Ecrivain et essayiste de renom, Christian Combaz, enchante les téléspectateurs du Journal Télévisé de TVLibertés avec sa chronique quotidienne « La France de Campagnol ». Depuis 3 ans et plus, avec humour et perspicacité, l’auteur relève singulièrement les travers de ce monde. A Noël, Christian Combaz arrêtera – provisoirement – son rendez-vous quotidien avec la chaîne. Il s’en explique longuement et annonce de belles et nombreuses nouvelles initiatives !
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Zoom – Christian Combaz : Pourquoi je quitte (provisoirement) TVLibertés
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Acte 53 des Gilets jaunes : des vidéos montrant des policiers de la BAC déguisés en Black Blocs provoquent l’indignation (Vidéo)

Lors de l’acte 53 des gilets jaunes , plusieurs vidéos partagées sur les réseaux sociaux ont montré trois personnes vêtues de noir et ressemblant à des casseurs rejoindre les rangs des forces de police. On peut d’ailleurs entendre les CRS dire «c’est la BAC, c’est la BAC.” Ces images controversées ont provoqué l’indignation de nombreux internautes. Si l’infiltration des forces de l’ordre n’a rien de nouveau, certains ont dénoncé la présence de «policiers déguisés en casseurs» pour saboter l’image des Gilets jaunes auprès de l’opinion publique.
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La justice sociale, notre boussole face à l'exploitation et l'aliénation des travailleurs.
Depuis des années que je prône une Monarchie sociale, je constate parfois une certaine indifférence des milieux monarchistes sur cette fameuse question sociale qui, pourtant, ne cesse d’interroger notre société et les classes populaires comme, de plus en plus, les classes moyennes qui, jusqu’à cette dernière décennie, se croyaient à l’abri des dysfonctionnements de la mondialisation. Peut-être cela est-il dû à la sociologie des partisans de la Monarchie, qui se recrutent plus dans le monde des « intellectuels » (et ce n’est pas péjoratif sous ma plume) et de certaines élites sociales moins concernées par le chômage que la plupart de nos concitoyens. Bien sûr, nombre de royalistes militants ont lu Valois ou les écrits du Cercle Proudhon, mélange d’étudiants d’Action Française et d’ouvriers anarcho-syndicalistes, et dénoncent les excès du libéralisme économique, tout en clamant un « ni droite ni gauche » qui, s’il est théoriquement satisfaisant, est beaucoup moins compréhensible et pratiqué dans la réalité. Pourtant, il y a toujours eu des royalistes sociaux, depuis ces artisans attachés à leurs corporations dissoutes par les lois de 1791 et les légitimistes des années 1820-1880 dont certains n’hésiteront pas à se former en une « Montagne blanche » ouvriériste et « révolutionnaire » face au nouvel ordre bourgeois né de l’industrialisation du XIXe siècle, jusqu’aux militants de L’Accord Social de Firmin Bacconnier et à ses successeurs de Notre Avenir Français de Robert Lecompte qui, dans les années 1960-1990, maintenaient la flamme de ce royalisme social ordonné autour des écrits et idées de La Tour du Pin…
Le Groupe d’Action Royaliste est né, il y a une bonne dizaine d’années, autour de la volonté de renouer avec ce royalisme social et populaire d’antan, non pour entretenir une nostalgie, mais pour travailler sur la question sociale et ouvrir des pistes de proposition dans une France traversée de part en part par une globalisation qui n’est pas qu’économique : c’est la justice sociale qui est notre boussole, et il n’est pas indifférent de rappeler que c’est le roi Louis XVI à qui est attribué le premier usage de cette formule qui, bien plus tard, deviendra aussi le titre d’une revue royaliste du premier vingtième siècle ! Justice sociale qui ne signifie pas dogmatisme mais volonté de ne pas oublier les hommes dans la société, et de ne pas laisser les inégalités (1) devenir des injustices parce qu’elles sombreraient dans la démesure qui est l’ennemi de tout bien si l’on n’y prend garde.
