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France et politique française - Page 4963

  • Extraordinaire : L’austérité est une erreur mathématique (Màj vidéo)

    Addendum du 22/04/2013

    C’est une information extraordinaire, dont les conséquences sont immenses, mais qui fait beaucoup moins parler que les dérives pathétiques d’un acteur célèbre. C’est un rapport de 44 pages signé par un économiste en chef du FMI, un Français, Olivier Blanchard. Il dit tout simplement que les plus hautes instances économiques mondiales et européennes se sont plantées en imposant, au nom de la science, l’austérité à toute l’Europe.

    Ce que dit Olivier Blanchard, c’est que le modèle mathématique sur lequel s’appuyaient ces politiques visant au désendettement radical, et au retour sacré à l’équilibre budgétaire, comportaient une erreur au niveau, je cite, du multiplicateur fiscal. Pour simplifier beaucoup, ce modèle mathématique, donc incontestable, prévoyait que lorsqu’on retire un euro dans un budget il manquerait un euro dans le pays concerné. Or c’est faux. Pour des raisons qui tiennent à une réalité parfaitement triviale, et qui est que les hommes sont humains, cette austérité a déclenché des réactions collectives qui ont abouti à ce que cet euro retiré a provoqué la perte de trois euros dans les sociétés concernées.

    Multipliez par des milliards, et vous comprendrez pourquoi l’austérité imposée à coup de sabre par des troïkas savantes n’a conduit qu’à plus d’austérité, plus de chômage, et plus de récession. (…)

    Lire la suite sur un blog Mediapart

    A lire en complément :

    - Des responsables du FMI révisent leurs calculs du prix de l’austérité (sur le site du Temps)

    - Oups, le FMI s’est trompé sur l’austérité (sur le site de Libération)

    - Les commentaires de Jacques Sapir (sur son blog – concernent la même thèse, déjà succinctement évoquée par un rapport du FMI en octobre 2012)

    - Austérité en Europe : l’énorme boulette du FMI (sur le blog de Gilles Raveaud)

    - Le FMI s’est-il réellement trompé dans son calcul sur l’impact de l’austérité ? (sur le blog Captain Economics)

    http://fortune.fdesouche.com

  • Manif pour tous : Le refus de l’idéologie libérale-libertaire

    Tribune libre de Paysan Savoyard

    La gauche estimait que le projet de mariage homo passerait sans coup férir. Espoir déçu. L’opposition au projet dure depuis maintenant 6 mois. Et ce n’est sûrement pas fini…

    • Le gouvernement ne respecte pas l’esprit de la démocratie

    Le gouvernement de gauche confirme sa volonté de faire voter le projet de mariage homosexuel, en dépit de l’ampleur croissante des manifestations hostiles. Il déploie pour aboutir à ses fins l’argumentaire classique utilisé par les gouvernements confrontés à des manifestations : « En démocratie, la loi est faite par le parlement issu de l’élection, pas par la rue ».

    Or la position du gouvernement est contestable du point de vue même des principes de la démocratie. Ainsi que l’affirme la constitution « la souveraineté appartient au peuple », qui l’exerce par ses représentants ou par référendum : lorsque les représentants votent la loi, c’est au nom du peuple qu’ils se prononcent. L’étymologie le confirme : la démocratie est le système où le pouvoir appartient au peuple.

    C’est dire qu’un gouvernement qui s’obstinerait dans une direction manifestement réprouvée par la majorité de l’électorat ne respecterait pas l’esprit de la démocratie et n’agirait pas de façon légitime. Tel est précisément le cas désormais, nous semble-t-il : l’actuel gouvernement n’a pas de légitimité pour mener à terme le projet de mariage et d’adoption homosexuelles.

    D’abord parce que l’opinion, si l’on en croit les sondages, est majoritairement opposée au projet. Dès le début les sondages avaient montré que la majorité était certes favorable au mariage mais défavorable à l’adoption, c’est-à-dire à une partie substantielle du texte gouvernemental. Ces sondages montrent aujourd’hui que les Français hostiles au mariage homosexuel lui-même sont désormais majoritaires (55% selon le sondage BVA pour le Parisien du 12 avril).

    Le gouvernement, en second lieu, n’est pas légitime pour mener ce projet à bien parce que l’affaire Cahuzac lui a fait perdre son crédit moral. Le ministre ayant la responsabilité de la lutte contre la fraude était un fraudeur. Chargé d’appliquer aux Français des mesures d’austérité, il cherchait pour son compte à dissimuler sa fortune.

    En ayant nommé ce personnage au sein du gouvernement, le président de la république a par là-même révélé soit sa complicité soit son absence de clairvoyance. Un tel président et de tels ministres ont perdu le capital de crédibilité dont doit impérativement disposer un gouvernement qui se donne pour objectif d’imposer un bouleversement sociétal de l’ampleur du mariage homosexuel.

    Cet exécutif a de surcroît perdu sa légitimité politique, l’extrême gauche, dont l’appui avait été indispensable pour permettre l’élection de M. Hollande, l’attaquant désormais avec violence.

    Le gouvernement n’est pas légitime enfin parce qu’il mobilise l’appareil d’État (administrations, forces de l’ordre…) pour faire aboutir un projet de nature avant tout idéologique (puisque les couples homosexuels concernés ne représentent qu’un petit nombre), tandis qu’il ne traite pas efficacement les graves questions qui touchent la vie de tous les Français : le chômage et les suppressions d’emplois, l’insécurité dans la rue, l’invasion migratoire.

    Le gouvernement a donc tort lorsqu’il prétend se comporter de façon démocratique. Il fait en outre semblant d’oublier que la gauche descend elle-même régulièrement dans la rue pour tenter de faire plier les gouvernements de droite, ces manifestations s’accompagnant le plus souvent de violences, de voitures brûlées et de vitrines brisées.

    Au contraire les manifestations contre le mariage homo n’ont pour l’instant donné lieu à aucune violence contre les biens et les personnes, quelques jets de fusées contre les forces de l’ordre mis à part (qui sont d’ailleurs peut-être le fait de provocateurs). M. Valls a dénoncé à plusieurs reprises les violences et les dégradations : il ment.

    S’il était véritablement démocrate, c’est-à-dire soucieux de respecter la souveraineté du peuple, le gouvernement retirerait son projet. Ou du moins il le soumettrait à référendum, qui constitue l’autre moyen par lequel, aux termes de la constitution, le peuple peut exercer sa souveraineté : lorsque de toute évidence une fraction significative du peuple s’oppose à un projet gouvernemental, le recours au référendum paraît s’imposer dès lors que l’on prétend vouloir respecter la démocratie.

