
Ce concept est pervers car il effectue le contraire de ce qu’il prétend (notion de langage performatif) : il détruit débat et réflexion en prétendant les favoriser.
En effet, le mot tend à discréditer tout discours qui remet en cause l’orthodoxie, même lorsque ce discours ne mentionne pas de complot : les idées exprimées seraient dues à l’imagination fertile voire quelque peu paranoïaque de leur locuteur.
Le but revendiqué de l’apostrophe « complotisme » ou « complotiste » affiche donc l’intention de tenir un débat sérieux, en rejetant des idées fantaisistes.





