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Jean-Marie Le Pen
Il aura fallu cinq siècles à l’Église pour proclamer la sainteté de la Pucelle d’Orléans, vierge et martyre.
Jeanne va mourir. Elle n’a pas encore vingt ans. En trois ans, l’enfant de Domrémy, petit bourg du nom du saint évêque qui baptisa Clovis, a écrit l’un des chapitres les plus extraordinaires de l’histoire du monde.
Elle est condamnée à subir un supplice atroce : brûlée vive sur un bûcher.
Dieu merci, ce ne sont pas les Français, encore que les clercs de l’infâme évêque Cauchon y auront leur part, qui vont martyriser la jeune fille, mais les Anglais qui ne lui pardonnent pas de les avoir vaincus à Orléans, à Patay, à Jargeau.

Alors que des appels à manifester ce samedi ont été lancés dans plusieurs villes où les Gilets jaunes espéraient de nouveau battre le pavé, ils ont reçu l’interdiction de manifester à Angers, Nantes, Saint-Nazaire, Toulouse, Montpellier et Lyon.

Le tabac, présenté comme mauvais pour la santé, serait plutôt bon contre le Covid-19, les fumeurs étant, semble-t-il, moins touchés que les autres. Vrai ou pas, Sibeth Ndiaye, porte-parole de l’Élysée, semble avoir tranché cette épineuse question de santé publique.
Ainsi, ce dimanche dernier, alors qu’elle s’apprête à répondre aux questions d’Apolline de Malherbe, journaliste à BFM TV, on la voit en duplex, en train de tranquillement s’en griller une dans son bureau. Du coup, Apolline de Malherbe, qui a la déontologie et l’esprit citoyen chevillés au corps, s’excuse illico : « Je voudrais présenter mes excuses aux téléspectateurs, parce que l’on vous a vue il y a quelques instants en train de fumer une cigarette et vous ne saviez sans doute pas que vous étiez filmée. Ce n’était que quelques secondes avant la prise d’antenne. »

Mathieu Bock-Côté
Ainsi, la loi Avia a bien été votée. Officiellement, elle prétend civiliser les réseaux sociaux en luttant contre la « haine » qui s’y déverse. Elle favorisera, plusieurs l’ont noté, une culture de la délation, chacun surveillant son prochain et étant invité à le dénoncer grâce à un bouton dédié, le citoyen éclairé prenant désormais les traits du délateur zélé. Les bandes militantes feront la loi à coups de signalements pour transformer lerus aversions idéologiques en interdictions. Les réseaux sociaux devront pratiquer la censure préventive des contenus potentiellement problématiques, sans quoi ils seront condamnés à des amendes très lourdes.
Cette loi s’inscrit dans le plus vaste projet d’un resserrement des conditions d’entrée dans l’espace public par le régime diversitaire, qui entend dominer la mise en récit de la vie collective. On se rappellera qu’il y a peu de temps le gouvernement flirtait avec l’idée de construire une représentation officiellement certifiée du réel au nom de la lutte contre les « fake news », ces dernières désignant souvent une lecture des événements ne versant pas dans la célébration emphatique du vivre-ensemble. La parole publique doit être disciplinarisée et la liberté d’expression, formatée.

C’est l’INSEE qui vous le dit :
Le 04 mai 2020, cela faisait déjà 7 jours que le nombre de morts en 2020 était inférieur à celui de 2018 et de 2019 (voir le cercle vert).

Et alors combien de morts le COVID-19 ?
Des trois grands romanciers français du XIXe siècle que sont Flaubert, Balzac et Stendhal, Flaubert est celui qui me séduit le moins. Et pourtant, il y a chez lui bien des attraits.
Et un homme à la vie étonnamment vide (excepté intellectuellement), très mordant et irrité par son époque et ses contemporains, dont une de ses maximes résume bien le parcours : « Vivre en bourgeois et penser en demi-dieu. »
Sur la croupe de ses chevaux
La vie de Flaubert s'éclaire déjà à la lumière de l'enfance. Né le 12 décembre 1821, le jeune Gustave grandit d'abord dans une maison de l'Hôtel-Dieu de Rouen où son père, Achille-Cléophas Flaubert, est chirurgien. Y vivent avec lui sa mère, très froide, son frère aîné Achille et sa sœur cadette Caroline. Enfant, il donne avec cette dernière des représentations théâtrales devant sa famille, les domestiques ou ses camarades. Le billard paternel y tient lieu de scène. L'imagination du jeune Gustave s'embrase dès ses premières lectures : « J'ai rêvé la gloire quand j'étais tout enfant. »2 Dans ses Mémoires d'un fou, Flaubert évoque ses rêves d'héroïsme : « Je voyais les chevaliers courir sur les chevaux... les coups de sabre dans les tournois et le pont de bois s'abaisser pour recevoir le seigneur suzerain qui revient avec son épée rougie et des captifs sur la croupe de ses chevaux... » À dix ans, Flaubert s'enthousiasme pour Don Quichotte - ce qui laisse rêveur quand on voit le niveau actuel des lectures de nos enfants - et commence à écrire un premier roman, intitulé Isabeau de Bavière, à treize ans seulement. À quatorze, il imagine un drame sur Fredégonde et Brunehaut, les deux rivales mérovingiennes sanguinaires. Flaubert n'est pas qu'un jeune enfant rêvant de batailles et de gloire. Il développe déjà un sens inné de l'ironie, du pessimisme, relevés d'un zeste de noirceur. Abreuvé de lectures (Byron, Chateaubriand, Pascal, Montaigne, Sade, Rabelais, et le plus oublié Edgar Quinet), il éreinte déjà l'esprit bourgeois, un futur grand classique flaubertien, « partagé entre deux vastes pensées qui remplissent la vie d'un homme, faire sa fortune et vivre pour soi, c'est-à-dire rétrécir son cœur entre sa boutique et sa digestion »3.

Didier Migaud, premier président de la Cour des Comptes. Meigneux/ Sipa.
Source : https://www.causeur.fr/
La Cour des comptes sous-évalue le coût de l'immigration.
Dans un rapport publié le 5 mai 2020, la Cour des comptes analyse le coût « de l’entrée, du séjour et du premier accueil des personnes étrangères en France » pour l’année 2019. Un montant de 6,57 milliards d’euros y est notamment avancé. Depuis lors, cette estimation est abondamment relayée par la presse et de nombreux élus – notamment à droite – comme représentant le poids total de l’immigration pour les finances publiques. En réalité, cette somme ne constitue qu’une petite partie de l’ensemble, et son utilisation irréfléchie témoigne d’une large méconnaissance du sujet. Un certain nombre d’éclaircissements semblent donc s’imposer.
Mercredi, l’Assemblée nationale a voté en dernière lecture la loi Avia, du nom du député LREM qui portait le projet. Cette loi prétend combattre la haine sur Internet. Elle accroît de fait la pensée unique, le politiquement correct, un contrôle totalitaire sur l’écrit, la parole, l’image. La plupart des partis politiques se sont opposés à cette loi.
Mais le PS s’est abstenu, et les voix de LREM ont été suffisantes pour entériner le texte. Or la question est la suivante : qu’est-ce qu’un propos haineux ? Qui le définit ? En déléguant le droit de censure aux géants de la communication sur le Net, le Parlement privatise (qui plus est au profit d’entreprises étrangères) une fonction régalienne essentielle, celle portant sur la liberté d’expression et sur la gestion de ses limites.