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France et politique française - Page 4920

  • L’honnêteté n’a jamais été gage de compétence…

    L’honnêteté n’a jamais été gage de compétence… Après Jérôme Cahuzac, le rabbin Gilles Bernheim surpris en flagrant délit de mensonge. Sans compter ces statistiques concernant ceux qui mentent sur leurs CV pour leurs entretiens d’embauche. Et ces gens dont on a l’impression qu’ils mentent en tout et en permanence. Ambiance délétère ou phénomène vieux comme le monde ?

    François Hollande avait promis une « République exemplaire ». Je trouve que Jérôme Cahuzac est un homme parfaitement exemplaire. À une époque où l’on n’est plus censé vivre mais « gérer » son existence, et où « réussir » signifie gagner plus d’argent que les autres, il a parfaitement intériorisé la règle implicite de notre temps : « plus » est toujours synonyme de « mieux », et les moyens d’acquérir plus comptent pour peu de choses par rapport à cette fin. L’État de droit libéral se veut neutre sur le plan des valeurs. Au prétexte que ce serait discriminer entre des choix individuels tous parfaitement légitimes, il n’a rien à dire sur ce qu’Aristote appelait la « vie bonne ». Dans cette optique, le politique ne peut être porteur d’aucune dimension éthique, puisqu’on ne peut en son nom promouvoir aucune conception du bien commun. La société se définit dès lors comme une simple addition d’individus autosuffisants. La corruption généralisée en est la conséquence.

    Cela dit, les cas individuels n’ont guère d’intérêt. Dans l’histoire, il y a d’une part les acteurs ; de l’autre, les dynamiques, les logiques et les structures. C’est à ces dernières qu’il faut surtout s’intéresser. Le système libéral est un système qui prétend que la logique de l’intérêt et le droit procédural suffisent à faire tenir ensemble une société. Le capitalisme fait toujours primer la logique du profit sur toute considération morale. Qu’est-ce que la logique du profit ? C’est la logique de la valorisation toujours croissante du capital. Autrement dit, faire toujours plus d’argent avec de l’argent. C’est pourquoi le capitalisme exige la marchandisation généralisée (du travail, de la terre, de l’art, de la culture, de la santé, des corps, des organes, etc.) et la circulation généralisée de toutes marchandises. La question qui se pose est alors de savoir comment sortir du système de l’argent ?

    Élisabeth Lévy stigmatise cette volonté de transparence voulant que tout un chacun déballe son patrimoine en place publique. Votre avis ?

    Ceux qui possèdent des comptes à l’étranger ne le diront évidemment pas quand ils fourniront l’état de leur patrimoine. Ce déballage ne sert donc strictement à rien. Il relève d’un voyeurisme qui n’est pas très éloigné de la culture de l’excuse : nous sommes nuls, mais voyez comme nous sommes honnêtes. À ce rythme-là, on finira par découvrir que Roselyne Bachelot n’est plus vierge et que Pierre Moscovici a oublié de déclarer dix-sept cuillères à café héritées de son grand-père pour lesquelles il n’a pas de facture ! La volonté de « transparence » est d’inspiration totalitaire, car il y a des opacités bienfaisantes. Quant à la lutte contre les paradis fiscaux, elle prête plutôt à sourire. Les plus grands paradis fiscaux actuels s’appellent la City de Londres et Wall Street. Les paradis fiscaux de l’avenir seront, eux, des paradis immatériels.

    L’honnêteté est-elle véritablement une vertu politique, sachant que certains incorruptibles furent de féroces massacreurs, tandis que des corrompus notoires ont pu se montrer fins politiciens ?

