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France et politique française - Page 5014

  • Discours intégraux de François Hollande et Richard Prasquier lors du Diner du CRIF (vidéo)

    François Hollande


    Richard Prasquier

    http://www.fdesouche.com/

  • L’« ordre public »…

     [Ci-dessous la réaction qu'un lecteur nous envoie. Les commentaires sont ouverts.]

    Ce lundi 18 mars, le gouvernement a décidé d’interdire à des centaines de milliers de Français (au moins) de manifester librement et calmement, comme ils l’ont déjà fait, contre le projet de loi Taubira qui prévoit de légaliser le mariage homo.

    Or, dans la République française, le droit de manifester ne peut pas être mis en cause sauf s’il y a trouble à l’ordre public.

    Mais où est le trouble à l’ordre public …, si ce n’est dans une loi qui s’oppose gravement au bien commun social ?!

    En 1975 avec la loi Veil, en 1992 avec Maastricht, la République française avait déjà ratifié des actes juridiques fondamentalement contraires à l’ordre public, aux valeurs sociales et à l’intérêt français.

    En 2008 avec l’enterrement du ‘NON’ français à la Constitution européenne (référendum du 29 mai 2005) et sa ratification par le Congrès puis le Parlement français, la République française avait, en plus de la forfaiture et de l’atteinte grave à l’ordre public et à l’intérêt national, muselé le peuple français.

    L’Etat socialiste Hollande a donc décidé de suivre la voie de l’Etat libéral Sarkozy :
    - l’Etat s’arroge le droit (illégitime) de prendre des mesures gravement opposées au bien commun et à l’intérêt français.
    - le peuple français, légitimement résolu à s’y opposer de façon libre et légale, en est empêché

    Cette situation est le fait des tyrannies, qui non seulement imposent des lois anti-sociales et injustes mais musèlent le peuple qui défend les biens les plus vitaux pour nos sociétés.

    N’importe quel agitateur de caniveau, y compris clandestin, a plus de droit dans ce pays qu’un Français attaché à la défense des biens et droits les plus élémentaires.

    Le printemps, c’est maintenant, et pas seulement pour les pays arabes …

    Marcouf de Segons http://www.contre-info.com

  • Encore une promesse qui a fait pschitt ! Hollande a confié son image à un repris de justice !

    François Hollande avait promis qu’il ne prendrait aucun repris de justice à l’Elysée. Il n’a pas trahi sa parole à moitié : le chef du service audiovisuel de la présidence de la République, ancien camé à l’héroïne, a été condamné pour complicité de trafic de drogue !

    A huit jours du premier tour de l’élection présidentielle, le candidat socialiste François Hollande, interrogé par le « Journal du dimanche », fait cette promesse solennelle: « Je n’aurai pas autour de moi à l’Elysée des personnes jugées et condamnées. » Relancé par les trois journalistes qui l’interviewent, il a cette réponse: « Je dis la règle que je ferai respecter. Vous pourrez me rappeler cette déclaration si je venais à y manquer. » (1) C’est ce que nous faisons.

    Bien que l’organigramme mis à disposition du public sur le site Internet de l’Elysée ne mentionne pas son nom, André Loncle fait bien partie du personnel de la présidence de la République. L’Elysée nous a confirmé, lundi matin, qu’il a le titre, et la fonction, de chef du service audiovisuel de la présidence de la République, ainsi qu’il s’en prévaut sur ses cartes de visite dans les réseaux sociaux. Il dispose d’un bureau à l’Elysée ainsi que d’un secrétariat, avec lequel nous nous sommes entretenus. Il fait donc bien partie, pour reprendre les mots de celui qui est devenu chef de l’Etat, de ceux qui sont « autour de [lui] à l’Elysée ». Or…

    Encore une promesse qui a fait pschitt ! Hollande a confié son image à un repris de justice !

    Son papa était ministre, il est maintenant député

    Or André Loncle a été « jugé et condamné »: à trois ans de prison dont six mois fermes, assortis d’une mise à l’épreuve de trois ans. Pour complicité de trafic de stupéfiants et usage illicite de ces mêmes stupéfiants, lesquels n’étaient pas une simple herbe qui fait rire mais de l’héroïne. François Hollande l’a-t-il embauché en toute connaissance de cause? André Loncle lui a-t-il tu cet aspect de sa biographie? C’est l’une des deux questions que nous avons posées à André Loncle par l’intermédiaire de son secrétariat alors qu’il se trouvait dans son bureau mais était « occupé ». Il devait nous rappeler, il ne l’a pas fait (2).

    L’affaire que nous réveillons aujourd’hui a certes vingt ans mais François Hollande a fait une promesse qui ne comportait pas de limite dans le temps. Et André Loncle, à l’époque, n’avait déjà plus vingt ans – ce qui nous aurait incités à ne pas remuer une triste erreur de jeunesse – mais 31 ans, et il exerçait déjà dans l’audiovisuel comme attaché de production. A l’époque, cette affaire n’était pas vraiment passée inaperçue : elle avait fait la « une » de… « Minute »! (3)

    Encore une promesse qui a fait pschitt ! Hollande a confié son image à un repris de justice !

    « Minute » n° 1608 du 10 février 1993

    Car si André Loncle était alors inconnu, son papa, François Loncle, avait un peu de notoriété. Elu député PS de l’Eure lors de la vague rose de 1981, Loncle père était entré au gouvernement de Pierre Bérégovoy en juin 1992 comme secrétaire d’Etat à la Ville auprès d’un ministre de tutelle nommé Bernard Tapie, puis était devenu, à Noël de la même année, secrétaire d’Etat au Plan auprès du premier ministre. D’où notre titre de l’époque: « Un fils de ministre en prison! »

    Le ministre sera renvoyé à ses études et à ses affaires familiales par les législatives de 1993 qui amèneront la deuxième cohabitation mais retrouvera son siège de député de l’Eure lors des législatives, funestes à la droite, consécutives à la dissolution de 1997 et il le détient toujours aujourd’hui.

    André Loncle était alors « accro » à l’héroïne

    En 1992, André Loncle a donc 31 ans et est toxicomane depuis plusieurs années. Il est « accro » à l’héroïne. En septembre 1992, il est arrêté. La police vient de perquisitionner, rue de la Roquette, près de la Bastille, l’appartement qu’il y loue. Un coup de pas de chance pour lui. Un peu plus tôt, un certain Tschilumba, un Zaïrois de 26 ans en situation irrégulière sur le territoire français, a été arrêté en possession de 39 grammes d’héroïne! Difficile de plaider, pour le clan destin, que c’est pour sa consommation personnelle…

    En perquisitionnant la piaule de Tschilumba, les policiers découvrent tout le matériel nécessaire au commerce de la drogue, y compris du manicol, un laxatif dont les dealers font usage pour « couper » l’héroïne et augmenter ainsi leurs profits. Ils trouvent aussi le passeport du locataire en titre: André Loncle. Et ce n’est pas un malentendu.

