
La révolution conservatrice américaine, qui ébranle 50 ans d’hégémonie progressiste en Europe, va-t-elle pénétrer l’hermétique conclave ? Il s’ouvre ce mercredi au Vatican en rassemblant, au cœur de la Chapelle Sixtine, 133 cardinaux dont une majorité désignée préalablement par le pape François, louangé par l’extrême gauche française à son décès, le 21 avril. L’addition des nominations papales laisse présager, a priori, d’une continuité dans l’affichage d’une Eglise réformiste et ouverte à l’air du temps, plus proche d’une ONG transfrontièriste et immigrationniste que de l’institution bimillénaire surplombant l’Occident qu’elle a conçu.


