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France et politique française - Page 4964

  • Les aveux de Cahuzac sur son propre site

    Sur son site personnel, prenant les devants avant que les preuves et les accusations ne l’y contraignent, Jérôme Cahuzac a préféré reconnaitre les faits qui lui sont reprochés. Texte intégral.
    « 
    Par lettre du 26 mars 2013, j'ai demandé à Messieurs les juges d'instruction Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke de bien vouloir me recevoir afin que, délivré des obligations de ma fonction, je puisse enfin donner les explications qui s'imposent au regard de la détention à l'étranger d'un compte bancaire dont je suis le bénéficiaire depuis une vingtaine d'années.
    J'ai rencontré les deux juges aujourd'hui. Je leur ai confirmé l'existence de ce compte et je les ai informés de ce que j'avais d'ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l'intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n'a pas été abondé depuis une douzaine d'années, soit environ 600.000 €, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris.
    À Monsieur le président de la République, au Premier ministre, à mes anciens collègues du gouvernement, je demande pardon du dommage que je leur ai causé. A mes collègues parlementaires, à mes électeurs, aux Françaises et aux Français j'exprime mes sincères et plus profonds regrets. Je pense aussi à mes collaborateurs, à mes amis et à ma famille que j'ai tant déçus.
    J'ai mené une lutte intérieure taraudante pour tenter de résoudre le conflit entre le devoir de vérité auquel j'ai manqué et le souci de remplir les missions qui m'ont été confiées et notamment la dernière que je n'ai pu mener à bien. J'ai été pris dans une spirale du mensonge et m'y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords.

    Penser que je pourrais éviter d'affronter un passé que je voulais considérer comme révolu était une faute inqualifiable. J'affronterai désormais cette réalité en toute transparence. »

    http://www.francepresseinfos.com/

  • [Diaporama] Montebourg a été bien reçu à Marseille

    Le diaporama suivant montre que le ministre Montebourg a été bien reçu à la gare St Charles de Marseille par les opposants à la loi Taubira, parmi lesquels des militants d’AF.

    Le texte qui suit est extrait du site du journal "La Provence".

    Le Diaporama et la suite de l’article sur L’AF Provence

    http://www.actionfrancaise.net

  • Allocations familiales : l’Etat s’en prend aux familles !

    L’une des recommandations les plus fortes que le président délégué du Haut Conseil de la famille a pu faire au président de la République consiste à baisser les allocations familiales de familles ayant dépassé un certain seuil de revenu.

    « Les plus riches continueraient de percevoir ce type d’aides mais à un niveau inférieur à celui accordé aux ménages moins aisés. L’objectif est de donner davantage aux familles les plus modestes, tout en rétablissant l’équilibre financier de la branche famille« , commente ainsi le quotidien Le Monde.

    Sous couvert des meilleures intentions, et notamment d’équité, le gouvernement, qui s’apprête à baisser les allocations familiales pour financer son budget, confond simplement… aides sociales et politique familiale ! Et pour cause, les valeurs familiales et l’exigence d’une politique nataliste sont des notions complètement étrangères à la culture politique socialiste.

    Il serait de loin préférable,  à l’école socialiste, de réduire la CMU pour les dealers roulant en Mercedes… Ou encore de réduire les aides sociales à ceux qui cumulent des milliers d’euros sur le dos du contribuable… Ainsi que commente un internaute sur facebook : « Avec Les socialistes, c’est deux poids-deux mesures, c’est « touche-pas à ma clientèle.. » et l’intérêt général se limite vite à l’intérêt des bobos du Marais, embourbés dans leur idéologie écervelée de mai 68 !! »

    http://www.contre-info.com/

  • La République est morte, vive le Roi - par Franck Dupont

    Notre belle République, du Peuple de France est en train de s’arc-bouter sous les coups que lui assènent nos représentants. 1789, pourrait constituer son point de départ, 220 ans d’une longue vie, entrecoupée de différents régimes, pour en arriver à une 5ème République moribonde, à bout de souffle, pour ne pas dire se dirigeant  vers une fin brutale.