    Le gouvernement pourrait-il être freiné dans son élan par le conseil constitutionnel ? Certains juristes estiment qu’une réforme d’ampleur du mariage et de la filiation suppose une modification de la constitution. Il est certain en tout cas que le conseil constitutionnel, qui n’a rien d’une instance impartiale et indépendante des pouvoirs, sera soumis dans les semaines qui viennent à une forte pression.

    •  L’UMP complice hypocrite du PS, comme d’habitude

    Il faut dire un mot de l’attitude de l’UMP, qui comme à l’habitude se montre particulièrement duplice. Pour miner la popularité du gouvernement dans la perspective des élections futures, la droite encourage le mouvement de « La manif pour tous ». Elle s’efforce également d’en tirer bénéfice en apparaissant comme associée à son organisation.

    C’est ainsi que plusieurs leaders UMP, notamment M. Raffarin et M. Guaino, sont intervenus à la tribune lors de la manifestation nationale du 24 mars (signalons qu’en revanche M. Gollnisch et Mlle Le Pen, élus du Front national, qui participaient pourtant à la manifestation, n’ont pas été autorisés par le collectif d’organisation de « La manif pour tous » à s’exprimer à la tribune).

    Tout en participant aux manifestations, l’UMP se comporte dans le même temps de façon ambigüe, dans le but de ne pas se couper de l’électorat homosexuel. C’est ainsi que ses responsables se partagent les rôles en participant pour certains aux défilés (comme M. Copé) tandis que d’autres s’abstiennent (comme M. Fillon), la rivalité des deux leaders ne suffisant pas à expliquer cette différence d’attitude.

    De même l’UMP ne s’est pas engagée à abroger le mariage et l’adoption homosexuelles lorsqu’elle sera revenue au pouvoir.

    De même encore c’est grâce à l’abstention ou au vote favorable de plusieurs élus UMP que le projet du gouvernement a pu être voté par le Sénat le 12 avril. 3 sénateurs UMP ont voté pour le texte et 4 se sont abstenus : si ces élus avaient voté contre le projet, celui-ci n’aurait pas été adopté, ce qui aurait rendu une seconde lecture au Sénat obligatoire.

    Ces manœuvres passent malheureusement inaperçues de la plupart des adhérents et électeurs de l’UMP : ils continuent à faire confiance à ce parti, qui pourtant joue double-jeu et les trahit avec constance. En 2007, M. Sarkozy avait promis de maîtriser l’immigration, de remettre de l’ordre et de passer le Karcher : on sait ce qu’il en a été. Bien qu’il n’ait tenu aucune de ses promesses, il a pu accéder facilement au second tour en 2012, dépassant de 10 points le Front national.

    Ses manigances concernant le mariage homo conduiront-elles cette fois ses électeurs à prendre conscience que l’UMP est en réalité complice de la gauche pour se partager le pouvoir à tour de rôle et mener les mêmes politiques ? Rien n’est moins sûr malheureusement… 

    • Le refus d’une société libérale-libertaire

    Cette affaire du mariage homosexuel permet de tirer d’ores et déjà différents enseignements qui vont au-delà des questions posées par le projet lui-même.

    On assiste tout d’abord depuis l’automne à la mobilisation du secteur politiquement « traditionnel » de l’opinion, qui descend dans la rue de façon massive : cela ne s’était pas vu depuis près de trente ans, les dernières grandes manifestations « de droite » datant de 1968 et 1984. La durée de cette mobilisation est également surprenante : depuis plus de six mois maintenant, des centaines de milliers de personnes, peut-être des millions, multiplient les défilés et rassemblements.

    Il est remarquable que ce mouvement soit parti des profondeurs de la société : ni l’UMP ni le FN n’en sont à l’origine et, si leurs adhérents y participent en nombre, ils n’en sont pas le moteur. C’est spontanément qu’une partie de l’opinion a choisi de se mobiliser sur une question de principe, contre un projet libéral-libertaire jugé destructeur pour le cadre social fondamental qu’est la famille. Cette mise en mouvement de la partie « traditionnelle » de la société est quelque chose d’inédit, de spectaculaire et, de notre point de vue, de très réjouissant et prometteur.

    Le second enseignement est le suivant. Il est probable que la mobilisation ne porte pas seulement sur le mariage homo et va au-delà de la question de la famille : on peut penser que les marcheurs ne s’opposent pas uniquement au projet du gouvernement mais qu’ils manifestent également leur hostilité, même s’ils ne l’explicitent pas, à l’évolution libérale-libertaire de la société dans son ensemble.

    Il est ainsi probable que la très grande majorité des opposants au mariage homo souhaiteraient qu’il soit mis fin de façon urgente au laxisme face à la délinquance et que l’ordre public soit rétabli. Ils souhaiteraient sans doute aussi, pour la plupart, que l’invasion migratoire soit arrêtée sans délai. De même les manifestants sont probablement tous ou presque attachés aux racines chrétiennes de la civilisation européenne et ils voudraient que l’identité française soit affirmée et respectée.

    Comme on le sait ces thèmes constituent des tabous. Il est difficile de se prononcer en faveur de l’arrêt de l’immigration, d’en appeler à la fermeté contre les délinquants ou encore de souhaiter l’affirmation des valeurs chrétiennes de l’Europe sans être immédiatement traité de fasciste. Aucun défilé mettant en avant ce type de revendications ne pourrait être organisé. Aucune expression collective en ce sens ne serait tolérée bien longtemps par le régime.

    Le thème de la défense de la famille peut lui plus facilement être mis en avant. Il suscite la moquerie de l’oligarchie et de ses serviteurs médiatiques, qui essaient de le ridiculiser : mais il peut difficilement être dénoncé comme relevant du fascisme.

    Les manifestants se sont donc saisis de ces thèmes difficilement attaquables - le droit des enfants à disposer de père et mère ; le refus du « droit à l’enfant », porte ouverte aux « mères porteuses » et à l’acquisition d’enfants sur catalogue. Ils prennent appui sur ces slogans difficiles à contrer et en jouent avec jubilation, dans une débauche de rose et de bleu, d’éclatants sourires juvéniles et de Marseillaises reprises avec entrain.

    Terminons. L’opposition au mariage homo et la protestation contre l’arrogance du gouvernement ne peuvent suffire à elles seules à expliquer l’importance et la durée de la mobilisation. Les manifestants veulent dire également autre chose : leur hostilité à l’évolution individualiste et hédoniste de la société ; leur attachement aux cadres fondamentaux qui constituent l’identité française ; leur volonté de défendre des valeurs dont ils sont d’autant plus fiers que depuis un demi-siècle elles sont moquées et niées.

