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France et politique française - Page 5015

  • L’Hexagone en coupe réglée par Georges FELTIN-TRACOL

    Le travail d’enquêteur journaliste est souvent risqué. Il risque de donner à celui qi le fait une vision très noircie de l’actualité. Le roman Mafia chic en est un bel exemple. Co-écrite par la journaliste Sophie Coignard, responsable des fameux rapports annuels Omerta qui dénoncent les enterrements de l’information et les connivences entre les médias et les politiciens, et l’éditeur Alexandre Wickham, l’intrigue nous plonge dans les coulisses nauséabondes de la classe politique française.

     

    Candidat à la présidence de la République, Xavier est Premier ministre. C’est un héritier; son père fut lui aussi un homme politique d’envergure nationale. Désireux de réaliser des coups médiatiques, il veut visiter  le Buisson d’Argent, « une hideuse ville nouvelle qui, dans les années soixante-dix, avait surgi du cerveau malade de quelques architectes post-staliniens » (p. 46). Il se dit « préoccupé par tous les phénomènes d’exclusion, par ce qu’il appelle la déchirure sociale » (p. 46). En préparant la visite, mairie et autorités contactent Sélim, le caïd de la cité, pour qu’il fasse en sorte que tout se déroule parfaitement. Sinon, « en cas de pépin […], déclare un officier de police, ce n’est pas seulement votre avenir, Sélim, qui se trouvera compromis. Il faut que vous compreniez bien que les bâtiments où habitent d’éventuels fauteurs de troubles seront détruits. Au nom de la politique de la Ville, officiellement » (p. 105). Il faut à tout prix empêcher la violence « des citoyens dignes de respect mais vivant mal leur francité » (p. 102). L’enjeu est d’importance, car Xavier a prévu d’y passer une nuit !

     

    Le séjour se serait excellemment passé si la sœur de Sélim, une rappeuse désignée pour accompagner le grand homme dans l’appartement réquisitionné, n’avait pas volé un dossier ultra-secret : plusieurs sachets de cocaïne ! Accro à la coke, Xavier se trouve en réalité au cœur d’un gigantesque réseau politico-mafieux qui prospère aux dépens de la population. Pratiquant d’une manière industrielle la corruption et les fonds secrets, cette pègre politique se retrouve souvent dans un vieux monastère restauré dans la campagne corse et occupé par de faux moines trafiquants de drogue. Sa puissance et sa richesse viennent des multiples arrangements avec les collectivités locales, d’où le développement des travaux de voirie ! « Il y a eu les ronds-points […]. C’était moins juteux, mais on pouvait en construire plus. Si les Français savaient pourquoi ils ne peuvent plus faire dix kilomètres sans tomber sur un giratoire ! » (p. 136), s’interroge Xavier qui possède toujours sur lui au moins vingt mille francs en liquide…

     

    Sélim recontacte Éloïse Mazurier, une journaliste de terrain qui fut naguère l’amie intime de Xavier. Dans un bistrot parisien, il lui remet les sachets avec les empreintes du personnage dessus. Éloïse décide alors de rencontrer Arnaud Vitale, le fiancé actuel de Laure. Fils d’artisans d’origine italienne, c’est une figure prometteuse de la magistrature, car il vient d’être nommé à « la Commission de censure » (p. 22), la XVIIe chambre correctionnelle du tribunal de Paris qui juge des délits de presse.

     

    Obsédé sexuel et cocaïnomane, Xavier est donc soutenu par sa sœur Laure, pleine « de vitalité et d’énergie » (p. 59). Cette croqueuse d’hommes s’est attiché de Vitale. Apprenant qu’un ancien soutien de son père et de son frère va publier un livre dénonçant leurs turpitudes, elle s’imagine influencer son nouveau fiancé à maintenir cette « censure douce » (p. 67) en interdisant l’ouvrage. Lassé du comportement de sa promise, Arnaud s’éprend d’Éloïse et refuse la mafia chic de sa belle. Au cours d’une violente altercation avec lui, Laure lui lance : « Mais l’État, c’est nous, espèce d’imbécile ! Ça fait plus de vingt ans que ma famille dirige ce pays de merde, et on s’en est pas trop mal sortis » (p. 390).

     

    Les auteurs du roman se font alors féroces pour le petit monde de la presse et de l’édition. Ils éreintent le grand éditorialiste « Jean de Vézelay, fameux journaliste qui dirigeait l’hebdomadaire des cœurs sensibles et laissait tomber chaque semaine, depuis la guerre d’Algérie qui l’avait hélas épargné, ses opinions sur l’état du monde » (p. 90). Quelle observation savoureuse ! Le dit-personnage se considère comme une Grande Conscience morale. Fidèle larbin du pouvoir, Jean de Vézelay ne veut surtout pas déplaire et justifie son attitude en pontifiant que « mon journal a le sens de l’État » (p. 339) ou que « notre métier est l’information, pas le ramassage des poubelles » (p. 347).

     

    Ce copinage entre la presse et l’État s’accentue du fait de l’inculture croissante des journalistes à qui on inculque dans les écoles de journalisme le prêt-à-penser, et de leur paresse proverbiale de ne jamais faire d’enquête qui gâcherait l’occasion de déjeuner ou de dîner dans un restaurant réputé. Par ailleurs, « vous avez déjà vu un journaliste acheter un livre ? » (p. 333).

     

    Les éditeurs en prennent aussi pour leur grade. On moque leur suffisance : « On était É-DI-TEUR jour et nuit, de la crèche au cimetière. Éditeur n’était pas un métier, une carrière, un moyen de gagner sa vie. C’était tout autre chose : une vocation, un destin » (pp. 327 – 328). En fait, « tous ces gens que l’on prenait pour des intellectuels n’en étaient évidemment pas. Rien ne les ennuyait plus que de lire. Ce qu’ils aimaient, c’était déjeuner. Et dîner. Avec des amis, des auteurs, des vedettes, des journalistes. Et à la rigueur, quand on ne pouvait vraiment faire autrement, avec des écrivains. En revanche, se taper de gros manuscrits parsemés de fautes de frappe, non merci ! » (p. 214). Cela ne peut que rappeler la célèbre phrase de feu Marchais vantant la « liberté de publication en U.R.S.S. ».

