Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

l'information nationaliste - Page 5419

  • Question : Pourquoi la majorité des Français continuent-ils à voter pour les partis imigrationnistes ? Réponse : Parce qu’ils ont peur…

    Chronique de Paysan Savoyard

    (n°198 – avril 2018)

    Une large majorité des Français de souche européenne sont opposés à la poursuite de l’immigration, les études et sondages le montrent depuis plus de 20 ans (voir notamment pour la seule année 2018 iciici, ici, ici, iciici et encore ici). Ces mêmes Français pourtant votent encore majoritairement pour les partis immigrationnistes. C’est ainsi que M. Macron a obtenu en 2017 un nombre de voix double de celui de Mme Le Pen. Comment expliquer cette situation paradoxale ? Et comment conduire les Français à adopter une attitude plus cohérente et à réagir enfin, par leur vote, à l’invasion qui menace de les faire disparaître ?

    Si les Français votent encore majoritairement pour les partis immigrationnistes c’est avant tout par peur de la violence et de la guerre

    La plupart des Français souhaiteraient que l’immigration s’arrête. Ceux qui, au nom de l’idéologie des citoyens du monde, approuvent l’invasion de l’Europe sont peu nombreux. Si l’on proposait aux Français d’être par un coup de baguette magique débarrassés de l’immigration du jour au lendemain, presque tous applaudiraient avec enthousiasme. Pourquoi dans ces conditions continuent-ils malgré tout à voter en majorité pour les partis immigrationnistes ? La médiocrité de la candidate du FN lors des deux dernières élections explique certes une partie du phénomène. Mais là n’est pas selon nous l’essentiel. Si la majorité des Français continuent à voter pour les partis immigrationnistes c’est avant tout parce qu’ils ont peur de la violence et de la guerre. Ils jugent qu’une politique anti immigration déclencherait nécessairement des violences, des affrontements, le chaos, la guerre même, et ils s’y refusent, préférant à tout prendre subir l’immigration et ses effets.

    Lire la suite sur LES CHRONIQUES DE PAYSAN SAVOYARD

  • Les associations se mobilisent pour aider les migrants à obtenir l’asile en France

    migrants_polemia.jpg

    Fonctionnaire retraité ayant assuré un rôle important au sein du dispositif judiciaire entourant la demande d’asile en France, Robert Martin est théoriquement soumis à un devoir de réserve, nous avons donc respecté son anonymat en modifiant son nom. Néanmoins, face aux actions d’Emmanuel Macron et notamment à sa loi Asile et Immigration, il a décidé de nous communiquer plusieurs textes. Plusieurs textes très sérieux et documentés suivront cette première publication, plus légère et pratique, décrivant l’une des voies offertes aux migrants africains pour rejoindre l’Europe sans trop de difficulté.
    Polémia

    Des faux récits faciles à construire

    Après beaucoup d’hésitations, un Sénégalais décide de rejoindre l’Europe pour fuir la misère et profiter des richesses françaises. Bien qu’hétérosexuel, il décide de jouer le rôle d’un homosexuel. En effet, le droit d’asile lui sera ainsi ouvert.
    Pour rédiger son récit de demande d’asile à déposer devant l’OFPRA, il lui suffit de consulter sur le site de la CNDA la fiche Pays consacrée au Sénégal, puis, d’ouvrir la fiche « Orientations sexuelles » où il aura le choix entre 7 études sur la question.

    Choisissant celle de l’OFPRA, il y trouvera en 14 pages de quoi bâtir un récit crédible, en y ajoutant même un (faux) certificat de mariage avec une jeune femme (sa copine, bien entendu) à qui il est fortement attaché (évidemment, au seul plan affectif).

    S’il sait bien raconter ses angoisses, il pourra même se faire parrainer par une association française de défense des homosexuels africains et obtenir ainsi gratuitement un visa et un billet d’avion.