    Cette foule, spectaculairement homogène, uniformément blanche, sereine, bien éduquée et respectueuse des valeurs traditionnelles, a pris conscience de son existence, de son importance, de sa force. Quelle que soit l’issue du projet de mariage homo lui même, cette mobilisation de la France française restera un évènement de première grandeur.

    http://www.fdesouche.com

  • Lettre ouverte à Bartolone, président éphémère de l'Assemblée Nationale - par Alain de Montere

    Fête de l’Égorgement : par convention, Claude Bartolone prête un terrain départemental pour l’abattage rituel

    Non, je ne vous donnerai pas du "Monsieur", n’ayant pour vous que du mépris.
    Avant 1981, vous n’étiez rien; mais, opportuniste, vous vous êtes fait socialiste par intérêt, et cela a marché, ainsi que pour la plupart des "socialos-cocos" d’alors.
    Après 1981, on vous a vu ministre de la ville, un hochet, et le grand public vous a ignoré avec raison.
    Aujourd'hui, "Moi-président" a réussi à vous percher au détriment de son ex-épouse poursuivie par la furieuse vindicte « trierweileresque » (comme pourrait dire Chirac). Je n’ai, certes, aucune sorte de sympathie pour la calamiteuse Ségolène Royal, en dépit de son patronyme, mais son éviction est - dans la forme sinon le fond - caractéristique du conglomérat socialiste, lequel s’est emparé du pouvoir avec une si minuscule majorité qu’elle en demeure pour beaucoup toujours suspecte. Demain, je vous le prédis, RIEN !
    Pourquoi je vous interpelle ?
    Parce que, ce soir, reçu sur le plateau de BFMTV par madame Elkrief, vous vous êtes comporté tel un jean-foutre, proférant l’injure et outrageant l’adversaire politique d’accusations inadmissibles de la part d’un prétendu représentant du peuple... pardon, des citoyens.
    Clairement, vous avez assimilé le Front National à une peste, une lèpre, un virus, une pandémie... menaçant notre pays. Et ipso facto, vous avez incité contre lui à la lutte ouverte.
    Et c’est vous, immondes socialos issus de toutes les compromissions, traîtres à vos ex-alliés, richards travestis - (Fabius, multimillionnaire en euros, pour ne citer que lui) - en défenseurs du crétin de prolo qui vote encore pour vous, ainsi qu’il l’a fait en leur temps avec les cocos, c’est vous qui avez le front de donner des leçons et d’accuser vos prédécesseurs d’appels à la guerre civile?
    Pour bien moins que cela un Français, d’extraction européenne au faciès caucasien, se retrouverait, illico devant une chambre correctionnelle godillot pour répondre d' une plainte initiée par un "glandu" tel qu'un Harlem Désir ou un autre condamné du parti qui, en l'occurrence, n' a que l'embarras du choix.
    Il est patent que Marine Le Pen vous fait peur, et à juste titre. Les médias, loin de lui être favorables, ne peuvent que constater l'évidence du bout des lèvres: elle devance "Moi-président" dans tous les sondages. Et nous n’en sommes qu’aux prémices.
    J'ignore si le Front National portera plainte ou non contre vous pour l'avoir nommément, publiquement désigné à l'exécration en le comparant à un fléau aussi abominable que le sida ou l'Ébola... De fait, si d’aventure un exalté de gauche prenait à partie un sympathisant de droite et créait un fait divers, vous en porteriez l'entière responsabilité.
    Mais, je vous le dis: des échéances électorales sont proches, et nous allons tout faire pour "vous botter le cul !" Profitez, engraissez-vous, placez ici et là vos petits copains-coquins, vomissez vos rancœurs sur les ondes, la droite - la vraie, pas celle de Sarko -, la droite rétablira les valeurs de notre Nation que, chaque jour davantage, vous vous ingéniez à détruire; elle éradiquera vos lois (quasi décrets) pour le vote desquelles chacun (une) de vous devrait être traduit devant une Haute Cour... Il est permis d'espérer.

    En attendant, accrochez-vous bien au "Perchoir", la dégringolade risque de vous en être douloureuse.

