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France et politique française - Page 4844

  • Le mariage français devenu républicain

    Être républicain n'est pas une opinion neutre. Un mariage explicitement républicain n'est pas un mariage neutre. L'état français a-t-il le droit d'imposer, contre les consciences, un type de contrat obligatoire qui engage les époux au-delà de son objet réel?

    Par l’amendement n°4361 de la loi sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, l’article 165 du code civil a été modifié en remplaçant les mots « célébré publiquement devant » par « prononcé lors d’une célébration publique et républicaine par ».
    Le mariage en France, par cette modification, de civil est devenu républicain.
    Ainsi l’exprime Monsieur Alain Touret lors de l’exposé sommaire de l’amendement qu’il a proposé : 
    Cet amendement vise à introduire dans le code civil l'affirmation du caractère républicain de la célébration du mariage….Le mariage civil est aussi, depuis la Révolution française de 1789, une institution laïque. Le rite civil qui l'entoure en atteste… Lors de la cérémonie du mariage, le maire agit en sa qualité d'officier d'état civil, dans une salle de la mairie, devant le portrait de Marianne, symbole de la République, ceint de l'écharpe tricolore.
    Or si vous naissez de parents français, vous êtes citoyen français. Et si la France est une république, vous n’en êtes pas pour autant républicain.
    Adhérer à un système politique est affaire de pensée et de conscience. Ainsi, on peut être français et monarchiste, communiste, démocrate, anarchiste, ochlocrate, oligarche, totalitariste ou tout simplement en désaccord avec le système politique sans avoir rien à proposer.
    Si donc un couple non républicain veut s’unir devant les hommes, pas de mariage possible sans aller à l’encontre de ses opinions ou de sa conscience. N’est-ce pas là une atteinte à la liberté ? Cependant, il reste à ce couple la possibilité d’opter pour le PACS.
    Mais que dire du cas où le mariage républicain devient une obligation ? Oui, une obligation.
    Car pour un couple non républicain désirant se marier devant Dieu et les hommes, le mariage civil  est une obligation. En France, le ministre d'un culte n’a pas le droit de marier religieusement sans avoir préalablement reçu l'acte de mariage civil. Il risque six mois d'emprisonnement et 7500 euros d'amende.
    En ce cas, il n’existe aucune alternative possible. Pour se marier religieusement, il faut signer un contrat civil et républicain. Bien que mariage civil et mariage religieux n’aient plus grand chose en commun.

    Nous demandons l’abrogation de l’article 433-21 du code pénal afin que la France, selon la Constitution, assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion, et selon la Convention européenne des droits de l’homme, garantisse pour toute personne le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion.