    Une fois obtenu le statut de réfugié, il ne lui restera plus qu’à demander la venue de son « épouse » dans le cadre du regroupement familial.

    J’exagère à peine…. En fait, il existe de très nombreuses sources sur internet qui permettent aux migrants de construire un récit d’exil particulièrement efficace, d’autant qu’il existe des instructions « officieuses » données aux membres des juridictions de la CNDA pour « interroger avec tact » les demandeurs d’asile pour préférence sexuelle.

    Si les migrants s’y prennent bien, il y a pratiquement 100 % de réussite à la demande d’asile, pour peu que le demandeur bénéficie de l’aide d’un « coach » bénévole et bien formé qui saura le faire « répéter ». C’est là qu’entrent en jeu les associations d’aide aux migrants.

    La professionnalisation des travailleurs sociaux chargés d’assister les migrants

    C’est la raison pour laquelle « France Terre d’Asile » a créé un centre de formation pour les professionnels de l’aide aux migrants.
    En 2016, cette ONG a formé 1 482 stagiaires. En 2017/2018 elle prévoit 60 formations dont une partie répondent à la problématique que nous venons d’énoncer : « Techniques de recherche en information sur les pays d’origine ».
    D’autres sont hyper spécialisées sur un pays (« Répression politique et tensions sociales en Guinée Conakry », « Paix et guerre en République démocratique du Congo »…) ou sur une spécificité du récit dans une zone géographique donnée (« La vendetta à l’origine d’une demande d’asile » fait référence au « kanun » auquel les demandeurs d’asile d’Albanie font très souvent référence.

    C’est ainsi que « l’aide à la constitution des demandes d’asile et du dossier OFPRA » fait l’objet de deux modules de formation.
    Le Niveau I coûte 440 € totalement financés par la formation professionnelle et dure 2 jours (14 heures).

    L’association caritative est totalement transparente sur ses objectifs :

    « L’accompagnement juridique dont peut bénéficier un demandeur d’asile durant ses démarches augmente sensiblement ses chances d’obtenir une protection.
    Il est donc essentiel pour le travailleur social chargé de cet accompagnement de maîtriser la constitution d’une demande d’asile et du dossier OFPRA en tenant compte de son cadre d’intervention (plateforme d’accueil, hébergement d’urgence, centre d’accueil pour demandeurs d’asile). Cette formation a pour objectif d’apporter les outils théoriques et pratiques afin de permettre aux professionnels d’accompagner de manière optimum les demandeurs d’asile dans la constitution de leur demande d’asile, la rédaction du dossier OFPRA et du récit de vie, et la préparation à l’entretien à l’OFPRA. »
    Améliorer la qualité de l’information proposée et optimiser l’efficacité de l’accompagnement juridique du demandeur d’asile en étant en mesure de l’aider à constituer sa demande d’asile, à rédiger son dossier OFPRA et à le préparer en vue de son entretien à l’OFPRA en :
    – Acquérant une méthodologie pour établir une demande d’asile individualisée et circonstanciée
    – Apprenant à soulever les éléments de fait permettant de satisfaire aux conditions juridiques d’obtention d’une protection ainsi qu’à sélectionner et produire les preuves matérielles
    – Sachant analyser le sens des questions posées devant l’OFPRA et la CNDA et y apporter des réponses crédibles
    MOYENS & MÉTHODES PÉDAGOGIQUES
    • Formation déclinée en modules comprenant une activité découverte, des apports théoriques, des mises en application (étude des cas, techniques d’entretien) et une synthèse
    • Échange et analyse de situations pratiques à partir des situations professionnelles des participants
    • Diffusion et remise d’un Powerpoint facilitant la prise de notes et un dossier pédagogique à caractère pratique (réglementation, exemples de récit de vie…)
    • Visite d’étude à la CNDA
    • Constitution du dossier de demande d’asile en vue de sa recevabilité
    • L’établissement des faits : les déclarations du demandeur d’asile et les preuves matérielles
    • La rédaction du récit de vie ou d’un complément de récit
    • Oralité dans la procédure : entretien OFPRA et audience CNDA

