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France et politique française - Page 4645

  • Entretien avec Eric Zemmour On est en guerre civile larvée !

    Voltaire vous propose une série de courtes interviews. Chaque jour, une personnalité — politique, intellectuel, artiste, sportif, etc. — répondra à une question, toujours la même, qui correspond aux interrogations du moment. Aujourd’hui, Eric Zemmour nous fait le très grand plaisir de bien vouloir être présent à nos côtés…

    Crise de régime, crise de société ou révolution : selon vous, sommes-nous en 1958, 1968 ou 1788 ?

    Ce n’est pas une crise de régime car le régime est la dernière protection de François Hollande. Une crise de société ? Oui, mais pas seulement. C’est bien plus que cela. Nous sommes en fait dans la conjugaison d’une quadruple crise :

    Une crise économique d’abord, c’est-à-dire une crise de l’austérité, de l’euro et de la mondialisation qui se fait au détriment de l’Europe.
    Une crise sociale car ce sont les pauvres des pays riches qui entretiennent les riches des pays pauvres et, évidemment, il y a de plus en plus de pauvres dans les pays riches…

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  • Projets LGBT pour achever de détruire la famille

    Quand la théorie du genre a été formulée dans les années 50, puis popularisée dans les années 70, qui imaginait alors qu'elle serait enseignée dans les écoles quelques dizaines d'années plus tard ? A cet égard, il est essentiel de se renseigner en amont sur les projets des destructeurs de la famille. De ce point de vue, la conférence des propagandistes LGBT qui s'est tenue à Lyon dimanche dernier est riche d'enseignements. La Manif pour tous 69 a mis en ligne un compte-rendu et quelques enregistrements, dont voici les extraits les plus fous :

    Irène Théry, sociologue, directrice d'étude à l'EHESS, présidente d'un groupe de travail en vue de l'élaboration de la loi Famille :

    "Je pense qu'en matière du lien de filiation, le mariage est devenu tout à fait secondaire. [...] Il me paraît évident que le groupe que je préside préconisera d'ouvrir la possibilité d'adoption aux couples non mariés, parce que, tout simplement, ça va de soi."

    Anne Verjus, docteur en études politiques, membre du laboratoire Triangle CNRS-ENS Lyon :

    "Une proposition que je vous soumets, ce serait de disjoindre la parentalité et la conjugalité - pourquoi ne pas proposer dès la naissance des enfants, disons juste après le sevrage, une disjonction des maisons, c'est-à-dire une résidence alternée dès la naissance. Au moins, les femmes anticiperaient une carrière maternelle comme les hommes anticiperaient une carrière paternelle [...]. Les hommes pourraient envisager des métiers où ils seraient bien obligés une semaine sur deux de s'occuper des enfants. Ce qui veut dire qu'au moment de la séparation, les choses seraient beaucoup plus simples : il n'y aurait plus de séparation puisqu'on serait déjà séparés. La deuxième piste [...] : avant que la chape de plomb du conjugalisme nous tombe sur la tête pour deux siècles, on vivait dans les familles aristocratiques de manière à séparer non seulement le parental et le conjugal mais le sentimental et le parental. C'est-à-dire pourquoi ne pas aujourd'hui penser à faire des enfants avec son meilleur ami plutôt qu'avec son amant ? On garderait comme ça peut-être un peu plus les conditions concrètes pour maintenir le désir dans le temps d'une part et puis obtenir une espèce de continuité parce que finalement l'amitié en général dure un peu plus longtemps que le désir." (La salle, éberluée, rit.)

