Dans le débat sur les efforts à faire pour affronter la double crise environnementale et sociale actuelle et pour entrer véritablement dans cette transition écologique qui, en fait, n’a que trop tardé, la question des piscines privées n’est pas qu’anecdotique, elle est d’abord symbolique, et l’on sait la force des symboles dans le combat politique et dans l’acceptation par les populations de la société elle-même et de son ordre, de ses exigences : que la justice sociale puisse sembler oubliée, et c’est le mécontentement et, même, la colère des classes sociales populaires, voire des classes moyennes déjà très fragilisées par leur déclassement contemporain qui n’est pas que matériel, mais existentiel (ce que ressentent les enseignants dont de récentes études évoquent une perte de 20 % de pouvoir d’achat en moins d’un quart de siècle, hors l’inflation des mois derniers, mais surtout une perte de la reconnaissance sociale et de l’autorité afférente). Ce n’est pas le fait que des populations plus aisées que le commun des Français se fassent construire des piscines qu’elles réservent à leur parentèle et à leurs amis qui est le plus choquant, même si cela peut agacer, en particulier quand elles sont creusées à quelques dizaines de mètres de la plage ou de la mer, dans une volonté de « séparatisme des riches » qui est de plus en plus la marque d’un refus du vivre-ensemble social et de l’unité de la société française.
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Les piscines et la justice sociale.
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« Fin de l’abondance » ou fin des contre-vérités ? L’économiste Marc Touati dénonce le retour de bâton du « quoi qu’il en coûte »

De l’éternel slogan « Faut prendre l’argent là où il est » (dixit Georges Marchais) au « quoi qu’il en coûte » d’Emmanuel Macron, on a dès le berceau ancré dans le cerveau des Français (et de tous ceux qui affluent sur notre sol) que les réserves de l’État sont sans limites.
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Louis Aliot : « À part dire « il faut se serrer la ceinture », Emmanuel Macron ne propose aucune solution ! »

Geoffroy Antoine : Au sortir du Conseil des ministres qui se tenait ce mercredi 24 août, Emmanuel Macron a annoncé aux Français que « le temps de l’abondance » était terminé. Si vous aviez été le président du Rassemblement national, que lui auriez-vous répondu ?
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Énorme : vers la grève générale ! (direct)
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Énergies : le prix de l’électricité bat un nouveau record en dépassant 1 000 euros le mégawattheure

C’est un nouveau record qui va encore faire du mal au portefeuille : le prix de gros de l’électricité en France dépasse 1.000 euros le MWh pour 2023, alors qu’il était d’environ 85 euros le mégawattheure il y a un an. Depuis plusieurs mois, le prix de l’électricité en France ne cesse de monter, battant des records absolus qui s’expliquent notamment par l’affaiblissement des flux de gaz russe vers l’Europe depuis le début de la guerre en Ukraine, et l’arrêt de nombreux réacteurs nucléaires français d’EDF à cause de problème de corrosion ou des maintenances.
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Coupures d’électricité : merci Macron

2018 :
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Après le quoi qu’il en coûte, il faudra payer le prix de la liberté

Par Olivier Perceval
Le président de la « Start up nation » nous a parlé à Bormes-les-Mimosas, à l’occasion du 70ème anniversaire du débarquement de Provence, avec un accent de gravité qui nous renvoie aux plus belles heures de la « grande » guerre contre le COVID. Le « soldat » Macron nous remet sur le sentier de la guerre et nous avertit que ça va coûter cher, mais c’est le prix de la liberté. Notre pays n’a pas choisi l’intérêt national dans l’affaire russo-ukrainienne, mais celui de Washington qui a relancé l’OTAN, naguère encore diagnostiquée par le président de la République française, comme en état de mort cérébrale.
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[Point de vue] Hiver 2022 : du froid, des factures, beaucoup de com’ et des coupures d’électricité

Les célébrations de l’anniversaire de la libération de Bormes-les-Mimosas allaient permettre de corriger le tir. Des militaires, des drapeaux, un monument aux morts. Le retour du régalien et de la gravité. Il ne restait plus qu’à délivrer les bons éléments de langage aux journalistes : la « guerre qui tonne à nos portes », les « cataclysmes climatiques dévastateurs » et surtout un appel à la mobilisation générale face aux épreuves qui s’annoncent.
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Allemagne : les entreprises imposent à l’Etat et aux particuliers de supporter la hausse de la facture de gaz !
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Baisse de la TVA sur le gaz : Marine Le Pen le proposait, Macron ironisait… L’Allemagne le fait !

Il paraît que le chancelier allemand Olaf Scholz connaît une rentrée difficile, selon Le Monde. Les causes ? Une affaire du temps de son mandat de maire de Hambourg qui resurgit, sa maladresse avec le leader palestinien et cette crise énergétique qui fait exploser le prix du gaz et plombe l'économie allemande et européenne, tout comme le moral des ménages qui vont la subir de plein fouet. Ce cocktail détonant fait prédire à certains observateurs un « hiver de colère » (Wutwinter) pour le nouveau chancelier. Chez nous, où les mêmes causes devraient produire les mêmes effets, nos observateurs ne voient rien venir... Il est vrai qu'ils n'avaient pas vu non plus venir les gilets jaunes, lors de cet autre hiver de colère 2018.
