  avec la capacité des médias  à faire mousser le cas de trois ou quatre de ses  candidats qui sont sortis des clous, alors même que ce sont plus de 620 listes qui seront présentées en mars par le  FN/RBM.

     Dans un entretien à Reuters, le politologue spécialiste es FN et extrême droite Jean-Yves Camus, le précise avec honnêteté : « Après tout, rien ne dit qu’il n’existe pas de candidats d’autres formations aux municipales qui eux aussi tiennent des propos parfois osés ».

     Il pointe aussi une difficulté qui peut être réelle pour le FN, qu’il ne s’agit  donc pas de nier, à savoir  « l’ambiguïté fondamentale qui tient à ce que des gens y adhèrent (au FN, NDLR) en pensant que (la direction du FN, NDLR) les autorise à aller plus loin que ce qu’(elle) peut tolérer ». « C’est difficile dans un parti qui se veut antisystème. Car qui dit antisystème dit transgressif, et c’est bien la raison pour laquelle beaucoup de militants y adhèrent ».

     Certes,  mais loin de toutes scories contre-productives,  la transgression fondamentale affirme Bruno Gollnisch, à laquelle (pour laquelle)  tout le monde adhère au FN, c’est bien le refus d’une idéologie mondialiste déclinée sous ses différentes facettes par les partis de l’Etablissement. Et c’est à un vote  d’espoir tout aussi  transgressif pour les candidats FN que les Français sont conviés. Ne doutons pas qu’ils  répondront nombreux à l’appel de Marine, de l’opposition nationale,  les enjoignant à refuser de courber l’échine et à reprendre en main leur destin et celui de notre pays.

    http://www.gollnisch.com/2013/12/03/paranoia-et-transgression/

  • Le père Jan Sikorski, aumônier de Solidarnosc, un exemple pour la résistance 2/2

    Suite de l'entretien avec le père Jan Sikorski, aumônier de Solidarnosc, qui donne des conseils à la résistance française.

    En France, un formidable mouvement d’opposition se structure et est même décrit par certains analystes comme un « anti-mai 68 ». L’actuel gouvernement réagit par le mépris en falsifiant par exemple le nombre de manifestants, en interdisant dans la rue le port de vêtements au logo de LMPT, en déployant une répression policière contre les manifestants, souvent sur la base de rapports de police mensongers, avec la complicité des grands médias. Comment combattre le mensonge, le mépris et la répression ?

    3La situation en France me fait penser à notre système totalitaire qui était le seul à détenir la vérité. Et il est vrai que lorsqu’une majorité s’oppose, il est difficile de la contredire… Un humoriste polonais chantait une chanson qui disait « Fais-ce que tu dois faire et va ton chemin, il y a plus d’une paranoïa à subir dans la vie »…  puis, prenant l’exemple de Christophe Colomb, Noé ou Nobel il nous invitait à continuer le chemin… Il y a un proverbe polonais qui dit encore : « le chien aboie, mais la caravane va plus loin ». Il faut faire comme cela : ne pas se laisser provoquer et continuer ce qui a commencé en France. Et ce Bien, il faut, avec beaucoup de patience et de détermination, l’opposer à tout ce qui se passe. Ne pas se laisser provoquer afin  que le feu n’éteigne pas le feu ! Le feu, on l’éteint avec de l’eau, son élément opposé. La haine, il faut l’éteindre avec la fidélité à ses convictions, la persévérance… C’est ça qui est primordial. La patience, la persévérance, mais on change d’abord ce qu’on peut changer. Il faut se souvenir que la vérité libère. On peut perdre une bataille à court terme, mais à long terme il faut garder l’espoir qu’on va gagner.

    Quelles doivent être les qualités et les valeurs d’un résistant et jusqu’où est-il possible d’aller ?

    Il faut vaincre le Mal par le Bien, comme disait le P. Popieluszko. Il ne faut pas adopter la technique de l’adversaire qui est parfois plus fort et immoral. Il ne faut pas utiliser les mêmes armes que l’adversaire. A vouloir se battre contre un monstre, on peut devenir soi-même un monstre. Il ne faut pas accepter cela. Il faut s’appuyer sur les valeurs de la Vérité, profondément chrétiennes et ne pas se laisser dévier de ce chemin par les autres.

    Comment faire pour que cette résistance ne sombre pas dans l’activisme ?

