France et politique française - Page 5014
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Marine Le Pen – Des paroles et des actes – France2
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Familles, je vous hais !
Familles, je vous hais ! Telle pourrait être la devise de ce gouvernement. Car il ne lui suffit pas de s’attaquer à la structure profonde de la famille en cherchant à inscrire dans la loi de prétendues nouvelles formes d’une institution aussi vieille que l’humanité, et dont l’extension (de la famille nucléaire à la tribu) a pu et peut encore varier, dans l’espace et le temps, mais jamais la définition (qui repose sur la complémentarité des deux sexes).
Non, il lui faut aussi raboter ce que les familles coûteraient aux finances publiques, comme si les allocations dites familiales ne représentaient pas un investissement pour la société. Car il n’y a, malheureusement, aucun paradoxe à voir le gouvernement d’un côté dissoudre le concept même de la famille sous prétexte de l’ « étendre » à de prétendues familles homoparentales et, de l’autre, rogner, en les taxant, ou les plafonnant, les aides que l’Etat redistribue aux parents afin de participer au coût de l’éducation des enfants, autant dire des futurs citoyens. Ou bien encore les baisser d’un milliard l’an prochain et de 2,5 milliards l’année suivante. Ou punir, en fiscalisant la majoration de leur pension — 800 millions d’euros pour l’Etat —, les parents de familles nombreuses arrivés à la retraite et qui espéraient pouvoir souffler un peu, à moins que la crise ne leur impose de continuer d’aider leurs enfants. Bref, pour réduire les déficits d’un Etat qui dépense par ailleurs sans compter, piquer plusieurs milliards d’euros dans la poche des vraies familles.
Car si le « besoin » d’enfant des « familles » homoparentales répond avant tout à un désir de normalité, au prix de l’instauration d’un criminel droit à l’enfant, ce n’est évidemment pas à ces « familles »-là, stériles par définition, qu’on peut compter pour assurer l’avenir de la nation, puisque, pour s’instituer en fiction juridique, il leur faut soit profiter de l’échec d’un couple à créer ou demeurer une famille — mère abandonnée abandonnant à son tour son enfant, enfants retirés à leurs parents et déclarés adoptables — soit recourir à des pratiques (PMA hors champ médical) et GPA qui ne sont que des techniques de procréation, indifférentes à la notion même de la famille. Inutile de s’étendre davantage sur le caractère orwellien de ce que « construit » — mot-clef de la modernité — l’élite d’une société hors-sol. Au passage, un bon point à Marine Le Pen déclarant sur France Inter, dimanche 18 février, son intention, contrairement à l’UMP, d’abroger le mariage homo si elle arrivait au pouvoir.
Oui, Dider Migaud, le premier président socialiste de la Cour des comptes ne fait que rappeler à François Hollande une de ses promesses de campagne, en lui demandant d’appauvrir les familles pour renflouer l’Etat — en revanche, préférence étrangère oblige, il ne lui suggère pas de réserver les prestations aux seuls Français ou de diminuer la scandaleuse gabegie des aides sociales attribuées aux clandestins ! Il est vrai que l’Europe ne serait pas d’accord ! Souci de justice sociale ? Non, car ces allocations, loin de viser à aplanir les inégalités de revenus — c’est le quotient familial, lui aussi dans la ligne de mire du candidat Hollande, qui joue ce rôle —, sont destinées à compenser, à revenus équivalents, la différence de charges entre les couples n’ayant pas, ayant peu ou ayant beaucoup d’enfants. Une compensation il est vrai de plus en plus dérisoire, puisque en cinquante ans les allocations ont diminué de près de 70% ! Nulle mesure plus contre-productive sur le plan économique, plus injuste sur le plan social et plus scandaleuse sur le plan symbolique ! Contre-productive sur le plan économique, car appauvrir les familles, c’est freiner la consommation et favoriser la récession tout en diminuant le nombre des actifs de demain par rapport aux retraités. Injuste sur le plan social, puisque ceux qui assurent l’avenir de la société sont défavorisés par rapport à ceux qui n’assurent que le leur. Scandaleuse, enfin, sur le plan symbolique, puisqu’elle pénalise la transmission même de la vie. Il est significatif que cette mise en coupe réglée des prestations familiales, dans le seul but d’augmenter les recettes de l’Etat, accompagne la montée en puissance parmi nos élites de l’idéologie écologiste, profondément malthusienne puisqu’elle considère depuis toujours la procréation humaine avec suspicion, voire comme un crime.
