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France et politique française - Page 4957

  • Crise politique

    Par Jacques Sapir

    La crise politique, que l’on avait annoncé dans une note publiée il y a un mois [1], est désormais une réalité. Elle n’attendait qu’un détonateur pour exploser, et ce dernier a été fourni par la funeste « affaire Cahuzac ».

    Notons qu’entre temps les nouvelles, mauvaises pour ce gouvernement, se sont accumulées. Le rejet par la cour constitutionnelle portugaise d’une partie du plan d’austérité [2], mais aussi l’annonce officielle de la chute de la consommation en France pour le mois de février [3] , sont venues apporter de l’eau à notre moulin. La politique suivie par le gouvernement français est aujourd’hui dans une dramatique impasse. Plus il persistera à la poursuivre et plus grave sera la situation. Il est d’ailleurs exemplaire, et très symbolique, qu’elle soit survenue au moment même où était discuté à l’assemblée le projet de loi sur l’Accord National Interprofessionnel, dit ANI, accord signé à la sauvette par trois syndicats et le MEDEF. Ce scandale, car c’en est un pour un gouvernement qui se prétend « de gauche » que de faire passer dans la loi un train de mesures dont certaines sont en réalité contraires au droit européen et international du travail, pour moins spectaculaire qu’il soit, valait bien en réalité l’affaire Cahuzac.

    L’affaire Cahuzac et ses conséquences

    Cette affaire est en réalité fort simple. Elle démarre par des accusations portées sur le site de Médiapart le 4 décembre 2012. Elle combine une fraude fiscale sur des montants visiblement bien plus grands que ce que Jérôme Cahuzac a reconnu, car l’on parle désormais de 15 millions et non plus de 650 000 euros4 et un mensonge politique. Le ministre Cahuzac ayant publiquement, et en séance de l’Assemblée Nationale, affirmé qu’il ne détenait pas de compte en Suisse. Le second aspect de cette affaire est, bien entendu, le plus révoltant. On notera cependant, à propos du premier aspect de cette affaire, que la banque Julius Baer avait exigé de Cahuzac une déclaration fiscale, redoutant un problème, et que ce dernier avait fourni un faux. Il pourrait dès lors être passible de poursuites en Suisse. Ajoutons que la Julius Baer, qui est une banque de gestion de patrimoine, n’a pas dans ses habitudes d’accepter des clients pour moins de 2 à 5 millions d’Euros suivant les opérations. Ceci réduit à néant l’affirmation de Cahuzac de n’avoir « que » 650 000 euros sur ce compte. [...]

    La suite sur RussEurope

    http://www.actionfrancaise.net

  • Le jouet et le Titanic

     

