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France et politique française - Page 4956

  • La liste noire du Syndicat de la magistrature

    Les magistrats de gauche ont le sens de l’humour ! Enfin… Dans les locaux du Syndicat de la magistrature (SM), ils ont épinglé les photos de ceux qui n’ont pas l’heur de leur plaire. Ils ont baptisé ce travail artistique « le mur des cons ». À l’affiche, entre autres, des politiques (Sarkozy, Woerth, Balladur, Morano, Baroin, Chatel, Alliot-Marie, Ferry, Besson, Jacob, Balkany…) et des journalistes (Zemmour, Mougeotte, Le Lay, Thréard, Schoenberg, Pujadas… et Robert Ménard !)

    Certes, on est toujours le con de quelqu’un. On pourrait — entre nous — ajouter que quelques-uns n’ont pas volé l’insulte. Ou s’étonner d’y voir un Pujadas, parfait valet du système, du genre à dénoncer un collègue qui lit Boulevard Voltaire.

    Mais sortons du Café du Commerce. Les magistrats, au terme de leur serment, jurent de se « conduire en tout comme un digne et loyal magistrat. » Dignité, quand on s’abaisse à des propos de collégiens ?

    Qu’un magistrat soit syndiqué pose déjà un problème au regard de la neutralité dont il se doit de faire preuve. Mais que dire, alors, d’un juge affilié à une organisation comme le SM qui regroupe des anciens de 68 et leurs héritiers ? Ledit syndicat n’a pas pour priorité la défense d’une profession, mais la contestation politique : le droit des étrangers, la défense pénale, les « avancées » en droit de la famille sont ses thèmes de prédilection. Il remet en cause, publiquement et ouvertement, toute action d’un gouvernement qui s’oppose au laxisme judiciaire dont ses adhérents sont les hérauts. Très heureux de l’arrivée de madame Taubira à la Chancellerie, le SM table à bon droit sur le dynamitage des rares mesures destinées à sanctionner les récidivistes.

    La suite sur Boulevard Voltaire

    En plus des homme politiques, intellectuels et journalistes, le syndicat de la magistrature s’est attaqué aux parents de victimes dont le général Philippe Schmitt, le papa de d’Anne-Lorraine, assassinée de 34 coups de couteau dans le RER D, le 25 novembre 2007. Jean-Dominique Merchet, journaliste à Marianne,défend son honneur en réglant son compte à ces bons magistrats de gauche dans son blog, Secret défense.

    http://www.actionfrancaise.net

  • « Contre les apprentis sorciers du mariage homo, nous allons continuer la lutte. Pacifiquement » : Philippe Vardon

    Entretien avec Philippe Vardon, président de Nissa Rebela, membre dirigeant du Bloc identitaire.

    Dans une récente intervention à la télévision, cédant visiblement à la pression médiatique, Frigide Barjot s’en est prise aux militants patriotes qui assurent une part non négligeable du succès de la Manif pour tous. Elle a notamment appelé à mettre Philippe Vardon « en taule. » Il nous donne son point de vue. En toute liberté.

    Minute: Frigide Barjot a dit que votre place était en prison ! Que vous reproche-telle, précisément ?

    Philippe Vardon: Je ne sais pas ce qu’elle me reproche et ne suis pas sûr qu’elle le sache elle-même. En revanche, j’ai bien compris ce que Canal + me reproche: être un responsable identitaire! Je crois surtout que c’est l’amalgame entretenu par Manuel Valls et ses services qui peut expliquer cette réaction un peu émotive.

    Cet amalgame est patent depuis plusieurs jours: le ministre lui-même parle systématiquement de « groupes identitaires » pour ne citer que des groupes qui, justement, ne sont pas (et ne se revendiquent pas) identitaires!

    Comment expliquez-vous cette attitude ?

    Je pense que Frigide Barjot est mal renseignée à notre propos. Elle a aussi une pression énorme sur les épaules et se retrouve placée dans une situation difficile. Cette pression, elle y est sans doute moins préparée que des militants politiques comme nous, habitués à vivre dans une certaine tension permanente (Frigide et sa famille font aujourd’hui l’objet de menaces, c’est aussi mon cas – par les islamistes, pour ma part).