En 1974 déjà, le premier candidat écologiste à une présidentielle, René Dumont, voulait taxer les familles de quatre enfants et plus — avant des mesures plus efficaces à la chinoise ? — pour le préjudice que cette « surproduction » faisait courir, selon lui, à l’équilibre écologique ; pensée criminelle, puisqu’elle définissait l’enfant comme un objet de luxe taxable, mais qu’a reprise et aggravée le député écologiste Yves Cochet en 2009, en calculant le coût carbone d’un enfant occidental — 620 trajets aller-retour Paris-New-York ! Et de réclamer, déjà, la réduction des allocations familiales ...dès le troisième enfant (mieux que René Dumont), ajoutant à l’époque dans un entretien au Monde : « S’il y a moins d’actifs et plus d’inactifs, notamment du troisième âge, la question des retraites en 2020 ou 2030 ou 2040 sera plutôt résolue par quelques réfugiés climatiques de la jeunesse du Sud que par une gestion purement comptable des caisses de retraite françaises.[1] » Ou quand le discours écologique, totalitaire par essence, puisqu’il conçoit l’humain simplement en termes de gestion, recoupe le discours ultralibéral et européen sur l’immigration...
Car c’est bien de cette idéologie hors-sol — un comble pour les écolos —, indifférente à l’existence de nations historiques et de civilisations pérennes, faisant de l’homme un simple force de travail exportable, puisque réputé dépourvu de toute racine, que participe cette proposition, socialiste, de fiscalisation, qui, toutefois, ne scandalise pas outre-mesure la droite, et s’inscrit dans cette logique remplaciste qui satisfait les bobos français. Ainsi l’éditorialiste de Marianne, Nicolas Domenach, se réjouissait récemment face à Eric Zemmour [2], de ce que la « droite » française — laquelle ? —, sur le modèle de la droite américaine, devrait bientôt réviser, si elle voulait revenir au pouvoir, ses positions sur la présence des étrangers et la thématique communautariste en raison du poids grandissant de l’électorat issu de l’immigration, ou immigré, si le droit de vote est accordé aux étrangers extracommunautaires ! Et on ose intenter un procès à Renaud Camus pour son expression de « grand remplacement » alors même que ce grand remplacement, ce sont les élites dénationalisées qui le réclament à cor et à cri ! Comme si, du reste, la « droite », Sarkozy en tête, n’avait pas mené, en matière d’immigration, la même politique laxiste que Hollande poursuit aujourd’hui, en tentant déjà de s’attaquer à la politique familiale...
Oui, la haine de la famille est bien le fait d’un pays légal qui, réduisant l’humain à une variable d’ajustement, ne pense plus en termes de peuple ou de nation mais de profits aux plans européen et mondial. Déconnectés du pays réel, nos dirigeants doivent s’attendre un jour ou l’autre à un retour de bâton ! Et qu’ils sachent d’ores-et-déjà que les Français, ce jour-là, ne pratiqueront pas « l’abstention militante et engagée », chère à NKM : ils en finiront avec l’imposture.
François Marcilhac - L’AF 2857
[1] http://www.lemonde.fr/planete/chat/... -
[2] Sur I-Télé, le 16 février 2013 :
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Subir les « maîtres » mondialistes : une fatalité ?
En dessous de la ceinture. Les politiciens français se sont livrés ces dernières heures à une série de déclarations qui ne relèvent pas le niveau général. Pour avoir eu le front de s’opposer au parachutage de la bobo antifrontiste Nathalie Kosciusko-Morizet pour les municipales à Paris en 2014, Rachida Dati, maire UMP du VIIe arrondissement et député européen, a été copieusement insultée par Claude Goasguen. C’est ce même monsieur qui expliquait en mars 2011 que « Le FN est un parti de primates et l’on ne discute pas avec les primates. » M. Goasguen préfère en effet discuter avec les gens bien nés avec lesquels il use également d’un langage assez outrancier. Président du groupe parlementaire d’amitié France-Israël, le très atlantiste Goasguen avait déjà fait sensation en mars 2008, en décrivant les Palestiniens comme «un peuple sauvage de terroristes épouvantables ». Tout en finesse Claude…D’après Le Canard enchaîné, lors d’un déjeuner récent, Claude Goasguen aurait apostrophé Mme Dati : « Ne ramène pas dans la capitale tes mœurs du 9-3 », aurait lancé Claude Goasguen. Réponse de l’intéressée : « Tu te prends pour quoi pour me parler sur ce ton ? Tu t’y crois autorisé parce que j’ai refusé de coucher avec toi? ». Ambiance garantie aussi au PS avec la sortie du livre de la très progressiste Marcela Iacub juriste et chroniqueuse argentino-française au quotidien Libération, évoquant sa liaison avec Dominique Strauss-Kahn. Un portait assez crapoteux et au vitriol de l’ex directeur du FMI et de ses turpitudes, dont les détails ont filtré dans la « grande » presse, à la grande fureur de DSK, mais qui n’épargne pas non plus une « autorité morale » comme Anne Sinclair. Sur le couple DSK-Sinclair, Marcela Iacub ne fait pas dans la langue de bois: «J’ai compris à quel point elle (Anne Sinclair, NDLR) est convaincue qu’elle et son mari appartiennent à la caste des maîtres du monde» . «Elle m’a dit la phrase que je rapporte dans mon livre: Il n’y a aucun mal (à obtenir une faveur sexuelle) d’ une femme de ménage. Pour elle, le monde est séparé entre les maîtres et les serviteurs».
