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France et politique française - Page 5016

  • Ah ! les p’tites femmes, les p’tites femmes de Paris…

    Ah ! les p’tites femmes, les p’tites femmes de Paris…Plus l’abstention est forte aux élections, plus les citoyens – qu’ils soient écœurés, blasés ou préfèrent les plaisir d’une partie de pêche le jour du scrutin – se détournent de la politique… et plus on organise de consultations ! À l’évidence, les échéances électorales, pourtant quasi-annuelles, ne suffisent plus. À celles-ci, sensées donner une parfaite image de la démocratie parlementaire jusqu’au plus profond de nos campagnes, voilà l’UMP, après le PS, à désormais organiser des « primaires » avant toute échéance électorale.

    Celle qui vit s’affronter à l’automne François Fillon et Jean-François Copé pour la présidence de ce parti, aurait pourtant dû faire réfléchir les leaders actuels de celui-ci : coup fourrés, contestations, invectives, menaces, procédures arbitraires, promesse d’un nouveau vote à l’automne suivant, puis consensus (enfin !) sur la difficulté à organiser ce dernier, surtout dans la période de vaches très maigres que traverse l’UMP, « endettée de chez endettée »… De plus, aucun des camps n’est vraiment certain que ne se rejoue pas la pantalonnade déjà douloureusement (euphémisme !) vécue par les militants sincères.

    Mais décidément, quand on ne veut pas comprendre, on ne veut pas… et le spectre d’une nouvelle empoignade interne vient d’être programmée sur la place publique.

    Cette fois, c’est pour désigner en juin prochain le candidat de la droite ou du centre pour les municipales à Paris en 2014. Avec promesse de « processus “transparent” pour éviter tout psychodrame. »

    Juré, craché, voté ! Foi d’UMP ! Si je mens, je suis élu !

    T’as qu’à croire ! À peine le coup d’envoi de cette primaire officiellement lancé, celle-ci est contestée par une partie des prétendant(e)s à l’investiture, à commencer par Rachida Dati… Maire de l’excessivement conservateur VIIe arrondissement et accessoirement députée qui s’ennuie au parlement européen, l’ancienne Garde des sceaux ne rêve en effet que de revenir au premier plan de la politique nationale. Via l’Hôtel de ville de la Capitale…

    Sur sa route – outre Anne Hidalgo, actuelle première adjointe au maire de Paris qui portera les couleurs socialistes et sans doute l’écolo-ministrée Cécile Duflot – se dresse Nathalie Kosciusko-Morizet, ex-porte-parole de Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle de 2012, que l’on suspecterait facilement, à la voir et à l’entendre, de s’être échappée d’un troupeau de Femen… les nichons et la petite culotte à l’air en moins !

    Gageons que la primaire UMP se jouera, médiatiquement en tout cas, entre ses deux représentantes d’un sexe qui ne saurait être faible pour l’occasion.

    Citons pour mémoire, les autres candidats déjà déclarés – en attendant quelques retardataires avides d’un coup de promotion personnelle bon marché –, soit Jean-François Legaret, Pierre-Yves Bournazel, Franck Margain… et une autre dame, Douce de Franclieu, dont le programme s’annonce particulièrement captivant si l’on en croit sa déclaration de candidature : « Atterrée par la volonté de l’UMP de pousser la candidature de Mme NKM à la tête de la Primaire pour Paris, M. Fillon ayant décliné et Mme Dati et d’autres ayant dit vaguement oui, j’ai décidé de présenter la mienne… »(1) et qui a au moins le mérite d’annoncer la couleur de ses motivations : « ancienne mère de famille maintenant sans profession si ce n’est candidate. »(2)

    On sent tout de suite que l’un des points de la Charte des primaires, demandant aux candidats de « se respecter », « ne pas tenir de propos offensants ou risquant d’amoindrir leurs chances de victoire à l’élection municipale » et surtout de « se rassembler derrière (le futur candidat) et faire campagne en sa faveur », peut faire sourire quelques esprits facétieux.

    Si ce mode de désignation d’un candidat fonctionne aux États-Unis d’Amérique, à l’évidence, il est au mieux inutile, au pire désastreux, de vouloir et de continuer à vouloir l’appliquer en France… Inutile en 2007 où la candidate socialiste issue d’une telle désignation s’est fait largement battre alors par Nicolas Sarkozy… et désastreux pour l’UMP qui offre ainsi, en moins d’un an et à deux occasions différentes, une image de division suicidaire sur fond de rancunes, de jalousies, d’ambitions et plus encore, d’un vide absolu de propositions politiques innovantes.