    Selon Wikipédia, « l’association France terre d’asile a un budget de 68,249 millions d’euros qui provient presque entièrement des subventions publiques (70% du ministère de l’Intérieur). »

    Répondant à un article du Monde pointant du doigt les associations recevant le plus de subventions, France terre d’asile précise qu’elle ne reçoit pas de subventions, mais « des dotations en contrepartie de prestations réalisées dans le cadre de la mise en œuvre de politiques publiques ».
    Elle emploie 902 salariés.
    Fin 2013, par le biais d’une lettre anonyme, des accusations de détournement de fonds ont été portées à l’encontre de France terre d’asile et de son directeur général, Pierre Henry. L’enquête préliminaire menée par le parquet de Paris a depuis été classée sans suite. Deux plaintes contre X, une de la part du directeur général et une du comité d’entreprise de l’association, ont été déposées.

    Robert MARTIN

    Tribune reprise du site Polemia

    https://fr.novopress.info/

  • Quand la Monarchie familiale anglaise donne à réfléchir pour la France...

    La naissance d'un troisième enfant dans le foyer du prince William et de sa femme Kate a été largement médiatisée, et elle intervient dans un contexte favorable pour la Couronne d'Angleterre, juste avant le mariage du fils cadet du prince Charles et de Lady Diana avec une jeune femme, décrite comme « moderne » par les tabloïds anglo-saxons. Le vieux royaliste français que je suis constate, avec un brin d'amertume ou d'envie, qu'ainsi c'est la Monarchie anglaise qui, aujourd'hui, attire les regards et les sourires attendris, et qui semble susciter moins de ricanements que l'escapade et les embrassades américaines du président Macron. Sans doute, dira-t-on, les enjeux ne sont pas les mêmes, mais la présence d'un État au monde et sa crédibilité intérieure dépendent aussi beaucoup du « spectacle » de sa magistrature suprême, quelle qu'elle soit, ce que le républicain Régis Debray avait déjà souligné dans sa préface au livre d'Yves La Marck, « Monarchie et politique étrangère », préface qu'il faudrait toute entière retranscrire et commenter.

    « La famille royale britannique n'est-elle pour rien dans les succès de longévité du Commonwealth, qui font réfléchir tant de partisans d'une Communauté francophone mondiale, cette famille d'orphelins épars, sans force car sans prestige ni représentation ? Le principe animal de l'hérédité, avec pedigrees et saillies sur contrat, comme fondement de légitimité, ne jette-t-il pas quelque noire lumière sur nos régimes d'opinion et les carences de stratégie internationale qui en dérivent ? » Effectivement, ces questions méritent d'être posées et d'autant plus aujourd'hui lorsque l'on constate la grande difficulté de la diplomatie française à trouver des soutiens, non seulement fiables mais fidèles, dans un monde de plus en plus instable et « balkanisé » ou, plus exactement, en pleine recomposition mondiale et redistribution des puissances et alliances : si les efforts du président Macron sont bien réels (même si on peut ne pas être toujours d'accord avec leur orientation), ils apparaissent souvent vains dans une Union Européenne qui ne partage pas la vision, toute française, d'une « Europe puissance » capable d'exister par elle-même. Même si l'actuel locataire de l'Elysée a bien intégré les mécanismes du spectacle d’État, il lui manque cet enracinement dans un terreau historique et familial qui fait la force de la Monarchie au Royaume-Uni, et cette inscription dans le temps « qui polit au lieu d'épuiser ».