Un mépris du « petit peuple »que l’on retrouve dans les propos du PDG du fabricant américain de pneus Titan International, Maurice Taylor, sur les ouvriers français, même si ses réflexions sur la nocivité de la CGT et les atermoiements du gouvernement ne sont pas toutes irrecevables. Pour le reste, le Secrétaire général du FN, Steeve Briois, a pointé justement « le mépris des patrons des grandes multinationales apatrides pour les ouvriers français et en particulier pour ceux de l’usine Goodyear d’Amiens », désignés « comme du bétail oisif, interchangeable avec les travailleurs du monde entier (…) Le made in France ne doit pas être ce gadget médiatique dont Arnaud Montebourg essaye de se servir comme caution morale ».
Marine Le Pen a dénoncé plus largement avec force hier soir sur France 2, la folle politique euromondialiste qui frappe les Français, nos entreprises et notre outil économique. Un discours qui a fait mouche comme l’atteste un indicateur plutôt fiable: les demandes d’adhésion au FN ont triplé dans les heures qui ont suivi par rapport à leur rythme habituel…
M. Montebourg a beau jouer à la vierge effarouchée, Thomas Wieder sur le site du quotidien Le Monde le 16 février, rapportait les propos de François Hollande lors de son déplacement en Inde qui mettent à bas sa posture alter-protectionniste en carton pâte. « Rendant un hommage tout particulier aux grandes familles d’industriels indiens, explique ce journaliste, M. Hollande a été très clair: Vous n’avez pas une fenêtre : toute la porte (de la France) vous est ouverte, a-t-il ainsi lancé. Sur les craintes que peut susciter la place de l’Etat dans l’économie française, le président s’est également voulu très rassurant: Aux chefs d’Etats et de gouvernement de créer le meilleur environnement (…), mais c’est à vous, chefs d’entreprise, et seulement à vous de définir ce qu’il y a de mieux pour vos économies, et nous vous faisons confiance».
« On se disait en l’écoutant que l’on était loin des discours des socialistes français sur le juste échange. Encore plus loin des sorties d’Arnaud Montebourg contre Lakhsmi Mittal. Et l’on comprit que ce n’était en ce lieu que le président Hollande évoquerait la possibilité de nationalisations temporaires en France… Quelques heures plus tôt, pourtant (…) M. Hollande était venu remettre à Amartya Sen, Prix Nobel d’économie 1998, les insignes de commandeur de la Légion d’honneur (…), ce grand humaniste qui a passé sa vie à dénoncer les impasses du libéralisme classique (…). Vous nous avez appris, en revisitant l’héritage d’Adam Smith, que l’économie ne se réduisait pas à la logique du marché mais qu’elle était une science morale», a rappelé M. Hollande.
« A des journalistes qui l’accompagnaient dans son avion pour Bombay, le président confiait son émotion d’avoir ainsi décoré un auteur dont il avait enseigné les théories à Sciences Po. Cela sonnait comme un retour aux fondamentaux. Des fondamentaux sur lesquels il n’était manifestement guère opportun de s’attarder, quelques minutes plus tard, dans le grand hôtel de la capitale économique du pays. »
Un bel exemple du double langage d’un socialisme, certes intrinsèquement internationaliste et qui s’est couché devant le monde de la finance mondialiste. Socialistes français qui refusent de donner à l’entreprise privée française la protection à laquelle elle a droit contre la concurrence déloyale, par la remise en place de barrières douanières protégeant raisonnablement nos productions nationales des importations venant de pays pratiquant des salaires 20 à 30 fois inférieurs aux nôtres, et dont les ouvriers, vendus au capitalisme apatride par les régimes qui les exploitent, sont dépourvus de toute protection sociale.
Bruno Gollnisch relevait dans son livre « Une volonté un idéal », que « le caractère destructeur du libre-échange dans le système capitaliste n’avait d’ailleurs pas échappé au XIXème siècle à Karl Marx. Contrairement aux socialistes humanistes de son époque, celui-ci estimait que, quelque contestable que celui puisse être au plan moral, il convenait paradoxalement de faciliter la tâche de la bourgeoisie triomphante, ou au moins de ne pas l’entraver, dans la mesure où son rôle unificateur préparait l’avènement de la Révolution mondiale. »
C’est ainsi que Karl Marx était résolument pour le libre-échange comme il l’écrivait dans son Discours sur le libre-échange (1848) : En général, de nos jours, le système protecteur est conservateur, tandis que le système du libre-échange est destructeur. Il dissout les anciennes nationalités et pousse à l’extrême l’antagonisme entre la bourgeoisie et le prolétariat. En un mot le système de la liberté commerciale hâte la révolution sociale. C’est seulement dans ce sens révolutionnaire que je vote en faveur du libre-échange. »
« Nous qui voulons conserver, et non pas détruire, réunir et non pas opposer, devons tracer une autre voie économique poursuit Bruno Gollnisch, qui n’est ni celle de ce libéralisme ni celle du collectivisme, l’un et l’autre destructeurs, quoique selon des modalités différentes.» Alors certes, « le commerce international peut être source d’enrichissement, s‘il est fondé sur les principes d’équilibre, d’harmonie et de réciprocité, dont l’Etat doit être le garant –et rien de plus.»
