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France et politique française - Page 4847

  • Charles Maurras et le nationalisme de l'Action française du marquis de ROUX

    La doctrine d'Action française est si forte que ses détracteurs, plutôt que d'en discuter les thèses, ont souvent préféré se fabriquer une idée de l'Action française à laquelle ils ont attribué des idées philosophiques et religieuses qu'elle n'a jamais professées. C'est cette malhonnêteté intellectuelle que dénonce le marquis de Roux, grand avocat des causes nationales, dans un petit mais substantiel ouvrage paru en 1927 sous le titre Charles Maurras et le nationalisme de l'Action française. Sa lecture reste indispensable à quiconque veut se débroussailler l'esprit des idées toutes faites et des calomnies sans cesse déversées sur notre école de pensée.
    L'intérêt national
    L'essentiel s'y trouve, à commencer par l'affirmation que l'Action française n'est pas un parti : elle se refuse « à ce rôle de faction organisée qui dominerait l'État. Elle déclare à l'avance que le roi, restauré par elle, devra gouverner avec le concours de tous et en employant les plus compétents ». De même elle met en garde contre tout parlementarisme, « même tempéré par la couronne », car c'est toujours un gouvernement de partis.
    Première condition pour être d'Action française : « éliminer de la discussion politique nos goûts, penchants ou répugnances, partis-pris de sentiment ou habitudes d'esprit ». Alors, s'étant ainsi libéré, savoir s'appuyer sur l'expérience historique montrant ce qui réussit ou échoue, ce qui produit des effets heureux ou malheureux : c'est « l'empirisme organisateur ». La première leçon de l'observation objective des faits est que « les intérêts particuliers doivent être non sacrifiés mais subordonnés à l'intérêt général » qui est pour nous Français « l'intérêt national », lequel requiert le bienfait de « l'autorité ».
    Celle-ci doit être désignée de façon qu'elle puisse « réaliser l'unité du commandement, avoir l'indépendance, la durée et la continuité » et que « l'intérêt de celui qui l'exerce coïncide avec l'intérêt de ceux sur qui et pour qui elle s'exerce ». C'est la monarchie héréditaire. Une monarchie respectueuse de la foi catholique, dont toute l'Histoire atteste les bienfaits. Une monarchie en outre assez forte pour ne pas avoir besoin d'entretenir une clientèle de fonctionnaires, donc pour décentraliser, faire revivre les petites « républiques locales » et les organisations professionnelles.
    Au bout de ce résumé de la méthode propre à notre mouvement, le marquis de Roux précise que les royalistes d'Action française n'ont pas à attendre la restauration pour servir : « Ils ne sont royalistes que parce qu'ils sont patriotes : ils se sentiraient donc inexcusables de ne pas défendre de tout leur pouvoir l'héritage en l'absence de l'héritier. » Langage toujours actuel.
    Définitions
    Restent alors à bien définir trois locutions que la mauvaise foi a si souvent travesties : Le « nationalisme intégral » est « celui qui sacrifie au bien de la nation les préjugés révolutionnaires », donc celui qui conclut « à la monarchie » ; le « politique d'abord » exprime tout simplement la « priorité (et non la primauté) du moyen politique », étant bien entendu qu'il s'agit ici de l'ordre des moyens purement humains ; le « par tous les moyens » veut dire tous les moyens légaux ou illégaux, mais honnêtes et avouables, comme par exemple, même sans avoir encore la force de remplacer le mauvais législateur, tout mettre en oeuvre pour faire échec à une mauvaise loi.
    Il faut lire attentivement les pages où le marquis de Roux parle de la nécessaire collaboration des croyants et des incroyants. Il en précise les conditions : se réunir au nom de l'intérêt national, dans un but donc temporel, qui ne suppose ni interconfesionnalisme, ni spiritualisme syncrétiste, ni libéralisme mettant toutes les religions sur le même plan.
    Voilà donc l'Action française telle qu'elle est, telle qu'elle se définit, telle que l'honnêteté commande de la considérer, qu'on l'approuve ou non. On a malheureusement voulu en faire un mouvement aux préoccupations philosophiques ou religieuses suspectes. Les diffamations de prétendus bien-pensants, démocrates chrétiens pour la plupart, aboutirent en 1926 à la mise à l’index de L’Action Française par Rome. C’est à eux que répond le marquis de Roux.
    Le bienfait catholique
    D'abord l'agnosticisme de Maurras. Notre maître avait eu en effet le malheur de perdre la foi au sortir de l'adolescence, mais il en souffrait et restait assoiffé de vérité. « Ce n'est pas assez dire, écrit le marquis, de constater que la politique de Maurras ne se déduit pas de son agnosticisme. Loin d'en découler elle est psychologiquement une réaction contre lui. » Nul danger de paganisme, ou de panthéisme, ou d'immoralité à fréquenter Maurras ; sa façon de dénoncer les faux dieux que le monde moderne fait souvent passer pour le vrai a ramené plus d'un de ses amis à retrouver la foi de leur enfance (à commencer par Henri Vaugeois). Et si Maurras a montré qu'il existe « une physique politique qui étudie légitimement les conditions et les résultats de nos activités d'un point de vue qui n'est pas celui de la morale », il a toujours reconnu que la morale reprend ses droits « pour nous dicter notre devoir d'état de citoyen ». Il va même plus loin, reconnaissant que « non seulement l'obligation morale, mais l'obligation juridique n'a de sens et de force que par référence de l'Absolu ». Tout à l'opposé de la morale kantienne, Maurras pense que « transformer en accord les oppositions de l'intérêt et du devoir c'est le chef-d'oeuvre de la politique », en quoi il se trouve en plein accord avec les plus grands politiques catholiques qui avaient avant lui étudié les institutions secourables à la faiblesse humaine. Accord qui se manifeste éminemment dans le domaine de la doctrine sociale de l'Église, si bien exposée et approfondie par le marquis de La Tour du Pin et que l'Action française a faite sienne.
    Universalité
    Dans sa critique de la démocratie, dans son anti-libéralisme et dans sa conception du catholicisme, Maurras a toujours insisté « sur l'universalité du bienfait catholique, sur la situation privilégiée qui est due entre toutes les confessions, entre tous les cultes, à l'Église catholique sur la terre de France et sur toute la terre habitée ». On sait en effet où la "séparation" de la république d'avec la foi qui a fait la France nous mène aujourd'hui...
    Ce sens catholique de l'universalité, d'un juste et d'un bien communs à l'humanité inspire aussi le nationalisme de l'Action française, pour lequel « le génie national correspond aux façons qui nous sont le plus naturelles et faciles de nous élever à un type supérieur d'humanité ».
    Ce ne sont là que quelques exemples de la richesse de l'ouvrage du marquis de Roux. Un livre que le temps n'en nullement démodé, qui confirme les adhérents dans leur choix et qui guérit les hésitants de leurs états d'âme.
    Michel FROMENTOUX L’Action Française 2000 du 1er au 14 décembre 2005
    * Marquis de Roux : Charles Maurras et le nationalisme de l'Action française. Éd. Grasset, 1927.