    Car si un(e) candidat(e) à cette primaire avait un tant soi peu de programme à proposer, soyons certain que celui-ci n’intéressera guère les médias qui préféreront toujours rapporter les bisbilles, noms d’oiseaux et psychodrames des intéressé(e)s… et ces dernier(e)s, ne serait-ce que pour tirer la couverture médiatique à eux(elles), n’hésiteront jamais à les approvisionner régulièrement en « petites phrases » toutes plus croustillantes, mesquines ou assassines les unes que les autres.

    Et comme à l’UMP, on n’est jamais en reste d’un gag, ne boudons pas notre plaisir en rapportant que « par sa mère Bénédicte Treuille, (Nathalie Kosciusko-Morizet) serait une lointaine descendante de Lucrèce Borgia »…

    Du moins à en croire l’encyclopédie en ligne wikipedia… et c’est sans doute trop beau pour ne pas être vrai !
    Philippe Randa http://www.voxnr.com/
    Notes :
    (1) www.ladepeche.fr, 13 mars 2013.
    (2) Sources AFP, 14 mars 2013.

  • Pourquoi le racisme anti-blancs est-il désormais au cœur du combat de la Licra ? par Gérald Pichon

    PARIS (NOVOpress) Comme il l’indique dans Sale Blanc ! Chronique d’une haine qui n’existe pas, Gérald Pichon explique qu’après avoir été le grand tabou des médias et des politiques le racisme anti-blancs devient désormais l’objet d’une récupération politicienne mais aussi par des associations « antiracistes ». Une récupération dont les vraies victimes de cette haine, les Français de souche européenne, feraient les frais…

    Le 47ème congrès de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) sera consacré cette année à la « Nouvelle Donne contre le racisme et l’antisémitisme ». Nouvelle donne car, comme l’explique son président, Alain Jakubowicz, le combat antiraciste doit s’adapter « à l’évolution de la société » avec la fin de l’idéologie antiraciste de l’après guerre qui a formaté plusieurs générations élevées « avec l’idée que les minorités étaient consubstantiellement victimes » et « que les racistes et les antisémites étaient blancs, chrétiens et de droite. Tout ça a complètement explosé » (Actualité juive n°1245).

    Le raciste était forcément français/blanc
    La Licra s’apprête donc à opérer un virage important dans ses convictions idéologiques, elle dont l’ancien président, Jean Pierre-Bloch, déclarait en 1988 que « s’il s’agit de crimes, il y a en effet deux vitesses : quand le travailleur immigré tue un Français, il ne le tue pas parce qu’il est français et blanc mais parce qu’il veut le voler. Quand un Français tue un immigré, il le tue parce qu’il est arabe ou immigré. Et c’est là le racisme » (La France et ses immigrés, Ménie Grégoire). Il figeait ainsi pendant des décennies sur les tables de lois de la pensée unique, la vision manichéenne du Blanc forcément raciste et des extra-Européens forcément victimes.

    La Licra s’adapte au glissement politique vers la droite de la communauté juive
    Se déclarant désormais apolitique et ouverte à tous, la Licra est la continuité de la LICA (Ligue internationale contre l’antisémitisme, le changement de nom date de 1979), « un groupement juif à vocation unitaire fortement ancré à gauche » (Des hommes libres : Histoires extraordinaires de l’histoire de la Licra, Jean-Perre Allali-Haim Miscant). Mais à mesure que la communauté juive a glissé vers la droite, la Licra s’est adaptée à cette nouvelle donne, quitte à changer son fusil d’épaule en dénonçant non plus l’antisémitisme d’extrême droite, mais celui arabo-musulman et le silence complice de la gauche.

    L’électrochoc de la seconde Intifada
    Jusqu’à la fin des années 1990, la communauté juive a « toujours massivement soutenu la gauche : 43% des juifs votent pour les socialistes, 1% pour l’extrême gauche, 41% se définissaient au centre et 14% de droite, enfin 1% d’extrême droite. » (OPA sur les juifs de France, Cecilia Gabizon-Johan Weisz). La deuxième Intifada en octobre 2000 se solde par 120 actions violentes (synagogues incendiées, agressions, etc) contre des cibles juives (en 1999 : 9).