« La diversité des activités économiques doit être recherchée par priorité , avant l’accroissement de la production et l’abaissement des coûts. Si ces principes étaient méconnus, il est à craindre que demain les intérêts des multinationales, les doctrines du mondialisme et les ambitions de certains dirigeants internationaux – tels que ceux que nous côtoyons dans les institutions de l’Union européenne- ne réalisant l’œuvre de Révolution destructrice à laquelle Marx aspirait. Q’un certain capitalisme apatride réalise ce que n’ont pu les masses endoctrinées par l’idéologie communiste serait un surprenant paradoxe ; l’Histoire en a vu bien d’autres. » Une Histoire qui s’écrira sans les Français, et toujours plus à leur détriment, si nos compatriotes ne sortent pas du jeu mortifère consistant à donner les clés du pouvoir en alternance aux mondialistes de droite et aux mondialistes de gauche.
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Jean-Pierre Petit : « L’image de notre pays est catastrophique »
Jean-Pierre Petit, président des « Cahiers verts de l’économie » revient sur la lettre de Maurice Taylor à Montebourg. Pour lui, le PDG de Titan dit ce que le monde entier pense de la France. L’image de notre pays est « catastrophique » et la politique économique de François Hollande ne fait qu’aggraver cet état de fait. Les recettes publiques représentent 52% du PIB et les dépenses publiques plus de 56% du PIB. Une situation qui n’est pas tenable très longtemps…
Si l’autorité de l’État, qui ne tient plus aujourd’hui qu’au fait qu’il permette encore à la structure économique de fonctionner, disparaît avec cette dernière, les tissus moral et social étant eux-même en état de déliquescence avancés, que laisse augurer l’avenir ?
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Le gouvernement compte revoir le cadre de la liberté d’expression
Au Sénat, plusieurs parlementaires préparent la constitution d’un groupe de réflexion sur la liberté d’expression. Il s’agit d’imaginer plusieurs réformes pour encadrer plus fermement ce droit fondamental, en particulier sur Internet. La révision de la loi sur la liberté de la presse de 1881 est notamment envisagée. De son côté, le gouvernement soutient cette réflexion et compte y participer.
« Notre problématique sera : ‘comment encadrer Internet sans porter atteinte à la liberté d’expression ?’. [...] J’ai conscience que c’est une question très délicate car on peut très vite saper la liberté d’expression. Mais les mots peuvent aussi tuer » Esther Benbassa, sénatrice EELV
Nous aurons peut-être la main tremblante au moment de modifier la loi de 1881, mais sachez que cette main sera néanmoins ferme et déterminée.
Najat Vallaud-Belkacem
« Le canal virtuel ne rend pas moins réels les actes dont se rendent coupables ceux qui les commettent et dont les tribunaux peuvent connaître » Christiane Taubira
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Variations sur William Lecky et l’éternel retour des idées du FN
Un énième sondage du Monde, toujours sourcilleux en la matière, fait état d’une progression des idées du Front national dans l’hexagone et d’une banalisation des idées du mal absolu qu’incarne ce parti. Au bout de trente ans (déjà...) de banalisation des idées du Front national, il serait peut-être temps de faire le point en cette matière, à peine de nous retrouver vers 2043, quand nous seront tous bien morts ou bien chenus, et bien barbus, face à une autre et énième dénonciation de la banalisation des idées du Front national par les idiots de l’alors tiers-monde et des autres médias.
***Que nous apprend ce sondage commenté par les sempiternels experts dans le genre de Perrineau ? Certains (30 % ? 70 % ? 100 % ?) Français considèrent donc qu’il y a trop d’immigrés en France ! Mon Dieu ! Certains Australiens aussi, certains Norvégiens encore plus, certains Américains, tout le monde en fait sur la planète considère qu’il a trop d’immigrés dans son pays ! Même les Qataris ! Certains Français considèrent ensuite que l’islam est une menace pour nos valeurs républicaines, laïques (voyez ce qu’elles ont fait subir au christianisme, ces valeurs, avant de les juger démocratiques), notre liberté, etc. Là aussi, on est effrayé de tant d’originalité ; est-il besoin d’être membre actif du Front national pour douter que l’islam soit une religion d’amour et de tolérance ?
Enfin (mais je vais arrêter, on se moque quand même trop de nous) certains Français considèrent que l’on assiste à un déclin français, alors que tout ne s’est jamais si bien porté dans notre beau pays, surtout sa dette immonde ! On devrait pourtant juger d’un bon oeil l’agenda néocolonial en Lybie, au Mali, en Syrie, qui nous ramène au meilleur des jours de nos précédentes républiques. « Les races supérieures doivent civiliser les races inférieures », disait le grand Ferry.