  • Petite histoire des campagnes de diabolisation

    PARIS (via Polémia)  - La « diabolisation » est une technique de manipulation des esprits. Elle vise à interdire la description des faits ou l’expression de certaines idées en disqualifiant celui qui les rapporte, en l’accusant d’ « extrémisme », de « dérapage » ou de « provocation ». La diabolisation est l’arme majeure du terrorisme intellectuel. Arme régulièrement utilisée en France depuis quarante ans mais qui a aussi été employée avec succès ailleurs.

     

    Petit rappel historique en forme d’explications :

    1968 : Enoch Powell
    Helléniste, latiniste, poète anglais, ancien de Cambridge, le député conservateur Enoch Powell était promis aux plus hautes destinées britanniques. Mais, élu d’une banlieue de Birmingham, il jugea de son devoir de s’inquiéter de l’immigration massive qui affectait alors sa circonscription. Son discours du 20 avril 1968 reste prophétique. Mais une campagne de diabolisation s’abattit sur lui. Pour évoquer les risques des sociétés multiculturelles il avait cité un vers de Virgile : celui évoquant la vision de la sibylle décrivant le « Tibre tout écumant de sang ». Le peuple britannique apporta son soutien à Enoch Powell mais les médias ne retinrent de son discours qu’une expression, celle des « fleuves de sang ». Enoch Powell fut brisé par le Système qui lui préféra le pâle Edward Heath. Plus tard, la leçon fut retenue par Margaret Thatcher : pour conserver le pouvoir et imposer des réformes libérales, la « Dame de fer » sut mobiliser l’esprit national pour reconquérir les Malouines mais laissa des pans entiers du Royaume-Uni s’islamiser et s’africaniser.

    1979 : la campagne de presse contre la « Nouvelle Droite »
    Durant l’été 1979, les grands médias lancèrent une campagne de presse massive visant à disqualifier des clubs de réflexion (GRECE et Club de l’Horloge) et un journal en plein essor, le Figaro Magazine, tout en « compromettant » le RPR et l’UDF. Sans qu’il y ait eu une seule phrase à reprocher aux mis en cause, l’objectif était de frapper d’interdit certaines idées : celles qui valorisaient les origines européennes de la civilisation française, celles qui prenaient en compte la diversité et l’originalité des cultures, celles qui relativisaient le rôle de l’acquis par rapport à l’inné. Toutes idées jugées non « correctes » tant par les tenants d’un marxisme finissant que par les partisans de la nouvelle idéologie des droits de l’homme en train de se constituer autour de Bernard-Henri Lévy.

    1980 : l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic
    Le 3 octobre 1980, une bombe explosa devant la synagogue de la rue Copernic à Paris. Immédiatement « l’extrême droite » fut accusée. Et le président de la LICRA, Jean Pierre-Bloch affirma : « Les assassins, ce sont aussi ceux qui ont créé le climat » ; il visait là les journalistes du Figaro Magazine, ciblés aussi par BHL. Quant au pouvoir exécutif de Giscard, Barre et Bonnet (ministre de l’Intérieur), il fut accusé de complaisance avec l’« extrême droite ». On sut très vite pourtant que l’attentat était d’origine proche-orientale mais l’effet politique des accusations mensongères fut redoutablement efficace : la direction du Figaro Magazine fut épurée et Valéry Giscard d’Estaing battu à l’élection présidentielle de mai 1981.