    Documents annexes :
    Code civil- Article 165 Modifié par LOI n°2013-404 du 17 mai 2013 - art. 3 et  art. 5
    Le mariage sera célébré publiquement lors d'une cérémonie républicaine par l'officier de l'état civil de la commune dans laquelle l'un des époux, ou l'un de leurs parents, aura son domicile ou sa résidence à la date de la publication prévue par l'article 63, et, en cas de dispense de publication, à la date de la dispense prévue à l'article 169 ci-après.
    Article 433-21 du Code pénal :
    Tout ministre d'un culte qui procédera, de manière habituelle, aux cérémonies religieuses de mariage sans que ne lui ait été justifié l'acte de mariage préalablement reçu par les officiers de l'état civil sera puni de six mois d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende.
    Le sujet a été clairement exposé par Madame Axelle Lemaire lors de la séance de vote à l’Assemblée Nationale le 25 janvier 2013 :
    Cet amendement adjoint le qualificatif républicain au terme célébration et rappelle ainsi que le mariage est une institution républicaine. C’est dans les mairies, temples républicains par excellence si j’ose l’expression, derrière les frontons qui énoncent la devise de la République, que sont célébrés les mariages avec bientôt un peu plus d’écho donné encore à l’égalité grâce à ce texte.
    Or rien, dans les dispositions du code civil relatives au mariage ne fait directement référence à la République, à part des dispositions d’ordre procédurales qui mentionnent le rôle du Président de la République et du procureur de la République.
    Pourquoi souligner, dans l’article 165 du code civil, qui traite des formalités relatives à la célébration du mariage, le caractère républicain de cette célébration ? Tout simplement parce qu’une occasion textuelle nous est ici donnée d’affirmer dans la loi ce principe désormais intangible, mais qui ne le fut pas toujours selon lequel le mariage fait l’objet d’une célébration républicaine. Le mariage est en effet plus qu’un seul contrat, plus que la validation d’un nouveau lien contractuel entre les époux, il est une entrée dans un cadre juridique destiné à régir un ordre sociétal lui-même défini par les lois de la République.
    Voilà ce que célèbre le maire ou ses adjoints lorsqu’il prononce le mariage et qui explique aussi l’importance du cérémoniel. Le rituel civil se distingue au demeurant du rituel religieux puisque, si les futurs époux peuvent choisir – et c’est aussi cela la liberté – de se marier de manière confessionnelle et spirituelle, c’est le mariage républicain et lui seul qui ouvre l’accès aux droits et aux devoirs des époux. Cet amendement officialise le caractère républicain de la célébration du mariage.
    Texte complet de l’exposé sommaire de l’amendement par Monsieur Alain Touret :
    Cet amendement vise à introduire dans le code civil l'affirmation du caractère républicain de la célébration du mariage. Vous savez, mes chers collègues, à quel point nous autres, radicaux, sommes sensibles à ce caractère républicain.
    Le mariage civil illustre à plusieurs titres les valeurs républicaines.
    Il est d'abord une liberté : le droit de se marier, de refuser le mariage, de choisir son conjoint. En ce sens, il est l'émanation de l'une des valeurs fondamentales de notre République.
    Il est aussi, depuis la Révolution française de 1789, une institution laïque. Le rite civil qui l'entoure en atteste, ceux d'entre nous qui sont maires, comme vous monsieur le président, le savent. Lors de la cérémonie du mariage, le maire agit en sa qualité d'officier d'état civil, dans une salle de la mairie, devant le portrait de Marianne, symbole de la République, ceint de l'écharpe tricolore.
    Le rappel des dispositions du code civil marque les obligations et les devoirs nés de cet engagement. L'ouverture du mariage aux personnes de même sexe fait progresser encore cette institution dans le champ des valeurs de notre République.
    C'est pourquoi nous proposons qu'à l'article 165 du code civil, les mots « célébré publiquement devant l'officier d'état civil » soient remplacés par les mots « prononcés lors d'une célébration publique et républicaine. »
  • Hervé Ryssen dans le rôle d’un antifa

    L’écrivain Hervé Ryssen (livres ici) se met dans la peau d’un antifa dans cette déclamation (ironique) :

  • Rassemblements de soutien à la « Manif pour tous » et aux 19 de Solférino à Varsovie et Budapest

    Rassemblements de soutien à la « Manif pour tous » et aux 19 de Solférino à Varsovie et Budapest

    Le 5 juin, de jeunes hongroises se sont rassemblées devant l’ambassade de France à Budapest pour dénoncer le traitement policier réservé aux 19 de Solférino. Crédit photo : DR

    BUDAPEST (NOVOpress) — Les gigantesques manifestations du peuple français en opposition à la loi Taubira et au « Mariage pour tous » ne sont pas passées inaperçues à l’étranger. L’ignorance du gouvernement français et répression brutale contre les manifestants non plus.

    C’est ce qui a motivé deux rassemblements spontanés – pilotés par Maria Piasecka-Łopuszańska du réseau « Christian Women Against Femen » interrogée par Novopress récemment – devant les ambassades de France à Varsovie et Budapest, ce mercredi 5 juin à 16h (horaire précoce choisi pour que les ambassades soient encore ouvertes).

    À Budapest, parmi la trentaine de personnes présentes, la député Szilvia Bertha est venue accompagnée de plusieurs de ses enfants – dont le dernier est né durant son mandat – et a remis une lettre à l’ambassade. Était également présent le journaliste conservateur Ádám Pozsonyi.