    La communauté juive se sent abandonnée face aux musulmans
    Plus que la violence, c’est le silence de la classe politique de gauche qui entraîne un sentiment d’abandon de la communauté juive, se sentant trahie au profit des Arabo-Musulmans. L’idée est que le rapport du nombre jouerait en la défaveur des juifs de France. « Le côté démographique ne sera pas à notre avantage. Est-ce qu’on veut se battre contre des gens cent fois plus nombreux que nous ? (…) Est-ce que nous devons subir le fait qu’il y a cinq, sept voire millions de musulmans en France », déclare Serge Hajdenberg, président-fondateur de Radio J en 2004 lors d’une conférence sur « l’avenir des juifs de France » (OPA sur les juifs de France, Cecilia Gabizon-Johan Weisz).

    La recherche de nouvelles alliances : Occident contre islamistes
    Au début des années 2000, une partie de la communauté juive va chercher de nouvelles alliances auprès de la droite, voire même de l’extrême droite. Au nom de la lutte contre l’islamisme (« ici comme en Israël ») et de la défense de l’Occident (Europe+Israël+Etats-Unis), de nouvelles personnalités vont dépasser par la droite les instances communautaires et obtenir une écoute attentive de la part des juifs des classes populaires.

    Le rôle de Gilles-William Goldnadel
    Gilles-William Goldnadel est l’une d’entre elles. Issu des milieux souverainistes et s’assumant en « juif de combat » qui « défend Israël de manière tribale », il va faire converger la lutte contre l’antisémitisme à la lutte contre le racisme anti-blancs. Pour l’auteur de Réflexions sur la question blanche : Du racisme blanc au racisme anti-blanc, « Israël, avec Tsahal, est devenu pour son malheur médiatique le dernier des maudits Blancs. Un Blanc au carré ! Le drame du Juif, c’est sa boiterie face à l’histoire : à l’époque du nationalisme triomphant, il était apatride, et voilà qu’à l’heure du “dénationalisme” il est celui qui défend bec et ongles un Etat-nation occidental. L’anachronisme juif ! Là est le vertige : j’ose suggérer que, pendant que le Blanc se faisait juif par tropisme victimaire, le Juif – l’Israélien et, par procuration, tous les autres -, se faisait blanc. »

    Un mouvement sioniste de gauche lance le débat médiatiques sur les « ratonnades anti-Blancs »
    En mars 2005, les manifestations lycéennes en plein cœur de Paris sont attaquées par des bandes ethniques agressant et lynchant des manifestants à cause de la blancheur de leur peau. Le nombre de victimes comme la violence des agressions obligent, pour la première fois, les médias, comme le quotidien Le Monde, a évoqué ce tabou. Pour dénoncer ces « ratonnades anti-blancs », le mouvement « juif, sioniste et socialiste » Hachomer Hatzaïr et la radio communautaire Radio Shalom lancent un appel signé par plusieurs personnalités pour dénoncer le fait que « des lycéens, souvent seuls, sont jetés au sol, battus, volés et leurs agresseurs affirment, le sourire aux lèvres : “parce qu’ils sont Français”. (…) On a parlé de David, on a parlé de Kader mais qui parle de Sébastien ? »

    Pourquoi cette prise en compte de la haine antiblanche ?
    Voici par ordre d’importance les motivations poussant les instances communautaires à faire cet aggiornamento idéologique :

    1. Garder une crédibilité face au caractère massif du phénomène de la haine antiblanche
    2. Pour contrecarrer le sentiment d’abandon et face à l’éclatement communautaire français, chercher des alliés.
    3. Associer Israël. Faire passer cette idée : les Israéliens et les Gaulois ont le même ennemi.

    Gérald Pichon http://fr.novopress.info/

  • Conseil unique d’Alsace. Régionaliser ? Oui mais pas n’importe comment.

