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France et politique française - Page 4737

  • Syrie, guerre et conséquences

    Par un ancien haut responsable du renseignement militaire français, sous pseudonyme.

    Par bien des aspects, l’épisode de la menace de frappe dans l’actuelle crise syrienne rappelle celui de la crise des missiles de Cuba où le dirigeant soviétique de l’époque, Krouchtchoff, au moyen de ce qui fut bien au final une savante manœuvre ponctuée d’une effrayante montée aux extrêmes, finit par concéder au président américain Kennedy la victoire morale de la confrontation (car il s’agissait, déjà, de lui sauver la face), alors que celui-ci céda en fait sur toute la ligne en retirant promptement ses propres missiles nucléaires pointés sur l’URSS à partir de la frontière nord de la Turquie.

     

    Jamais pourtant les médias de l’époque n’évoquèrent cet enjeu capital. Toujours, ils s’en tinrent à ce leurre que furent les missiles soviétiques déployés sur Cuba. Les relations internationales sont donc un véritable métier, tout comme la stratégie est un art. Un des principes fondamentaux de cet art est qu’il ne faut jamais être “décelable” par la partie adverse. Par conséquent c’est bien ce qui ne se voit pas, et dont on ne parle pas, qui est vraiment déterminant. Atteindre cette connaissance est l’un des buts du renseignement, et pour cela, il lui faut s’abstraire des miasmes médiatiques et autres scories propagandistes.

    Le spectre des frappes s’éloigne en Syrie mais il reviendra, sous une forme ou une autre. Pourquoi n’ont-elles pas eu lieu ? Jusqu’à présent, en effet, rien ne semblait pouvoir endiguer « facilement » dès lors qu’elle était enclenchée, cette dynamique, ou frénésie pour certains, de guerres menées au nom du droit d’ingérence, principalement par les pays occidentaux, et ceci depuis la disparition de l’Union soviétique.

    Très clairement, la guerre en Syrie a marqué pour la première fois un véritable tournant, ou point d’inflexion, dans cette dynamique de conflit. Clausewitz en apporte l’explication le qualifiant de « point culminant », autrement dit ce moment précis et observable dans tous conflits où les efforts déployés par l’un des belligérants finissent par produire des effets inverses à ceux recherchés.

    Or, pour tout « professionnel » qui se respecte, le point culminant n’est pas autre chose que le signal précurseur d’une défaite qui s’annonce dès lors que les capacités ne maîtrisent plus leurs effets ! Il devient alors évident que la question n’était plus de savoir quand, comment et où frapper mais bien plutôt comment en sortir « sans perdre la face ». Ce que Russes et Américains comprirent manifestement très vite et s’attachèrent à réaliser tout aussi promptement au prétexte de destruction de stocks d’armes chimiques, et par une de ces pirouette diplomatiques dignes des vieilles grandes puissance à la fois opposées et complices, au nom de cet autre principe simple de la stratégie qu’énonce Talleyrand : « il n’y a pas d’amis ou d’ennemis permanents, il n’y a que des intérêt permanents ». On notera au passage qu’ils suscitèrent en même temps surprise et la colère parmi les alliés les plus engagés des Américains, et donc les plus exposés aux contre-coups qui s’annoncent.

    Le tournant stratégique syrien

    Pour surprenant qu’il puisse apparaître, ce tournant stratégique n’a rien d’une surprise car la guerre précédente, celle de Libye, était prémonitoire pour les observateurs avertis : le déni particulièrement flagrant du droit international s’autorisant, jusqu’à l’exécution dans des conditions parfaitement ignominieuses d’un chef d’Etat, sans parler du massacre indistinct des populations, ne pouvait désormais apparaître que comme une menace insupportable à ceux qui pourraient être désignés ou s’opposeraient à cette ingérence armée. Il fallait donc naturellement s’attendre à un coup d’arrêt sur le coup d’après, simple raisonnement de tactique élémentaire, le choix de la cible venant dans le cas présent faire le reste.

    On notera au passage que ne l’avoir pas compris signe qu’une certaine forme d’incompétence préside bien à l’engagement de ces guerres : vouloir la guerre est en effet une chose, savoir la faire en est une toute autre.

    D’emblée, un certains nombre d’éléments structurants se dégagent du conflit syrien qui le différencient nettement des précédents conflits d’ingérence.

    Pour la première fois et contrairement aux régimes de Saddam, de Milosevic, des talibans, du « chamelier fou » ou d’autres, le régime syrien qu’on se promettait d’abattre facilement résiste si efficacement, après plus de deux années et demi de guerre, que les États-Unis se retrouvent acculés à devoir agir pour éviter la défaite des « rebelles » qu’ils soutiennent.

    Pour la première fois depuis l’initialisation des guerres d’ingérence, la machine d’influence et de propagande mainstream (les médias occidentaux, dit mainstream, du fait de leur parfaite unité de ton et parce qu’ils ne relèvent d’abord que la logique économique plutôt que de la logique informationnelle, sont devenus l’un des trois moyens clés des guerres d’ingérence, les deux autres étant l’armée US et le mercenariat djihadiste terroriste international), pourtant extrêmement puissante, échoue à rallier l’opinion publique occidentale à la perspective des frappes américaines : par une espèce de sursaut démocratique, le parlement britannique désavoue Cameron et, beaucoup plus grave, le congrès US se promet de faire de même face à Obama, ce qui est beaucoup plus grave. Le pouvoir français se retrouve alors totalement isolé en Europe.

    Pour la première fois, l’alliance occidentale (réduite en fait à trois pays) doit faire face à l’opposition déterminée de deux membres du conseil de sécurité, la Chine et la Russie, lesquelles se partagent les tâches pour organiser le blocage des frappes.