    L’honnêteté n’a jamais été gage de gentillesse ni de compétence. Et l’on peut en effet préférer des corrompus qui font au moins une bonne politique à de vertueux impuissants. Mais quand un chômeur ou un retraité apprend que Carlos Ghosn, patron de Renault et Nissan, gagne 35.000 euros par jour (12 millions d’euros par an), il n’a pas besoin de s’interroger sur l’origine de cet argent pour s’indigner. La somme seule suffit à choquer ce que George Orwell appelait la « décence commune ». Il serait surtout temps de comprendre que la politique et la morale ne sont pas la même chose, ou plus exactement, comme le disait Julien Freund, que la politique a sa propre morale, dont l’objectif est de servir le bien commun – un bien qui n’est pas la somme des biens particuliers, mais un bien indivisible dont tous les citoyens bénéficient ensemble. Pas plus qu’une économie nationale n’est comparable à un budget familial, la morale en politique ne peut être calquée sur la morale privée. Pour ne donner qu’un exemple, l’hospitalité n’a pas le même sens selon que l’on parle d’un individu ou d’un pays…

    Quand Jérôme Cahuzac demande pardon, n’y a-t-il pas mélange des genres, entre confessionnal et tribunal ? Intrusion du religieux dans le politique ?

    Il s’imagine peut-être que péché avoué est à moitié pardonné. Dans son attitude, je vois en fait surtout la détestable influence des confessions publiques à l’américaine, héritées du puritanisme. Mais il y a pire. Si Cahuzac est condamnable, je trouve plus répugnant encore le spectacle de tous ces faux-culs qui, la main sur le cœur, assurent avoir été « trompés » et condamnent hautement les mauvais agissements d’un homme à qui ils ne reprochent en réalité que d’avoir été assez maladroit pour les avoir mis tous en danger en se faisant prendre. Tous les hommes politiques ne sont pas corrompus, mais ils sont tous partie prenante d’un système qui corrompt tout. C’est pour cela qu’ils sont tous discrédités. Lénine disait que les révolutions se produisent quand à la base on ne veut plus, et qu’à la tête on ne peut plus. On n’en est peut-être pas très loin.

    Alain de Benoist, le 26 avril 2013

  • Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°317

    http://www.youtube.com/watch?list=UUeWMp4Frgyv275gSnWNYoZQ&feature=player_embedded&v=2ad_35YGZyg

  • DSK-Cahuzac-Sarkosy

    Les petites gens croient toujours que ceux qui ont des responsabilités importantes ont une vie privée culturelle intense en accord avec leur charge. Qu'ils passent leurs soirées à des concerts de musique classique ou à l'opéra. Au cours de dîners mondains ils abordent de façon passionnée toutes les grandes questions économiques, philosophiques et politiques se posant à l'humanité. On se demandait souvent pourquoi DSK n'avait pas de vie mondaine à Washington. Avec l'affaire du Carlton on a appris que DSK avait mieux à faire qu'aller faire le baise-main à de vieilles américaines aux lourds colliers de diamant.
    Quand j'étais en terminale C (qui n'existe plus), mon professeur de mathématiques répondait quand un élève posait une question : « c'est une question de terminologie ». Pour qualifier Strauss-Kahn on a eu beaucoup de terminologie. Pour ceux de sa communauté c'était un séducteur. Pour les autres moins indulgents, c'était un vicelard ou un détraqué sexuel. Quand aux féministes elles ont surtout vu un salopard. Les mots comme toujours n'expriment qu'une subjectivité.
    On a souvent reproché à Cahuzac d'avoir de mauvaises fréquentations politiques surtout celles qu'on qualifie « d'extrême droite ». Pourtant il n'y avait rien de plus social et tolérant chez cet homme qui relativisait l'idée de vérité en politique. Pourquoi avoir toujours la mentalité d'être en guerre civile avec des gens qui pensent différemment ? Plus sérieusement, l'argent transcende les clivages politiques. Pour paraphraser Shakespeare l'argent ouvre toutes les portes de droite comme de gauche. Ou avait-il compris intuitivement cette sentence de Nietzsche : « les convictions sont des prisons ».
    Avec Cahuzac le mensonge ne sera plus ce qu'il était comme au temps de Chirac où il suffisait de passer à la télé et de dire « pschitt » ou « abracadabrantesque » pour faire taire la polémique et stopper toute enquête. L'époque en politique où l'on mentait « droit dans les yeux » n'est peut-être pas terminée, mais a pris un peu de plomb dans l'aile. Sarkosy avec les affaires Bettencourt, Karachi, le financement par la Lybie et le Quatar devra en dire plus que Chirac pour convaincre.
    PATRICE GROS-SUAUDEAU

  • Mesdames, venez tester le régime Valls !