    L’interrogatoire du Zaïrois et l’en quête vont établir, ainsi que nous l’écrivions alors, que « les deux jeunes gens avaient passé un accord: au départ, André Loncle […] avait simplement fourni à Tschilumba une quittance EDF lui permettant de se faire domicilier à Paris. Un service intéressé bien sûr: [il] avait reçu en échange un ou deux grammes d’héroïne pour ses besoins personnels ».

    Puis les liens entre les deux hommes s’étaient resserrés. Comme disait Karl Marx après Louis Blanc: « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins. » Les besoins d’André Loncle, à l’époque, c’est un quart de gramme d’héroïne par jour. Pour le lui fournir, les moyens de Tschilumba doivent augmenter. Loncle lui prête donc son appartement afin qu’il puisse, chaque après-midi, y recevoir son aimable clientèle et lui vendre la ca me qu’il va se procurer à Amsterdam. Une clientèle qui va même s’étoffer grâce… aux amis du locataire en titre! Les clients de Tschilumba, lit-on, sont « pour la plupart des amis d’André Loncle ».

    Le 16 décembre 1992, André Loncle, incarcéré à la prison de la Santé, en est extrait pour comparaître devant la 16e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Tschilumba ramasse cinq ans fermes et 50000 francs d’amen de (environ 7600 euros) pour trafic de stupéfiants. Nicolas Sarkozy n’étant pas encore passé par là, il écope aussi de la « double peine », à savoir l’expulsion du territoire français une fois sa peine accomplie – ainsi que d’une interdiction définitive de séjourner sur le territoire national.

    André Loncle, lui, est jugé complice de ce trafic d’héroïne. Pour cette complicité et pour l’usage de stupéfiants, il prend trois ans de prison dont six mois fermes. Retour le soir même à la case prison.

    François Hollande lui doit une partie de son élection

    Vingt ans plus tard, André Loncle est à la tête du service audiovisuel de la présidence de la République. La preuve qu’on peut s’en sortir, la preuve qu’on peut se redresser après un passage à vide, après avoir sombré. Cela n’enlève rien au léger problème politique que pose sa présence à l’Elysée par rapport à l’engagement que le candidat Hollande avait pris devant les Français. Viendra-t-il nous expliquer qu’il ignorait tout du passé de celui auquel il a confié la mission de contrôler son image – la quelle, c’est vrai, n’a rien de psychédélique? Peut-être. Mais il lui sera difficile de nous dire qu’il l’a embauché comme ça, sans du tout le connaître.

    L’élection de François Hollande à la présidence de la République doit un peu à André Loncle. Un peu beaucoup même. C’est lui qui, de janvier à mai 2012, durant toute la période des grands meetings de la présidentielle, a contrôlé l’image du candidat socialiste, montrant tout son savoir-faire en la matière dès le meeting du Bourget, qui, le 22 janvier 2012, fit entrer François Hollande dans la cour des grands orateurs de la gauche française et dans celle, aussi et surtout, des présidentiables (ce qui, jusque-là, n’allait pas de soi). Durant la campagne, toutes les images de meetings de François Hollande diffusées par l’ensemble des télévisions furent produites, donc contrôlées au millimètre près, par André Loncle, qui déploya tout son talent et toute son expérience accumulée depuis des années chez Publicis Events ou Euro RSCG/Havas.

    Pourquoi lui? Parce qu’il est reconnu dans la profession, certes, mais d’abord parce que, fin 2011, quand Manuels Valls, directeur de la communication du candidat Hollande (et futur ministre de l’Intérieur, ça ne s’invente pas!), cherchait un producteur pour la campagne de son candidat, André Loncle lui a été recommandé par Anne Hommel, l’attachée de presse de… Dominique Strauss-Kahn!

    Il devait faire la campagne présidentielle… de DSK !

    C’est en effet André Loncle qui « avait mis en scène toutes les grandes interventions de Dominique Strauss- Kahn, patron du FMI, de Londres à Yalta », ainsi que le racontait récemment « L’Express » (4). C’est Loncle aussi qui aurait dû mettre en scène la campagne présidentielle de Dominique Strauss-Kahn, ainsi qu’il l’a relaté en février 2012 dans un entretien où il ne cachait presque rien des liens incestueux entre finance et politique: « J’ai participé à l’organisation de nombreuses grandes conférences internationales du type Davos. Tout naturellement, cela m’a amené à travailler dans la sphère politique, notamment avec Euro RSCG durant l’année de la présidence française de l’Union européenne en 2008 ou encore la gestion des conférences du FMI avec Dominique Strauss- Kahn. Pour l’anecdote, je travaillais d’ailleurs sur la future campagne de DSK avant l’incident de New York… »

    Avant « l’incident ». Voilà qui éclaire, a posteriori, les propos que le député François Loncle avait tenus, fin juin 2011, sur France Info et qui avaient surpris, tant ils semblaient relever d’une mentalité complotiste et vouloir à tout prix dédouaner DSK des accusations qui pesaient sur lui. « Tout n’est pas clair dans le comportement des dirigeants du Sofitel et du groupe Accor, avait osé l’élu socialiste, et il peut y avoir eu des connexions entre le groupe Accor avant ou après l’affaire et peut-être certaines officines françaises. » Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, l’avait sommé de porter l’affaire devant la justice, s’il avait des éléments, ou sinon de se taire. François Loncle s’était tu.

    Aujourd’hui, lorsque vous voyez une image de François Hollande, en conférence de presse, en déplacement, sachez qu’à la « production », il y a André Loncle, qui, faute de grive DSK (enfin, si l’on peut dire…), s’est rabattu sur le merle Hollande. Preuve est faite, d’une part, qu’on peut très bien transformer un baudet en cheval de course; d’autre part que le vainqueur par substitution du Grand Prix de France 2012 a « manqué » à sa parole. Et maintenant, on fait quoi ?