    En toute amitié, je pense qu’elle a tort de reprendre à son compte les éléments de langage relayés depuis plusieurs jours par le pouvoir socialiste et certains médias volontairement complices.

    La logique est évidente: on suscite des incidents (provocations, utilisation disproportionnée de la force, mépris des élus), on désigne le mal à travers des épouvantails (certains, malheureusement, consentants), on favorise ainsi des tensions et des divisions au sein des opposants, et enfin, on tente de criminaliser toute forme d’opposition au projet de loi Taubira.

    Les médias se retrouvent tout de même à mettre sur le même plan les « veilleurs » chantant l’Espérance assis aux Invalides et des types qui s’en prennent aux vitres d’un bar « gay »! Et puis, « tout ça c’est la faute à Mariton et à Barjot… et pourquoi pas à Vardon, tiens ! »

    La manip’ est bien concertée et bien coordonnée, certain(e)s ne la voyant pas venir sont un peu tombés dans le panneau, mais franchement la ficelle est grosse…

    Je pense que Frigide Barjot devrait aussi dénoncer la récupération du moindre fait divers par les réseaux LGBT et les médias. Un exemple: dans ma ville de Nice, deux homosexuels ont été agressés samedi. Rapidement, les médias nationaux ont évoqué une attaque homophobe et ont pointé du doigt les opposants à la loi Taubira.

    Pourtant, quand on lit le témoignage des victimes, on découvre que l’agresseur principal a pris soin de demander « Français ou Tchétchène? », et c’est après confirmation de la nationalité française de la future victime que les violences ont débuté. Alors, agression homophobe ou francophobe ?

    Bien qu’ouverte à tout le monde, on a du mal à trouver des mouvements de gauche au sein de la Manif pour tous… Croyez-vous que ce genre d’attitude peut décourager des militants patriotes de soutenir le mouvement ?

    Je ne l’espère pas, ne le souhaite pas, ne l’encourage pas. La question, ce n’est pas Frigide Barjot, ni moi-même, ni de savoir si tous les slogans nous conviennent et si on aime mettre des sweats roses ou pas… Une immense bataille est engagée, et elle dépasse de loin les contours de la loi en question.

    Christiane Taubira a elle-même parlé d’une « réforme de civilisation », et le sénateur socialiste Michelle Meunier a pour sa part évoqué la lutte contre la famille « hétéro-patriarcaleblanche » !

    C’est bien de civilisation, d’identité, de conception du monde, de Tradition qu’il s’agit. Aujourd’hui, face à nous, des apprentis sorciers veulent briser cet te chaîne. Ces fous en viennent à nier le réel, à défier la nature… Que l’on se situe sur un plan chrétien ou simplement dans la continuité de la pensée européenne classique, on ne peut que voir qu’ils nous amènent au chaos.

    Alors, dans cette situation, on prend sa place sur la ligne de front, même si tout n’est pas parfait, même si tout ne nous convient pas.

    J’ajouterai, enfin, que je ne crois pas que c’est au moment où la lutte a besoin de « porteurs de sens » pouvant transformer la colère (légitime) en véritable engagement qu’il faut que les patriotes s’en détournent.

    Comment prenez-vous cette déclaration et que comptez vous faire ?

    Pour ma part, je garde la tête froide: le mouvement identitaire (à travers le Collectif identité et filiation, notamment) est impliqué depuis le début dans le grand élan s’opposant à la rupture anthropologique que constituent l’ouverture du mariage et de l’adoption (puis les suites évidentes que seront la PMA et les mères porteuses) aux couples de même sexe. Ce combat, nous le menons aux côtés de millions d’autres Français appartenant à différentes associations ou formations politiques telles que l’UNI, le FN, l’UMP, la Ligue du Sud ou le PCD. Dans ce combat comme dans nos autres luttes, nous avons toujours prôné une résistance pacifique (je souligne bien ce mot), ce qui, en soi, ne nous éloigne donc pas tellement de la voie définie par Frigide Barjot. Alors, pour répondre à votre question, nous allons simplement – conscients de n’être qu’une partie d’un grand tout – continuer à lutter, aider, nous rendre utiles là où nous le pouvons.

