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France et politique française - Page 4906

  • Classe dominante et crime: la presse des milliardaires, par Xavier Raufer

    Mais au fait, pourquoi «Libé» ricane-t-il des malheurs des usagers du RER D, tant et si bien qu’à la fin, Conan se fâche ?

    Le 23 mars dernier, l’essayiste Éric Conan fulmine dans Marianne : “Ah ! Qu’est-ce qu’on se marre avec Libération”, grince-t-il – avant de traiter Libé de “bulletin de l’amicale des bobos parisiens”.
    Pourquoi ces foudres ? Une bande de racailles vient d’assiéger un train du RER D, molestant et volant ses passagers. Comme d’usage, les esprits supérieurs de Libé ont ironisé sur “le RER dépouillé façon western”, ébahis qu’on glose sur un aussi banal “fait divers”. Simple ébullition médiatique ? Non. Conan, que l’auteur connut naguère à L’Express, est un homme mesuré, étranger à la vitupération. Sa colère est celle d’un calme. D’où l’énorme écho de son algarade.¢
    Mais au fait, pourquoi Libé ricane-t-il des malheurs des usagers du RER D, tant et si bien qu’à la fin, Conan se fâche ? C’est qu’au fil des années, Libé, issu du maoïsme mondain de la décennie 1970, est devenu un quotidien-des-milliardaires, voué à la “culture de l’excuse” et à la négation du réel criminel.
    Négation ? Sur l’affaire du RER D, rebelote dans Libé du 28 mars, où le bobo-journaliste de service explique : bien sûr, des “gosses” font des “conneries, mais sans être extrêmement dangereux”, plutôt “idiots”. Les victimes du RER ? “ce sont des actifs et s’en prendre à eux c’est [pour les voyous] une sorte de vengeance vacharde”. Bref : bien fait pour ces “actifs” qui osent narguer les racailles en passant sous leur nez pour aller bosser.
    Comment s’explique ce consternant travesti du réel ? Ici, un bref rappel à notre dernière chronique consacrée, souvenons-nous, à l’hyperclasse et à ses moyens pour imposer les idées dominantes. Nous y exposions qu’un stratagème majeur permettait à ces ploutocrates d’établir leur soft-power : l’ “humanitaire”.
    Ainsi, M. Lloyd Blankfein, patron de Goldman Sachs, banque qualifiée de “pieuvre vampire” par un polémiste new-yorkais, milite-t-il ardemment pour le droit au mariage des homosexuels ; pour lui “un problème de droits civiques, mais aussi de business”. Autre méga-philanthrope de Wall Street, Rajat Gupta, conseiller de la Bill and Melinda Gates Foundation. Mais hélas, fâcheux coup du sort, cet ex-directeur chez Goldman Sachs est récemment condamné dans une gravissime affaire d’initiés.
    Ici, le lecteur sursaute : comment des pamphlétaires ou des juges insensibles osent-ils brocarder ou condamner de généreux bienfaiteurs ? Qu’ils se rassurent ! Face à eux, ces milliardaires ne sont pas totalement désarmés. Car, ces dernières décennies, ils ont utilisé une partie de leurs fortunes à acquérir des médias (quotidiens, périodiques, sites Internet, etc.). C’est bien sûr ceux-là que nous nommons “presse-des-milliardaires”. On en connaît les titres phares : Financial Times, Economist, Wall Street Journal, etc. Leur idéologie est unique : mondialisation bienfaitrice, un militantisme sociétal qui ne coûte rien aux ploutocrates (féminisme, homosexuels…), négation des ravages du crime, toujours édulcoré ou folklorisé.
    Venons-en maintenant à l’archétype de cette presse-des-milliardaires en France : Libération.
    Propriétaire de «Libé», Édouard de Rothschild en a fait un haut-parleur de la classe dominante.