Et elles n’y manquent pas.
***Je plaisante, mais bien sûr je ne plaisante pas. Un tiers des Français se disent donc proches des idées du Front national, qui sont aujourd’hui des truismes, en matière d’immigration, d’islam ou de théorie du déclin (encore un avatar de la théorie du complot !). Mais bien sûr les Français considèrent que les gens du Front national sont incapables de résoudre les problèmes qu’ils ont eux-mêmes soulevés ou même soulignés. On est à 30 % de sympathisants mais à 12 % de croyants ! Les scores de 1984 ! Quel progrès dans la salle ! Quel effroi dans les salles de rédaction politiquement bien-pensantes et surtout psychiquement ronflantes !!!
Entendons-nous bien ; je ne veux pas du tout démoraliser les militants ou les encore trop rares électeurs du Front national, je veux simplement dire que l’on se fiche de nous.
Résumons-nous en somme : trente ans après la théorie de Fabius, toujours ministre, et préposé aux bombardements hexagonaux en Afrique et ailleurs, nous découvrons que le Front national apporte des réponses fausses à de vraies questions ! Rien n’a changé entre-temps, sinon l’âge de la population, la taille de l’immigration et bien sûr de notre dette immonde.
Maintenant je dis ce que j’en pense du sondage ; il ne fait pas peur, mais alors pas du tout à l’élite ; il permet simplement comme aux temps de 2007, plus proches de nous que les élections européennes de 2004, de recadrer le débat à droite et de faire peser l’opinion vers une droite décomplexée, comme on aime à dire pour la millième fois, qui osera prétendre face à la gauche, qu’il y a trop d’immigration, trop de dette, trop de déclin ; mais pas assez d’Europe, pas assez de lois contre le racisme, pas assez d’euros et pas assez d’immigrés travailleurs qualifiés ! Le tour sera joué et l’on pourra encore revoter pour les mêmes. Copé nous fera goûter au brouet de la France pour tous, après ses prédécesseurs. Idem en Amérique avec Hillary ou Jeb Bush.
***Certains peuvent s’amuser de ce jeu démocratique. Ceux qui aiment entrer dans un palais départemental, sortir en Citroën de luxe, bavasser quarante fois sur la réforme de l’Etat, lancer des drones à Kaboul et arpenter les trottoirs et faire crépiter les Twitter. Certains peuvent s’en lasser. Je découvre en ce moment un excellent auteur irlandais et protestant de son état, de la fin du XIXe siècle, William Hartpole Lecky. Cet homme est un savant humaniste qui a beaucoup lutté contre l’antisémitisme. Et il fait les observations suivantes, entre 1893 et 1896 :
- Le régime des partis est mauvais pour un pays. Et un régime parlementaire est moins démocratique qu’un royaume autoritaire tempéré par une représentation rationnelle des métiers ou des ordres comme sous l’ancien régime. Cette évidence scandaleuse est une évidence tout de même.
- Un régime parlementaire et démocratique est une ruine pour la société. Lecky compare la France de la troisième république à l’époque des Bourbons et la voit ruinée (déjà ! Encore ! Rendez-vous dans cent ans ! On braillera sur la dette !) par le colonialisme (déjà), le militarisme, les grands travaux et les infrastructures. Le Brésil post-impérial est aussi ruiné en quelques années par le parlementarisme. Il faut gagner son électeur !
- Lecky remarque que la démocratie parlementaire est la proie rêvée des banquiers, comme l’Europe d’aujourd’hui, puisqu’on y emprunte à tout-va et la démagogie et le laisser-aller sont les clés du pouvoir et d’une élection. On comprend alors que les guerres démocratiques ont souvent pour mission de soumettre un pays récalcitrant à une banque, mondiale ou autre.
- Le parlementarisme crée un clientélisme et un socialisme pervers et festif qui ruine aussi la société et creuse la dette, qui s’était maintenue en France jusqu’en 1870. Lecky voit aussi que la France fera bientôt la guerre : on est en 1896, et la république ou la patrie sera une volonté non pas de vivre mais de mourir ensemble. Nous sommes toujours en guerre, après d’abominables boucheries. La démocratie n’est pas à cela près, voyez donc Thucydide.
- Enfin et surtout, la démocratie est dominée par des lobbies. Lecky décrit des minorités habiles et autocentrées (self-seeking and skilfully organised minorities) qui contournent les intérêts de la majorité comme à Bruxelles ou Washington. Et la démocratie parlementaire est donc mauvaise pour la liberté. C’est presque aussi bien démontré que Tocqueville ou Ostrogorski (j’en reparlerai).
***Une banalisation des idées du Front national trente ans après l’élection de Belleville (13 % pour JMLP déjà) et après les européennes ! Mais de qui se moque-t-on ?
