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France et politique française - Page 4847

  • Si on ne lâche rien, c'est qu'on ne lâche rien malgré ceux qui lâchent

    Alors qu’un visuel des Hommen critiquant Hervé Mariton crée la polémique sur Twitter, Nouvelles de France a interrogé Béatrice Bourges, porte-parole du Printemps français. Extraits :

     

    M"Hervé Mariton a été le fer de lance politique de l’opposition au mariage gay. Il a donc une responsabilité très grande dans la suite de la mobilisation. En annonçant qu’il célébrera des mariages, il devait bien sûr s’attendre à des réactions. La déception que nous ressentons est proportionnelle à son engagement durant tout le débat. Il donne un signe fort d’abandon, et les Hommen le font remarquer. Notre devise est « On Ne Lâche Rien ». C’est exigeant mais c’est le prix à payer pour la victoire de nos idées. Dès lors qu’on lâche à moitié, c’est qu’on lâche tout. Je rends hommage aux Hommen d’appuyer là où cela fait mal. Ils lèvent les tabous. Ils savaient qu’ils susciteraient des réactions. Ils ont osé. Bravo. Je comprends que cela crée un débat, en revanche, je ne comprends pas la violence de certaines réactions. Décidément, notre pays est bien malade et le « politiquement correct » a fait bien des dégâts… et pas seulement chez nos opposants !

    [...] Cette loi n’est pas légitime, il ne faut pas l’appliquer. La désobéissance civile s’impose. Nous demandons à nos hommes politiques d’être des modèles et d’aller au bout de leurs convictions. C’est la seule chose qui permettra que le peuple ait à nouveau confiance en ses élus. C’est aux actes que l’on peut juger celui pour qui l’on va voter, pas aux paroles. Ne soyons pas dans la compromission. [Lire la suite]"

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Lettre d'un Hommen à ses parents

     

    Hmn1De l'un d'entre eux : 

     

    "Papa, Maman, je suis Hommen !

    Il y a maintenant un an et un mois, un homme a été élu Président de la République. Cet homme avait un programme. Notre erreur fut de ne pas avoir examiné ses propositions suffisamment attentivement et de n’avoir pas réagi lorsqu’il était encore temps. En effet, dans son programme, il s’engageait à légaliser le mariage pour personnes de même sexe ainsi que l’adoption pour les personnes de même sexe. Il annonçait un premier pas dans la destruction de la famille.

    Cet homme, François Hollande a tenu parole. Il a tenu parole contre vents et marées, contre une opposition chaque jour croissante. Il s’est entêté dans cette proposition sans se douter qu’il réveillait une jeunesse qui s’était endormie, il s’est entêté sans se douter un seul instant que nos parents, eux mêmes endormis et silencieux depuis mai 68, malgré un sursaut en 1984 pour défendre l’école privée, allaient se lever fièrement, allaient nous être un soutiens précieux, afin que nous, la jeunesse nouvellement décomplexée de France, prenions notre avenir en main.

    Alors certes, tous ne se fit pas en une semaine. Il fallut que M. Hollande nous ignore pendant des mois et des mois, qu’il envoie M. Valls nous réprimer, pour que ce réveil soit profondément encré en nous. 

    M. Hollande en méprisant plusieurs manifestations d’une importance jamais atteinte sous la gauche, en affichant un certain dédain face à une pétition signée par pas moins de 700 000 citoyens français, en accélérant un calendrier législatif afin de court-circuiter l’opposition et en multipliant les arrestations arbitraires, les gardes à vues, les gazages de femme, enfants, personnes âgées, a certes divisé la France mais a aussi réuni toutes les générations. Oui M. Hollande vous nous avez soudé face à votre projet de loi.

    Dans cette union, chacun a du trouver sa place pour contester à sa manière votre projet de loi destructeur pour la famille. Mon choix a été celui de manifester sous l’apparence des Hommen. Ce choix vous a tout d’abord inquiétés. En effet, que peuvent faire quelques jeunes, torse nu, avec un pantalon de couleur, un masque et un slogan tagué sur le torse si ce n’est s’attirer des ennuis. Pour moi, ce choix se fit plutôt simplement. Ce code vestimentaire que l’on s’impose est nécessaire car il nous permet de parler en notre nom propre mais surtout au nom de chaque jeune, de chaque personne du peuple qui se reconnaît dans notre discours. Ce qui m’a attiré est cette universalité représentée. Mais on ne réalise vraiment ce que cela implique que lorsque l’on effectue sa première action, lorsque quelques minutes avant l’action le rythme cardiaque augmente, on pense à tout ce que l’on risque, tout ce pour quoi nous nous battons…
    Hmn2Cette motivation qu’est la défense de la famille, de l’enfant nous pousse alors à nous dépasser, à éteindre la petite voix qui survient et qui nous dit : « fuis ! Il est encore temps, tu risque gros, quelqu’un d’autre pourra bien s’en charger à ta place ».

    Et c’est cette préoccupation de la famille, du plus petit que soit, qui nous pousse alors à nous jeter sur un terrain de tennis ou pour ma part à voltiger au bout d’une corde sous un pont afin d’accrocher une bannière symbolique de notre combat.

    Le risque présent dans ces moments est alors dominé par un sentiment de justice. Et ce sentiment est renforcé à chaque nouvelle action, à chaque nouvel événement.

    Alors certes, Papa, Maman, vous vous inquiétez et ca n’est pas forcément à tort, mais sachez que votre fils se bat pour une noble cause, et que petit à petit il se construit pour devenir un Homme solide pour la société française. Et son masque de Hommen est là pour vous rappeler qu’il n’est pas seul. Derrière ce masque se trouve chaque jeune qui s’est levé fièrement pour combattre cette loi injuste. 
    C’est pour cela que je vous dis aujourd’hui, Papa, Maman, je suis Hommen mais n’ayez pas peur, ayez confiance en cette génération nouvelle qui se lève et qui ne lâche rien. Cette jeunesse est belle, elle est solide et elle ira très loin dans la défense de ses idées.