     

    La mafia chic veut l’interdire en mobilisant les immenses ressources de la loi. « Sur le papier, c’était limpide. respect scrupuleux de la légalité. Prosternation devant la loi de 1881 que le monde entier nous envie. Arbitrage nécessaire entre la liberté d’information et la protection des personnes, notion désormais placée au centre de notre droit » (p. 119). La réalité est sensiblement très différente. « Diffamations possibles à l’égard du bas peuple, mais vivement déconseillées envers la France de tout en haut. [On] immunisait la classe politique dans son ensemble ainsi que trois catégories de patrons-membres du CAC 40, P.D.-G. de multinationales pharmaceutiques ou de l’agro-alimentaire disposant de moyens quasi illimités pour alimenter une guérilla judiciaire, et bien entendu patrons de groupes possédant des médias » (p. 207). Cette protection particulière procède de la « loi de 1970 qui considère que tout ce qui est gênant relève du domaine de la vie privée […], s’exclame un éditeur, ami d’enfance de Vitale.  Tu reçois des enveloppes, mais tu les refiles à ta maîtresse, comme ça s’est su ces dernières années ? Vie privée ! Tu as une fille dépressive dont les cures sont payées par un potentat africain pourri et protégé par la France depuis quarante ans ? Vie privée ! Tu nommes la nénette que tu baises au C.S.M. ? Vie privée encore ! Tout est privé, chez nous ! Et j’oublie les vacances de nos grands hommes ! Qui raque les hôtels à trente mille balles la nuit pour ces messieurs – dames ? Toi et moi. Et leurs croisières sur les bateaux des amis ? Des amis en contrat avec la Mairie ou le Département, oui ! C’est quoi ! Eh oui, de la vie privée toujours » (pp. 196 – 197). Dans le jugement qu’il rend, Arnaud rejette l’interdiction, mais le livre explosif est étouffé en étant peu imprimé, mal distribué et sans aucune publicité. Résultat, le public ignore sa sortie tandis que Arnaud subit les foudres de son administration pour cette faute professionnelle.

     

    Et quand la justice se montre réticente ou insuffisante, on peut recourir à la police politique de la République : les fameux R.G. Ceux-ci scrutent les moindres faits et gestes de la classe politique, y compris les plus intimes. « La moindre coucherie du personnel politique y était consignée sur du papier bible, tapée à la machine à interlignes simples. Pour les IIIe et IVe Républiques, il y avait les Gouin, Blum, Le Troquer, Pleven, Herriot… mais la Ve remplissait des étagères plus longues encore » (pp. 21 – 22). Les membres des R.G. sont capables de réaliser « des actes délictueux au nom de l’intérêt général » (p. 23), puis, après diverses missions, « l’alchimie politico-administrative de la patrie des droits de l’homme transformait […] les poseurs de bretelles d’écoutes téléphoniques en hauts fonctionnaires veillant sur le respect de l’État de droit » (p. 292). Ils agissent aussi par des pressions diverses (« Plus de dérogation pour que leurs mômes aillent à Louis-le-Grand ou à Condorcet » [p. 296]) ou des intimidations comme les inspections d’hygiène ou les contrôles fiscaux. Les R.G. travaillent aussi l’opinion en orientant l’information. Comment ? « Tu copines avec un journaliste d’investigation, tu bois des coups avec lui dans des bistrots faussement stylés de la rive droite, tu lui donnes dans des biscuits. Tu le maintiens sous perfusion pendant plusieurs années. Ce naze est trop content d’arriver durant son rédacteur en chef pour lui annoncer qu’il “ a des choses ”. Qu’on va pouvoir mettre “ Exclusif ”,“ Révélation ” en tête d’un papier qui a été fabriqué de A à Z dans l’usine à mensonges de l’État » (pp. 82 – 83).

     

    Mais ces « services secrets de l’intérieur » ne sont pas monolithiques. Les luttes d’influence internes entre les coteries sont permanentes. La franc-maçonnerie y est puissante puisque un « agent de base [est] passé inspecteur puis commissaire à la suite d’un concours un peu arrangé – il avait eu les sujets de l’écrit, la veille, grâce à un initié de la Fraternelle de la police qui comptait des maçons de toutes obédiences » (p. 23). Dans Le Point (18 janvier 2006), Sophie Coignard assurait que « la police est un nid de francs-maçons, notamment chez les commissaires ». Il faut aussi compter avec le lobby gay qui cherche, dans le roman, à sauver la tête du patron des R.G. renvoyé pour cause d’incompétence. « Le département gay de la Grande Banque des Promesses avait toujours enregistré d’excellents résultats. Mettre dans le coup le représentant de la France au Comité exécutif du F.M.I. Ce serait marrant d’instrumentaliser le F.M.I. pour sauver un membre de la communauté » (p. 345).

     

    Le roman s’achève avec l’élection de Xavier à la présidence. Arnaud et Éloïse avertissent l’entourage du nouvel élu qu’ils cacheront les preuves compromettantes s’ils bénéficient d’une grande tranquillité.

     

    Mafia chic est une histoire osée. Dès la première page, Sophie Coignard et Alexandre Wickham avertissent que « tout dans ce roman est bien sûr imaginaire, si ce n’est que ces événements se passent aujourd’hui en France. La fiction n’est-elle pas désormais le dernier moyen de chroniquer l’époque et de laisser s’exprimer le mauvais esprit ? » (p. 7). De mauvais esprit, les auteurs en ont à revendre puisqu’ils ont le toupet de « parler de mensonges, d’imposture, ou de déliquescence de la Ve République et de son système » (p. 419) et de penser qu’on serait « en période de guerre civile larvée » (p. 102) ! Auraient-ils trop lu le très remarquable Avant-guerre civile d’Éric Werner sur l’action néfaste des États contre leurs propres peuples ? Sophie Coignard et Alexandre Wickham versent sans complexe dans ce populisme infâme qui ronge notre Belle Démocratie ! Oublieraient-ils que le monde entier envie nos politiciens désintéressés et compétents, nos journalistes consciencieux et nos éditeurs courageux ? Les décrire comme des êtres avides de fric et de baise, corrompus et prêts à tout pour une reconnaissance officielle est choquant et scandaleux. Nul ne l’ignore : le personnel politique se sacrifie pour servir l’Intérêt général. Seule une infime minorité verse dans la délinquance. Mafia chic favorise en réalité les extrémismes et veut peut-être détruire les valeurs républicaines, socle et fondement de la cohésion nationale. Le lecteur ne devrait pas faire confiance à Mme Coignard qui a déjà commis des pamphlets tels que La Nomenklatura française (1986), La République bananière (1989) ou Les bonnes fréquentations : Histoire secrète des réseaux (1997), car il sait depuis Montesquieu que la République ne peut être que vertueuse.