    Dans cette vidéo, une des manifestantes, Edda Budaházy, explique en anglais les raisons de la manifestation à Budapest.

    Au même moment, à Varsovie, l’ambassade de France était particulièrement inquiète et a appelé à plusieurs reprises les organisateurs, semblant craindre des débordements. Il est vrai que le jour même de la Manif pour Tous du 26 mai à Paris, près de 10.000 personnes participaient à Varsovie à une marche pour la famille. Le rassemblement – tout aussi pacifique qu’à Budapest – s’est déroulé en toute quiétude et a attiré de nombreux médias.

    Un message de soutien aux « 19 de Solférino » (en référence aux militants de Génération Identitaire qui ont – sans violence ni dégâts – brièvement occupé le toit du siège du Parti Socialiste à Paris) a également été déployé par les manifestantes à Budapest. Voilà qui devrait donner un peu de baume au cœur aux militants de Génération Identitaire qui sont l’objet de persécutions par la justice française, tout en contribuant à informer l’opinion internationale sur les sidérantes dérives du pouvoir français pourtant jamais à court de leçons de démocratie à donner au monde entier.

    D’autres manifestations dans d’autres pays devraient avoir lieu dans les prochaines semaines.

    http://fr.novopress.info

  • L’après 24 mai : Enfin le divorce entre pays réel et pays légal ?

    « Ita missa est » scandent prétentieusement nos adversaires depuis que la loi Taubira est votée, promulguée et inscrite dans les textes sacrés de notre bonne vieille république, cinquième du nom, catin décatie et fétide qui n’en finit plus de saper le bel édifice français. Les flonflons médiatiques et sponsorisés du premier mariage homo de France ont maintenant fini de sonner dans la nuit montpelliéraine. En fait de flonflons, si cette loi reste en l’état, elle sonnera le glas des fondements traditionnels de notre société. Dont acte.

    Mais si la Famille en France a perdu une bataille, elle n’a pas perdu la guerre. Les troupes sont nombreuses et fraîches !

    Car « le désespoir en politique est une sottise absolue », oserons-nous répondre à ces idolâtres de l’union des invertis de tous poils (en attendant le mariage à trois comme au Brésil et autres joyeusetés de ce genre). Fort heureusement, ce qu’une minorité, un groupuscule, une secte, aura réussi à obtenir contre la majorité des français ne devrait logiquement guère perdurer quand la Droite (la forte, populaire, sociale, moderne et humaniste, celle des gaullistes en mouvements ou celle qui a des idées… si, si, ça existe…), bref, quand le gang de Copé aura repris les clefs du 55 rue du Faubourg Saint-Honoré, on verra s’qu’on verra. Renvoyés dans les fin fonds du Marais, les pedzouilles et prière de s’empapaouter ailleurs !

    Non ? Vous n’y croyez pas ? Ah, vous non plus…

    Comme vous avez bien raison. Si par le plus grand des hasards ces loufiats de l’UMP arrivaient à déloger des affaires (de corruption) les camarades socialistes, vu les débats internes qui ont fait les délices de la campagne d’investiture à Paris, je parie mon stock de litière bio que rien ne changera et qu’ils se dépêcheront de figer la situation, histoire de ne pas froisser nos gay-lurons en mal de noces ou pire encore, être brocardés par de grimaçantes effigies lors d’une gay-pride de protestation. C’est que ça vous tue un homme politique ce genre de truc.

    Encore faut-il arriver au pouvoir

    Quelque chose me dit que le paysage politique pourrait être considérablement modifié, si d’aventure les piétons pacifiques de  la « Manif pour tous » s’entêtaient à considérer, que ce pour quoi ils sont descendus dans la rue, était plus fort que leur inclinaison traditionnelle à voter habituellement et aveuglément pour l’UMP. Voter FN ? S’abstenir ? Voter blanc ? Voter Barjot (y paraitrait que cela puisse se faire…) ? Tout est envisageable, mais je ne suis pas sûr qu’à cette heure, nous puissions évaluer les conséquences électorales de ce mouvement de protestation. Quelles seront donc les réactions des marcheurs devant la pusillanimité des dirigeants de l’UMP ? Leur discours hésitant, contradictoire, alambiqué, est le reflet d’un manque de courage politique et d’une absence sidérante d’idées, qui pourraient détourner définitivement les sympathisants de la rue de Vaugirard et les faire lorgner vers d’autres rivages.

