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France et politique française - Page 4960

  • Tyrannie médiatique : le point de vue de Robert

    Conférence à Troyes de Robert Ménard : la mauvaise foi sidérante des journalistes.

     

    Pour Benjamin Dormann (Ils ont acheté la presse) ou pour Claude Lorne (Les médias en servitude), les médias sont contrôlés par des puissances politico-financières, le mélange des genres étant la règle chez les habitués des dîners du Siècle. Pour Jean-Yves Le Gallou (La Tyrannie médiatique), le fonctionnement des médias – et leurs dogmes idéologiques – repose sur la sainte alliance du capitalisme financier et du gauchisme de salles de rédaction.

     

    Journaliste, écrivain, fondateur de l’association Reporters sans frontières, Robert Ménard, animateur du site Boulevard Voltaire décrit comme « le cercle des empêcheurs de penser en rond », a une vision plus sommaire (ou encore plus radicale) des choses : pour lui, la responsabilité des journalistes est pleine et entière. C’est eux la source unique du totalitarisme médiatique.

     

    Robert Ménard a entrepris une tournée en France à travers des cercles dissidents. Voici le compte rendu d’une conférence qu’il a tenue à Troyes le 19 mars à l’invitation de Jean-Louis Chaton, président du Comité d’action pour le respect du droit (CARED) : une occasion pour Polémia d’enrichir le débat en donnant le point de vue de Robert Ménard.

    Soulignant qu’il s’agit de sa première visite à Troyes, Robert Ménard introduit son exposé en expliquant qu’il est atterré par l’attitude de ses confrères journalistes. Il juge leur mauvaise foi sidérante, d’autant plus pour lui qui a passé sa vie à défendre la liberté d’expression. Et de citer le sondage suivant : 74% des Français ne se reconnaissent pas dans la presse (écrite comme audiovisuelle). Il souligne donc le différentiel important entre ce que vivent les gens au quotidien et ce qui en est transcrit dans les médias. Les journalistes ont de longue date une très mauvaise image auprès des Français, qui en parlent très négativement. Robert Ménard s’interroge alors sur les causes de cette image. Lorsqu’on interroge les journalistes sur les raisons de ce désamour, ils brandissent, d’après lui, toujours les mêmes excuses :

     

    Propriétaires, hommes politiques, annonceurs : les fausses excuses

     

    - Les propriétaires de médias : ces derniers influeraient sur les rédactions… EXCUSE, dit Robert Ménard en prenant l’exemple de TF1 et France Télévisions : propriétaires très différents et pourtant journaux interchangeables, avec même hiérarchie des titres, même développement de ceux-ci, même protocole…
    - Les hommes politiques : ceux-ci pèseraient sur les relations avec les journalistes… EXCUSE, dit Robert Ménard en expliquant que le rapport de forces est compliqué ; pour lui, le couple François Hollande / Valérie Trierweiler est l’illustration symptomatique de la direction du pays par la caste journalistico-politique. Il déplore que le journaliste n’est plus aujourd’hui un contre-pouvoir, c’est même l’inverse : il qualifie les rapports entre journalistes et politiques d’incestueux.
    - Les annonceurs : ces derniers, de par les revenus publicitaires importants, ne pourraient plus être critiqués… EXCUSE, dit Robert Ménard en citant l’exemple de critiques violentes qu’il a adressées, à l’époque où il travaillait à RTL, à l’encontre de certains de ses annonceurs. Or la cause de son départ n’est autre que… ses propres confrères journalistes !

     

    Les journalistes pensent tous de la même manière

     

    Pour conclure sur les causes de cette mauvaise image des journalistes, Robert Ménard avance ses propres explications. Pour lui, le problème de la presse n’est autre que les journalistes eux-mêmes qui « chassent en meute ». La mauvaise qualité de l’information, c’est LEUR faute. Ils sont tous issus des mêmes milieux. Et de prendre l’exemple d’une des plus grandes écoles de presse en France, dans laquelle on a organisé un vote secret avant la présidentielle de 2012 avec les candidats en lice. Résultat : aucune voix pour Nicolas Dupont-Aignan, aucune voix pour Marine Le Pen et aucune voix non plus pour Nicolas Sarkozy ! « Il existe bien quelques journalistes de droite, mais ils n’osent pas le dire », lui expliquera le directeur de cette grande école. Voilà la vraie raison : les journalistes pensent tous de la même manière.

     

    Robert Ménard explique que l’idéologie dominante est ce dont on ne parle jamais (par exemple, pour 95% de ses confrères, l’immigration est une bonne chose). Et si vous ne pensez pas comme le « camp du bien », vous êtes affecté d’office dans le camp du mal ! Robert Ménard illustre son propos en citant une anecdote survenue avec sa confrère Géraldine Muhlmann à une émission télé traitant de l’homosexualité : « Je n’ai pas envie que ma fille soit homosexuelle, cela me pèserait car elle en baverait toute sa vie », et d’ajouter : « mais si c’était le cas, je la défendrais deux fois plus et de toutes mes forces pour qu’elle vive librement et sans discrimination son homosexualité ». Rejoint par le comédien Gilles Lellouche, il enfonce le clou en ajoutant qu’il « aimerait même l’emmener à son bras à l’église le jour de son mariage ». Tollé dans les coulisses : Robert Ménard et Gilles Lellouche sont priés par Géraldine Muhlmann de faire des excuses lors de l’émission suivante. Robert Ménard refusera catégoriquement, quand son allié d’un jour obtempérera… « sinon ma carrière est foutue », dira Gilles Lellouche en off à Robert Ménard… Ce dernier sera alors l’objet de menaces en règle et d’insultes incessantes.