    1980 : le parti communiste et le bulldozer de Vitry
    Le 24 décembre 1980, la municipalité de Vitry, conduite par son maire, bloque au bulldozer la construction d’un foyer de travailleurs immigrés devant abriter 300 travailleurs maliens. Le maire Paul Mercieca est soutenu par Georges Marchais puis par une résolution du Comité central du parti. Georges Marchais affirme alors qu’« il faut stopper l’immigration officielle et clandestine ».

    Une campagne médiatique se déclenche alors contre le parti communiste. Etre allié de l’Union soviétique et défendre le goulag ne l’empêchait pas du tout de disposer d’un accueil favorable dans les médias ; en revanche, refuser l’immigration l’expose à la diabolisation. Pour y échapper, et malgré le soutien des populations locales, le parti communiste plie et se soumet aux dogmes de « l’antiracisme ». Il y perdra progressivement la totalité de son électorat populaire aujourd’hui partiellement remplacé par l’électorat immigré.

    1983 : Dreux et le Front national
    Aux élections municipales de 1983, le thème de l’immigration, abandonné par le parti communiste, revient sur le devant de la scène, notamment dans le XXème arrondissement de Paris où Jean-Marie Le Pen est candidat et à Dreux où Jean-Pierre Stirbois conduit la liste du Front national. La socialiste Françoise Gaspard ayant fraudé pour être réélue en mars 1983, les élections de Dreux sont annulées ; de nouvelles élections ont lieu en septembre : pour emporter la ville, la liste RPR/UDF fusionne au deuxième tour avec celle de Jean-Pierre Stirbois. La gauche lance alors une campagne de diabolisation du Front national et reçoit pour la circonstance le soutien de Simone Veil que ce choix isole au sein du RPR et de l’UDF.

    1986 : la mort de Malik Oussekine et le sida mental
    En 1986, le gouvernement Chirac cherche à réintroduire la sélection à l’université et à réformer le code de la nationalité. La gauche et les organisations antiracistes subventionnées organisent alors des manifestations violentes de protestation.

    Dans le Figaro Magazine du 6 décembre, Louis Pauwels dénonce « le monôme des zombies » : « Ce sont les enfants du rock débile, les écoliers de la vulgarité pédagogique, les béats nourris de soupe infra-idéologique cuite au show-biz, ahuris par les saturnales de “Touche pas à mon pote”. (…) L’ensemble des mesures que prend la société pour ne pas achever de se dissoudre : sélection, promotion de l’effort personnel et de la responsabilité individuelle, code de la nationalité, lutte contre la drogue, etc., les hérisse. (…) C’est une jeunesse atteinte d’un sida mental. »

    Le même 6 décembre, à l’issue de la destruction d’une barricade par la police, un immigré sous dialyse rénale, Malik Oussekine, trouve la mort. Une puissante campagne de sidération de l’opinion s’engage et débouche finalement sur le retrait des lois sur l’université et la nationalité. Formule choc qui illustre bien la baisse des capacités immunitaires et de défense de la société, le « sida mental » est au cœur du scandale médiatique. Mais l’enchaînement des événements montre sa réalité. Aujourd’hui encore c’est le « sida mental » qui rend impossible la répression des émeutes ethniques dans les banlieues de l’immigration.

    1987 : le « détail » de Jean-Marie Le Pen
    Le « détail » de Jean-Marie Le Pen est souvent considéré – par ses partisans comme par ses adversaires – comme l’explication majeure de la diabolisation du Front national (le mot « détail » a lui-même été diabolisé !). Ce point de vue mérite d’être fortement nuancé voire corrigé :

    - d’abord, parce que l’affaire du « détail » ne fut qu’une opération de diabolisation parmi beaucoup d’autres ; il est d’ailleurs intéressant de constater que la campagne de presse contre le « détail » de Jean-Marie Le Pen ne se déclencha pas immédiatement après l’émission « RTL/Le Monde » mais… 48 heures plus tard ; émotion et indignation ne furent pas instantanées mais programmées ;
    - ensuite, le « détail » survenu en septembre 1987 n’empêcha pas Jean-Marie Le Pen d’obtenir les 500 parrainages de maire nécessaires à sa candidature à l’élection présidentielle, ni de rassembler, au 1er tour, 14,5% des suffrages, doublant quasiment le nombre de ses voix par rapport aux élections législatives précédentes.

    1990 : la profanation de Carpentras
    Il y a chaque année – ce qui est déplorable – plusieurs centaines de profanations de cimetières. Dans plus de 90% des cas il s’agit de cimetières catholiques et cela n’émeut personne dans la classe politico-médiatique. Il n’en va pas de même lorsqu’il s’agit de profanations de sites musulmans ou juifs.