    Propos recueillis par Lionel Humbert

    Article de l’hebdomadaire “Minute” du 24 avril 2013 reproduit avec son aimable autorisation. Minute disponible en kiosque ou sur Internet.

    « Contre les apprentis sorciers du mariage homo, nous allons continuer la lutte. Pacifiquement » : Philippe Vardon

    http://fr.novopress.info/

  • Méridien Zéro #142: "Panorama actu: la colère qui gronde"

    Ce vendredi, Méridien Zéro vous propose un panorama actu largement consacré à la situation française et tout spécialement au foisonnement d'évènements entourant la loi sur le mariage homo.

    A la barre, le Lt Sturm accompagné de Maurice Gendre, Monsieur K et Adrien Abauzit.

    Lord Igor à la technique.

    manif pour tous, gay, taubira, hollande, vote, valls

    DIFFUSION DE L'EMISSION LE VENDREDI 26 AVRIL

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • « La révolte des silencieux » de Pierre Lours

    Un drôle de polar : « Nos politicards brinquebalant leurs mauvaises recettes… »
    « La Révolte des silencieux », de Pierre Lours, est un drôle de bouquin, un drôle de bouquin, même, qui « vous redonnera le goût d’espérer et de rire, jaune parfois, même si ce polar de politique fiction un brin cynique, parfois tendre mais toujours surprenant, prend peut-être nos désirs pour la réalité » !
Polémia.
    Drôle de bouquin !
    « La révolte des silencieux » de Pierre Lours
    « La révolte des silencieux » de Pierre Lours
    Imaginez : des personnages bien sous tout rapport, à qui vous donneriez le Bon Dieu sans confession, le bonjour sans hésitation et un coup de main à l’occasion, des gens comme vous, comme moi, des hommes et des femmes de bonne volonté, plutôt bien dans leurs baskets, dans leur métier, en fait dans leur vie pour faire court, des amis comme ceux que vous avez ou que vous rêvez d’avoir… Et puis, un jour, les voilà qui se jettent sans hésitation dans l’action directe style Bande à Bonnot mâtinée farce à la Boris Vian, avec un soupçon de Tintin largement épicé par le truculant Jacques Brel de Mon oncle Benjamin.
    Improbable, vous allez me dire ! Mais si, mais si ! Et, en plus, ça marche comme dans L’Homme de Rio du sympathique Bébel ! Vous tournez la page et vous êtes à La Samaritaine où « il se passe toujours quelque chose », vous n’êtes plus dans notre monde bouclé, coincé, verrouillé contre lequel vous vous tapez comme une mouche prise au piège. Fatalité, la presse conforme aux idées grises cernées de roses fanées ? Indéboulonnables, nos politicards brinquebalant leurs mauvaises recettes et leur théâtre à deux balles ? No future, avec l’accent américain qui plombe le monde à coups de dollars ?
    Eh bien non ! Vous verrez : y’a de la joie et de la jubilation qui vous attendent car l’Histoire n’est pas finie, comme le souhaitaient des marxistes sans imagination prenant leur Goulag pour une réalité indéboulonnable !
    La Révolte des silencieux vous redonnera le goût d’espérer et de rire, jaune parfois, même si ce polar de politique fiction un brin cynique, parfois tendre mais toujours surprenant, prend peut-être nos désirs pour la réalité !
    Qu’importe, c’est bon pour le moral, mais attention : ne prenez pas les solutions des silencieux au pied de la lettre sous peine de vous retrouver les fers aux pieds ! A lire goulûment mais avec modération !

    http://www.polemia.com/
    Pierre Lours, La Révolte des silencieux, édition Atelier Fol’fer, collection Xenophon, juin 2010, 190 pages.

