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En partenariat avec le Salon Beige et Radio Courtoisie, le libre journal de la Résistance de Grégoire Boucher reçoit aujourd'hui le député de Vaucluse Marion Maréchal Le Pen, candidate tête de liste en région PACA. Voici le déroulé de cette émission préenregistrée avec Louise Tudy :
Article de l'Expansion :
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| Voici un autre croquis valant mieux qu’un long discours métaphysique (par Alain Auderset). |
Lu ici, cette oeuvre du pasteur cité dans mon précédent post :
"Le pasteur Gottfried Martens de l'église de la Sainte Trinité à Berlin a vu sa paroisse évangélique luthérienne sous le feu des projecteurs. Il s'apprête à célébrer une cinquantaine de baptêmes pour le seul mois de novembre, et a déjà fait entrer dans le giron de l'Église près de 600 musulmans depuis 2008. Il les accueille dans sa paroisse, et leur donne des cours de catéchisme «Je veux les baptiser, mais je dois tous les connaître personnellement pour être sûr que leur conversion est vraiment sincère», témoigne-t-il sur France 2. «Je suis loin de donner un certificat de baptême à tout le monde», se défend le pasteur. A Hanovre, un autre pasteur, le père Oboski revendique 2000 baptêmes depuis 2008. Une autre petite paroisse de Berlin affirme avoir converti 120 nouveaux paroissiens en trois ans.
Parmi eux, des Afghans, quelques Syriens, mais surtout une majorité d'Iraniens. Il existe en effet une proximité théologique plus importante entre chiisme et christianisme, qui facilite les conversions.
«Ma mère est musulmane mais moi, j'ai décidé de me convertir. En Grèce et en Italie, j'ai eu le temps de voir ce qu'est le christianisme. C'est la meilleure religion que je connaisse.» témoigne, Asma, une Afghane de 17 ans, dans La Croix.
«J'ai vu de mauvaises choses dans ma religion, l'islam. Il y a le groupe État islamique, dans mon pays il y a une dictature islamique mais en arrivant dans cette église, j'ai vu les bonnes choses qu'il y a dans le christianisme» explique ainsi un réfugié iranien.
Quatre exemples : Grenoble, Taulignan, Nantes, Paris, Périgueux...
Ce n'est qu'un début :
Les lignes bougent dans les milieux catholiques français sous l'impulsion du pape François. Un peu partout, des mouvements, des communautés, des paroisses s'ouvrent à la responsabilité sociale, économique et écologique indiquée par Laudato si et le discours de Santa Cruz.
Nous sommes nombreux à prendre la route pour en faire l'expérience. C'est mon cas (parmi d'autres) depuis deux mois et dans les semaines qui viennent... Dans quelques jours, à Nantes, les AFC organisent une soirée-débat* avec Guillaume de Prémare et moi sur le thème Cathos, écolos, résister au meilleur des mondes. Trois jours après, à Paris, la paroisse Notre-Dame des Champs organise avec les jeunes un après-midi de travail et de témoignage, auquel elle m'invite à dire comment la parole de saint Jean-Paul II fut à l'origine de ma conversion et de ma découverte de la responsabilité écologique. Puis l'abbaye de Chancelade, dans son nouveau cycle Gardiens de la terre, m'invite à parler à Périgueux* sur le thème :Pour une croissance d'une autre nature, en écho à l'encyclique 'Laudato si'. Etc...
J'étais à Grenoble le 23 septembre, pour donner la conférence de rentrée du Centre théologique de Meylan ; et à Taulignan le 26 (chez les dominicaines de la Clarté Notre-Dame), pour donner la conférence de la journée de rentrée de l'association Oeko-Logia. Deux moments de bonheur catholique.
A Grenoble, la grande salle du Centre théologique était pleine à craquer (il a fallu ouvrir la salle voisine avec un relais sono) :
http://www.christophedelaigue.fr/2015/09/le-pape-francois...
Toutes les sensibilités du monde catho grenoblois se côtoyaient : c'était l'effet François, ce vent de renouveau qui abat les vieilles cloisons ! La veille, Mgr de Kerimel nous avait reçus à dîner en compagnie d'Eric Piolle, l'atypique maire écolo, et de cinq jeunes couples catholiques grenoblois : occasion d'échanger sur des sujets brûlants, et d'entendre l'un des jeunes couples témoigner de sa volonté de « faire l'effort » de s'ajuster au cap économique et social indiqué par le Magistère – alors que ce cap, disaient-ils, « bouscule ce que nous pensions jusque là dans ces domaines »...Bel exemple de loyauté, loin des sophismes de ceux qui s'évertuent à démontrer que le pape n'a pas dit ce qu'il a dit (et qu'on n'a donc pas à le suivre) !