    Un autre intérêt de la Monarchie familiale, c'est sa capacité à rassembler et à rassurer, dans ces temps incertains : alors que se profile l'échéance d'un Brexit que ses partisans n'avaient pas sérieusement préparé (sans doute parce qu'ils n'y croyaient pas vraiment eux-mêmes) et que la classe politique britannique apparaît fort peu crédible pour assurer l'avenir, la Monarchie, par son calme et sa longévité, est bien le point de repère tout comme le trait d'union entre des citoyens si différents dans leurs choix et leurs identités communautaires. La Monarchie n'est pas la « fusion », elle est l'unité possible entre des particularités parfois mémoriellement antagonistes : le visage du nouveau bébé royal fait plus pour la paix civile que les grandes déclarations de principe des hommes politiques, qu'on le veuille ou non. Quand le socialiste Jean Jaurès évoquait « le charme séculaire de la Monarchie » (en était-il troublé ?), les images de la famille royale, celles de celui qui n'est, pour l'heure qu'un heureux père, deuxième dans l'ordre de succession et encore bien éloigné du moment de régner, démontrent à l'envi ce charme mystérieux et naturel au sens le plus fort de ses deux qualificatifs.

    Le spectacle royal épargne à l’État britannique le discrédit total que pourrait lui valoir les errements de Mme May et les agitations europhobes comme « eurofolles ». Quand la politique parlementaire et ministérielle perd de son crédit, la Monarchie est la garantie de la pérennité de ce qui fonde la politique au-delà des calendriers électoraux et démocratiques : c'est dans les temps de difficulté pour le pays que la Monarchie est la plus importante et nécessaire sans participer elle-même aux débats ou aux divisions, comme le résumait un historien britannique qui expliquait qu'il n'y avait pas de Churchill possible sans un roi George VI...

    Les diplomates français savent sans doute cela aussi, et M. Macron, qui connaît l'histoire, doit le ressentir un peu amèrement en constatant sa grande, sa douloureuse solitude de Chef d’État d'une République trop grasse et trop désabusée pour s'imaginer encore un destin. Au dîner d’État offert par Donald Trump aux époux Macron, une  fleur de lys ornait le menu officiel pour symboliser la France (Léon Daudet y aurait vu un heureux « intersigne ») : le jeune président français, qui connaît l'importance des symboles, a pu alors méditer, peut-être, sur « le malheur d'être en République quand on est la France »...

     http://nouvelle-chouannerie.com/

  • Après un demi-siècle de campagnes contre l'immigration

    6a00d8341c715453ef0224df2db5fb200b-320wi.jpgLe projet de loi Asile et Immigration de Gérard Collomb a donc été voté ce 22 avril dans la nuit, et il a ainsi passé l'étape, avec deux jours de retard sur la date prévue, de la première lecture à l'Assemblée. Adopté plus difficilement encore que les autres réformes par l'actuelle majorité, ce texte fait figure de marqueur. Il reflète, en effet, une coupure profonde de l'opinion européenne.

    Pour autant que la vie parlementaire reflète effectivement le pays, les détails chiffrés du vote et du débat méritent d'être soulignés : 61 heures de paroles, dont près de 14 pour les députés de la droite et 8 pour les 17 mélenchonistes, Plus significatives encore, les défections et abstentions au sein des deux groupes macroniens battent les records : si l'on a souligné les votes hostiles au projet d'un élu LREM et d'un élu MODEM, on ne peut que s'interroger sur les refus de participer au scrutin de 99 inconditionnels théoriques du président Jupiter et de 8 parmi les 41 centristes affiliés au mouvement du maire de Pau. Sur 999 amendements déposés, 53 ont été adoptés.

    Entériné par 228 voix contre 193 contre, il s'agit donc au total du texte le plus mal voté de l'ère Macron.

    Au-délà de cette séquence législative hexagonale, on perçoit de plus en plus clairement, après un demi-siècle de campagnes, combien la question de l'immigration a pris une place centrale sur l'échiquier politique de notre Vieux Continent.