    Mesdames, venez tester le régime Valls !

    Attention aux grains (de Vals) !

    Un régime révolutionnaire, testé par la rédaction : pour l’été, vous serez belles et rebelles !

    Où ?
    Dans le cadre prestigieux des Invalides, du Champ-de-Mars et des quartiers chics de nos belles villes de France.

    Avec qui ?
    Vos amies, vos filles, vos sœurs, vos collègues, mais pas seulement entre filles. Votre mari, vos enfants, vos adolescents, vos parents sont bienvenus. Sans limite d’âge.

    Quoi ?
    Un programme personnalisé vous permettra d’alterner sport et méditation, travail vocal et activités manuelles. Quelques exemples : nos animatrices vous conduiront au cœur des manifestations (pour marcher, crier, bouger, taper sur des casseroles), vous trouveront les plus belles pelouses pour des sit-in (pour la paix intérieure), passeront avec vous la nuit à veiller (une occasion unique de contempler les étoiles), vous apprendront comment apporter votre soutien aux plus jeunes (confection de banderoles, de kits antilacrymogènes), etc. En option : chant choral. Possibilité d’after (après démaquillage, déconseillé aux personnes porteuses de lentilles).

    Possibilité de privatisation pour enterrement de vie de jeune fille, anniversaires de mariage, fêtes de famille, etc.

    Quand ?

    A votre choix, mais surtout en fin de journée et début de nuit.

    Code vestimentaire :
    Tenue décontractée de saison, chaussures de sport, foulard, petit sac à dos. En option : fleurs dans les cheveux.
Matériel non fourni : pour les manifestations, batterie de cuisine, sifflets, bouchons d’oreille conseillés. Pour les veillées, bougies parfumées, thermos, petits fours, gâteaux maison. Pour les sit-in, lectures pacifistes. Pour les after, liste sur demande.

    Code couleur :
    Selon les actions envisagées, bleu et rose fuchsia, ou passe-muraille.

    Vos armes pour réussir :
    Bonne volonté, bonne humeur, sens de l’humour, cohésion, imagination.

    Un must :
    La garde à vue, pour tester votre zen attitude dans les lieux les plus sordides.

    Une certitude :
    Vos kilos superflus s’envolent, votre teint se réveille, votre jeunesse revient ! Pour l’été, vous serez belles et rebelles !

    Durée de l’offre :
    jusqu’à fin mai au moins – extension possible jusqu’au 14 juillet.
    Offre non limitée :

    Faites-la circuler à vos 10 meilleures amies ! Messieurs bienvenus.

    Anne-Laure Blanc
    Boulevard Voltaire
    27/04/2013
    Correspondance Polémia – 29/04/2011

    http://www.bvoltaire.fr/annelaureblanc/mesdames-venez-tester-le-regime-valls

  • L'Agrif aide les victimes de violence policière

    Lu ici :

    Face aux manifestations pacifiques, le gouvernement a eu, dès le 24 mars 2013, des réactions indignes. La police de Manuel Valls n’a pas hésité à gazer ce que Gabrielle Cluzel a appelé « la France bien élevée », des femmes, des enfants.

    Depuis, les mesures arbitraires se multiplient : gardes à vue de 67 veilleurs qui ne troublaient en aucun cas l’ordre public, maintien au commissariat pendant 4 h pour de prétendues vérifications d’identité, prolongations vexatoires de gardes à vue et défèrements après 48 h de garde à vue devant le procureur après maintien abusif pendant une nuit supplémentaire au dépôt du Palais de justice, violences policières, atteintes à la liberté individuelle de jeunes et moins jeunes gens commettant le crime de porter un tee-shirt de la « Manif pour tous » au lieu de tee-shirt de Che Guevara. La liste n’est pas exhaustive.

    Il s’agit bien en pratique d’une traque et d’une tentative d’intimidation des opposants au prétendu mariage homosexuel d’un gouvernement aux abois. Cette loi qui cristallise une opposition massive et de fond constitue un « changement de civilisation » comme le dit elle-même TAUBIRA.