    C’est un grand danger. Chaque mouvement quasi-révolutionnaire libère souvent une énergie d’action débordante chez des gens qui n’ont pas forcément ces principes-là. Il faut donc s’en tenir à ces principes fondamentaux qui sont enracinés dans le christianisme : la Vérité, le Bien, la Beauté… Tous ces principes fondamentaux doivent exister et être très fermes, même si à un certain moment on perd. Ce n’est pas grave. On peut perdre une bataille, mais on ne perdra jamais la guerre si on s’en tient à ces principes. Encore une fois, la fidélité à ces principes. Il faut être très vigilant.

    Est-il possible moralement d’accepter une loi injuste qui, par exemple, prive des enfants d’un père ou d’une mère, quand elle est votée démocratiquement ?

    Le christianisme a établi très clairement les bases du droit et en premier lieu il pose le droit naturel, le droit de Dieu, naturel et positif. Ce droit doit émerger de l’observation du droit naturel et du droit positif que Dieu nous a donné : le Décalogue. Ce droit oblige « semper et pro semper ». Dans n’importe quel cas, on ne peut y déroger. Le droit humain doit seulement veiller à ce que le droit naturel et le droit de Dieu soient gardés. Le droit peut être juste si et seulement si il s’enracine dans le droit naturel et respecte le Décalogue. Il ne peut pas y avoir de compromis en ce domaine ! Quand on voit ce qui ce passe en France où l’on remet en question le droit naturel, on ne peut jamais être d’accord. Il faut l’affirmer très clairement. Il y a certains mouvements dans l’Eglise qui visent à adoucir le droit et obéir à l’esprit du temps, mais comme on a pu le dire, « si l’Eglise épouse l’esprit du temps, elle deviendra veuve  très vite ! » Encore une fois : fidélité, fidélité, il ne faut pas céder d’un pouce ! Au nom du droit naturel et du droit positif. Ce qui est écrit dans l’Evangile, le Décalogue, ça ne se discute pas.

    Quels conseils et messages d’encouragement pourriez-vous donner à tous les français qui s’opposent à cette loi injuste ?

    Tout d’abord, j’aimerais féliciter tous les Français, pas seulement de la part des Polonais, mais au nom de toute l’Europe, pour ce qu’ils ont fait ces derniers temps parce qu’ils ont prouvé qu’ils pensaient autrement que ceux qui les gouvernent, inspirés par on ne sait trop qui… La situation française ressemble beaucoup à celle de la Pologne quand Jean-Paul II est venu. Tout à coup les Polonais se sont rendu compte qu’ils avaient une force énorme. Ils ont pris leur élan pour accroître cette force. Il me semble que les Français ont montré la grandeur des gens qui pensent sainement. Il faut tenir, continuer les marches, les manifestations pour alimenter ce mouvement. Aucun compromis avec le Mal, aucune reculade, pas de discussion inutile à ce sujet ! Il faut dire Non de toutes ses forces. Il me semble qu’il y a un proverbe français qui dit « la Patience obtient tout » ! Il faut donc que les Français continuent ce qu’ils ont commencé. Il ne faut pas perdre la ferveur et la force. 

    Vous êtes le sel et la lumière et le sel doit garder sa saveur et sa force. Il faut être fidèle et avoir un but bien défini qui ne justifie jamais les moyens. Aucun compromis avec le Mal. C’est le feu qui consume le Mal. Toutes ces actions qui ont commencé doivent se poursuivre sans relâche et sans succomber à la fatigue. Mais il faut s’appuyer bien sûr sur la Foi et la prière qui vont détruire tous les obstacles.

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Le père Jan Sikorski, aumônier de Solidarnosc, un exemple pour la résistance 1/2

    SNé en 1935 à Kalisz, le Père Jan Sikorski est un témoin privilégié de l’histoire tragique de la Pologne au XXème siècle : l’occupation allemande d’abord lorsqu’à 5 ans les nazis déportent son père à Auschwitz – libéré par miracle grâce à l’inlassable ténacité de sa mère – à partir de 1947 lorsque Staline prend le contrôle du pays d’une main de fer ou en 1953 lorsqu’il rend visite clandestinement au Cardinal Wyszynski, Primat de Pologne, alors emprisonné sur ordre du Parti Communiste.

    Lorsque le 13 décembre 1981 le Général Jaruzelski décide d’imposer l’Etat d’urgence pour étouffer le syndicat Solidarnosc, c’en est trop pour le Père Jan Sikorski qui entre alors activement en résistance. Vite fiché par le régime qui le fait figurer en 4ème position sur la liste des hommes à abattre après le P. Popieluszko, il met toute son énergie au service de ses concitoyens… jusqu’à la victoire !