    Pour la première fois, une puissance régionale (l’Iran), sinon deux (l’Irak), se montrent également déterminées à à soutenir le régime syrien (notamment par la présence du Hezbollah, une acteur majeur dans l’encadrement des milices d’autodéfense syrienne).

    Pour la première fois, la puissance militaire américaine va se trouver confrontée à une menace enfin « à sa pointure » du fait de la combativité syrienne et de son aguerrissement, mais surtout grâce au rattrapage militaire technologique et tactique lié à l’appui russe qui expose toute frappe américaine à une contre-frappe extrêmement dangereuse, annulant au passage l’impératif politique de ne pas engager directement les forces américaines.

    Pour la première fois enfin, l’opposition déterminée du commandement américain contre le principe de ces frappes apparaît au grand jour. Ce commandement plus raisonnable que l’Etat profond américain anticipe amplement les risques inconsidérés, sécuritaires d’abord pour les forces américaines et politiques ensuite au plan international ; mais c’est surtout le doute lié à l’absence de toute perspective de contrôle de la situation post-frappe qui prédomine ainsi que l’extension prévisible d’un conflit qui ne manquera pas de tourner « à l’irakienne ».

    Par conséquent, les conditions d’un engagement à la fois utile et sans conséquences politiques internes n’étant plus réunies, s’impose la nécessité de sortir d’une logique fermée de « go, no go ».

    Poursuite du conflit

    La seule question qui vaille ne porte cependant que sur ce qu’il peut advenir. Sans les frappes, la guerre va se poursuivre mais en changeant de signification. Par ailleurs, malgré ou à cause d’une propagande tapageuse, l’absence de preuve sur la responsabilité effective des attaques chimiques sensées légitimer les frappes, constitue une défaite psychologique et le début d’une suspicion cette fois légitime et généralisée concernant le va-t-en guerrisme. Au plan international, la situation actuelle marque donc un recul effectif de l’Occident ainsi que la limite des capacités américaines à s’ingérer par les armes.

    Il n’est cependant pas suffisant pour modifier les intentions d’éliminer le pouvoir syrien mais il en modifie significativement le contour des capacités réelles à transformer ces intentions.

    Ce recul occidental ne sera cependant que tactique et durera le temps de trouver d’autres voies pour relancer l’action.

    Ces intentions belliqueuses – et la menace qu’elles représentent – restant inchangées. Ce temps sera cependant mis à profit aussi par la partie qui s’y oppose (Russie, Chine, Syrie, Iran) afin de se préparer à la prochaine phase cruciale du conflit, mais cette fois-ci en position de force.

    Dans l’intervalle, le conflit sera entretenu par les deux alliés des États-Unis, aussi « turbulents » que déterminés, à savoir l’Arabie saoudite et Israël. Ces deux pays, pour des raisons qui leur appartiennent, considèrent en effet comme vital d’éliminer le régime syrien et la Syrie en tant que puissance régionale. Chacun dispose des moyens pour entretenir le conflit, l’un par son savoir-faire et ses instruments de puissance, l’autre par des moyens financiers illimités et son emprise sur les organisations terroristes wahhabites (lesquelles représentent de 50 à 70 % des forces « rebelles » estimées à plusieurs dizaines de milliers de combattants, la plupart internationaux).

    C’est bien de cette ambiguïté dans la manipulation du terrorisme que dépendra l’avenir du conflit. La confrontation reste explosive et promet d’évoluer selon deux logiques parfaitement antagonistes.

    Le conflit sera entretenu dans le but d’achever le régime par l’usure et selon la croyance qu’il s’agit d’une guerre d’abord économique, dont l’issue ne dépendra que du différentiel de financement entre les camps qui s’affrontent. Il s’agira d’alimenter cette guerre avec plus de moyens que ne peut en aligner l’adversaire syrien. Le conflit s’étendra aussi sur la base des migrations qu’imposeront les groupes terroristes. Les migrations s’opéreront probablement dans trois directions : les pays limitrophes de la Syrie (déstabiliser le Liban et la Jordanie), le Caucase (menacer directement les intérêts de la Russie, les jeux de Sotchi par exemple) et l’Afrique (où le djihadisme est à la fois déjà bien implanté).

    À cela s’ajoutera, évidemment, le retour des « combattants » aguerris d’origine européenne qui, revenant de Syrie, ne manqueront pas de donner quelques fils à retordre à ceux qui, aujourd’hui, les forment et les arment. Nos politiques devront peut-être alors s’interroger sur le sang français et européen qu’ils auront sur les mains.

    Selon de degré de perception de la menace liée à ces migration, émergera alors peut-être, chez ceux qui ont en charge de la combattre, le besoin de remonter aux « origines du mal », autrement dit aux commanditaires du Golfe.

    Dans cette perspective, il est aussi un facteur qu’il serait particulièrement dangereux de négliger. C’est celui de la crise économique qui affecte tout particulièrement les pays occidentaux mais qui touche également les pays émergents.

    À titre d’exemple, l’armée américaine qui subit une réduction drastique de son budget, voit déjà ses moyens se réduire. Outre qu’elle influe directement sur les aspects capacitaires, la crise économique joue aussi psychologiquement sur les velléités guerrières, ce qui explique partiellement le comportements du parlement britannique, du congrès américain ainsi que l’hostilité aux frappes, majoritaires dans les populations européennes.