    Elle est le fer de lance de l’espérance !!

    Votre fils qui vous aime".

    Lahire  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Quand le ridicule ne tue plus !

    Hilarant. A mourir de rire... Convenez qu'il aurait pu s'agir là d'un « coup du roi » ! Un Copé et un Désir au même tableau... Vous avez dit « démocratie » ? Ne riez pas, sortez vos mouchoirs !
    « A l'UMP, nous apprenons la démocratie, c'est assez nouveau ». L'aveu tombait le dimanche 2 juin sur le plateau de Dimanche+. De la part du chantre des valeurs républicaines Copé, aux prises avec les frasques de la « primaire » pour l'élection « démocratique » du candidat UMP à la prochaine élection municipale...

    N'était-ce pas tendre le bâton aux chevaliers blancs de la « démocratie », et se faire battre comme plâtre ?

    Le chevalier en chef ne s'est pas fait attendre !

    « L'UMP, comme elle l'avait montré au moment de son congrès, a un problème avec la culture démocratique » De qui ce verdict sans appel ?

    De Jean-Philippe Désir, celui que tous appellent Harlem... secrétaire général du parti de la « démocratie » incarnée !

    Celui là même qui fut élu à la suite d'une procédure qualifiée de « nord-coréenne » par certains de ses amis... alors qu'il déclarait peu avant : « Je souhaite qu'il y ait un vote (des militants) ouvert aux différents candidats, car la "légitimité du futur premier secrétaire, elle doit procéder de ce rassemblement des socialistes qui se seront exprimés par un vote démocratique ».

    La suite vous la connaissez : Jean-Philippe Désir – nous vous épargnerons le rappel de sa « carrière » et les terribles difficultés de stationnement qu'il a connu... - a été « désigné » comme au bon vieux temps des soviets !

    Il suffisait alors de prendre la mesure de la joie des militants socialistes :
    "Je suis triste de prendre conscience aujourd'hui que ma voix de militante ne vaut rien dans ce parti", commente une militante.

    "Déception!", "C'est tout sauf un parti démocratique"

    Source :

    http://www.huffingtonpost.fr/2012/09/12/harlem-desir-reactions-twitter-tweets-commentaires-opposition-ump_n_1876428.html

    Vous avez dit « démocratie » ? De grâce, ne trépassez pas de rire !

    Léon Areva http://www.lesmanantsduroi.com

  • « Le gouvernement français est sorti de son rôle en réprimant La Manif Pour Tous »

    Communiqué de « La Fédération » - Section française de l’Union paneuropéenne internationale :

    "Des millions de Français se sont mobilisés pacifiquement pour refuser le mariage homosexuel et les menaces qu’il entraîne sur la filiation. Au-delà des obligations normales qu’ont les autorités d’assurer la sécurité publique, le pouvoir politique a tout fait pour tenter de discréditer le mouvement sortant ainsi de son rôle qui est de maintenir l’ordre public et les conditions d’un débat serein. Faisant référence à l’attitude des forces de l’ordre lors de la manifestation du 24 mars 2013 à Paris, M. Luca Volontè, ancien député italien et ancien Président du groupe PPE à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a saisi le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. Il a notamment déclaré « de nombreuses personnes dont de très jeunes enfants, des femmes et des personnes âgées ont été violentées et aspergées de gaz lacrymogène sans nécessité par les forces de l’ordre. ». Récemment, c’est un étudiant de 23 ans qui a été condamné à deux mois de prison ferme pour sa participation à ce mouvement. « La Fédération » tient à attirer l’attention des sections nationales de l’Union Paneuropéenne Internationale sur les enjeux pour la civilisation européenne soulevés à l’occasion de ces manifestations. Plus généralement « La Fédération » invite les instances de l’Union Paneuropéenne Internationale à s’interroger sur la dérive, sous la pression d’Etats membres de l’UE, des décisions de justice rendues au nom de l’Europe qui semblent s’éloigner de plus en plus des valeurs prônées par les pères fondateurs de l’Europe pour s’inspirer de principes négateurs tant de la tradition européenne constante que des fondements anthropologiques communs à tous ceux qui refusent le « meilleur des mondes »

    Fondée en octobre 1944, La Fédération est le principal mouvement fédéraliste français. Elle a compté dans ses rangs François Mitterrand, Antoine Pinay, Jacques Chaban-Delmas, Jean Lecanuet, René Coty… Elle est actuellement présidée par Laurent Grégoire. Son secrétaire général est Joël Broquet. Elle est membre du Mouvement européen et de L’Union Paneuropéenne Internationale.