    Partout en Europe, on voit en effet se développer des campagnes de protestation contre les excès de la vague migratoire. En 2015, la chancelière Merkel commit une erreur historique. C'est elle qui a ouvert à cet égard la boîte de Pandore. Elle, qui en 2011 avait proclamé la fin du modèle multiculturel en Allemagne, avait cru pouvoir quatre ans plus tard, imposer l'ouverture aux réfugiés des frontières de l'Europe. Or, son fameux "wir schaffen das" [nous y arriverons] du 31 août aura surtout déclenché des réactions de rejet dans la plupart des pays d'Europe centrale.

    Chez elle, au sein même de la coalition conservatrice sur laquelle elle s'appuie, une coupure durable la sépare en fait, depuis lors, de la CSU bavaroise. Au président de ce parti, Horst Lorenz Seehofer, elle a été contrainte de confier le ministère de l'Intérieur. Le changement correspond au passage du concept de grande coalition à deux, avec les sociaux démocrates, à celui d'un gouvernement à trois partis, CDU, SPD et CSU. Pendant 70 ans cette formation avait été plus que l'allié, une sorte de satellite, sinon de succursale, de la CDU, de référence démocrate-chrétienne. Aujourd'hui, en tant que dirigeant non pas démocrate-chrétien mais chrétien-social, Seehofer se prononce ouvertement pour "une ligne politique plus dure"(1)⇓.

    Tous les familiers de la pensée d'un La Tour du Pin, premier inspirateur de la série des grandes encycliques du catholicisme social savent, du moins je l'imagine, que celle-ci ne peut pas se confondre avec la descendance de Marc Sangnier aujourd'hui totalement digérée, en Europe, par les cercles de pouvoir(2)⇓

    De façon tout à fait naturelle, les chrétiens-sociaux de Bavière se rapprochent désormais de partis conservateurs analogues, clairement hostiles à la politique d'immigration, et à ce qu'ils considèrent comme l'islamisation de l'occident. Puissamment représentés dans l'espace germanophones, ils s'appellent en Suisse alémanique, le Schweizerische Volkspartei, connu en France sous le nom d'Union démocratique du centre, et auquel sont attachés les noms de personnalités comme Christoph Blocher ou Oskar Freysinger ; en Autriche ils sont représentés par l'ancien Österreichische Volkspartei, rebaptisé en 2017 Nouveau parti populaire. Celui-ci présidé par Sebastian Kurz, désigné en décembre 2017, à la suite d'élections victorieuses, chancelier à la tête d'un pays si longtemps dominé par la sociale-démocratie.

    Or, au plan européen, il est à noter que le Parti populaire européen, au sein duquel les conservateurs voisinent avec la mouvance démocrate-chrétienne, vient de prendre une décision clef, celle de maintenir en son sein l'appartenance du Fidesz hongrois, le parti de Viktor Orban, clairement opposé à Angela Merkel.

    La droite, en France, du moins celle qui se dit aujourd'hui republicaine, et qui l'est hélas probablement, a récemment repris ce thème du frein à la vague migratoire. Elle le fait, depuis quelques temps, sous l'impulsion de Laurent Wauquiez, dont cette ouverture représente actuellement le seul espace de perspective politique, depuis la déroute de François Fillon en 2017(3)⇓

    Ce n'est pas en France, par conséquent, que la campagne anti-immigration a pris son premier essor. En 1971 Ordre ouveau, le mouvement aux références très européennes, suscite une version française du National Front anglais, à l'enseigne de la Flamme tricolore du Mouvement Social Italien. Ce parti se lança à partir de 1972 dans l'arène électorale, où il piétina pendant quelque 10 ans. Ceci sans attacher au départ beaucoup d'importance à la campagne contre l'immigration.