    Toujours, sous l’effet de la crise économique, des voix s’élèvent aux États-Unis pour réclamer une révision stratégique. Estimant l’hégémonie américaine désormais assurée par le renouveau énergétique (espéré) des gaz de schiste et par l’espoir que la crise stoppera la croissance des économies émergentes, ces voix demandent, en particulier, le désengagement militaire du Proche-Orient et ceci de manière prioritaire.

    En fait, le monde unipolaire qui naît de la disparition de l’URSS ne fut pas un début mais plutôt une fin. En même temps, la Chine qu’on traitait alors avec de la verroterie condescendante se hisse, en moins d’une génération, au rang de menace principale, avec la Russie, de l’hégémonie des États-Unis. Elle symbolise parfaitement ce retour d’un monde dit (ré)émergent que la longue domination occidentale avait fini par faire oublier. Ce qui se joue vraiment aujourd’hui n’est donc plus l’hégémonie américaine mais la mutation entre deux mondes devant aboutir à une organisation internationale « multipolaire. Il s’agit de la juxtaposition de systèmes économiques, de plaques. Une phase de transition conflictuelle s’annonce dure et obligera à des alliances d’intérêts qui peuvent provoquer, temporairement une nouvelle bipolarité. En multipliant les guerres d’ingérence, le monde occidental ne fait que précipiter cette phase de mutation.

    Hector

    Source : Realpolitik.tv.

    http://fr.novopress.info/141587/syrie-guerre-et-consequences/

  • NKM ne veut pas gagner à Paris

    Nathalie Kosciusko-Morizet était invitée de « Tous politiques », l’émission dominicale dont «Le Parisien» - «Aujourd’hui en France» est partenaire avec France Inter et France 24. La candidate de l'UMP à la mairie de Paris est revenue longuement sur la bataille municipale qui l'oppose à la socialiste Anne Hidalgo. Elle a notamment donné sa position sur sa position face au Front national.

    « Il y a des sujets sur lesquels il faut être clair une fois pour toutes. Moi, je l'ai fait il y a deux ans ». « Je ne renvoie pas dos à dos le FN et le PS et je pense que face aux extrémistes, il ne faut pas s'abstenir (...) Dans ce cas-là, moi je vote PS ».

    Le problème, c'est que NKM a besoin des électeurs du FN pour gagner face à Anne Hidalgo. En les méprisant ainsi, elle montre qu'elle ne souhaite pas faire gagner la droite. Sans doute parce que NKM est d'abord une femme de gauche.

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Le Comité Consultatif National d'Ethique transformé en Comité politique

    Tous nés d’un homme et d’une femme 

    Paris, le 23 septembre 2013

     Communiqué de presse

    Renouvellement massif et rupture d’équilibre au Comité Consultatif National d'Ethique :

    La Manif Pour Tous dénonce une manipulation grossière !

    Suite au renouvellement massif des membres du CCNE publie au journal officiel  intervenu le 22 septembre, La Manif Pour Tous dénonce avec force la nouvelle manipulation d’une équipe présidentielle et gouvernementale qui profite du pouvoir pour imposer ses projets de société aux Français.

    François Hollande avait déclaré officiellement, au printemps 2013, qu’il s’engageait à suivre l’avis du CCNE sur l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes.

    On comprend mieux maintenant cet étonnant engagement (l’avis du CCNE n’est en principe que consultatif !) : en renouvelant massivement sa composition, en bouleversant à l’évidence son équilibre, François Hollande savait comment changer la donne sur l’avis à venir du CCNE !

    Dans cette affaire, le CCNE perd son indépendance et donc sa crédibilité.

    Quant au peuple français, dont on sait qu’il est majoritairement opposé à la libéralisation de la PMA, il va se trouver une fois de plus victime d’abus de pouvoir ! 

    Conformément au sens de toute civilisation, La Manif Pour Tous demande que la société protège le plus faible : ainsi, les droits de l’enfant doivent primer sur les droits et désirs de l’adulte. Il n’est donc pas possible de priver délibérément des enfants de père !

    C’est pourquoi La Manif Pour Tous renouvelle l’avertissement déjà lancé le 15 septembre dernier, à l’issue de son Université d’été : elle est toute prête, dès que cela s’avérera nécessaire, à réorganiser une mobilisation et des manifestations massives contre le projet d’ouverture de la PMA aux couples de femmes. Et ceci, quel que soit l’avis du CCNE !

    http://www.lamanifpourtous.fr/fr/toutes-les-actualites/808-france-hollande-met-la-main-sur-le-ccne

  • « Les meilleurs promoteurs du FN » sont…

    Les sondages se suivent et s’aggravent pour François Hollande.   Selon le dernier en date réalisé par l’institut Ifop pour le JDD, le chef de l’Etat  s’approche, à un petit point près,  du  record d’impopularité toujours détenu par François Mitterrand depuis 1991. La cote  de M. Hollande  a ainsi  encore  chuté (de cinq points), pour s’établir  à  seulement 23 % de « satisfaits ». Le directeur du pôle opinion de l’Ifop, Jérôme Fourquet, estime que cette énième dégringolade s’explique au premier chef par  le  sombre contexte économique et social,  auquel s’ajoute  un fiscalisme jugé confiscatoire par nos compatriotes. « L’idée de la pause fiscale, mal ficelée, n’a pas été achetée par les Français qui voient l’explosion tous azimuts des impôts et des taxes. » M. Fourquet constate encore « (la)  grande perplexité, voire (le) mécontentement, devant le discours tenu par le gouvernement. Il y a le sentiment que l’exécutif ne maîtrise pas la situation et ne cesse de se contredire. Quant aux interventions télévisées du président, elles ratent complètement leur cible. François Hollande tourne à vide. Il ne persuade plus personne.»