     

    Mieux vaut « Vive Mao ! » que « Vive Le Pen ! »

     

    D’autres exemples sont lancés par le conférencier :

     

    - Un « Vive Mao ! » vous affuble d’une nostalgie sympathique dans les salles de rédaction, quand un « Vive Le Pen ! » vous exclut de celles-ci…
    - Lors d’une émission de On refait le monde sur RTL, animée par Christophe Hondelatte, Robert Ménard lance lors d’un débat sur le Front national « J’approuve certaines propositions de Marine Le Pen », donnant alors l’exemple du mode de scrutin des législatives qui ne permet pas de représenter la voix exprimée par 15 à 20% du peuple lors de la présidentielle. La Société des journalistes obtient sa tête et son éviction de RTL. Lui et Mme Duverger, co-auteur de Vive Le Pen !, ont été « assassinés » suite à cette parution… par nombre de personnes n’ayant jamais lu le livre ! Le poids de la bien-pensance !

     

    Robert Ménard enchaîne : la presse pense pareil, vote pareil et traite l’info pareil. Or, celui-ci expose une conviction forte : le fait de ne pas parler des choses, ne pas écouter et donner davantage la parole à ceux qui pensent différemment produit l’effet inverse de l’objectif initial. Et de prendre de nouveaux exemples :

     

    - On ne doit plus dire Noirs et Arabes, mais Blacks et Magrébins ;
    - On ne donne plus les noms des délinquants à la télévision lorsqu’ils sont à consonance non européenne, pour « ne pas stigmatiser ». Or, pour Robert Ménard, cela aboutit à jeter la suspicion d’office sur la population qu’on souhaitait « préserver ».
    - Nos lois sont les plus dures qui existent dans les domaines du racisme, de l’antisémitisme et des lois mémorielles. Les problèmes qu’elles sont censées régler ont-ils régressé depuis toutes ces lois ou se sont-ils aggravés ? Ne pas parler des problèmes exacerbe ces problèmes.

     

    Le cercle de la bien-pensance

     

     

    Pour illustrer à nouveau ce cercle de la bien-pensance et de l’indignation sélective, Robert Ménard donne d’autres exemples :

     

    - Lors de l’affaire des caricatures de Mahomet, Robert Ménard défendit Charlie Hebdo. Droite, gauche, politiques et journalistes réunis se congratulent et soutiennent Charlie Hebdo et la liberté d’expression. Vient plus tard le procès d’Eric Zemmour, où Robert Ménard fut son témoin de moralité. Lors de ce procès, politiques et associations de gauche avaient déserté. Vient enfin le procès de Dieudonné où, là encore, Robert Ménard fut présent au nom de la liberté d’expression, précisant qu’il déteste pourtant les propos de l’humoriste. Il fut seul, et totalement seul, à le défendre. C’est le combat de sa vie : on n’interdit pas l’expression ; le peuple doit écouter toutes les sensibilités et se faire son point de vue.
    - Lorsqu’il animait une émission sur I-Télé, Robert Ménard invita Bernard Lugan, historien ayant souvent un éclairage de l’histoire différent de celui de certains confrères. Le directeur de la rédaction incendia Robert Ménard sans avoir lu Bernard Lugan ni même vu l’émission en question… car Bernard Lugan était qualifié de « raciste » par le cercle des bien-pensants, donc on ne devait pas l’inviter. Robert Ménard fut viré. Dans les salles de rédaction, le seul expert-historien fréquentable est Benjamin Stora : ils ne reçoivent que lui, l’auditeur ne peut avoir d’autre son de cloche. Pourtant, il y a matière à lui donner la contradiction, comme par exemple sur les massacres de Harkis survenus après le 19 mars 1962, fin de la Guerre d’Algérie, et dont il ne parle jamais.

     

    Au cours des questions diverses, le conférencier parle successivement :

     

    - du traitement de la vie privée des politiques par les médias : elle est systématiquement cachée ; il compare avec le Royaume-Uni, où on distille tout mais les informations erronées sont lourdement amendées. Robert Ménard est d’avis que la vie privée d’un chef d’Etat ne peut être considérée comme celle de n’importe qui ;
    - des relations entre presse, politique et justice : pour Robert Ménard, le problème n’est pas entre la droite et la gauche mais entre les puissants et le peuple. Il précise qu’il n’est pas complotiste : il pense que personne ne tire les ficelles mais observe que dans des clubs sélects comme Le Cercle ou l’Automobile Club se côtoient les grands magistrats, les grands politiques, les grands hommes d’affaires… c’est une image terrible pour notre société, et il soutient que les Français ne sont pas paranos. Sans « tomber dans le tous pourris », dit-il, « mais quand même… ».