    http://www.francepresseinfos.com/

  • La France, la loi et la légitimité

    En France, les deux sources de légitimité politique, comme il va de soi, du reste, dans la plupart des nations, a été Dieu et le peuple. L’héritage indo-européen du roi sacré, réactivé par l’apport germanique et la figure vétérotestamentaire de David oint par le Seigneur, a donné à l’Etat la caution divine qui a fondé longtemps sa légitimité. Il en restait quelque bribe dans le rapport parfois mystique qu’entretenait la foule avec la haute figure d’un De Gaulle, que l’on cherchait à « toucher », comme un monarque de droit divin. Le christianisme étant par ailleurs la respublica christiana, le peuple chrétien, il était normal que cette assise populaire fût aussi adoptée, à l’âge moderne, par le technicien de la chose publique, dans un contexte plus sécularisé. Néanmoins, la désacralisation du rapport vertical entre la tête et le corps de la société ne fut jamais totale. Une mystique de l’onction populaire est à la base de la conception démocratique du pouvoir, la notion de « démocratie » s’entendant au sens littéral, qui n’équivaut pas au légalisme électoraliste des régimes libéraux contemporains, mais à un lien profond entre le démos et l’Etat. On peut concevoir le rituel du vote comme un cérémonial qui délivre cycliquement à l’Etat un influx prenant sa source plus dans la foi ou la confiance, que dans la rationalité.
    La conjonction entre les deux voies de légitimité politique, qui, d’une façon ou d’un autre, se réclamaient de la vox populi, a donné le ton de tout engagement public, qu’il fût au sommet ou à la base de la société. Jusqu’à ce qu’on s’avisât, depuis quelque temps, que la gestion d’un pays relevait plutôt de la « gouvernance », et qu’il n’y avait guère de différence entre la maîtrise des hommes et celle des choses. C’est ce que signifia, de manière abrupte, Margaret Thatcher, lorsqu’elle affirma que la société n’existait pas, mais seulement des impératifs économiques qui motivaient entreprises et individus.
    La « dame de fer », bien qu’ayant inspiré le néoconservatisme politique, qui, sous son appellation de reaganisme, allait révolutionner la conception politique de la droite occidentale, n’avait pas tout à fait adhéré, en apparence, aux principes du postmodernisme, qui, d’une certaine façon, considère que tout n’est que société. Ou plutôt, devrait-on dire, que tout est sociétal. Ce qui n’enlève rien aux soubassements libéraux d’une telle assertion, puisque la société a vocation, in fine, à être marchandisée, comme le reste du réel existant.
    La postmodernité se définit par sa logique déterritorialisante : elle arrache toute vie à son terreau naturel pour en faire un produit charrié par le flux illimité du commerce.
    Ce que les mots veulent dire
    Confucius conférait aux mots un pouvoir que d’aucuns jugeraient exorbitant. Ou plutôt, il considérait que l’accord sur la bonne définition de ceux-ci permettait de bien gouverner les hommes.
    Or, ce qui s’est dilué avec la liquéfaction générale des choses et des liens, c’est bien le sens des mots. Les transgressions multidimensionnelles, et la métamorphose des réalités humaines traditionnelles en réseaux pulsionnels, ont vaporisé le dictionnaire vernaculaire. Tout sceptique en serait ravi, qui verrait dans notre monde l’incapacité à dire, à transmettre et à recevoir. Le cours du monde, du reste, s’accélérant, et se détachant du sol de son Histoire, le vocable n’est plus guère susceptible d’invoquer quoi que ce soit de permanent, et le lexique n’est plus qu’un vain fantôme que l’on exhibe, dans cette fête foraine qu’est devenu la politique, un croquemitaine, parfois, tout juste bon à faire comme si nous étions effrayés. Ainsi des étiquettes comme « fascisme », « communisme », « révolution » etc.
    Et même « peuple ».
    Il est d’actualité de s’y référer à l’occasion des « manifs pour tous » ou autres sautes d’humeur. Caroline Fourest a nié que les réfractaires au mariage pour tous fussent du « peuple ». Elle a regardé leurs chaussures, et a conclu que c’étaient des bourgeois. Pour un peu, elle se serait référée à la Commune, comme Taubira chantonnant le Temps des cerises. La canaille, eh bien j’en suis !
    C’est à mourir de rire, bien sûr. Qui ne sait que les porteurs de Rolex et autres bobos homos sont sans doute bien plus à l’aise dans la société de consommation made in California qu’un catho tradi, qui a, au moins, en sa faveur une répugnance pour Mammon, ce qui est désormais loin d’être le cas dans la Gauche caviar et décomplexée.
    De fait, le « peuple », soit il s’abstient, soit il vote pour le Front national.
    Le destin national
    Si l’on prend le temps et la distance de considérer le destin français, voilà ce que l’on constate : des peuples disparates ont occupé notre sol au fil des âges, et des strates de civilisations se sont superposées, et ont plus ou moins fusionné sans abdiquer leur singularité. Si bien que l’Histoire de France peut être considérée comme blanche, chrétienne, et d’héritage celte, grec et latin. Et comme la société d’autrefois, longtemps, est restée paysanne, c’est-à-dire vouée à la permanence des structures et des mentalités, tout ce qui sourdait de ce substrat lui était consubstantiel. Même les villes, au dam de Descartes, en étaient des excroissances naturelles, bien que leur logique les eût portées vers d’autres horizons. Les corporations étaient le reflet urbain de l’enracinement paysan.
    L’Etat, en France, fut toujours, comme tout Etat, mais à un degré extrême, le fruit de la volonté. Néanmoins, et quoiqu’il imposât sa dure étreinte sur le corps d’une Nation qu’il modelait à sa guise, il n’attenta que peu à la réalité des patries charnelles. Un Français était sujet du Roi, mais aussi picard ou auvergnat. La France était ainsi une petite Europe, car elle cultivait la diversité. Mais elle réalisait aussi ce qui manquait à l’Europe, l’unité.
    Faut-il traduire l’arrachement civilisationnel qui suivit l’avènement de la modernité, dès la Renaissance, comme une fatalité nécessairement réduite à donner ce que nous avons sous les yeux, un monde déréglé, délimité, déstructuré, déraciné, dénaturé et déshumanisé ? L’urbanisation universelle, l’industrialisation, la marchandisation mondiale, les idéologies humanitaristes et internationalistes, et d’autres facteurs, en ont été les déclinaisons, que certains estiment être des progrès, d’autres des catastrophes et les vecteurs véritables du déclin. Comment les peuples peuvent-ils perdre leur mémoire, leur vocation, leur être ?
    Le gaullisme fut à plus d’un titre une divine surprise. Un peuple en décadence, dont les gouvernements, depuis la Grande Guerre, capitulaient devant la force des choses, ou bien se couvraient de ridicule, semblait reprendre le chemin de l’honneur, et se réapproprier son avenir. L’Etat, soudain, redevenait ce levier indispensable pour soulever le monde. Et l’Archimède de cette « révolution » était un homme doté d’une volonté de fer, assez lucide et machiavélique pour manier les hommes, et assez idéaliste pour être guidé par une haute idée de notre destinée. La lecture répétée du livre talentueux d’Alain Peyrefitte, « C’était de Gaulle », s’impose à celui qui veut retrouver une France qui était encore à la hauteur de sa vocation, une France indépendante, orgueilleuse, hardie, optimiste. On y puise à la source des idées riches et encore d’actualité. Car ce qui est frappant dans cet ouvrage admirablement écrit, c’est sa fraîcheur, son intelligence, et les rudes leçons qu’il nous prodigue. Un véritable programme, si l’on veut. A mettre entre toutes les mains, surtout des jeunes.
    Le Général, certes, était entouré d’hommes qui avaient de la trempe, et qui étaient animés d’un enthousiasme qui nous fait envie maintenant. Cependant, bien que les résultats de notre économie, dirigée par un Etat fort, fussent superbes, que le chômage fût quasi inexistant, on sentait, au fil des témoignages, des anecdotes et des comptes rendus, que de Gaulle était loin d’être accepté par tous. Sa forte personnalité en imposait, mais certains n’attendaient qu’une occasion pour le trahir. Pompidou et Giscard, ces hommes de la finance, de la banque, adeptes de l’ouverture des marchés et de l’entrée de la Grande Bretagne dans l’Europe des six, n’attendaient que le bon moment pour agir. De Gaulle n’avait pas de mots assez durs pour critiquer une bourgeoisie, pour lui artificielle, appâtée par le gain, qui lisait à droite le Figaro, et à gauche l’Immonde (le mot est de lui). Il vilipendait aussi la caste des journalistes, partagée entre communistes et américanistes. Il condamnait un libéralisme coupable d’accroître l’injustice et de favoriser les tricheurs. Pour lui, seul comptait le lien mystérieux mais réel entre l’Etat, incarné par un homme, et un peuple se souvenant, comme tout bon aristocrate, de ce qu’il est, de son sang, de son patrimoine, de son passé. Et le plus miraculeux, c’est qu’on eut l’impression, au grand désappointement des Judas qui patientaient impatiemment, que le fil tenait, entre l’instinct populaire et la volonté d’un homme.
    Une série de trahisons