Or, les années dernières semblent avoir renoué avec la « lutte des classes », et c’est un milliardaire états-unien qui, il y a déjà quelques temps, avouait qu’elle avait tournée à la victoire des plus riches ! A bien y regarder, nous assistons effectivement à un écart des ciseaux de plus en plus large entre les plus fortunés, très liés aux réseaux de la mondialisation et de la métropolisation, et les moins aisés, fragilisés socialement et culturellement mais aussi fascinés, pour nombre d’entre eux, par le système même qui les exploite et les aliène, celui de la société de consommation. En lisant nombre de textes sur la condition ouvrière au XIXe siècle en France et en Angleterre, j’ai remarqué une certaine gêne ouvrière, à partir du milieu de ce siècle de fer et d’acier, à s’en prendre au système de production et aux machines qui, pourtant, étaient l’un des éléments majeurs de leur exploitation souvent brutale. Pourtant, en 1811, les tisserands anglais, ruinés par la concurrence des machines, avaient engagé la destruction de celles-ci, au grand dam des propriétaires industriels : cette révolte contre les machines, baptisée « luddisme », était-elle hostile aux progrès techniques ou, bien plutôt, à leur usage désormais réservé à ceux qui avaient les moyens financiers de se les approprier ? C’était surtout un cri de désespoir de ceux qui ne voulaient pas mourir pauvres mais vivre de leur travail, librement, dignement. Il ne fut pas entendu mais, au contraire, fortement réprimé : en février 1812, une loi est votée par le parlement de Londres qui condamne à la peine capitale les destructeurs de machines… Ainsi, désormais, une machine vaut plus que la vie d’un homme ! Cet événement est l’un des plus importants de l’histoire sociale en Europe, mais il est totalement éludé aujourd’hui, à part quelques études universitaires souvent confidentielles et des textes militants des partisans de la décroissance qui en font état. Pourtant, avec les lois françaises de 1791 détruisant les corporations et le modèle social français (décret d’Allarde et loi Le Chapelier, mars et juin), c’est sans doute la date la plus révélatrice et symbolique de la violence du mode de développement industriel et économique issu de l’idéologie franklinienne, de ce « Time is Money » qui fait passer les intérêts de tous les hommes du Travail après ceux de l’Argent et de ses possesseurs fortunés.
Or, après cette résistance des artisans et ouvriers anglais de 1811-1817, et celle des Canuts de Lyon face aux mêmes enjeux sous la Monarchie de Juillet, les recrues de l’industrialisation, généralement issues des campagnes, paraissent renoncer à la contestation du système économique, aspirant plus à en profiter qu’à le remettre fondamentalement en cause, si ce n’est sur le seul rapport de domination : les luttes se font souvent anti-patronales ou salariales, et évoquent les questions statutaires des travailleurs sans poser la question du système de la Technique au service de l’Argent. Pourquoi ? La question mérite d’être posée, d’autant plus que le même système de développement industriel et économique s’est répandu sur le monde, accéléré encore ces trente dernières années par la mondialisation, et que la même gêne ouvrière, ou la même retenue des travailleurs, semble dominer, que cela soit en Chine ou en Malaisie, au Vietnam ou en Ethiopie (nouvel eldorado du travail sous-payé et des firmes transnationales…). A bien y regarder, j’en déduis que les travailleurs nouvellement entrés en usines ont acquis la certitude que leur exploitation est la voie d’accès pour l’intégration, « leur » intégration, dans la société de consommation à laquelle ils aspirent, sinon pour eux, du moins pour leurs enfants, puisqu’elle leur est présentée comme l’avenir radieux auquel mène forcément le « Développement » dont ils sont les soutiers, et ils représentent, intimement et sans le saisir parfois eux-mêmes, une « classe sacrificielle » (2). Ainsi, cette « aliénation » à ce millénarisme consumériste est le meilleur moyen de ce système de domination de l’Argent et de ses « plus fortunés », de cette « Fortune anonyme et vagabonde » qui vit de la mondialisation et de sa « fluidité » et qui sait se défendre malgré les révoltes sociales qui, un peu partout dans le monde, semblent surgir sans réussir à s’ordonner.