    Le jouet et le Titanic
    Ne pas se faire d’illusion. C’est inutile, douloureux, et vile.
    De la part des « politiques » du mouvement « patriote », l’argument du réalisme est plaisant. On croit que le monde bouge parce qu’on marche.
    Illusion d’optique !
    Marche-t-on vraiment, du reste ? On confond parfois le tapis de course avec le chemin de randonnée. Et le déroulé du paysage n’est parfois, du reste, qu’une projection onirique et pathétique.
    Qu’est-ce que la réalité ?
    Qu’est-ce que la réalité française ?
    La réalité de ceux qui se disent encore « français » ?
    Comment juger de la réalité, sinon d’un point qui lui soit extérieur ?
    Comment juger de choses, sinon à partir d’un point d’optique ?
    Comment appréhender, s’emparer de la réalité, la soulever, sans un levier conceptuel suffisant ?
    La réalité ne se réduit pas à un empirisme que l’on ajuste, tant bien que mal, à un souci programmatique.
    Si l’on demandait à la plupart des Français, en leur détaillant de façon concrète la vérité historique d’un certain état d’existence, sans fioriture ni romantisme - ce qu’a été, un moment, le fait d’être « français » - je parie le rejet dégoûté. Des habitudes anciennes deviendraient vite des tourments.
    Non qu’il faille nécessairement évoquer, pour étayer leur prise de conscience, la relative insuffisance, dans les temps pas si lointains, de ces gadgets qui divertissent notre existence et paraissent donner entièrement raison à Pascal. Le sentiment d’appartenance, a priori, ne prend pas sa source dans la plus ou moins grande quantité d’objets possédés.
    Encore qu’il soit nécessaire de corriger cette assertion. En effet, la quantité, comme le savaient les sages anciens, n’est pas sans déterminer la nature de la qualité, et, éventuellement, son degré d’excellence. Il en aurait été autrement si stoïciens, platoniciens, épicuriens même, et quasi tous les Pères de l’Eglise – à la suite de Jésus – n’avaient prôné une certaine pauvreté de mœurs, un dépouillement matériel, du moins un détachement sincère par rapport aux superfluités de la vie. Le gain, pour celui qui était capable de perdre cette dernière, était une sorte d’éternité, quelle qu’ait pu être la définition qu’on en donnât.
    Toutefois, c’étaient les occupations d’une élite, pourrait-on rétorquer.
    Ce l’est sans doute moins pour le christianisme, qui ambitionne de réformer le peuple, ce que ne prétendaient pas faire les Philosophes grecs et latins.
    A cela, il est aisé de répondre que, pour ce qui concerne le commun des mortels, la nécessité fait souvent vertu. Le dénuement pérenne, qui faisait partie de l’ordre immémorial des choses, et qui a perduré jusqu’à l’avènement de la société de consommation, contraignait, sans qu’on eût à y prendre garde – bien qu’existât une sagesse des nations, pour laquelle l’argent ne faisait pas le bonheur, etc. – au minimum requis pour ce que George Orwell nomme « une vie décente ». Cette existence, bien qu’entachée nécessairement par les défauts inhérents à la nature humaine, se déroulait malgré tout avec un minimum de relations authentiques, de solidarité et de souci des autres, voire de sens politique, civique, d’une conscience qu’il y a des choses qu’il ne faut pas faire, même dans les détails apparemment anodins de la quotidienneté.
    Si cet état de la société, finalement si tranquille, si équilibré par rapport au capharnaüm mondial actuel – et toute personne d’un certain âge est encore capable d’en avoir le souvenir et de mesurer les changements irrémédiables qui se sont produits depuis quarante ans – n’avait pas existé, l’autorité de structures d’ampleur comme l’Eglise ou le parti communiste – sans évoquer celle de l’Etat – n’aurait pas été possible.