    Caroline Mecary, avocate au bareau de Paris, spécialiste des "droits" des homosexuels :

    "Pour pouvoir arriver à abolir le mariage, il faut d'abord que tout le monde puisse en bénéficier. Ce que vous évoquez [nldt : l'abolition du mariage] est parfaitement envisageable. (...) C'est l'étape suivante."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/11/projets-lgbt-pour-achever-de-d%C3%A9truire-la-famille.html

  • Jean-Yves Le Gallou : « les recettes sortent, les dépenses entrent, les élus flambent »

    Nous ne sortirons pas de la crise budgétaire sans profonds bouleversements.
    Aux « Nouvelles de France », nous donnons souvent la parole aux libéraux qui disent dans nos colonnes tout le mal qu’il pensent de l’étatisme et du fiscalisme ambiants. Cette fois-ci, nous avons voulu connaître l’opinion d’un intellectuel identitaire, Jean-Yves Le Gallou, le président de la Fondation Polémia, dont nous publions régulièrement des travaux, sur ce sujet. (E.M.) Entretien.
    Jean-Yves Le Gallou, on vous dit attaché à l’État, alors la révolte antifiscale vous en pensez quoi ?
    La France est – hors poussée de fièvre – un pays où l’impôt rentre plutôt bien.
    Mais à trop tirer sur la corde, la corde casse. Avec 57% de dépenses publiques dans le PIB, le seuil de tolérance est dépassé.
    C’est de la faute à Hollande et aux socialistes ?
    Pas seulement. Quand ils sont arrivés, le taux de dépenses publiques dépassait déjà 56% du PIB. L’UMP leur a laissé un héritage désastreux. La part des dépenses publiques dans le PIB  a explosé depuis 2007. C’est resté longtemps indolore pour le contribuable puisque c’est la dette qui a financé les augmentations de dépenses. Fillon – Premier ministre de Sarkozy – a déclaré en 2007 qu’il était « à la tête d’un État en faillite » puis il a endetté la France de 600 milliards (près de 4 mois de PIB) supplémentaires ! Et il se prend pour un « homme d’État » !
    C’est la faute à Sarkozy, alors ?
    Pas seulement ! Depuis 1981, pas un seul budget n’a été présenté en équilibre. La France a été dirigée par la dynastie des Endettors : Mitterrand, Chirac, Sarkozy et maintenant Hollande (qui fait à la fois de l’impôt et de la dette, chapeau!). Les Français ont leur part de responsabilité : ils n’ont écouté ni Barre en 1988, ni Bayrou en 2007, ni Le Pen en 1988 et 1995. Les Français se sont laissé clientéliser. C’est le côté République bananière…
    Il faut donc réduire le train de vie de l’État ?
    C’est déjà ce qui se fait ! En fin d’année, les administrations n’ont plus de papier, la gendarmerie plus d’essence et les directeurs de ministère roulent dans des voitures dont les maires adjoints de ville moyenne ne voudraient même pas ! Quant à la revue générale des politiques publiques pensées par les grands cabinets de conseils anglo-saxons, son bilan est catastrophique : peu d’économies mais beaucoup de complexité technocratique et de démotivation. Sans parler de la réforme catastrophique des bases de défense.
    Plus sérieusement, les dépenses de l’Etat au sens strict du terme représentent moins du tiers des dépenses publiques. Et le régalien pur (défense, affaires étrangères, justice, intérieur, patrimoine culturel et naturel, grandes infrastructures) de l’ordre de 10% du PIB… Et c’est là-dessus, et là-dessus principalement, que les médias libéraux tapent. C’est étrange.
    Où faudrait-il chercher les économies ?
    Du côté de Leonarda ! Plus largement du côté des dépenses d’assistance qui explosent et singulièrement du côté de l’immigration : les gros bataillons de demandeurs d’asile coûtent cher en logements et aides diverses, les clandestins coûtent une fortune en Aide médicale d’État (800 millions en 2013) sans parler de la CMU, de la complémentaire CMU et du RSA. Et c’est la délinquance venue d’ailleurs qui plombe les budgets de l’Intérieur et de la Justice. Mais là-dessus, le MEDEF et Les Échos sont d’une discrétion de violette…
    Et le gaspillage des collectivités locales ?
    Elles roulent à guichets ouverts et en klaxonnant. Rien n’est trop beau pour les maires et les présidents de région et de conseils généraux. Les subventions aux associations explosent. En Île-de-France, 200 millions de subventions en 2004, 800 millions maintenant. Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Nord-Pas-de-Calais, Rhône-Alpes, c’est plus de 2 milliards de subventions aux associations, le plus souvent politiquement correctes ou de copinage : c’est insupportable. Et c’est dans les collectivités territoriales que l’absentéisme du personnel est le plus fort. Sans parler des emprunts toxiques sur lesquels maires PS, UMP et communistes se sont précipités. Quant aux nouvelles intercommunalités voulues par Chevènement, elles se sont construit des palais et sont une manne d’indemnités pour leurs élus. Le budget de la Défense va baisser de 12%, on pourrait bien baisser de 6% les subventions aux collectivités territoriales, non ?