     Une autre enquête Ifop,  pour Sud-Ouest dimanche,  pointe un autre échec retentissant du président de la République et de Manuel Valls  puisque 84% des sondés   estiment que « la délinquance a augmenté au cours des derniers mois ».

     Les partisans d’une attaque militaire contre le régime laïc de Bachar el-Assad , d’Alain Juppé à  Laurent Fabius, sont aussi en profond décalage avec les aspirations des Français souligne cette enquête. En premier lieu  bien sûr François Hollande-chef des Armées dont le bellicisme et la servilité vis-à-vis des Etats-Unis dans ce dossier syrien sont  jugés très sévèrement par nos compatriotes

     Déjà le  6 septembre, un sondage Ifop pour Le Figaro indiquait que  64 % des Français sont  opposés «à une intervention militaire internationale en Syrie»,  68 % à refuser toute participation de la France  en cas d’«intervention militaire internationale».

     « À l’Élysée, est-il écrit aujourd’hui  sur le site du Figaro dans l’article commentant le sondage Ifop pour le JDD,   on tente de relativiser ces mauvais chiffres. Le président doit affronter la situation la plus difficile depuis bien longtemps, il ne s’attend pas à ce qu’on lui jette des brassées de roses, note un conseiller. Quand la situation se redressera, les sondages aussi » (sic).

     Invité vendredi de l’émission Décideurs politiques, l’ex trotskyste,  complice de DSK et condamné dans le scandale de la MNEF,  le député socialiste  Jean-Christophe Cambadélis, n’y croit pas trop. A l’initiative  du Manifeste contre le Front National et partisan  en son temps   de  la stratégie de  « harcèlement démocratique » visant à  perturber les réunions du FN, M. Cambadélis   a prédit « (l’ouverture d’une)  séquence, des municipales jusqu’à la présidentielle, où le Front National va monter. »

     Hypothèse actée hier  par  la  militante anti-frontiste Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la mairie de Paris, lors de l’émission France Inter/France24/LeParisien, « Tous Politiques ».  En cas de duel opposant   un candidat FN à celui du  FN-PS, NKM  a d’ailleurs  réaffirmé qu’elle voterait socialiste. Un parti-pris qui pourrait être aussi celui d’électeurs nationaux qui en cas de présence des deux sœurs jumelles Anne Hidalgo- Nathalie Kosciusko-Morizet au second tour à Paris,  pourraient être tentés de  prendre cette dernière  au mot  et eux aussi de  voter socialiste

     A écouter NKM, autant dire que le  député UMP Rachida Dati n’a pas (complètement) tort quand elle résume les causes de  l’ascension de l’opposition nationale  en  expliquant  que « les meilleurs promoteurs du FN sont la gauche, en raison de son incompétence et du laxisme qu’elle prône, et la droite, en raison de ses divisions ».

     Journaliste à Libération, coauteur de «Histoire du Front National», Dominique Albertini était en tchat le 20 septembre, et répondait aux questions des internautes.  Il pointait la rhétorique qui tourne à vide  vis-à-vis du FN  alors que « voilà bientôt vingt ans que le FN se maintient, sauf accident, à des hauts niveaux électoraux lors des scrutins nationaux. »

     « A chaque fois, les mêmes expressions ressortent: le choc, la déferlante, le coup de tonnerre. Tout se passe comme si l’on redécouvrait en permanence l’existence de ce parti et sa capacité à attirer un grand nombre d’électeurs. Ces réactions participent de l’hystérisation de la vie politique dès qu’il est question du Front National (…) ».

     Or note encore M. Albertini,  si  «la condamnation morale est l’arme principale des opposants au Front National depuis son émergence au premier plan », « le moins que l’on puisse dire est que cette stratégie n’a pas empêché grand chose ».« Plutôt que de réfuter l’argumentaire frontiste sur le fond, on a préféré voir dans ses partisans des salauds (dixit Bernard Tapie). Pour ceux qui se donnent la mission de combattre le FN, on pourrait donc conseiller de faire un peu moins de morale et un peu plus de politique »

     A lire les derniers argumentaires anti FN pondus par le PS ou l’UMP,  le conseil est en effet d’actualité…Pour autant constate Bruno Gollnisch,   ce sont bien les résultats calamiteux de  la politique menée conjointement  par la gauche et la droite mondialistes, qui, in fine,  expliquent  cette promotion, cette  montée en puissance de l’opposition nationale. D’où l’inquiétude des acteurs d’un Système structurellement en faillite devant l’ intérêt accru pour le  programme alternatif porté par le FN et Marine.