Et la Monarchie là-dedans ? Firmin Bacconnier avait bien compris, à la suite de La Tour du Pin, que celle-ci, si elle voulait se refonder solidement, devait s’enraciner dans une légitimité de « service social », et incarner, face aux féodalités financières et économiques, la Justice sociale. Mais la Monarchie royale « à la française » dispose d’un atout qu’elle a parfois hésité à engager dans le passé et, en particulier, au XIXe siècle : celui de son indépendance de situation, le roi ne tenant son sceptre ni de l’élection ni de l’Argent qui fait trop souvent cette dernière, et qui peut lui permettre de poser des actes politiques forts et éminemment sociaux. Le roi Louis XVIII, contre l’avis de certains de ses ministres et de ses « nouveaux » conseillers issus de la bourgeoisie d’affaires jadis chouchoutée par l’empereur alors déchu et exilé à l’île d’Elbe, avait fait adopter, dès sa montée sur le trône en 1814, une loi dite de « sanctification du dimanche » qui interdisait de commercer et de produire le jour du Seigneur alors que Napoléon, lui, affirmait que l’ouvrier pouvait bien travailler tous les jours puisqu’il mangeait au même rythme… Cette loi voulue par le roi fut combattue par les industriels, mais elle fut appliquée jusqu’en 1830 sans beaucoup d’exceptions, ce qui ne fut plus le cas dès le lendemain des Trois Glorieuses de Juillet : le coup « final » (en fait, temporaire…) porté au repos dominical le fut en 1880 quand les députés républicains, au nom de la « liberté du travail » (qui n’était, en fait, que celle de ceux qui avaient les moyens d’en fournir dans leurs usines…), abolirent cette loi dans laquelle, hypocritement, ils dénoncèrent un « reste de superstition » lié au dimanche et prôné par une Eglise considérée comme rétrograde !
La volonté sociale peut ainsi trouver en la Monarchie royale, et mieux qu’en République (celle-là même tenue par les puissances de l’Argent que dénonçait le président du conseil Emile Beaufort - Jean Gabin - dans son célèbre discours devant les députés, dans le film « Le Président »), le bras armé institutionnel et politique capable de s’imposer aux féodalités, non pour les asservir mais pour leur rappeler leurs devoirs sociaux sans laquelle aucune société ne peut satisfaire à la nécessaire justice sociale. Sur une affiche du métro parisien, un graffiti fleurdelysé visiblement écrit d’une main ferme déclarait il y a peu : « Sans Monarchie royale, pas de Justice sociale ! ». Nous en sommes bien persuadés aussi, non selon notre seul désir, mais par l’étude raisonnée de l’histoire sociale de notre pays. Et l’histoire ne doit pas rester au fond des bibliothèques, mais fournir des outils intellectuels pour penser ce qui est nécessaire au pays et à tous ceux qui y travaillent et aspirent à ce que leurs labeur et ouvrage soient reconnus, justement, par la société et payés de juste manière…
Notes : (1) : Les inégalités ne sont pas forcément mauvaises en elles-mêmes, la diversité des situations et des aspirations étant la nature de toute société équilibrée. Ne les confondons pas systématiquement (comme le font les égalitaristes) avec les injustices, qui n’en sont que le dévoiement !
(2) : La « classe sacrificielle » (que l’on peut aussi évoquer au pluriel) accepte ainsi une exploitation brutale contre laquelle elle se révolte peu, par peur de briser l’espérance qu’elle a de parvenir, un jour, à l’étage de « consommateurs ». C’est Henry Ford qui, l’un des premiers, a saisi tout l’intérêt de nourrir cette espérance d’accès à la société de consommation pour désarmer toute révolte : s’il ne renonce pas à l’exploitation ouvrière dans ses usines, il favorise la possibilité de se hisser dans la hiérarchie de la société de consommation par des salaires plus élevés et des horaires de travail moins contraignants (la contrainte étant déplacée sur l’acte de travail lui-même, par la « chaîne », si justement décrite par Simone Weil dans « La condition ouvrière » et dénoncée par Charlie Chaplin dans « Les temps modernes »…). Ainsi, l’aliénation au « rêve de consommation » permet de garantir « la fin des révolutions », du moins celles qui détruiraient en profondeur la société capitaliste par une forme de « décroissance » ou de « mesure » économique qui favoriserait d’autres types de propriété que celle qualifiée de « privée », sans pour autant abolir complètement cette dernière...