    « Les Français ont leur part de responsabilité : ils n’ont écouté ni Barre en 1988, ni Bayrou en 2007, ni Le Pen en 1988 et 1995. Les Français se sont laissé clientéliser. C’est le côté République bananière… »
    Vous avez une théorie sur le déficit public ?
    Elle tient en quatre phrases :
    - les recettes sortent ;
    - les dépenses entrent ;
    - les dépenses de clientélisme explosent ;
    - et le déficit s’accroît chaque année de l’augmentation de la charge de la dette.
    Développons ensemble : les recettes sortent…
    « Trop d’impôt tue l’impôt » (Laffer) : il y a donc un exil fiscal des plus riches. Mais là n’est pas l’essentiel.
    L’essentiel, c’est la délocalisation de la matière fiscale en Irlande ou au Luxembourg. Avec des montages juridiques artificiels et des pratiques financières douteuses, les grandes multinationales paient peu d’impôts dans les pays où elles réalisent leurs activités. Ainsi les grandes entreprises technologiques américaines implantées en France (Amazon, Apple, Google) en délocalisent 1 milliard d’impôts. Or elles bénéficient de clients français, d’ingénieurs français, d’infrastructures françaises (routes, postes, télécom, etc.). Ces impôts qu’elles ne payent pas, ce sont les PME qui les payent pour elles, des PME dont le taux réel des impôts sur les sociétés est trois fois plus élevé que celui des grandes entreprises.
    L’essentiel, c’est aussi les travailleurs des pays de l’Est, travaillant sous le statut de leur pays d’origine et ne participant donc ni aux frais généraux, ni aux frais sociaux de la France mais là aussi en bénéficiant.
    L’essentiel, c’est enfin l’exode des forces vives, ces Français dynamiques et entreprenants qui vont créer de la richesse ailleurs. On peut le regretter mais sûrement pas leur jeter la pierre.
    Les dépenses entrent…
    Le « solde migratoire » camoufle cette réalité : d’un côté, des Français à haut potentiel qui sortent, de l’autre, des immigrés qui entrent pour occuper des petits boulots ou bénéficier de nos avantages sociaux ou médicaux. Avec un paradoxe : un État-providence généreux dont les recettes sont territorialisées sur l’Hexagone (et encore, une partie en sort) et des dépenses qui potentiellement s’appliquent au monde entier avec des frontières poreuses à Lampedusa ou Roissy, Saint-Laurent du Maroni ou Mayotte.
    Mais à la marge, cela concerne aussi les travailleurs frontaliers qui produisent en Allemagne ou en Suisse (où, on les comprend, ils trouvent de bons emplois) mais bénéficient des protections françaises ou les expatriés qui viennent passer leur retraite (et les soins médicaux qui vont avec) en France.
    Les dépenses de clientélisme explosent…
    Notre système politique repose sur le scrutin majoritaire. Et le scrutin majoritaire facilite l’élection des maires comme députés. Le clientélisme municipal consolide la détention de leurs mandats : on ne vote pas contre le Père Noël. D’autant que les députés s’arrangent pour que les recettes des collectivités territoriales soient indolores (les reversements de l’État) ou peu douloureuses (un enchevêtrement de taxes difficile à comprendre et une superposition de collectivités plus ou moins irresponsables). Résultat : les dépenses locales ont grimpé très vite.
    L’augmentation mécanique de la charge de la dette…
    Depuis 40 ans, les budgets sont votés en déficit. Et depuis 20 ans, l’inflation est jugulée. Résultat : la charge de la dette pèse, chaque année, à hauteur de 40 milliards sur le déficit.
    Quels remèdes pour que cesse cette gabegie ?
    Le discours convenu sur le « choc de compétitivité » ou ces « satanés 35 heures » n’est pas à la hauteur de l’enjeu. D’autant que la main-d’œuvre française est plutôt productive. Il est illusoire – et indécent – de demander au travailleur français d’être payé 5 euros de l’heure. Il est non moins illusoire d’imaginer aligner notre fiscalité sur celle du Luxembourg ou de l’Irlande.
    Il faut donc des remèdes de cheval ?
    Oui. Il faut notamment mettre les collectivités territoriales et leurs élus à la diète et diminuer drastiquement les reversements qu’elles reçoivent de l’État. Quand ils auront perdu les élections locales, les socialistes le feront d’ailleurs !
    Mais cela ne suffira pas. Il faut aussi changer de paradigmes. À tout le moins rétablir des frontières  physiques, économiques, sociales, juridiques pour reterritorialiser, remettre en phase la population, la production, la fiscalisation et les avantages sociaux.
    Nous ne sortirons pas de la crise budgétaire sans profonds bouleversements.
    Entretien entre Eric Martin et Jean-Yves Le Gallou
    Nouvelles de France, 17/11/2013
    http://www.polemia.com/jean-yves-le-gallou-les-recettes-sortent-les-depenses-entrent-les-elus-flambent/