     

    Enfin, Robert Ménard termine son brillant exposé en répondant à une question de la salle :

     

    « Les lecteurs/auditeurs ne sont-ils pas eux-mêmes fautifs de ne pas écrire aux rédactions ? »

     

    Il explique alors que :

     

    - d’une part, les réactions sont désormais libres grâce à l’Internet et cela le rend très optimiste ;
    - d’autre part, les journalistes ont en effet très peu de retour : le droit de réponse est vu comme une humiliation par les salles de rédaction, et il faut se battre « comme un chien » pour en obtenir…

     

    Robert Ménard conclut en arguant que la balle est dans notre camp : il suffit de soutenir les médias qui traitent différemment l’information… par nos audiences réelles.

     

    Compte rendu rédigé par le CARED  Polemia
    19/03/2013

     

    Voir aussi :

     

    La tyrannie médiatique
    Les médias en servitude

    Ils ont acheté la presse
    Les patrons de la presse nationale / Tous mauvais

     

  • Contestation de l’islam : les Femen sont en émoi

    PARIS (NOVOpress) – Etats d’âme à géométrie variable chez les Femen. Plusieurs militantes gauchistes de la section française ont quitté le groupuscule suite à l’incendie du drapeau portant l’inscription de la profession de foi des musulmans. L’action s’est déroulée mercredi dernier devant la mosquée de Paris.

    Les musulmans présents ont mis un terme brutalement à l’opération visant à soutenir une militante tunisienne et dénoncer les atteintes aux droits des femmes dans les pays arabo-musulmans. Six membres ont donc choisi de quitter Femen France parce qu’elles « refusent de cautionner l’une des dernières actions en date ». En revanche, quant il s’agit d’agresser les catholiques à Notre-Dame de Paris (photo) ou dans les manifestations contre le mariage homosexuel, les Femen n’ont pas de regrets. Un exemple révélateur sur les postulats idéologiques qui régissent ce mouvement : valorisation de la mondialisation, défense de l’islamisation de l’Europe et haine de son identité chrétienne.

    http://fr.novopress.info

  • L’éclairage des médias suisses sur l’affaire Cahuzac

    Le journaliste de la télé suisse RTS évoque 15 millions d’euros qui auraient transité sur le compte de Jérôme Cahuzac. Il relate également une rencontre entre Pierre Moscovici et son homologue suisse, le 26 janvier, lors du forum de Davos, durant laquelle ils auraient évoqué l’affaire Cahuzac :

    http://www.contre-info.com/

  • Un rapport accuse la DCRI d'entraver la Justice

    Un rapport rédigé par des officiers du Renseignement Intérieur accuse nommément la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) d'entraver la justice en France, notamment concernant des affaires relevant de la délinquance financière.
    Ce rapport de 14 pages a été remis le 16 février aux parlementaires du groupe de travail sur les exilés fiscaux dirigé par le député socialiste Yann Galut.
    Les auteurs de la note se livrent à un véritable réquisitoire, révélant d'une part la surveillance étroite opérée par le Renseignement Intérieur sur l'organisation de la fraude fiscale internationale, notamment celle qui fut organisée en France par la banque suisse UBS, et dénonçant d'autre part la non-transmission à la justice des informations considérables recueillies lors de cette surveillance.
    La DCRI et ses services extérieurs, notamment la cellule française de renseignement financier Tracfin, "se nourrissent des délits qu'ils ne souhaitent pas voir apparaître ou révéler à l'autorité judiciaire pour ne pas amoindrir leur influence, quand le besoin s'en fait sentir", écrivent les auteurs de la note.
    "Il conviendrait de ne plus abusivement protéger le recueil de renseignements économiques et financiers par le 'secret défense', car ce type de renseignements ne menace pas la défense ou la sécurité nationale", poursuivent-ils.
    Selon eux, la généralisation de la classification des activités et des informations recueillies par la DCRI empêche la justice "d'avoir à connaître des informations dont elle a rapidement besoin pour ses enquêtes".

  • De Danton à Cahuzac : les petits arrangements des républicains avec l'argent....

    La République n'a pas de chance avec la vertu : Danton était le plus corrompu des hommes et c'est en s'appuyant sur ses escroqueries avérées que Robespierre l’envoya à la guillotine, comme Fabre d'Eglantine et quelques autres... Sous la IIIe République, le gendre du président de la République faisait un véritable trafic de légions d'honneur avec l’aide d’un général véreux et d’une tenancière de maison close, ce qui entraîna, une fois le scandale dévoilé, la démission honteuse de ce farouche républicain de Grévy, pourtant réélu quelques semaines plus tôt à l’Elysée...

    Mais le plus fort est que ce fameux gendre, le député d’Indre-et-Loire Daniel Wilson fut, ensuite, acquitté (à cause d’une erreur de procédure) et réélu par les électeurs de sa circonscription, en 1893 et en 1896 avant d’être, enfin, battu en 1902 ! Pour se faire réélire, Wilson arguait que devait prévaloir « l’esprit républicain » et qu’il fallait surtout éviter l’élection d’un monarchiste ou d’un socialiste (ce qui n’avait pas, à l’époque, le même sens qu’aujourd’hui…)

    Je pourrai ainsi multiplier les exemples, du scandale de Panama à l’affaire Stavisky qui déboucha, comme le précédent de 1892, à des émeutes dans Paris et, plus dramatique, à une sanglante répression un certain 6 février 1934. La Ve République elle-même n’a pas évité les confusions entre l’exercice d’une fonction publique et la tentation financière, et c’est par milliers que l’on compte les malversations, les affaires de pots-de-vin et de corruption, les « petits arrangements entre amis », tous ces scandales de plus ou moins grande ampleur qui ont touché ou touchent encore le monde politique, de la commune à la tête de l’Etat !