    L’effondrement de la fin des années soixante apparaît dès lors, soit comme une anomalie, soit comme l’expression nationale d’une fatalité mondiale. Le Général pressentait cet achèvement pitoyable. Il essayait de contrer l’américanisation des mœurs, du langage, des esprits, par une politique éducative forte. Mais comment affronter ce ras de marée ?
    Le « mariage pour tous » est l’une de ces vagues lointaines de ces années là, un de ces déferlantes destructrices que nous envoie la civilisation matérialiste américaine. Depuis la mort du Général, le trop plein de palinodies, de rétractations, de cynisme et de trahisons a infesté l’élite nationale. Ce fut comme un débordement d’épandage. D’abord la droite se découvrit mondialiste, reaganienne, libérale, libre-échangiste, et fut convertie au grand marché européen, qui prit la place de cette belle idée, partagée par de Gaulle, d’une Europe puissance dont le noyau aurait été le couple franco-allemand; dans le même temps, la gauche se convertit au marché, à l’entreprise, au fric et au luxe, ouvertement, et tint pour une grande conquête de l’humanité le métissage généralisé, que la droite avait préparé par une politique d’immigration suicidaire. Puis vint le moment où on s’aperçut qu’il n’existait plus guère de France, ni de société française, ni même de français, et que l’Histoire de notre patrie n’était qu’un point de vue fallacieux, et que seul subsistait comme horizon le grand Océan du commerce, remué par les pulsions libératrice d’un individu enfin acteur de sa machine désirante.
    Face à ce naufrage, quelle attitude faut-il avoir ?
    Tout patriote encore attaché à la mémoire de son sang (j’appelle sang l’amour que l’on porte à son histoire nationale) est placé devant un dilemme : ou bien il considère que tout est foutu, que la décadence est irréversible, que la logique du monde doit aboutir infailliblement au désert actuel, et à l’oubli définitif de notre destin commun ; ou bien il pense que le sursaut national des années soixante, comme celui, jadis, incarné par la Geste de Jeanne, est une donnée itérative de notre caractère, que notre peuple, pour ainsi dire en dormition, doit se réveiller, et renouer avec sa vocation.
    Les deux options, malgré leur nature antithétique, sont nobles. La première invite au retrait, à une réflexion profonde, à un ressourcement personnel, et à un espoir un peu désespéré d’un retournement lointain de la logique mortelle des choses. La deuxième convie à l’action, à une foi dans l’imminence de la victoire, car il serait impensable que le peuple français se renie à ce point.
    Selon ce dernier point de vue, nous sommes un peu comme en juin 40. La défaite semble irrémédiable, et les collaborateurs s’en donnent à cœur joie. Les dirigeants de l’UMPS ont choisi de considérer que la victoire de l’Amérique allait de soi, et ils la souhaitent même. Ils ont méthodiquement, sournoisement, agressivement, comme des gens qui ont toujours haï notre nation, déconstruit tout notre dispositif de protection, anéanti nos bataillons industriels, livré notre culture à nos ennemis mortels, donné notre armée à l’état-major US, confié les guides du gouvernement à une entité technocratique supranationale, aboli les frontières et les repères, supprimé notre Histoire dans les classes, déshonoré nos ancêtres, discrédité l’autorité de l’Etat… Autrement dit, l’instrument étatique peut marcher, la police peut réprimer, l’autorité législative légiférer, le pouvoir exécutif exécuter, etc., tous ces rouages en mouvement ne produisent que du vide, ou ne servent qu’à démolir encore plus notre nation, notre identité et nos intérêts.
    Dans cette optique, la loi et ce qui s’ensuit n’est plus légitime. Comme disent les Chinois, les gouvernements qui se sont succédés depuis une trentaine d’années, voire plus, ont perdu le mandat du Ciel. De Gaulle, avec l’Appel du 18 juin, a eu la prétention extravagante d’incarner la France. Pas celle que pourrait représenter tel gouvernement, mais la France éternelle, celle qui ne peut, comme il le dira plaisamment, fondre comme une châtaigne dans la purée. Et ce pari fut le bon.
    « Ce sur quoi il ne faut jamais céder, c’est la légitimité, voyez-vous, c’est l’intérêt supérieur de la nation, c’est sa souveraineté. Primum omnium salus patriae. (Avant tout, le salut de la patrie).
    La Nation est un tout. Ce n’est pas en manifestant, main dans la main, de façon pitoyable, contre le mariage homo, en criant, du reste, qu’on aime les homos, qu’on se refera une virginité. Boutin, Mariton, Collard et tutti quanti, badigeonnés en rose ou ceints d’une écharpe tricolore qui ne leur va pas du tout (ils devraient plutôt porter la bannière étoilée), ont beau jeu de berner le naïf, qui croit voir en eux des champions des « valeurs ». On sait très bien que l’UMP au pouvoir ne reviendra pas sur cette loi scélérate. La constitution d’un « thé party » à la française ne procède que d’une tactique électoraliste. Il n’y a que l’épaisseur d’un papier à joint entre l’agité friqué de « droite » et le bobo « cool » de « gauche ». Copé « moral » ? Quelle rigolade ! Hollande "socialiste" ? C'est une blague de très mauvais goût, et même une manifestation flagrante de débilité, de ramollissement du cerveau. Hollande et ses acolytes haïssent le socialisme, comme des bourgeois vulgaires. Que l’on commence par interdire la conversion des élus en avocats d’affaires, et les conférences gratifiantes des chefs d’Etat, qui semblent par là recevoir le prix de leur salaire. Il est pour le moins étrange que les émoluments d’un Sarkozy, à la suite de ces traîtres que furent Gorbatchev ou Aznar, reçus par des organismes tels que Goldman Sachs, telle banque brésilienne ou telle université américaine, ne suscitent guère que des sourires un peu jaloux. Assurément, c’est un cas de haute trahison, l’indice infaillible d’un comportement qui est loin d’avoir été clair lorsque le pouvoir était en jeu. Imaginez-vous de Gaulle donner une conférence à 200 000 € à la bourse de Nouillorque ?