    http://www.gollnisch.com/2013/09/23/les-meilleurs-promoteurs-du-fn/

  • Du nouveau sur Maurras

    La dernière biographie de Maurras fut celle, fort estimable et utile, d’’Yves Chiron. L’’ouvrage magistral de Pierre Boutang, Maurras, la destinée et l’œ’œuvre, enfermait nombre d’’éléments biographiques (la “destinée”), mais relevait somme toute d’avantage d’’un dialogue, pour l’’essentiel philosophique, et d’’une grande profondeur, avec Boutang, lequel n’’était pas moins le sujet du livre, donc, que d'’un livre sur le seul Maurras. Il existait nombre de travaux très précieux mais ils pouvaient dater (comme ceux de Henri Massis, de Léon S. Roudiez, de Jacques Paugam, de Jean Madiran, de Victor Nguyen, etc.) ou n’'être plus disponibles ; le plus récent – celui de Bruno Goyet – se fondait sur une thèse qui se voulait ingénieuse alors qu’’elle n’’était que sotte et gratuite.
    Manquait donc l’’ouvrage fondamental, qui fût de référence. Il nous semble qu’’avec celui de Stéphane Giocanti, nous le tenons enfin. Deux raisons l’’expliquent : d’’une part les qualités naturelles de l’’auteur : intelligence, perspicacité, sensibilité de cœœur, honnêteté – le tout servi par un style sobre et sans préciosité ; de l’’autre, celles que cette bonne nature lui ont permis d’’acquérir : une grande culture, l’’exactitude de l’’information, l’’art d’’introduire les textes les plus significatifs (et qui, le plus souvent inédits ou inconnus, rendent le livre particulièrement précieux). Ajoutons, pour ce qui est des passages portant sur l’’Histoire, l’’existence d’’une rare maîtrise et intelligence –- encore ! –- des époques qu’’il sait fort bien mettre en perspective, comme il faut absolument quand on veut apprécier l’œ’œuvre politique de Maurras. Il n’’en demeura pas moins vrai, ainsi qu'’il est inévitable sur un tel sujet, que certaines assertions de l’’auteur se seront pas reçues de tous (cf. infra) et sont discutables en effet : mais ses jugements sont toujours bien argumentés, prudents, modérés et finalement iréniques ; surtout, par un scrupule très caractéristique de sa démarche, ils s’’accompagnent de tous les attendus qui peuvent fonder des sentiments différents ou même contraires aux siens.
    Une belle âme
    Si je devais résumer d’’un mot l’’impression globale que suscite cet ouvrage, c’’est celle d’’une admiration profonde pour son “héros”, Charles Maurras : pour sa droiture, son désintéressement et son intelligence politique, pour son génie d’’écrivain et de journaliste, pour ses qualités humaines au premier rang desquelles se trouve son sens de l’’amitié, pour sa belle âme enfin –- si peu tiède, au sens de l’’Évangile. Je ne crois pas qu’il sera possible à un lecteur trempé au préjugé commun, lequel avilit sa mémoire depuis tant d’’années, d’’y demeurer, le livre achevé (et notamment après avoir lu le si beau sous-chapitre sur “Maurras intime”, pp. 334 et suiv.). Et tel sera sans doute la fonction providentielle de ce livre qui, découvrant un homme vrai, se trouvera aussi disponible pour entendre ses bonnes raisons quant à la pertinence du rétablissement de la monarchie pour la France. Quant aux disciples et amis -– petite troupe fidèle –- ils y trouveront de nouvelles raisons de reconnaissance, accompagnées, il est vrai, de quelques interrogations auxquelles ils auront à cœœur de répondre après analyse.
    L’’Introduction met bien en exergue les problèmes particuliers qui se posent au biographe de Maurras, confronté à un « festival de contresens chez des commentateurs qui ne prennent pas le temps de le lire » (p. 15). Un des problèmes majeurs est celui de la « complexité » (autre nom de la richesse) d’’un homme surdoué dans tant de domaines : « Existe-t-il plusieurs Maurras ? » (p. 13) : le poète, le journaliste, l'’homme politique, etc. Au final, Giocanti montre bien l’’évidente unité de son héros. Il souligne encore la volonté héroïque de Maurras de faire triompher la beauté de l’'« ordre » salutaire et tutélaire sur le « chaos » qui, incessamment menace ou brûle le capital miraculeux de la Civilisation (cf. le sous-titre). Son « drame », s'’interroge-t-il, n’’aura-t-il pas été dès lors d’’avoir été parfois un agent du désordre : « Le chantre de l’’ordre a participé à des désordres théoriques (allusion de l’’auteur à l’’antisémitisme) et pratiques (le soutien au statut des Juifs et l’’absence de « lucidité » -– qu’’explique largement un cruel défaut d’’information - –sur la réalité géopolitique et même la situation réelle de Vichy à partir de 1942) : à côté des réussites, on lit des catastrophes. Non loin des cadences qui plaisent, on découvre des polémiques bornées. Il est arrivé à cet amant de la lumière de chuter dans des obscurités et de nourrir le chaos auquel il voulait échapper » (ibid). Que le lecteur se rassure : se trouve ici exprimée la limite d’’un soupçon cruel mais aussi nécessaire (pour soi-même comme pour la “propagande”) ; « Il est arrivé…. » écrit Giocanti : c’’est donc que l’’essentiel est sauf, ô combien, et salvateur !
    Le “philosophe”
    Il ne nous est pas loisible de rendre compte de l’’ouvrage en détail. Notons-en quelques aspects à notre avis essentiels. La première partie, « Les secrets du soleil », évoque l’’enfance et l’’adolescence de Maurras à commencer par la trace laissée par la défaite de 1870, la perte dramatique du sens de l’ouïe que suit, en conséquence directe, celui de la foi –- sensus fidei –- ; il se conclut très intelligemment par une réflexion sur la qualité de “philosophe” de Maurras : on peut en effet s’’interroger si, le roi régnant, la philosophie n’’aurait pas été sa vocation profonde, tant son influence sur lui fut grande.