Lisez ce très beau livre écrit dans un anglais impeccable, c’est-à-dire francisé ou presque (a great proportion of the deputies are agents for instigating to expense), allez à la pêche ou en randonnée et oubliez les sondages sur la banalisation des idées du Front national.
On se réveillera pour faire la révolution. Ou alors on mourra. Mais cela coûtera cher.
Je laisse la parole au prophète pour conclure démocratiquement !
Les hommes dorment ; et quand ils meurent, ils se réveillent.
Le prophète Mahomet
Nicolas Bonnal http://www.france-courtoise.info
William Hartpole Lecky, "démocracy and liberty", 2 volumes, téléchargeables sur le phénoménal site <archive.org>.Lien permanent Catégories : actualité, élections, France et politique française, lobby 0 commentaire -
4,7 millions de Françaises vivent dans la pauvreté
Avec un niveau de vie inférieur au seul de pauvreté de 964 euros mensuels pour une personne seule, 4,7 millions de femmes (contre 3,9 millions d’hommes) vivent dans la grande précarité.
70 % des “travailleurs pauvres” sont des femmes et le risque de précarisation est aggravé pour les familles monoparentales. Ce sont les derniers enseignements d’un rapport remis par la délégation aux droits des femmes du Conseil économique, social et environnemental.
Les chiffres donnent le vertige. Plus des trois quarts des 1,5 millions de personnes en sous-emploi sont des femmes. Le taux de féminisation des emplois à temps partiel dépasse 82 % et pour 31 % d’entre elles, cette situation est subie. Enfin, les deux-tiers des salariés à bas salaire sont des femmes.
Ces vies précaires ont un impact sur l’état de santé et le niveau des retraites. Les femmes en France perçoivent une pension deux fois plus faible que celle des hommes (879 euros contre 1.657 euros mensuels). Les moins favorisées recourent moins que les autres aux examens de dépistage, notamment du cancer et en dépit de l’instauration de la CMU-C, elles déclarent plus souvent que les hommes (18,5% contre 12,3% des hommes) renoncer à des soins pour raisons financières.Elles sont également plus vulnérables en matière de santé au travail : les troubles musculo-squelettiques (TMS) les concernent à 58 %. Pourquoi ? Parce qu’elles sont surreprésentées dans les professions d’agents d’entretien, d’aides aux personnes ou de vendeuses dans lesquelles les postures sont contraignantes et répétitives.
Les mères isolées connaissent encore un risque aggravé de précarisation. Elles représentent la quasi totalité des 190.000 allocataires du RSA socle.
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Révolution Française & persécution antireligieuse (1789-1799)
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Entrevue du C.N.C #2: Méridien Zéro
1) Comment vous est venue l’idée de créer Méridien Zéro ? Quels étaient les objectifs de la création de cette émission de radio ? Estimez-vous ces objectifs atteints aujourd’hui ?
Lt Sturm pour l’équipe MZ : Tout d’abord, merci d’ouvrir les colonnes de votre blog à notre équipe. L’idée de créer Méridien Zéro est née de la rencontre d’une volonté et d’une opportunité. La volonté, c’était celle des membres fondateurs du M.A.S (Mouvement d’Action Sociale) de s’emparer des vecteurs médiatiques que la modernité nous offre pour présenter nos analyses, nos principes et proposer nos alternatives. Nous connaissions Radio Bandiera Nera et nous avions dans l’idée de créer un équivalent francophone. Mais, partant de rien et sans connaissances précises sur le métier « radio » d'une partl et sur les spécificités d’une webradio d’autre part, la tâche nous paraissait complexe. C’est à ce moment là que le camarade Sébastien (fondateur de Zentropa) nous a avisé de l’arrêt prochain de son émission (Tuons le clair de lune) et nous a proposé de reprendre le créneau. Honorés par cette offre, nous y avons promptement répondu. Le reste, c’est beaucoup de boulot, une mise de fond matérielle mise à disposition par les camarades du M.A.S et surtout une volonté de réaliser le projet. Je dois ici remercier les tous premiers invités qui se sont jetés avec nous dans le grand bain : Georges Feltin-Tracol, Xavier Eman, Romain Lecap, Monsieur K … Je les salue chaleureusement au nom de toute l’équipe. Enfin, rien n’existerait sans les techniciens, précieux hommes qui ne comptent ni leur temps ni les moyens pour offrir un son de qualité et des montages pertinents. Je pense ici à Lord Sergueï, pionnier de l’émission, à Igor, Lord Tesla …
2) Méridien Zéro est l’émission française de RBN, quels sont vos liens avec celle-ci ?
Lt Sturm pour l’équipe MZ : Nos liens avec RBN sont d’ordres amicaux, militants et techniques. Nous avons cette chance d’être en phase avec nos amis italiens, de partager nombre de leurs analyses métapolitiques, voire l’esprit offensif et conquérant qui les anime. Ensuite, pour nous qui n’y connaissions pratiquement rien, les camarades de RBN ont été d’une aide précieuse et leur radio a constitué un formidable tremplin de notoriété. Je note d’ailleurs qu’ils font preuve du même appui avec toutes les émissions étrangères reliées à RBN. En ce sens, ils œuvrent grandement à la constitution de pôles médias autonomes.