    Conseil unique d’Alsace. Régionaliser ? Oui mais pas n’importe comment. En Alsace, le 7 avril, un référendum va porter sur un projet de fusion des deux conseils généraux, du Haut Rhin et du Bas Rhin, avec le conseil régional d’Alsace. Il naitra ainsi, en cas de succés du oui au référendum dans les conditions requises, notamment en termes de pourcentage de votants, un conseil territorial d’Alsace, collectivité unique dotée des attributions auparavant dévolues aux autres. Une collectivité locale à la place de trois. Beaucoup de régionalistes sont pour, et d’antijacobins, ceux-ci employant un terme ambiguë mais consacré car en fait le jacobinisme désigne d’abord un centralisme politique plus qu’administratif, le centralisme à la fois politique et administratif ayant surtout été établi par Napoléon 1er.

    Du côté opposé aux régionalistes (y compris ceux, nombreux, liés aux écologistes), les souverainistes et la direction du Front national ont fait connaître leur opposition à ce projet. Leur principal argument est que l’on ne réforme pas la France par morceaux de territoire. Or le regroupement prévu des conseils généraux et régionaux ne se ferait que dans la région Alsace. Marine Le Pen affirme à propos du projet de conseil territorial d’Alsace : « Par principe, je considère qu’on ne touche pas à l’administration d’un pays région par région – sinon, c’est le foutoir intégral ! Si jamais ce projet devait passer, ce serait un précédent dangereux. Ce serait le début du détricotage de la République, ainsi qu’une grande victoire pour l’Union européenne et les technocrates de Bruxelles, qui œuvrent sans cesse à la dissolution des nations.(…) ». Nicolas Dupont-Aignan parle de son côté de « décentralisation féodale », expression aussi utilisée par la présidente du F.N.

    L’argument de la réforme qui ne se fait par au coup par coup, à la carte selon les régions est de fait très important. Que dirait-on de l’Allemagne si une partie d’entre elle était fédérale et une autre partie directement rattachée au pouvoir central ? C’était d’ailleurs le cas quand le roi de Prusse était en même temps Empereur d’Allemagne, de 1871 à 1918, et cela créait une situation largement faussée. L’argument des souverainistes est donc totalement recevable, pas seulement de leur point de vue, mais du simple point de vue de tous ceux qui souhaitent que la République française (car une République n’est pas de n’importe où, ou alors elle n’est rien) ait encore un sens (ce qui est mon cas). La question n’est aucunement : jacobinisme ou pas. Il peut y avoir un jacobinisme régional, et pas seulement national, et les deux peuvent avoir autant de défauts. La question n’est pas non plus exactement la déconstruction de la France par les régions, argument souvent avancé par les souverainistes (français, précisons, car il existe aussi un possible souverainisme européen). La question des rapports entre l’Europe de Bruxelles et les régions est en effet plus complexe que certains souverainistes ne l’avancent. En un sens, il n’est pas faux d’affirmer que les régions affaiblissent l’Etat central. C’est la fameuse thèse comme quoi la France se vide par en haut, par l’Europe, et par en bas, par les régions. Mais en un autre sens, on constate que l’Etat central est le meilleur relais de l’application des directives européennes, y compris les plus contestables. En d’autres termes, en France, l’Etat met son « savoir-faire » uniformisateur (ou caporalisant pour être plus polémique) au service de l’Europe de Bruxelles. Il n’est même pas exclu que, parfois, le régionalisme puisse être un point d’appui pour des résistances populaires face aux décrets des eurocrates.