    Il fut une époque où ce qui a volé en éclat – la famille, l’Etat, la patrie, la politesse, la pudeur, la sociabilité, la réserve, la fidélité etc. – allait tellement de soi – et même les transgressions en garantissaient la légitimité, tandis que maintenant, les outrages, les profanations, les violations, les provocations sont d’un conformisme bourgeois ! – que l’on en respectait l’esprit, sinon la lettre, sans qu’on eût à se poser trop de questions, comme monsieur Jourdain usait de la prose depuis toujours, sans qu’il en sût rien.
    Il ne s’agit pas de tomber dans le travers, propre aux gens d’un certain âge, de louer le passé et de condamner le présent. Une fois qu’on prend conscience de ce défaut trop humain, on se garde bien d’y tomber. Cependant, les jeunes générations, qui ont suivi les bouleversements sociétaux profonds, parfois comme des cadavres portés par le courant, par la mode, chambardement sans aucune mesure avec ce que l’Histoire nous enseigne – le passage par exemple de l’Antiquité tardive au « moyen âge » fut moins profond que ce qui s’est produit sous nos yeux et dans nos têtes – sont de plus incapables de comprendre ce qu’a pu être le monde d’autrefois. Et cet « autrefois », à l’échelle humaine, n’est que de l’ordre d’un demi-siècle. Mais si l’on porte le regard encore plus loin, vers ce que fut par exemple l’Europe avant la grande boucherie de 14-18, ou bien même encore plus en arrière, avant la révolution industrielle, qui trancha dans la chair de la civilisation occidentale, on ne manquera pas de saisir l’abîme qui séparent des espèces d’humains aussi différentes que le sont celles des animaux.
    Vouloir ressusciter ce monde disparu est propre au phénomène de l’illusion historique. La révolution française a désiré reconstituer l’Antiquité républicaine, dans les faits, elle a achevé le processus civilisationnel qui y mettait fin, par un malentendu épique.
    Laissons les morts enterrer les morts.
    Toute finalité d'une civilisation est de garantir, ou de rendre possible, une "présence", c'est-à-dire une ouverture à l'authenticité de l'existence. L'enjeu actuel, sa gageure, est de déterminer où se situe cette parousia.
    Il faut convenir que la seule réalité qui compte pour tous, c’est la chose tangible qui nous environne, le « Français » tel qu’il est, ou plutôt le consommateur mondialisé, déraciné, américanisé, complètement amnésique.
    L’erreur de ceux qui se rattachent au souvenir d’une patrie désormais désagrégée, c’est de penser qu’un tel désastre est le fruit d’un complot, et comme tel susceptible d’une solution, à condition d’inverser l’orientation de la volonté politique. Or, ils ne prennent pas garde que le discours traditionnel, nationaliste, identitaire, n’est plus qu’une composante d’un patchwork postmoderniste, au même titre que son contraire. Le sentiment d’appartenance est un tout, c’est un fait social organique et holiste, qui ne s’appréhende que rarement – seulement à l’occasion de grands événements historiques, graves et profonds – comme un choix. Et à condition qu'il en existe encore le sol qui le motive. Or, du fait que c’est désormais une option, une « préférence », du même coup, on en saisit toute la vanité, la vacuité.
    Tout, du reste, sans qu’on en explicite la vérité, se présente, réellement, comme si la lutte nationale consistait à préserver, contre l’agression mondialiste et les destructions qu’elle entraîne, une société qui n’a nullement abdiqué les réflexes qui sont justement à l’origine de cette logique mondialiste et libérale. L’argument concret, pour le Français lambda, c’est de défendre la possession et l’usage de ses gadgets préférés, qu’une société injuste, minée par le chômage et la précarité, tente de lui enlever.
    Poser le problème en ces termes est répondre à la question sur les virtualités d’un combat authentiquement révolutionnaire.
    Le plus plausible est que les voix iront à ceux qui assureront – sans peut-être y parvenir, car nous sommes dorénavant dans le règne fatal de la destruction universelle – préserver encore quelques lustres la jouissance de gadgets aussi inutiles qu’un jouet sur le Titanic.
    Claude Bourrinet http://www.voxnr.com
  • Le Printemps français décore l’hébergement des associations inter-LGBT