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Tourbillon en rond, à petit patapon, du Mistral vers la Russie

    Au rythme des grands drames de la grande politique française.
    C’était le temps où l’on pouvait encore croire que, par le biais de l’incident d’une vente d’armements avancés, dits « stratégiques », la France pourrait retrouver une grande stratégie forcée par la quincaillerie. On eut cet espoir avec deux perspectives simultanées, dont l’une (le porte-hélicoptères Mistral à la Russie) se concrétisa, et l’autre pas (le Rafale au Brésil).
    La polémique qui accompagna cette vente fut sévère, à la fois de la part des stratèges du parti des salonards, à la fois des alliés qui veulent le bien de la France et ainsi de suite. Les perspectives de « grande stratégie » se sont effacées, au rythme des admirables choix français de grande politique humanitaire, de la Libye à la Syrie, qui ne suscitent pas chez les Russes une particulière estime ; au rythme des grands drames de la grande politique française, du mariage gay déployé à l’image d’une sorte de « plan Schliefen » postmoderniste par le stratège Pierre Bergé à la mort récente d’un jeune homme militant qui fit trembler la République sur ses bases. En France, Sire, on s’occupe désormais de choses sérieuses.
    Parmi celles-ci (les choses sérieuses), il y a la leçon constante de démocratie et d’humanitarisme qu’on se doit d’adresser à la Russie. Même un Fillon, qui connaît pourtant les dossiers, qui a une certaine estime pour les Russes et qu’on croirait doté d’une colonne vertébrale un peu plus ferme que l’habituel éclair au chocolat, s’estime obligé, retour d’un voyage en Russie (en mars 2013), confirmant qu’il s’entend parfaitement avec les Russes, que c’est une entente suffisante pour espérer enfin, – enfin, vous dit-on, – les faire changer d’avis sur la Syrie. Effectivement le moment est bien choisi, l’ambition judicieuse, le projet original. Et tout le monde-Système, lors de l’interview de Fillon à cet égard, gobe la chose et s’en trouve conforté. Grand bien leur fasse.
    Alors, le Mistral, au milieu de cette tempête eschatologique, cela fait un peu décalé. Il se dit le plus sérieusement du monde, à Paris ou sur le chemin de Paris, que la plupart des dirigeants politiques au pouvoir, du président-poire à quelques autres, ignorent complètement cette affaire, et pour quelques-uns d’entre eux l’ignoraient encore complètement il y a quelques semaines jusqu’à ce que l’on le leur rappelle. Littéralement, ils n’étaient pas au courant, et, nous insistons, il faut prendre cette remarque au pied de la lettre ; c’est-à-dire qu’ils avaient vaguement été au courant de l’affaire lorsqu’on le leur en avait parlé, lors de la signature de l’accord, et qu’ils avaient oublié, et peut-être ont-ils, depuis, pour ceux à qui l’on en a parlé, oublié ce qu’on leur a récemment rappelé…
    (Nous l’avions pourtant rappelé, nous, par allusion, au président-poire mais peut-être le président-poire ne nous lit-il pas assez abondamment, assidûment et précisément. Le 27 mai 2013, nous écrivions : «“La Russie continue de fournir des armements. Il faut lui adresser un signe. [...] Oui, un signe, que nous aussi nous pouvons armer” [déclarait Hollande]. Ainsi sera-t-il dit qu’“il peut le faire !”, selon l’observation tonitruante de Francis Blanche. Le président Poutine en sera informé, lorsque la France lui livrera son premier porte-hélicoptère classe Mistral : “Nous aussi, nous pouvons armer”.»)
    Le ministre français de la défense Le Drian en a tout de même été instruit, le 3 juin 2013 selon Novosti, par une remarque de son collègue japonais, passablement inquiet. « Le Japon est préoccupé par les futures livraisons de porte-hélicoptères de classe Mistral à la Russie, a déclaré lundi à Singapour le ministre japonais de la Défense Itsunori Onodera. “Cette décision rompt l’équilibre des forces en Extrême-Orient”, a souligné M. Onodera lors de négociations avec son homologue français Jean-Yves Le Drian en marge d’une réunion des ministres de la Défense des pays d’Asie-Pacifique participant au 12e Dialogue Shangri-La ».
    Quand ces unités seront-elles livrées ? Jusqu’à ces derniers temps, l’on disait unanimement et sans incertitude de langage, l’année prochaine pour le premier classe Mistral, baptisé Vladivostok ; l’année d’après, en 2015, ce serait le tour du Sebastopol. Le conditionnel utilisé ici répond à une incertitude nouvelle qui nous habite devant deux dépêches Novosti qui semblent curieusement contradictoires. Ces dépêches (l’une du 20 juin, l’autre d’hier, du 23 juin) rapportent des déclarations très récentes du vice Premier ministre Rogozine, chargé de la production industrielle d’armement.
    • Le 20 juin 2013, Rogozine déclare que tout sera livré dans les délais prévus et dément des indications que lui-même, selon la dépêche, aurait données sur un retard dans la livraison de la poupe (fabriquée par le chantier naval de Saint-Petersbourg et livrée au chantier naval français assurant la maîtrise d’œuvre). Le texte réaffirme la livraison du Vladivostok pour 2014.
    «Les informations et les rumeurs sur l’incapacité de l’usine de la Baltique à remettre [à l'automne prochain la poupe du premier porte-hélicoptères] dans les délais prévus ne correspondent pas à la réalité. Le navire de classe Mistral sera prêt à temps”, a indiqué M. Rogozine. Le vice-ministre russe de la Défense avait pourtant fait état il y a deux jours des retards dans la remise de la poupe du BPC. M. Rogozine a ajouté que le premier Mistral serait complété avec des équipements et des systèmes d’armes russes. [...]
    »…Le premier navire, baptisé “Vladivostok”, sera livré à la Marine russe en 2014 et le second, “Sébastopol”, en 2015 ».
    • Un texte de Novosti, du 23 juin 2013, donne des information notablement différentes. D’abord, l’annonce d’un retard dans la construction de la poupe (retard qui est démenti) n’est pas mis au débit de Rogozine, mais du ministre adjoint Borisov. Ensuite et surtout, la date de livraison du Vladivostok est citée pour octobre prochain (2013, par conséquent), celle du Sébastopol pour octobre 2014… La dépêche rappelle les dates de livraison données par ailleurs des deux classe Mistral sans autre commentaire qu’un énigmatique “initialement”.
    « L’assemblage du deuxième porte-hélicoptère de classe Mistral destiné à la Marine russe sera achevé en octobre 2014… [Il] sera prêt [à équiper la Marine russe] en octobre 2014″, a indiqué le vice-premier ministre. M.Rogozine a en outre précisé que l’Usine de la Baltique de Saint-Pétersbourg achevait ces jours-ci la poupe du premier porte-hélicoptères. Le premier BPC Mistral sera remis à la Marine en octobre prochain… [...] Le premier navire, baptisé “Vladivostok”, devait initialement être livré à la Marine russe en 2014 et le second, “Sébastopol”, en 2015 ».