    La seconde partie, « Une année d’’arcs de triomphe », relate et analyse les débuts littéraires de Maurras, vite reconnu et admiré pour son génie éclatant. Elle est l’’occasion pour Giocanti d’’introduire ce sujet qu’’il connaît si bien, auquel il a d’’ailleurs déjà consacré thèse et livre : « Maurras félibre ». Cet aspect est d’autant plus important que, dans une très large mesure, le royalisme de Maurras en procède à travers l’idée fédéraliste ; or ce royalisme n’’est pas (contrairement à la légende) un étatisme à tout crin. Comme l’’écrira Louis-Xavier de Ricard, socialiste félibre « inspiré de Proudhon et d’’Edgar Quinet » dans La Dépêche de Toulouse du 4 juillet 1892 : « Maurras abhorre la conception d’’un État universel, absolu, inquisitorial, maître de tous et de tout » (p. 109).
    La troisième partie, « Le temps des définitions » débute ainsi : « Les années 1894-95 correspondent à un tournant majeur dans la destinée de Maurras. Poursuivant son activité de félibre, il constate peu à peu l’’insuffisance du fédéralisme au sein du Félibrige, et traite de plus en plus ce thème sur le plan national » (p. 127). S’’opère ici le passage vers la grande politique maurrassienne, laquelle s’’imposera d’’autant plus nécessaire que le pays se trouvera confronté à la « fracture » calamiteuse occasionnée par l’’Affaire Dreyfus.
    La quatrième partie aborde notamment l’’Enquête sur la monarchie et Anthinéa dont le retentissement fut, dans les deux cas, immense. L’’un des grands mérites du livre de Giocanti est de mesurer l'’écho remarquable de l’œ’œuvre et, bientôt, de l’’action politique de Maurras (c'’est-à-dire de l’’Action française). Ce dernier était véritablement une des plus grandes figures de son époque : reconnu tant pour sa pensée que pour son œœuvre proprement littéraire. Connaissant tout ce qui se faisait ou se publiait, en relation avec ceux qui pouvaient compter, on pourrait dire, à la moderne, que Maurras était en “dialogue” (et saine confrontation) avec son temps et, par là même, un extraordinaire témoin de ce dernier.
    Quelques problèmes lancinants
    Les quatre dernières parties recouvrent la partie de la vie de Maurras la mieux connue. Aussi ne les considérerons-nous pas. Selon l’opinion de Giocanti, ce n’’est pas la plus féconde sur le plan de la pensée (théorie), ni la plus heureuse politiquement parfois (mais que de services rendus à la France à commencer par ses mises en garde contre le danger hitlérien !). Nous les laisserons donc de côté pour conclure sur deux problèmes qui, de façon lancinante, font difficulté et où les analyses de Giocanti seront les plus discutées.
    La première concerne la condamnation ecclésiastique de 1926. Giocanti dit l’’essentiel, et montre bien la crise morale insupportable que l’’« Église de l’’ordre » – qui provoqua en l’’occurrence un beau et bien triste désordre – fit cruellement subir à nombre de catholiques français : ceux « qui liront L’’Action française seront en effet privés d’’eucharistie, d’’absolution et d’’extrême-onction » (p. 327). Giocanti juge « catastrophique » et une « formidable erreur tactique » (ibid) le Non possumus, des catholiques de l’’Action française, quoique Maurras ne l’’ait pas signé lui-même. On pourrait penser tout au contraire qu’’il était tout à l’’honneur de ces derniers, et nécessaire !
    La seconde porte sur l’’antisémitisme sur lequel Giocanti revient souvent, bien obligé. C’’est lui qui fut assurément une « catastrophe » ; car si Rome est revenue sur sa condamnation, il y a guère de chance que l’’antisémitisme « d’’État » de Maurras, même non raciste, soit jamais accepté. Giocanti ne croit guère aux raisons de la théorie, qui se justifie notamment dans la lecture attentive (mais non critique et trop exclusive) de Bernard Lazare. Il décèle dans une « xénophobie » son vrai principe. Pour y avoir travaillé, je pense que cette hypothèse est en effet sérieuse : trop de textes l’’attestent. Maurras n’’aimait pas les Juifs avant de s’en méfier pour leur influence réputée mauvaise. C’’est ainsi. Hélas, ce ne fut pas sans conséquence -– pour eux comme pour nous……Il est fort regrettable que ce grand livre qui, encore une fois, fait tant aimer Maurras et ressortir son immense importance pour que la France ait un avenir, s’’achève sur une phrase hostile à l’’Action française : « À l’’orée du XXIe siècle, ce n’’est pas par l’’Action française que Maurras manifeste sa présence, rangée qu’’elle est parmi les objets de l’’Histoire : c’’est son œœuvre, littéraire et politique, qui constitue son legs positif, offert à la liberté des lecteurs » (p. 506). Mais qui diffuse la pensée de Maurras et la fait connaître ? Qui forme des jeunes –- en toute “liberté”, y compris celle de la quitter –- à son intelligence, si ce n’’est l’’Action française d’’aujourd’hui, avec son journal et ses cercles d’’études ? Giocanti même ne lui devrait-il pas quelque chose ? Il est douteux que son seul livre, aussi remarquable et utile soit-il pour renouveler la connaissance de Maurras suffise à le rendre “présent”. Il est improbable en tout cas que ce dernier eût goûté qu’’on attaquât inutilement ses amis fidèles et loyaux.
    Francis Venant L’’Action Française 2000 du 5 au 18 octobre 2006
    * Stéphane Giocanti : Maurras. Le chaos et l’ordre, Éd Flammarion, 2006, 27 euros.