    L’action s’est déroulée dimanche matin, à l’aube, dans le cinquième arrondissement de Paris, au coeur du quartier du Marais. Un groupe d’une trentaine de personnes du Printemps français a recouvert d’affiches « anti mariage pour tous » la façade de l’Espace Les Blancs Manteaux, un qui bâtiment héberge chaque année « Le Printemps des Assoces inter-LGBT » (Lesbiennes, gays, bi et Trans).

    La résistance ne semble donc pas céder un pouce de terrain ; elle l’occupe au contraire et manifeste une opposition croissante à laquelle elle donne une visibilité toujours plus nette. On ne lâche rien !


    Des anti mariage gay attaquent le local d'une... par leparisien

    http://www.contre-info.com/

  • Les Alsaciens rejettent le projet européiste de fusion

    Le référendum sur un projet de fusion inédite des collectivités départementales et régionale d'Alsace s'est soldé dimanche par un cuisant échec, du fait de son rejet massif par les électeurs du Haut-Rhin et d'une très forte abstention dans toute l'Alsace, selon des résultats définitifs.
    Pour être validé, le projet de collectivité unique d'Alsace (CTA) aurait dû non seulement recueillir 50% des suffrages exprimés, mais aussi au moins 25% des inscrits, et ce dans chacun des deux départements.
    Or 55,74% des votants ont rejeté le projet dans le Haut-Rhin, selon des résultats définitifs. Et si, dans le Bas-Rhin, le oui a recueilli 67,53% des voix, l'abstention a été si forte qu'il n'a rassemblé que 22,90% des inscrits, selon des résultats définitifs.
    L'abstention a été forte dans les deux départements: seuls 37,18% des électeurs se sont déplacés dans le Haut-Rhin, et 35,11% dans le Bas-Rhin.
    Censé, selon ses partisans, renforcer le poids de l'Alsace, le "oui" partait pourtant favori. Un sondage publié début mars donnait près de trois-quarts de "oui" pour un quart de "non", même si le camp des opposants était déjà plus fort dans le sud de l'Alsace.
    E"En Alsace, le peuple s'est levé face à la caste qui voulait lui vendre à la-va-vite un projet conçu dans les couloirs de Bruxelles au bénéfice de l'Europe anti-nationale des régions", s'est réjouie la présidente du Front national Marine Le Pen.
    E"C'est une immense gifle pour les partisans d'une France à plusieurs vitesses, fascinés par le prétendu modèle allemand", a commenté le Parti de Gauche, qui agitait avec des syndicats comme FO et la CGT le risque d'une possible remise en cause du droit du travail national.
    Avec AFP http://www.francepresseinfos.com/

  • Pierre Jovanovic "Nous avons pris le chemin de la Grèce" - Avenir de la crise en France

  • Adoption, PMA, GPA : l’hypocrisie d’Etat Trois questions à la juriste Aude Mirkovic

    Aude Mirkovic est maître de conférences en droit privé, auteur de l’essai Mariage des personnes de même sexe. La controverse juridique (Téqui, 2013).

    Théophane Le Méné : Le projet de loi instaurant le « mariage pour tous » a été adopté par l’Assemblée nationale.

    Il est examiné depuis hier au Sénat, où il a toutes les chances d’être voté. N’est-ce pas antidémocratique de s’opposer au jugement des parlementaires ? 

    Aude Mirkovic : Antidémocratique ? Au contraire, les parlementaires ne font que représenter le peuple. Il est donc tout à fait démocratique que le peuple se fasse entendre de ses représentants, et tout à fait anormal que les représentants l’ignorent et refusent de l’écouter. Et puis, de toute façon, les parlementaires votent finalement ce qu’ils veulent. Ce qui est bel et bien anti-démocratique, en revanche, c’est la consigne de vote que subissent les députés et sénateurs socialistes, qui met sur eux une pression de nature à les priver de leur liberté, et à les empêcher de représenter le peuple pour obéir à des consignes partisanes. Quelques uns, courageux, ont annoncé qu’ils voteraient contre ce texte, ce qui est parfaitement logique car la gauche authentique ne devrait pas cautionner une vision libertaire de la famille qui sacrifie les intérêts des plus faibles, les enfants, aux désirs d’adultes qui se paient à l’étranger des enfants privés de père ou de mère, selon les cas, avant d’exiger leur fabrication ici, en France. La parenté de même sexe instrumentalise les enfants pour réaliser les désirs dont ils sont l’objet, elle est anti-écolo, c’est incompréhensible qu’elle soit promue par la gauche, et les parlementaires soucieux de protéger l’humain contre la loi du marché devraient se réveiller. [...]

    La suite sur Causeur

    http://www.actionfrancaise.net

  • Fabrice Robert aux Etats-Unis à l’invitation d’American Renaissance

    WASHINGTON (NOVOpress) -  Fabrice Robert, le président du Bloc identitaire, effectue, depuis vendredi 5 avril et jusqu’au mercredi 10 avril 2013,  une tournée de conférences et de rencontres aux États-Unis.

