La guerre froide fait rage entre l’Est et l’Ouest au sujet de la très stratégique péninsule de Crimée, dont le nom évoque, à tout historien, une guerre sanglante et très meurtrière du milieu du 19e siècle sous l’empereur Napoléon III. « C’est une guerre lointaine », me direz-vous, « qui n’intéresse que des historiens spécialistes et n’a rien à voir avec notre époque ». Et pourtant, celui qui comprend le passé explique le présent et maîtrise l’avenir !
La Crimée fut conquise par la Russie à la fin du 18e siècle, à l’issue d’une guerre (1768-1774) contre les Tatars, des vassaux de l’Empire Ottoman. Les quelques chrétiens Arméniens et Grecs Pontique n’y étaient qu’une très petite minorité de Dhimmis depuis la fin du 15e siècle.