Jean-Philippe CHAUVIN
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Royalistes : Formation et militantisme : Bordeaux, Toulouse, Vichy...
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Échafaudages financiers dans l'étau du mondialisme
En ce 21 novembre, on apprenait à Paris que le syndicat CFDT-cheminots, supposé le plus raisonnable, menace désormais joint au mouvement de grève du 5 décembre. Et le nombrilisme des médias n'y voit, une fois de plus, qu'un seul aspect dysfonctionnement du système hexagonal et de ses soi-disant instances de dialogue.Or, on ne peut comprendre la crise qui semble se précipiter en France sans l'observer dans son contexte international. Un tel regard ne conduit malheureusement pas à flatter le pouvoir macronien. Il aboutit au contraire à souligner son inconséquence et ses velléités, de plus en plus compromises, de redresser le pays.
Une récente évaluation de l'Institute of International Finance publiée ce 15 novembre à Londres mérite, cet égard, que l'on s'y attarde quelque peu. Certes elle aboutit au concept de dette mondiale. Et celui-ci appelle lui-même quelques interrogations. D'autre part, les agrégats statistiques internationaux reposent toujours sur l'addition d'approximations discutables, comme tous les outils dont les technocrates se servent pour imposer leurs vues.
À ces réserves près, on retiendra que la dette des États, selon cette étude, devrait dépasser, courant 2019, la barre des 70 000 milliards de dollars.
Une autre comparaison, établie par Bank of America Merrill Lynch, constate que, depuis la faillite de Lehman Brothers, en septembre 2008, les États ont emprunté 30 000 milliards de dollars, les entreprises 25 000 milliards, les ménages 9 000 milliards et les banques 2 000 milliards.
Ces montants vertigineux reflètent le rôle grandissant de l'activité de la finance.
Doit-on la considérer comme nécessaire à l'industrie, au commerce ou à l'activité productrice de biens et services en général ? La question se pose.
Mais ce qui semble aussi poser problème résulte de la simple comparaison entre une France étatique surendettée, car de plus en plus incapable de maîtriser ses déficits, et un monde enserré dans les contraintes d'un échafaudage financier.
Ce matin les médias rappelaient la progression du taux d'endettement hexagonal en 10 ans : rapportée au PIB, qui rappelons-le n'appartient pas à l'État, la dette publique officielle de Paris est passée de 67 % à 100 %.
Mais il conviendrait aussi de se préoccuper des engagements qui se situent en dehors du périmètre et qui s'accroissent chaque année de plus de 360 milliards, soit plus de 3 fois le montant prévisionnel du déficit budgétaire, estimé pour 2019 à hauteur de 100 milliards.
Ceux-ci résultent des innombrables structures déficitaires dont la chronique agite l'actualité et que l'État renfloue chaque année :
- c'est le cas de la SNCF dont la dette n'est pas "comptabilisée Maastricht"
- idem pour les hôpitaux dont la réalité juridique reste floue
On les appelle pudiquement dette implicite. Au total on l'estime à plus de 4 000 milliards d'euros
Le seul provisionnement des futures retraites des agents publics se chiffrerait à environ 2 400 milliards d'euros.
À noter que l'État se garde bien de garantir les pensions de vieillesse des caisses auxquelles il contraint les Français de cotiser.
Aucun des ténors de la commission des Finances, du socialiste Boulloche dans les années 1970 jusqu'au gaulliste Carrez ou au centriste Charles de Courson n'a pu obtenir qu'un débat législatif tranche du sujet.
Ajoutons que dès les débats de 1919, sur la ratification du traité des Versailles basé sur l'hypothèse de paiement de faramineuses réparations, le parti ministériel en avait imposé l'échafaudage mondialiste : la Société des Nations allait tout garantir... l'Allemagne paierait, à en croire le ministre des Finances de Clemenceau l'escroc Klotz[1], et l'opinion était illusionnée par les "milliards"inventés par Loucheur et Tardieu. Tout cela se passait, me dira-t-on sous la troisième. Deux républiques plus tard, les choses n'ont guère changé. Ou plutôt elles ont empiré.