    Conformément à l’article 2 de ses statuts, le but général de l’AGRIF est de « défendre les valeurs menacées de notre civilisation, combattre les idées subversives, proposer des solutions de renouveau ».

    Dans ce cadre, l’AGRIF met ses avocats à la disposition des manifestants injustement ou arbitrairement verbalisés, arrêtés, détenus, poursuivis ou violentés. L’AGRIF aidera, dans la mesure de ses maigres moyens, ceux qui la solliciteront.

    Les avocats de l’AGRIF ont déjà passé de nombreuses heures en gardes à vue. Ils sont amenés à défendre de nombreux manifestants tout au long du mois de juin prochain lors de nombreuses audiences.

    Toute demande d’aide ou d’assistance sera soumise à l’appréciation du Président ou d’un membre du bureau de l’association. AGRIF : 70 bd Saint-Germain
    75005 PARIS, tél : 01 40 46 96 31, agrif@wanadoo.fr


    Lahire http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • A Nice, les Identitaires viennent rappeler que l’agression de deux homosexuels était surtout FRANCOPHOBE

    NICE (NOVOpress) - Ce soir devant le Palais de Justice de Nice, le Comité Ahura Basta (“maintenant ça suffit”) qui dénonce l’insécurité à Nice a organisé un rassemblement pour revenir sur l’agression de deux jeunes le 21 avril dernier. Philippe Vardon (président de Nissa Rebela, les identitaires du Pays Niçois) a pris la parole lors de ce rassemblement symbolique ayant réuni une quarantaine de personnes (image ci-dessus).

    Dans son intervention, il a rappelé que les médias locaux et nationaux, les politiques, les associations LGBT s’étaient emparé de cette affaire en mettant en avant le supposé caractère “homophobe” de cette agression, tout en omettant – volontairement – de parler du racisme antifrançais, pourtant clairement évoqué par Raphaël, l’une des victimes, dans tous ses témoignages.

    Ainsi, Philippe Vardon a appelé à rétablir la vérité et l’équilibre. Là où les médias avaient sciemment pointé du doigt les opposants au projet de loi Taubira, désignés comme coresponsables si ce n’est coauteurs de cette lâche agression, le dirigeant identitaire a lui rappelé que les victimes ont désigné des “gens des pays de l’Est” et que les agresseurs ont demandé à leurs futures victimes avant de les frapper : “Français ou Tchétchène ?” On semble, en effet, loin du profil des manifestants rassemblés autour de Frigide Barjot…

    Les victimes elles-mêmes sont venues assister à ce rassemblement et écouter l’intervention de Philippe Vardon, qui a pu s’entretenir longtemps avec elles à l’issue du rassemblement. Raphaël reconnaissait lui-même que le caractère francophobe de son agression avait été totalement laissé de côté par les grands médias. Pour l’instant, malgré l’autosatisfaction permanente de Christian Estrosi sur son système de vidéosurveillance (ce qui n’empêche pas Nice d’être la grande ville française la moins sûre) les agresseurs n’ont été ni identifiés, ni arrêtés.

    http://fr.novopress.info/

  • Du printemps français au sursaut contre-révolutionnaire

    A l'Elysée, à Matignon, à l'Assemblée nationale ainsi qu'au Sénat, l'essentiel de la clique politicienne s'obstine à rester sourde et aveugle au mécontement croissant du pays réel mobilisé depuis des mois pour défendre la Famille, le mariage et la parenté.

    . La France s'enfonce chaque jour un peu plus dans le totalitarisme organisé par une gauche omnipotente. Et cela se fait avec la complicité du centre mou et de la droite flasque, comme nous l'avons vu lors du vote au Sénat organisé à main levée et en catimini dans une assemblée quasi vide. Peu importe leur bord politique, la grande majorité d'entre-eux n'a pas eu la décence de se déplacer, préférant n'apparaître que devant les caméras ou lors de manifestations.