    A l’origine, la profanation du cimetière de Carpentras ne fit l’objet que d’une simple dépêche de quelques lignes sur l’AFP ; puis elle fut mise en scène par le ministre de l’Intérieur, Pierre Joxe, et devint un événement national de première ampleur. L’ensemble fut couronné par une grande manifestation PS/RPR/PC/UDF/LCR/SOS-Racisme/LICRA conduite par François Mitterrand.

    L’ancien directeur des RG, Yves Bertrand, a décrit l’affaire dans un livre de mémoires, n’hésitant pas à la qualifier de manipulation médiatique, sans se prononcer sur l’origine de l’acte lui-même si ce n’est sur la parfaite innocence du Front national. Parfaite innocence qui n’empêcha pas que soit brisée l’ascension du Front national qui venait pourtant d’obtenir l’élection d’un député au scrutin majoritaire (Marie-France Stirbois).

    L’affaire de Carpentras reste dans les mémoires car c’est la plus forte opération de sidération des esprits des quarante dernières années. Sidération qui s’opéra donc sur la base, sinon d’un mensonge, du moins d’un fait fantasmé et qui permit, quelques semaines plus tard, le vote de la loi mémorielle qui porte le nom du député communiste Jean-Claude Gayssot : loi liberticide qui crée le délit d’opinion historique.

    2004 : l’affaire Vanneste, la diabolisation au nom de l’homophobie
    Le député UMP Christian Vanneste a déclaré, le 26 janvier 2005, dans des interviews à La Voix du Nord et à Nord Eclair : « L’homosexualité est une menace pour la survie de l’humanité […]. Je n’ai pas dit que l’homosexualité était dangereuse. J’ai dit qu’elle était inférieure à l’hétérosexualité. Si on la poussait à l’universel, ce serait dangereux pour l’humanité […]. Pour moi leur comportement est un comportement sectaire. Je critique les comportements, je dis qu’ils sont inférieurs moralement […]. »

    Propos normaux pour un député conservateur et un philosophe catholique mais qui valurent à Christian Vanneste une puissante campagne de diabolisation. Il fut d’ailleurs poursuivi devant les tribunaux pour « homophobie », un délit créé sur le modèle des précédentes lois liberticides à la suite d’un montage médiatique. Un homme agressé avait médiatisé les coups dont il avait été victime en prétendant que ses agresseurs l’avaient frappé en raison de son orientation sexuelle. En fait, son agression était le fait de son « compagnon ». Mais l’émotion suscitée par le montage médiatique permit la création par la loi du 31 décembre 2004 du délit d’« homophobie ».

    2006/2009 : la diabolisation de Benoît XVI
    Il n’y a pas que les hommes politiques ou les intellectuels qui soient exposés à la diabolisation. Les hommes de Dieu aussi. Lorsque Jean-Paul II mourut, les médias mondiaux dressèrent le portrait robot du futur pape idéal : un Sud-Américain ou un Africain, progressiste, tourné vers les médias et attaché à une expression émotionnelle de la foi. Le Sacré Collège élut un cardinal allemand, intellectuel et philosophe, attaché à la raison et à la tradition. A partir de là toutes les occasions furent bonnes pour diaboliser le « pape allemand » :

    - son discours de Ratisbonne, où il s’interrogeait sur la religion et la raison (et soulignait les différences entre le catholicisme et l’islam) ;
    - ses propos africains sur le préservatif dont l’Eglise catholique peut pourtant difficilement… recommander l’usage.
    Dans ces deux cas la technique de diabolisation fut la même : la mise en exergue d’une phrase sortie de son contexte. La même technique que celle utilisée en 1968 contre Enoch Powell.

    Enfin la reductio ad Hitlerum fut aussi utilisée lors du rapprochement de Rome avec les évêques traditionalistes, l’un d’entre eux, Monseigneur Williamson, ayant tenu des propos révisionnistes, propos, certes, condamnables au regard du droit français (mais non du droit britannique) mais propos ne relevant en rien du droit canon (à moins de changer les dogmes de l’Eglise catholique).

    Bien entendu ces campagnes médiatiques ne sont que des prétextes utilisés par l’oligarchie médiatique dominante pour s’opposer à toute forme de retour vers la tradition catholique dont l’Eglise s’est éloignée à la suite de Vatican II.

    Les diabolisés : les nouveaux dissidents
    Les diabolisateurs sont les hommes d’influence qui tiennent le « manche ». Ce sont des hommes de pouvoir médiatique, politique ou financier, souvent défenseurs de groupes de pression communautaristes.

    Les diabolisés sont, eux, très divers : on y trouve des intellectuels, des hommes politiques, des hommes d’Eglise. Par-delà leurs différences, on trouve quelques points communs : souvent une grande culture, un attachement à des traditions, toujours du courage et de la lucidité et des convictions fermes qui les amènent à s’opposer au « politiquement correct », au « moralement correct », à « l’historiquement correct ».

    Le club des « diabolisés » fait penser aux clubs des dissidents des régimes totalitaires, ces régimes si bien décrits par George Orwell dans 1984. Des dissidents que le pouvoir soviétique qualifiait de « hooligans » !