Vous qui aimez tant la république, et vous en gargarisez, en reprendrez-vous une sixième ?
JG Malliarakis
Mercredi 27 novembre JG Malliarakis donnera une conférence sur la Naissance de l'Illusion mondialiste à l'occasion de la réédition du livre d'Emmanuel Beau de Loménie "La Ratification du Traité de Versailles" de 18 h à 20 h au Café du Pont Neuf 14, quai du Louvre M° : Louvre, Pont Neuf ou ChâteletTout a été dit au long des débats de 1919 à la Chambre des députés...
TABLE DES MATIÈRES : Note de l'éditeur par JG Malliarakis -- Introduction de 1945 I. Les Préambules [Chappedelaine - Raiberti - Charles Benoist] II. Pour une politique d’après guerre [Maurice Barrès - Albert Thomas] III. Plaidoyer et Réquisitoires [Tardieu - Barthou - Franklin-Bouillon] IV. La prochaine guerre viendra par Dantzig [Marcel Sembat] V. Réparations et organisation économique [Bedouce - Klotz - Dubois - Auriol - Loucheur] VI. Le désarmement [André Lefèvre] VII. Un ténor : Viviani VIII. Travail et Colonies [Colliard et Simon] IX. Du socialisme à l’extrême-droite [Longuet et Marin] X. Clemenceau intervient et XI. Dernières interventions [Renaudel - Lefèvre - Augagneur] La conclusion de l'historien au lendemain de la Seconde guerre mondiale.
Épilogue : Quelques dates. Quelques chiffrages à propos des réparations.
L'Occupation de la Rhénanie (1923-1930) → Pour en savoir plus sur ce livre, lire aussi "Les cent ans de la fausse paix de Versailles". ••• Ce livre de 204 pages paraîtra courant novembre. Il est proposé au prix de souscription de 18 euros franco de port jusqu'au 30 novembre. Paiement par carte bancaire sur le site de l'éditeur [ou par chèque en téléchargeant un bon de commande]Apostilles
[1]Louis-Lucien Klotz ministre des Finances radical-socialiste dans le gouvernement Clemenceau de 1917 à 1920, énonciateur du mot d'ordre "l'Allemagne paiera" fut condamné en 1929, à la suite de spéculations boursières hasardeuses, pour chèques sans provision et escroquerie à deux ans de prison.
https://www.insolent.fr/2019/11/echafaudages-financiers-dans-letau-du-mondialisme.html
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Va-t-on, en France, taxer l’argent déposé à la banque, comme en Allemagne ?
Le 19 novembre 2019 fera date dans l’Histoire : pour la première fois, une banque européenne a décidé de taxer, dès le premier centime d’euro, les dépôts laissés sur leurs comptes par les usagers.L’établissement qui a brisé le tabou est la banque coopérative Volksbank, basée à Munich, en Allemagne.
Le taux extorqué sera de −0,5 %, c’est-à-dire le même que celui qu’applique la Banque centrale européenne aux dépôts obligatoires que doivent effectuer toutes les banques de la zone euro dès qu’elles ont des capitaux inemployés.
Jusqu’à présent, les banques allemandes ou suisses ne taxaient les dépôts qu’au-dessus de 100.000 euros.
L’une d’entre elles était néanmoins descendue à 75.000 euros, mais la Volksbank vient de franchir un pas de géant et, sans nul doute, elle sera rapidement suivie par l’ensemble de ses consœurs germaniques.
Le cynisme de cette mesure fait froid dans le dos : tous les particuliers sont tenus de verser sur un compte en banque leurs revenus, salaires ou pensions.
Jusque-là, ils bénéficiaient, en échange de cette contrainte, de la sécurité pour leur argent.
Leurs fonds étaient protégés des voleurs, contrairement à ce qui se passerait s’ils les avaient gardés chez eux, sous leur matelas ou dans une autre cachette.
Mais, désormais, les Allemands devront payer pour ce menu avantage : 50 euros par an pour un montant moyen de dépôt de 10.000 euros.
Les usagers allemands seront-ils tentés, alors, de retirer leur salaire dès qu’il sera versé ?
Sans doute ne le pourront-ils pas !
