L’économie humaniste
Intervention de Frédéric Valentin à la VIIIe Université d'été de Synergies Européennes, Groppelo di Gavirate (29 juillet / 2 août 2000)
• I – Conception de la science économique
• II – L’économie de marchés
• III – La dynamique monétaire
• IV – Assomption de l’Europe
Né en 1911 (mort le 9 oct. 2010), prix Nobel en 1988, Maurice Allais a publié sur les problèmes de l’Europe, ces dernières années, plusieurs ouvrages destinés à un vaste public. En 1991, avec “l’Europe face à son avenir ”, il posait très clairement le problème des européens : leur tâche dans cette fin de siècle, c’est de réaliser la Communauté culturelle, politique et économique qui constitue la condition de leur épanouissement dans le XXIe siècle. Il montre inlassablement les extravagances et incohérences des conceptions de la Commission européenne qui emploie systématiquement la méthode autoritaire. On lui doit aussi une clarification des conditions de la réussite d’une monnaie commune.
Depuis ces premiers travaux, en 1943, M. Allais donne des leçons de clarté, de lucidité et de courage. Aussi, après une présentation de sa conception de la science économique, nous exposerons brièvement le cadre qu’il a élaboré, l’économie de marchés, et les difficultés que provoque la théorie monétaire dominante, dont les profiteurs sont essentiellement les oligarchies financières. De là, nous montrerons les projets d’amélioration de la construction européenne à laquelle le maître se consacre désormais.
I - CONCEPTION DE LA SCIENCE ÉCONOMIQUE




En ce 2 janvier, premier jour ouvrable de la nouvelle année, et 29e jour de grève, se dissipent à peine les flonflons de la fête. Celle-ci s'est traduite par 400 interpellations, des centaines d'incendies volontaires et les embarras digestifs habituels. Les Français ordinaires vont reprendre leurs galères respectives. Et beaucoup de nos concitoyens et cocontribuables se posent sûrement la question : comment donc en est-on arrivé là ?