  • Gilbert Collard: Proposition de loi constitutionnelle organisant le référendum révocatoire du Président de la République

     Pour sanctionner l’incurie d’un président de la République, la proposition de Loi de Gilbert Collard a pour but de donner aux citoyens la liberté de se mobiliser en vue de le destituer légalement par voie référendaire. Si cette loi était adoptée, elle donnerait donc la possibilité au Peuple de mettre fin à un mandat présidentiel qui ne correspond pas à ses attentes. Une mesure on ne peut plus démocratique.¢

    ARTICLE UNIQUE
    Il est ajouté à la Constitution un article 6-1 ainsi rédigé :
     « Article 6-1 :
    Un référendum peut être organisé soit à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales, soit à l’initiative d’un cinquième des électeurs inscrits sur les listes électorales, en vue de mettre un terme au mandat du Président de la république actuellement en fonction.
    Lorsque le référendum révocatoire prévu à l’alinéa 1er a conclu à la cessation du mandat du Président de la République, le Conseil Constitutionnel déclare la vacance de la Présidence de la République dans les conditions prévues par l’article 7 de la Constitution.
    Le Président de la République déchu de ses fonctions en vertu de la consultation référendaire révocatoire prévue à l’alinéa 1er du présent article est immédiatement rééligible ; nonobstant la limitation du nombre des mandats consécutifs prévue par l’article 6 alinéa 2 de la Constitution.
    Les conditions dans lesquelles le Conseil Constitutionnel contrôle le respect des dispositions des alinéas précédents sont déterminées par une loi organique. »
    Exposé des motifs
    La présente proposition ne fait que transposer en droit français la procédure du référendum révocatoire (« recall ») prévue par les Constitutions de six cantons helvétiques, d’une province canadienne, de dix-huit États américains et du Venezuela.
    Une telle possibilité, résultant d’une initiative populaire, peut en théorie viser tout élu du suffrage universel ; puisqu’elle en est le symétrique. Aux États Unis, ce parallélisme est d’ailleurs total ; puisque le recall peut viser aussi bien un gouverneur qu’un sénateur ou un juge élu.
    La présente proposition constitutionnelle n’est donc que le corollaire logique de la révision constitutionnelle du 6 novembre 1962 instituant l’élection du Chef de l’État au suffrage universel direct.
    L’historique de telles initiatives montre que la pétition trouve sa source dans deux motifs distincts : soit l’élu fait montre d’incompétence, soit il opte des politiques qui vont à l’encontre de son programme électoral.
    Il s’agit donc ici d’une procédure totalement différente de celle de « l’impeachment » ; lequel empêchement définitif peut déjà être prononcé par le Conseil constitutionnel dans le cadre de l’article 7 de notre Constitution.
    Il est à noter que la présente proposition de référendum révocatoire n’exclut aucunement la candidature nouvelle du Président de la République sortant : le suffrage universel doit pouvoir conserver la totalité de son libre arbitre. L’exemple du Wisconsin en 2012, avec la réélection du gouverneur révoqué, prouve qu’un tel cas de figure n’est pas purement virtuel.
  • Refusons le sabordage du français

     