    Antoine Vouillazère http://fr.novopress.info

    1. « Le Journal du dimanche » daté du samedi 14 avril 2012.
    2. La deuxième question que nous voulions lui poser, et que nous avons laissée à son secrétariat, portait sur une éventuelle amnistie individuelle de sa condamnation. Son cas n’entre pas dans le champ d’application de la loi d’amnistie de 1995 ni des suivantes.
    3. « Minute » n° 1608 du 10 février 1993.
    4. Cf « La com’ reprend du pouvoir », par Elise Karlin, in « L’Express » n° 3215 du 13 février 2013.

    Article de l’hebdomadaire “Minute” du 13 mars 2013 reproduit avec son aimable autorisation. Minute disponible en kiosque ou sur Internet.

    Crédit photo en Une : Parti socialiste, via Flickr (cc).

    Encore une promesse qui a fait pschitt ! Hollande a confié son image à un repris de justice !

    http://fr.novopress.info

  • CRISE ET CHÂTIMENT

    Le pouvoir très provisoirement en vigueur se lamente publiquement de la prétendue crise. Plus les pleurnicheries sont fortes plus il en profite pour renforcer ses interventions super-étatiques en prétendant conjurer cette crise. Ce renforcement de l'étatisme rejoint des habitudes profondément et anciennement ancrées dans l'exception française. Une intervention forte et détaillée de l'État accompagnée d’une galaxie d'usines à gaz serait censée améliorer le sort de la population victime de la prétendue crise et à laquelle est imposé un véritable châtiment :
    Les plans d'austérité successifs.
    Le prétexte de toutes ces formidables manœuvres est un enchaînement de raisonnements et de faits. La croissance serait nécessaire pour résoudre les calamités diverses, parmi celles-ci le chômage continue à déferler ; l'endettement public poursuit sa course favorisée par la furie dépensière du pouvoir ; pour retrouver la croissance évaporée il faudrait d'abord équilibrer les comptes publics ; comme l'équilibre n'est pas pour demain, ce pouvoir s'impose en attendant d'infliger de l'austérité, ce qui est une sorte de punition obligatoire pour les peuples abasourdis et conditionnés. Tout cet édifice est largement épaulé par la CEE dont les dirigeants pour des raisons connues partagent l'idéologie du Tout-État. En arrière-fond se situe le FMI dont l'idéologie est semblable. A noter l'extraordinaire passivité du Medef et des organisations patronales dont aucune ne dit la vérité. Complicité ?
    La presse et, en particulier, les médias font chorus. Il est de mode de répandre l'idée que la grosse presse serait un contre-pouvoir indépendant ; C'est faux ! Ces flashs ont souvent montré la totale connivence entre les gouvernements et la presse. Nous sommes devant un
    pouvoir politico-médiatique quasi totalitaire. Les citoyens d'en bas sont livrés à la voracité intellectuelle et financière de cette hydre à plusieurs têtes avec comme seule arme le bulletin de vote dont la vanité est bien connue.

    UN ÉDIFICE VERMOULU
    Il se trouve que nous sommes devant des faits et des raisonnements mensongers.
    La prétendue crise et la panne de croissance ne sont que le fruit de l'action des États, c'est particulièrement visible en France. Le déluge fiscal, ses multiples incertitudes et variations, paralysent toute l'économie. Les entreprises, seules créatrices de richesses véritables,
    se réfugient dans l'attentisme. Il en est de même des personnes privées qui rencontrent des difficultés pour leurs investissements pourtant essentiels notamment dans le logement ou par des investissements dynamiques.
    Quand le plan d'austérité arrive, il est pire que le mal et aggrave la panne. Il en faut très vite un deuxième et c'est le cercle vicieux. Des pays plus avancés dans la calamité, tel l'Espagne en font l'amère expérience. Mariano Rajoy, le Premier Ministre, se prétend de droite mais il copie les gouvernements de gauche en appliquant de faux remèdes; il en est réduit à envoyer la police réprimer les émeutes.

    QUE FAIRE ?
    Le peuple français, comprenant de multiples talents, aurait tous les moyens de créer de grandes richesses si on lui laissait la liberté de le faire. Au contraire, une véritable bande de pouvoirs abusifs crée la paupérisation générale dont les plus modestes, comme d'habitude, souffrent davantage. Il existe deux réactions possibles.
    Sur un plan global, il faut informer sans cesse pour dénoncer l'imposture. Ceux qui ont la chance de pouvoir influencer une organisation patronale ne devrait pas s'en priver. Une seule organisation disant la vérité pourrait faire bouger les lignes.
    Sur un plan personnel et pour la défense de ses intérêts, il est impératif d'ajuster en permanence ses décisions à la réalité des faits.
    Michel de Poncins http://libeco.net

  • La bombe de la dette vient de grossir

    Traduction par notre lecteur Boreas d’un article de Max Keiser, paru le 18 mars 2013 sur le site Russia Today.

    Le montant mondial de la dette dépasse l’ensemble des dépôts bancaires dans le monde, et la situation financière actuelle à Chypre est l’inévitable prochaine phase : la confiscation.

    Toute prétention à une « titrisation » de la croissance par les banquiers centraux ou la finance mondiale en conditionnant et reconditionnant la dette, en hypothéquant et ré-hypothéquant la dette, en régulant et en re-régulant la dette, est désormais révolue.

    Depuis le début de la reprise du marché obligataire dans les années 1980 (oui, c’est si vieux que ça), les banques centrales et la finance mondiale – le FMI, l’UE et la BCE, pour n’en nommer que quelques-uns – et leurs frères de Wall Street et de la City de Londres ont fait face à chaque crise par une augmentation de la dette et une extension de la maturité de la dette.

    Le résultat a été – en 2007 – la plus haute montagne de dette au bilan et hors bilan dans l’histoire : une dette astronomique de 220.000 milliards (si l’on inclut toutes les dettes publiques, privées et contingentes des programmes de prestations non financés) dans l’économie américaine seule, avec ses 14.000 milliards de dollars de PIB. Le volume des dérivés mondiaux de la dette se situe maintenant à plus de 1.000.000 de milliards de dollars, surfant sur un PIB mondial d’environ 60.000 milliards de dollars.

    Mais à partir de 2007, puis devenant spectaculairement apparente en 2008 avec la faillite de Lehman Brothers, la capacité des contribuables du monde entier à payer les intérêts ou le principal de la dette a heurté un mur de briques.

     

    Et depuis plusieurs années, les gouvernements du monde entier ont essayé les mêmes vieux trucs : « faire comme si ». Reconditionner et allonger la maturité, et prier pour que les recettes fiscales permettent de récolter assez pour rembourser une partie de la dette. Cela n’a pas fonctionné. La bombe de la dette vient de grossir. Maintenant, à Chypre, nous voyons l’inévitable prochaine phase : la confiscation.