     

    Georges Feltin-Tracol http://www.europemaxima.com

     

    • Sophie Coignard, Alexandre Wickham, Mafia chic, Fayard, 426 p., 2005.

  • Après le mariage inverti, voici l’euthanasie active !

    Rivarol13.pngA peine l’Assemblée nationale avait-elle voté en première lecture le projet de loi dit du « mariage pour tous » que l’Ordre national des médecins publiait un texte sur la « fin de vie » ouvrant la voie le plus officiellement du monde à l’euthanasie active. Comme toujours lorsque l’on veut faire accepter l’inacceptable, on procède de manière ambiguë et sibylline. On commence par réaffirmer vertueusement un code de conduite conforme à la morale pour mieux inviter à le transgresser ensuite. « En préambule, l’Ordre tient à rappeler les principes éthiques qui ont toujours été ceux des médecins depuis l’origine : ne pas donner délibérément la mort mais s’interdire toute obstination déraisonnable. » Officiellement soucieux de répondre aux cas où la loi Leonetti (laquelle autorise l’arrêt des soins, fussent-ils ordinaires, comme l’alimentation) « peut n’offrir aucune solution pour certaines agonies prolongées ou pour des douleurs psychologiques et/ou physiques qui, malgré les moyens mis en œuvre, restent incontrôlables », l’Ordre national des médecins propose une “sédation” mise en œuvre à la demande expresse du patient et sous réserve d’un accord médical “collégial” : « Sur des requêtes persistantes, lucides et réitérées de la personne, atteinte d’une affection pour laquelle les soins palliatifs sont devenus inopérants et les soins palliatifs instaurés, une décision médicale légitime doit être prise devant des situations cliniques exceptionnelles, sous réserve qu’elles soient identifiées comme telles, non par un seul praticien mais par une formation collégiale. » On ne voit pas en quoi le fait de demander l’avis de plusieurs médecins peut rendre moralement acceptable le fait de donner volontairement la mort à un patient. C’est pourtant ce que pense l’Ordre des médecins qui écrit : « L’interdit fondamental de donner délibérément la mort à autrui, au mépris de toutes les considérations précédemment exposées, ne saurait être transgressé par un médecin agissant seul. » Autrement dit à deux ou à trois il devient licite de donner la mort ? De qui se moque-t-on ?

    L’Ordre national des médecins avait eu une attitude plus honorable au moment du vote de la loi Veil. Il avait alors condamné la dépénalisation de l’avortement, ce qui à l’époque lui avait attiré les foudres du député RPR pro-IVG Bernard Pons qui, à la tribune du Palais-Bourbon, avait moqué cette « église sans fidèles ». Mais aujourd’hui toutes les résistances se diluent ou trahissent. Et il ne fait aucun doute qu’après le vote du mariage inverti le Parlement va s’empresser de légiférer sur l’euthanasie, la gauche qui détient la majorité absolue à l’Assemblée nationale et au Sénat y est massivement favorable ; la loi devrait donc être votée sans grande difficulté. La maçonnerie ne chôme pas et a même décidé de mettre les bouchées doubles. Nous vivons actuellement une accélération impressionnante de la décomposition, le triomphe insolent de toutes les transgressions, le viol délibéré des tabous les plus immémoriaux. De toute façon la légalisation de l’euthanasie faisait partie du programme présidentiel de François Hollande et la gauche, contrairement à la droite, tient toujours ses promesses : elle avait dépénalisé l’homosexualité en 1981, remboursé à 80 % l’avortement en 1982, à 100 % en 2012, créé un délit d’entrave à l’IVG en 1993, institué le Pacs en 1999. Elle légalise le prétendu mariage gay en 2013 et s’apprête à dépénaliser l’euthanasie. […]

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  • Petition : Pour la mise hors d’etat de nuire des Femens

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    Appel de l’AGRIF

    Considérant que le groupement de section d’assaut du lobby LGBT-OGM des « femhaines » ne cesse de se livrer à de violentes provocations antichrétiennes.

    Observant qu’en Ukraine ces femhaines se sont très exactement comportées comme les talibans en Afghanistan, en démolissant des œuvres d’art religieux.

    Rappelant l’évidence que nul ne saurait contester que si elles s’avisaient de faire de même irruption dans la grande mosquée de Paris ou dans la grande synagogue, elles seraient immédiatement mises hors d’état de nuire, incarcérées, jugées en flagrant délit et leur organisation dissoute.

    N’acceptant pas que les chrétiens soient donc traités comme des citoyens de catégorie inférieure, comme véritables parias devant supporter indéfiniment non seulement les injures et la dérision mais désormais les voies de fait et les agressions délibérés.

    Dénonce le climat de racisme qui se développe contre eux, rappelant les périodes annonciatrices des persécutions et exterminations perpétrées par le jacobinisme, le nazisme et le communisme, selon les cas contre les chrétiens ou contre les juifs.

    Considérant que le groupe relève de l’article L212-1 du code de la sécurité intérieure stipulant que : « Sont dissous, par décret en conseil des ministres, toutes les associations ou groupements de fait qui, soit provoquent à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propagent des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence. »

    Réclame du gouvernement la dissolution du groupe raciste des femhaines.

    Sans attendre, adressez à l’AGRIF vos signatures et celles de vos proches, en cliquant ici.

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  • Connaissez-vous l’ultra-gauche ? par Georges FELTIN-TRACOL

    Piètre spécialiste des radicalités identitaires rebelles et non conformistes, Christophe Bourseiller est en revanche un bon expert pour tout ce qui concerne l’extrême gauche. Il nous le montre une nouvelle fois avec son étude sur l’ultra-gauche.

     

    Qu’est-ce que l’ultra-gauche ? Alors que l’extrême gauche (anarchiste, trotskyste, autonome, maoïste naguère) occupe principalement le terrain électoral et social, l’ultra-gauche qui ne relève pas du gauchisme, est un ensemble composite s’impliquant principalement dans le domaine culturel.