     Refusons le sabordage du français
    La France n'est certes que la source historique, et non la propriétaire exclusive de la langue française, que partagent avec elle, à travers le monde, les soixante-dix-sept États et gouvernements constituant ensemble l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Du moins jusqu'ici. Car le projet de loi Fioraso, qui veut imposer, en faveur de l'anglais, une très large extension des exceptions au principe du français langue de l'enseignement, des examens et des concours, pourrait avoir pour conséquence, du fait de la valeur symbolique d'un acte de sabordage du français par la France officielle elle-même, un doute croissant quant à la légitimité de la promotion de cette langue par les autres pays francophones. Heureusement, quelques espoirs subsistent : le directeur du Salon du livre du Beyrouth me disait, à la fin d'octobre 2009, en un français aussi classique que sa voix était sereine et teintée d'ironique mépris : "Laissez là vos alarmes : si la France torpille le français, d'autres pays seront toujours là pour le revigorer et galvaniser sa diffusion !"
    On se demande, pourtant, d'où peut bien venir, en France, cet acharnement contre la langue française. De la monarchie à la République, surtout aux heures les plus tragiques de cette dernière, tout illustre ce dicton : "C'est par sa langue que vit une nation." Les dirigeants de la nation française sont-ils donc saisis d'une pulsion d'autodestruction ? A supposer que tel ne soit pas le cas, tout francophone lucide ne peut qu'adresser aux gens de pouvoir à Paris et aux intellectuels malvoyants qui les inspirent, le message suivant : "N'entendez-vous pas s'esclaffer les étudiants étrangers que votre exorbitante et naïve assurance prétend attirer dans vos universités et vos écoles par un enseignement en anglais, alors qu'il n'y est pas langue maternelle ? Ne voyez-vous pas que les mieux informés d'entre eux commencent à avoir pitié de votre dérisoire servilité face aux mécanismes du profit, et à se demander quelle déplorable aliénation vous torture, alors qu'ils respectaient jusqu'ici la culture et la langue françaises ? Allez-vous protéger enfin vos tympans contre les sirènes des universitaires liés par des conventions avec des établissements anglophones, et qui n'ont pas encore compris que c'est en utilisant le français qu'ils accroîtront le prestige de leurs travaux, et non en mordant le sol devant l'anglais ?"
    Le français est depuis le XIIIe siècle une langue à vocation internationale, d'abord européenne, puis levantine, puis mondiale. Il est aujourd'hui la seule langue, avec l'anglais, qui soit présente sur les cinq continents. Chaque réunion de l'OIF montre que la promotion du français encourage celles de toutes les autres langues des pays membres. Madrid, Lisbonne-Brasilia, et maintenant Pékin dressent, face à la résistible domination de l'anglais, l'arme irrésistible de la diversité. Et c'est à ce moment même que la France, qui possède une longue antériorité historique dans l'illustration de sa langue, devrait sacrifier cette dernière aux pauvres pièges de l'argent ? !
    Il est encore temps de réagir devant le burlesque en passe de devenir le consternant. Il est encore temps de se mobiliser avant qu'un projet de loi porteur du cancer ne soit proposé à la représentation nationale. Une partie grandissante du public bien informé est en train de se déprendre du vertige de l'américanisation déguisée en mondialisation. L'Académie française, elle aussi, dénonce un projet suicidaire.
    Quant aux masses françaises, abreuvées de sous-culture américaine, elles ne manifestent aucun désir de substituer l'anglais au français dans l'enseignement en France. Ce sont donc les forces vivantes et majoritaires du pays que l'on insulte en plaçant l'anglais sur un piédestal dont il n'a que faire, surtout venant du gouvernement français. Battons-nous pour notre langue ! Car même si l'enjeu est aussi d'éviter, par solidarité civique, aux autorités de sombrer dans le grotesque en même temps que dans l'indignité, c'est de notre identité qu'il s'agit. Il n'est plus temps de clore nos paupières : nous sommes en guerre !  Claude Hagège
    ( publié dans Le Monde daté du 26 avril 2013)
    Source :
  • Sortir de l'Euro (archive 2011)