    Tabler sur un rejet de la classe politique par une frange conséquente de l’électorat traditionnel de droite est-il envisageable ? Il est évident que le discours très consensuel de Marine Le Pen va séduire de plus en plus cette partie de l’électorat pour qui les valeurs traditionnelles ont encore de l’importance. Franchiront-ils le Rubicon ?

    Quant aux électeurs de gauche, de plus en plus nombreux à se détourner d’un pouvoir socialiste qui n’a aucune politique ou embryon de politique pour résoudre les maux qui les accablent (pouvoir d’achat, chômage, impôts…), nul ne peut prévoir vers qui iront leurs prochains votes. Vers la gauche si le discours populo-démago de Mélanchon séduit encore ; vers Le Pen en cas de ras-le-bol d’une immigration-invasion qui suce nos ressources et écornent les diverses prestations sociales.

    Voilà où est notre chance à nous les opposants de ce régime de corrompus, ce régime de haine et de division qui étouffe notre pays. Nous devons faire entendre une autre voix, celle d’une France pacifiée, délivrée des mercenaires qui se paient sur la pauvre bête, une France enfin débarrassée des sangsues professionnelles qui se gavent de nos richesses pour se faire une situation de rentiers à l’Assemblée Nationale, au Sénat ou au sein des Conseils Généraux.

    Notre devoir est donc d’aller vers tous ces déçus du système pour leur présenter notre projet, notre royal projet. Et surtout, il faut le faire avant que la banqueroute générale ne mette notre pays dans une situation dramatique, quand nous serons tous ruinés et inféodés à un pouvoir technocratique imposé par la finance mondiale.

    L’heure n’est pas encore à l’insurrection, mais on s’en rapproche peut-être.

    ON NE LÂCHE RIEN !

    REMBARRE !

    lmpt,taubira,veilleurs,hommens

    Preuve que votre serviteur était bien présent dans la foule aux Invalides ce 24 mai 2013.

    Vous noterez l’équipement de haute technologie en adéquation avec le projet, hélas avorté, de marche sur l’Elysée. La foule n’a pas suivi malgré mes exhortations et mes cris de ralliement. Y’a encore du boulot pour faire comprendre à nos concitoyens l’empirisme organisateur et la notion de violence au service de la raison…

    http://soudarded.hautetfort.com

  • Résistance

    Editorial du père de Menthière curé de saint Jean Baptiste de la salle (Paris 15) :

    "Quatre-vingt-treize, c’est le titre d’un beau roman de Victor Hugo sur l’épopée glorieuse et ensanglantée des chouans. C’est un nombre qui évoque par lui-même les grandes résistances catholiques. Est-ce totalement un hasard si le jour ou Monsieur Hollande vint au Lycée Buffon pour exhorter les jeunes têtes blondes à la Résistance, 93 paroissiens se virent interpeller arbitrairement et embastiller dans un commissariat sis - Sainte Providence ! - rue de l’Evangile…. Quatre-vingt-treize, c’est le chiffre de la Terreur à laquelle on parvient vite quand un parti ayant tous les pouvoirs se croit tout permis. Il faut-être vigilant, on nous le dit assez. On ne peut laisser disparaitre subrepticement les libertés publiques. Et c’est pourquoi j’écris en témoignage de ce qui advient désormais chaque jour dans notre pays.