    Trois piliers, trois principes à cette République : Liberté-Egalite- Fraternité. Un quatrième devenu omniprésent, pour ne pas dire omnipotent Laïcité. Pour soutenir cet édifice, un exécutif élu par le Peuple, un législatif représenté par deux chambres et un pouvoir judiciaire indépendant. Avec un corollaire, la séparation des pouvoirs. Une idée primordiale, fondatrice même de la République, UN PEUPLE SOUVERAIN.
    Lorsque sont rappelés ces dogmes fondamentaux de notre constitution, nous pourrions croire que le Peuple est respecté et écouté. Les faits depuis quarante ans et plus récemment avec la manif pour tous nous éclairent sur une réalité plus brutale. Le Peuple est méprisé, surtout le Peuple historique de France ; celui qui en a fait l’Histoire petite et grande.¢
    Certes, ce pauvre Peuple l’a bien cherché, en acceptant coûte que coûte toutes sortes de compromission pour maintenir ses acquis et son confort ; moi  le premier.  En acceptant les insultes d’un ignard ministre qui  dénie même le droit au Peuple Français d’être un Peuple avec tout ce que cela représente. Je ne vous nomme pas Éric, l’histoire ne retiendra de vous  que votre conversion et votre mariage arrangé.
    Un Peuple qui s’endort prend le risque considérable de se liquéfier. Mais aujourd’hui, alors que nous avons perdu la guerre économique en devenant un petit poucet face aux deux ogres sino-américains, et aux futurs qui se mettent en place, alors que nous perdons le combat démographique, demain nous aurons perdu le combat culturel et politique en n’ayant plus rien à opposer aux groupes se constituant en Europe. Alors, nous devrons à notre tour émigrer, mais où ; ou lutter et comment ?
    Aujourd’hui, que devient notre situation face à nos grands principes républicains ? La liberté de circuler partout remise en cause. Parlez en aux femmes ou même à des hommes pourtant réputés le « sexe fort », lorsqu’il s’agit de se balader dans certains points chauds à certaines heures. Parlez-en à ces résidents de zones d’habitation complètement barricadées  pour assurer leur sécurité. Cette liberté de circuler comme tant d’autres se réduit à peau de chagrin.  La peur a pris le pas sur cette liberté jadis tant défendue.
    La liberté  d’expression est quant à elle, à double tranchant, celle qui rejoint  la pensée unique et le politiquement correct aura toujours libre prose dans tous les cercles les plus éclairés et avertis. Celle qui consiste à dire tout haut ce que pense la majorité tout bas sera toujours vilipendée et traitée plus bas que terre ou en l’occurrence plus bas que justice. Osez dire qu’il y a trop d’immigrés en France et vous prenez le risque de payer une très forte amende, car vous travaillez et que vous êtes solvable ou au pire une peine de prison avec sursis ou sans. Tuez un innocent qui était là au mauvais moment et vous sortirez de prison après 10 ans et certainement beaucoup moins, au nom de l’humanisme, n’est-ce pas « Madame mariage pour Tous » ?
    Au nom de ce même humanisme, vous feriez bien de vous occuper de tous les excès engendrés par cette liberté et notamment en ce qui concerne le respect et l’intégrité de la femme. Najat,  il est bien de vouloir l’égalité des salaires hommes-femmes et l’interdiction de la prostitution, mais attaquez-vous de toutes vos forces aux dérives de la pornographie. Au nom de la liberté, on ne peut laisser se déchaîner tous les plus bas instincts, même avec le consentement de la femme, et je doute qu’en certains cas celle-ci consente ; mais se trouve plutôt forcer à consentir.
    Ensuite le second principe de l’égalité. Plus vous travaillez et concourrez à la richesse de la nation, et moins vos droits sont étendus. Vos gains doivent être redistribués à ceux qui ne peuvent ou ne veulent rien faire. Nous pourrions l’accepter dans le premier cas, mais dans le second ; comment pouvons-nous l’encaisser sans jamais broncher, comment avons-nous pu devenir aussi  lâches, quand nos gouvernants s’abreuvent sur notre compte, lorsque la corruption gangrène tous les échelons de la société, quand la discrimination positive pousse vos enfants à chercher du travail sur le compte de la préférence immigrée, quand des populations n’ont plus qu’à attendre la récolte sans y avoir contribué. L’égalité, même en théorie n’existe plus, elle a été balayée par l’avidité et l’injustice de nos politiques qui ont préféré le confort de leur compte en banque et le népotisme lié à leurs fonctions qui leur permet entre autre de placer correctement leurs proches ; tout cela en sacrifiant la fraternité qu’ils auraient dû incarner. Cette fraternité, ils ont d’ailleurs décidé de la réserver à d’autres pour s’excuser des  duretés de l’Histoire.
    Cette République est devenue un cimetière dans lequel sont enterrés ses grands principes et le Peuple qu’ils devaient servir. Le Président de la République et les assemblées inutiles qui l’accompagnent en sont les maîtres de cérémonie pour ne pas dire les croque-morts.
    D’où pourrait venir notre salut ? Certainement pas des urnes, Marine le Pen en sait quelque chose. J’ai fait un rêve, j’ai rêvé que l’Armée Française, censée représenter et incarner l’honneur, défendre son territoire et son Peuple,  et en dernier recours  le respect des principes constitutionnels, allait prendre la mesure du désastre qui s’annonce et réfléchir à une action concertée. Dernier bastion de la France, cela fait longtemps qu’elle aurait dû battre la mesure. Mais elle est plus préoccupée à compter ce qu’il va lui rester de ses forces et de ses hommes de conviction  et d’Honneur que de caresser le doux espoir de sauver la grandeur de la France et du Peuple qui en a fait ce qu’elle est devenue.
    Moi,  en désespoir de cause j’en arrive à ne plus avoir foi ni en cette République ni en ses serviteurs ou disons plutôt à ceux s’en servant, et n’ai plus foi en la démocratie. Quand je vois chacune des actions populaires foulées aux pieds de ceux qui regardent ce Peuple de manière hautaine et méprisante. Louis XVI a perdu sa tête mais a trouvé d’indignes remplaçants en la personne de ces  hommes avides de pouvoir, censés représenter le Peuple.
    Alors je le dis, vive le Roi et à bas la pseudo-démocratie ; au moins nous saurons que nous sommes en Royauté.
  • Étienne Chouard : “Nous sommes impuissants à régler nos problèmes”