    Bien sûr, nous n'en sommes pas là : enfin, pas encore ! (la couverture du quotidien monarchiste, le 7 février 1934)

    L’affaire Cahuzac est l’une des plus graves, non tant sur le plan des sommes en question, en elles-mêmes assez dérisoires au regard de la plupart des affaires d’argent, mais sur le plan symbolique : un homme, ministre du budget en exercice durant dix mois dans l’actuel gouvernement et, à ce titre, chargé de la lutte contre la fraude fiscale, était lui-même un fraudeur et un dissimulateur ! Ainsi, par ses actes et depuis une vingtaine d’années, il trahissait sciemment ses électeurs, ses amis politiques et, au-delà, les valeurs politiques que tout homme en charge de responsabilités publiques, à l’assemblée ou au gouvernement, devrait, non seulement défendre, mais incarner, honnêtement et simplement.

    La colère de l’actuel locataire de l’Elysée n’est sans doute pas feinte et cela même si l’on peut penser que le président devait bien avoir, au fond de lui, quelques doutes légitimes : mais M. Cahuzac ne lui avait-il pas donné sa parole, « les yeux dans les yeux », comme il devait le faire aussi avec Jean-Jacques Bourdin, un matin pas si lointain, au micro de RMC-BFMtv ?

    En fait, il y a quelque chose qui est, là, consubstantielle à cette République qui, pour exister, a besoin de nouer des liens avec le monde de l’Argent, et dont les serviteurs, au nom d’une liberté individuelle vantée par le régime lui-même, sont aussi, souvent, les profiteurs… Or, il faut le redire : on ne peut servir deux maîtres à la fois ! Faire de la politique, servir le pays et ses populations, préparer « l’avenir que tout esprit bien-né souhaite à sa patrie », cela ne veut pas dire « se servir » et profiter financièrement de sa position parlementaire ou gouvernementale ! Il ne s’agit pas de faire de la morale mais, au contraire, de faire de la politique et d’être, avant tout, politique, au sens fort du terme !

    La République a un vrai problème avec l’Argent : quand la Monarchie asservissait, parfois difficilement et douloureusement d’ailleurs, l’Argent au service de l’Etat, n’hésitant pas à enfermer l’homme le plus riche du royaume comme ce fut le cas pour Nicolas Fouquet, ou, au contraire, en jouait par le biais d’un Mazarin avide et en connaissant la valeur pour le pays comme pour lui-même, la République, elle, dont les urnes sont gourmandes en promesses électorales et les partis en espèces sonnantes et trébuchantes, n’arrive pas à s’imposer au monde de la finance, à cette « fortune anonyme et vagabonde » qui, trop souvent, achète les esprits et les volontés pour mieux les diriger !

    L’affaire Cahuzac, en tout cas, met fin, pour ceux qui avaient encore quelques illusions à ce sujet, à celle d’une Gauche peu tentée par « le vil métal » dont le règne était, il y a un siècle, dénoncé par un Maurras ou, avec plus de colère encore, par un Bernanos.

    Mais, au-delà, il ne serait pas étonnant que les électeurs, de plus en plus pressurés en tant que contribuables, se détournent des machines politiciennes pour rejoindre le concert des mécontents et des contestataires de ce régime de démocratie représentative de plus en plus discrédité : certains journalistes ou parlementaires parleront de « ce populisme qui menace la République » quand c’est la classe politique de la République qui, le plus souvent, donne l’exemple désastreux d’un abandon du service civique de la nation et qui nourrit ainsi ce que pourtant elle dénonce si vigoureusement