    Pour payer les dettes qui ont été contractées pour financer la plus forte ponction de richesses de l’Histoire, nous voyons à Chypre, ainsi que chez les institutions bancaires centrales et la finance mondiale, une tendance à juste capter et saisir l’argent des gens sur leur compte bancaire « assuré ». Nous aurions dû avoir compris ce qui se préparait quand JP Morgan (lisez : Jamie Dimon) a capté et saisi illégalement plus de 1 milliard de dollars en devançant les clients de MF Global [juste avant la faillite de celle-ci], avec l’aide de son copain-copain Jon Corzine.

    Avons-nous appris notre leçon ? Ils ont plus de dettes à payer qu’il n’y a d’argent sur tous les comptes bancaires dans le monde. Cela signifie qu’il y a des chances pour que vous – qui que vous soyez, et quel que soit votre pays de résidence – ayez un pourcentage non négligeable de votre épargne volé par les banksters.

    Depuis que la crise a frappé (et depuis plusieurs années qui ont précédé), nous avons recommandé sur le « Keiser Report » de convertir autant d’argent que vous le pouvez en or et en argent. Notre conseil hier et aujourd’hui est : le seul argent que vous devriez garder dans une banque, c’est de l’argent que vous êtes prêt à perdre.

    Vers la Révolution  http://fortune.fdesouche.com

  • La Manif pour tous suivra le 24 mars l’avenue de la Grande Armée

     

    <i>La Manif pour tous</i> suivra le 24 mars l’avenue de la Grande Armée

    PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation ) – Le tribunal administratif a rejeté hier le recours déposé par la Manif pour tous pour faire annuler l’interdiction de la préfecture de Police de Paris de battre le pavé sur les Champs-Elysées. La manifestation de dimanche prochain suivra donc l’avenue de la Grande Armée jusqu’à la place Charles-de-Gaulle-Etoile.

     

     

    Quels ont été les motifs invoqués ?

     

    Un correspondant du site Nouvelle de France présent hier lors des plaidoiries a signalé un des arguments de la Préfecture de police de Paris. Selon elle, les manifestants risqueraient d’être trop serrés sur la chaussée de l’avenue, qui s’étend pourtant sur deux kilomètres. C’est d’ailleurs la même préfecture qui comptait, le 13 janvier à peine 350.000 personnes, alors que les organisateurs en comptaient un million, et qui semble désormais attendre de quoi engorger les Champs-Elysées !

     

    Mais c’est aussi « La proximité géographique de plusieurs institutions sensibles » comme le palais de l’Elysée, combinée au plan Vigipirate « rouge renforcé», qui selon la préfecture de police rend impossible l’accès aux Champs-Elysées.

     

    Ou en est le projet de loi ?

     

    Hier, la commission des lois du Sénat a voté le projet de loi Taubira. Il sera donc examiné dès le 4 avril prochain. La commission a écarté les amendements sur la procréation médicalement assistée, la gestation pour autrui et les présomptions de filiation. Elle a circonscrit les possibilités d’adoptions successives ouvertes par l’Assemblée nationale. La commission a voté par 23 voix contre 21. Notons que deux sénateurs UMP ont osé voter avec la gauche : Christian Cointat et Christophe‑André Frassa.

     

    *** Tous les renseignements pour participer à la manifestation se trouvent sur le site internet de La Manif pour tous, en particulier très nombreux trains, cars spéciaux, de toute la France pour les provinciaux.

    http://fr.novopress.info/

     

    Photo en Une : la manifestation du 13 janvier 2013. Crédit photo : La Manif pour tous.

  • L’OCDE invite la France à supprimer les départements et fusionner les communes

    Dans un rapport, l’Organisation de coopération et de développement économiques s’étonne que l’Etat ne se mobilise pas plus pour faire le ménage dans les collectivités. Le sujet reste tabou face aux élus locaux, arc-boutés.

    (…) Ailleurs en Europe, les pays ont multiplié les réformes, parfois au prix d’une rationalisation drastique (division par 3 du nombre de communes en Grèce, par 2,5 au Danemark…).

    A l’heure où le gouvernement s’interroge sur les économies à réaliser en 2014, l’OCDE propose de s’attaquer à cette spécificité territoriale française par une formule polie : il faut « simplifier la structure des administrations infranationales », réclame l’organisation dans un rapport publié le 19 mars.

    1.800 habitants par commune en France, 5.500 dans l’UE « En moyenne, une commune française compte environ 1.800 habitants contre 5.500 pour l’Union européenne et 55.000 au Danemark. L’intercommunalité, qui aurait dû permettre de rationaliser les dépenses entre communes, est venue dans les faits surtout ajouter un niveau supplémentaire à une organisation territoriale déjà complexe », explique le rapport.

    D’ici 2015, l’Etat a prévu de diminuer de 4,5 milliards d’euros les dotations aux collectivités locales. Dénoncé par les maires de France comme « un coup de massue sans précédent », l’OCDE salue au contraire l’action engagée : « La pression actuelle est de nature à encourager la mutualisation des services et de dégager ainsi des économies ». L’organisation va plus loin, en suggérant la fusion des plus petites communes et la suppression pure et simple du département. (…)

    Lire la suite sur EurActiv

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  • La quatrième édition des Bobards d’Or a recueilli un grand succès.

    Plus de 250 personnes ont participé à l’élection des journalistes les plus habiles à désinformer pour servir le Système. Présentée avec humour et sans aucune agressivité, cette élection, sur un ton bon enfant, a provoqué tout au long de la cérémonie beaucoup d’applaudissements, beaucoup de rire et une franche gaîté.

    On lira ci-après l’allocution d’ouverture, prononcée par Jean-Yves Le Gallou, président fondateur de la Fondation Polémia organisatrice de la soirée, suivie du palmarès avec ses heureux lauréats.


    Douze thèses sur la désinformation médiatique

    La quatrième cérémonie des Bobards d’Or a eu lieu mardi 19 mars 2013. Voici le discours d’ouverture de Jean-Yves Le Gallou : Douze thèses sur la désinformation médiatique.

    1- Dans l’absolu, il n’y a pas d’information. Une information, c’est un fait que les médias décident de porter à la connaissance de leur public en le présentant sous un certain angle. Le même type de fait peut être caché ou, au contraire, présenté en « une ». Le même acte peut être excusé ou criminalisé. La désinformation vient du biais répété dans la sélection des faits et la manière dont ils sont anglés.