    Donc, ce lundi, un des prêtres, nos catéchistes, plusieurs étudiants furent arrêtés et menés au poste. Pendant ce temps, il ne se passait rien dans le paisible département du neuf-trois (tiens ? encore 93), ou plutôt il pouvait tout se passer puisque les policiers en très grand nombre étaient accaparés, boulevard Pasteur, à maîtriser héroïquement de dangereuses mères de familles au risque de trébucher sur les poussettes. Il faut dire que ces dames avaient eu l’audace, les rebelles, de nommer résistance leur refus de la Loi Taubira, ce que M. le Président condamna. Les mots ont un sens, disait-il, il faut leur donner leur signification. Mais pourquoi ne peut-on appeler Résistance ce qui en devient chaque jour davantage une, si on peut appeler Mariage ce qui n’en sera jamais un ? Car Bruno et Vincent, nos deux médiatiques amants, seront peut-être pour certains des symboles, des égéries, des pionniers, mais il y a une chose qu’ils ne seront jamais l’un pour l’autre : des époux. Que voulez-vous : le réel lui aussi résiste…

    A l’heure où j’écris ces lignes, deux jeunes paroissiens, pris mercredi en flagrant délit d’opinion subversive, sont encore en garde à vue. Je voulais que vous le sachiez. A l’instant, au téléphone, je reçois des nouvelles d’un de leur camarade qui a pu s’échapper. Il vient d’avoir vingt ans. Là, pas besoin des chiffres de la Préfecture : indubitablement, il est né en 93 …."

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • 50 ans après… une critique positive toujours d’actualité ?

    À partir d’avril 1961, un prisonnier est amené à faire le bilan sans concession de l’échec de son combat politique et activiste pour une cause perdue. Dominique Venner n’est pas encore l’historien et fondateur de la Nouvelle Revue d’Histoire qu’il est devenu par la suite, il est un condamné politique à la prison de la Santé.

    UN “QUE FAIRE ?” NATIONALISTE

    Responsable d’un mouvement nationaliste interdit par le régime gaulliste, Jeune Nation, son engagement dans le combat de l’Algérie française l’a conduit à être arrêté et d’écoper de 18 mois de prison. Symbole de courage pour une génération de jeunes militants nationalistes de Jeune Nation mais surtout de l’importante Fédération des Etudiants Nationalistes (FEN), il est un observateur impuissant de la fin du combat des partisans de l’Algérie Française. Dans sa cellule, il rédige une courte brochure qui est un solde pour tout compte avec la ligne stratégique adoptée jusque-là. La rédaction du texte s’accompagne de longues discussions avec ses camarades détenus pour tirer les leçons de leur engagement, son analyse s’affine et devient un véritable plan de reconquête de l’influence perdue. George Bousquet, journaliste à RIVAROL, sortira le document lors de sa libération de la Santé. Pour une critique positive se diffuse alors rapidement dans les réseaux nationalistes en pleine recomposition. Le texte est anonyme, mais il est fait sien par la majorité des étudiants de la FEN. « Ecrit par un militant pour les militants », il touche directement sa cible. Dominique Venner exprimait clairement la volonté d’une jeunesse en quête d’un idéal révolutionnaire. Sévère et lucide, ce texte n’est nullement fait pour s’apitoyer sur une défaite. Il affirme que le combat ne fait que commencer, que le nationalisme est au début de sa longue marche. Pour une critique positive reste une référence pour tout un courant activiste, rarement un texte politique influence plusieurs générations de militants nationalistes. Cette brochure connut plusieurs éditions dans les années 1970, plus ou moins artisanales, et elle est maintenant diffusée gratuitement sur Internet par de nombreux sites de téléchargement. Comment expliquer cette longue postérité d’un texte écrit dans une situation d’urgence ? Tout simplement parce qu’il pose les problématiques de base que rencontrent les militants nationalistes authentiques et révolutionnaires depuis 50 ans. Dès les premières lignes, Pour une critique positive établit une distinction fondamentale et sans équivoque entre les “nationaux” et les “nationalistes”. L’attitude des premiers est dénoncée en des termes très durs. La « confusion idéologique » des nationaux est critiquée sans appel : « Les “nationaux” s’attaquent aux effets du mal, pas à ses racines. Ils sont anticommunistes mais oublient que le capitalisme et les régimes libéraux sont les principaux artisans de la propagation du communisme. Ils étaient hostiles à la politique algérienne du gouvernement, mais oublient que cette politique était le produit d’un régime, de son idéologie, de ses intérêts, de ses maîtres réels financiers et technocrates, comme de ses structures politiques et économiques. Ils voulaient sauver l’Algérie française contre le régime, mais ils reprennent à leur compte ses principes et ses mythes ». L’opportunisme et la mythomanie de ces milieux (« Un bridge avec un général en retraite, un parlementaire ou un sergent de réserve devient une sombre et puissante conjuration ») n’ont d’égal pour Venner que leur arrivisme électoraliste. Sur la question de l’action violente, le texte est clair sur l’importance de rompre avec les pratiques “terroristes” désorganisées des derniers feux de l’OAS : « Le terrorisme aveugle est le meilleur moyen pour se couper d’une population. C’est un acte désespéré ». Mais c’est surtout le manque de discipline et d’organisation qui reste une constante dans les rangs de la mouvance. Dès lors le jugement est sans appel. « Zéro plus zéro, cela fait toujours zéro. L’addition des mythomanes, des comploteurs, des nostalgiques, des arrivistes, ne donnera jamais une force cohérente. »