    http://www.nouvelle-chouannerie.com/

  • Amnistie en trompe l'œil pour les syndicalistes

    Le 27 février, le Sénat a voté une loi d'amnistie concernant officiellement les violences et dégradations commises dans le cadre des conflits sociaux. Mais à y regarder de plus près, le texte permettrait d'amnistier aussi les délits financiers.
    Il s'en faut parfois de peu pour que le texte de loi le mieux fignolé, le plus soigneusement préparé, ne capote. Le 28 février, Pierre-Edouard du Cray, directeur des études de l'association Sauvegarde Retraites, feuillette la presse du jour où s'étalent les titres sur l'amnistie des syndicalistes coupables d'avoir commis des violences et des dégradations dans le cadre des conflits sociaux, grèves ou manifestations, une proposition de loi communiste que le Sénat a votée la veille. Il s'étonne. Des dégradations, seulement ? Allons donc ! Les journalistes n'auraient-ils pas pris pour argent comptant l'information telle qu' on la leur a livrée ? En juriste, il cherche le texte de loi sur le site Internet du Sénat et lit : « Sont amnistiés de droit, lorsqu'ils ont été commis entre le 1er janvier 2007 et le 1er février 2013, les contraventions et les délits prévus au livre III du code pénal (...) passibles de cinq ans et moins d'emprisonnement commis dans les circonstances suivantes : À l'occasion de conflits du travail ou à l'occasion d'activités syndicales ou revendicatives de salariés, d'agents publics, y compris au cours de manifestations sur la voie publique ou dans des lieux publics... »
    Le livre III du code pénal ? Une rapide recherche permet à Pierre-Edouard du Cray d'en vérifier le contenu : les « destructions, dégradations et détériorations » n'y comptent que pour un chapitre sur huit. Les autres concernent le vol, l'extorsion de fonds, l'escroquerie, les détournements, le recel, les atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données et le blanchiment ! En somme, un ensemble de délits financiers qui recouvrent largement les indélicatesses commises par des syndicalistes dans le cadre, par exemple, des comités d'entreprise d'EDF-GDF, de la SNCF, de la RATP, etc. De sorte qu'en s'appuyant sur cette loi d'amnistie, n'importe quel avocat - et les syndicats n'en manquent pas - pourra éviter à son client impliqué dans le scandale du CE d'EDF d'être traduit devant un tribunal !
    La suite ? Quelques appels téléphoniques et le 1er mars l'information est publiée sur le site de Capital, avant que l'ensemble de la presse ne la reprenne, de Minute au Canard Enchaîné, en passant par Le Point et Valeurs actuelles. Consternation à gauche. Même Libération doit admettre que « Le Sénat semble avoir amnistié, par inadvertance, les syndicats de tout délit financier. »
    Le ministre de la justice ne sait-il pas lire une loi ?
    Par « inadvertance » ? Voire. La manière dont la loi d'amnistie a été amenée et votée par la chambre haute pue plutôt la manip' et le coup fourré. La pièce se joue en quatre actes.
    Acte I, la proposition de loi est déposée par les sénateurs communistes Annie David et Elianne Assassi. L'article 1er du texte prévoit que « Sont amnistiées de droit, lorsqu'elles ont été commises avant le 6 mai 2012, les infractions passibles de moins de dix ans d'emprisonnement commises dans les circonstances suivantes... » D'emblée, les débats tournent exclusivement autour des violences et dégradations commises dans le cadre des conflits sociaux.
    Acte II, divers amendements sont déposés, dont un qui exclut du bénéfice de l'amnistie les militants écologistes, les faucheurs d'OGM ou les anti-pub. Sur quoi, 300 militants politiques ou écologistes manifestent devant le Sénat.
    Acte III : en revanche un autre amendement, déposé par Virginie Klès, sénateur socialiste d’Ille-et-Vilaine, fait moins de bruit : il limite le bénéfice de l'amnistie aux peines inférieures ou égales à 5 ans de prison, au lieu de dix ans dans le texte des communistes. Par cette modification, qui n'a pas l'heur de plaire aux communistes, a-t-on voulu détourner l'attention de l'essentiel ? L'amendement défendu par Virginie Klès mentionne, derrière « les infractions » passibles de dix ans de prison, « les contraventions et les délits prévus au livre III du code pénal... » Le tour est joué.
    Pas tout à fait, cependant, puisque la loi doit encore passer devant l'Assemblée nationale et la supercherie ayant été dévoilée, il est douteux que les députés consentent à la voter en l'état. Il ne fait guère de doute non plus, que l'amendement déposé par Virginie Klès - qu'elle-même ait été consciente ou pas de ce qu'elle faisait - n'était pas innocent ; ou alors il faudrait en conclure que ceux qui sont chargés de faire les lois en France ne savent pas lire le code pénal. Pas plus d'ailleurs que le ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui affirmait lors du vote de la loi d'amnistie qu'elle faisait « œuvre de justice ». Ne sait-elle pas déchiffrer un texte de loi, ou s'est-elle sciemment rendu complice d'une manipulation destinée à tromper le peuple français et ses représentants ? Dans les deux cas, elle devrait en tirer les conclusions.
    Hervé Bizien monde & vie 19 mars 2013

  • Mali : La guerre pour sécuriser Desertec, future source énergétique de l’Europe ?

    Depuis 2009, les allemands avec les français proposent le projet DESERTEC d’un cout de 400 milliards d’euros d’investissement sur 40 ans qui va combler jusqu’à 20% des besoins en électricité de l’Europe. Ceci va aussi permettre à l’Europe de délocaliser son CO2 de 95 % !

    Le projet Désertec, est un projet du lobby industriel chapeauté par les politiques. Il veut associer l’Europe, l’Afrique du nord et le Moyen Orient dans le domaine de l’énergie mais la plus grande partie du projet se déroule en Algérie et plus précisément dans le Sud Algérien d’où l’enjeu stratégique de sécuriser cette région loin des bandes islamiques qui ont pris refuge au Nord du Mali !

    A cause des problèmes de sécurité, beaucoup d’industriels restent sceptiques. Retrait de Siemens de la DII (Desertec Industrial Initiative), annoncé fin octobre et de Bosch en novembre à cause de la conjoncture économique. L’Espagne s’est désistée au dernier moment et le projet est toujours en questionnement !

    En février 2010, le consul des États-Unis à Munich informe Washington sur l’opportunité que l’initiative Desertec pour les industriels américains tout en focalisant sur le problème politique qui DOIT être résolu !!!