    Il a été interrogé par LMPT76 pour le Salon Beige :

    Après l’état de guerre imposé par le Gal Jaruzelski en 1981, vous décidez de visiter les prisons où sont internés de nombreux prisonniers politiques. En quoi consistait exactement votre action ?

    P. Jan Sikorski : C’était essentiellement un travail pastoral. Sous le régime communiste, les prisons étaient fermées hermétiquement et les prêtres n’avaient aucun accès. Mais pour les prisonniers politiques, cette possibilité existait, car ces prisonniers n’avaient pas fait l’objet d’une condamnation judiciaire. Les évêques, dès le lendemain de la notification d’emprisonnement, essayaient de leur rendre visite aussitôt, comme l’autorisait la Constitution.

    Qu’est-ce que je faisais là-bas ? Tout ce que fait un prêtre habituellement dans une paroisse. Je prêchais la Parole de Dieu durant les homélies, je célébrais les messes, donnais les sacrements. Il y avait même des baptêmes, des mariages… Le troisième volet de cette action, c’était les œuvres de bienfaisance à ceux qui en avaient besoin. Et c’est ces trois volets qu’on a essayé de mettre en œuvre. En plus de cela, notre rôle consistait à établir un contact entre les internés et le monde extérieur. On avait toujours les poches pleines de messages codés, de lettres, d’informations qui étaient attendus par un groupe de personnes, le « Comité du Primat de Pologne » qui se réunissait près de l’Eglise St-Martin et qui distribuait toutes ces informations auprès des familles des internés, et inversement parce que le courrier était contrôlé. On essayait aussi d’intervenir dans les familles des prisonniers qui étaient laissées souvent sans aucun moyen pour subsister. Il fallait les aider à vivre financièrement et aussi leur donner une assistance juridique. C’est ce comité du « Primat de Pologne » qui organisait tout cela, et nous les aumôniers on servait d’agent de liaison.

    Plus largement, quel a été votre engagement auprès du syndicat Solidarnosc ?

    Solidarnosc était un phénomène social. Dans les conditions de l’époque, c’était une vraie révolution, unique et sans précédent dans l’histoire du monde. Sans précédent, parce qu’elle n’était pas dirigée contre une personne, mais tendait vers quelque chose. Elle n’avait pas comme but de détrôner quelqu’un, mais elle voulait retisser les liens entre les gens au nom de la Solidarité. Et ce nom de Solidarité nous engageait. Le nom même, l’idée même étaient très évangéliques, en lien avec le commandement de l’Amour. Elle était tout naturellement liée à la Foi et à l’Eglise. C’est pourquoi quand les grèves et les manifestations éclataient il y avait des prêtres, des symboles religieux, des croix, des icones de la Vierge, des prières… Car l’idée de Solidarité, était profondément chrétienne. En tant qu’aumôniers, nous tentions d’être à leurs côtés et de les accompagner, de les fortifier et en même temps nous veillions à ce qu’ils ne sortent pas de cet idéal de Solidarité pour empêcher tous les sentiments de haine qui naissent si souvent dans de telles luttes. Le livre du Père Joseph  Tischner, l’Ethique de la Solidarité a joué un très beau rôle. Il a aussi donné des conférences aux leaders de Solidarnosc pour leur expliquer à quoi la Solidarité engageait : qu’est-ce que la Solidarité en théorie et comment elle s’applique dans la réalité. En outre, l’Eglise en prenant sous sa coupe les opposants qui se battaient pacifiquement pour la Justice leur servait aussi de bouclier pour tenter de dissuader la répression gouvernementale. Le symbole de cette action, c’était le Père Popieluszko aux messes duquel des milliers de personnes accourraient. Il revendiquait le droit des travailleurs, mais n’appelait pas à la révolte tout en rappelant qu’il fallait combattre le Mal par le Bien, dans l’unité.

    Dans le cadre de votre action, quelle est la figure de résistant qui vous a le plus marqué ?

    C’est peut-être bizarre, mais la première fois que j’ai rendu visite à un interné, j’ai parlé avec une personne très simple, un des leaders de Solidarnosc qui m’a avoué sa plus grande crainte : « comment faire pour que mes enfants qui vont comprendre ce qui s’est passé ne ressentent pas de haine » ? Et cette première rencontre a eu pour moi une résonnance capitale, une  valeur de symbole : des gens simples, des travailleurs luttaient avant tout contre la haine, pour que leurs enfants puissent trouver plus tard l’attitude juste. Cette première personne m’a complètement remué par sa dignité.