  • [Lu sur le Net] Immigration : cela sera bientôt humainement insupportable !

    Paris (via Boulevard Voltaire) - Pâques aux tisons… Donnant un sens plus que macabre au dicton, le week-end pascal aura enchaîné les incendies dramatiques.

    À Saint-Quentin, c’est l’horreur absolue pour un père qui perd ses cinq enfants dans l’embrasement de sa maison. À Aubervilliers (trois morts et une dizaine de blessés, dont quatre graves), on découvre malheureusement un scénario devenu habituel dans les quartiers populaires de Paris et la banlieue. Et la nuit suivante, dans le même département de Seine-Saint-Denis, le feu détruit, à Bobigny, 500 m2 de baraquements d’un campement de Roms, déjà incendié huit jours plus tôt. Et tout le monde de nous servir l’éternel couplet sur la misère, comme si la pointer du doigt là où elle crève les yeux suffisait à l’analyse et au règlement du problème.

    À Aubervilliers, les médias tentent bien d’appliquer la grille de lecture pour le prêt-à-penser, celle du méchant propriétaire qui prospère sur le dos du pauvre monde en laissant courir les rats. Mais madame Duflot, pourtant peu avare de clichés à la Daumier, ne marche plus dans ce coup-là. Ceux qui s’en sont tirés racontent : les squats, la drogue, la prostitution et ce qui les accompagne, bagarres et règlements de compte.

    (…)

    Pour le reste, pour les clandestins, pour les squats, pour les Roms et leurs cloaques, silence.

    Qui va dire aux Français et à leurs voisins européens encore prospères que ce n’est que le début ? Que fatalement, la misère et le rêve d’un mythique eldorado vont jeter sur les routes des vagues de plus en plus fournies d’immigrés qui vont venir s’écraser aux portes de nos villes ? Qui va dire que cela sera bientôt humainement insupportable ?

    (…)