    . Les médias se précipitent pour contribuer à la manipulation de l'opinion publique. Chaque homosexuel qui trébuche devient aussitôt la victime d'une agression "homophobe". Un Français de souche hétérosexuel victime d'une agression, c'est devenu tellement banal que cela n'intéresse quasi aucun journaliste. Mais qu'un homosexuel se fasse bousculer quelque part et cela devient une affaire d'Etat afin de culpabiliser les honnêtes Français qui continuent à affirmer que le mariage doit rester l'union d'un homme et d'une femme. Par contre, combien de journalistes s'émeuvent de la façon dont, depuis le 24 mars dernier, des milliers de personnes ont arbitrairement subi les gaz lacrymogènes et les coups de matraque de CRS et de gendarmes transformés en police politique ? Des enfants, des mères de famille, des vieillards, des prêtres, des étudiants, sont traités de façon scandaleuse mais pas un journal télévisé ne le dénonce. Vendredi dernier, un religieux a littéralement été tabassé puis mis en garde à vue par des CRS mais qui s'inquiète de cette dérive du régime ? Nous sommes la France bien élevée, celle des étudiants qui vont en cours, des Français qui travaillent et qui payent leurs impôts et la police se comporte vis-à-vis de nous comme jamais elle n'oserait le faire ni face à la CGT ni dans les banlieues. Cela suffit !

    . Le pouvoir croit s'en sortir en accélérant l'agenda. Mais il n'a pas compris que la sentence des parlementeurs ne signifie pas la fin de notre mobilisation. C'est au contraire l'effet inverse qui se constate. Et la Providence nous place dans cette situation inattendue : 45 ans après Mai 68 et son flot de subversion, c'est un Mai 2013 marqué par l'esprit contre-révolutionnaire qui pourrait bien surgir de ce printemps français en cours.

    C'est dans cette perspective d'un mois de mai contre-révolutionnaire que CIVITAS vous convie à trois rendez-vous.

    1° Le Congrès de la France Catholique, ce 27 et 28 avril (de 14h à 18h, 164 rue Javel dans le 15ème arrondissement). De nombreux intervenants se succèderont à la tribune pour analyser la situation alarmante et proposer des pistes concrètes pour résister, riposter et reconstruire.

    2° Le défilé en hommage à Ste Jeanne d'Arc, le dimanche 12 mai à 14h30, de la place Saint-Augustin à la place des Pyramides. Attaquer la Famille, c'est également attaquer la Patrie et la Foi. Dans ce contexte, Sainte Jeanne d'Arc s'impose comme le modèle de chef dont la France a cruellement besoin. Soyons nombreux à le témoigner publiquement.

    3° La manifestation du dimanche 26 mai. CIVITAS organisera ce jour-là une grande manifestation nationale dont le mot d'ordre sera "Du balai !". Oui, venons nombreux de toute la France pour que la clameur "Du balai !" se fasse entendre à tous les destructeurs de la Famille, de la Patrie et de la Foi.

    Que ces trois rendez-vous soudent les rangs de tous les partisans d'un sursaut contre-révolutionnaire. Et bien sûr, n'oublions pas de huer chaque ministre en déplacement. On ne lâche rien !
    CIVITAS à Lyon ce samedi 4 mai

    http://www.civitas-institut.com/

  • Budget : l’armée dans le colimateur de l’Elysée

    Le Livre blanc de la défense sera remis aujourd’hui lundi, à 11h30, au chef de l’État. Un livre qui préconiserait la suppression de 20.000 postes dans les armées, entre 2015 et 2019. Dans le détail, l’armée de Terre perdrait l’une de ses huit brigades de combat, soit 7000 hommes, une cinquantaine de chars lourds et une soixantaine d’hélicoptères. Quant à l’armée de l’Air, elle se verrait amputée de deux escadrons, soit une cinquantaine d’avions, ce qui représente un cinquième de son ordre de bataille.