    Claude Bourrinet  http://www.voxnr.com

  • mardi 23 avril 2013 : vote d’une loi inique, journée placée sous le patronage d’Antigone !

    Le président de la République, François Hollande, estime qu’une fois le projet de loi Taubira adopté mardi par le parlement, la pression retombera et la contestation s’estompera. Mardi 23 avril, c’est effectivement le jour du vote solennel du texte de loi au Parlement : à partir de là, le pouvoir pourra juger de l’état réel de la contestation. «Cela peut durer encore un peu même si le vote peut faire retomber la pression», espère-t-on dans l’entourage de François Hollande.

    « Traditionnellement, une fois que le Parlement s’est définitivement prononcé, la mobilisation retombe« , relève le Figaro, avant d’évoquer la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy en 2010 : « la gauche avait fortement contesté dans la rue avant de plier les banderoles une fois le texte adopté« .

    Il reste que la mobilisation ne retombe après le vote qu’à la condition qu’elle s’estime alors illégitime, considérant que toute la légitimité se concentre dès lors dans la loi, expression de la volonté générale. Or nous l’avons souvent souligné ici, ce qui est légal n’est pas nécessairement légitime, car la loi est-elle même relative à un ordre plus élevé -l’ordre naturel- qu’elle a vocation à traduire et à inscrire dans le temps, et au respect duquel est donc suspendue sa légitimité. C’est tout l’enseignement de l’Antigone de Sophocle qui enterrera son frère malgré l’interdiction du roi Créon, au nom « d’une loi qui n’est pas écrite mais qui est gravée dans le cœur de l’homme ».

    C’est la raison pour laquelle nous ne lâcherons rien face à ceux qui, sous couvert de légalité, veulent bousculer les fondements naturels de la société pour mieux satisfaire des exigences idéologiques et catégorielles. La mobilisation ne doit pas diminuer, elle doit s’amplifier au en lendemain du vote !

    http://www.contre-info.com/

  • Nouvelle génération militante : merci à Hollande

    Alors même que la loi Taubira devrait être votée demain, un satisfecit peut être adressé à François Hollande, sans lequel nous n'aurions sans doute pas vue la montée d'une nouvelle génération militante, plus que jamais déterminée, et décidée à ne rien lâcher. Le Monde a enquêté. Extraits :

     

    "Ghislain, 29 ans, directeur de l'innovation dans une start-up en région parisienne, raconte ainsi n'avoir "jamais participé à une manifestation, politique ou syndicale avant le 17 novembre 2012", jour de la première "manif pour tous" à Paris. Le 13 janvier, pour lui, c'est "le choc du nombre, de la masse, de la mobilisation. Un militant est né ce jour-là, témoigne-t-il. J'ai compris ce soir-là que le gouvernement nous minimiserait et nous humilierait tant qu'il pourrait, mais que rien n'arrêterait plus notre mobilisation." Il résume ainsi son parcours : "Ce gouvernement a fait de moi un militant : tracts, blog, compte Twitter... Jour, soir et week-end."

    Clémence, 28 ans et Thibaud, 25 ans, ne se connaissent sans doute pas, mais leurs profils et leurs parcours sont proches. Tous deux se présentent comme catholiques pratiquants, [...] le mariage homosexuel était pour eux un "point non négociable" [...].

    "Il y a une véritable police de la pensée dans notre pays, écrit Axelle, 25 ans. Si je dis que je pense qu'il vaut mieux d'après moi pour un enfant avoir un père et une mère, je suis facho, d'extrème droite, identitaire, catholique intégriste ! Non, messieurs les journalistes, messieurs les politiciens, vous vous trompez."

    Michel Janva

  • Le peuple face à la dictature médiatique

    "Je n’avais jamais vu jusqu’ici une telle mobilisation médiatique contre le sentiment populaire. Il y avait eu de telles mobilisations, mais seulement contre le Front national, plus précisément contre Jean-Marie Le Pen. Et encore, pas à ce point. Pas à ce point de délire. Car je n’avais jamais vu jusqu’ici le monde médiatique, ses lobbies et ses égéries, abandonner à ce point l’usage de la raison pour se livrer à des attaques aussi grotesques que celles qui avaient cours dans les démocraties populaires. Les centaines de milliers de manifestants, pour la plupart apolitiques, sont couramment traités de nazis, leurs manifestations sont celles de « la pire homophobie », etc. Bien entendu ce sont des séditieux qui ne respectent ni la démocratie ni le Parlement ni la République, etc.

    Toutes les déclarations successives du Gazeur en chef de la place Beauvau (il y en a plusieurs par jour) sont également des décalques des déclarations des dirigeants des démocraties populaires, notamment à la veille de la chute du Rideau de fer. En beaucoup plus absurdes. Parce que ceux-là défendaient un système qui s’écroulait, et que celui-ci se pose en porte-parole d’une poignée de sodomistes subversifs qui veulent dynamiter l’ordre naturel (lorsque la grande majorité des homosexuels veulent juste qu’on leur fiche la paix).

    Et le mensonge fleurit de la façon la plus éhontée sous toutes ses formes, avec manipulation non seulement des chiffres mais des images.

    Et hier on nous montrait les deux manifestations comme si elles étaient équivalentes, avec sur les photos le même nombre de manifestants, alors qu’il y avait 15 ou 20 fois plus de personnes contre le sabotage du mariage, et qu’il ne s’agissait que d’une manifestation parmi d’autres, une sorte de manifestation intermédiaire entre deux grandes manifestations et sur fond de « veilles » permanentes et de comités d’accueils de ministres… Alors que les partisans de la loi Taubira sont évidemment incapables de réunir plus de quelques milliers de personnes tous les trois mois, malgré leurs énormes et gigantesques soutiens, confirmant ainsi qu'ils sont ultra-minoritaires.

    Ce que l’on voit clairement, c’est le peuple de France face au petit monde médiatique et à ses lobbies, face à une dictature agrippée  de façon de plus en plus hystérique à ses leviers de commande politico-médiatiques et policiers.

    Chaque fois que l’un des représentants de la dictature dénonce la terrifiante « homophobie » des Français qui osent manifester contre un projet de loi d’égalité, il montre qu’il vit dans un autre monde, qu’il est un membre de la nomenklatura coupée du peuple. Qu’il aille donc, seulement une fois, dans un bistrot de province à l’heure de l’apéro… Là il verra ce qu’est, non pas l’homophobie, mais le bon sens populaire.