  • De l’enseignement mis à mort à l’enseignement du néant (partie 2)

    Comment en est-on arrivé là ? Un seul mot : le refus de l’échec scolaire, c’est-à-dire le mythe de l’égalité. Refus implacable, massif, refus tenu désormais comme un devoir de l’école. Zéro échec… Les principes de la qualité, principes sans aucun doute souhaitables pour la production massive de biens, mais qui ne s’appliquent pas à la formation des esprits.

    Il y a les handicaps sociaux que l’on veut compenser. Ils ne sont pas un rêve, ils sont une implacable réalité. Il fallait les reconnaître, les définir, fixer les critères, déterminer les moyens à mettre en œuvre. Mais tout cela devait se faire en maintenant un droit fondamental, le droit de l’école à l’échec scolaire, sans lequel elle ne peut plus être qu’un gigantesque village Potemkine. Ce qu’elle est devenue.

    L’école est aujourd’hui confrontée à un chantage moral qui prend une intensité de plus en plus délirante, comme en témoigne les questions liées au racisme, à l’immigration, et surtout au refus de prendre en compte la spécificité de l’islam. Il fallait reconnaître en chacun la capacité à répondre aux exigences d’un enseignement digne de ce nom, accepter aussi que pour certains cela puisse prendre plus de temps, et les y aider. Au lieu de quoi, on s’est contenté de reconnaître leur humanité, et on a sommé l’école de reconnaître, et de ne reconnaître que la forme abstraite de l’humaine condition et de s’incliner devant elle. Les programmes de français, en particulier de la seconde et de la première, se sont fait les ardents relais et les zélateurs inconditionnels de cette idéologie de l’altérité, qui est en réalité la nouvelle doctrine de l’école mise dans les manuels, et les textes servent d’autant mieux les dogmes que l’inculture des enseignants de lettres et de philosophie est consternante.

    Quant au baccalauréat, il est devenu un droit imprescriptible de la personne, puis par extension, la moyenne partout, et enfin, l’obtention de tout diplôme.