    Pour lire l’article sans son intégralité

    http://fr.novopress.info

  • Il persiste et signe – par Alain de Charente

    Lors de sa prestation en forme d'oral de rattrapage au vu de son bilan pour le moins calamiteux et sanctionné par une cote de popularité en chute libre, François Hollande a cherché à rassurer le Peuple en tentant de lui expliquer que le soleil se lèvera un peu plus tard que prévu car il n'est pas président depuis dix ans, mais seulement depuis dix mois...
    Il aura consacré beaucoup de son temps de parole aux questions économiques et européennes, ce qui n'est pas aberrant dans la mesure où la situation est particulièrement critique mais, interrogé sur les sujets de société et notamment celui de la loi dite du « mariage pour tous », il a préféré éluder rapidement la question en tentant de nous faire croire que cette loi n'aurait strictement aucun impact sur le devenir de la conception de la famille, la PMA n'étant pas inscrite dans le texte et laissée à l'appréciation d'un comité d'éthique, et la GPA ne devant pas voir le jour, du moins sous son quinquennat et quand à l'adoption par des couples de même sexe… silence radio...
    Cette fin de non-recevoir en forme de dédain confirme que le chef de l'État reste obstinément sourd à la colère du Peuple et que la phénoménale participation citoyenne à la manifestation Parisienne du 24 mars est pour lui insignifiante et ne représente rien, ce qui non seulement est un déni caractérisé de démocratie, une injure faite au Peuple, mais aussi une colossale erreur stratégique politique, car si cette manifestation populaire a  mobilisé toute cette foule venue massivement de tous les horizons (géographique, politique, spirituel....) elle ne représente en fait que la partie émergée de l'iceberg et qu'en conséquence, si le chiffre annoncé de 1.400.000 par les organisateurs et même porté à 1.800.000 par une source « bien informée » doit être retenu, cela sous-entend qu'au niveau national celui-ci doit être multiplié à minima par 10 si l'on veut rester dans la métaphore et les proportions des glaçons arctiques...
    Beaucoup de personnes ont pu se déplacer sur Paris depuis les provinces les plus reculées comme en attestaient les pancartes brandies, mais d'autres, plus nombreux encore n'auront pu faire le voyage pour différents motifs (financier, contraintes familiales, indisponibilité physique, absence du territoire, au travail le dimanche.....) et donc si l'ensemble des citoyens hostiles à cette loi hystérique, dangereuse, idéologique, inutile et non prioritaire avaient convergé vers les Champs-Élysées dimanche dernier, nul doute que Paris aurait été le théâtre d'un déferlement humain tsunamique qu'il aurait été impossible de canaliser et encore moins de maîtriser...
    Le président « normal » préfère donc ignorer ce troisième coup de semonce pourtant particulièrement audible qui vient de lui être adressé et il vient de prendre un risque énorme car devant le succès grandissant de ce mouvement de contestation, il n'y a aucune raison pour les organisateurs de ne pas enfoncer le clou et surfer sur cette incontestable victoire, même si l'annonce du retrait de cette loi ou l'annonce d'un référendum étaient les objectifs de cette manifestation et que ce souhait n'a pas été exaucé lors de la prestation télévisée...
    Il faut donc s'attendre à une nouvelle action qui devant l'absence de compréhension du pouvoir visiblement autiste risque d'être nettement moins bon enfant et pourrait prendre une tournure beaucoup plus agressive, plus musclée, ce qui pourrait nous entraîner dans un processus d'escalade, les  violences policières en marge de la journée du 24 contre des citoyens pacifiques ayant été perçues à juste titre comme une atteinte à une liberté fondamentale, celle d'exprimer son avis et de contester une décision estimée dangereuse...
    Rien n'interdit de penser que cette journée du 24 mars de l'an 2013 ne devienne une référence historique et ne figure prochainement dans les manuels scolaires d'Histoire à la rubrique « les Révolutions Françaises, de 1789 jusqu’à nos jours».......
    La fronde s'installe, la colère enfle, tous les ingrédients sont là pour aboutir à une iurrection sans doute nécessaire puisque l'option « zen » et diplomatique ne donne aucun résultat satisfaisant et que le mépris l'emporte sur la raison...