    POUR UNE NOUVELLE THÉORIE RÉVOLUTIONNAIRE

    On l’aura compris, Pour une Critique positive était sans concession. Dominique Venner s’appuyait sur l’exemple de rigueur de Lénine et des Bolcheviks russes à la veille de la Révolution d’Octobre 1917. Lecteur du « Que faire ? » du fondateur de l’URSS, il établit une nouvelle théorie révolutionnaire créant un unité entre réflexion et action radicale. Ce rôle est donnée à la « conscience révolutionnaire », elle est le cœur de la méthode qu’il veut mettre en place : « Le révolutionnaire est entièrement conscient de la lutte engagée entre le Nationalisme, porteur des valeurs créatrices et spirituelles de l’Occident et le Matérialisme sous ses formes libérales ou marxistes. Il est libéré des préjugés, des contre-vérités et des réflexes conditionnés par lesquels le régime se défend. L’éducation politique qui permet de s’en affranchir s’acquiert par expérience personnelle, bien sûr, mais surtout à l’aide de l’enseignement que seule l’étude permet de dégager. Sans cette éducation, l’homme le plus courageux, le plus audacieux, n’est plus qu’une marionnette manipulée par le régime […] Par une propagande permanente à sens unique, à laquelle chacun est soumis dès l’enfance, le régime, sous ses multiples aspects, a progressivement intoxiqué les Français.