    Laissons ce mystère de la date de la livraison, qui ressemble à une salade russe pouvant avoir certains rapports avec des difficultés internes du ministère de la défense et des domaines qui lui sont liés, notamment après le renvoi récent du ministre de la défense pour corruption. Officiellement, tout le monde est très content de l’avancement de la production (voir Novosti, le 31 mai 2013). En principe, le Vladivostok serait opérationnel en 2015 (là aussi conditionnel de rigueur en fonction de ce qui précède, avec tout de même à l’esprit que l’opérationnalité du navire se fait évidemment après un délai important suivant la livraison effective du navire). Quoi qu’il en soit pour le plus tard, – deux ans, c’est court par les temps qui courent, et la “guerre syrienne” pourrait bien être toujours en pleine activité.
    En principe, les deux navires doivent avoir leurs ports d’attache à Vladivostok et à Petropavlovsk-Kamtchatski, sur les côtes russes du Pacifique (voir Novosti le 16 avril 2013). Mais le même officiel de la défense cité dans cette nouvelle, Roman Filimonov, déclare que «[d’]autres bases potentielles sont à l’étude ». En effet, en même temps que les Russes annonçaient la création d’une escadre navale permanente en Méditerranée, avec sans doute la base de Tartus comme port d’attache, tout cela en corrélation au moins conjoncturelle avec la crise syrienne, quelques précisions intéressantes avaient été données à Novosti le 28 février 2013.
    « Les porte-hélicoptères français de classe Mistral qui équiperont la Marine russe pourraient être utilisés comme navires de commandement en Méditerranée, a déclaré jeudi à RIA Novosti une source haut placée au sein de l’état-major des forces armées russes. “Théoriquement, ces bâtiments de guerre peuvent servir de navires de commandement pour le groupement opérationnel [qui sera déployé en Méditerranée]…».
    Du coup, l’affaire prend une couleur intéressante. On peut imaginer, la crise syrienne toujours tambour battant, le Vladivostok cinglant vers Tartus, toutes voiles dehors, sous le regard attristé et nostalgique de “la belle et bonne et alliance” de décembre 1944, du Charles-de-Gaulle et de ses Rafale. Compte tenu en forme d’hypothèse qu’entretemps la position de la France dans la crise syrienne, décidément trop modérée, se serait radicalisée, il pourrait y avoir des occurrences intéressantes, des rencontres qui ne manqueraient pas de sel, ou de piquant.
    Si l’on élargit le cercle critique de l’étrange « coopération » entre la France et la Russie, au niveau de la sécurité et des activités militaires, on trouve divers petits faits significatifs des tensions qui sont en train de se développer, qui rendent l’affaire du Mistral et les ambitions supposées (de « coopération stratégique », justement) tout à fait étranges. C’est ainsi qu’il existe des indications significatives selon lesquelles les Français demandent avec insistance, et avec des arguments de pression également significatifs, aux pays baltes de faire le maximum pour développer une stratégie de harcèlement de la Russie dans divers domaines de la communication, de la bureaucratie, voire dans les relations frontalières. Le cas est intéressant parce que les Français, à tour de rôle comme d’autres pays de l’OTAN, assurent avec leur aviation militaire la sécurité aérienne de ces pays, – on le suppose, contre des pressions ou un harcèlement supposés de la part des Russes. Cette initiative s’apparente beaucoup, d’une façon indirecte mais néanmoins familière, à la tactique de l’“agression douce” que les USA eux-mêmes développent contre la même Russie.
    Doit-on ajouter que le Salon du Bourget n’a pas contribué nécessairement à détendre les relations militaires franco-russes. L’emplacement des avions sur l’aire d’exposition, selon certains, – mais pas nous, – qui y jetèrent un œil n’était pas fait pour mettre en valeur les avions russes, y compris le formidable Su-35, actuel meilleur avion de combat lourd du monde… L’incident de l’hélicoptère Ka-52 n’a pas non plus détendu l’atmosphère, tel qu’il est rapporté par Novosti le 17 juin 2013 : « Les organisateurs du 50e Salon aéronautique du Bourget ont annulé au dernier moment le vol de démonstration de l’hélicoptère russe Ka-52 Alligator, prévu ce lundi, annonce lundi un correspondant de RIA Novosti. Selon un représentant du groupe “Hélicoptères de Russie”, le Ka-52 Alligator a mis en marche ses moteurs et s’est placé sur la piste de décollage, comme prévu par le programme des vols de démonstration. A ce moment, le comité d’organisation du Salon lui a enjoint de couper les moteurs et de regagner sa place. Le vol de l’hélicoptère russe a été remplacé par celui de deux hélicoptères franco-allemands Tigre, construits par Eurocopter ».
    «  Selon une source au sein de la délégation russe, “les organisateurs ont expliqué la modification du programme par la présence du premier ministre français au Salon”. La délégation russe a exprimé son étonnement face à la décision inattendue des organisateurs du Salon, qui ont empêché l’hélicoptère russe de voler et fait preuve de favoritisme envers les hélicoptères d’Eurocopter. L’interlocuteur de l’agence a supposé que si les Tigre avaient volé après le Ka-52, ils auraient moins attiré l’attention du public ».
    De même et à l’inverse, on doit savoir qu’il existe toujours nombre de petites manœuvres de coopération militaire franco-russe. Les Français ont remarqué qu’en certains cas ces temps derniers, ces manœuvres sont décommandées, du côté russe, quasiment la veille ou tout juste, de la date prévue, semant ainsi une pagaille coûteuse. Pour les militaires français, cette sorte d’  « incident » indique sans aucun doute la mauvaise humeur des Russes et doit être interprété comme des marques tangibles de la tension entre les deux pays. Les causes, comme on le sait, ne manquent pas, à commencer bien entendu par l’étrange politique française dans l’affaire syrienne qui peuvent conduire à une position de confrontation quasiment directe entre la France et la Russie.
    …Là-dessus, on se réunira, dans la plus franche amitié coopératrice, pour fêter la livraison du premier classe Mistral à la flotte russe. On peut imaginer les binettes des uns et des autres, s’ils sont présents, du président-poire à son ministre des affaires étrangères qui a découvert in illo tempore que « Assad ne mérite pas d’exister », et qui pourrait désormais découvrir que « ni le Vladivostok ni le Sébastopol ne méritent d’exister »… A moins que nous décidions qu’après tout, ces porte-hélicoptères et navires de contrôle et de commandement ne sont rien d’autre que des ferry boat camouflés, pour assurer le service des touristes, de Grèce en Turquie via le Bosphore, à destination finale de la station balnéaire de Tartus, en Syrie.
    Dedefensa.org
    Bloc-Notes
    24 juin 2013