     

    Impossible d’imaginer pire trajectoire de trahison que celle de Libé, de son lancement (mai 1973) au printemps 2013. En témoigne On a raison de se révolter, livre militant destiné à financer Libé après sa naissance. Dans ce débat à trois voix entre Jean-Paul Sartre, un “chef Mao” et “un journaliste de Libération”, on souligne “l’intérêt et l’apport de la révolution culturelle chinoise” (plus de 30 millions de morts), et envisage l’“armement du prolétariat”… l’“armement de milices populaires” ; car “dès lors que les masses se mobilisent, elles cherchent spontanément toujours à prendre, partout où elles le peuvent, tout le pouvoir qu’elles peuvent prendre”.
    Tel était alors l’idéal de « Libé ». Or quarante ans plus tard, ce quotidien (dont l’ancêtre se nommait La Cause du Peuple) vomit le “populisme” et empile des louanges à faire rougir Ceaucescu sur des prédateurs désormais mimétiquement déguisés en dames patronnesses (Libération du 28 octobre 2012 :“Marc Ladreit de Lacharrière. Il nous fait… marché”). Lisons un peu : “Son bureau caréné comme un navire spatial… Un abord simple et chaleureux… Mécène des arts et lettres, soutien actif d’une France de la diversité… Descendant d’une aristocratie guerrière… Un courage certain… Ainsi va la vie des riches au grand cœur.” Manque “Danube de la pensée” – mais tout juste.
    Surtout, comme on l’a vu, Libé traite avec désinvolture le calvaire criminel que vivent les Français dans la périphérie des métropoles. Pourquoi ce revirement ? Que s’est-il passé ?
    Eh bien, cela confirme que Marx avait (sur ce point) vu juste : dans la société de l’information de 2013, l’infrastructure détermine tout autant la superstructure qu’aux débuts du capitalisme (1850). Le capital d’un journal appartient à une banque ? Aujourd’hui comme hier l’idéologie de cette banque s’y impose pour l’essentiel. Édouard de Rothschild vient-il ainsi jouer “un rôle très actif pour sauver Libé et assurer son indépendance” (Laurent Joffrin, Journal du Dimanche, 12/06/2011) ? Le banquier apporte certes l’indépendance financière – mais précipite la fatale mutation de « Libé » en haut-parleur de la classe dominante.
    Cela – étourderie ? coquetterie ? – Libé lui-même en atteste le 18 octobre 2012 : “Les rédactions sont un accessoire pour les patrons… Ces propriétaires ont acheté de l’influence…
    En France, les rédactions sont maintenant un accessoire parmi d’autres de la puissance.”
    Émerge ainsi un nouveau “compromis historique” entre prédateurs-patronnesses, néo-médias type Libé et “sociologues critiques”. D’apparence fort radicaux et vitupérant à tout propos la société, ces demi-soldes du journalisme et de l’université partagent avec ces milliardaires une vision libertaire-mondialiste, un (sincère ou cynique) laxisme sociétal, stupéfiants, genre et minorités sexuelles -, enfin et surtout, la négation du réel criminel;
  • Notre Civilisation, détricotée au "forceps".

    Notre civilisation est un corpus de coutumes, de cultures, d’apprentissages pour ce qu’il en est, par exemple, de l’agriculture, des arts selon les canons du beau, du bon et du juste et qui évoluent strates après strates, siècles après siècles.

    Toutes civilisations s’appuient sur la tradition qui est à son tour poussée par les siècles, telles les vagues de l’océan. Elle se forge au fil de l’expérience , de la connaissance et progresse vers le haut pour ne pas dépérir et se flétrir ainsi qu’une branche qui meurt. L’axe de ses valeurs, tronc immuable, plonge ses racines dans l’apprentissage de chacun et comporte ainsi un lien avec le cosmos, dans la part insondable de l’âme et de l’esprit de chaque être, dont la somme a forgé notre civilisation judéo-chrétienne.

    Or en ces instants nous subissons plus que nous ne le vivons l’action de scarabées, les Lucanes Cerf-Volants. Ils grignotent, grignotent le tronc de notre civilisation qui bientôt pourrait s’effondrer en poussière, et nous n’y pouvons rien, puisque ces scarabées sont sourds, aveugles et muets.

    La modernité actuelle devient triste, laide et asphyxiante. Peu s’y reconnaissent et attendent encore le "miracle". Le progrès, le mondialisme ont métamorphosé nos existences et ne servent qu’une caste de plus en plus riche tandis que les "ilotes" qui produisent ces richesses deviennent de plus en plus pauvres, exploités à mort, ce qui ne semble susciter aucun intérêt. Au final ils sont engloutis par un chômage devenu incontrôlable...