     

    Le discours de l’ultra-gauche est radical puisqu’il rejette avec une rare constance une lecture dogmatique du marxisme, conteste les différentes expériences communistes dans le monde, critique sévèrement les sociétés capitalistes occidentales, dénonce le totalitarisme, le centralisme démocratique, la bureaucratie syndicale, le parlementarisme, la technocratie administrative, la social-démocratie, la trahison bolchevique et le gauchisme.

     

    Christophe Bourseiller évoque tour à tour l’étonnante Gauche communiste germano-hollandaise, la surprenante Gauche communiste italienne avec les « bordiguistes », la désormais célèbre Internationale situationniste conduite par Guy Debord, le très méconnu Socialisme ou Barbarie animé par Cornelius Castoriadis et Claude Lefort. On y croise aussi le communiste hétérodoxe Henri Lefebvre, l’incroyable O.P.B. (Organisation – Pensée – Bataille) qui tente de s’emparer de la Fédération anarchiste, les « Enragés de Nanterre » en 1968…

     

    Ayant peu de prise sur les appareils politiques et pourchassés par eux, l’ultra-gauche se contente de cercles minuscules, de périodiques confidentiels et de quelques théoriciens. Ainsi, auteur des Conseils ouvriers qui fonde le « conseillisme », le Néerlandais Anton Pannekœk se montre un chaud partisan de la démocratie ouvrière à la base. Il oppose la démocratie formelle  – qu’on trouve tant dans les régimes bourgeois que dans les systèmes socialistes – à la démocratie réelle, celle du « communisme des conseils ». Pannekœk ne voit en effet aucune différence de nature entre les pratiques politiques de l’Est et de l’Ouest. « Le dualisme est parlant, souligne Bourseiller. Anton Pannekœk met le doigt sur un point essentiel. Ne vivons-nous pas effectivement sous des formes démocratiques, qui dissimulent parfois des pratiques barbares ? »

     

    La singularité de l’ultra-gauche ne se réduit pas à la seule interprétation politique. Elle se manifeste dès l’Entre-deux-guerres par un anti-antifascisme virulent. « Par-delà les différences apparentes, remarque encore Bourseiller, le fascisme et la démocratie sont perçus comme relevant tous deux du même système capitaliste, puisque les rapports de classes et d’exploitation y demeurent inchangés. » L’anti-antifascisme devient une constante de l’ultra-gauche militante, hormis chez quelques communistes libertaires qui, autour des S.C.A.L.P. (sections carrément anti-Le Pen), du REFLEX (Réseau d’étude, de formation et de liaison contre l’extrême droite) et de No pasaran s’activent pour mieux amuser la galerie médiatique et cacher leur embourgeoisement.

     

    Maintes fois, les analyses lucides de l’ultra-gauche rejoignent dans leurs conclusions les critiques qu’assènent les pensées radicales rebelles au monde moderne. Cette convergence étonnante inquiète fortement Bourseiller, d’autant qu’elle n’est pas récente. Dès 1920, le K.A.P.D. (Parti communiste ouvrier d’Allemagne) doit composer, d’une part, avec une tendance nationale-bolchevique (Ernst Niekisch) et, d’autre part, avec la « Gauche de Hambourg » de Heinrich Laufenberg et Fritz Wolffheim, qui refuse le Diktat de Versailles et suggère la reprise de la Grande Guerre. C’est l’apparition d’un courant national-communiste. Bourseiller parle alors d’une « tentation rouge-brune ». Dans les années soixante, cette tentation réapparaît avec le négationnisme, via les bordiguistes qui ne le sont pas, mais qui estiment que le capitalisme est le véritable responsable du génocide. Le négationnisme se cristallise, une décennie plus tard, chez les lointains héritiers de Socialisme ou Barbarie et de Pouvoir ouvrier, regroupés autour de la librairie La Vieille Taupe de Pierre Guillaume.

     

    Malgré quelques appréciations critiquables car partiales et subjectives, l’Histoire générale de l’ultra-gauche est un ouvrage incontournable pour comprendre tout un continent idéologique ignoré. Autre « perdante » de la Modernité et bien que faisant souvent fausse route, l’ultra-gauche mérite de la considération, car ses travaux contribuent elles aussi à miner « ce monde vétuste et sans joie ».

     

    Georges Feltin-Tracol http://www.europemaxima.com

     

    • Christophe Bourseiller, Histoire générale de l’ultra-gauche, Denoël, 2003, 546 p., 25 €.