    La publication du Livre blanc a été différée à plusieurs reprises, en raison notamment des opérations au Mali. Des tensions ont été ressenties entre Bercy et la Défense, notamment sur le volet budgétaire. Le ministère des Finances est en effet accusé de vouloir sacrifier la Défense au nom de la baisse des dépenses publiques…

    Que la France ait à faire des économies, cela va de soi en cette période de crise. Encore qu’une politique de réindustrialisation et de relance de l’emploi, qui permettrait celle de la consommation et de la croissance, sera toujours une option préférable : pourvu qu’on prenne les moyens de cette politique… En tout état de cause, s’il faut faire des économies, faut-il absolument les faire dans les domaines régaliens qui participent de la souveraineté nationale ? Encore une fois, la France sortira affaiblit de ces choix budgétaires. Mais c’est vrai, plus besoin d’armée pour protéger le pays et préserver la paix : l’Europe s’en charge !

    http://www.contre-info.com/

  • Vous avez volé l'âme de la France, par Éric Muth

    Vous êtes au gouvernement pour l'égalité des droits Madame Taubira, et ce que vous faites est illégitime, votre loi n'est pas applicable parce qu'elle est mensongère. Votre désir de changer la civilisation relève plus d'un fantasme personnel que d'une réalité humaine.
    « Le mensonge est pour les socialistes une méthode de gouvernement », proclame Jean d'Ormesson, et cette vérité s'applique encore plus à vous qui êtes Ministre de la justice.
    L'indépendantiste que vous êtes a une haine de la France et votre fierté est d'avoir réussi à porter un coup à notre société française.¢
    Votre gouvernement a imposé à notre pays « le mariage pour tous » en dépit de l'opposition grandissante des Français. Ce qui est légal n'est pas forcément moral, et le Peuple de France, par son témoignage silencieux doit transformer la Société civile. Son hostilité envers votre funeste loi doit s'incarner dans des engagements concrets.
    Les homosexuels en otage, c'est également un vaste marché que vous nous préparez : marché d'enfants, de sexe, cliniques spécialisées... Le premier Salon du mariage gay vient de voir le jour à Paris. Comme par hasard quelques jours après votre loi votée. Il était important, selon les organisateurs, que ce salon existe pour répondre à la demande des couples homos. Comme si cette perversité était une raison de mode.
    « On a souhaité anticiper les désirs des futurs mariés en mettant en avant des prestations gay friendly, on n'est pas opportuniste. On a décidé il y a deux mois de réaliser ce petit happening sympathique et bon enfant et on ne s'attendait ni à l'accélération du calendrier parlementaire, ni à une telle virulence de la part des opposants », explique Claire Jollain, organisatrice du « g-day », le premier salon du mariage gay.
    Cette loi Taubira aussi légale soit-elle ne suffira pas à fonder une légitimité morale, et l'explosion sociale d'une grande ampleur qui se prépare sera irréversible.
    http://www.francepresseinfos.com/

  • Barrès réhabilité, par Bastien Vallorgues



    Longtemps principale figure de la République des Lettres et modèle de plusieurs générations d’écrivains, Maurice Barrès est aujourd’hui bien oublié tant des institutions que du public. 2012 marquait les cent cinquante ans de sa naissance, le 20 août 1862. Cet événement n’a guère mobilisé les milieux officiels plus inspirés par les symptômes morbides d’une inculture abjecte. Le rattrapage demeure toutefois possible puisque 2013 commémorera la neuvième décennie de sa disparition brutale, le 4 décembre 1923 à 61 ans, à la suite d’une crise cardiaque. belle session de rattrapage pour redécouvrir la vie, l’œuvre et les idées de ce député-académicien.

    Paru en 2009, un essai biographique aide grandement à ces retrouvailles. Or son auteur, Jean-Pierre Colin, n’a pas le profil du barrésien habituel. En effet, universitaire lorrain, Colin fut le conseiller ministériel de Jack Lang. Par ailleurs, cet homme de gauche est aussi comédien et dramaturge. On pourrait dès lors craindre que l’ouvrage dénigre Barrès. Il n’en est rien. Jean-Pierre Colin exprime plutôt une réelle empathie pour l’auteur de La colline inspirée. En outre, son livre se lit avec plaisir et aisance.