    2- Tout fait, avant d’arriver à la connaissance du public, est filtré par les médias. C’est-à-dire par ceux qui les font (les éditocrates et les journalistes), ceux qui les possèdent (les patrons de presse), ceux qui les payent (les agences de publicité et de communication).

    3- Les journalistes travaillent en troupeau. Le mimétisme est leur règle. Ils se copient/collent beaucoup. Et copient/collent beaucoup l’AFP, source unique, source inique. Leur règle, c’est le moutonnisme : ils bêlent ensemble.

    4- Les orientations politiques des journalistes sont très décalées par rapport à celles des Français : à l’élection présidentielle de 2012, près de 40% des journalistes (et élèves journalistes) ont marqué leur préférence pour l’extrême gauche (et les écologistes), près de 40% pour les socialistes, le reliquat se partageant entre Bayrou et Sarkozy.

    5- Les journalistes s’identifient au camp du bien : leur critère d’interprétation est moins de distinguer le vrai du faux que le bien du mal. La moraline coule à flots dans les salles de rédaction.

    6- Les patrons de presse cherchent moins à gagner de l’argent qu’à acquérir de l’influence. Les grands médias sont la propriété des banques et des multinationales. Rothschild à Libération, Lazard au Monde, Le Crédit mutuel et le Crédit agricole pour une partie de la presse quotidienne régionale. Pinault aux Echos, Dassault au Figaro, Bouygues à TF1 et le Qatar pour Lagardère Active (Paris-Match, Télé 7 jours, Elle, Europe 1, etc.). Les intérêts des médias sont étroitement liés à ceux de la finance et de la mondialisation. Les médias sont un relais de puissance de la superclasse mondiale.

    7- Les médias vivent de l’argent de la publicité. Celle-ci arrive, via les agences communication, de quatre grands secteurs économiques : la banque et l’assurance, les grandes surfaces commerciales, la pharmacie, le luxe. Là aussi tous ont partie lié à la finance et à la mondialisation.

    8- Les préjugés et les intérêts des propriétaires, des publicitaires et des journalistes se confortent plus qu’ils ne s’opposent : tous militent pour un monde plus « liquide », sans frontières et bousculant les traditions et les nations. Nous ne sommes plus dirigés par le sabre et le goupillon mais par la sainte alliance du capital financier et du gauchisme de salles de rédaction.

    9- La présentation des événements par les médias de l’oligarchie s’inscrit à l’intérieur d’une seule grille idéologique, celle du politiquement correct. La pensée est enfermée dans un carré carcéral reposant sur quatre postulats : le mondialisme, l’antiracisme, la rupture des traditions et la criminalisation de la mémoire française et européenne.

    10- Les techniques de désinformation sont multiples : occultation de certains faits, répétition à l’infini d’autres faits, déformation, angélisation des « bons », diabolisation des « méchants ». novlangue (selon la logique de 1984 de George Orwell) et, bien sûr, le bel et bon bobard.

    11- C’est ainsi qu’une véritable tyrannie médiatique s’est mise en place et impose ses règles : aux journalistes eux-mêmes (qui traquent les dissidents comme Zemmour, Ménard ou Taddei) ; aux administrations ; aux éditeurs (chasse à l’homme visant Renaud Camus ou Richard Millet), aux hommes politiques devenus des médiagogues (des hommes ou des femmes qui flattent les médias).

    12- Mais il y a une bonne nouvelle : tout cela est fini ou en train de finir. Le mur des médias tombera comme le Mur de Berlin est tombé. Les médias de l’oligarchie sont de plus en plus totalitaires mais ils perdent de leur puissance. Car ils sont concurrencés par les médias alternatifs sur Internet. Sites, blogs, forums, réseaux sociaux permettent aujourd’hui de se faire une opinion indépendamment des médias de l’oligarchie. Brimée dans les médias classiques, la liberté revient par la fenêtre des médias numériques. Aujourd’hui les médias de l’oligarchie ont perdu leur monopole et les journalistes ne sont plus intouchables.

    C’est le sens de la cérémonie des Bobards d’Or !

    Jean-Yves Le Gallou http://www.polemia.com
    19/03/2013

    http://www.bobards-dor.fr/2013/
    http://www.polemia.com/la-tyrannie-mediatique-de-jean-yves-le-gallou-2/

    bobard-2013

    Palmarès de la IVe cérémonie des Bobards d’Or

    Suivie en direct par des milliers d’internautes, la IVe cérémonie des Bobards d’Or a eu lieu mardi 19 mars 2013, en présence de 250 personnes qui ont attribué les prix suivants :

    Bobard d’Or : Philippe Manière (C’ dans l’air, France 3) pour le bobard professoral, pour avoir osé affirmer de manière péremptoire « Nos flux migratoires en France sont extrêmement ténus » alors qu’il entre en France de l’ordre de 200.000 étrangers supplémentaires par an.

    Bobard d’Argent : Serge Le Luyer (Ouest France, Le Monde) pour le bobard d’état civil : comment transformer le nom du meurtrier d’un collégien, de Souleymane en Vladimir ? Ou l’art de faire d’une pierre deux coups : on cache l’origine musulmane du meurtrier, on diabolise le prénom du « méchant » président Poutine.

    Bobard de Bronze : Jean-Jacques Bourdin (RMC), pour le bobard par immigrophilie : comment faire croire qu’il y avait moins d’immigration en 2012 qu’en 1931 ? En mentant purement et simplement, en donnant des chiffres bidons pour 2012 : 5,8% d’immigrés au lieu de 8,4% (source INSEE°) ; en prétendant qu’il y avait deux fois plus d’Italiens en 1931 que d’Algériens en 2012 alors que leur nombre est équivalent et que l’assimilation des uns et des autres n’est pas comparable.

    Prix spécial du jury : un Mouton d’Or attribué à l’ensemble des médias pour le bobard total, à l’occasion de l’affaire du terroriste islamiste d’origine algérienne Mohamed Merah : présenté avant sa découverte par la police comme « blanc, blond, aux yeux bleus », puis après sa neutralisation comme un « Français de Toulouse, un gentil garçon, au visage d’ange ».

    La muselière d'or

    La muselière d’or

    Enfin, hors concours, une muselière d’or a été attribuée à Patrick Cohen, patron de la matinale de France Inter, qui a répondu « non » à la question « on a le droit de penser ce qu’on veut ? » Avant de préciser : « on a le droit de penser ce qu’on veut dans les limites de la loi. » Phrase orwellienne, s’il en est.