  • Politique et management

    La politique contemporaine, du moins celle qui sert de règle de conduite aux partis dits « de gouvernement », s’inspire depuis le tournant des années 70 (avec quelque hésitation au début) du mode de gestion cultivé par la pratique de management. Les « effets d’annonce » apparemment stériles, les déclarations biaisés, la pratique du sondage comme appréhension marketing du corps électoral, les compressions de personnels de la fonction publique, les faux airs de convivialité avec le peuple, les plans com. sont l’attirail dont se servent les politiciens pour enfumer les électeurs potentiels vus comme autant de clients et des parts de marché.
    Si nous avions la patience de suivre à la trace le déferlement de mesures annoncées par Sarkozy et consort depuis 2007, le résultat serait édifiant. Les Français le savent, mais, chaque fois, le matraquage est tel que la sidération se perpétue. Ainsi, clopin-clopant, va-t-on jusqu’à la fin du mandat.
    Tout cela est de l’enfumage, certes, dans la logique des théories fomentées par la Trilatérale : pour faire oublier le désastre, l’impossibilité de faire vivre décemment 80% de la population, on les amuse avec des histoires, on joue le rôle du volontariste, et on tente d’endormir l’attention par une distribution de miettes et la pratique du tittytainement.
    La politique de Sarkozy, qui a été mis en place par les Américains avec la bienveillance active de l’ « élite » française et européenne (médias, monde économique, lobbies, etc.) tient finalement à peu de chose, si l’on se rappelle que sa véritable fonction a consisté à liquider la France comme Nation. En gros, il a libéralisé le travail, l’économie, arrosé les classes libérales, ouvert les frontières, réformé les retraites comme on sait, aligné diplomatiquement et militairement le pays sur l’Amérique. D’autre part, si l’on sait que les lois appliquées sont en grande majorité celles de la Commission européenne, et que la Cour européenne de justice prévaut sur le droit national, cela ne laisse pas beaucoup de marge de manœuvre.
    C’est pourquoi les déclarations de Laurent Wauquiez donnent une impression de déjà entendu. Encore un effet d’annonce, bien sûr, d’autant plus que les mesures qu’il préconise, sont soit difficilement applicables (l’imposition de 5 heures hebdomadaires de travail d’intérêt général pour les bénéficiaires du RSA coûterait bien trop cher et demanderait une organisation très compliquée), soit inconstitutionnelles, comme l’interdiction pour les immigrés présents depuis moins de cinq ans en France de toucher des prestations sociales, le droit actuel français prônant l’égalité en la matière.
    Quels sont les objectifs de Wauquier ? D’abord, marquer sa place, son territoire. Il est encore jeune, il veut qu’on parle de lui et prendre date pour l’avenir. Pour cela, rien de vaut la provoc.. D’autre part, caresser dans le sens du poil les petites professions libérales, commerçants, restaurateurs (à qui Sarkozy a fait de gros cadeaux), et tous les habitués du café du commerce, lesquels n’ont pas de mots assez tendres pour les fainéants, les tricheurs etc. (qui existent, bien sûr, mais pourquoi s’en prendre aux pauvres ? Par exemple, pourquoi Laurent Wauquiez n’a-t-il pas évoqué ces hauts administrateurs qui touchent une retraite de préfet, sans en avoir exercé la fonction ? Et d’autres cas semblables ?).
    Peut-être l’objectif le plus certain est-il au fond de rendre service à la gauche. Celle-ci se trouve dans un sale pétrin, avec ses luttes internes, certes, mais surtout parce qu’elle n’a rien à proposer pour résister au choc de la mondialisation et à la destruction des emplois que celle-ci induit. Au contraire même : elle est de plus en plus ouvertement libérale, et ce n’est pas Strauss Kahn qui va démentir cette tendance. Elle ne peut, pour soigner une image sérieusement abîmée, que proposer les sempiternels « emplois jeunes », oubliant du même coup les « vieux ». On connaît le résultat : ces lois ne durent qu’un quinquennat (c’est pratique), les bénéficiaires, une fois le contrat terminé, n’ont plus que les yeux pour pleurer, et ne trouvent pas forcément un travail qui n’existe de toute façon pas. Bref, un cautère sur une jambe de bois. Alors, vous pensez que les déclarations de Wauquier sont une aubaine : elles permettent de se faire passer pour ce qu’on n’est plus, en hurlant au loup galeux, de se refaire une virginité, à laquelle plus personne de croit. La rhétorique gauchère qui consiste à accuser Wauquiez de vouloir capter l’ « électorat d’extrême droite » est stupide, et ne tient pas compte du positionnement social de Marine Le Pen (qui constitue le vrai danger pour la gauche !).
    Tout cela relève donc d’un jeu de phrases assez puant et démagogique. Les rôles d’une mauvaise pièce de théâtre sont bien établis, pour abuser de la crédulité d’un public de plus en plus rétif, et tenté par le jet de tomates et autres navets. Ce n’est d’ailleurs pas une surprise de constater la complicité de ces gens qui ont subi la même formation, se connaissent comme cochons en foire, et poursuivent les mêmes objectifs.
    Il est d’ailleurs intéressant d’en savoir davantage sur la formation politique d’un Lautrent Wauquiez, qui est passé par l’institut Aspen France (Aspen est une station de ski très chic du Colorado), institut dont le financement provient d’entreprises (BNP Paribas, Veolia), de fondations (Gabriel Peri – tiens, tiens, les communistes ! – Jean Jaurès – les socialistes ! – fondation pour l’innovation politique – Raffarin -), et qui a pour objet de former les politiciens à la pratique du management. Wauquiez a été lauréat en 2006. Pêle mêle, parmi les administrateurs et participants, on note aux USA Clinton, Madeleine Albright, et, en France, Simone Weil, Rocard, Messier, Notat (elle est partout !), Christian Blanc, …. Voynet et Duflot !
    Du beau linge !
    Claude Bourrinet    http://www.voxnr.com/

  • Philippe Ploncard d'Assac : « L'impérieuse nécessité et la brûlante actualité de la doctrine nationaliste »