  • L'homme nouveau est un être atomisé

    La société contemporaine veut accoucher d'un « Homme nouveau », standardisé et déraciné.
    L'un des points commun aux différents totalitarismes du XXe siècle, que l'on retrouve aussi bien dans la société communiste que dans la barbarie nazie, est de vouloir construire un homme nouveau, de parvenir à un changement radical de l'humanité classique telle que nous la connaissons depuis l'Antiquité. Cet homme nouveau est un être profondément déraciné, comme l'on bien perçu les philosophes Simone Weil (auteur de L'enracinement) et Gustave Thibon, pour qui « seules les fleurs artificielles n'ont pas de racines ».
    Notre société contemporaine, mondialisée et atomisée rêve également de bâtir un homme nouveau. Si elle n'est pas à proprement parler encore totalitaire, elle tend à le devenir. Le règne de l'individualisme est également celui de l’homo economicus qui a remplacé le zoon politikon, l'animal politique d'Aristote. En effet, le marché mondial a besoin d'un consommateur standardisé pour maximiser les profits. Ainsi s'explique en partie l'expansion de la langue anglaise comme idiome unique des affaires ou la diffusion massive d'une sous-culture américanisée (films, musique...). Ainsi, à l'aide de cette grille de lecture, s'appréhende mieux le rôle central de la publicité (bien éloignée des « réclames » d'antan) et la tyrannie des marques et des logos : MacDonald, Nike, Apple... Ainsi s'explique parfaitement la mise en avant par les médias et beaucoup d'hommes politiques d'une société mondiale, culturellement métissée et du concept absurde de « citoyen du monde » bien illustré par le slogan d'une célèbre marque de vêtements : « United colors of Benetton ». Comment, pourtant, envisager un citoyen en dehors d'une « Cité », d'un « État », borné et distinct des autres par sa langue, son histoire, ses coutumes, sauf à croire une seconde en la réalisation de paroles de la chanson de John Lennon Imagine ? Nous serions alors dans une société sortie du Politique dont l'existence suppose une pluralité, un pluriversum d'entités (nations, empires...). L'homme moderne tend chaque jour un peu plus à n'être plus qu'un consommateur atomisé aux goûts standardisés. Ce consommateur type combine plusieurs caractéristiques. Le pouvoir d'achat, tout d'abord, par la régulation des naissances (contraception et avortement) et le malthusianisme qui récusent la phrase prononcée par l'économiste français Jean Bodin au XVIe siècle : « Il n'est de richesse que d'homme. » L'autonomie ensuite, source de productivité économique régulée par l'euthanasie des personnes âgées et des handicapés, c'est-à-dire des plus faibles, maquillée en « droit à mourir dans la dignité » : seul le travail rendrait libre... La standardisation des goûts, enfin, voire de la taille et des mensurations, en rêvant d'un consommateur androgyne de produit unisexe, façonné par la théorie du Genre, venue des Amériques, qui envahit désormais notre enseignement public. Ainsi, le mariage homosexuel s'inscrit évidemment dans cette déshumanisation à finalité consumériste.
    Déshumaniser
    Pour faire passer la pilule auprès des individus, il est nécessaire de déshumaniser l'homme, de rabaisser la gloire de son humanité: la tâche est notamment confiée aux revendications radicales de certains groupuscules, relatives aux droits des animaux : si l'homme est un animal comme les autres, il n'y a plus de raison d'en faire un être sacré aux yeux de Dieu et des autres hommes. Les débats autour de la chasse ou de la tauromachie sont donc loin d'être anodins.
    Déshumaniser l'homme, c'est aussi le couper de toute charité envers ses semblables et de tout amour. La vraie solidarité, parce qu'elle échappe largement à la marchandisation, est une cible pour les tenants du nouvel ordre mondial. Au mieux la conçoivent-ils comme un effet pervers du nomadisme dont ils sont les chantres (aide aux immigrés) ou comme une façade du spectacle télévisuel (le concert des Restos du cœur). De même, certains homosexuels revendiquent explicitement le droit au mariage, non pas au nom d'un mimétisme des couples hétérosexuels, mais comme moyen de réduire à néant l'institution mariage, expression sociale de l'amour entre deux personnes de sexe opposé.
    Peut-on penser échapper à cette « société spectaculaire intégré » (la formule est de Guy Debord) en se retranchant dans un espace communautaire, une contre-société catholique par exemple, ou en optant pour un « recours aux forêts » individualiste, tel celui prôné en son temps par Ernst Jünger ? Rien n'est moins sûr, car comme disait Georges Orwell en dissertant sur les totalitarismes : « La grande erreur est de croire que l'être humain soit un individu autonome. »
    Nous sommes tributaires de la société dans laquelle nous vivons, celle où nous sommes nés. Elle nous influence, modifie nos comportements, souvent malgré nous, quelle que soit la force de nos réticences. On pourrait utilement relire à ce sujet un roman de Pierre Boutang, Le Secret de René Dorlinde, réflexion sur la société communiste, afin de s'interroger pour savoir si l'homme atomisé est encore capable d'écrire de la poésie. La seule réponse humaine possible est une réponse politique, rompant avec l'utopie d'une société monde régulée par les seuls Droits de l'homme et le seul marché. C'est une insurrection politique contre la société contemporaine qui permettra le retour à une commun decency, une décence commune, qu'appelait de ses vœux George Orwell. Ne croyons pas que nous mènerions pour autant un combat dénué de toute aspiration spirituelle. Ne perdons pas en effet de vue que, comme l'écrivait Georges Bernanos en 1946 : « On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l'on n'admet pas d'abord qu 'elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure. »
    Jacques Cognerais monde & vie 19 mars 2013

  • Olivier Delamarche : « Il faut que le mouton se tienne tranquille »

    Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 02 avril 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

    « C’est beaucoup plus facile de tondre quelqu’un qui ne bouge pas, que quelqu’un qui est en pleine panique – Restez tranquilles le temps qu’on aiguise les couteaux et qu’on vous tonde – Suicidons-nous très vite, ça règlera les problèmes. »

    http://fortune.fdesouche.com/