    La seule question qui vaille est donc de vouloir faire une réforme dans une région et pas ailleurs. S’il reste un droit français, un droit national, ce n’est pas acceptable. Cette réforme serait-elle d’ailleurs transposable dans son état actuel ? La décentralisation date des lois de 1982-83. Le problème français est qu’elle s’est faite avant tout au profit des départements qui concentrent la plus grande part des impôts locaux par habitant, à part les communes et leurs regroupements. Sur 100 euros d’impôts locaux, 10 vont aux régions, 60 aux communes, et 30 aux départements. Exemple : la région Bourgogne en 2012. Budget régional : environ 800 millions. Total des budgets des 4 départements qui composent la région : presque 2 milliards (Yonne 400 millions, Côte d’or 600, Nièvre 300, Saône et Loire 600. Total 1900 millions). C’est sans doute cette situation qu’il faudrait inverser au profit des régions. Mais faut-il aller jusqu’à supprimer les départements ? Le cas de l’Alsace ne peut-être extrapolé, à supposer d’ailleurs que même pour l’Alsace cette réforme n’amène pas à renforcer le centralisme autour de Strasbourg. L’Alsace n’a que deux départements. Il faut d’ailleurs remarquer qu’elle est amputée du Territoire de Belfort, historiquement alsacien. Dans les autres régions de France, plus étendues, avec plus de deux départements, la suppression de ces derniers supprimerait un échelon de proximité, une référence en termes d’identité et accentuerait l’abandon de certains territoires, à l’écart de tous projets. Reprenons notre exemple de la Bourgogne. A l’ouest de cette région se situe la Nièvre, dont la préfecture Nevers, qui en est aussi la plus grande ville, est aussi excentrée à l’extrême ouest. La Nièvre serait encore plus marginalisée dans le cas d’une suppression des départements. Tout se déciderait à Dijon, capitale de la région Bourgogne. Ce serait encore plus flagrant si les projets européistes de fusion de régions se faisaient. Il est ainsi proposé par certains technocrates de fusionner Franche-Comté et Bourgogne, ce qui excentrerait davantage encore la Nièvre, au rebours de toute politique d’aménagement du territoire, une ambition abandonnée et pourtant plus que jamais nécessaire.
    Il faut donc raisonnablement conserver les départements et les élections départementales mais certainement supprimer la compétence générale donnée aux conseils dits « généraux », à renommer conseils départementaux. Cette compétence générale doit être réservée aux régions et aux groupements de communes. On voit que la vraie question du référendum d’Alsace n’est pas de choisir entre centralisme ou décentralisation, ni entre départements et régions, mais entre une cohérence nationale des réformes territoriales ou l’absence de cohérence. De même que la mauvaise Europe ne cesse de chasser la bonne (et de dégouter tout le monde de l’Europe), une mauvaise décentralisation peut chasser la bonne.

    Pierre Le Vigan http://www.voxnr.com/

  • Mariage pour tous : la note qui inquiète les sénateurs PS

    Un docteur en droit consulté par les élus souligne, dans un document confidentiel, le risque d’inconstitutionnalité de la loi.

    MARIAGE « Chez nous, ça ne se passera pas de la même façon ! », prédit un sénateur. Traduire : la Haute Assemblée va examiner la loi instituant le mariage pour tous avec un oeil plus acéré que ne l’ont fait les députés. Alors que la commission des lois entame, ce mercredi, l’examen des amendements, la tension gagne le Palais Bourbon. Une note confidentielle, produite à la demande du groupe socialiste du Sénat, que révèle Le Figaro, alerte en effet les élus de la majorité sur le risque d’inconstitutionnalité du texte tel qu’il est actuellement rédigé. Cette note n’a été actuellement lue que par une poignée de décideurs au Sénat, mais ceux-ci savent que les débats qui débutent le 4 avril prochain n’échapperont pas à la polémique.

    En quatre pages didactiques, le docteur en droit sollicité par le groupe explique pourquoi il estime « sérieux » le danger de voir ce projet phare pour le gouvernement retoqué par les membres du Conseil constitutionnel.

    La démonstration d’Hubert Lesaffre, conseiller aux lois, repose sur la question de l’adoption plénière, qui vient percuter le droit de la filiation.
    « Il est invoqué le fait que le législateur aurait dû modifier le droit de la filiation et de l’adoption, et qu’il ne pouvait se contenter de n’en traiter qu’incidemment », explique-t-il. En effet, bien que la volonté de permettre aux couples de même sexe désormais mariés de pouvoir recourir à l’adoption plénière soit clairement affichée dans l’exposé du texte, celle-ci n’est pas clairement déclinée dans un article dédié.
    Or, contrairement à l’adoption simple, l’adoption plénière modifie l’état civil, et donc la filiation de l’enfant. « Dans le cas d’une adoption simple, un enfant peut avoir un père biologique et un père adoptant ou une mère biologique et une mère d’adoption. Mais dans le cadre de l’adoption plénière pour des couples de même sexe, on ne sait pas bien ce qu’il advient des parents biologiques », détaille un magistrat.
    « Ce grief me paraît quand même sérieux, souligne encore l’auteur de la note, et a été évoqué par plusieurs juristes devant la commission des lois de l’Assemblée », rappelle-t-il aux sénateurs. De fait, le projet de loi du gouvernement agite la communauté des juristes de tout bord, tant il bouscule, sans l’avouer, le socle du droit de la famille. Derrière la question, en apparence technique, de l’ouverture de l’adoption plénière aux couples de même sexe sont en réalité en jeu tous les fondements de la filiation. Les défenseurs d’une filiation par la volonté veulent ici l’emporter sur ceux qui tiennent encore à la primauté de la biologie…
    « Un texte bâclé »