    Ce qui prouve qu’être diabolisé, c’est plus qu’honorable, même si cela peut coûter cher : Louis Pauwels n’entra pas à l’Académie française, Enoch Powell se vit barrer la route de Downing street, Christian Vanneste ne deviendra jamais ministre et Benoît XVI aura toujours du mal à être aimé des grands médias !

    Comment combattre la diabolisation ?
    Une précision d’abord : la diabolisation ne s’évite pas, sauf par le silence, la repentance et le reniement de convictions non conformes. Il ne sert à rien, non plus, de « hurler avec les loups » et de tenter de dénoncer ceux qui seraient encore plus diabolisables que soi. Là aussi c’est aller contre l’honneur et contre ses propres intérêts car cela revient à s’inscrire dans la logique des diabolisateurs.

    Alors, quand on refuse de suivre la pente dominante – à quelque niveau que l’on se trouve – il faut s’apprêter à faire face à la diabolisation.

    Avec lucidité et courage. Il n’est pas toutefois interdit d’être habile : défendre des idées non conformistes c’est comme une course d’arêtes, cela implique de ne tomber ni d’un côté ni de l’autre ; il ne faut céder ni à la facilité ni à l’excès.

    Mais il faut aussi faire face aux diabolisateurs : dévoiler leurs arrière-pensées et les intérêts qu’ils servent ; effectuer les rappels historiques nécessaires ; et se poser une bonne question : Qui dans l’histoire a laissé sa marque sans avoir, à un moment ou à un autre, été diabolisé par les intérêts du moment ?

    Cet article a été initialement publié le 20/12/10 http://fr.novopress.info

  • Quand Clément Méric agressait la Manif Pour Tous

     

    Encore un article de grande qualité de Thomas Debesse dont voici des extraits :

     

    "Le 17 avril 2013, en marge d'une Manif Pour Tous, la cellule d'extrême gauche à laquelle appartient Clément Méric vient agresser les manifestants. Line Press était sur place et a filmé une partie des événements. Les extraits sont très intéressants. Malheureusement, je n'ai certainement pas les moyens de me payer une vidéo Line Press… Je me limite donc à une petite sélection de 7 images en invoquant le droit de courte citation… Cette vidéo était jusqu'à peu disponible sur le compte Youtube officiel de LinePress, si vous avez l'occasion de regarder cette vidéo, je vous y invite à le faire, elle est riche en renseignements.

    Alors que son groupe agresse la manifestation, tandis que la police intervient pour calmer le jeu et commence à attraper certains, Clément Méric se faufile entre les policiers en civils pour se réfugier derrière les bénévoles de sécurité de la Manif Pour Tous.

    Des altercations naissent entre ses camarades et des manifestants. Les bénévoles rappliquent. Clément Méric observe en retrait [...] [et] place sa chevalière de manière à pouvoir frapper avec s'il le faut [...]

    Clément Méric n'aime pas être pris en photo. En fait il retire son foulard dès qu'il faut se glisser incognito au milieu des policiers, profitant de son « visage de poupon » comme alibi, et le remet dès qu'il s'agit d'agir avec son groupe. On le voit à un autre moment de la vidéo lever la banderole sur son visage alors qu'un photographe se place pour photographier le groupe.

    MMais ce qui nous intéresse dans cette photo n'est pas le foulard, c'est sa chevalière. Sur cette image il joue du pouce et du majeur pour retourner le chaton sous son index et dissimuler la trop voyante bague aux vues des objectifs. Tout le long de la vidéo on le voit tourner cette chevalière, en fonction du rôle qu'il joue. Clément Méric ne se sert pas de sa chevalière comme d'une simple bague d'appartenance ou par coquetterie. Il la porte à l'index pour s'en servir comme une arme et lorsqu'il est inquiet et que le danger menace, place le chaton en avant du poing. Dès lors qu'il ne se sent plus en danger ou qu'il est pris en photo, il cache le chaton dans sa paume. [...]

    Les média rivalisent de bidonnage. Du coté du Monde, « pour souligner que Clément Méric n'était pas un provocateur » on précise que le drame s'est déroulé alors qu' il « se rendant à une vente privée de vêtements » comme s'il était allé à une vente BCBG. C'est oublier un peu vite que ladite vente privée est connue pour être un repaire d'extrémistes de tout bord et qui serait souvent l'occasion de bagarres… Tous les ingrédients pour une nomination au prix Albert Moscou sont là…

    Déjà, à l'occasion d'un autre fait divers heureusement moins dramatique, je m'étais étonné au début du mois de mai en lisant un article sur une action d'antifa qui avaient troublé un rassemblement venu commémorer la mort d'un nationaliste. Je lisais ces mots étonnant :

     

    « [Les antifas ont] repéré les quelques nationalistes déjà présents. Ces derniers n’ont pu que détaler très vite pour éviter de prendre des coups. »

     

    Comme s'il était normal, dans certains cas comme celui-ci, de recevoir des coups… [...]"

