
Par Eugénie Bastié
Dans une actualité dominée depuis plus d'un mois et demi par la réforme des retraites, la loi de bioéthique, actuellement en débat au Sénat, passe au second plan. Pourtant, elle soulève des enjeux autrement plus vertigineux que l'âge de départ des cheminots ou la capacité réformatrice du président de la République, comme celui de la filiation ou de la définition de l'humain. La légèreté - voire le ricanement satisfait quand il s'agit de moquer les foules des opposants - qui accompagne cette mutation majeure des fondamentaux de la bioéthique française a de quoi inquiéter sur la qualité du débat public.