    Le progrès pour le progrès, la société de consommation, la civilisation du kleenex jetable engendrent des "bulles" monstrueuses qui nous éclatent à la figure et fissurent les liens sociaux, économiques et même politiques, puisque ces derniers ne peuvent prendre de décision sans en demander la permission à des instances supérieures coupées de toute réalité humaine et tenus en sous main par des groupes d’intérêt, des lobies financiers et industriels confondus. Alors le monde politique perd toute humanité et bien trop souvent, pour ce qui nous concerne, le sens du service de la France et des Français.

    Les gens de la rue, les peuples de France ressentent et commencent à comprendre ce qui se passe, ils réagissent en s’abstenant de voter, ce qui n’est pas la meilleure façon de répondre à la privation des libertés, ou bien manifestent pacifiquement dans la rue leur rejet et se font traiter de fachos... Tandis que les élites politiques, médiatiques, économiques et financières continuent de se chamailler sur des sujets qui n’intéressent que leur propre vanité de paraître. Peut être nous faudra-t-il plonger au fond des "écuries d’Augias"pour pouvoir les nettoyer comme le fit Hercule, le demi dieu révéré par les anciens Grecs.

    En attendant ce moment, la France soufre. Deviendrons nous orphelins de ce pays que nous aimons tant et qui risque d’être dilué par la tourmente. Souvenez vous du poète Joachin du Bellay , momentanément à Rome sous la "renaissance" qui écrivait sa nostalgie par ce poème qui commençait ainsi :"plus me plaît mon petit Liré que le mont Palatin". Plus proche de nous Charles Trenet chantait :"Douce France, cher pays de mon enfance", et Charles Peguy, grand écrivain, immortalisait la magnifique cathédrale de Chartres qui se mirait au loin dans les blés de la Beauce...

    Lorsqu’un enfant va naître il se retourne dans le ventre de sa mère. Bientôt il quittera un monde protégé et clos pour s’affronter au monde. Demain il nous faudra opérer ce terrifiant retournement pour construire ce nouvel avenir qui dépendra de nous tous Françaises et Français, mais aussi de tous les peuples de la Terre. Non pour construire un monde identique et encore plus terrifiant, celui d’un Occident opposé à un Orient dans lequel l’humanité aura abdiqué de toutes ses libertés, un monde gouverné par le Grand Ordinateur, régi par le Ministère de l’Amour Programmé, ou du Ministère de la Bonne Conduite qui surveillera vos faits et gestes d’esclaves jusque dans votre salle de bains.

    Ainsi que le disait Malraux le visionnaire, le XXI° siècle sera "spirituel" ou ne sera pas. Je précise que le spirituel dont il est question n’a rien à voir avec quelque religion que ce soit. Pour inventer l’avenir il ne suffit pas d’abolir les ordres établis, il faudra rétablir une nouvelle société à partir des racines anciennes qui,elles, demeurent pérenne et, sans pour autant, faire retour en arrière, telle me parait devoir être la nouvelle équation.

    Nous somme dans ce moment "M" où nous avons encore les pieds dans un marécage boueux, mais peut-être déjà la tête et l’esprit clair. A la "Renaissance" le mot couillu désignait l’Homme bien fait dans sa tête, dans son corps et dans son âme, comme un beau chêne pouvait être feuillu. Aujourd’hui le mot couillon a avilit ce terme pour le transformer en insulte infamante. N’oublions pas que la politique, comme l’économie sont faites pour l’Homme et non l’inverse.

    Une cathédrale ne se construit pas à partir de sa clef de voute, mais bien sûr par sa base et plus précisément en orientant la pierre angulaire. Ce monument doit être édifié selon la divine proportion ainsi que nous l’indique Léonard de Vinci. Les Pyramides et le Parthénon sont toujours la pour nous le rappeler

    L’Histoire nous rappelle que la France a su s’extraire de situations terribles : guerres de religions, guerres meurtrières, génocides fratricides sanglants. Je me sens fier de la France, je suis au côté de mes compatriotes qui, au sortir de l’épreuve, ont su faire preuve d’intelligence, d’un immense courage et de solidarité pour se redresser afin de vivre libres et laisser vivre.

