
À tous les Vendéens,
J’ai choisi de m’adresser à vous directement pour vous faire partager, en tant que créateur du Puy du Fou, mon inquiétude et celle des 4300 bénévoles de notre Association face à la prolifération à venir des éoliennes en Vendée.
L’invasion de ces turbines hors d’échelle va blesser nos paysages de manière irréversible. Car on les voit à des dizaines de kilomètres. Pour ce qui concerne le Puy du Fou, les projets d’implantation à Mouchamps et Chantonnay dresseront un mur de clignotants rouges, polluant ainsi le cône de visibilité nocturne de la Cinéscénie.
Notre aventure culturelle dont vous connaissez le rayonnement pourrait être mise en péril par une telle perturbation. Il y a danger de mort pour notre spectacle-phare.
La séquence que nous vivons ces jours-ci peut hélas se prolonger. En cette fin d'année, nos géniaux technocrates et stratèges gouvernementaux auraient quand même pu noter certains points de détail de terrain. Par exemple, le 13e mois des salariés de la SNCF leur étant versé le 15 de ce mois de décembre, ils pourront tenir sans trop souffrir leur perte de rémunération. À la RATP, en cette période hivernale, les frimas rendent tout à fait plausibles des arrêts maladies, techniquement plus pénalisants pour l'organisation du travail que les grèves déclarées 48 heures à l'avance.



Si l'on en croit les déclarations du Premier ministre publiées par le Journal du Dimanche de ce 8 décembre, son gouvernement ne se montre pas encore disposé à faire évoluer son projet toujours flou et contradictoire. Ainsi, dans la nuit où ces lignes sont écrites, et alors qu'on n'a rien su de la réunion interministérielle précipitée par l'Élysée, le pouvoir semble s'accrocher à son concept hyperétatiste de régime universel de retraites. Que celui-ci soit conçu comme plus monopoliste encore que les 42 systèmes cloisonnés qu'il se propose d'abolir, ne devrait échapper à personne.