A Taulignan, le si maternel monastère des dominicaines contemplatives accueillait la journée de l'association Oeko-Logia, proche de la chaire Jean-Bastaire de l'Université catholique de Lyon tenue par Fabien Revol. Là aussi, beaucoup de monde et très divers... La matinée était consacrée à une « prière itinérante dans la nature », marche de deux heures entre les vignes, les lavandes, les bosquets de chênes et l'horizon bleu des petites montagnes, ponctuée de chants et de lectures bibliques. Plusieurs prêtres y participaient, dont le vicaire général du diocèse de Valence ; étaient là aussi, venus en voisins (l'écologie est oecuménique) un pasteur réformé et une moniale orthodoxe. L'après-midi : conférence et débat, très vivant, sur l'enracinement de la responsabilité écologique dans la foi au Christ, l'Ecriture et l'eschatologie, et sur les perspectives d'action dans la vie quotidienne et autour de la COP 21 – au sens de la« saine pression sur les responsables économiques et politiques » que préconise François.
[Revue de presse] « Limite », revue chrétienne qui fait sienne la décroissance
Publié par les éditions du Cerf, « Limite » est un trimestriel nouveau venu qui s'inscrit pleinement dans la ligne de l'encyclique papale Laudato si', avec un titre un peu provocateur « Décroissez et multipliez-vous ». Prenant à bras le corps les questions anthropologiques, « Limite » poursuit dans le domaine éditorial le combat des Veilleurs, avec par exemple dans ses colonnes Gautier Bès. Dépassant le simple combat contre le mariage dit pour tous, un certain nombre de chrétiens ont vu, à raison, dans la PMA et la GPA une extension de la marchandisation du monde, derniers délires progressistes qui refusent la limite, la mesure, etc.
Formellement bien faite, où l'esthétique a une place primordiale – à l'instar de ce que William Morris prônait –, « Limite » alterne chroniques, billets d'humeur et dossier de fond. Mais à lire certaines signatures, « Limite » s'inscrit dans les pas de la revue « Immédiatement » qui avait marqué la seconde moitiés des années 1990 et le début des années 2000, où de jeunes royalistes issus pour certains de l'Action française avaient voulu défricher de nouvelles pistes et se plaçaient déjà au cœur des questions anthropologiques. On peut en effet y lire Luc Richard, Falk van Gaver ou Jacques de Guillebon. A noter aussi la présence, au service « politique », d'Eugénie Bastié, dont on peut lire régulièrement des papiers intéressants dans « Le Figaro ».
Si « Limite » reprend à son compte le concept de la décroissance, pour autant l'écologie, la nature semblent être absentes de ce premier numéro. Il semble en effet que la question de la mesure, de la limite ne soit abordée qu'à travers le prisme de l'humain seul face à la création divine. Ce qui est certes logique pour des chrétiens car l'être humain est la seule créature de Dieu appelée au salut, via la figure du Christ, les autres êtres vivants n'ayant pas d'âme selon la théologie chrétienne. Pourtant, s'inscrivant dans la lignée du Pape François, on aurait pu penser que « Limite » rappelle l'importance de la nature dans la théologie franciscaine – issue de saint François d'Assise – à laquelle le souverain pontife est attachée. Mais ce n'est peut-être que partie remise... D'autant que certains rédacteurs de ce trimestriel se laissent aller parfois à quelques raccourcis quant au (néo)paganisme et sa conception de la nature.