    Retrouvez la vidéo de la cérémonie et les résultats sur www.bobards-dor.fr

    Les Bobards d’Or ? C’est un événement organisé pour la quatrième année consécutive par Polémia, le think-tank dirigé par Jean-Yves Le Gallou. Parce que la presse utilise de nombreuses ficelles pour instaurer un totalitarisme doux : chiffres arrangés, photos mal légendées, phrases tronquées, sources uniques… Et ces mensonges médiatiques répétés finissent par s’imposer dans les esprits et dictent les politiques de droite, comme de gauche. Polémia met à jour ces ficelles des journalistes menteurs au cours de cette cérémonie satirique.

  • Nouvelle étape du progrès républicain : les attaques de train

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    Petit à petit le pays s’enfonce dans la barbarie.

    Cela s’est passé samedi, mais l’info n’a circulé que tardivement :
    « Un groupe d’une vingtaine de jeunes a attaqué une rame du RER D samedi au niveau de la gare de Grigny-Centre dans l’Essonne, agressant plusieurs passagers, indiquent aujourd’hui des sources concordantes. Samedi vers 22 heures, entre 20 et 30 personnes ont attaqué un RER stationné en gare de Grigny-Centre. Ils sont entrés dans la rame et s’en sont pris aux gens qui s’y trouvaient pour les forcer à leur remettre portables et argent, a expliqué une source policière. » selon le Figaro.
    Evidemment, il n’est pas nécessaire que nous traduisions pour nos lecteurs le terme « jeunes » : tout le monde sait maintenant quelle réalité ethnique se cache derrière ce vocabulaire de la Novlangue.

    Un témoin raconte : « J’étais dans le RER en direction de Corbeil-Essonnes, et à Grigny nous avons entendu beaucoup de bruits et de cris et nous avons vu des gens courir sur les quais ». Après avoir tiré le signal d’alarme, les jeunes gens, qui avaient le visage dissimulé, sont passés de wagon en wagon et ont attaqué « le plus de monde possible », a-t-il expliqué. « Moi j’ai pris un coup de poing et du gaz lacrymogène dans les yeux. Ils ont arraché le sac à main de mon amie et m’ont pris mon argent. C’était rapide, violent et cela avait l’air très organisé », a ajouté ce jeune homme, étudiant à Evry.

    Pendant ce temps, et au grand dam de la gauche bienpensante, le livre de Laurent Obertone, La France Orange mécanique, qui décrit « l’ensauvagement d’une nation », continue de se vendre comme des petits pains.
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  • Les filières terroristes de Paris et les dirigeants politiques français

    Les filières terroristes de Paris et les dirigeants politiques français Dans son livre "Crimes sans Châtiment", Jean-Loup Izambert met à jour tout un système de complicités entre les dirigeants politiques français et des groupes islamistes criminels. De 1990 à 2012, de l’Algérie à la Syrie, la confrérie des Frères musulmans reçoit le soutien de Paris dans ses coups d’État contre les pays du Bassin méditerranéen.
    17 mars 2013.

    Q : En juin 2012 vous annonciez la parution prochaine de votre ouvrage sous le titre provisoire de “La ligne jaune”. Le titre a changé depuis. Pourquoi ?

    Jean-Loup Izambert : D’abord, il m’a fallu près d’une année avant de trouver un éditeur libre et indépendant digne de ce nom sur la vingtaine qui ont reçu mon manuscrit. [1] Pendant ce temps, l’évolution de la situation internationale a montré que les dirigeants occidentaux ne se contentaient pas de franchir la ligne jaune entre la guerre et la paix.

    Le fait est acquis qu’ils déclenchent des conflits en bafouant la souveraineté des peuples, en piétinant la Charte des Nations Unies, ses résolutions comme les conventions internationales. Les guerres ouvertes contre la Libye puis contre la République arabe syrienne font suite à celles déjà enclenchées dans des conditions similaires contre l’Afghanistan, l’Irak, la République fédérative de Yougoslavie et plusieurs pays d’Afrique dont la Côte d’Ivoire ou le Mali. Elles témoignent de la volonté des dirigeants des mêmes pays occidentaux –USA, Angleterre et France en principal – de passer outre le droit international pour piller les richesses des peuples, contrôler les grands axes de communication qu’ils jalonnent et y installer des régimes militaro-financiers. Ils bénéficient dans ces nouvelles guerres coloniales du soutien peu flatteur des dictatures pétro-religieuses du golfe Persique et de l’intervention du Fonds monétaire international. L’embargo contre la République islamique d’Iran afin d’empêcher son développement et d’y provoquer des troubles en est un autre exemple. Ces crimes sont prémédités, planifiés, discutés entre princes et sont le fait des mêmes Etats, tous membres de l’OTAN. Autre élément important : ils sont restés sans châtiment, sans réplique, tant sur le terrain politique, diplomatique, économique que militaire, du moins pour le moment.

    Q : Quels éléments pourraient changer le cours des choses ?

    Jean-Loup Izambert : Trois facteurs sont à prendre en compte. D’abord, l’Eurasie émerge et s’organise politiquement, économiquement, financièrement et militairement avec ses partenaires sous l’impulsion de Moscou et de Pékin. La première puissance mondiale est en cours de constitution sur la base des idéaux de paix, de progrès économique et social et d’anti-impérialisme. Cet aspect est évoqué dans le livre au travers de l’intervention du politologue Alain de Benoist.

    Cela signifie que dans le temps, de gré ou de force, toutes les bases militaires étasuniennes installées dans des pays de l’Eurasie devront disparaître pour céder la place aux forces de la paix. Ce mouvement est à prolonger sur la petite Europe de Maastricht et le bassin Méditerranéen.

    Pour sa part, le politologue camerounais Jean-Paul Pougala situe bien les enjeux sur les vraies raisons de la guerre contre la Libye. Ensuite, les principaux acteurs de l’Eurasie commencent à parler d’une seule voix dans les instances internationales. Ainsi, sans le veto commun de la Fédération de Russie et de la République Populaire de Chine au Conseil de sécurité de l’ONU, rejoints aujourd’hui par de nombreux autres pays au sein des Nations Unies, nous connaîtrions actuellement un conflit militaire majeur. Il ne faut pas oublier qu’après “l’expérience” diplomatique malheureuse avec la Libye, la Fédé-ration de Russie a clairement mis en garde les gouvernements bellicistes contre tout nouvel acte de guerre contre la République arabe syrienne, Ceux qui, comme les Etats-Unis, la France, la Turquie de l’islamiste Erdogan et son partenaire Israël ont jugé bon de soutenir les gangs criminels islamistes de la nébuleuse des Frères musulmans ont pris une lourde responsabilité. Enfin, troisième facteur et non des moindres, ces Etats ont semé le ferment de la haine à leur encontre.