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Et maintenant, QUE FAIRE ?

    On l’a dit, le combat mené par la France des valeurs contre le mariage homosexuel révèle une vivacité et un esprit de résistance d’une bonne partie de la jeunesse de notre pays et plus largement des familles, ce qui en fait une mobilisation pluri générationnelle.

    La répression sauvage qui s’est abattue sur ces français habituellement silencieux révèle, non seulement l’importance des enjeux par la force de la mobilisation d’une France décomplexée mais encore le trouble de nos adversaires jamais avares de formules assassines qui ont déversés par la force des matraques et par des propos sur les réseaux sociaux et autres médias, un torrent hallucinant de haine et de ressentiment, ce qui laisse augurer de l’ambiance des prochains mois.

    Bien sûr, il ne faut rien lâcher, mais il faudra faire preuve à l’avenir d’imagination et de créativité pour organiser la résistance dans tout le pays. Le « Printemps Français » est un exemple, mais il existe de nombreuses organisations, comme les veilleurs, les mères veilleuses, mais aussi les mouvements et groupes patriotiques que l’on voit renaissants aujourd’hui, des associations laïques et confessionnelles, lesquels semblent converger vers le même but : Combattre le totalitarisme rampant et redresser le pays par la primauté des valeurs constitutives de l’humain.

    De l’autre côté la révolution semble avoir repris son cours. Tous les voyants sont au rouge : Sectarisme et autoritarisme d’état, Idéologies de la déconstruction dans nos écoles primaires, voire maternelles, poursuite accélérée du « grand remplacement » dénoncé par Renaud Camus, dans un pays qui atteint un taux de chômage record, renonciation à la souveraineté monétaire, économique et politique pour sans doute mieux se consacrer à l’application d’une idéologie suicidaire, stigmatisation outrancière des oppositions, refus du dialogue.

    Face à cela, le pays doit entrer en résistance, mot qui fait bien sûr horreur à notre président normal, comme à quelques évêques toujours en retard d’une guerre.

    Alors que l’on nous rebat les oreilles avec la démocratie, on refuse une demande de référendum avec 700 000 signatures et on fait voter à marche forcée par un parlement désormais minoritaire en termes de réelle représentativité et en dépit de manifestations monstres, des lois qui s’en prennent aux fondements de notre société.

    Nos sectateurs ne voient toujours pas qu’ils ont réveillé une force française qui coulait comme la lave dans les profondeurs de la terre et qui pourrait bien se muer en volcan furieux. Avec les cadres de l’AF d’abord, et nos partenaires les plus constructifs ensuite, nous allons proposer une réflexion cet été et à la rentrée, dans la perspective d’une mise en place d’un dispositif capable de fédérer cette force.

    Un genre de « conseil national de la résistance » s’appuyant sur la révolte spontanée de ceux qui sont le sel de la terre de France.

    La république se meurt d’avoir renié la France, débranchons les tuyaux.

    Olivier Perceval, secrétaire général de l’Action française http://www.actionfrancaise.net

  • Le Forum Civique est né

    Lu sur La Table Ronde :

    "Le Forum Civique est né ce matin, lors d’une conférence de presse qui a eu lieu, symboliquement, devant le Panthéon à Paris. Né du constat de la nécessité de donner un cadre à la formidable mobilisation citoyenne contre le mariage gay afin de la pérenniser et d’élargir son champ d’action, le Forum Civique est un groupement d’associations, de médias et de mouvements politiques qui se proposent de travailler ensemble, selon le principe de subsidiarité, afin de fournir à tout citoyen désireux de s’engager (ou de poursuivre son engagement) de quoi se former, agir, réfléchir, selon les besoins et les aspirations de chacun.

    [...] Le Forum Civique est bâti sur cinq piliers :

    • La défense de la dignité humaine de la conception à la mort naturelle,
    • Le respect des libertés de conscience, d’expression, d’éducation, d’entreprise et de religion,
    • La défense de la famille naturelle,
    • La solidarité entre les hommes,
    • L’établissement d’une politique au service du Bien Commun.

    Concrètement, le premier acte du Forum Civique est la constitution de cahiers de doléances, à laquelle vous pouvez contribuer via leur site Internet. Ces cahiers de doléances serviront de base au déroulement d’états généraux qui auront lieu le 14 juillet. Sur le site Internet figure également la liste des 25 signataires de l’appel, parmi lesquels le Parti chrétien démocrate (PCD), le Salon Beige, le Cercle des avocats contre la répression policière (CARP), l’Institut Montalembert, Français en Révolte, le Printemps Français, l’ECJL de Gregor Puppinck ainsi que nos amis des gazettes en ligne Nouvel Arbitre et Le Rouge & le Noir."

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • [Vidéo] Manuel Valls dénoncé au Conseil des droits de l’homme à Genève

    Manif pour tous : la répression policière dénoncée au Conseil des droits de l’homme à Genève

    Intervention complète de M. Grégor Puppinck, directeur du Centre Européen pour les Droits de l’Homme et la Justice, au Conseil des droits de l’homme à Genève lors de la 23ème session régulière, le 6 juin 2013.