    Henri Comte de Paris Duc de France - IMRF

    http://www.actionfrancaise.net

  • Un œil sur le "hollandisme révolutionnaire"

    « Une démocratie fonctionne quand une partie des élites prend le parti du peuple. C’est ce qui pourrait se produire. D’où l’espoir que je place dans le “hollandisme révolutionnaire”... »

    Emmanuel Todd, mars 2012

    Disparition progressive de La Poste !

    Un « nouveau contrat de service public » a été présenté par le conseil d’administration de La Poste. Celui-ci est clairement un programme de réduction du financement de l’État, compensée par une réduction des missions qui incombent à ce service public : service postal, accessibilité bancaire, distribution de la presse, maillage territorial des agences.

    Les objectifs pour la tranche 2013-2017 prévoient notamment :

    - la baisse du nombre de boîtes aux lettres, déjà passé de 149 200 à 144 600 entre 2009 et 2011.

    - la « mise en avant » de la « lettre verte » au détriment de l’envoi « classique » de lettres aux « timbres rouges’ », sous un prétexte « écologique » ; en fait, moins contraignante pour La Poste en termes de délais de traitement et de distribution...

    - le désengagement de la présence de La Poste sur l’ensemble du territoire avec la poursuite de la transformation de ses bureaux en simple « relais » implantés chez les petits commerçants ou au sein des mairies des communes rurales.

    Hollande, bricoleur du dimanche

    Alors que François Hollande met en avant sa « boîte à outils » destiné à « inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année 2013 », on remarque que les programmes « emplois d’avenir » peinent à trouver des candidats. À la fin du mois de mars, à peine 10 000 emplois d’avenir ont été signés... L’objectif étant d’en mettre en place 100 000 d’ici la fin de l’année...

    17 % des jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni scolarisés, ni salariés, ni en formation. Pire : la moitié d’entre eux ne cherche même pas d’emploi. Difficile pour cette fantomatique jeunesse de bénéficier de ces programmes... puisqu’au regard des structures étatiques, ils « n’existent pas »...

    Principalement destinés à fournir du personnel dans des structures publiques ou associatives, on peut douter que les compétences qui seront acquises (vider les corbeilles à papier en mairie, servir des frites dans les cantines ou passer la serpillière dans les écoles...) puissent étoffer des CV inexistants ou maigrichons et faciliter le retour à l’emploi dans le secteur privé.

    Visiblement, la formation de ces jeunes dans des secteurs « en tension » ne semble pas être l’objectif du gouvernement Ayrault, qui préfère laisser ces emplois à la disposition de travailleurs des pays du sud ou de l’est d’une l’Europe ravagée par la crise économique.

    L’éléctricité, toujours plus chère :

    D’après une enquête récente, une personne sur dix ont des difficultés à payer leur facture d’électricité . Depuis 2008, le prix de l’électricité a augmenté de 20 %. Ça n’est qu’un début puisque la Commission de régulation de l’énergie prévoit 30 % d’augmentation d’ici 2016...

    Une loi dite « loi Brottes » (du nom de son concepteur, le député socialiste de l’Isère François Brottes) augmente peu à peu le nombre des bénéficiaires des tarifs sociaux. Une mesurette typiquement « socialiste » (donc sociale, mais pas trop...) : moins de 10 € par mois de réduction pour ceux qui y sont éligibles.

    À mettre en relation avec la privatisation d’EDF (l’État restant, pour le moment, l’actionnaire principal), entreprise qui voit son bénéfice en hausse continuelle (3,3 milliards d’euros en 2012, en progrès de 5,3 % par rapport à 2011, pour une augmentation du chiffre d’affaire de 11,4 % à 72,7 milliards d’euros).

    http://www.egaliteetreconciliation.fr

  • Les LGBT ne lâchent rien, nous non plus

    La Lesbian and Gay Pride de Lyon a envoyé un message hier à 20h45, dans lequel nous pouvons lire :

     

    "Au-delà du mariage et de l’adoption d’autres discriminations subsistent: l’impossibilité d’accès à la PMA pour toutes les femmes, l’impossibilité de filiation hors adoption et hors mariage pour les parents sociaux des familles homoparentales, les discriminations liées à l’identité de genre et au changement d’état civil pour les trans. Ce seront les prochains combats du Collectif unitaire pour l’Egalité."