  • Femen libérées / Nicolas toujours en taule !

    Ben c’est fait. Nous nous étions promis de suivre de près le sort réservé par la justice aux quinze interpellés « antifa » de la manif de dimanche ; nous ne sommes pas déçus : sur quinze interpellations, deux seulement ont débouché sur une garde à vue. Le premier individu, arrêté pour port d’arme prohibé, a été relâché avant la fin des premières vingt-quatre heures. Le deuxième, un homme de 34 ans, donc plus tout à fait un adolescent (si les manifestants antifa étaient censés être des étudiants comme Méric, celui-ci doit être un peu laborieux dans ses études…), a été gardé à vue pour « rébellion » et « manifestation non autorisée ». Libéré mercredi, il devra se présenter devant le tribunal correctionnel de Paris en septembre prochain. Comme ça, c’est bien, son été ne s’en trouvera pas gâché.

    Si l’on considère les chefs retenus, il faut donc en déduire que cet homme (à son âge, je n’ose plus dire ce garçon), considéré comme le plus « mouillé » dans cette affaire, n’aurait pas touché à une seule vitrine, n’aurait rien abîmé. Ben ça, alors. Qui a foutu le bronx, alors ? Il y a eu un grand coup de vent, un tremblement de terre micro localisé avenue de l’Opéra ? Les assurances vont invoquer l’état de catastrophe naturelle ? Un gars qui fait voler des vitres en éclats, tague, dégrade du mobilier urbain (selon le mot de Valls qui, sur ce coup-là, n’a même pas cherché à nier), c’est quand même un peu voyant ? Les forces de l’ordre qui encadraient la manif étaient donc sourdes, aveugles ou empêchées par l’arthrose de courir pour ne pas avoir réussi à interpeller les vrais coupables si ce ne sont pas les 15 en question ? J’suis bête, ’devaient tous être en récup’, en prévision de la manif « violente » du soir. Celle des « fa » venus soutenir Nicolas.

    Parlons-en, de Nicolas, dont la « rébellion » et le « refus de se soumettre à un prélèvement ADN » n’ont pas inspiré à la justice française — comme nous sommes surpris — autant de mansuétude.

    Sur ce sujet, le ministère public est formel : une telle différence de traitement se justifie très bien. Mais parfaitement. Sans rire. Une semaine avant, Nicolas était passé en comparution immédiate (pour un crime très grave qui était, je crois, d’avoir donné le nom de jeune fille de sa mère plutôt que le sien), tandis que notre trentenaire antifa était blanc comme l’agneau qui vient de naître. Et puis, dit-il, « il ne faut pas comparer les deux affaires, qui sont totalement opposées ». Là, je confirme. Absolument rien à voir : d’un côté l’interpellation d’un homme faite à la suite de déprédations et de vandalisme sur la voie publique, de l’autre celle d’un jeune de 23 ans, sans motif, à l’issue d’une manifestation on ne peut plus calme. Mais n’est pas à Fleury-Mérogis celui que l’on croit.

    Notez au passage que le ministère public ne serait pas le seul à s’acharner sur Nicolas. Le propriétaire de la pizzeria dans laquelle Nicolas s’était réfugié porterait plainte contre lui pour un préjudice estimé à 1.000 euros. Dans le tohu-bohu de l’arrestation, des assiettes se seraient cassées. Là, respect. Grande classe, la Pizza Pino des Champs-Élysées. J’ignorais que l’on vous y servait les spaghettis dans de la porcelaine de Sèvres et le Coca light dans du cristal de Baccarat. Il est vrai qu’eu égard au beau monde qui baguenaude le dimanche sur cette belle avenue, ce raffinement est bien compréhensible. Quant à moi, je n’y mettrai plus les pieds. Maladroite comme je suis, trop peur de trimer le reste de ma vie pour rembourser.