Pour éviter que les banques ne se retrouvent sans capitaux, on risque bientôt de limiter le montant des retraits hebdomadaires, comme dans les pays en crise.
Longtemps, en Grèce, on ne pouvait pas prélever sur ses comptes plus de 420 euros par semaine.
Nous sommes provisoirement à l’abri d’une mesure similaire en France.
De même que les comptes courants ne peuvent être rémunérés (contrairement à l’étranger), les établissements bancaires ne peuvent les taxer, sauf pour les dépôts supérieurs à un million d’euros. Les banques françaises utilisent un autre biais que leurs consœurs germaniques pour faire payer leurs clients : elles augmentent considérablement leurs frais de tenue de compte et, surtout, envoient un rideau de fumée pour cacher leur tarification.
Tout y passe : impression de carnets de chèques, taxation forfaitaire de 2,50 euros par mois par compte (soit 30 euros annuels ! Ce qui équivaut largement à un taux négatif de 0,5 %), amende en cas de découvert non autorisé, forfait d’un euro en cas de retrait dans des distributeurs appartenant à des banques concurrentes.
Et n’oublions pas que les banques prélèvent un pourcentage sur les achats par cartes, en théorie payé par les commerçants, en réalité répercuté sur le consommateur.
Pour finir, les banques de l’Hexagone gagnent plus avec ces procédés qu’en appliquant un taux négatif !
Celui-ci est, dans une certaine mesure, moins hypocrite, plus visible.
Mais ne nous leurrons pas : si les taux négatifs se répandent en Europe, nous les connaîtrons également en France.
On nous expliquera que les établissements bancaires ne peuvent absolument pas s’en passer.
Et on continuera, bien entendu, les autres prélèvements !
Quoi qu’il arrive, l’usager paye.
Et bien plus qu’il ne le doit et ne le croit.
Christian de Molinerhttp://by-jipp.blogspot.com/2019/11/va-t-on-en-france-taxer-largent-depose.html
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L'hôpital est vraiment malade
L'avis de Jean-François Touzé
Alors que l'hôpital public, dans son fonctionnement global — ce qui impacte le moral du personnel, la qualité des soins et la sécurité sanitaire, parfois même la sécurité tout court — est au bord de la rupture, le Premier ministre, Édouard Philippe, vient d'annoncer un certain nombre de mesures qui, toutes cumulées, relèvent du simple rafistolage.
La reprise par l'Etat du tiers de la dette des hôpitaux (plus de 30 milliards) n'est qu'un artifice comptable puisque, au bout du compte c'est toujours le contribuable qui paye, que ce soit par ses cotisations sociales ou par l'impôt.
Le coup de pouce budgétaire de 1,5 milliards sur trois ans est dérisoire comparé au milliard annuel du coût de l'Aide médicale d'Etat (AME) accordée aux étrangers clandestins dont la supression constitue une exigence économique, morale et nationale.
La prime de 800 euros par an est une insulte pour les personnels soignants dont la qualité et le dévouement vont bien au delà de ce que propose la mesquinerie comptable du gouvernement.
Les promesses, enfin, du ministère de la Santé de créations de lits ne connaissent quant à elles, pas le moindre début de commencement de concrétisation.
L'hôpital public, asphyxié depuis vingt ans, par les réductions budgétaires, les fermetures de services, le malthusianisme des embauches et les conséquences de l'application des 35 heures, est en voie de tiers-mondisation.
Tiers-mondisation de ses infrastructures, mais tiers-mondisation aussi par la nature même des patients qui y affluent. Tant que la question des flux migratoires ne sera pas traitée et résolue dans le sens national, aucune mesure en faveur des hôpitaux français et de ses services d'urgences ne sera viable.
On l'aura compris: pour nous, un plan d'urgence pour l'hôpital ne peut être qu'englobé dans un plan d'urgence pour la France.