    Et c’est précisément à une insurrection du bon sens que l’on assiste. Le bon sens qui dit, qui a toujours dit depuis l’origine du monde, que le mariage c’est entre un homme et une femme pour avoir des enfants, et que c’est sacré parce que c’est le fondement même de la société, de toute société humaine.

    On ne peut que souhaiter la poursuite, l’amplification, et la victoire de cette insurrection."

    http://yvesdaoudal.hautetfort.com

  • Nous sommes gouvernés par de la racaille – par Éric Muth

    Et principalement cette loi Taubira qui n'en finit pas de faire couler cette violence, volontairement orchestrée par Christiane Taubira, ministre de la justice. Elle prône l'égalité des droits en voulant un « changement de civilisation ».
    C'est naturellement un mensonge, c'est un moyen comme un autre d'afficher son mépris pour la famille normale, composée d'un père et d'une mère. Un moyen comme un autre de couper la tête à nos racines et à nos valeurs, un moyen de prendre en otage le destin de nos enfants.

    Cette loi sauvage ne pouvait être portée que par cette indépendantiste prête à mordre quand on lui refuse ses moindres caprices. Comment peut-on faire confiance à une femme qui défie la démocratie aux profits de ses intérêts particuliers ?...
    Avec elle, nous reviendrions à l'âge de pierre, sous ses allures théâtrales se cache un côté pervers et dangereux, voire tragique.
    Il ne faut pas plier face à cette volonté subversive dénaturant le mariage et la parenté : « Une loi ne mérite obéissance qu'autant qu'elle est conforme à la droite raison et à la loi naturelle », nous a rappelé autrefois Léon XII.

    http://www.francepresseinfos.com/

  • Quand les grands mots sont traînés…

    Faire des opposants au  mariage et de l’adoption pour les couples homosexuels des « homophobes » ou les vecteurs/acteurs d’une « violence anti-gay ». C’est là le discours que tente de faire passer dans l’opinion  les progressistes, avec l’aide des médias qui s’échinent à monter en épingle de récentes agressions qui auraient visé des personnes en raison de leur orientation sexuelle. Déjà en 2004, la  loi  Perben contre l’homophobie fut adoptée après l’émoi causé  par l’affaire (alors ultra médiatisée)  dite   Sébastien Nouchet, du nom de  cet homosexuel qui avait affirmé  avoir été brûlé vif après avoir été  aspergé d’essence par un  homophobe.  L’affaire s’est soldée par  un non-lieu, puisqu’il a été établi que M. Nouchet était un dépressif à tendance suicidaire et un  mythomane.

     Rappelons au passage, et le spécialiste es FN Nicolas Lebourg l’admet  sur le site du Nouvel Obs, que  « l’homophobie » n’est pas un élément structurant de l’identité du FN, pas plus  aujourd’hui qu’ hier. « En matière de mœurs (Jean-Marie Le Pen)  n’est pas un homme rigoriste. Ne lui déplaisent que la revendication communautaire et l’affichage d’une ambiguïté de genre. Le FN ne tenait conséquemment nul discours puritain. »

     « Lors des débats sur le Pacs, souligne encore M. Lebourg,  l’excès était plus du côté de la député Christine Boutin brandissant la Bible que de Bruno Gollnisch certifiant que le FN ne prônait nulle politique de la braguette mais mettant en avant le souci d’une société où l’individu participe à un systèmes de normes qui le dépassent et l’encadrent. »

     Si la loi Taubira  a  été validée par le Sénat,  « grâce » aux votes pour et à l’abstention de 7 sénateurs  UMP et  devrait être définitivement  adoptée mardi,  la mobilisation dans la rue ne faiblit pas.  Le député UMP Henri Guaino a eu  raison de dénoncer dimanche sur BFM TV le chiffre  ridiculement bas  annoncé par la préfecture de Paris     de 45 000 personnes présentes ce 21 avril dans le cadre de la « Manif pour tous »  entre la place Denfert-Rochereau et les Invalides. Selon toute probabilité ils étaient au moins cinq fois plus.

    Les députés UMP  Patrick Ollier, Hervé Mariton, Michel Bernot, ont à cette occasion exprimé leur embarras de côtoyer derrière la même banderole le député du RBM, Gilbert Collard, ou encore le président du groupe FN au Conseil régional de Haute-Normandie,  Nicolas Bay,  la Secrétaire départementale  du FN 42 Sophie Robert… Cela n’a pas empêché   le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, de  dénoncer   «  un front commun entre la droite et l’extrême droite »,  «un  mouvement anti-mariage (sic) (qui)  est devenu une sorte d’acte fondateur entre la droite et l’extrême droite ».

     Plus justement, Marine Le Pen  a constaté  hier soir, invitée du Journal télévisé de France 2,   que  la «Manif pour tous»  était «reprise en mains par l’UMP», et ce alors même que les manifestations rassemblent aussi depuis le début des dizaines, voire des centaines de milliers d’électeurs et sympathisants frontistes…. La présidente du FN a donc également dénoncé le fait que les cadres de son Mouvement  ne puissent prendre la parole à la tribune en fin de manifestation, -Bruno Gollnisch a été notamment interdit de micro lors des précédents rassemblements.

    Mais hier, en ce onzième anniversaire de la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour de la présidentielle face à Jacques Chirac, Frijide Barjot  avait son prétexte tout trouvé pour justifier cette   occultation du Front.  A la question : « pourquoi écartez-vous le FN ?», elle a répondu : « parce que nous sommes le 21 avril, ca ferait mauvais effet… ».

     Ce qui a surtout fait mauvais effet c’est en l’occurrence, la démonstration de force totalement ratée –à peine quelques milliers de personnes-   organisée par le groupuscule extrémiste Act Up  au même moment place de la Bastille en faveur   du mariage et de l’adoption par les couples homos, avec le soutien  du PS, du Front de Gauche, du NPA, de la CGT

     « Assez, assez de cette société qui ne respecte pas les trans, les gouines et  les pédés !» scandaient finement  les participants, en présence des  inévitables crânes rasés du Marais, de Bertrand Delanoë et de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier a affirmé être   « émerveillé de voir l’énergie citoyenne » (sic) se déployer sous les drapeaux arc-en-ciel. Voilà qui parle directement au cœur au peuple!

     Ce communautarisme-clientélisme des partis du Système, comme toujours, avance masquée sous le masque hypocrite de la bonne conscience et en invoquant les mannes des  « grands ancêtres ».