    « C’est un texte bâclé qui arrive chez nous, se plaint un sénateur de la commission des lois, dont les véritables enjeux n’ont pas été traités. »

    « La Chancellerie le sait parfaitement, mais ne veut pas bouger, pour une question politique », s’inquiète un conseiller. Sans l’adoption plénière, pas de véritable filiation : le nouveau mariage pour tous ressemblerait alors en effet de près à « l’union civile » défendue par la droite… une forme de pacs rénové, offrant essentiellement de nouvelles possibilités de transmissions et d’héritage, trop loin, pour Christiane Taubira, de la revendication d’égalité des lobbys homosexuels.
    La garde des Sceaux risque de ne pas emporter au Sénat la même adhésion qu’à l’Assemblée nationale. Déjà, au PS, on compte une par une les voix qui pourraient compenser celles qui feront, on le craint déjà, défaut au sein de la majorité sénatoriale.
    Si le texte n’était toutefois pas remanié, que décideraient, in fine, les membres du Conseil constitutionnel ? Ils « seront gênés par l’adoption plénière », estime l’auteur de la note, et ceci, « pour des raisons moins politiques que liées à leur propre vision de la filiation ». Dans un dernier paragraphe intitulé « Opinion purement subjective et personnelle », le juriste prédit quelques ennuis. Les Sages pourraient alors, selon lui, chercher le compromis pour ne pas jeter l’ensemble du texte à la poubelle, mais censurer malgré tout la possibilité d’une adoption plénière… Précisément ce que veut éviter la ministre de la Justice.

    Le Figaro (version papier) http://www.fdesouche.com

  • Communiqué de presse du Printemps français

    Tout comme le mouvement de La Manif pour Tous est parti des provinces le 17 novembre, le Printemps Français est né du coeur de nos régions. C’est un mouvement de citoyens solidaires qui se dressent contre la Loi Taubira qui est illégitime parce qu’elle reconnait implicitement un droit à l’enfant. C’est un mouvement de résistance pacifiste, un mouvement spontané et populaire.

    Le Projet de loi « mariage pour tous » met en jeu notre identité et l’avenir de nos libertés, de nos traditions, de la culture de nos Provinces et de notre Pays. La France est une famille de familles. Le pays de nos parents est l’héritage de nos enfants. Nous voulons le leur transmettre, intégralement, de Père en fils et de Mère en fille, comme toutes les générations qui nous ont précédées. Nous sommes tous nés d’un père et d’une mère ! C’est inscrit dans l’histoire, c’est naturel !

    Après des manifestations balayées, après une pétition d’envergure historique et irrecevable, après le mépris d’élus et de représentants du pouvoir, malgré les réserves du Conseil d’Etat, malgré les avertissements de l’Académie des Sciences morales et politiques, malgré tout cela, le Gouvernement fait la sourde oreille. Nous entamons donc un bras de fer, nous ne lâcherons rien: à l’issue de la manifestation du 24 mars, nous ne partirons pas tant que le Projet de Loi ne sera pas retiré.

    Nous continuons a mobiliser les gens pour la grande Manifestation Nationale.

    Venez nombreux le 24 mars. On ne lâche rien!

    http://www.actionfrancaise.net

  • Ni Chavez ni Hessel ne seront béatifiés

    130319 Dans l'incertitude que comporte le nouveau pontificat, une chose au moins semble certaine. On sait qu'aucun des deux disparus encensés ces jours-ci à Paris ne sera canonisé demain à Rome, ni Chavez ni Hessel.

    Dans l'Hexagone, certains sont allés jusqu'à suggérer la "panthéonisation" de Hessel. Une pétition circule, et sans préjuger de son échec souhaitable, cette impudente initiative devrait à elle seule nous instruire de l'état de déliquescence de l'esprit public.