    Homme de lettres, romancier et journaliste, le Lorrain de cœur n’est pas d’un seul bloc au contraire de son vieil ami Charles Maurras. « Barrès aura été toute sa vie d’une certaine façon l’anti-Maurras. » Jean-Pierre Colin qui ne partage nullement les idées maurrassiennes qualifie néanmoins l’éditorialiste de L’Action Française d’« écrivain authentique, pétri d’hellénisme et le félibre a sa place dans le panthéon français. C’est toutefois un homme abrupt dans ses convictions, haineux dans ses inimités, intolérant dans ses idées et fanatique dans son projet ».

    Le paradoxe Barrès

    « Anti-Maurras », Barrès l’est assurément, car, par sa célébration de la terre et des morts, il incarne le dernier des romantiques français. Il voulut donner une politique à ce courant, répondant ainsi au primat de la langue d’Herder. Député boulangiste de Nancy de 1889 à 1893, il participe à la rédaction du titre boulangiste La Cocarde à partir du 5 septembre 1894. Il siégera de nouveau à la Chambre en tant qu’élu conservateur des Halles de Paris de 1906 jusqu’à sa mort.

    Étonnant élu de Paris qui habite à Neuilly-sur-Seine ! Cet anti-parlementariste sera parmi les doyens de la Chambre des députés et éprouvera un réel attachement à la fonction parlementaire. Lors de certaines de ses interventions, Barrès célèbre le collectivisme. À d’autres moments, il saluera la Commune de 1871 et envisagera d’écrire sur Louise Michel, la « Jeanne d’Arc » communarde. Est-ce si surprenant pour l’inventeur du « socialisme nationaliste » ? Ce contempteur de l’immigration se liera avec une rare intensité charnelle avec la comtesse Anna-Élisabeth de Noailles d’origine roumaine, de dix ans son aînée. cette humanité riche en contradictions fera que « Anatole France, Marcel Proust ou Léon Blum l’auront toujours gardé dans leur estime ». Colin rappelle au contraire que la publication d’Un jardin sur l’Oronte indignera les critiques catholiques pour son immoralisme. Ce livre de 1922, Barrès renoue avec sa jeunesse anarchiste et égotiste de L’Ennemi des Lois (1893).

    La liberté d’esprit concerne aussi son traitement de l’affaire Dreyfus. Si « Barrès sera quand même de ceux qui reviendront sur leur aveuglement, […] alors que l’Affaire Dreyfus a perdu de son intensité, il ne retranche rien de ses écrits antérieurs, même les plus incisifs. D’une façon générale, il n’aimera jamais désavouer les positions qui auront été les siennes, à un moment ou à un autre, estimant que sa pensée forme un tout ». Colin n’hésite pas à critiquer sévèrement les analyses, pleines de contresens, de Zeev Sternhell.

    Maurice Barrès s’intéresse à la littérature dès 1884 quand il lance une éphémère revue, Les Taches d’Encre. L’édition ensuite de ses premiers romans va lui valoir une notoriété certaine si bien qu’il sera bientôt appelé le « Prince de la Jeunesse » grâce à Paul Adam qui lui offrit en 1889 une pièce à l’effigie de l’empereur Alexandre Sévère sur laquelle était inscrite « Princeps Juventatis ». il y a plusieurs significations à ce geste. Retenons que Barrès n’a jamais fait son âge réel et conserve toujours une allure juvénile. Mais le célèbre Lorrain savait cacher sous une apparence adolescente « un redoutable polémiste ».

    Par delà ce talent polémique, Jean-Pierre Colin perçoit dans l’œuvre de Barrès politique la préfiguration des idées gaullistes de la Ve République. Il est le passeur idoine entre le bonapartisme du XIXe siècle et le gaullisme du XXe ! Barrès n’a jamais rencontré Charles de Gaulle, mais ce dernier avait à La Boisserie ses œuvres complètes. Barrès gaulliste n’aurait pas été incongru. Jean-Pierre Colin évoque une uchronie parue naguère dans Le Figaro montrant un Barrès de 78 ans réagissant à l’Occupation. Après une période d’observation et de silence, Barrès qui n’a jamais apprécié Philippe Pétain – il préférait Hubert Lyautey -, dénonce la Collaboration… Irréaliste ? Dès juillet 1940, Philippe Barrès, son fils unique, rejoignit Londres et la France libre. En 1951, il deviendra député de Meurthe-et-Moselle sur une liste du R.P.F., ce qui corrobore une filiation intellectuelle entre le barrésisme et le gaullisme.

