Ce 20 octobre, à l'Assemblée nationale, le Premier ministre Castex s'est étrangement irrité face aux questions légitimes que lui posait le président du groupe parlementaire de droite Damien Abad. Cette confrontation, à elle seule, illustre malheureusement les doutes que l'on peut formuler quant à la détermination du pouvoir à combattre l'islamo-terrorisme.
Le député lui rappelait la liste des 37 propositions, la plupart de bon sens, avancées par son parti. Il soulignait qu'elles avaient, toutes, été refusées dans leur intégralité, par la majorité parlementaire. Celle-ci s'est constamment montrée soucieuse depuis 2017 de ménager ce qu'elle considère, au mépris du droit français, comme "la communauté musulmane". Or, le collaborateur de M. Macron, supposé représentant de la "droite" (?) au sein du gouvernement, n'aime pas être contredit et n'a su lui répondre qu'un pitoyable "Vous êtes dans l'incantation, nous sommes dans l'action…"
Une équipe d'archéologues de l'Université de Tubingen, dirigée par Nicolas Conard et Jordi Serangeli, a découvert à Schoningen, dans une ancienne mine de charbon à ciel ouvert aujourd'hui inondée où des fouilles se poursuivent depuis 2008, huit pointes de lance extrêmement bien préservées vieilles de quelque 300 000 ans. Ces pointes en pierre taillée, qui attestent que leurs auteurs étaient des artisans ou des chasseurs hautement qualifiés, ont probablement été fabriquées par l'Homo heidelbergensis, bien qu'aucun reste humain n'ait été retrouvé sur le site. Ce sont les armes les plus anciennes identifiées à ce jour en Europe. Des ossements d'animaux (éléphants, rhinocéros, aurochs, lions, chevaux) ont aussi été mis au jour, ainsi que des restes de reptiles, de coquillages et d'amphibiens. En Afrique du Sud, des pointes de lance utilisées pour la chasse, vieilles cette fois d'environ 500 000 ans, ont également été retrouvées sur le site de Kathu Pan I, par une équipe de l'Université de Toronto placée sous la direction de Jayne Wilkins.
La situation de plus en plus grave de ce pays pourrait et devrait inciter les Français, qui croient de moins en moins à la parole présidentielle, à réfléchir sur les moyens de reconstruire.