    – Révélé par Wikileaks sous la référence 10MUNICH28 –, Le réassureur

    « s’attend à ce que ce ne soient pas les questions financières ou technologiques, mais les obstacles politiques, qui demanderont dans l’immédiat le plus d’énergie et d’attention de la toute nouvelle société Desertec Industrial Initiative (DII). Bien que le concept Desertec comprenne également le photovoltaïque, l’éolien, l’hydraulique, la biomasse et le géothermique, l’accent est mis sur les centrales thermiques solaires qui devront être situées dans des régions politiquement instables…

    DII dépendra en particulier des contacts de la France en Afrique du Nord pour surmonter les obstacles politiques dans les pays d’accueil potentiels… »

    En novembre 2009, les analystes de Stratfor parle de colonisation solaire un article d’Afrol (2 novembre 2009) au sujet de Desertec ;

    « L’Europe a besoin d’alternatives à l’énergie russe et l’Afrique du Nord est un bon endroit où chercher car, contrairement à son rapport avec la Russie, le rapport de puissance qu’a l’Europe avec l’Afrique est positif. En d’autres mots, si le Mali emmerde [sic] les fermes solaires, l’Europe peut démolir le Mali.

    Cela dit, ce projet n’irait pas sans poser des problèmes de sécurité : il faudrait encore s’entendre avec toutes sortes de tribus berbères et les réfractaires d’Al-Qaïda essayant de couper les lignes électriques. Ce projet exigerait donc de l’Europe le développement d’une infrastructure de sécurité compétente pour intervenir en profondeur en Afrique du Nord.

    Les ONG hippies ont raison quand elles disent que ça mènerait à un « colonialisme solaire », sauf que, contrairement à elles, la perspective m’enthousiasme réellement

    Le lien direct entre cette guerre du Mali et le projet Désertec se trouve renforcé avec ces révélations. Ce qui est visé n’est nullement le Mali mais bien l’Algérie. Un chantage est fait à l’état algérien pour signer ces conventions pour les 40 années à venir … ou subir un printemps arabe démocratique !

    Algérie Network   http://fortune.fdesouche.com

  • Petit tour de France du Printemps français, le jeudi 4 avril

     

    Petit tour de France du Printemps français, le jeudi 4 avril

     

    Rassemblement du Printemps français organisé jeudi 4 avril à Lille. Crédit photo : DR

    PARIS (NOVOpress) - Depuis hier, jeudi 4 avril, la fameuse loi Taubira qui suscite la protestation de nombreux Français est étudiée devant les sénateurs. Moment crucial pour ce projet de loi. Le peuple, laissé de côté dans le débat a bien entendu décidé de s’y inviter, et ce de façon bruyante ! Le gouvernement devait s’y attendre…

     

     

    6h30 à Paris, devant le domicile de Chantal Jouanno, célèbre pour son soutien au projet de loi : la journée commence fort ! Une soixantaine de personnes, de belle humeur, se sont donnés rendez-vous devant le domicile de Chantal Jouanno, pour la réveiller en choeur ! Ils lui ont apporté des fleurs, et le petit déjeuner : tartines de nutella, café et jus d’orange, un charmant accueil pour le réveil.

     

    7h30 à Orange : à la sortie de l’autoroute, des opposants au projet de loi Taubira ont déployé une banderole, et distribué des tracts aux automobilistes.
    9h00 à Saint Maximilien dans l’Oise : Un comité d’accueil attendait le ministre JY Le Drian, en visite d’un lycée. Ils étaient une soixantaine et se sont fait entendre en musique : acordéon, sifflets, etc.

     

    12h30 en Gironde : une centaine de personnes, jeunes et familles se sont rassemblés devant le conseil général de la Gironde pour interpeler leur sénateur Monsieur Philippe Madrelle

     

    Rassemblement de la Manif pour Tous devant le Sénat, Paris

    Rassemblement de la Manif pour Tous devant le Sénat, Paris. Crédit photo : DR

     

    18h00 à Paris devant le Sénat : des milliers de Français opposés au projet de loi se sont rassemblés pour insciter les sénateurs à les écouter, et à tenir compte de leur avis. Ils sont donc venus également munis de sifflets afin de se faire entendre ! (photo ci-contre)

     

    18h30 à Toulon : une opération klaxon a été menée, une petite centaine de véhicules se sont balladés dans le centre-ville, drapeaux flottant au vent et klaxonnant en rythme : « François, ta loi, on n’en veut pas ! »

     

    A Toulouse : environ 150 personnes se sont rassemblés devant le Capitole afin de faire entendre leur voix, eux aussi !

     

    19h00 à Lille : une soixantaine de personnes se sont rassemblées en plein centre, sur les marches de l’opéra, de façon spontanée, suite à un appel via Facebook (photo ci-dessus) et par sms, afin de se faire entendre à grands bruits : couvercles de casseroles, trompes de chasse et sifflets étaient de mise !

     

    19h15 à Carrière-sous-Poissy dans les Yvelines : des familles se sont rassemblées devant la mairie, pour que le maire de la ville, officiellement en faveur du mariage homosexuel, tienne compte de leur avis.

     

    19h30 à Lyon : entre 500 et 1000 personnes se sont rassemblées pour une Opération Casseroles ! Le but était de faire le maximum de bruit, afin de là encore se faire entendre. Des motos bruyantes finissaient le cortège. (détail ci-dessous)

     

    Ceci était le récit normal d’une journée printanière en France, et le printemps nous réserve encore plus d’une surprise !

     

    Marie Vermande

     

    Manif pour Tous à Lyon le 04 avril : le combat continue !

     

    La Presqu’île lyonnaise et les quais de la ville sont restés bloqués près d’une heure ce jeudi 04 au soir. Pour marquer le coup d’envoi du débat sur le projet de loi instaurant le mariage pour les couples homos au Sénat, le collectif « En marche pour l’enfance » organisait à Lyon un rassemblement à 19h30 place de la République (Lyon 2ème).