    Un pré-gaullisme

    Dès sa période boulangiste, Barrès fait sien la devise de son champion : « Dissolution – Constituante – Révision ». Il rêve d’un État laïc, du recours fréquent aux referenda, d’un pouvoir exécutif stable et puissant élu au suffrage universel direct. Barrès réclame en outre une France forte, impartiale et décentralisée. La décentralisation est un thème cher pour ce Lorrain qui a aussi des attaches familiales dans le Gévaudan. En arrêtant la centralisation parisienne, il entend « donner à chaque province dont est née la France, la vie qui lui manque du fait d’une excessive centralisation, qu’elle ait été autrefois monarchique ou aujourd’hui républicaine ». Mais il souhaite aller avec le régionalisme. « Chez Barrès, le régionalisme est d’abord un phénomène culturel et c’est dans cette dimension qu’il peut, non pas contredire l’unité française, non pas contrecarrer l’action du pouvoir central, mais au contraire nourrir l’unité politique de la diversité dont elle a été historiquement le produit. » Il doit inciter à l’enracinement, seul véritable fondement du nationalisme qui « est la loi qui domine l’organisation des peuples modernes (La Cocarde, 21 novembre 1894) ». « L’enracinement de Barrès est de nature politique [… car], adepte de la plus grande liberté dans l’écriture, Barrès, nourri du scientisme propre à son siècle, et plus spécialement du darwinisme, a cependant une vision totalement déterministe de la société », ce qui explique que « républicain, le nationalisme de Barrès était tragique ». Inventeur d’une Lorraine idéale, « l’enracinement barrésien, loin d’être une prison, est un effort de l’âme pour se souvenir d’où elle vient, mais l’âme n’est pas un feu follet, elle est incarnée, et l’être humain, souvent ballotté par les événements, parfois définitivement transplanté, mêlera ses anciennes racines à celles qui vont de nouveau pousser, dans un terroir nouveau, son pays d’adoption ». On retrouve le fond romantique de sa pensée. Député, Barrès est parmi les premiers à se soucier du patrimoine culturel et local.

    Jean-Pierre Colin éclaire d’autres facettes presque inconnues du Barrès politique. Il le défend face à ses détracteurs sur son rôle de « Rossignol des massacres » pendant la Grande Guerre fratricide européenne. Journaliste et député, Barrès ne peut s’engager du fait de son âge et d’une santé fragilisée par des excès de table et de cigarettes. Destinataire de nombreuses lettres venues tant du front que de l’Arrière, des « Poilus » que de leurs entourages, Barrès se fait le mémorialiste du conflit. Il en rédigera vingt-quatre volumes ! Quand il n’écrit pas des articles qui sont parfois censurés par les autorités militaires parce qu’à la germanophilie culturelle trop prononcée, Barrès s’active auprès de ses collègues : création de la Croix de Guerre, port du casque d’acier, usage du réchaud à alcool dans les tranchées. Il défend mutilés et victimes de guerre face à l’administration, obtient pour les épouses des mobilisés une indemnité journalière et exige le droit de vote des femmes veuves de guerre !

    Dès la paix revenue, il s’inquiète des conséquences des traités de 1919 – 1920. Voyageur impénitent en Espagne, en Italie, en Grèce et en Orient, il souhaite le maintien de l’Empire ottoman, promeut une Allemagne fédérale et encourage les sécessions séparatistes de la Rhénanie du Nord, de la Rhur et de la Rhénanie du Sud. Dans ses derniers textes, ce passionné de la vallée rhénane envisage l’éventualité d’une Fédération européenne…

    Maurice Barrès. Le Prince oublié trace le portrait original et captivant d’un écrivain qui mérite beaucoup mieux que son image supposé détestable. Jean-Pierre Colin fait bien mieux : il le réhabilite !

    Bastien Vallorgues

    • Jean-Pierre Colin, Maurice Barrès. Le Prince oublié, Infolio, Gallion (Suisse), 2009, 249 p., 22 €.

    Source: Europe Maxima
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