    Il y avait aussi bien sûr d’autres personnes qui étaient les signes visibles de Solidarnosc, le Pape Jean-Paul II, le Père Popieluszko, Lech Walesa… qui étaient les symboles de la vraie idée de Solidarité et pas seulement d’un combat superficiel.

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • La destruction programmée des identités/ Plaidoyer pour la préservation de notre identité

    « La quête de l’identité fait partie des préoccupations humaines les plus importantes et les plus anciennes ».
    Un correspondant vient d’adresser à Polémia un texte dont le thème rejoint celui développé par Yvan Blot à l’Université du Club de l’Horloge des 23 et 24 novembre derniers (*) dont nous venons de publier la transcription.

    Dans un plaidoyer assez vif, Jean-François Luc dénonce certaines des nombreuses attaques, les plus voyantes, lancées contre l’identité et rappelle les différents fronts sur lesquels le combat est mené : la race, la langue, la famille, la confusion des sexes, la théorie du genre, la nation et la souveraineté nationale… A cette occasion et sur ces sujets, les lecteurs pourront se reporter aux différents articles que Polémia a produits sur son site (**).
    L’auteur clôt son analyse par une note optimiste en avançant les solutions nécessaires et réalisables pour résister à ces attaques .
    Polémia

    L’intégralité de la communication en format pdf de Jean-François Luc avait été publiée le 26/10/2013 et peut être consultée en cliquant  :  ICI

    Notes :

    (*) La négation des identités : principe originel du cosmopolitisme

    (**) Consultation à l’aide du moteur de recherche, pour les articles les plus récents à la rubrique « Rechercher sur le site » et pour les plus anciens sur celle en dessous « archives.polemia.com ».

    http://www.polemia.com/la-destruction-programmee-des-identites-plaidoyer-pour-la-preservation-de-notre-identite/

  • Entretien avec Alain de Benoist: Facebook ? Le simulacre des « amis » sans amitié…