  • HOLLANDE DEMISSION : (Une pétition pour la destitution de François Hollande par 2k.com)

  • Banderole “Hollande, démission” en ULM – Interview exclusive du pilote

    Banderole <em>“Hollande, démission”</em> en ULM – Interview exclusive du pilote

    PARIS (NOVOpress) – Preuve de l’incroyable créativité du mouvement d’opposition au mariage des couples homosexuels, un pilote a sillonné cet été les plages du littoral français avec un message des plus pertinents adressé au président le plus mal élu de la cinquième République : “Dégage” et “Hollande démission”. David Van Hemelryck a accepté de répondre à nos questions.

    Novopress : Vous êtes depuis plusieurs mois au cœur de nombreuses initiatives gravitant autour de la Manif pour tous, comment – vierge de tout engagement politique – avez-vous franchi le pas de l’engagement militant ?

    Banderole "Hollande, dégage" en ULM - Interview exclusive du pilote

    Détail de l’arrière de la banderole

    David Van Hemelryck : Il ne s’agit pas ici d’engagement militant, mais bien d’une obligation. Lors de la manifestation du 24 mars, des amis proches ont été gazés, matraqués et blessés par les forces de l’ordre. Ces gens ne sont pas issus de milieux défavorisés, de banlieues difficiles, ne sont ni des délinquants ni des militants fanatiques. Ils ne sont ni plus ni moins que des “Français moyens”, totalement respectueux des lois et qui avaient confiance dans les institutions de la République. Ils exerçaient simplement leur droit d’expression suite à la dégradation vertigineuse dans laquelle le gouvernement entrainait leur pays depuis avril 2012. Quand on aime son pays et que l’on a une conscience, alors on agit. On ne peut laisser ce gouvernement maltraiter son peuple.

    Novopress : Vous semblez manier avec facilité les outils de l’agit-prop. Tout est utile pour frapper les esprits et réveiller les consciences. Comment vous est venue cette idée d’utiliser un petit avion pour diffuser votre message sur les plages ?

    DVH :En tant que pilote c’était un moyen légal de toucher le plus grand nombre de personnes possible en passant un message là où ils se trouvent en été, c’est à dire sur les plages. J’ai pensé que les graffitis dans le métro auraient moins d’impact au mois d’août !

    Pouvez-vous nous brosser rapidement l’itinéraire que vous avez emprunté avec votre désormais célèbre ULM ?

    Après trois semaines d’entraînements tout a commencé à Pau, où j’ai acheté la machine, et où avec un ami pilote nous l’avons modifié nous même – en toute légalité – pour le remorquage de banderole. Immédiatement j’ai rejoint la côte.

    Le “buzz” a commencé lors du survol des plages du Bassin d’Arcachon. J’avoue avoir fait 3 tours du bassin pour m’en assurer. Je suis allé le même jour jusqu’à Royan, c’était le 10 août.

    Banderole "Hollande, dégage" en ULM - Interview exclusive du pilote

    Ensuite voici dans les grandes lignes notre marathon aérien :

    l’Ile de Ré le 11 août, puis Noirmoutiers le 13. Le 14 fut marqué par la première intervention policière qui a illégalement maintenu l’avion au sol pour plusieurs jours. Le 16 Août ce fût La Baule puis Quiberon le 17 où dix-huit gendarmes furent déployés pour m’accueillir. Suivirent Dînard et Saint-Malo, où je suis aussi passé trois fois. Un véritable marathon car parfois en raison du vent et de la traction de la banderole la “vitesse sol” tombait à moins de 40 km/h !

    Banderole "Hollande, dégage" en ULM - Interview exclusive du pilote

    La Baule

    Notre trajet a été ponctué de plusieurs incidents techniques, ainsi le mât de la banderole a cassé le 24 août, alors que nous étions au Havre. Le 30 Août nous étions au Touquet puis à Calais.

    Le 2 et 3 septembre Fréjus, Saint-Raphaël et Sainte-Maxime et encore une intervention policière pour nous interdire de nous poser à Fréjus et de décoller de Fayence. Ensuite, traverser la méditerranée et terminer par les plages de Montpellier à l’Espagne… La boucle est bouclée le deuxième jour après la rentrée scolaire !

    Là encore, des ordres très précis avaient été donnés aux forces de l’ordre pour freiner votre périple voire le stopper.

    Quels sont les exemples les plus marquants qui vous viennent à l’esprit ?

    L’exemple le plus marquant de la pression policière a été sans nul doute lorsque les forces de l’ordre sont venues chez ma mère et ont tenté de l’intimider. Deux fois ! Ils sont même allés la réveiller à 6 heures du matin, soit disant pour demander où je suis. Mais Monsieur Valls! C’est sur internet!!

    Quel bilan tirez-vous de cette action ? Etes-vous parvenu à briser le mur médiatique ?

    Je note que c’est vous, journaliste, qui employez le terme de “mur” en parlant des médias … S’agit-il d’une reconnaissance d’un fait établit ? C’est tout à votre honneur !!!

    Non, le mur n’est pas brisé, seulement un peu éraflé. C’est d’ailleurs le point central de ce bilan, les médias décident de ce dont le peuple doit être informé et non pas l’inverse … en tout cas pas encore. Mais les réseaux sociaux se posent aujourd’hui en concurrents sérieux des puissants groupes de presse et des institutions audiovisuelles. Les informations arrivent petit à petit à être vérifiées, commencent à circuler avant même que les médias traditionnels puissent mettre sous presse. Cela donne confiance dans le peuple Français !

    La loi Taubira ayant été votée, il est évident que le formidable élan de la Manif pour tous et des nombreux mouvements associés doit transformer l’essai en se saisissant d’autres sujets touchant fortement les Français. L’insécurité, l’idéologie dominante à l’école, la problématique du Grand Remplacement … Ce virage est visible dans le manifeste des Sentinelles publié il y a quelques jours, est-il également le vôtre ?

    Virage ? J’avance droit devant ! Mon grand combat est contre Hollande, ce dirigeant qui ose gouverner contre son peuple, persuadé qu’il a raison contre tout le monde.

    La somme des mécontentements est immense et l’équipe Hollande-demission.fr les représentera tous, pour rassembler au delà des sectarismes. La France entière ne veut plus de Hollande !