    Q. : C’est-à-dire ?

    Jean-Loup Izambert : Croyez-vous que les enfants palestiniens qui ont vu leurs familles assassinées par l’armée de l’Etat raciste et terroriste d’Israël qui viole depuis des décennies les résolutions de l’ONU vont se contenter longtemps de la“guerre des pierres “ contre l’agresseur ? Croyez-vous que les Libyens qui ont vu les leurs mourir sous les bombes à uranium de l’OTAN ou assassinés par des bandes islamistes armées par la France vont rester les bras croisés devant le massacre et l’occupation de leur pays ? Croyez-vous que les Syriens vont mourir en silence dans les lâches attentats suicides de gangs islamistes armés par l’Occident et la Turquie sans réagir ? Si vous regardez la carte des conflits dans les pays arabes depuis les années 90, vous constaterez que la France a toujours protégé et armé des mouvements permettant de provoquer leur déstabilisation. J’en fais la démonstration en prenant pour exemple les relations entre dirigeants français et ceux de plusieurs organisations proches des Frères musulmans. Quand les peuples vont avoir conscience de ces faits, ce qui commence à se produire en Tunisie ou en Egypte, et qu’ils se seront débarrassés des pouvoirs installés par la Sainte-Alliance Washington-Londres-Paris, les Français pourront toujours essayer d’exporter du camembert au Qatar.

    Q : Vous mettez en cause les dirigeants français, Nicolas Sarkozy et François Hollande, et des dirigeants du renseignement français en contact avec des organisations proches de groupes terroristes…

    Jean-Loup Izambert : Je ne les mets pas en cause. Je les accuse de couvrir soit des criminels associés à des groupes extrémistes islamistes, soit de soutenir des organisations qui sont liées à ces groupes et de pactiser avec des dictatures comme celles du Qatar, de l’Arabie saoudite ou du Bahreïn.

    Q : Dans votre livre vous montrez comment se fabriquent des“oppositions” et vous citez les cas de plusieurs dirigeants d’organisations islamistes bénéficiant du soutien des dirigeants français dans les guerres contre la Libye et la Syrie. Pouvez-vous nous rappeler quelques exemples ?

    Jean-Loup Izambert : Sans entrer dans les détails, concernant Nicolas Sarkozy, celui-ci a été quatre fois ministre dans quatre gouvernements UMP dont deux fois ministre de l’Intérieur avant d’être élu Président de la République en 2007. Comme je le démontre, alors qu’il occupait ces fonctions, des ministères à la présidence, il ne pouvait ignorer que des membres de l’organisation islamiste tunisienne Ennahda recherchés par Interpol pour des actes criminels étaient en France depuis le début des années quatre-vingt-dix.

    Certains des membres d’Ennahda auraient du reste été retournés et sont aujourd’hui dans les rangs du pouvoir tunisien pour orienter sa politique étrangère, économique, financière et militaire en faveur des puissances coloniales. Par ailleurs Sarkozy a été le promoteur de l’intervention militaire contre le peuple libyen et l’initiateur de relations privilégiées avec les putschistes islamistes. A ce titre, comme Président de la République française et chef des armées, il est responsable de la violation des résolutions de l’ONU dans ce conflit et responsable de crime contre l’humanité du fait de l’utilisation d’armes à uranium par les armées de l’OTAN.

    Q : Et aujourd’hui, concernant François Hollande ?

    Jean-Loup Izambert : Les Français qui ont voté pour lui découvrent qu’en réalité il poursuit la même politique que son prédécesseur de l’UMP. Je ne reviendrai pas ici sur les données concernant l’aggravation de la crise que je développe dans mon livre. Depuis 1981, à chaque fois que les socialistes ont été au pouvoir, ils ont administré les affaires de l’Etat comme des compteurs de petits pois, sans jamais rien remettre en cause de l’organisation et de la gestion de l’Etat au profit des transnationales de la finance et de l’armement. C’est le propre de tous les partis réformistes sur tous les continents : gérer le capitalisme quand celui-ci est en difficulté. Or, le terrorisme n’est rien d’autre que l’expression du capitalisme en crise qui ne peut plus supporter la moindre parcelle de démocratie, le moindre obstacle à sa survie.

    Aussi, je pense que le ministre de l’Intérieur du gouvernement Ayrault, Manuel Valls, devrait se montrer plus humble lorsqu’il accuse la droite d’être“responsable du retour du terrorisme” comme il l’a fait lors d’une séance à l’Assemblée nationale à la mi-novembre 2012. Qu’il commence par nettoyer son écurie ! Comme je le rapporte dans mon enquête en posant des questions, des ministres de l’Intérieur socialistes ont, avec des dirigeants du renseignement français, couvert des individus, membres d’une organisation islamiste, recherchés par Interpol pour des actes criminels et association à une organisation extrémiste terroriste.

    L’Elysée est devenu une sorte de “carrefour” du grand banditisme où le “Tout-Paris” de la Françafrique croise les pires dictateurs de la planète – du Qatar, de l’Arabie saoudite, du Bahreïn, – et les représentants de groupes criminels comme le Conseil national de transition libyen ou le Conseil national syrien. Ces gens là sont les financiers et les organisateurs de groupes qui se livrent au crime organisé à grande échelle, trafic de drogues compris. Il est particulièrement grave de voir les dirigeants français et de l’OTAN leur donner caution, les financer et les armer.

    Q : Mais aujourd’hui les choses n’ont-elles pas un peu changé avec le nouveau gouvernement ?

    Jean-Loup Izambert : Non, bien au contraire, les guerres contre la Syrie et le Mali en témoignent, elles se poursuivent comme sous la présidence de “Sarkozy l’Américain”. Il ne faut pas s’en étonner puisque lors de la passation de pouvoir, le 17 mai 2012, entre le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Fillon, Alain Juppé, et celui du gouvernement Ayrault, Laurent Fabius, ce dernier a déclaré à son prédécesseur : “Sur les questions majeures, je sais que nous nous retrouverons”.

    Le président François Hollande et son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, apportent leur soutien direct à une association comme les“Amis de la Syrie”. Celle-ci regroupe en réalité des représentants de mouvements islamistes sunnites (Arabie saoudite, Qatar, Turquie, Tunisie, Maroc), des dirigeants des États-Unis, de l’Union européenne et des représentants d’officines liées aux services occidentaux, tels ceux du Conseil national syrien (CNS). Cette dernière organisation n’est rien d’autre que l’administrateur de la mort que sèment les milices islamistes en Syrie contre les symboles du panarabisme comme contre toute personne ne partageant pas leur religion.