    Merci Monsieur le Président,

    Dans le cadre de l’Examen Périodique Universel, l’ECLJ souhaite attirer l’attention du Conseil des droits de l’homme sur des événements graves qui se produisent actuellement en France en matière de contrôles d’identités, d’arrestations et de détentions arbitraires ainsi que de violences policières.

    Depuis plus de huit mois, des millions — je dis bien des millions- de français manifestent pacifiquement dans toute la France pour défendre la famille et les droits des enfants contre une loi nouvelle qui crée un droit à l’adoption d’enfants et au mariage par les couples de même sexe. Ce mouvement social est le plus important en France depuis Mai 68.

    Plutôt que de tenir compte de ce mouvement, le gouvernement a menacé de l’interdire, il le réprime par l’usage abusif de gaz lacrymogènes contre la foule, par des violences policières, des arrestations et des détentions arbitraires par centaines, je dis bien — arbitraires et par centaines.

    Monsieur le Président, Du 24 au 26 mai, ce sont 350 personnes qui ont été interpellées (par la Police parisienne) et détenues en garde à vue jusqu’à trois jours durant. Sur ces 350 détenus, sept seulement ont été condamnés, très légèrement. L’arrestation des 343 autres était arbitraire et politique. En plus, des centaines d’autres personnes ont été arrêtés et retenus pendant plusieurs heures au prétexte de contrôles d’identités. Souvent, elles ont été arrêtées « au faciès », parce qu’elles portent ce vêtement marqué du symbole du Mouvement.

    A aucun moment, la légalité de ces arrestations n’a été contrôlée par un magistrat indépendant.

    Ces manifestants sont à présent fichés, leurs identités et empreintes sont conservées par la police. En outre, le gouvernement a ordonné l’identification dans l’armée des officiers proche du mouvement.

    L’ECLJ documente tous ces cas de répression : nous recevons de très nombreux témoignages, notamment de victimes de brutalités policières, y compris sur des enfants et des mères de famille.

    Monsieur le Président, cette répression doit cesser et être dénoncée.Elle démontre en particulier un dysfonctionnement grave des procédures de contrôles d’identité et de gardes à vues. L’ECLJ invite donc respectueusement le Conseil des Droits de l’Homme à se saisir de ces violations particulièrement graves pour un pays qui se targue d’être exemplaire dans le respect des droits de l’homme.

    Je vous remercie.

    Manuel Valls va-t-il gazé et interpellé les membres du Conseil des droits de l’homme à Genève ?

    http://www.actionfrancaise.net

  • La conscience sociale de Pierre Mauroy

     Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

    "Pierre Mauroy, qui vient de mourir à l’âge de 84 ans, aura été, sur le plan national, le Premier ministre de la « rupture avec le capitalisme », mettant en œuvre le « programme commun de la gauche » avec des ministres communistes, sous la présidence de François Mitterrand.

    Il fut donc le chef du gouvernement responsable d’une politique de destruction de l’économie française, en 1981-82, qui conduisait le pays très rapidement à la faillite. Sous la pression internationale et notamment européenne, et aussi des électeurs qui aux municipales avaient (dès 1983) rejeté la gauche, il changea de politique in extremis, avec Delors aux finances. Mais si la catastrophe fut évitée, le chômage continuait de grimper, l’inflation aussi, et l’attaque contre les libertés scolaires, vigoureusement repoussée par les Français, sonna le glas du gouvernement Mauroy.

    Il faut se souvenir au moins de cela, qui est un strict minimum, pour goûter toute la saveur surréaliste du communiqué par lequel Steeve Briois, au nom du Front national, fait le panégyrique du grand homme. (Quant à Marine Le Pen, elle envoie ses condoléances à la famille, sans autre commentaire…)

    Le communiqué de Steeve Briois (texte intégral)

    "Suite à l'annonce ce matin du décès de Pierre Mauroy, Steeve Briois, Secrétaire Général du Front National, Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais et Conseiller municipal d'Hénin-Beaumont, tient à rendre hommage, au nom du Front National, à un acteur politique majeur de la Vème République.

    "
Il a fait partie de ces authentiques hommes de gauche dont la conscience sociale n'a jamais été feinte. On ne peut que saluer aujourd'hui un engagement réel et sincère pour la défense des travailleurs français. Homme des 39 heures, de la retraite à 60 ans, des nationalisations dans des secteurs stratégiques tels que l'énergie et le secteur bancaire, Pierre Mauroy n'était pas soumis à l'ultralibéralisme et à la financiarisation à outrance. Il avait par ailleurs une profonde et salutaire estime de la notion d'Etat.

    "
Si les désaccords politiques étaient évidents et nombreux tant au niveau national que local, notamment sur l'Europe et l'immigration, il convient de saluer l’opiniâtreté et le courage de l'ancien Premier ministre, député, sénateur, Président du Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais et président de la Communauté urbaine de Lille Métropole."

    En février 2011, Pierre Mauroy avait été condamné pour "abus de confiance" dans une affaire d'emploi fictif à la communauté urbaine de Lille en 1992.