     

    Et oui, ils en voudront toujours plus. Et c'est aussi pour cela que, loi Taubira votée ou non, promulguée ou non, nous ne lâcherons rien.

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Le retournement de veste, c’est maintenant !

    Preuve, s’il en fallait, de la manipulation dont le peuple français a été l’objet ces dernières années, à propos du Pacs. En 1998, Elisabeth Guigou s’élevait à l’assemblée contre le mariage et l’adoption homosexuels, lors d’un discours prononcé au moment du vote du Pacs. « Une famille, ce n’est pas simplement deux individus qui contractent pour organiser leur vie commune. C’est bien plus que cela. C’est l’articulation et l’institutionnalisation de la différence des sexes. C’est la construction des rapports entre les générations, celles qui nous précèdent et celles qui vont nous suivre. La famille c’est aussi la promesse, la venue de l’enfant« , déclarait-elle.

    Mais au même moment, elle votait le Pacs dont la philosophie procède déjà d’un rejet de la réalité d’une nature humaine sexuée d’une part, et d’une catégorisation de la population divisée selon l’orientation sexuelle d’autre part. Dont la philosophie conçoit la loi comme un service rendu aux intérêts consuméristes de l’individu égoïste. Bref, le schéma intellectuel est campé, les principes jetés : les catégories reconnues et la loi ordonnée à leur satisfaction, du Pacs au mariage, il n’y a plus qu’un pas qui relève du degré, pas de la nature. Le besoin humain étant croissant, ce pas allait incessamment être franchi : c’est désormais chose faite, et madame Guigou est mise devant ses contradictions…ou sa duplicité ! Regardez :

    http://www.contre-info.com/

  • La bonne adresse

    Quelle attitude tenir vis-à-vis du FN, afin de réduire son audience dans les urnes ? Cette question n’est pas neuve. Elle  taraude les partis du Système depuis trente ans qui ne se sont pas contentés de manier l’excommunication républicaine mais aussi arrangés entre eux  pour conforter  des modes de scrutin qui ont pour but premier d’handicaper le Mouvement  national. Mais l’élection au scrutin  majoritaire de Marion Maréchal et Gilbert Collard, la dernière  législative partielle de l’Oise qui a vu la candidate frontiste frôler les 49% laissent pressentir que ce type de bricolage ne sera bientôt peut être plus totalement efficient.

     A droite la question affole d’autant plus qu’un sympathisant sur deux de  l’UMP, si l’on en croit les sondages, grandement confirmés par les échos que nous avons du « terrain »,  est partisan d’alliances  avec le FN, notamment aux prochaines municipales. Certes, l’autre moitié  y serait  farouchement opposée…

     Cela  explique que Jean-François Copé multiplie les annonces et les consignes de refus de tout rapprochement  conjoncturel et à la base avec le FN autour de quelques engagements municipaux.

    Le patron contesté de l’UMP  préférerait de beaucoup   faciliter demain la victoire de  listes soutenues par  la gauche socialo-communiste plutôt que de contribuer, par un  non ostracisme systématique,  à enraciner localement  l’opposition nationale ; sans même  parler des risques d’implosion de l’UMP.

     Ne nous y trompons pas,   la vision du monde, les codes, les valeurs, l’ idéologie libérale-libertaire, le progressisme qui  imprègnent  des figures  fillonistes, copéistes, sarkozystes de l’UMP, contrairement à leur base électorale,  sont très proches de ceux de leurs petits copains de promotion faisant carrière au PS. Leur position dominante est elle aussi   menacée par une crise qui révèle toutes les tares mortifères du Système actuel.

     En ce sens l’avertissement formulé par  Denis Tillinac dans son dernier éditorial sur le site de Valeurs Actuelles concerne  aussi les Pécresse,  Wauquiez, NKM, Bertrand, Apparu, Chatel…

      « Une France des profondeurs s’éveille, déroutant la France officielle qui se rétracte dans le mépris».« L’approche gauchisante des réalités prévaut encore dans l’appareil d’État, ses relais pédagogiques, culturels et médiatiques » note  l’essayiste.