    Le fruit de cette démence : la persécution des bons élèves, ou tout simplement de ceux qui sont simplement encore des élèves et se comportent comme tels. Ils seraient en droit d’attendre le soutien de l’institution… Mais c’est l’institution elle-même qui promeut et donc qui est responsable de ce qu’ils subissent. Il suffit d’entendre le discours de justification et d’excuse systématique des persécuteurs.

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  • Minute répond à ses détracteurs

    Avec un numéro spécial à paraître demain :

    M

    Michel Janva

  • [Paris] cercle d’étude : Application de la pensée d’Action Française vendredi 22 novembre

    L’école de pensée qu’est l’Action Française ouvre ses portes trois vendredis par mois pour la tenue du cercle des étudiants animé par Pierre de Meuse pour les parties initiation et application de la pensée d’AF.. C’est l’occasion d’apprendre les bases ou de se refamiliariser avec la pensée nationaliste maurrassienne !

    RDV 18h30

    10 rue Croix des Petits Champs Paris 1er (2ème étage)

    Métro : Palais Royal - Musée du Louvre.

    Renseignements : etudiants.paris@actionfrancaise.net

  • 11 Novembre 2013 : communiqué de soutien aux jeunes interpellés d’André Pertuzio, Vice-président de l’Amicale des Résistants du 11 Novembre 1940

    La jeunesse en révolte

    Le 11 novembre 1940 étudiants et lycéens ont défié l’occupant sur les Champs-Élysées et à l’Arc de Triomphe. Pourquoi ? Essentiellement parce qu’ils étaient des patriotes humiliés par la défaite et que leur jeunesse les poussait à l’action.

    Le 11 novembre 2013, on célébrait l’armistice victorieux de 1918 et les survivants de 1940 se réunissaient devant la plaque qui leur est consacrée sur les Champs-Élysées. Mais il y eut aussi des jeunes gens qui s’en prirent au chef de l’État et le sifflèrent.

    Pourquoi ? Parce qu’ils étaient aussi des patriotes humiliés, indignés par la dégradation et l’abaissement de leur patrie dont ils rendaient responsable, ainsi qu’il est normal, le chef de l’État, précisément parce qu’il est le chef et, par là même, responsable. Ils le manifestèrent en le sifflant, ce qui était sans doute une impolitesse mais rien de plus. Au demeurant le Figaro du 13 novembre soulignait que nombre de chefs d’É- tat ont eu à en essuyer de pires et qu’aucun ne fut à l’abri de l’outrage. Pensons égale- ment à la couverture de l’hebdomadaire Marianne traitant le président Sarkozy de «  voyou ». Aucune poursuite judiciaire ne fut alors engagée.

    Dans le cas présent, il serait scandaleux de vouloir traîner devant les tribunaux de jeunes patriotes que leurs sentiments et leur jeunesse même ont poussés à réagir comme le firent leurs aînés dans un tout autre contexte il est vrai. Leur condamnation par la justice serait une navrante injustice. Il faut donc protester par tous les moyens en notre pouvoir et dé- fendre ces jeunes gens qui sont l’avenir de notre patrie.

    André Pertuzio, Vice-président de l’Amicale des Résistants du 11 Novembre 1940

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?11-Novembre-2013-communique-de

  • Et si le FN détenait les clés de Marseille ?

    Jean-Claude Gaudin tentera-t-il, d’ici le premier tour, un rapprochement avec un FN qui, piloté par Marine Le Pen, a le vent en poupe ?

     
     

    Les sondages se suivent et se ressemblent. Alors que les prochaines élections municipales s’annoncent difficiles pour un président et une majorité désormais minoritaires, et que se profilent déjà dans la foulée des élections européennes désastreuses pour le PS, deux enquêtes d’opinion successives indiquent que les socialistes sont en mesure de l’emporter en mars 2014 dans la deuxième ville de France. Un rayon de soleil méditerranéen dans un ciel désespérément plombé. La reconquête de la cité phocéenne si longtemps gérée par feu Gaston Defferre contrebalancerait d’un point de vue psychologique, à supposer que Lyon et Paris restent aux mains de la gauche, des résultats globalement négatifs. Ce n’est pas sans raison que Jean-Marc Ayrault, grattant des fonds de tiroirs qui, paraît-il, étaient vides, a réussi à dégager trois milliards d’euros, ou de promesse d’euros, pour Marseille.