Si la lecture de « Limite » s'avère stimulante, déjà en mettant en avant l'importance de la décroissance, on peut cependant regretter plusieurs éléments dans ce premier numéro et non des moindres. Au premier rang desquelles certaines chroniques contre des figures de communicants et de cathos embarqués dans le monde qui singent trop les billets du blog « A moy que chault ». Ensuite – s'agissant des questions migratoire – voulant se démarquer d'une certaine droite (souvent à raison dans la critique du capitalisme) « Limite », en particulier Pierre Jova à travers son papier « Regards sur la condition des migrants », cède un peu à la facilité de critiquer certes les partisans de l'immigration folle mais aussi et surtout les partisans de la remigration, sans pour autant avancer d'arguments valables autre que moraux contre celle-ci. On peut même dire que cet article un tantinet Bisounours ne répond pas à cette brûlante question, autrement qu'à travers le prisme de « pauvres » à évangéliser. C'est faire fi d'une donnée importante : les structures ethno-culturelles sont des écosystèmes qui doivent être préservés et les perturber au nom de bons sentiments même sans vouloir une immigration de masse est aussi grave que de porter atteinte aux forêts ou aux océans.
Enfin, c'est surtout au sujet du dossier principal que l'on peut exprimer le plus de regrets. En effet, la question de la démographie mondiale et du mathusianisme méritait d'une part plus de place et surtout d'autre part plus de fond. La plupart des articles, même le débat théologique autour du fameux verset « Croissez et multipliez-vous », reste dans le convenu et l'admissible pour des chrétiens. Certes, il ne s'agit pas pour « Limite » d'appeler à une réduction violente du nombre d'humains, mais on ne peut obérer l'incidence de 7 milliards d'êtres humains, surtout à l'aune de la submersion migratoire qui touche l'Europe. Et ce phénomène n'est pas près de s'arrêter, vu la croissance démographique africaine, alors que nous n'avons pas entrepris le moindre début de sobriété heureuse. La question démographique étant la question primordiale en politique, elle méritait mieux que ce dossier, y compris en invitant des partisans d'une décroissance de la démographie...
Cependant, malgré ces lacunes et ces imperfections, souhaitons longue vie à « Limite », et qu'ils invitent bientôt dans leurs colonnes des militants d'une écologie radicale...
Arnaud/C.N.C
Mon aumônier me disait : « La barque de Pierre a été conduite aussi souvent à la gaffe qu’à la rame », de sorte qu’il m’est arrivé de me méfier des « gaffeurs » dans l’équipage de l’Église, mais je n’ai jamais été tenté de quitter la barque pour autant…
Il y a 125 ans que le cardinal Lavigerie qui, jusqu’alors, avait eu quelque mérite, fut saisi par le démon de l’opportunisme. Il jugea que la République qui, dès son avènement, avait coupé pas mal de têtes ecclésiastiques, était assez conforme à l’Évangile pour que les Chrétiens s’y ralliassent.
C’est ce que me paraît, louer monsieur François Xavier Esponde que j’ai connu mieux inspiré, dans la page semi-religieuse de L’Éclair du Samedi 26 Septembre.
Je suis, stupéfait de le voir citer comme exemplaire ,un des textes les plus abscons, les plus ampoulés, les plus mal ficelé, et à mon sens un des plus imbéciles, de la langue française. Mais qu’un cardinal reçoive son chapeau des mains d’un Président de la république laïciste n’est peut-être pas un acte innocent. Dans le cas, on peut subodorer une sorte de contagion.
Quoique né à Bayonne, Lavigerie n’était point Basque, et nos voisins n’ont donc pas à rougir de cette collusion de l’Église de la croix avec celle de la Guillotine. Mais enfin, la république « anti-cléricale » allait, quelques années après, faire tirer sur les ouvriers et les paysans, ficher les officiers « cléricafards » (Foch allait en être !), expulser les communautés, religieuses, voler les biens d’Église entre autres mesures civilisatrices. De sorte que considérer comme le fit le Cardinal, qu’elle était « la forme d’un gouvernement qui n’avait rien de contraire aux principes qui seuls peuvent faire vivre les nations chrétiennes et civilisées », était une telle ânerie qu’elle fit douter des grâces sacerdotales !
En ajoutant qu’il était certain de ne pas être désavoué par « aucune voix autorisée », le Cardinal réduisait ces voix à une coterie qui fournirait plus tard le mouvement « moderniste » que devrait condamner Pie X.
En 1907, Le Sillon démocrate-Chrétien devait écrire : « Un Robespierre, un Danton, un Desmoulins étaient profondément religieux. Leur philosophie religieuse était la substance même du Christianisme dont vivait la France ! »
C’est dire que les portes de l’apostasie avaient été ouvertes, avec ces « bonnes intentions » qui sont l’excuse des médiocres. Le petit nombre que nous restons de Chrétiens hexagonaux témoigne des conséquences qui s’en sont suivies, avec l’affirmation chiraquienne d’une France aux racines musulmanes, et celle de monsieur Cazeneuve qui trouve « nauséeuse » la simple évocation d’une France chrétienne.