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Pas d’enfants, pas de retraites ? Ils préfèrent ponctionner les familles

De Sabine de Villeroché sur Boulevard Voltaire :
C’était dans les années 70. La cigale contre la fourmi. Lorsque le démographe Alfred Sauvy alertait les économistes : si nous ne faisons pas plus d’enfants, le système des retraites va s’effondrer ! Claude Sarraute, dans Le Monde, balayait d’un revers de main les réflexions du « radoteur » : je paie mes cotisations, j’aurai droit à une pension ! Cette génération de fourmis trop gâtée par les efforts de ses parents n’a rien vu venir, rien entendu, rien compris. Elle s’est voulue consommatrice, bénéficiaire et non redevable de l’avenir.
50 après, on y est ! L’implacable réalité économique frappe les baby-boomers de plein fouet. On l’a appris cette semaine : en 2025, notre système de retraites passe dans le rouge avec un déficit programmé de 10 milliards d’euros. Qui va payer ?
Bien sûr, des solutions sont envisagées sur la pointe des pieds pas le gouvernement : rallongement du temps de travail, du nombre de trimestres nécessaires, baisse des pensions, recul de l’âge pivot. Pour Emmanuel Macron, la priorité c’est la manière de présenter le menu aux Français. La crise sociale, les syndicats en embuscade contraignent le président de la République, Édouard Philippe et Jean-Paul Delevoye à souffler le chaud et le froid et à brouiller les pistes. Personne n’y comprend rien mais personne n’est dupe : le coup du système à points servira de variable d’ajustement. C’est François Fillon qui a lâché, en 2016 : « Le système par points, ça permet une chose qu’aucun politique n’avoue : baisser chaque année la valeur des points et donc le niveau de pension. »
Aux politiques, donc, de se contorsionner et d’inventer des techniques de com’ pour désamorcer la bombe sociale ; aux Français de se serrer la ceinture. Sans qu’aucune solution pérenne ne soit jamais envisagée pour l’avenir de toute une génération à la manière d’Alfred Sauvy : la nécessaire relance de la natalité française. Mécaniquement, compte tenu de l’allongement de la durée de vie, l’équilibre n’est plus possible. Le nombre de retraités ne va cesser d’augmenter (16,3 millions en 2018 pour 24,5 millions en 2070), tandis que les Françaises font de moins en moins d’enfants (moins de 1,88 par femme). Les actifs de demain ne seront pas assez nombreux.
Loin d’encourager la natalité, le rapport Delevoye aggrave la situation des familles nombreuses. Grandes perdantes de la réforme, elles sont laissées sur le bord de la route, comme si elles ne comptaient pour rien dans le système. Elles sont pourtant l’investissement nécessaire dans l’avenir. Pas d’enfants, pas de retraites ! Les mères de famille seront sacrifiées : leurs trimestres acquis lors de la mise au monde de leurs enfants rayés d’un trait de plume (4 à 8 trimestres par enfant, selon le secteur privé ou public). Les bonifications de 10 % allouées aux familles nombreuses sont également supprimées. Remplacées par une majoration de 5 % par naissance. Au bénéfice des familles monoparentales moins nombreuses.
Nos politiques s’adaptent au paysage sociologique, les familles à enfant unique sont majoritaires en France : 44,9 %, contre 3,8 % pour les familles de 4 enfants ou plus, mais ne cherchent pas à inverser la tendance. Même si c’est, objectivement, une bonne chose pour l’avenir des Français. Constater, remédier plutôt qu’agir dans l’intérêt de tous. L’encouragement et le soutien à la natalité sont sujets à proscrire. Sauf s’il s’agit de PMA. L’intérêt national est concentré sur la procréation de quelques couples de lesbiennes ou quelques femmes isolées. Pas sur l’avenir des Français.
Rien n’a changé depuis Claude Sarraute. L’aveuglement du vieux monde ne cherche qu’à satisfaire la génération présente. Sans souci de ses enfants. Personne ne souhaite inverser la vapeur. Malgré la réalité économique qui se révèle à travers la faillite des retraites. La submersion migratoire suffira-t-elle pour remédier au financement des retraites ? C’est sans doute là-dessus que certains comptent. Jeu dangereux aux conséquences incalculables pour les générations à venir.
https://www.lesalonbeige.fr/pas-denfants-pas-de-retraites-ils-preferent-ponctionner-les-familles/
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L’illusion mondialiste : “comment ça marche”,
Au cours du XXe siècle, tous les pays n’ont pas également souffert de l’illusion mondialiste. Et, à cet égard, même si elle a fait partie, à plusieurs reprises, des malcontents, la France ne peut pas se considérer comme la principale victime du mensonge des dirigeants internationaux.En revanche son gouvernement, au gré des régimes successifs qui ont affaibli la pays, s’est trouvé plusieurs fois au premier rang du mondialisme.