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  • Dédiabolisation, banalisation ou normalisation ?

    Depuis plus d’un an, les résultats successifs aux élections partielles montrent un désintérêt grandissant des électeurs qui se réfugient en masse dans l’abstention.
    La cause principale réside ici dans le fait que les partis de la mafia socialaud-démocrato-écolo-capitaliste refusent de se remettre en cause, font preuve d’un total manque d’imagination et surtout d’un aveuglement idéologique.
    Ils n’ont pas su, pas voulu ou pas pu mettre leurs promesses en œuvre et se retranchent derrière les diktats de Bruxelles pour justifier leur incompétence, leur incapacité et leur veulerie. Est-ce la fin du front « ripouxblicain » ?
    Évidemment  les électeurs, qui sont souvent des contribuables et des parents, ouvrent lentement mais sûrement les yeux et constatent que de Brest à Bucarest et de Nice à Stockholm, les mêmes maux pourrissent le quotidien des Européens, ceci grâce en partie aux réseaux sociaux et à Internet, en sus des médias conventionnels.
    Rien n’a changé depuis 40 ans ! Le mondialisme pervers accepté par nos dirigeants -au travers des accords du GATT, puis de l’OMC- a conduit nos économies dans un champ de ruines.
    L’immigration sauvage, imposée par les gourous de la société multiculturelle, est un échec absolu et coûte des centaines de milliards d’euros aux contribuables européens.
    L’insécurité permanente est un fléau social que les gouvernements traitent avec amateurisme, préférant appliquer le culte de l’excuse pour les délinquants, sans s’occuper de la réelle souffrance des victimes.
    La multiplicité des drogues occasionne des ravages parmi notre jeunesse à qui l’on enseigne des fadaises dans nos écoles, au lieu de leur inculquer les valeurs qui ont fait la grandeur de l’Europe au travers des siècles et partout dans le monde.
    Ne parlons pas de la pression fiscale qui augmente année après année, en écœurant ceux des travailleurs qui sont encore animés par une conscience professionnelle et le goût du travail bien fait. À tel point que les entrepreneurs les plus actifs vont exercer leur talent dans des pays plus accueillants.
    Comment dès lors s’étonner que les partis nationalistes recueillent tous les déçus des lendemains qui déchantent ?
    Pourquoi être surpris que des bataillons de mécontents rejoignent actuellement ceux qui défendent la préférence nationale d’une part, mais aussi le bien commun ? Et que la caste politico-médiatique, qui durant des décennies a craché sur les mouvements non-conformistes, soit aujourd’hui acculée à reconnaitre ses torts face à la réalité ?
    Mais ce qui est absolument délicieux, c’est d’entendre certains (nes) déclarer qu’ils se sont  « normalisés », alors qu’ils étaient catalogués hier comme « sulfureux », « nauséabonds », ou « infréquentables ».
    Le diable s’est-il habillé en Zara ? La démocrasse est-elle en danger ?
    Pieter KERSTENS
    http://www.francepresseinfos.com/2013/11/dediabolisation-banalisation-ou.html#more

  • Leur « règle du je » contre les Français

    «Dans ce scrutin, nos succès et nos victoires dépasseront le cadre des communes concernées. Plus nombreux (ils) seront, et plus le système sera tétanisé, paralysé» : Marine Le Pen a clôturé hier salle Equinoxe à Paris la Convention  du FN consacrée aux  municipales. Dans  un discours plein d’allant,  elle a pointé les récentes diversions tentées par la gauche aux affaires pour occulter son bilan catastrophique, étrillé « la politique désastreuse de ce gouvernement et de ceux qui l’ont précédé »,  exposé son  optimise raisonné quant aux objectifs qui sont ceux de l’opposition nationale dans ce scrutin – voir l’intégralité de son intervention  sur www.frontnational.com. A l’heure ou dans un effort désespéré pour retenir leurs électeurs par le col,  l’UMPS et ses relais  tentent une énième offensive sur le thème « le FN c’est le racisme », félicitons nous du succès judiciaire – certes en demi-teinte -  remporté par la présidente du FN a-t-on appris vendredi.