     « Elle continue d’imprégner l’inconscient collectif mais elle a cessé de le façonner. Le pouvoir socialiste peut toujours compter sur la servilité de la caste intello  et la docilité de ce  prolétariat de l’intellect , décrit en son temps par Barrès. Le règne des idées dites soixante-huitardes n’en est pas moins à son crépuscule. Une bonne moitié de la France vomit ses idoles et ses fantasmes ; on s’en est aperçu avec l’impact des manifs contre le mariage homo, on s’en doutait depuis que la dissidence ose s’exprimer ici et là à ciel ouvert (…). »

     « La gauche balisait les termes des débats et délivrait à sa convenance des brevets de respectabilité ; la droite politique les avalisait. Si elle veut survivre, cette droite ne pourra plus se cantonner dans une critique superficielle des méfaits (avérés) du socialisme économique, car pour la première fois depuis la fin du gaullisme, c’est dans sa globalité que la doxa socialo-libertaire est récusée. »

     A cette aune,  il est d’ailleurs révélateur que M. Copé ait avoué, également  dans Valeurs actuelles,  qu’en cas de retour de l’UMP au pouvoir, la loi Taubira ne sera pas  supprimée mais simplement  « réécrite »…Bref, en continuant  à voter pour ce parti parfois encore qualifié de conservateur (de quoi?) ,les électeurs de la droite des valeurs  ne frappent pas  à la bonne adresse.

     Alors, cette droite sociale-démocrate qui a tout lâché, bradé, avili depuis quarante ans qu’elle exerce le pouvoir conjointement avec la gauche, est elle capable de se réformer, de mener sa révolution (au sens étymologique du terme) culturelle ? En a-t-elle les moyens, la volonté,  les capacités intellectuelles ?

     Le Monde a rapporté cette confession, à dire vrai, qui n’est pas une  révélation, de  François Fillon, qui a été enregistrée dans le cadre d’un documentaire de France 3   signé Franz-Olivier Giesbert, qui sera diffusé le 8 mai.

     Evoquant ses relations avec Nicolas Sarkozy, l’ex Premier ministre souligne la différence  de nature dans l’appréhension de leur lutte commune contre le FN,  entre le mari de Carla Bruni et  la large fraction de l’Etat-major UMP dont il est plus ou moins le chef de  file.

     Il  s’agit là  d’une «différence d’approche irréconciliable», d’une «vraie divergence» entre eux explique M. Fillon. Il explique: «Nicolas Sarkozy pense que le Front National est à combattre parce qu’il peut nous faire battre. Moi, parce que le FN est en dehors des limites du pacte républicain tel que je le considère.» Ce clivage reste plus  que jamais d’actualité.

     D’ailleurs, à l’heure ou les électeurs de gauche matraqués par l’euromondialisme sont séduits eux aussi de manière grandissante par le discours frontiste –si le phénomène n’est pas nouveau, il prend de l’ampleur – l’ex militant trotskyste et  sénateur David Assouline, porte-parole du PS, a choisi de rompre avec le  discours  qui fut celui de François Hollande.

      Dans  l’entre deux tour de la présidentielle, fait nouveau pour une candidat socialiste, M. Hollande dans un entretien accordé  à  Libération,  s’était  aussi adressé  aux électeurs marinistes sur un mode apaisé.

     Marche arrière toute pour M. Assouline qui,  ressortant du placard un langage outrancier cantonné en général à l’extrême gauche et  guère entendu  dans les rangs du PS depuis les beaux jours de SOS racisme, a expliqué le 1er mai  que Marine Le Pen est «un poison pour la République et la démocratie» !