    Coïncidence de dates, ce même mercredi, les Femen de Tunisie, condamnées en appel à la prison avec sursis, ont retrouvé la liberté. Nicolas, qui n’est pas allé provoquer les convictions religieuses et la pudeur de braves gens en exhibant ses roupettes, est lui toujours en taule. Il y en a pour prétendre qu’en Tunisie, la justice serait arriérée et arbitraire. Moins qu’en France, apparemment…

    Gabrielle Cluzel dans Booulevard Voltaire

    http://fr.altermedia.info

  • Quand Delanoë détruit le patrimoine historique de Paris

    Lorsque le maire socialiste d’une des plus grandes capitales culturelles du monde détruit le patrimoine des parisiens, il y a peu de journalistes pour dénoncer un scandale qui pourtant devrait défrayer la chronique. Champion toute catégorie de la culture dans les années 80 et 90, le Parti socialiste s’était forgé une image de défenseur des arts et d’ami du patrimoine.

    A travers le très controversé Jack Lang, le parti avait imposé comme une constante incontournable le volet culturel, devenu une véritable arme politique, un relai entre socialisme, patrimoine et citoyens français. Mais aujourd’hui, les temps changent… mais dans une autre direction que celle annoncée par le célèbre slogan du président François Hollande. Le « maintenant », c’est en effet la destruction de façades datant de l’époque du plus célèbre préfet de Paris, Georges-Eugène Haussmann, qui avait remodelé sous le Second Empire la ville de Paris. Ainsi a disparu sur une centaine de mètres un pan du patrimoine architectural de Paris, sans compter une maison datant de l’époque de Louis XVI, rasée pour permettre à d’autres de faire fructifier leurs affaires. Le plus étonnant est que cette destruction va profiter au groupe LVMH, dont le patron n’est autre que M. Bernard Arnault. Pour mémoire, c’est un des hommes les plus riches du monde, sa fortune étant la première de France et d’après le classement du magazine Forbes, à la 10e position mondiale en 2013… soit la bagatelle d’environ 29 milliards de dollars, rien que cela. L’homme est aussi connu pour être l’un des amis proches de Nicolas Sarkozy dont il fut en 1996 l’un des témoins lors de son premier mariage avec Cécilia Sarkozy. Il fit même partie des invités du tristement célèbre « banquet de la victoire » au Fouquet’s un soir d’élection présidentielle en 2007.

    En avalisant la destruction de ce patrimoine rue de Rivoli, Bertrand Delanoë montre bien que derrière les batailles médiatiques, les clivages politiques entre la droite et la gauche n’existent plus depuis de nombreuses années. Le projet aurait toutefois dû attirer l’attention du maire et de son équipe. En détruisant irrémédiablement ce patrimoine historique, la mairie de Paris démontre qu’une porte a été ouverte, une ouverture très dangereuse vers un non-respect total des intérêts immédiat de la ville de Paris et de ses habitants. Cette ville, nous le rappelons, est la plus visitée au monde… son patrimoine est donc son plus précieux capital. Dans un pays qui accueille plus de 80 millions de touristes chaque année, nous pouvons sérieusement nous demander : « mais comment peut-on raser des pans de notre histoire à l’heure actuelle ?

    La suite dans  La voix de Russie   http://www.actionfrancaise.net

  • 1 millions d’emplois tout de suite, les solidaristes ont des solutions à la crise

    1 millions d’emplois tout de suite, les solidaristes ont des solutions à la crise
    Le solidarisme est la doctrine du bon sens et de l’action concrète au service de notre peuple. Aujourd’hui, notre pays traverse une crise sans précèdent, qui dépasse dans ses effets à venir la sinistrement célèbre crise de 1929. Comme à cette époque, les forces vives de la France sont touchées. Les entreprises ferment et les rangs de chômeurs s’allongent. Notre objectif est de répondre en solidariste à la grave crise que nous subissons, c'est-à-dire de trouver une solution concrète, immédiate et de bon sens au malheur qui nous touche. Les raisons du cataclysme économique mondial qui nous submerge entrent peu dans cette réflexion immédiate. Elles ont été développées succinctement lors d’un article précédent. Nos entreprises ferment et nos chômeurs augmentent : notre unique sujet est ici : « comment endiguer cette catastrophe ? »

    Les grandes entreprises en France délocalisent dans les pays du tiers monde parce qu’elles y ont un intérêt immédiat. Pour remédier à cette saignée des emplois, nos gouvernants n’ont songé qu’à solliciter les grands groupes étrangers afin de s’installer dans notre pays. Dans ce but ils échangent des subventions d’installations énormes et des défiscalisations contre la création d’emplois. À la fin du moratoire sur les taxes et impôts, et après avoir empoché les subventions, ces mêmes groupes plient boutique avec armes et bagages, laissant le goût amer du vol et de l’abandon. Ces grandes sociétés sont d’un cynisme insoutenable mais prévisible. En effet, quels sont leurs intérêts ou raisons de rester en France après avoir bien profité de nous ? Aucun. On ne peut pas demander à un loup d’être berger. Alors les réponses pour empêcher les délocalisations, les fermetures d’usines et pour préserver ou même créer des emplois ne se feront pas avec ces partenaires-là. Tout au contraire, et c’est du bon sens, la réponse ne pourra être que locale, nationale. En effet, qu’elles sont les entreprises qui n’ont aucun intérêt à délocaliser ? Les petites et moyennes entreprises, les commerces et les artisans. Étrangement, cette classe la plus sollicitée fiscalement, la plus nombreuse aussi (93% des entreprises en France ont moins de 10 salariés et elles représentent à elles seules 67% de la masse salariale) est la grande oubliée de nos dirigeants, énarques français et eurocrates de Bruxelles. Alors, en solidaristes, nous allons nous servir de ce levier pour remettre sur les rails notre économie.