     Marine Le Pen a en effet obtenu de la XVIIème chambre du tribunal correctionnel de Paris  que Charles (dit Haïm) Musicant,  directeur de la publication du site internet du Conseil Représentatif des Instituions Juives de France (Crif),  soit  reconnu coupable de diffamation à son égard. M.  Musicant a été condamné à 500 euros d’amende avec sursis, un euro de dommages et intérêts à la présidente du FN, ainsi que 1 500 euros de dommages et intérêts.

     En cause l’article proprement délirant commis par le  « philosophe » pipo(le) Bernard-Henri Lévy,  «Marine Le Pen, Google, l’antisionisme et à l’arrivée, Villeurbane» sur le site de la revue littéraire qu’il dirige, La règle  du jeu,  repris et mis en ligne sur  celui  du Crif le 5 juin 2012. BHL y accusait Marine  entre autres joyeusetés,  de «faire systématiquement huer, dans ses meetings, des noms à consonance juive ».

     Très « curieusement » ( ?),  le tribunal  a estimé que si BHL a certes «manqué de prudence» (sic)  dans son propos, la présidente du FN   ne prouvait pas qu’il avait expressément consenti à la publication de son texte sur le site internet du Crif. Il a donc été relaxé…

     Bernard-Henry Lévy qui au nom de sa revue, et  en partenariat avec un pseudopode du PS,  SOS Racisme, organisait un événement show-biz hier  en invitant  des personnalités de la galaxie bobo et du tout Paris bien-pensant.  En l’espèce une   soirée de soutien à Christiane Taubira dans un cinéma… du quartier Saint-Germain, ça ne s’invente pas !

     Hors de question en effet pour  ce dernier de laisser l’initiative de ce combat à une néophyte comme  la comédienne Jeanne Moreau qui a osé le devancer. Sous le titre Nous sommes tous des singes français, elle vient de signer  avec le metteur en scène Bernard Murat, le Young leader Denis Olivennes, président de Lagardère Active, l’historien Benjamin Stora et la cinéaste Danièle Thompson, une tribune contre le racisme dans le Journal du Dimanche.

     L’occasion était trop belle de relayer le Haut-commissariat aux droits de l’homme de l’ONU (!), qui,  par la voix d’un porte-parole,  vient d’évoquer  à Genève l’urgence du moment,  à savoir la « Une » de Minute…Ces «abus totalement inacceptables perpétrés à l’encontre d’une responsable politique connue en raison de sa couleur de peau sont une manifestation claire de la montée du racisme, de la xénophobie et de l’intolérance à l’encontre des minorités ethniques ou religieuses et des migrants dans de nombreux pays européens », a déclaré l’agence des Nations Unies.

     Elle évoque encore les exigences  adressées à la France par le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale, qui lui commande d’utiliser « tous les moyens possibles pour contrer une vague croissante de racisme et de xénophobie ». Propagande quand tu nous tiens…

     Hier,  La Règle du jeu et SOS racisme ont donc  péniblement réussi à réunir 250 de leurs amis et compagnons de route -Christine Angot, Yann Moix, Caroline Fourest, Tahar Ben Jelloun, Karine Tuil, Daniel Lindenberg Dominique Sopo,  la présidente de SOS Racisme Cindy Léonie…-  pour accueillir Mme Taubira.  «Nous sommes là pour dire notre colère face à cette montée, ce retour de l’infamie et du racisme», a déclaré Bernard-Henri Lévy.