    L'Euro, monnaie aux dessins franc-maçonniques, a surtout été pensé par une technocratie française nourrie d'abstractions, qu'elle soit de gauche ou de droite, si ces deux mots ont encore un sens.
    L'Europe étant le sens de l'Histoire, la nation un concept ringard pour nostalgiques, toute réalisation qui allait dans un sens européiste ne pouvait être définie que comme bonne.
    La monnaie unique a été fanatiquement défendue par des hommes politiques de différents partis comme Balladur, Delors, Giscard, Strauss-Kahn, Bayrou ou Mitterrand... la liste étant trop longue. L'idéologie post-nationale a fait ses ravages.
    Sur le plan économique (on en revient toujours aux fondamentaux), à qui rapporte l'Euro ? A pas grand monde, si ce n'est quelques rentiers et financiers et les grands patrons allemands qui profitent de la politique de désinflation compétitive mise en place par le gouvernement allemand. Un euro fort permet pour eux d'externaliser et d'acheter aussi à bas coût.
    Hormis cette minorité, il faut reconnaître que l'Euro a eu un effet très nuisible sur l'économie de la France, de l'Italie, et même pour le peuple allemand. Ceci est bien sûr un tabou de le dire et surtout d'insister. L'Euro tient encore pour plusieurs raisons. Il bénéficie de de la tyrannie du statu quo et de la difficulté technique à remettre les monnaies nationales. Revenir aux monnaies nationales reviendrait aussi à dire que les technocrates qui nous gouvernent se sont trompés, eux qui ont toujours considéré qu'ils appartenaient à « ceux qui savent » par opposition au peuple ignare. La construction européenne donne aussi aux dirigeants politiques le sentiment d'avoir quelque chose à faire et de jouer un spectacle aux yeux de l'opinion qui les légitime, même si cela finit par lasser depuis le temps qu'il dure.
    Il y a donc un véritable blocage psychologique lorsqu'on aborde la question de l'Euro de reconnaître que les «élites» ont inventé une usine à gaz qui a asphyxié les économies de la France et de l'Italie et qui continue à détruire leur industrie. Ce n'est pas du populisme, terme méprisant venant de la classe politique, de dire cela. Cela se compte en chômage, drames humains, délocalisations, croissance atone... L'Euro a été le symbole de l'Europe néo-libérale qui aussi s'est effondrée avec la crise, ce néo-libéralisme ayant été voté par le traité de Maastricht.
    De nombreux économistes comme Friedmann ou Mundell avaient pourtant prévu que l'Euro était une mauvaise idée, étant données les différences énormes entre les économies des différents pays appelés à faire partie de la zone Euro. On a mis cela sur le compte d'une vision pro-américaine anti-européenne. Pour qu'une zone monétaire soit viable, Mundell définissait quatre critères: homogénéité des pays, flexibilité des salaires, mobilité des personnes, et budget commun conséquent. Si ces critères étaient vérifiés par les Etats-Unis d'Amérique, ils ne l'étaient évidemment pas pour l'Europe, en plus de la diversité des langues. La mise en place de l'Euro a curieusement exacerbé les différences et antagonismes économiques des différents pays.
    L'Allemagne a utilisé l'Euro à des fins personnelles, au détriment de la France et de l'Italie et même des autres pays de la zone Euro. Cela a détruit massivement les industries françaises et italiennes. Avec la crise grecque, l'Allemagne est plus dominatrice que jamais en donnant des leçons aux Grecs qui avaient caché leurs déficits. A ces méchancetés allemandes, Papandréou avait répond finement : « Les Grecs n'ont pas la corruption dans leurs gènes, tout comme les Allemands n'ont pas le nazisme dans les leurs ». Toutes ces petites phrases assassines montrent que loin de faire taire les nationalismes, la construction européenne les a exacerbés. On fait grand cas des pays baItes qui frappent à la porte de la zone Euro, comme si cela était un signe de la bonne santé de l'Euro, mais cela ne se traduira pour la France et l'Italie au final qu'en délocalisations et perte d'emplois, en concurrence avec des pays aux salaires plus bas, d'où une nouvelle spirale mortifère pour ces deux pays.
    En conclusion, nous dirons que la crise économique n'a fait qu'accélérer la déconfiture de l'Euro et que tout manque de décision se paiera tôt ou tard très cher pour la classe politique, gauche comprise, qui a accepté l'essentiel des règles économiques actuelles. Le capitalisme financier et sa monnaie symbolique sur notre continent, l'Euro, sont à l'agonie. La seule politique économique qui est offerte aux Français est : « Aujourd'hui est moins bien qu'hier et demain sera pire qu'aujourd'hui ». Le soi-disant volontarisme sarkoziste n'y changera rien, la cote actuelle de Fillon venant du fait que ne faisant rien, il n'est responsable de rien.
    Patrice GROS-SUAUDEAU Statisticien-économiste