    RIVAR0L : Vous fêtez cette année les dix ans de votre Lettre d'Information des Cercles Nationalistes, La Politique (1), que vous animez. Quel bilan tirez-vous de cette décennie pour vous mais aussi pour le mouvement national ?
    Philippe PLONCARD D'ASSAC : La leçon évidente est que, « qui veut peut » !
    Lorsqu'en avril 2001, Serge de Beketch qui, jusqu'alors m'avait ouvert les colonnes de son Libre Journal et son émission de Radio Courtoisie, pendant près de deux ans, m'enjoignait par un courriel, de ne plus analyser la Nouvelle-Droite et son gourou Alain de Benoist, la gnose et ses vecteurs parmi les catholiques de tradition et ceux et celles qui, dans "nos" milieux, applaudissaient à ces énormités, je constatais deux choses :
    1° Que toutes ces déviations avaient un point commun, une connotation maçonnique dont la gnose est le support, et la disparition de toute référence à nos principes constitutifs, remplacés par ceux de 1789.
    2° Que dans l'inculture de la droite dite nationale et des milieux catholiques, personne ne semblait comprendre où ces thèses allaient mener.
    L'IMPORTANCE DE LA FORMATION
    Telles furent les raisons du lancement de La Politique, comme organe de formation doctrinale et d'analyse de l'actualité à la lumière des principes nationalistes.
    J'allais reprendre tous les sujets que Beketch avait prétendu m'interdire de traiter.
    Bien évidemment, ceux et celles que je dérangeais firent tout pour établir un « cordon sanitaire » sur ce que j'écrivais, m'insultèrent ou encore lancèrent la formule : « le père oui, le fils non ».
    C'était occulter que mon père avait été le premier à dénoncer les dérives anti-nationalistes et antichrétiennes de la Nouvelle-Droite d'Alain de Benoist et de Dominique Venner, déjà dans Europe Action.
    Cela explique l'évolution du Front national par l'arrivée de membres issus de la Nouvelle droite et du Club de l'Horloge, avec les Bruno Mégret, Yvan Blot, entre autres, qui plus est, gaullistes.
    Progressivement, les cadres nationalistes qui avaient formé l'ossature première du Front, furent soit dégoûtés, soit poussés dehors. Ces cadres que Le Pen allait insulter en assurant dans Le Choc du Mois, n°3 :
    « Toute ma vie j'ai traîné l'extrême droite comme un véritable boulet » (2) allusion à la droite nationaliste et pétainiste qui l'avait fait.
    R. : Vous présidez également les Cercles nationalistes et la Société de Philosophie Politique. Pouvez-vous nous en dire plus sur ces deux structures et quels sont vos projets ?
    Ph. P. d'A. : - La création des Cercles Nationalistes a découlé du constat que j'avais fait en 1993 que le Front National ne pouvait pas être le vecteur de la reconquête idéologique et physique de la France.
    Il fallait commencer par recréer des cadres politiquement formés, conscients de l'importance de nos principes constitutifs si l'on voulait à terme, redresser notre pays.
    On nous demande très régulièrement comment se rattacher aux Cercles nationalistes, aussi dans La Politique, de juillet-août, nous sommes revenus sur leur mode de fonctionnement très particulier. Ce ne sont pas des cercles de rencontre, mais de travail.
    Ils sont indépendants les uns des autres, et ceux qui souhaitent se rattacher aux Cercles existants ne le peuvent pas.
    C'est à eux de former leur propre Cercle avec ceux qu'ils connaissent en travaillant, en cellule, les sujets de formation que nous donnons au travers de La Politique et des ouvrages que nous publions.
    Cette formule à laquelle nous nous sommes arrêtés, constitue le seul moyen d'éviter les noyautages indésirables qui pourraient contaminer l'ensemble.
    Cela nous permet aussi de jauger de l'engagement dans le combat idéologique de ceux qui nous rejoignent.
    On ne fera pas l'économie de la formation doctrinale, car comme je le rappelle régulièrement « toutes les révolutions qui ont abouti ont commencé par être des révolutions intellectuelles ».
    Pour cela il faut des cadres capables d'assumer des responsabilités lors des bouleversements socio-économiques voulus par le mondialisme pour imposer sa dictature mondiale messianique.
    Sans les loges maçonniques au XVIIIe siècle, dont le Club des Jacobins et les Illuminés de Bavière, la Révolution dite française n'aurait pas abouti.
    Pas plus que la révolution bolchevique sans ses cadres révolutionnaires juifs.
    Toute révolution a besoin d'une élite qui est comme le levain dans la pâte.
    C'est donc pour répondre à cette nécessité de formation que j'ai lancé la Société de Philosophie Politique, chargée d'éditer et de diffuser nos ouvrages de formation doctrinale.
    Avec la S.P.P , La Politique, les Cercles nationaliste et notre site < nationalisme-francais.com >, nous avons les outils de notre combat nationaliste, ce qui dérange évidemment ceux qui visent, jusque dans "nos" milieux, à infiltrer, neutraliser et dévier toute réaction au processus de destruction de la nation (3).
    R. : De plus en plus de nationaux (Journaux, personnalités) se rallient à Marine Le Pen depuis le congrès de Tours. Qu'en pensez-vous et que pensez-vous du comportement de Bruno Golnisch qui reste au Front alors que ses proches sont exclus ?
    Ph. P. d'A. : C'est effectivement le cas de différents organes, par attachement à Bruno Gollnisch et aussi pour ne pas déplaire à un certain lectorat. Malheureusement lorsque l'on rentre dans ce cercle vicieux de crainte de déplaire, on n'est plus libre. Dès lors, il ne faut pas s'étonner que ce que l'on appelle la Réaction perde toutes ses batailles politiques et religieuses. Au lieu de se battre sur les principes que ces gens prétendent défendre, ils pactisent avec ceux de l'ennemi, vont à la soupe, se mettent « au diapason » !
    Certains lecteurs de RIVAROL ont encore des illusions sur le Front national "dédiabolisé". Qu'ils n'oublient pas entre autres les déclarations de Marine Le Pen au quotidien israélien Haaretz, le 7 janvier 2011, quelques jours avant le congrès de Tours, « Le Front national a toujours été un parti pro-sioniste », elles devraient les "refroidir"... !
    Soyons juste cependant avec Marine Le Pen, elle ne suit que la dérive commencée par la trahison de son père des principes de départ en l'accentuant, en l'aggravant et en l'accélérant. Il est donc fallacieux à mon sens de faire pièce à Marine Le Pen en lui opposant son père.
    LA CRAINTE DE DEPLAIRE DES BIEN-PENSANTS
    Quant à Bruno Gollnisch, comme je l'ai analysé dans l'Histoire d'une trahison, je ne peux que constater qu'après avoir "chauffé" ses partisans contre Marine, il les a laissés tomber après l'élection de celle-ci en s'y ralliant par son discours de Tours et en laissant exclure les uns après les autres ses proches, le dernier en date étant Yvan Benedetti qui fut pourtant son bras droit et le coordinateur de sa campagne l'an dernier. Hélas il sacrifie ainsi tout à la fois la défense des principes et celle de ses partisans. Edulcorant le rôle de la maçonnerie, il affirmait dans la revue L'Héritage n° 2, été 2005 : « La Trilatérale ça existe mais ce n'est pas maçonnique » (sic).
    Ces "positionnements" d'aujourd'hui rappellent celui des "bien-pensants" lors du débat sur la séparation de l'Église et de l'État en 1905, d'où la déclaration méprisante à leur endroit de Jean Jaurès :
    « Nos adversaires nous ont-ils répondu ?
    Ont-ils opposé doctrine à doctrine, idéal à idéal ?
    Ont-ils eu le courage de dresser contre la pensée de la Révolution l'entière pensée catholique qui revendique pour Dieu, le droit non seulement d'inspirer et de guider la société spirituelle, mais de façonner la société civile ?
    Non, ils se sont dérobés, ils ont chicané sur des détails d'organisation ».
    C'était la raison de mon interpellation sur les raisons des échecs politiques et religieux répétitifs de la droite dite "nationale" et "catholique" cornaquée par des « compagnons de route » de la judéo-maçonnerie qui neutralisent et détournent le combat.
    Un peuple qui ne connaît plus ses principes constitutifs, qui a perdu la notion de ses racines, de son héritage, bref sa mémoire nationale et qui ne connaît pas ses ennemis, parce qu'on le trompe, ne sait réagir.
    C'est pourquoi, avec d'autres, je veux être un "éveilleur" !
    R. : Vous commencez à l'automne une « Chronique nationaliste » mensuelle dans RIVAROL. Quels seront les sujets traités et quels sont les objectifs ?
    Ph. P. d'A. : Tout d'abord, merci de votre invitation à assurer cette Chronique. L'écho que mon action rencontre de plus en plus vous doit beaucoup par les annonces que vous en faites, ainsi que de mes livres par les analyses pertinentes de F.-X. Rochette. Avec le succès de mes vidéos sur le nationalisme, la maçonnerie et le complot mondialiste (4), réalisées grâce au dynamique Franck Abed, le mur du silence sur mon entreprise de reconquête idéologique s'effondre. Il aura fallu dix ans de travail acharné pour que ce que j'écrivais dès 2001 finisse par percer, pour que ceux qui croyaient, comme on le leur disait, que j'étais « un fou attaquant tout le monde » se rendent compte, les événements aidant, que mes mises en garde, n'étaient, hélas, que trop vraies.
    LE REFUS CONSTANT DES COMPROMISSIONS
    Aucun de ceux qui m'ont imputé des mensonges n'ont pu les démontrer, car c'est par leurs propres textes que je mets en lumière leur duplicité !
    Si la France est dans l'état où elle est, c'est grâce à ces "conservateurs" et autres "bien-pensants" qui n'osent dénoncer l'ennemi, préférant combattre les sonneurs de tocsin dont l'exemple les juge.
    Mon objectif constant a été la formation doctrinale et la mise en garde envers ceux qui, par naïveté, faiblesse ou compromission, paralysent le combat nationaliste en faisant croire qu'il n'y a pas de complot judéo-maçonnique (5).
    Parmi le très nombreux courrier que je reçois, je voudrais citer la lettre d'un lecteur belge de RIVAROL :
    « Par la rubrique "Droit aux Lettres" de RIVAROL j'ai été fortement intéressé par les réponses acerbes, mais combien justifiées de M, Ploncard d'Assac [...]. L'article "Pourquoi la Réaction perd-elle toutes les batailles", est tout bonnement pertinent ».
    Ce texte démontre que ma critique vaut pour tous les peuples, le mal étant le même, les agents étant les mêmes.
    De même, ce mail d'un jeune Français de 27 ans résidant en Allemagne : « Je me permets de vous dire que votre travail est vraiment exceptionnel » [...]. « Vos interventions sont claires et indispensables pour comprendre le monde actuel. »
    Voilà pourquoi pendant près de dix ans certains se sont efforcés d'empêcher que mes analyses soient connues, car ceux qui les découvrent retrouvent une raison d'espérer et d'agir.
    Ils comprennent à quel point ils ont été "baladés" pendant des années avec l'illusion d'une "bonne élection", sans qu'au préalable la critique des principes qui nous détruisent, ait été faite, car comme je le martèle régulièrement : « On ne restaure pas un pays avec les principes qui le détruisent ».
    Si nombre de Français le découvrent aujourd'hui, c'est aussi grâce à la nouvelle équipe qui a donné une dynamique nationaliste à RIVAROL. Votre émouvant rappel sur la France du Maréchal dans le numéro du 22 juillet à l'occasion du soixantième anniversaire de sa disparition est un monument de piété envers notre France !
    Propos recueillis par Jérôme BOURBON. Rivarol du 1er sept 2011
    (1)BP 30030,83952 La Garde cedex.
    (2)P. P. d'Assac, Histoire d'une trahison. 20 € franco
    (3)P. P. d'Assac. Le Double visage de la maçonnerie et de ses « compagnons de route », 10 € franco
    (4)Dailymotion, Entretiens de P. P. d'Assac avec Frank Abed, cf. aussi Ripoublik.com et Gloria.com, ainsi que le site d'Alain Soral, parmi plus de 70 autres sites.
    (5)P. P. d'Assac. La Maçonnerie. 35 € franco. (Au chapitre Les Compagnons de route, les déclarations de ceux qui nient tout complot judéo-maçonnique) et Le Complot mondialiste, 18 € franco.