    Nous souffrons, à l’heure actuelle, d’avoir autour de 4 millions de demandeurs d’emplois. Cela représente près d’un quart de la masse salariale de notre pays ! D’un autre coté, près de 70% des entreprises françaises n’ont pas de salariés, soit plus de 2 millions d’entreprises. Il est étonnant qu’aucun énarque ou ministre n’ait eu l’idée de confronter ces deux chiffres. S’ils y avaient pensé, ils se seraient demandé quelle était la raison de cette spécificité entrepreneuriale française. Les raisons sont simples, la première est le coût trop élevé des charges salariales pour l’entreprise et la seconde, surtout en temps de crise, est la peur le cas échéant, si le carnet de commande baissait brusquement, de ne plus pouvoir payer leurs employés. En effet, il faut se rappeler que les charges salariales représentent plus de 60% du coût d’un salaire avec une répartition d’un tiers pour le salarié et de deux tiers pour l’entreprise (à l’exception des salariés qui sont au SMIC).

    Alors, comme aux grands maux, les grands remèdes, nous, solidaristes, préconisons, pour remettre notre pays en ordre de marche, de créer un grand pacte de solidarité national, ayant pour effet d’allier dans une union sacrée contre la crise l’État, les patrons et les travailleurs. Ce grand pacte doit donner du travail. Il s’accompagnera de grandes réformes institutionnelles et non de vœux pieux ou de promesses. La solidarité en est le maître mot, tous les acteurs sociaux, et notamment l’État seront mis à contribution. Ce grand pacte doit agir immédiatement sur le monde du travail par une embauche massive et une série de réformes des institutions qui gèrent et régulent ce travail, notamment les tribunaux de commerces et les URSAFF. En effet, nous proposons un grand plan pour sauver un million de chômeurs. Ils seraient embauchés dès demain, dans un nouveau contrat de travail sans charges sociales, et cela sur une durée maximum de deux ans. Cela créerait un ballon d’oxygène pour notre économie asphyxiée par les quatre millions de demandeurs d’emplois de courte et longue durée qui, pour la plupart ne peuvent être embauchés compte tenu des charges sociales trop élevées et de la législation actuelle du code du travail.

    Le premier résultat concret de cette proposition est une économie substantielle pour notre pays qui n’aura plus à payer les indemnités de chômage. Le second est le retour à l’emploi de ces chômeurs et par voie de conséquence la relance de la consommation. Un million de contribuables en plus, cela n’est pas négligeable ! Il est important de souligner que l’exonération des charges sociales ne peut, en aucun cas, être un coût supplémentaire pour l’État puisque ces chômeurs étaient déjà bénéficiaires de la protection sociale payée par l’assurance chômage.

    Naturellement ce contrat de solidarité nationale de deux ans sans charges doit être soumis à quelques obligations : il sera réservé aux chômeurs et non pas aux simples demandeurs d’emplois. Le salaire proposé devra être supérieur au SMIC d’au moins 15%. Ce contrat ne peut concerner, par entreprise, plus de 20% des salariés (cela pour les entreprises ayant au moins cinq employés). Il ne peut être interrompu que par accord mutuel des deux partis. Mais il peut être interrompu si les fluctuations économiques de l’entreprise l’imposent. C'est-à-dire si l’entreprise est dans l’impossibilité comptable de payer ce salaire. Si licenciement économique il doit y avoir ce sont les bénéficiaires de ce contrat de solidarité nationale qui seront les premiers visées, pour deux raisons : d’abord afin d’éviter de créer un dumping social sur les autres contrats de travail, ensuite pour dissuader les fraudes « au turn-over » Toute rupture se règlera sans indemnités car le salarié retrouvera aussitôt son statut de chômeur et les allocations correspondantes.

    Pour être complet, ce grand pacte de solidarité nationale doit s’étendre de la création d’emplois à la préservation de ceux-ci. Dans le cadre de la préservation des emplois existants, une autre mesure urgente à mettre en chantier sera la mise en place d’un moratoire social et fiscal pour les entreprises en difficultés, comme cela a été plusieurs fois le cas dans notre histoire lorsque des conditions exceptionnelles l’ont imposé. Cette mesure nécessaire enrayerait une grande partie des liquidations actuelles et à venir des entreprises existantes. La très grande majorité des liquidations et du chômage qui en découle est causée par le défaut de règlement des charges sociales. En effet, il faut savoir que nous avons, à ce jour, des tribunaux de commerce qui remplissent leurs audiences uniquement par des affaires d’URSAFF, avec la particularité de demander chaque fois la cessation des paiements et la mise en liquidation.
    Dans ce cadre, le grand pacte de solidarité nationale assurera la création d’une commission de surveillance des entreprises qui évaluera le coût de la liquidation d’une entreprise en retard de ses charges sociales et fiscales par rapport au coût qu’engendrerait la mise au chômage de son personnel. Il faut comprendre que toute liquidation a notamment un coup social. En effet, les employés mis au chômage sont non seulement un drame social en soi mais aussi une ruine pour la dépense publique. Souvent les dettes qui motivent une liquidation sont bien moindres que le coût social de la mise au chômage des employés de l’entreprise liquidée. Le seul bénéficiaire de cette justice expéditive est l’URSAFF qui touche ainsi les cotisations qu’elle réclame. Il est à noter que la commission de surveillance des entreprises, lors de certains retards dans le paiement des charges sociales ou fiscales, pourrait prendre partiellement en charge leur coût lorsque cela représenterait une économie importante par rapport à la liquidation de l’entreprise par un fond de solidarité.