    La mobilisation de soutien au bijoutier de Nice est un exemplaire supplémentaire de la survivance d’un bon sens populaire, tellement bafoué par les élites, qu’il s’exprime en dehors des canaux traditionnels, et notamment par internet. La barre des deux millions de soutien ne semble plus inatteignable. Que vous évoque cette mobilisation inédite ?

    L’ affaire du bijoutier de Nice n’évoque pas une réalité nouvelle, ce est nouveau en revanche, c’est la réaction des Français. Une telle mobilisation spontanée montre que le point de rupture des Français est proche. On ne peut demander aux Français de tout accepter sans broncher. Pourquoi accepteraient-ils qu’un Jérôme Cahuzac, un fils Fabius, un fils Touraine ou que des délinquants récidivistes connus des services de polices soient en liberté, quand ils se permettent de profiter du système, alors que ce même système décide d’envoyer en prison un homme victime d’agression, qui a défendu son bien en état de légitime défense. Le mot “égalité” n’aurait plus aucun sens dans notre devise nationale.

    David Van Hemelryck, merci d’avoir répondu à nos questions, vous retrouvera-t-on dans les airs ces prochains mois ?

    Peut-être pas dans les airs mais vous me retrouverez. Nous prévoyons “encore plus fort”. Hollande-Demission.fr mènera le combat jusqu’au bout, vous pouvez nous faire confiance.

    http://fr.novopress.info/141569/banderole-hollande-demission-en-ulm-interview-exclusive-du-pilote/#more-141569

  • Groupe d'Action Royaliste

    Soutenu par Maître Antoine Murat malheureusement disparu. Créé en octobre 2008 et considéré aux yeux du doyen des Camelots du Roi, Guy Steinbach, (qui est également le président d'honneur) comme étant parfaitement dans la lignée des Camelots du Roi, le GAR s'est donné comme objectif de moderniser le combat royaliste en ce début du XXIème siècle. Fonctionnant plus comme un réseau de militants autonomes et déterminés, le GAR élabore sa base de recrutement sur des critères biens précis : Pas d'esprit consommateur, tous les militants du GAR sont là pour donner de leur personne et si possible aussi doivent être membre du réseau Lescure. Les militants doivent agir :

    Avec l'intérêt général et non avec leurs caprices de sentiments.
    Avec l'intérêt général et non avec leurs goûts ou leurs dégoût, leurs penchants ou leurs répugnances.
    Avec l'intérêt général et non avec leur paresse d'esprit ou leurs calculs privés ou leurs intérêts personnels


  • Écolos : après les Gardes rouges, les Gardes verts

    La transition énergétique est en route et les écologistes sont contents. Après les annonces de François Hollande : « Le cap est donné. » Les Verts vont donc conserver leurs ministères et les socialistes leurs alliés…
    Philippe Randa
    Certes, ce sont les affaires de la gauche et sa tambouille politique interne. Certains se réjouissent, finalement, que les socialistes soient désormais alliés aux écolos, certes un peu foufous, souvent franchement grotesques, mais assurément moins dangereux pour nos libertés, croient-ils, que les communistes qui ne sont plus que l’ombre de leur ombre. Voire…
    C’est compter sans le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) auquel se réfèrent l’immense majorité des médias pour déformer, si ce n’est pour reformater, ce qu’il convient de savoir et de penser sur l’état de la planète. Et gare à ceux qui s’avisent de contredire les oukases de celui-ci. Interdits de parole dans les débats – les représentants du GIEC refusent quasi systématiquement d’y participer s’il y a des contradicteurs –, tous les scientifiques qui réfutent les thèses manichéennes sur le réchauffement climatique sont systématiquement dénigrés, disqualifiés de manière quasi diffamatoire et cloués au pilori. 
    « Concernant les rapports du GIEC, la presse ne juge pas utile d’adopter une posture critique comme elle le fait habituellement quand elle présente les conclusions d’une institution. Les médias européens […] ne font pas preuve de recul critique, mais ils ont ouvertement pris parti dans cette controverse et parlent de cette théorie comme d’une évidence incontestable, adoptant ainsi cette idée qu’en la matière “the science is settled” (la science est catégorique) et “the debate is over” (le débat est clos). Les thèses qui nuancent, relativisent, interrogent, contestent ou s’opposent, même partiellement, aux thèses du GIEC sont d’emblée disqualifiées sans même faire l’objet d’une présentation neutre », écrit le quotidien de l’Agence économique et financière à Genève, L’AGEFI.
    Quant aux conflits d’intérêt – de Rajendra Pachauri (président du GIEC et ancien directeur, entre autres, de l’Indian Oil Corporation) à Al Gore (cofondateur d’un hedge fund londonien qui gagne des sommes importantes sur le marché des émissions de carbone) –, ils ne sont jamais mis en avant. En revanche, tournent en boucle les innombrables photos truquées, notamment des ours polaires censés être en voie de disparition, mais dont le nombre ne décline pas, au contraire : sur 19 espèces, 17 sont en augmentation ou à des niveaux optimaux et deux ont diminué modestement, si l’on en croit le Dr Mitchell Taylor qui n’est QUE l’un des plus grands experts mondiaux des ours polaires.
    Mais il y a heureusement des limites à la désinformation. Un collectif dirigé par le professeur István Markó s’est attelé à la tâche : il analyse dans un livre fort instructif (Climat : 15 vérités qui dérangent, Éditions Texquis) la nature du GIEC et son influence dans le débat sur le rôle de l’homme dans les évolutions climatiques.
    Un livre qui ne dérangera probablement pas ceux s’obstinant à s’informer dans les seules colonnes de la Pravdavert-de-rouge…
    © Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique et éditeur (www.francephi.com)