  • La France de 1950, la France de 2013…sur la route du progrès

    Le rapport de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) dont nous nous faisions l’écho en novembre 2011, enregistrait une augmentation de 14% des «  violences aux personnes » depuis 2005, de 2,5 % en un an des « atteintes volontaires à l’intégrité physique », de 7 % dans le même laps de temps des violences dites « crapuleuses » . Les services de police et de gendarmerie avaient enregistré 7,4 atteintes pour 1 000 habitants, un niveau record jamais atteint depuis 14 ans. Multipliant par trois les chiffres officiels alors claironnés par le gouvernement UMP, nos compatriotes avaient déclaré avoir été victimes de quatre millions de vols l’année passée. Pour 2009-2010, 280.000 personnes de 18 à 75 ans avaient déclaré également avoir été victimes de violences sexuelles (hors ménages). Pourtant, seules 10.000 plaintes avaient été enregistrées en 2010…

    Selon le dernier rapport de l’ONDRP portant sur l’année 2012, ce sont 352 600 cambriolages, en hausse de 8,5% en un an,  qui ont été répertoriés, chiffre colossal  qui équivaut à un cambriolage toutes les 90 secondes ! Dans trois cas sur quatre, les victimes ne retrouvent jamais les biens qui leur ont été volés.

    Directeur de l’ONDRP Christophe Soullez expliquait sur l’antenne de RTL que les campagnes sont particulièrement touchées par les razzias des cambrioleurs. « On a maintenant affaire à des réseaux criminalisés très professionnalisés, qui viennent notamment des pays de l’Est. (…) Ces vols sont rapides et organisés avec une hiérarchisation des tâches. Les chefs restent souvent dans leur pays d’origine et peuvent par exemple exploiter des mineurs, qui ont des objectifs à remplir ». Sont bien évidemment  pointés ici  les gangs mafieux roms…

    Les voyous « n’hésitent plus à couvrir des centaines de kilomètres lors de raids nocturnes pour repérer puis investir des demeures isolées »  note encore le rapport de l’ONDRP. Vive l’Europe sans frontières…

    Bien sûr,  l’angélisme aussi délirant que pathétique de la gauche au pouvoir et d’une Christine Taubira, l’impuissance d’un Manuel Valls dissimulée derrière ses accents de  matamore, ne pourront enrayer le phénomène.