     Il a ainsi, comme M Fillon, accusé Marine d’anti républicanisme,  mais avec une violence dans les termes assez hors norme, fustigeant une présidente du FN  « renouant de façon de plus en plus claire avec la tradition d’extrême droite d’avant guerre, sociale-nationaliste». Suivez son regard…

     Un mot enfin, dans ce climat de violence anti-nationale,  pour réagir à la dernière cabale médiatique lancée contre le FN. Caroline Fourest  a accusé implicitement celui-ci d’avoir été complice de la divulgation de son adresse personnelle, qui aurait été apposée et collée sur le trajet du défilé du 1er mai. Après Mme Fourest et selon Le Monde,  un de ses journalistes, «spécialiste du FN »,   Abel Mestre,  aurait été victime également  de la même méthode.

     L’avocat et trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, a estimé que « ces autocollants sont scandaleux, mais c’est tout aussi scandaleux de les associer au Front National ». « Ils sont très désagréables pour ceux qu’ils visent, mais ils sont aussi faits pour pourrir les relations du FN avec la presse . »

     Qualifiant d’ « inacceptables »ces intimidations, la Société des rédacteurs du Monde (SRM) a dénoncé ce qui serait à les  croire, des pratiques « fréquentes à l’extrême droite », s’inquiétant « des risques qu’elles font courir aux journalistes tenus d’assister aux initiatives (sic)  du Front National ».

     La directrice du quotidien, Natalie Nougayrède,  s’est «(élevée) solennellement contre cette pratique » et « appelle les dirigeants du FN à condamner sans réserve ces méthodes ».

     Bruno Gollnisch se souvient aussi  des méthodes d’intimidation proprement infâmes dont ont été victimes des militants  et candidats FN.

    Pendant des années, avec,  dans le meilleur des cas, la complicité silencieuse des médias attachés paraît-il   aux  «règles de le vie démocratique » et au « pluralisme »,  certains frontistes , leurs proches, leurs conjoints, leurs  enfants, ont été harcelés, dénoncés  à leurs employeurs,  leurs collègues,  attaqués physiquement devant leur domicile, leur lieux de travail,  leur école,  assaillis de  lettres de menaces  par des  extrémistes de gauche.

     Autant dire que nous comprenons l’embarras d’un Abel Mestre, qui ne cache certes pas son hostilité idéologique au FN, mais c’est là son droit le plus naturel,    ce dernier contrairement à sa consœur Mme Fourest, n’étant pas du reste, un « nanti » de la haute caste médiatique.

    http://www.gollnisch.com

  • Maîtres et témoins...(II) : Jacques Bainville.

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    Maîtres et témoins...(II) : Jacques Bainville.

    Parce que "d'un tel esprit, à qui était inné et toujours présent LE PARFAIT, aucun vestige n'est sans prix : tout vaut, tout compte..." écrit Maurras, dans sa Préface aux Lectures, recueil publié juste après la mort de Bainville, et composé d'articles sur des sujets très variés, écrits chaque mois dans La Revue universelle, en alternance avec Henri Massis...

    Parce que, comme le dit Abel Bonnard, "...Comment auraient-ils vieilli, ces écrits du Sage, puisque la sagesse est de dire précisément à propos des choses qui passent des choses qui ne passent pas ?"

    Mais aussi parce que, tel qu'on est, on voit, on croit, on imagine les autres : si Jacques Bainville a écrit de Paul Bourget - à propos de son livre Sensations d'Italie - qu' "il fait des lecteurs reconnaissants"; et s'il a écrit de Gaston Boissier - à propos de ses Promenades archéologiques - qu'il avait "l'érudition intelligente", c'est tout simplement parce que lui-même, Jacques Bainville, était un familier, un pratiquant au quotidien de l'érudition intelligente, et qu'il faisait chaque jour, lui, Jacques Bainville, des lecteurs reconnaissants; c'est parce que ces deux grandes qualités lui étaient familières, intimes, qu'il savait les reconnaître chez les autres...

    Pour ces raisons, et tant d'autres encore, voici un Album qui n'a d'autre prétention que d'offrir à ceux qui ne le connaissent pas une première approche d'une étoile incontesté de l'Intelligence française, stupidement ignorée et bannie par les tenants de l'Histoire officielle du Système idéologique qui nous gouverne, et par une Université qui ne s'honore pas en ne donnant pas à celui qui la mérite avec une telle évidence, la place qui lui revient : l'une des toutes premières, sinon la première....