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Altercation à Paris entre gauchistes et militants nationalistes

    COMMUNIQUÉ de la Nouvelle Droite Populaire

    Depuis ce matin, toutes les forces du Système se déchainent. Une fois de plus les sectaires de la gauche socialo communiste et les imbéciles de la droite molle ont réagi à l’unisson sans même savoir ce qui s’est vraiment passé.
    Ils jettent à la vindicte des coupables présumés, ils dénoncent sans preuve des organisations et ils racontent à peu près n’importe quoi sans même vérifier la réalité des faits. Pour eux un nationaliste est forcément un agresseur et un gauchiste forcément un agressé.
    Or, avec quelques heures de recul, il semble que la vérité soit toute autre que celle véhiculée par les tenants de la pensée unique. En fait d’ « agression commandité » et d’ « assassinat prémédité », comme on a pu l’entendre abondement sur certains médias, il semble que cette malheureuse affaire se résume à une banale altercation provoquée par des insultes prodiguées par un groupe de militants d’extrême gauche envers des jeunes  gens dont l’allure ne leur  plaisait guère  et qui faisaient des achats dans une vente privée.
    Autre élément allant à l’encontre de la première version des faits : le premier coup de poing aurait été asséné par l’un des gauchistes selon les témoins présents.  L’état regrettable dans lequel se retrouve le militant d’extrême-gauche (Ndlr-mort aujourd’hui) relève plus de sa malencontreuse chute accidentelle que de la violence des faits.
    Les Mélenchon, Valls, Kosciusko-Morizet et autres politicards en mal de sensations feraient mieux de remuer sept fois leurs langues dans leurs bouches avant  de se répandre en calomnies et exiger des lois liberticides à l’encontre des mouvements nationalistes.
  • Le mariage pour tous, mais pas avec le FN

    Fraternité enfin, mais pour certaines alliances uniquement.
    Les Romains avaient déjà constaté en leur temps que ce qui est permis à Jupiter ne l’est pas aux vaches (Quod licet Iovi, non licet bovi). Au XVIIIe siècle, Voltaire critiquait lui aussi le « deux poids, deux mesures » pour l’application des droits. Aujourd’hui, notre site éponyme rapporte quotidiennement les entorses aux valeurs républicaines : liberté d’expression sauf pour ceux qui ne sont pas d’accord avec le régime, égalité mais pas dans le traitement des émeutes du Trocadéro (400 CRS et gendarmes qui n’interviendront pas) et des Manifs pour tous (4.500 agents des forces de l’ordre qui se défoulent).
    Boulevard Voltaire.

    Fraternité enfin, mais pour certaines alliances uniquement. Ainsi, dans la Somme, le militant UMP Arnaud Cléré a annoncé son intention de faire une liste commune avec le FN « car cela fait trente ans que Gamaches est géré par une municipalité socialo-communiste ». Ce brave homme pensait que le rôle d’un parti d’opposition était de prendre la place du parti au pouvoir et que la droite devait s’opposer à la gauche… Ce raisonnement a déplu à L’UMP qui a exclu Arnaud Cléré de ses rangs, car on ne doit pas s’allier avec le FN, quitte à perdre les élections.

    Nul besoin de s’allier avec le FN pour être suspecté d’intelligence avec l’ennemi : lorsqu’un candidat FN se retire au second tour, la gauche accusera la droite d’avoir pactisé avec le diable, et lorsqu’un candidat de gauche se maintient, la droite lui reproche d’avoir fait élire Marion Maréchal Le Pen. Pire : aux municipales de Béziers, Robert Ménard se déclare sans étiquette, mais vu que le FN ne présente personne, l’on s’acharnera à lui en coller une.

    À l’inverse, il est des alliances licites, quod licet Iovi : le PS ratisse large, des stalinistes jusqu’au MODEM… et désormais jusqu’à l’UMP ! En effet, dans les Bouches-du-Rhône, Roland Povinelli, maire sortant PS, se représentera avec des colistiers UMP. Monique Robineau, conseillère régionale et secrétaire départementale adjointe de l’UMP, déclare : « Dans une élection municipale, il faut aller au-delà des étiquettes politiques, s’attacher aux valeurs humaines et au travail accompli. » C’est aussi ce que pensait Arnaud Cléré… non licet bovi.

    Non contents de nous avoir habitués aux désistements de second tour au nom du « front républicain » et du « cordon sanitaire », PS et UMP organisent désormais des listes communes dès le premier tour. Le mariage pour tous, mais pas avec le FN !

    En cette période de crise, l’organisation des élections étant très coûteuse, je suggère un moyen de faire des économies aux prochaines municipales : n’autoriser que deux listes, le FN et les autres. Cela permettrait de supprimer le second tour et simplifierait le choix des électeurs. Je me demande même s’il est vraiment nécessaire d’organiser un premier tour tant le FN est diabolique. Ainsi, nous serions d’office dirigés par le PS et l’UMP. Bref, rien ne changerait…
    Jean-André Bossy Boulevard Voltaire  Le 3 juin 2013

    http://www.polemia.com