    Encore une fois, l’organisation des Frères musulmans est au coeur de cette guerre. Je rappelle du reste dans mon livre que cette organisation n’a pas hésité à commettre des crimes odieux à plusieurs reprises contre des civils syriens, cela bien avant de recevoir le soutien direct de Paris dans sa nouvelle tentative de putsch. Toute l’histoire des Frères musulmans en Syrie n’est que crimes, sabotages et assassinats. Ce sont ces gens là que Paris soutient aujourd’hui. Du reste, plusieurs des dirigeants de “l’opposition” criminelle syrienne vivent en Ile-de-France et sont, pour certains d’entre eux, en contact de longue date avec des agents de la CIA, du MI6 et de la DGSE. Cela étant dit, la détérioration des relations entre l’armée française et le pouvoir politique, aggravée sous Sarkozy ne fait que s’accentuer. Les militaires français n’ont pas vocation à servir de milice privée à “Monsieur Total” ou à “Monsieur Areva”, et encore moins à “Monsieur Esso”. C’est pourtant ce qu’ils font au Mali ou, pire, en Afghanis-tan. Comme vous pourrez le lire dans “Crimes sans châtiment”, sous l’administration de l’OTAN, les soldats français de la force d’occupation servent en réalité de bouclier au commerce international de la drogue et des armes de la CIA avec des chefs de guerre islamistes.

    Q. : Vous affirmez que le gouvernement français arme les gangs criminels en Syrie. Mais sur quelle situation peut déboucher cette nouvelle violation de l’ONU et du droit international ?

    Jean-Loup Izambert : Le président français, son Premier ministre et le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ont fait le choix d’envoyer des agents de la DGSE, notamment au Liban puis en Turquie, aux côtés d’agents du MI6 anglais et de la CIA étasunienne pour armer ces groupes assassins. Je rapporte sur ce point des éléments en provenance de différentes sources. Le scénario est à peu près similaire à celui contre la Libye. Face à de tels faits, répétés, il est indéniable que le gouvernement français cherche la guerre, une guerre dont il semble croire, bien naïvement, pouvoir rester à l’abri. Le président français, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense du gouvernement Ayrault devront assumer les conséquences de leurs guerres. Car à partir du moment où vous prenez la responsabilité de protéger des éléments criminels et où vous armez des groupes terroristes en violation du droit international pour semer la mort dans d’autres pays, cela signifie que vous ne pouvez plus être considéré comme un partenaire loyal mais comme un ennemi avec lequel la neutralité n’est plus politiquement praticable. Vous devez alors assumer toutes les conséquences de la guerre, à savoir être vous-même la cible d’actes de guerre. Ce serait même justice que la violence tourne contre la violence politique, économique, diplomatique et militaire des gouvernements qui agissent de concert avec Paris, de Washington à Doha en passant par Londres, Ankara et Tel Aviv.

    Q. : Comment avez-vous travaillé pour mener cette enquête ?

    Jean-Loup Izambert : C’est une enquête sur le long terme – une vingtaine d’années –commencée dans les années 90 jusqu’à nos jours. Il était nécessaire de remonter dans le temps pour analyser l’évolution des relations entre Paris et des groupes criminels islamistes, mettre en évidence que les gouvernements de la France en crise ont besoin du terrorisme et de la violence. J’ai donc mené plusieurs enquêtes sur le terrain entre les années quatre-vingt dix et 2000. Puis je suis revenu sur les principaux protagonistes par périodes en ciblant mes recherches sur le Maghreb, principalement le Maroc et la Tunisie. Ce choix tient au fait que les islamistes y avaient tenté plusieurs coups d’Etat dans les années 90 afin d’y implanter le premier Etat islamiste du Maghreb. La stratégie de la terreur adoptée depuis par les Frères musulmans dans tous les autres pays repose sur le même plan présenté et expliqué dans mon livre. Des dirigeants d’associations, des confrères journalistes d’investigation, des spécialistes comme Abdallah Amami, des universitaires comme Moncef Ouannes, Jean-Paul Pougala ou le philosophe Alain de Benoist, des professionnels du renseignement, tel Yves Bonnet, ancien dirigeant de la DST, d’Interpol ou d’autres services, y compris militaires, interviennent au fil des pages ou apportent leur expérience, leurs avis et des informations précieuses sur les événements en cours. Leur travail important, leurs réflexions, leurs études prolongent mon enquête de terrain. Maintenant, nous allons placer le livre au coeur du débat politique car la crise économique est le terreau de la criminalisation de la vie politique. Mes confrères Richard Labévière avec “Les dollars de la terreur” [2] et Michel Collon avec “Libye, OTAN et médiamensonges” [3] ont déjà produit deux contributions importantes et documentées sur les relations entre pouvoir politique occidental et groupes terroristes islamistes et la mise en scène qui les accompagne. J’y ajoute aujourd’hui, de manière ciblée, le volet français.

    Interview de Jean-Loup Izambert par Louis Dalmas http://www.voxnr.com

    Source : B.I. Infos, no. 185, mars 2013.

    Jean-Loup Izambert : Premier journaliste à dénoncer l’implication de quarante banques européennes dans le plus grand krach boursier de la place de Genève, il publie “Le krach des 40 banques” (1998). Son livre “Le Crédit Agricole horslaloi ?”(2001),momentanément interdit de publicité et de vente en France, est traduit et édité en Fédé- ration de Russie, puis devient le sujet d’un film réalisé par RTR Planeta, première chaîne de télévision de l’Etat russe. Au lendemain de la failli- te du groupe Crédit Lyonnais, il cible les liaisons entre dirigeants de banques, pouvoir politique et magistrature dans“Crédit Lyonnais, la mascarade” (2003). Il est l’auteur de la première enquête journalis- tique sur le fonctionnement de l’ONU, “ONU, violations humaines”(2003). La guerre contre la Yougoslavie puis contre l’Irak le condui- sent à enquêter sur les dessous de la politique internationale et à écrire “Faut-il brûler l’ONU ?” (2004). Après “Les Démons du Crédit Agricole” (2005), il poursuit ses recherches dans le monde financier avec “Pourquoi la crise ?”(2009). “Crimes sans châtiment”, publié par les Editions 20 Coeurs, est l’aboutissement de vingt années d’en- quêtes sur les relations entre dirigeants français et membres de réseaux criminels islamistes