  • PMA : le gouvernement attend que la mobilisation retombe

    Lors du pseudo-débat sur la loi Taubira, le gouvernement, devant l'ampleur de la mobilisation, avait demandé aux députés de renoncer à inclure la PMA pour les personnes homosexuelles dans le texte, contre la promesse que la PMA sera discutée dans le cadre d'une "loi famille", en mars. Puis Dominique Bertinotti, interrogée de nouveau, évoque un texte "avant la fin de l'année". Matignon ajoute qu'il faut attendre l'avis du comité consultatif national d'éthique (CCNE). Et François Hollande, le 25 mars, annonce qu'il attend les conclusions du comité non seulement pour fixer le calendrier de la loi, mais pour décider s'il y aura ou non une loi sur la PMA.

    Face à la mobilisation qui ne faiblit pas, le gouvernement ne veut plus parler de la PMA. Dominique Bertinotti, ministre de la famille, déclare :

    "Il faudra en reparler dans trois ou quatre mois. Tant qu'il n'y a pas d'apaisement sur le mariage et l'adoption, on ne peut pas. Si c'est pour se réagiter, ça n'a pas de sens."

    Ou, plus simplement, il faut attendre que des personnes homosexuelles portent l'affaire en justice et que la CEDH condamne la France pour discrimination. Pour la PMA, pas besoin de loi, il suffit que l'injustice fasse son oeuvre.

    Michel Janva   http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • « Or, sous tous les cieux sans vergogne,..."

    « Or, sous tous les cieux sans vergogne, c’est un usage bien établi, Dès qu’il s’agit de rosser les cognes, tout le monde se réconcilie  » Georges Brassens

    Mon enfance fut bercée par Brassens grâce à un oncle qui le découvrit dès ses premiers succès et l’interpréta avec bonheur sur sa guitare…

    Très vite ces chansons n’eurent plus de secret pour moi au grand désespoir de mes parents qui trouvaient qu’elles étaient peu adaptées à la toute petite fille que j’étais ! Ainsi « Hécatombe au marché de Brive la Gaillarde » fit partie de mon répertoire… Et de celui de nombre de Français !

    Je suis sidérée d’entendre la classe politico médiatique jouer les vierges effarouchées devant les « violences » relevées lors des manifestations pour le droit de tous les enfants à avoir un père et une mère ! Car enfin, de quoi parle-t-on ? Hormis, peut-être quelques crétins patentés qui auraient utilisés des boulons (selon Monsieur Valls qui devrait vérifier ses sources), des jeunes gens ont bousculé quelque peu la police, certains outrés par leur agressivité, d’autres par désir de renouer avec une tradition plusieurs fois centenaire.

    Le chef d’inculpation d’un des jeunes arrêtés la semaine passée est « dégradation de bien public », le dit bien public étant, tenez-vous bien, une barrière métallique secouée vigoureusement et qui chût malencontreusement ! Un autre est accusé de « rébellion » pour s’être défendu contre quatre CRS qui lui tombaient dessus ! Aucun autre chef d’inculpation : Il ne faisait que passer.

    Et la liste pourrait être longue !

    Les anciens soixante-huitards et leurs héritiers, ringardisés par cette jeunesse qu’ils ne comprennent plus, en ont fait bien d’autres et ont la mémoire courte. Ils agitent des mots, généralement attribués aux conservateurs, fort savoureux dans leur bouche !

    Cohn-Bendit, réveille-toi, ils sont devenus fous !

    Mais le plus triste est sans doute que bien de nos amis tombent dans le panneau et joue le jeu de ces nouveaux défenseurs de la vertu… allant même jusqu’à encourager la délation et les arrestations arbitraires. Que ceux-là comprennent qu’ils sont définitivement dans « le camp du mal » pour le gouvernement en place et la presse aux ordres qui eux sont dans « le camp du bien ». Dès lors, il ne sert à rien de leur offrir quelques victimes expiatoires. Leur péché est irrémissible !