    Cet « happening surprise » s’est vite transformé en concert de klaxons pour accompagner les casseroles invitées à « s’exprimer » dans la ville. De Perrache à l’Hôtel de Ville, jusque sur les quais de Saône, la circulation s’est faite au ralenti, et plusieurs lignes de bus ont été déviées. En plus des Marseillaises reprises en cœur par toute la foule, l’un des points forts de la soirée fut sans conteste un cercueil imaginé par certains manifestants pour accueillir notre Marianne nationale.

    Les « groupuscules », nouvel argument censeur des pro-gays ?
    Aux pro-mariages homos qui prétendaient que la manifestation était le fait de soi-disant « groupuscules d’extrême-droite », les organisateurs rétorquent : « Cette manifestation appartient à tout le monde, ces gens [sic] sont des citoyens qui ont le droit de venir manifester et donner leur avis », selon Anne Lorne, porte-parole du ollectif « En marche pour l’enfance ». Elle rappelle également qu’il n’y eut aucun problème durant la dernière manifestation lyonnaise

    Valls aussi, devra se trouver d’autres bouc-émissaires
    N’en déplaise en effet à M. Valls, qui, comme nous l’indiquions dernièrement, s’était caché derrière ces prétendus groupuscules, leur imputant la responsabilité de l’impardonnable faute policière de l’utilisation de gaz lacrymogènes sur les familles, enfants compris, lors de la dernière manifestation parisienne.

    Dans une diatribe mensongère, il n’avait pas hésité à pointer du doigt le Bloc identitaire. Nous n’avons par contre entendu aucune réaction de ce dernier sur la manifestation d’hier soir. Le Bloc identitaire et Génération identitaire étaient pourtant présents, à travers leurs sections lyonnaise et dauphinoise, et aucun débordement ne fut à déplorer.

    Julien Lemaire http://fr.novopress.info

  • La dissolution, seule solution pour Hollande

    Remanier, changer de Premier ministre, dissoudre l'Assemblée nationale ou organiser un référendum: François Hollande dispose ici de plusieurs leviers pour tenter de provoquer un électrochoc et mettre fin à la crise politique actuelle. Mais la dissolution semble bien être l’option, non pas la meilleure, mais la moins mauvaise pour lui. À moins que, à force d’indécision, il ne contribue à laisser pourrir davantage la situation.¢
    REMANIER
    "Un gouvernement, ça se modifie toujours un jour ou l'autre mais ce moment ne paraît pas venu", assurait-on mercredi à Matignon. Pourtant, deux semaines après la démission de Jérôme Cahuzac et son remplacement par Bernard Cazeneuve au Budget, l'idée d'un remaniement en profondeur fait son chemin dans la majorité, y compris auprès de certains ministres.
    Le chef de l'État a toutefois semblé écarter cette option du remaniement, jeudi lors de sa conférence de presse à Rabat. "C'est un homme qui a failli, alors pour ce qui concerne le fonctionnement du gouvernement, il n'y a de ce point de vue pas de décision à prendre", a-t-il dit. De son côté, Jean-Marc Ayrault a appelé à "travailler" avant de "spéculer" sur d'éventuels changements.
    Pléthorique, auteur de couacs à répétition, l'équipe gouvernementale est sous le feu des critiques depuis dix mois.
    "Il faudrait une équipe resserrée, avec une douzaine de ministres en moins", confie un des dirigeants de la majorité. Un député PS de premier plan juge quant à lui "inévitable" la formation "à "très court terme" d'une nouvelle équipe autour de Jean-Marc Ayrault.
    Pris dans la tourmente Cahuzac, Bercy serait concerné au premier chef, selon des membres du gouvernement. Pierre Moscovici, ministre de l'Économie accusé par l'opposition de "complaisance" à l'égard de l'ancien titulaire du Budget, Arnaud Montebourg (Redressement productif), en raison de ses heurts répétés avec le Premier ministre, et Marylise Lebranchu (Fonction publique), fragilisée par l'échec de sa réforme sur la décentralisation, auraient du souci à se faire.
    "S'il faut un fusible, il (M. Moscovici) est en première ligne. Mais c'est à double tranchant, car s'il saute il n'y a plus de fusible...", tempère un conseiller ministériel.
    Mais l’expérience en la matière montre que, sous la Vème République, aucun remaniement ministériel n’a changé quoi que ce soit à l’état de l’opinion.
    CHANGER DE PREMIER MINISTRE
    Concentré sur sa tâche, Ayrault est plombé, comme le chef de l'État, par une impopularité grandissante. Plus inquiétant, l'autorité du Premier ministre, qui a remanié vendredi son équipe de communication, a encore été mise à mal ces derniers jours.
    Il a en effet reconnu que Montebourg avait vertement critiqué le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et l'avait accusé de gérer la France "comme le conseil municipal de Nantes" sans que le ministre perde sa place. Jeudi, Valls s'est permis de dire qu'à la place du chef du gouvernement, il aurait "sans doute" viré Montebourg. Une vraie foire d’empoigne ! Qu’est-ce qu’on s’aime dans ce « gouvernement » !