3) Pouvez-vous nous éclairer sur la signification du nom Méridien Zéro ?
Lt Sturm pour l’équipe MZ : L’expression Méridien Zéro est tirée d’un échange épistolaire entre Ernst Jünger et Martin Heidegger. Jünger y explique que le dépassement du nihilisme (que représente la modernité finissante dans laquelle nous vivons) nécessite de franchir la ligne symbolique, le Méridien Zéro qui sépare le monde creux de celui que nous fondons. L’émission Méridien Zéro se veut le témoin de ce passage dans sa volonté de faire découvrir aux auditeurs ceux qui marchent sur les crêtes du monde, les passeurs, les éclaireurs.
4)Quel est actuellement l’impact de MZ au sein des milieux dissidents et « non-conformes » ?
Lt Sturm pour l’équipe MZ : Commençons par un bilan chiffré qui je vous l’avoue nous surprend toujours. Aujourd’hui, Méridien Zéro c’est 6 à 8000 auditeurs par émission et environ 30 000 visiteurs par mois sur le site. Le public est très varié en âge, provenance militante et positions politiques.
Pour ce qui est de l’avant-garde dissidente je dirais que Méridien Zéro un foyer de ralliement autant qu'un centre d'émission. Notre liberté de ton, notre ligne ouverte nous aident à développer des thématiques transverses, à créer des synergies.
5) Quelles sont les émissions qui ont eu le plus de succès ?
Lt Sturm pour l’équipe MZ : Les émissions à succès sont le résultat d’une alchimie fragile : Le bon invité, la thématique qui accroche, la corrélation avec une actualité clivante et l’état de forme des animateurs ! Bien sûr, les émissions avec des invités hauts en couleurs comme Guillaume Faye, Alain Soral, Tomislav Sunic, Gabriele Adinolfi, Piero San Giorgio … sont très écoutées. Les « Panorama Actu » sont aussi plébiscitées tout comme les émissions sur les grandes figures (Chesterton, Mabire, Céline). Nous essayons d’équilibrer entre nécessité historique, actualité, polémiques et politique.
6) La der de l'année est une émission surprenante... il transparaît un certain second degré festif dans l'équipe de MZ? Cela est-il révélateur d'un état d'esprit général? Comment qualifieriez-vous « l’esprit MZ » ?
Lt Sturm pour l’équipe MZ : Ah la Der de l’année ! Franchement, je dois vous dire qu’avec la Der de la saison ce sont là deux émissions ou l’équipe au complet ouvre les vannes. Nous y mêlons joyeusement 1er, 2nd voire même 3ème degré si le vin nous emporte ! Ces émissions hors-gabarit nous permettent également de dévoiler un peu plus l’esprit qui anime l’équipe, fait de joie et de camaraderie. Si je peux qualifier en effet « l’esprit MZ », je dirais que nous ressentons un immense privilège à proposer des émissions libres pour des hommes libres. Car c’est un privilège de combattre cette société finie et bornée, molle et dissolvante. Méridien Zéro est un navire corsaire, qui vogue au grès des vents de la guerre pour porter le fer contre le Système.
7) La musique que vous programmez pendant vos émissions est très éclectique et on peut dire qu’il y en a pour tous les goûts, ce qui est positif. Qui choisit les titres ? Pourquoi ne pas plus passer de titres joués par des artistes de la mouvance au sens large ?
Lt Sturm pour l’équipe MZ : Pour la musique, c’est très simple. Chaque animateur, au fil des thématiques d’émission ou selon son envie du moment et ses découvertes musicales, propose ses titres. C’est vrai que nous pourrions de temps en temps passer des titres plus « mouvance » tant le panel est large sur ce plan (folk, indus, métal, électro, classique …). Je vous avoue qu’il n’y a pas vraiment de politique musicale. Je prends bonne note de la remarque et la porterai en conférence de rédaction.
8) Toujours au sujet de la musique, pourquoi avoir choisi comme musique d’introduction de votre émission un titre de VNV Nation?
Lt Sturm pour l’équipe MZ : D’abord parce que PGL et moi sommes fans de ce groupe et amis de longue date des membres de cette formation qui se définit elle-même comme « rétro-futuriste ». Ensuite, parce que le morceau joué à chaque début d’émission, issu d’un projet parallèle du groupe plus symphonique, s’intitule « Pro Victoria », ce qui résume parfaitement notre programme.
9) Quelle place occupe Méridien Zéro au sein du réseau M.A.S (Mouvement d’Action Sociale) ?