    Terminons le dernier volet de la réforme : celle des URSAFF. Il faut en effet analyser leur rôle dans la crise sociale qui nous accable. Cette association à but non lucratif gère un budget une fois et demi supérieur à celui de l’État et cela dans la plus grande opacité. Cet organisme collecteur pour le compte du Régime Général, si intraitable avec nos entrepreneurs, ne se refuse rien. D’abord, il se permet, sur nos cotisations d’entretenir une centaine d’antennes d’URSAFF qui ont toutes un conseil d’administration et un budget de fonctionnement propre. Les URSSAF ont de surcroît un budget de fonctionnement général et plus particulièrement de formation à la hauteur de 10% de celui-ci ! C'est-à-dire 10% d’une fois et demi le budget de la France !

    Alors, parce que cette association de la loi de 1901 est un vrai gouffre pour nos cotisations, pour cet argent que nous n’avons plus, parce que ses pouvoirs sont totalement disproportionnés, et que l’URSAFF, par son attitude intraitable, est responsable de la majeure partie des mises en liquidation de nos entreprises, nous demandons sa dissolution et le rattachement de son activité au ministère des finances. Cette décision permettrait de faire des économies incalculables, de retrouver une trésorerie claire et une administration fluidifiée.

    Création d’un contrat de travail solidaire, moratoire des dettes sociales et fiscales, réformes des tribunaux de commerces et dissolution des URSSAF, voilà le grand pacte de solidarité nationale. Par ces réformes radicales, qui feraient agir de front, dans une union sacrée contre la crise, l’État, les petits patrons et les travailleurs, nous pourrions, tous ensemble, remettre notre pays sur les rails. Cette solution qui prône l’action concrète, le bon sens et la solidarité, c’est le solidarisme.

  • Dictature socialiste : nous la mettrons à bas !

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    Communiqué d’Yvan Benedetti en réaction à une procédure de dissolution des Jeunesses Nationalistes et de l’Œuvre française

    Le gouvernement est exsangue. A bout de souffle, il ne sait plus comment nous faire taire, sans doute sait-il qu’il n’y parviendra jamais. Sa dernière tentative : une procédure discriminatoire en vue de la dissolution des Jeunesses Nationalistes, fondées par Alexandre Gabriac et de l’Œuvre française que je préside. Comble de l’infamie, cette forfaiture a été commise au nom du gouvernement par une direction dite des libertés publiques. Quand on ne sait inventer, on en vient à copier. Aussi ce gouvernement socialiste finit-il par recourir aux méthodes qui ont déjà servi autrefois pour « la chasse aux nationalistes ». On retrouve les références à la guerre d’Espagne d’un Emmanuel Valls en proie aux relents anti-fascistes viscéraux, au goût immodéré pour les dissolutions comme arme du désespoir, d’un Ayrault qui n’en n’a pas même l’orthographe, mais tente de s’inspirer des faits de guerre du Front Populaire pour mettre à bas cette France non reniée qui ne veut pas s’éteindre. En s’en prenant à l’ Œuvre française, ils attaquent un mouvement de près d’un demi-siècle, qui n’a jamais fait l’objet de condamnation pas plus que d’interdiction, dont le fondateur, Pierre Sidos a vu deux de ses frères tomber pour la Patrie et qui est l’héritier d’un père héros de Verdun.

    Tant de références qui devraient susciter le respect, tant de références qui ne peuvent chez eux qu’attiser la haine, car eux sont l’anti-France. N’arrivant pas à dissoudre les individus par une répression toujours plus forte, c’est collectivement qu’ils tentent de nous atteindre par une procédure liberticide, calomnieuse, illégitime, contraire aux beaux principes dont ils se font les chantres, contraire même à la Constitution dont les droits semblent n’avoir été écrits que pour ceux par qui elle a été rédigée et les devoirs pour ceux contre lesquels elle a été instituée. Ce gouvernement de coqs a-t-il sans doute pris goût aux défaites, des taux record du chômage, à l’augmentation de la dette, à l’insécurité croissante, à la bêtise crasse, à l’immoralisation de la vie politique, à l’idéologie sectaire… il tente désormais d’ajouter à la longue liste celle de la mort programmée du Nationalisme.

    Leur démocratie est prétendument fondée sur la légitimité populaire. Où se trouve la légitimité d’un gouvernement qui a connu huit échecs sur les huit dernières échéances électorales, dont les sondages d’opinion sont plus qu’un camouflet, un véritable désaveu, dont les moralisateurs sont tous corrompus jusqu’à la mœlle, dont l’imposture idéologique n’a d’écho tangible que l’imposture morale, dont l’oreille est sourde aux cris du peuple qui souffre chaque jour un peu plus. Ne trouvant plus sa légitimité dans le peuple qui l’a abandonné puis renié, c’est dans la violence que le gouvernement l’a définitivement perdu, instaurant une véritable tyrannie. Mais la dictature socialiste tombera, comme elle est toujours tombée, et avant même que le Nationalisme n’ait vacillé. La liberté n’est pas un alibi, elle est une arme affûtée dont le couperet tombera. Elle n’est pas celle illusoire des contes démocratiques, mais celle bien réelle des révolutions.

    Qui souffrirait de voir se prolonger le diktat imposé par les persécutions policières, les arrestations arbitraires, le gazage des femmes et des enfants, les rétentions illégitimes … qui ? Certainement pas le peuple, certainement pas la France ! Certainement pas nous ! Le poing levé ne parera pas le coup franc ! Alors mobilisation générale contre ce mauvais coup porté non seulement contre nous mais aussi contre les libertés. Cette dictature socialiste nous la mettrons à bas, et ça, ça n’est pas un vœu pieux, c’est une promesse. Pas l’ Œuvre française, non. Pas les Jeunesses Nationalistes, non. Le peuple, la France ! En avant la victoire !

    Yvan BENEDETTI, président de l’Œuvre française envers et contre tout

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