    Les deux parties importantes du voyage sont la participation de Fabrice Robert au congrès du think tank de défense des Euro-Américains American Renaissance à Nashville (Tennessee), qui a eu lieu de vendredi jusqu’à aujourd’hui – Fabrice Robert est intervenu sur le thème du réveil européen –  et une conférence de presse organisée au sein de la capitale fédérale des États-Unis, Washington.

    http://fr.novopress.info

  • Quand Cahuzac donnait des leçons…

    Cet article a été publié par Le Point, le 07 juillet 2010 sous le titre : « Sarkozy doit changer de gouvernement ou dissoudre l'Assemblée, selon Cahuzac (PS) ». Cela faisait déjà 18 ans qu’il fraudait le fisc !

    Le socialiste Jérôme Cahuzac a estimé mercredi que pour sortir de "la crise de régime" entraînée par l'affaire Bettencourt/Woerth, Nicolas Sarkozy doit soit "dissoudre" l'Assemblée nationale, soit changer de gouvernement.
    "Le problème Woerth" dans l'affaire Bettencourt "est le révélateur de quelque chose de plus grave qui est probablement une crise de régime", a affirmé sur Europe 1 le président PS de la commission des finances de l'Assemblée nationale.
     
    "Il faudrait des actes pour sortir de cette crise de régime", a-t-il ajouté, jugeant que pour cela le chef de l'État a "deux solutions" : "soit il dissout, soit il remanie le gouvernement" pour faire "un gouvernement de combat, un gouvernement resserré, moralement irréprochable".
    "S'il n'a pas les moyens d'imposer" un tel remaniement "à sa majorité, alors il faut qu'il en appelle au peuple", a insisté le député du Lot-et-Garonne.
    "C'est déjà arrivé qu'un président de la République sentant sa légitimité chanceler en appelle au peuple qui seul est souverain", a-t-il fait valoir.
    Selon lui, les anciens présidents "Jacques Chirac et François Mitterrand avaient conservé une distance au pouvoir et aux affaires de l'État que Nicolas Sarkozy n'a pas su conserver, et c'est une des origines de la crise de régime que nous connaissons".
    Gonflé, non ?...
    Le Point (Posté par Yann)
  • Réfléchir & Agir

    Vous ai-je déjà dit à quel point la lecture du magazine « Réfléchir & Agir » était non seulement incontournable, mais carrément vitalobligatoire ? (Néologisme de mon cru, se prononçant avec un très léger temps d’arrêt au milieu du mot – vitalo… bligatoire – afin d’en renforcer l’impact !). Non !?!??

    Et bien je répare l’erreur : c’est purement incontournable… et vitalobligatoire !!! 

    Alors hop…

    Pour s’abonner, trouver la liste des dealers, etc. 

    C'est ici > http://www.reflechiretagir.com/    

    réfléchir et agir,presse,magazine,saines lectures

    Réfléchir et Agir N°43 ( actuellement en kiosque ! )

    Entretien avec Jean-Paul Bourre / extrait.

    R&A : Dans votre dernier livre, il y a un très beau passage où vous dites que vous regardez les films de Carné, Audiard ou Verneuil, non plus pour leurs intrigues archiconnues mais pour leurs décors, tous ces détails qui fleurent bon la France d’avant (hélas). Je vous cite : « Le boucher porte le crayon à l’oreille. Il n’a pas encore de calculatrice. Il prend le temps de compter et de bavarder et on le voit à l’écran découper sa viande, la soupeser amoureusement, la faire goûter des yeux à ses clients ». Pouvez-vous expliquer ces charnelles madeleines de Proust à nos lecteurs… 