    Toutes les nations à direction démocratique en sont là. Tout esprit critique, toute pensée personnelle sont détruits. Il suffit que soient prononcés les mots-clefs pour déclencher le réflexe conditionné prévu et supprimer tout raisonnement ». Si des notions comme l’Occident ou le Régime (à lire dans le contexte de l’époque) sont datées, le fond reste d’une actualité intéressante. L’enjeu est donc de donner une direction révolutionnaire à toutes les forces nationalistes, dans la perspective d’un changement de la société sur des bases nouvelles. « Maintenir le moral offensif de ses propres partisans, communiquer ses convictions aux hésitants sont deux conditions indispensables au développement du Nationalisme. La preuve est faite que dans l’action ou en prison, quand la démoralisation guette, quand l’adversaire semble triompher, les militants éduqués, dont la pensée cohérente soutient la foi, ont une force de résistance supérieure ». Voulant doter le nationalisme d’une organisation centralisée et“monolithique”. tirant les enseignements de la période de Jeune Nation, le texte rappelle une règle fondamentale du militantisme : « La preuve est faite que cinq militants valent mieux que cinquante farfelus. La qualité des combattants, est, de loin, préférable à leur quantité. C’est autour d’une équipe minoritaire et efficace que la masse se rassemble, pas l’inverse. Que les mouvements révolutionnaires soient des minorités agissantes ne signifie évidemment pas que tous les groupes minoritaires soient, pour autant, révolutionnaires. C’est une excuse trop facile pour la médiocrité de certains. Les minorités agissantes ne sont pas des sectes stériles, elles sont en prise directe sur le peuple. » La définition même que Dominique Venner donne au nationalisme fit couler beaucoup d’encre et devait provoquer de nombreuses ruptures avec d’anciens camarades : « Fondé sur une conception héroïque de l’existence, le Nationalisme, qui est un retour aux sources de communauté populaire, entend créer de nouveaux rapports sociaux sur une base communautaire et bâtir un ordre politique sur la hiérarchie du mérite et de la valeur. Dépouillé de l’enveloppe étroite imposée par une époque, le Nationalisme est devenu une nouvelle philosophie politique. Européen dans ses conceptions et ses perspectives, il apporte une solution universelle aux problèmes posés à l’homme par la révolution technique. » L’orientation européenne et quasiment nietzschéenne du texte n’échappe pas, et laisse entrevoir l’évolution vers les premières formes de la pensée de la « Nouvelle Droite ». L’éthique de l’honneur de « l’homme européen » et l’appel à la naissance d’une « Jeune Europe » font encore débat. Mais comment ne pas souscrire à l’affirmation que l’Europe doit avoir un autre destin que la mondialisation. « L’unité est indispensable à l’avenir des Nations européennes. Elles ont perdu la suprématie du nombre ; unies, elles retrouveraient celle de la civilisation, du génie créateur, du pouvoir d’organisation et de la puissance économique. Divisées, leurs territoires sont voués à l’invasion et leurs armées à la défaite ; unies, elles constitueraient une force invincible […] La jeunesse d’Europe aura de nouvelles cathédrales à construire et un nouvel empire à édifier. ».
    Monika BERCHVOK Rivarol du 31 mai 2013

  • Le CRAC provoque Pierre Bergé au Conseil économique, social et Environnemental !

  • Tours : 200 militants d’extrême-gauche menacent de mort le porte-parole de Vox Populi !

     

    Tours : 200 militants d’extrême-gauche menacent de mort le porte-parole de Vox Populi !

    08/06/2013 – 21H00
    TOURS (NOVOpress via Vox Populi) –
    Ce samedi à 16 heures, 200 militants d’extrême-gauche (dont certains masqués et armés) se sont livrés à une véritable descente sur le commerce de Pierre-Louis Mériguet, porte-parole de Vox Populi. Les slogans criés étaient on ne peut plus clairs : « Mériguet on va te tuer ! »

    Cette manifestation sauvage et violente était préméditée, puisque plusieurs journalistes étaient présents sur les lieux. Malgré les menaces et le risque évident de violences, seulement une voiture de police encadrait la horde sauvage, renforçant ainsi son sentiment d’impunité. On peut légitimement s’interroger sur cette absence de présence policière, les extrémistes ayant ainsi pu laisser libre cours à leur haine sans être nullement inquiétés.

     

    Réaffirmons-le clairement : l’affaire Méric est une tragédie. Mais elle ne doit pas servir à cautionner les exactions de cette extrême-gauche violente qui cherche – en panique face à sa perte totale d’influence sur la jeunesse tourangelle et française – à museler toute forme d’expression politique ne lui convenant pas. Et cela notamment à l’approche des élections municipales.

    Menant un combat légal, politique, démocratique à visage découvert, les enracinés de Vox Populi ne céderont pas face aux menaces et à la haine d’extrémistes cagoulés.

    Une plainte va bien entendu être déposée pour menaces de mort, plusieurs agitateurs de l’extrême-gauche locale ayant clairement été identifiés.

    Crédit image : DR.http://fr.novopress.info/

  • [Vidéo] Les Antifa, ces gardiens de la paix

     

    La gauche française en action, que de l’amour . . .

    L’extrême gauche française : violence, casse, intimidation . . . Tout ça pour instaurer un climat de peur . . . ?

    Sur Rutube

    http://www.actionfrancaise.net