     Caroline Fourest, est également intervenue à la tribune pour pointer  «un climat qui constitue un vrai problème de démocratie». Il est vrai que cette dernière y avait toute sa place. Elle figurait significativement dans le livre  Les intellectuels faussaires  de (l’homme de gauche)  Pascal Boniface.  «La grande force » de Mme Fourest, chez qui  « la vigueur de l’accusation est inversement proportionnelle à la rigueur de la démonstration »,  est « d’enfourcher les chevaux de bataille largement majoritaires dans l’opinion et plus encore parmi les élites médiatiques» notait déjà M. Boniface.

     Un constat transposable à l’ensemble des participants de ce petit raout germanopratin  et bien  sûr à BHL lui-même. A l’occasion de la mort du journaliste Philippe Cohen le 20 octobre dernier, le site du  Nouvel Observateur  a eu la bonne  idée, une fois n’est pas coutume, de republier l’article d’ Aude Lancelin paru le 13 janvier 2005. Celui-ci était   consacré  à la sortie de la biographie que M. Cohen avait  consacré à M. Lévy, cet  «inventeur de la gauche folle, cette gauche pratiquant la guérilla antifasciste en luxueux ryads marocains. Cette gauche morale à domesticité… ».

     Les procédés, «les réseaux BHL » y sont décrits, « les claquements de dents qu’ils inspirent. Les plumes achetées par une sole grillée chez Lipp ou par une menace ». Notamment l’accusation d’antisémitisme utilisée contre ceux qui osent le critiquer , « les arguments »  de Bernard-Henri Lévy « parlant de (P. Cohen)  comme d’un traître à leur commune judéité » ;  ses bobards sur son séjour au Bangladesh ; ses attaques infâmes contre Soljenitsyne avant sa tentative de récupération de l’auteur de L’archipel du goulag ;  «  son enquête pakistanaise sur Daniel Pearl », «somme de frasques mythomanes »; « l’affaire de (sa) vraie-fausse amitié de vingt ans avec le commandant Massoud ». Un mensonge   que  le documentariste Christophe de Ponfilly, auteur de Massoud l’Afghan, « dénoncera dans  une Lettre ouverte à Bernard-Henri Lévy. Trois grands quotidiens français refuseront de la publier… ».

     En décembre 2011  nous évoquions sur ce blog  cette confidence de Frédéric Haziza, journaliste à Radio J, qui avait avoué que  « (Bernard Henry Lévy) (l’avait)  appelé à 1h du matin pour lui déconseiller de recevoir Marine Le Pen dans son émission ».«(Une)  révélation (…) (qui venait)  confirmer les dires d’Alain Soral qui affirmait que Guillaume Durand l’avait désinvité suite à un coup de téléphone de BHL, reçu à 1h45 du matin. »

     Le journaliste Eric Naulleau notait pareillement que les gens ont peur de BHL, qui est pourtant le maître de « l’imposture ».  Un homme qui se caractérise par « l’absence totale d’œuvre », qui « essaye tous les ans un costume trop grand pour lui » ( ceux de « Mauriac », « Tocqueville » « Malraux », …) »; «un parrain qui fait régner une forme de terreur inquiétante pour la république », « un escroc intellectuel », un menteur « qui s’est fait prendre vingt fois la main dans le sac sans qu’il y ait de conséquences. »

     Que ce type de personnage, auteur de l’immonde  Idéologie française , prosélyte d’une France  vidée de sa substance,  déracinée,  prenne la tête de cette croisade pitoyable de culpabilisation des Français est un formidable symbole de la déréliction  intellectuelle  du Système constate Bruno Gollnisch . Combien de temps encore la « règle du je » de la caste se maintiendra au pouvoir ?  Une chose est  certaine, la Révolution patriotique qui s’annonce  se fera aussi un devoir de mettre fin à son hégémonie.

    http://www.gollnisch.com/2013/11/18/leur-regle-du-je-contre-les-francais/