    Attention ! Je ne dis pas qu’il est forcément opportun ici de s’opposer à la maréchaussée tant la force qui émane de cette jeunesse joyeuse est suffisante en elle-même. Mais je regrette le temps béni où Brassens aurait encore pu écrire face aux nouveaux bigots :

    « Or, sous tous les cieux sans vergogne, c’est un usage bien établi, Dès qu’il s’agit de rosser les cognes, tout le monde se réconcilie  » !

    Hildegarde  http://www.actionfrancaise.net

  • L’UMP, frigide et barjot !

    Tribune libre d’Aristide Leucate*

    Alors que la loi Taubira sur le « mariage » homosexuel est en passe d’être adoptée [article écrit hier 23 avril au matin], avant une saisine plus que certaine du Conseil constitutionnel aux fins de contrôle de conformité/compatibilité de la loi à la Constitution, il est temps de dresser un bilan d’étape.

    Il est plus que contrasté, voire relativement peu satisfaisant. À moins que, l’Histoire étant riche d’imprévus par définition, la grande manifestation nationale du 26 mai prochain emporte tout sur son passage, y compris le gouvernement actuel. Précisons qu’il y aura aussi, entre-temps, le 1er mai et ses traditionnels cortèges sociaux ainsi qu’une autre manifestation le 5 mai où les partisans de Mélenchon croiseront les opposants au « mariage » des paires. Tous ces rendez-vous sont porteurs de potentialités d’un grand renversement.

    Il n’empêche que l’on peut sérieusement se mettre à en douter, sans pour autant verser dans le désespoir politique, une sottise absolue. En ligne de mire, l’UMP. Ce très lointain (moins par sa distance historique que par sa volte-face idéologique et sa soumission au politiquement correct) héritier du « gaullisme » n’est visiblement pas à la hauteur des enjeux. Certes, on notera la présence active, sans désemparer, de députés comme Mariton, Le Fur, Meunier, Jacob, Gosselin ou Poisson, et une poignée d’autres, au sein des diverses manifestations et rassemblements populaires pacifiques de ces dernières semaines. Ils ne constituent, hélas, qu’un pâle écran de fumée masquant à peine les grandes manœuvres politiciennes qui préludent aux élections municipales de l’an prochain où la « droite » espère rafler la mise (comme en 1983). Ces francs-tireurs, certains très sincères dans le combat qu’ils mènent pour un modèle familial, certes très malmené par la pratique banalisée des divorces et des recompositions nombreuses, mais reposant sur le donné socio-anthropologique universel de l’union d’un homme et d’une femme, sont habilement manipulés par les cadres de leur parti. Ils rentrent, en effet, dans la stratégie « copéiste » de récupération électoraliste du mouvement, la « Manif pour tous », justement dénoncée par Marion Maréchal-Le Pen.

    La grande majorité des cadres de l’UMP instrumentalisent un mouvement populaire qu’ils réduisent abusivement, mais à dessein, au soulèvement d’un improbable peuple de « droite ». Pourtant, on ne sache pas, par exemple, que les musulmans qui rejoignent les rangs des manifestants, soient particulièrement de/à « droite »… (ces derniers ont, d’ailleurs, dans leur immense majorité, voté pour François Hollande). Cette stratégie à courte vue est attestée par les propos échangés lors du dernier bureau politique de l’UMP (17 avril). Hormis l’ancien frontiste, Guillaume Peltier, qui s’est prononcé en faveur de l’abrogation pure et simple de la future loi Taubira, une fois l’UMP revenue aux affaires, Copé militait, lui, pour l’« union civile » des invertis, tandis que Fillon proposait non moins audacieusement, de « réécrire le texte sur la question de l’adoption, la PMA », la palme du lâche renoncement revenant à l’ancien ministre de l’Education au « genre », Luc Chatel, déclarant qu’il n’était « pas favorable à l’idée de revenir sur ce texte une fois au pouvoir ». [...]

    La suite sur Nouvelles de France

    http://www.actionfrancaise.net