Dès l’époque où Charles Maurras publiait son célèbre Kiel et Tanger, son pays semblait au principal théoricien du nationalisme français, en 1905, “la plus petite des grandes puissances et la plus grande des petites”.
Or, beaucoup plus tard, après un affaiblissement durable de ladite puissnce, se traduisant par les déchirements de la seconde guerre mondiale, puis par la perte de l’Empire, c’est bien Giscard d’Estaing qui prit l’initiative, au nom du mondialisme qu’il revendiquait de ce qui est devenu le G7.
Aujourd’hui encore, aux Nations Unies, Paris dispose d’un siège permanent, théoriquement à égalité avec la Chine ou les États-Unis, alors que ni l’Inde, ni l’Allemagne, ni le Japon, ni l’Italie, ni le Brésil n’y figurent. On pourrait multiplier les exemples.
Le discours du mondialisme plaît toujours beaucoup aux dirigeants parisiens. Ils se croient autorisés à se prononcer, quand cela les arrange, comme si les héritiers de Robespierre étaient vraiment les porte-parole des droits de l’homme.
Quand cela ne les arrange pas, reconnaissons-leur, du reste, une singulière énergie à nier leurs propres principes. Et, plus généralement, leurs commentateurs énoncent des mots d’ordre à portée internationale, à charge principalement aux [très méchants] Américains de les exécuter. A noter que vis-à-vis des États-Unis qui, eux, disposent des moyens d’agir, et se privent rarement de les utiliser, la relation reste ambiguë à base d’attraction/répulsion névrotique. Au fond, leurs regards sur le monde se ressemblent beaucoup. Ils croient, de la même manière, à l’universalité de leurs critères de jugement mais chacun pense détenir la vérité – que Washington concrétise seule.
Tout cela date bel et du traité de Versailles, signé en juin 1919, ratifié en octobre, dont on s’est bien gardé jusqu’ici de fêter le centenaire, alors qu’il est demeuré précisement l’archétype du système mondial actuellement encore en vigueur.
Tout l’intérêt des débats sur la ratification du traité de Versailles réside précisément en ceci.
Pour la première fois depuis 1815[1], et contrairement aux divers accords concrets entre les puissances au cours du XIXe siècle, accords qui certes ont éclaté au début du XXe siècle, on allait bâtir un ordre international fondé sur l’idéologie énoncée par une seule, les 14 points de Woodrow Wilson. Or, en septembre 1919, pendant les débats de Ratification du traitéà la Chambre des députés à Paris on allait apprendre que les États-Unis, principal bailleurs de fonds de l’alliance victorieuse, ne le ratifieraient pas et n’adhèreraient pas à la SDN dont ils avaient fait la base de l’échafaudage.
Tout le monde pouvait le comprendre en France, champ de bataille du conflit, dévastée par 4 ans de guerre.
Et cependant, si divers représentants de la droite analysent parfaitement la situation, toutes les erreurs du XXe siècle se trouvent en germe dans les illusions mondialistes, sincères et néanmoins stupides, développées par les discours de la gauche. Et, point essentiel, les pires sottises, les pires absurdités, furent proférées sur les bancs du gouvernement de Clemenceau, de son collaborateur Tardieu que Léon Daudet surnommait le Mirobolant, de ses ministres Loucheur et Klotz, auteur du mot d’ordre l’Allemagne paiera, etc. Pire que la gauche utopique : le parti ministériel et ses courtisans.
On verra aussi que toute l’illusion mondialiste reposait dès cette époque sur une base financière.
Jean-Gilles Malliarakis
https://www.insolent.fr/2019/11/lillusion-mondialiste-comment-ca-marche.html
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SÉCURITÉ DES PONTS : UNE VÉRITÉ EFFRAYANTE
Christian Combaz : Gens de Campagnol