     Mardi,  Le Figaro faisait ainsi état d’une « explosion historique » des cambriolages à Paris  avec une hausse de près de 59 % dans la capitale  intra muros en janvier 2013 par rapport au même mois de 2012. Pour les vols à la tire dans le métro et le RER, la hausse est également de 58 %, selon le quotidien. Tous les autres départements français ont enregistré cette explosion.

    Envolée des cambriolages, des vols avec violences, des atteintes à l’intégrité physique, notamment au détriment des femmes…Contrairement à une certaine droite frileuse, veule,  sous la coupe du magistère moral d’une gauche laxiste, le FN une fois au pouvoir entend appliquer des mesures très fermes pour restaurer la sécurité, première des libertés affirme Bruno Gollnisch.

    Il rappelle ainsi que si «  l’immigration sauvage est  une des causes principales de l’explosion de l’insécurité, il s’agirait d’expulser systématiquement  et à vie les délinquants étrangers, de  réprimer  sans faiblesses les crimes et délits. Soit l’établissement d’une échelle des peines cohérente ET effectivement appliquée,  conforme à la nécessité d’empêcher la récidive des criminels les plus dangereux. Bien sûr il s’agirait aussi urgemment de rétablir  les contrôles aux frontières.»

    Dans ce contexte de tiers-mondisation de la France qui s’exprime aussi par la montée en puissance des violences et des atteintes aux biens, le livre d’un jeune journaliste de 28 ans, considéré par Michel Houellebecq comme l’un des grands talents  de demain, Laurent Obertone, a fait l’effet d’une bombe.  « La France Orange Mécanique » c’est son titre, publié en fin d’année, entend pulvériser  le politiquement  correct, les dissimulations et l’hypocrisie autour de la réalité de la délinquance en ce début de millénaire.  L’omerta médiatique autour de son livre  na pas résisté au bouche à oreille et il figure actuellement  parmi les meilleures ventes.  

    Un ouvrage encensé par de nombreux blogs de la mouvance nationale, mais aussi  par  les journalistes Eric Zemmour et  Robert Ménard, l’ex magistrat  Philippe Bilger ou encore le criminologue Xavier Raufer qui l’a préfacé. «  La France Orange mécanique » livre, à travers l’exposé de  faits divers monstrueux, la réalité froide, nue, terrible. Celle, souvent, du laxisme coupable d’une justice gauchisante, des statistiques tronquées pour ne pas alarmer l’opinion,  de l’ultra violence des nouveaux barbares qui ravagent  notre pays dans lequel sont perpétrés  tous les jours 13 000 vols, 2 000 agressions, 200 viols…

    Bien sûr, cet ouvrage a fait hurler la  gauche et la droite bobo, notamment  le sociologue Laurent Mucchielli, auteur d’un livre dont le titre est tout un programme «  L’Invention de la violence ».  « Ce livre  (de Laurent Obertone, NDLR) est parfaitement scandaleux affirme t-il. C’est le dernier avatar du lobby sécuritaire (sic) ». « Il s’agit de marketing commercial pour faire peur. Ces chiffres étaient connus depuis longtemps.» « Il finit en conclusion par dire que la violence, c’est la faute des immigrés. »

     Rappelons que ce sujet est apparemment la ligne jaune à ne pas franchir pour M. Mucchielli. Il avait déjà attaqué le  sociologue Hugues Lagrange, directeur de recherche au CNRS, qui dans  son ouvrage, «Le déni des cultures», paru en 2010,  établissait notamment  un lien entre délinquance et appartenance ethnique.  Laurent Mucchielli s’était alors scandalisé de cette « ethnicisation » des analyses sociologiques.

     Pourtant en juillet 2004, relevait alors Bruno Gollnisch,  dans un dossier sur la délinquance paru dans le très conformiste magazine Le Point,  Laurent Mucchielli reconnaissait  que « près de la moitié des mis en cause pour vol sont des étrangers » et que « les étrangers sont nettement surreprésentés en matière d’homicides et de tentatives d’homicide »… Et encore étaient  ici écartées les considérations ayant trait aux bi-nationaux…

    Mais laissons le mot de la fin à Laurent Obertone qui, sur le site Boulevard Voltaire répondait dans un billet à ses détracteurs : « La criminalité ne dit absolument rien de notre société, c’est évident. En 1950, on ne brûlait pas de voitures pour fêter le réveillon. En 1950, on ne tabassait par les gens qui n’avaient pas de cigarette. En 1950, on ne violait pas collectivement les adolescentes en fugue. Mais tout ça ne veut rien dire, on ne va tout de même pas commencer à analyser les choses, à se servir de faits pour poser un diagnostic, ce serait empirique, tout à fait contre-utopiste. La criminalité s’est officiellement multipliée par 7 depuis le laxisme judiciaire et l’immigration massive, c’est le cas dans tous les pays d’Europe, mais tout ça relève du hasard le plus total. Allez, je le dis pour vous : faut pas généraliser .  Padamalgam »… ».  Nul n’est censé ignorer la réalité, certes, mais combien de temps encore les Français supporteront-ils les mensonges de ce Système ?

    http://www.gollnisch.com/

  • Mélenchon : « On a une langue commune avec les arabes, c’est l’arabe »

    Jean-Luc Mélenchon, président du Front de Gauche, était l‘invité d’Europe 1, le 19 février dernier. Et il nous fait une révélation, qui doit faire retourner François 1er dans sa tombe : la langue de la France serait en effet aussi bien le français…que l’arabe. »On a deux langues en commun : le français et l’arabe » dit-il en parlant des arabes.

    Pour rappel, c’est l’ordonnance de Villers-Cotterêts, en 1539, qui a fait du français la langue officielle et administrative de la France. Et Monsieur Mélenchon, qui n’est pas chef d’État, s’arroge le droit de faire de l’arabe, sous la pression migratoire, la langue du pays au même titre que le français !

    Lorsqu’une population entre massivement dans un autre pays et impose sa langue, au point qu’elle devienne l’égale de la langue autochtone, on donne un nom à ce phénomène : la colonisation. Subversive celle-ci, car elle ne s’impose pas par les armes mais par l’immigration et la démographie…

    http://www.contre-info.com/