    Avec notre Album Mistral, cet Album Bainville a toute sa place dans la catégorie "Maîtres et témoins", référence au titre de l'ouvrage de Maurras, "Maîtres et témoins de ma vie d'esprit".
    Si Bainville ne fut pas un "maître" pour Maurras - qui le reconnaissait, cependant, "maître" en ses domaines - historique, économique, diplomatique... - Bainville fut bien, de toute évidence, "témoin" de la vie d'esprit de Charles Maurras :
    "...Au bon temps, nous nous voyions tous les jours..." écrit celui-ci, dans la préface émouvante des Lectures, livre publié juste après la mort de Bainville; une préface dans laquelle apparaît, d'une façon profondément humaine et aux accents bouleversants, l'amitié profonde qui unissait les deux hommes.....

    Illustration : Collection particulière Hervé Bainville, portrait de Jacques Bainville par Marie-Lucas Robiquet; couverture de "Jacques Bainville, La Monarchie des Lettres, Histoire, Politique et Littérature", Edition établie et présentée par Christophe Dickès, Bouquins, Robert Laffont (1.149 pages).

    http://lafautearousseau.hautetfort.com

  • « THE VOICE » 2013 a été élu ce 5 mai, par Manuel Gomez

     

    Nicolas Canteloup et Laurent Gerra peuvent aller se rhabiller, un nouvel imitateur de classe internationale est né : Jean-Luc Mélenchon.

     

    Dans une récente émission sur France 2, « Des paroles et des actes », il imitait à la perfection Georges Marchais. Pour lui c’était facile et il nous a fait rire. Mais il a fait bien plus fort ce 5 mai en imitant d’une manière spectaculaire De Gaulle (J’ai fermé les yeux deux secondes et j’ai cru voir un képi avec deux étoiles). Même sens de la dramaturgie, mêmes intonations gaulliennes afin d’exécuter le socialisme à la Hollande.

     

    Il est bien dommage qu’il n’ait pas tenu ce même discours aux journées de la jeunesse socialiste, à Soustons ce même jour. Il aurait pu faire la leçon au jeune leader de cette jeunesse un peu perdue, Thierry Marchel-Beck, qui affirmait avec un aplomb bien gauchiste que sortir de l’Euro, comme le proposait Marine Le Pen, conduirait la France à la faillite. Il aurait pu lui apprendre deux vérités :

     

    Que la France est depuis longtemps en faillite avec des dettes qu’elle ne pourra jamais remboursées, et qui augmentent chaque année.

     

    Que la France ne se portait pas plus mal avant 2002  alors que l’Euro ne se pratiquait pas. Et je dirai même qu’elle se portait mieux.

     

     

    La révolution est en marche, clame Mélenchon et 1789 n’est plus loin. La 5ème république est finie… vive la sixième sous sa poigne « stalinienne ».

     

    Fort heureusement il n’y avait pas foule à « son » défilé, 30.000 personnes d’après le ministère de l’Intérieur (et pourquoi ne le croirait-on pas puisque la gauche accepte ses chiffres pour d’autres manifestations !).

     

    Ne sont-ce pas là des slogans antidémocratiques, des appels à la révolte du peuple, à l’insurrection, à la REVOLUTION ?

     

    Si Marine Le Pen tenait le même langage et appelait à abattre la cinquième république on crierait à l’arrivée du fascisme et du national-socialisme.
    Méfiez-vous des imitateurs, même de talent, après Marchais et De Gaulle, Mélenchon, qui se voit premier ministre, pourrait bien imiter Kim Jong-un, président de la Corée du Nord (dixit Attali).
  • La Manif pour Tous à TF1 puis sur le périphérique

    De l'avenue de Breteuil, des manifestants ont rejoint le siège de TF1 où doit s'exprimer Jean-Marc Ayrault durant le 20h.

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    La suite sur => http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Succès des Manifs pour tous, ce 5 mai

    Partout en France, les Manifs pour tous ont rencontré un véritable succès, même à Paris en pleins congés scolaires. Les familles françaises ne désarment pas !

    Ta loi, Taubira, on n’en veut pas !

    Place Vauban à Paris, carton plein !

    Photos et vidéos sur Le Salon Beige

    Voir également l’article du Figaro

    http://www.actionfrancaise.net