    La glorification du caudillo vénézuélien Chavez, d'autre part, a donné à notre ministre de l'Outremer l'occasion de se faire connaître en Métropole. En même temps, Victorin Lurel ridiculisait un peu plus le gouvernement Ayrault. Le 28 janvier l'intellocratie parisienne avait pris les devant. Un colloque où le parti socialiste trônait en bonne place avait déjà jeté les bases de la reconnaissance du culte "chaviste" dont on peut espérer pourtant qu'il ne durera pas à Caracas.

    Premier constat par conséquent : il est aboli le temps où l'on saluait la France comme le lieu "où se cuisait le pain intellectuel de la chrétienté." Le pape Paul VI évoquait encore la formule. Elle remonte à saint Thomas d'Aquin. Mais beaucoup d'eau a coulé depuis sous les ponts de la Seine comme du Tibre.

    Sur le terrain de l'évaluation des mérites le grand écart continue de s'accentuer entre la capitale du jacobinisme et ce qui demeure de la civilisation européenne.

    Ainsi Stéphane Hessel aura-t-il connu, au soir de sa vie, une sorte de gloire littéraire parisienne et même hexagonale incroyable. Absolument imméritée, elle fut orchestrée autour d'un petit opuscule intitulé "Indignez-vous". D'une étroitesse affligeante, ce texte fut diffusé à des centaines de milliers d'exemplaires. Il s'agit, sur quelques pages d'un véritable bréviaire de l'imbécillité et de l'inquiétante immaturité de nos contemporains. Si la mode qui l'a propulsé devait perdurer en Europe on pourrait y voir le signe que notre continent, nos sociétés gavées et leurs enfants gâtés sont devenus gâteux.

    Très probablement pourtant Hessel échappera à toute hypothèse de canonisation par l'Église romaine.

    Un obstacle majeur s'opposera bientôt à la perpétuation de ces louanges imméritées. Car en vue de sa canonisation Hessel souffre d'un handicap plus grave encore que le fait d'être soutenu par Éva Joly (1)⇓.. En juillet 2012, en effet, il s'attirait les foudres d'une chronique qu'on peut lire sur le Huffington Post (2)⇓.. Rédigée par Jacques Tarnero elle souligne un certain nombre de zones d'ombres dans les prises de position du grand homme. Outre une surestimation systématique de son propre rôle dans certaines circonstances, quand il prétend par exemple être un des corédacteurs de la Déclaration dite "universelle" des droits de l'Homme, il a osé dans un entretien publié par la Frankfurter Allgemeine Zeitung en janvier 2011, prétendre revoir à la baisse les duretés de l'occupation allemande en France. Plus grave encore il les met en parallèle avec les mesures israéliennes dans les territoires occupés. S'il n'avait été déporté lui-même, si le texte de son entretien n'était surtout consacré à "Comment j'ai survécu à Buchenwald et autres camps", s'il avait été supposé lié à "l'extrême-droite" Hessel aurait certainement passé un sale quart d'heure judiciaire. Heureusement, la polémique peut s'éteindre avec la disparition de l'intéressé.

    Sur Chavez, le portrait se résume à ceci : 96 % des exportations du pays sont assurées par le pétrole. La capitale est une des plus dangereuses du monde. La corruption bat tous les records. Le ministre français Lurel a fait scandale en assimilant Chavez à De Gaulle et à Léon Blum. (3)⇓.

    Le New York Times aurait laissé entendre que le maître du Venezuela aurait amassé une fortune personnelle de 2 milliards de dollars : nous n'en croyons rien : il semblerait plutôt que tout a été dilapidé ;

    Disparu le 5 mars, son successeur par intérim Maduro annonçait le 8 mars qu'il serait embaumé "pour l'éternité (...) comme Lénine, Ho Chi Minh ou Mao Tse-Toung". Le 13 l'opération se révélait techniquement impossible. On respire.

    Tout le monde le sait, ou du moins chacun pourrait l'apprendre : tout ce que le caudillo de Caracas a pu distribuer à ses partisans n'est jamais venu que de la rente pétrolière. De celle-ci la Venezuela aurait pu tirer un outil de développement économique national. La démagogie l'a seulement utilisé en vue de son clientélisme politique, des dépenses économiquement stériles pour l'avenir du pays.

    Or, puisque tous les médiats même de gauche ont pu repérer l'imposture de cette prétendue politique "sociale", on aurait pu imaginer que les Français se seraient détournés de cette fausse gloire.