      Jean-Paul Bourre : C’est assez simple. La vérité, c’est que j’ai connu cette France des années cinquante, qu’on a du mal à imaginer aujourd’hui. Moins de monde dans les rues, des artisans, des atmosphères de bistrots, comme dans les villages, quand les quartiers de Paris avaient encore une âme. Le communautarisme n’avait pas encore été inventé. Il y avait la communauté des Français, c’est tout ; avec leurs musiques, les chansons populaires qui passaient à la radio, les films au cinéma, et qui exprimait parfaitement bien l’identité de cette époque, sans que le nom soit prononcé. C’était pas la peine. Toute la France respirait la même atmosphère, ce qui créait une sorte de lien entre les gens, une proximité. C’est une Atlantide oubliée aujourd’hui. Il reste toujours les films devenus « classiques du cinéma français » pour se souvenir.

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  • République bananière : la fête continue

    L’affaire Cahuzac  ne peut étonner que les naïfs ou les gogos pour la bonne raison que c’est le système lui-même qui se charge d’instruire les escrocs. Et puis, à côté des casseroles de Chirac, Cahuzac est un gagne petit et ne fait jamais partie que de la longue liste des élus pris la main dans le sac, toujours en liberté quand ils ne sont pas carrément réélus.

    Tenez, en ce moment, ça chauffe pour Jean-Noël Guérini, toujours président du conseil général des Bouches-du-Rhône – ce qui est quand même un comble – qui a, semble-t-il, largement servi ses intérêts mais aussi – et grassement – ceux de son frangin. Hormis un Montebourg, personne ne l’a sommé de démissionner, surtout pas la rue de Solférino et encore moins la mère Aubry dont il avait servi les intérêts quand elle dirigeait le parti.

    Combien d’élus, arrivés avec une valise en carton sont repartis avec un joli patrimoine ?

    Le côté marrant de l’affaire Cahuzac, c’est qu’il était aux finances depuis longtemps et qu’il donnait des leçons de bonne conduite à tout le monde alors qu’il n’était jamais qu’un petit escroc (le mot est un mot fort, car après tout, c'était son pognon qu'il planquait) parmi d’autres. Et Hollande qui nous joue les vierges effarouchées ! Lui aussi, parti de rien et qui n’a jamais bossé d’ailleurs, est à la tête d’un joli patrimoine (avec Ségolène, il est vrai, autre branleuse professionnelle). Sur le fond, c’est le système qui veut ça puisqu’en démocratie, on sert d’abord son clan et que l’on profite du pouvoir pour le faire prospérer. Les intérêts de la nation viennent après. Fatal donc que les mecs mettent les deux mains dans le pot de confiture. Ledit pot qui n’est jamais que la cagnotte du contribuable.

    Pas étonnant, dès lors, qu’ils veuillent tous faire de la politique, c’est quand même moins fatigant que de bosser à Florange. Le problème est que cette classe politique est un repère d’incompétents, surtout depuis que ces couilles molles d’énarques s’en sont mêlées. Tout ce petit monde a perdu ses repaires.

    Quelle vision a le sieur Hollande de la France, de l’Europe, du monde ? Aucune. Est-il au fait des problèmes des Français en matière d’insécurité, d’immigration ? Guère plus. En revanche, il s’amuse à foutre le bazar dans la société avec son mariage pour tous, d’envoyer valdinguer le socialisme (paraît que ça existe quand même) pour donner à fond dans l’américano-libéralisme. L’avenir ? Quel avenir ? Quel avenir quand, comme sous Chirac ou Sarko,   on ne fait que coller des rustines en espérant, bon an mal an, que le système tiendra encore un bon bout de temps faute d'avoir d’autres solutions à proposer.

    La seule annonce qui nous a bien fait rigoler, c’est l’application de la taxe de 75%  aux footeux dont on espère qu’ils vont tous se barrer. On n’a rien à foutre de cette bande de débiles au QI James bondesque (007).

    Que pourrait-on inventer qui fasse se barrer la classe politique ?

    http://lejournalduchaos.hautetfort.com/