    Le remplacement à ce stade de M. Ayrault est toutefois exclu par des membres du gouvernement ou de la majorité. Hollande serait plutôt tenté d'user son Premier ministre, au moins jusqu'aux municipales de mars 2014. D'autant que les éventuels remplaçants ne sont pas légion. Martine Aubry, maire de Lille, reste en effet mise en examen dans une affaire d'amiante et n'a pas de relations de confiance avec M. Hollande. Le nom de Pascal Lamy, directeur de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), est parfois cité, sans qu'il paraisse avoir les relais parlementaires suffisants pour devenir le chef de la majorité. Pascal Lamy, un européiste forcené…

    Comme dans le cas d’un remaniement ministériel global, un remaniement limité au seul Premier ministre n’a jamais rien changé non plus. Le cas d’Édith Cresson remerciée après 8 mois d’exercice en atteste encore.
    DISSOUDRE OU ORGANISER UN REFERENDUM
    Dans la situation actuelle, de "crise politique et morale dans une crise économique majeure", l'ex-Premier ministre (UMP) Jean-Pierre Raffarin a cité ces deux options dans "la boîte à outils institutionnelle" dont dispose le président. Depuis la dissolution ratée de 1997, qui a entraîné la troisième cohabitation, il semble peu probable qu'un chef de l'État s'aventure de nouveau dans cette voie. Surtout lorsqu'il dispose, comme François Hollande, de la majorité absolue à l'Assemblée.
    C’est pourtant l’option la moins douloureuse qui s’offre à Hollande avec à la clé, c’est presque un truisme, une cohabitation quasi certaine.
    Un référendum paraît aussi peu envisageable. "Les électeurs seraient tentés de sanctionner à tout prix le pouvoir en place et puis on poserait quelle question?", soupire un parlementaire de la majorité, visiblement à cours d’imagination… Alors aidons-le par une question très simple à poser aux Français :
    « Souhaitez-vous que François Hollande démissionne ? »
    Là, au moins, l’actuel président serait assuré de récolter un « OUI » franc et massif. Un beau succès, non ?
  • Ce débat autour de l’homoparentalité

    A l’heure où quelques pays européens ont déjà accordé aux couples gays le droit au mariage et à l’adoption, la question fait débat en France, prenant depuis ces derniers temps, une certaine résonance. Il est vrai, que sous la pression électorale, Nicolas Sarkozy, durant son mandat - et cela dès 2007 -, aura même déjà songé à équiper les candidats éventuels d’un véritable kit familial.

    En effet, avec le contrat d’union civile, assimilable en tout point au mariage, une trouée était déjà ouverte aux tenants du mariage homosexuel, ainsi qu’en filigrane, à une autre problématique se posant consubstantiellement, l’adoption par des couples homoparentaux.

    Et pour se faire, l’habile lobby avait trouvé un slogan digne d’une campagne publicitaire à la Séguéla : "le mariage pour tous ». Mais seulement, comme l’analyse Monsieur Zemmour, le lobby semble avoir vu trop gros. "Il tenait le mariage, il voulait les enfants ». Il est vrai, comme l’expose judicieusement Béatrice Bourges (auteur d’un ouvrage sur le sujet), si le droit à l’enfant revendiqué par les couples homosexuels - tel une nouvelle revendication exhibée par certains lobbies, et le dernier droit d’une société consumériste et hédoniste -, se trouve bien au cœur de ce des nouvelles expériences sociojuridiques, étrangement, le droit de l’enfant lui-même semble avoir été relégué aux oubliettes. Car peut-on réellement croire à la neutralité de la sexualité parentale dans la construction psychique de l’enfant ?

    Pour le PaCS, « le lobby avait réussi à endormir les consciences, en jouant sur l’utilitarisme de chacun ; un droit de plus pour les homos, mais qui ne vous enlève rien ». Mais cette fois, l’égoïsme utilitariste s’est retourné : un droit de plus pour certains, qui chamboule tout, jusqu’à la terminologie « père - mère » du livret de famille, remplacée par « parent 1 - parent 2 ». Des homosexuels se révoltent à leur tour contre l’emprise de ce lobby gay. En outre la souffrance chroniquement observée chez les enfants adoptés, qui n’ont de cesse de retrouver le père et la mère dont ils sont nés, ne risque-t-elle pas de s’aggraver dans le cas où la famille d’accueil ne représente même plus ce modèle ? Et quand sera-t-il de l’insertion sociale de l’adopté, dans le cas présent, surtout durant la petite enfance, puis l’adolescence, à une période où les enfants sont particulièrement cruels entre eux ?

    En passant au crible, tous les arguments politiquement corrects en faveur de l’homoparentalité, Béatrice Bourges démontre également la nécessité d’une filiation parfaitement reconnaissable par les enfants, à travers la possibilité de se différencier sexuellement de leurs parents. Les chiffres sur l’adoption sont également à rétablir, dans un contexte élargi aux frontières de l’Europe. Au travers les résultats d’une vaste expertise dans différents domaines (psychanalitique, sociologique et juridique), sont ainsi dénoncés les véritables enjeux de société, se dissimulant derrière cette revendication marginale, au sein de la communauté homosexuelle, et à laquelle, il conviendrait plus que jamais, de se voir appliqué le sacro-saint principe de précaution. Puisque l’on ne devient pas enfant, mais l’on « naît » enfant.

    Henri Rochefort http://www.actionfrancaise.net