Je crois appartenir à une catégorie de pensée très éloignée de celle de monsieur Xavier-François Esponde et de quelques autres qui, dans L’Éclair, produisent des méditations gentillettes qui n’indisposent pas le pouvoir. Je crois avoir été le dernier Président départemental de L’ACJF à se vouloir « dans le monde » sans être du monde, c’est-à-dire avant que l’Action Catholique ne fasse ses dévotions au Saint Dicat, qui allait remplacer les saints du calendrier, de sorte que j’ai regardé les évènements sans me mettre à leur remorque.
Ainsi ais-je vécu comme autant d’épreuves, les Jocistes allant communier en levant le poing fermé, les députés démocrates-chrétiens votant le meurtre prénatal et les curés « de progrès » épousant des nonnes qui voulaient connaître autre chose que les joies mystiques.
J’ai connu le terrible silence de l’Église de France, devant la persécution de l’autre Église « du Silence », j’ai vu le Cardinal Decourtray attaqué lorsqu’il voulut en faire pénitence, par des cloportes désensoutannés ; on m’a dit que le Cardinal Duval refusait d’officier pour les morts de l’Algérie française, afin de ne pas contrister leurs égorgeurs ; je vois aujourd’hui des épiscopes offrir aux sectateurs de Mahomet les Églises qu’ils ont contribué à vider et je subis même le bureau d’une Académie soutenant un évêque bombardier qui se garde bien d’exposer sa peau lui-même.
Bref, je vois tous les jours dans la porcification du pays par la République, l’héritage du bon Cardinal Lavigerie qui croyait qu’elle avait des valeurs.
Certes, nous avons tous de mauvais moments, mais ce n’est pas si grave quand on le reconnait et que l’on se reprend. Peut-être aussi le Cardinal Lavigerie eut-il trinqué à la limonade et non au Champagne, n’eut-il pas tenu les propos débiles qui l’ont rendu célèbre.
Ce que je déplore, c’est que monsieur François Xavier Esponde, qui cherche à servir l’Église, en prenne argument, par une logique aussi inextricable que le nœud gordien, pour nous rappeler au devoir de Charité !
Excusez-moi, Monsieur le chroniqueur de la bien-pensance, mais le Christ lui-même a très bien dit qu’elle était, en politique, la priorité des priorités. Que répond-il à l’étrangère qui se traîne a ses pieds, sinon qu’on ne doit point donner le pain des petits enfants aux petits chiens ? Et c’est seulement après probation d’humilité, que le Christ accède à la demande !
Mais quand les quémandeurs de charité ne sont pas de petits chiens, quand ce sont des carlins en pleine forme, qui exigent une niche d’accueil, et qui jettent la nourriture qu’on leur consent, sous prétexte qu’elle ne serait pas hallal, quand ces adultes fuient le devoir de se battre pour défendre leur pays, et comptent sur nos soldats pour le faire à leur place ; quand Daech se vante publiquement d’avoir, grâce à l’exploitation de la sensiblerie occidentale, introduit des milliers de djihadistes sur notre sol, quel est le véritable nom de la prétendue charité ?
Les vertus théologales sont inséparables des vertus morales. Et la Prudence est la vertu gardienne par excellence. Et on aimerait tout de même que monsieur Esponde, qui probablement se veut « doux comme une colombe » se souvienne du texte entier de Mathieu en X-16, à savoir qu’il faut être aussi « prudents comme des serpents » !
Le cœur a tous les droits, sauf celui d’empiéter sur l’intelligence. Et c’est peut-être Makila Sorel, écrivain d’origine algérienne et membre du haut comité à l’intégration, qui nous a mis face à la réalité de l’heure en écrivant : « Nous devons rompre avec l’idéologie victimaire qui inspire toute notre politique d’intégration et qui a échoué : On demande aux peuples Européens de disparaître, c’est une entreprise terrifiante ! »
Moi j’affirme par expérience qu’il est un moyen d’échapper à la terreur : c’est de se battre !
Alexis Arette
notes : Publié sur Francephi