Lt Sturm pour l’équipe MZ : Méridien Zéro est clairement le vecteur média du M.A.S. Même si nous ne faisons pas tout le temps référence à notre structure militante de rattachement, nombreux sont les membres de l’équipe qui appartiennent au M.A.S. Dans notre démarche combattante, les vecteurs de la modernité que sont les nouvelles technologies de l’information sont considérées comme des armes. Méridien Zéro est donc une arme de l’arsenal du M.A.S. C’est une arme à longue portée dans l’espace et le temps. Nous plantons des drapeaux dans le réel, nous voulons aider nos auditeurs à reprendre la lutte par d’autres moyens et sur de nouveaux fronts. Tel est l’objectif croisé de MZ et du M.A.S.
10) L’émission Méridien Zéro est-elle l’embryon d’un projet plus ambitieux ?
Lt Sturm pour l’équipe MZ : Oui, nous caressons clairement l’espoir de proposer plus à moyen terme. Je ne donnerai pas de détails ni en terme de délais, ni en terme de contenus, mais nous poursuivons notre réflexion sur un développement plus ambitieux de MZ. Pour le moment, les contraintes sont simples : manque de temps, nécessité d’étoffer les équipes d’animateurs – c’est ici un appel très direct aux bonnes volontés. Je rappelle que pour beaucoup d’entre nous l’engagement militant ne se limite pas à MZ. Il y a le M.A.S, Solidarité Populaire, les revues, les maisons d’éditions …
11) Quelles sont vos références idéologiques principales ? Même s’il y un certain nombre de contributeurs à l’émission, certaines doivent être communes à tous…
Lt Sturm pour l’équipe MZ : Je dirais qu’il y a une certaine « biodiversité » sur ce plan à MZ. Nos parcours militants, nos goûts, notre formation doctrinale font qu’à MZ Nietzsche côtoie Paretto, Evola rencontre Valois, Chesterton dialogue avec Proudhon. Finalement, une grande quantité de sources s’articulent et s’imbriquent sans se brouiller. C’est le caractère symbiotique de l’équipe. Pour autant, cela ne conduit pas à de fades synthèses, mais bien plutôt à une stimulante émulation. C’est très enrichissant. Nous retrouvons également cela dans la sphère ô combien explosive du religieux puisque l’équipe MZ fait cohabiter Catholiques, Païens, Athées et agnostiques.
12) Merci d’avoir répondu à nos questions. A quoi peut-on s’attendre de la part de MZ dans un futur proche ?
Lt Sturm pour l’équipe MZ : Les mois prochains apporteront leur lot d’invités de marque. Vous verrez aussi se développer des émissions de débats, vous retrouverez les jeunes moussaillons pour leur second appareillage, des Pano Actu très chargés … et quelques surprises. Bref, que du bon ! Merci à vous pour cette invitation et bravo pour le travail du Cercle Non Conforme. Vous faites par l’écrit ce que nous produisons en radio, pourvu que cela dure.
Et comme il n’est pas possible de nous quitter autrement : « A l’abordage et pas de quartier ! »
http://cerclenonconforme.hautetfort.com/
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VNV Nation - Pro Victoria
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La politique de la Ville : un échec à 90 milliards d’euros
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) - Mardi, le Premier ministre a présenté une énième réforme de la politique de la Ville. Elle prévoit une série de mesures visant notamment à concentrer les moyens existant vers les quartiers les plus en difficultés. En trente ans de « crise des banlieues », c’est près de 2.500 quartiers dits « difficiles » qui ont fait l’objet de programmes de rénovation de l’habitat, de subventionnement de l’emploi et associatif, afin de retrouver la paix sociale et l’emploi.
Depuis 1989, la politique de la Ville a coûté 90 milliards d’euros : 50 milliards d’euros entre 1989 et 2002, et 42 milliards supplémentaires pour le plan Borloo pour les banlieues entre 2003 et 2012 ! Où va cet argent ? Nul ne semble vraiment le savoir. La Cour des comptes a critiqué les subventions massives, distribuées sans contrôle à 15.000 associations dont souvent on ignore tout. En juillet dernier, elle a encore pointé du doigt le saupoudrage confus des crédits
L’échec est sévère : le dernier rapport de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles montre que le taux de chômage est, dans ces quartiers, 2,5 fois plus élevé que dans le reste du territoire national ! Un tiers de la population y vit sous le seuil de pauvreté. L’échec scolaire y est désespérant. Tous les services publics y sont plus difficiles d’accès. Enfin, l’insécurité y empire sans cesse. La politique de la Ville a été incapable d’atteindre son objectif de rétablir la paix sociale, l’emploi et la sécurité régnant ailleurs en France.
En résumé, la politique de la Ville est un incroyable enchevêtrement sans cohérence de programmes, de dispositifs et de périmètres, s’applique sur des quartiers durablement déstructurés par l’immigration de masse et où l’idéologie du droit à la différence a fait des ravages.
Selon Xavier Raufer, la réformer nécessiterait de suivre trois phases simples et claires : « Pacification, confiance, retour à la norme et au travail. »