    Naguère, les polémiques politiques venaient d’émissions fracassantes à la télévision ou de dépêches de l’AFP. Aujourd’hui, c’est Twitter ; soit le règne de l’immédiateté. Comme si le temps de la réflexion avait tendance à se raccourcir…
    Toutes les dimensions constitutives de la temporalité sont aujourd’hui rabattues sur le moment présent. Ce « présentisme » fait partie de la détresse spirituelle de notre époque. Twitter n’en est qu’un exemple parmi d’autres. L’importance qu’on donne aujourd’hui aux tweets est une sorte d’assomption métaphysique de la brève de comptoir. Elle mesure une déchéance. C’est la raison pour laquelle je ne « tweete » jamais. Je n’ai pas non plus de compte Facebook. Je n’utilise ni « smartphone », ni « Blackberry », ni tablette tactile, ni iPad, ni iPod, ni aucun autre gadget pour petits-bourgeois numérisés et connectés. D’ailleurs, je me refuse même à avoir un téléphone portable ; car l’idée de pouvoir être joint en permanence m’est insupportable. La disponibilité totale relève d’un idéal de « transparence » totalitaire. Il faut lui opposer des opacités bienfaisantes.
    Vous êtes technophobe ?
    Je ne suis pas technophobe, mais je suis profondément préoccupé par ce technomorphisme qui transforme nos contemporains en prolongement de leur télécommande ou en terminal de leur ordinateur. Je crois que la technique n’a rien de neutre, et qu’elle cherche à nous soumettre à sa logique propre. De même que ce n’est pas nous qui regardons la télévision, mais la télévision qui nous regarde, ce n’est pas nous qui faisons usage de la technique, mais la technique qui se sert de nous. On le réalisera mieux encore quand nous aurons des codes-barres et des puces RFID insérés sous la peau – ou lorsqu’on aura réalisé la fusion de l’électronique et du vivant. On ne peut, dans le monde actuel, faire l’économie d’une réflexion sur la technique, dont la loi première est que tout ce qui devient techniquement possible sera effectivement réalisé. Comme l’écrit Heidegger, « Nous pouvons utiliser les choses techniques, nous en servir normalement, mais en même temps nous en libérer, de sorte qu’à tout moment nous conservions nos distances à leur égard. Nous pouvons dire “oui” à l’emploi inévitable des objets techniques et nous pouvons en même temps lui dire “non”, en ce sens que nous les empêchions de nous accaparer et ainsi de fausser, brouiller et finalement vider notre être. » Dans le rapport à la technique, c’est l’humanité de l’homme qui est en jeu.
    On peut certes gloser sur ce « bougisme » que nous impose Internet. Mais au moins a-t-il l’avantage de permettre aux citoyens de base que nous sommes de prendre part au débat. Vous qui n’aviez rien contre la « démocratie participative » prônée par Ségolène Royal lors de l’élection présidentielle de 2007, quelles éventuelles réflexions ce changement de donne peut-il vous inspirer ?
    Comme toute forme de démocratie, la démocratie participative exige un espace public où puisse s’exercer la citoyenneté, c’est-à-dire d’un espace radicalement distinct de l’espace privé où se meut la « société civile ». Internet fournit des sources d’information alternatives, mais il est avant tout un outil de surveillance totale. Rapporté aux exigences démocratiques, il n’est qu’un simulacre. Jean Baudrillard l’avait déjà dit il y a vingt ans : nous vivons au temps des simulacres. Les touristes qui visitent la grotte de Lascaux n’en visitent aujourd’hui qu’une copie. En ce moment, un théâtre parisien propose un opéra « virtuel » où la cantatrice vedette n’est qu’une image de synthèse, un hologramme. Les imprimantes en trois dimensions peuvent désormais produire des répliques d’œuvres d’art qui ne se distinguent plus de l’original, relief compris. Elles produiront demain des organes humains. Walter Benjamin avait écrit en 1935 un beau texte méditatif sur « L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique ». Nous n’en sommes déjà plus là, car la réplique va très au-delà de la copie. Elle abolit même la notion de copie. Le virtuel est cette catégorie immatérielle dans laquelle nous fait vivre le monde des écrans. Il ne relève ni du réel, ni de l’irréel, ni même du surréel. Il relève de cet hyperréel qui prend peu à peu la place de la réalité sans que nous nous en rendions compte. À terme, c’est l’univers de Matrix qui se dessine à l’horizon.
    Dans votre revue Eléments, dont vous fêtez cette année le quarantième anniversaire, vous évoquez souvent la perte du lien social. Si on vous objecte que les « réseaux sociaux » peuvent être une façon de le retisser, cela vous fait-il sauter au plafond ?
    Cela me fait plutôt sourire. Ces « réseaux sociaux » n’ont de « sociaux » que le nom. Ils ne proposent eux aussi qu’un simulacre de socialité. Avec Facebook, on noue des liens avec des « amis » qu’on ne verra jamais, on visite des pays où l’on ne mettra jamais les pieds. On bavarde, on se défoule, on se raconte, on inonde la terre entière de propos insignifiants, c’est-à-dire qu’on met la technique au service du narcissisme immature. La dé-liaison sociale est le fruit de la solitude, de l’anonymat de masse, de la disparition des rapports sociaux organiques. Elle résulte du fait que l’on se rencontre de moins en moins. La socialité véritable exige l’expérience directe que le monde des écrans tend à abolir. La seule utilité de Facebook est de mettre à la disposition de la police plus d’informations sur nous-mêmes qu’aucun régime totalitaire ne pouvait hier espérer en rassembler. Libre aux naïfs de contribuer eux-mêmes à renforcer les procédures de contrôle dont il leur arrive par ailleurs de se plaindre !

    http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EFlVApEyyZWhHkBzai.shtml

  • Mali : la France entre l’enclume sudiste et le marteau nordiste

    Communiqué de Bernard Lugan (01/12/2013)

    Le 27 novembre, et pour la première fois depuis le début de l’opération Serval, une manifestation anti-française s’est déroulée au Mali, à Bamako, aux cris de « A bas la France ».

    Ces Maliens bien peu « reconnaissants » de ce qui a été fait pour eux font à la France un reproche de fond : interdire à leur armée de se repositionner à Kidal, au cœur du pays touareg. Or, durant la campagne de l’Azawad, notamment lors des combats dans les Iforas, les forces françaises furent renseignées par les Touareg du MNLA contre la promesse de ne pas laisser l’armée malienne se repositionner à Kidal…

    Culbutés par les Touareg, les militaires maliens qui se sont enfuis vers Bamako fin 2011-début 2012, veulent aujourd’hui profiter du bouclier français pour prendre leur revanche et réoccuper la totalité du territoire national, ce que les Touareg refusent. Le 30 novembre dernier, le MNLA, rejoint par le MAA ( Mouvement arabe de l’Azawad) et par le HCUA ( Haut conseil pour l’unité de l’Azawad) a d’ailleurs déclaré qu’il reprenait la guerre contre l’armée malienne. [...]

    La suite sur Afrique Réelle