    Sur un site dérivé du quotidien Le Monde on a pu lire, parmi tant d'autre, cette réaction approuvant la présence d'un Ahmadinejad éploré aux funérailles de son camarade : "L’important est d’être à ces funérailles d’un grand chrétien de gauche qu’est Chavez… la honte c’est notre lâcheté et nos commentaires sur ce grand homme qui a gagné 13 élections sur 14 et que la presse et TV française accuse d’être dictateur…"

    "Ce grand chrétien de gauche qu’est Chavez" : voilà quand même qui laisse rêveur.

    Fait-il répondre que ce grand homme a gagné presque autant de victoires électorales que Joseph Staline. Mais à l'époque la Constitution soviétique était la plus démocratique du monde. La perfection "bolivarienne" n'est plus de ce monde. Tant pis. Déjà Milton écrivait, dans "Lost paradise" en nostalgique de Cromwell et de l'Utopie "mieux vaut régner en enfer que servir en paradis".

    À la samba pour les funérailles de Chavez, Ahmadinejad aurait, dit-on "scandalisé les conservateurs iraniens" en embrassant la mère de Ugo Chavez, attouchement impudique au regard de l'islamisme. (4)⇓.

    Pour le successeur désigné de Fidel Castro : il y a en avait pour tous les goûts, tous les dingues de la Planète, ceux de Paris comme ceux de La Havane ou de Téhéran.

    Au moment où la messe d'intronisation du Pape François se déroule en présence des hiérarques de l'Église orthodoxe, saluons sincèrement ce beau symbole et remercions d'avance les autorités spirituelles de l'occident de ne pas entrer dans cette danse.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1. cf. BFM le 27 février à 18h28 .
    2. Sous le titre "Stéphane Hessel, l'indigné", elle est datée du 3 juillet sur ce site elle figure aussi sur le site du CRIF en date du 29 juin.
    3. Certains risqueraient d'ailleurs de se demander un jour si la double comparaison ne mérite pas d'être explorée, horresco referens.
    4. cf. Blog Le Monde du 11 mars 2013.
  • Méridien Zéro - Abécédaire pour une jeunesse déracinée...

  • Olivier Delamarche : « Braquer les épargnants c’est plus efficace et plus rapide que de lever un impôt »

    Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 19 mars 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

    « On découvre que Chypre est un paradis fiscal – Ce pays aura de nouveau besoin de 10 milliards dans quelques mois – Les Portugais, Italiens, Espagnols et Français devraient se poser des questions quant à leur épargne – Les impôts ne rentrant plus, on invente le ‘braquage à la cypriote’ – A chaque fois on dit: ‘non ça ne peut pas arriver’ et bien cela arrive sous la justification qu’à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle – Que les gens continuent à investir dans les marchés actions, les banques, l’assurance-vie, le livret A, ça va bien se passer… »

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Les priorités du gouvernement en cette période de crise : la lutte contre les propos « incorrects »

    François Hollande a annoncé dimanche à Toulouse qu’il veillerait à « contraindre » les réseaux sociaux à « fournir » à la justice les « noms » d’auteurs de messages « racistes ou antisémites » sur la toile, lors de la cérémonie d’hommage aux victimes de Mohamed Merah.

    Fin janvier, la justice française avait ordonné à Twitter de communiquer les données permettant d’identifier les auteurs de tweets antisémites, à la suite d’une action intentée par l’Union des étudiants juifs de France. Depuis, l’UEJF a déploré que cette décision soit restée lettre morte.

    « Les tribunaux les ont condamnés à transmettre les données permettant l’identification des auteurs de messages antisémitismes et je veillerai à les contraindre, ces réseaux, à fournir ces noms pour qu’il y ait dissuasion et répression« , a indiqué le président de la République.
    Hollande aux ordres d’un petit lobby donc, alors que la France et la majorité des Français sont touchés par de vrais problèmes, graves, que le concubin de Trierweiler n’envisage même pas d’essayer d’enrayer.

    « L’espace de liberté qu’est internet ne doit en aucun cas être utilisé à des fins de propagande, de haine », a-t-il insisté.

    Evidemment, la propagande antichrétienne, antifrançaise, antiblanche, mondialiste, antinaturelle (notamment issue du gouvernement) n’est pas incluse dans ces propos du socialiste.

    Source

    http://www.contre-info.com/