     Il est  assez révélateur d’un régime en bout de course, sans boussole,  que ce soit au lendemain des mensonges de Jérôme Cahuzac et en plein processus d’attaque contre les enfants et les familles par  dénaturation du mariage, que  Vincent Peillon avance le souhait de «  faire partager les valeurs de la République ».  Le  ministre de l’Education nationale  présentait  aujourd’hui  l’enseignement de la « morale laïque »  qu’il veut imposer   du CP à la terminale,   des « valeurs morales pour souder les Français ». Quand les grands mots sont traînés…

    http://www.gollnisch.com

  • DSK au FMI et Cahuzac à la Commission des finances / Des candidats de Sarkozy

    Paradis fiscaux et fraudes fiscales.
    Dans la ligne du récent article de Michel Geoffroy (*) qui montre avec forte pertinence la collusion occulte mais efficace de la droite et de la gauche qui ont renoncé l’une et l’autre à toute alternative politique pour aller de concert dans la même direction, Polémia a relevé chez son confrère le site Metamag une analyse de Michel Lhomme qui explique avec une grande clarté la raison d’être des paradis fiscaux, conséquences inévitables des fraudes fiscales pratiquées en Europe. Par la même occasion, on comprendra aisément pourquoi les grandes résolutions prises au cours des G(x) en tout genre ne sont jamais suivies d’effet.
 Polémia

    Jusqu’à présent la presse n’a jamais rappelé que DSK avait été nommé à la Direction du FMI et Jérôme Cahuzac à la présidence de la commission des finances de l’Assemblée Nationale, avec l’approbation de Nicolas Sarkozy et de l’UMP au nom de l’ouverture, de leurs compétences et de leur honnêteté. Jean-François Copé comme François Fillon ont été, à ce moment, subitement muets, comme l’ensemble de l’UMP et du PS.
    Le cas Cahuzac à peine digéré, on apprend que le nom de Jean-Jacques Augier, propriétaire de Têtu et trésorier de François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012, apparaît dans des documents concernant des sociétés localisées aux îles Caïmans… Audrey Pulvar, déclare sur D8 : « Tous les gens de ma génération qui ont entre quarante et cinquante ans, on a l’impression d’avoir été cocufiés par la gauche depuis trente ans… Ils n’ont cessé de nous décevoir, de nous cocufier, de nous mentir… ». L’UMP n’est pas en reste avec Eric Woerth.

    L’Affaire Cahuzac déborde par le volet Offshore Leaks qui dispose de plus de 2,5 millions de documents concernant des sociétés offshore. Le Consortium international des journalistes d’investigation ICIJ, basé à Washington, dispose de plus de 2,5 millions de documents concernant des sociétés offshore. Avec ses partenaires travaillant dans près de 40 pays, il a présenté  les premiers résultats de l’analyse de ces données. Obtenues sous forme informatique, elles occupent 260 Gigabytes, soit un volume 160 fois plus important que les câbles diplomatiques américains publiés par Wikileaks en 2010. Les Offshore Leaks contiennent également une quantité d’informations bien supérieure à toutes les fuites de données bancaires, passées ces dernières années de Suisse vers l’Allemagne ou la France.
    Il y a plus d’un an, un paquet a été envoyé anonymement par la poste à une adresse en Australie. Le disque dur qui se trouvait à l’intérieur a ensuite été transmis à l’ICIJ. Les millions de données qu’il contenait – des contrats et des fax numérisés, des copies de passeports, des e-mails, de la correspondance bancaire et de nombreux autres documents – sont issus de deux sociétés spécialisées dans les domiciliations offshore : Commonwealth Trust Limited, à Tortola, dans les Îles Vierges britanniques et Portcullis Trustnet, basée à Singapour, qui est active dans une douzaine de juridictions, comme les Îles Cook, les Îles Caïman ou Samoa. Ces juridictions offshores comptent parmi les plus opaques du monde.
    Depuis plusieurs mois, plus de quatre-vingts journalistes du monde entier travaillent sur cette gigantesque masse de données. Il s’agit notamment de décortiquer les montages financiers internationaux, souvent complexes, et de mettre en contexte ces informations. Les pistes à suivre son innombrables, car les données concernent environ 122 000 entités (sociétés, trusts, etc.). Celles-ci sont reliées à plus de 130 000 personnes dans 140 pays. Près de 12 000 intermédiaires ont contribué à créer ces entités, le plus souvent pour le compte de leurs clients. Une partie de ces sociétés offshore et de ces trusts a clairement servi à placer des avoirs à l’abri des autorités fiscales.
    Plus de 35 médias de toute la planète dévoilent dès aujourd’hui leurs investigations sur les Offshore Leaks. En Suisse, trois journalistes ont eu accès à

    l’ensemble de ces données. De Genève à Saint-Gall, de Bâle à Lugano, les Offshore Leaks concernent environ 300 personnes et 70 sociétés. Parmi elles, une vingtaine de banques suisses et de nombreux intermédiaires financiers ont passé commande de milliers de sociétés offshores, destinées à abriter les comptes de leurs clients étrangers. L’UBS a ainsi ouvert au moins 2 900 sociétés dans une douzaine de juridictions, via Portcullis Trustnet. Le Crédit Suisse a fait de même en créant plus de 700 sociétés. Des e-mails internes montrent aussi comment la filiale du Crédit Suisse, Clariden Leu, a fait pression sur Trustnet pour créer de sociétés écrans si opaques qu’elles cachaient totalement l’identité de ses clients. Selon cet accord spécial, seul le nom de la banque était connu de Trustnet, et non celui du client (**).
    En Belgique, les noms d’une centaine de personnalités ont commencé à circuler et la liste menace d’être explosive pour la coalition gouvernementale déjà très fragile.
    Les paradis fiscaux sont la conséquence inévitable de la fraude fiscale pratiquée dans les Etats européens. Depuis 1981, les hommes politiques français, de quelque bord qu’ils soient, n’ont cessé de planquer leur argent dans les territoires et  départements français d’outre-mer (St-Martin, St-Barth, la Polynésie et même la riche Nouvelle Calédonie) ainsi que dans les paradis fiscaux des Caraïbes, des Îles Caïman & Consorts.
    D’ailleurs pourquoi aller si loin quand les paradis fiscaux se trouvent à l’intérieur de l’Union Européenne ?
     Michel Lhomme 
Metamag.fr
 15/04/2013
     Notes de la rédaction
    (*) Dix thèses sur la fin prochaine de la droite et de la gauche

    (**)  Au vu de ces appareils de recherche et de contrôle, on peut légitimement s’interroger sur la sincérité de François Hollande et de Pierre Moscovici quand ils affirment ne rien savoir des manœuvres financières de l’ancien ministre Cahuzac.

    http://www.polemia.com/