    C'est en Angleterre qu'elle avait vraiment commencé, il y a maintenant un demi-siècle, en 1968. Cette année-là, en effet, ce fut le 20 avril au congrès de Birmingham du parti conservateur, que le député Enoch Powell déclara notamment : "Si je regarde vers l'avenir, je suis empli de sombres présages ; tel le poète romain, il me semble voir le Tibre écumer d'un sang abondant". De tels propos, venant du ministre de la Défense du shadow cabinet, deputé depuis 1950, provoquèrent un scandale énorme au Royaune Uni et sa mise à l'écart du parti conservateur. On s'empressant de surnommer "discours des flots de sang" cette référence à Virgile.

    Jusque-là les campagnes anti-immigration avaient été menées par des groupements britanniques radicaux. L'un d'entre eux en 1967 était parvenu à surclasser les autres, sous l'appellation de National Front, un temps sous la sulfureuse direction de feu John Tyndall (1934-2005).

    Ce n'est pas la campagne moralisante qui interrompit l'essor du National Front au Royaume Uni. Si pendant toute la période de 11 ans, de 1979 à 1990, où Thatcher a gouverné la Grande Bretagne, la prospérité, que ce pays avait retrouvée, attira encore des centaines de milliers d'immigrants, son Nationality Act de 1981 a tout de même mis fin à l'attribution automatique de la citoyenneté britannique aux ressortissants ressortissants des 53 pays du Commonwealth britannique(4)⇓

    C'est cela et non la diabolisation qui a fait reculer le National Front et le réduire à une dimension groupusculaire.

    JG Malliarakis 

    Apostilles

    1. cf. son entretien donné au Spiegel daté du 21 avril : "Seehofer pour un cours plus dur"
    2. cf. Vers un ordre social chrétien 
    3. cf. l'entretien de Robert Ménard avec Yves Thréard sur le site du Figaro"Wauquiez ne gagnera jamais seul"
    4. cf. "Le Legs pragmatique de Margaret Thatcher notre chronique du 20 avril 2013. 

    Lien FB de l'insolent

    http://www.insolent.fr/

  • Entretien d’avril 2018 2/2 – Rivarol

    5ème entretien rivarolien d’actualité politique pour la seconde quinzaine d’avril 2018 en présence de son directeur Jérôme Bourbon, interrogé par Florian Rouanet :

    Sommaire séquentiel :

    0:52 – Anniversaire des 50 ans de Mai 68.

    11:03 – Interventions télévisuelles d’Emmanuel Macron.

    19:50 – Retour sur le débat piteux de Marine Le Pen lors des présidentiels.

    24:28 – Réussite des « Mémoires » de Jean-Marie Le Pen.

    30:54 – Duo Trump-Macron contre la Syrie de Bachar Al Assad.

  • Quand Macron court seul dans son couloir

    Devant la montée des mécontentements, Emmanuel Macron devait s’exprimer. Il a choisi de le faire à Ber’huis Dans le Perche pour aller à la rencontre de la France rurale. L’opération séduction à parfaitement fonctionné. Mais le président n’avait aucune annonce précise à faire.

    Emmanuel Macron est contesté de toutes parts cheminots, infirmières, étudiants, retraités, paysans, automobilistes, sans compter les zadistes et leurs sympathisants, à Notre-Dame des Landes et ailleurs. Certains rêvent de la convergence des luttes. Lui ne pense qu'aux symboles qu'il va opposer à ceux qui doutent de son action il réfléchit à la bienveillance ostensible (jupitérienne) dont il va faire preuve en toutes situations.

    Si l'on fait le bilan de l'échange d'une heure et quart qu'il y a eu entre Jean-Pierre Pernaut, sur TF1 le 12 avril, on est frappé de la faible marge de manœuvre dont dispose Emmanuel Macron, pour faire comprendre son action et la rendre éventuellement plus populaire. Le mot qui revient le plus souvent est « Je fais ce que j'ai dit que je ferai ». Manière de fixer dans le marbre son action d'aujourd'hui, en déclarant qu'elle a été plébiscitée au préalable, qu'elle est l'expression de la légitimité républicaine. Mais en même temps, cela explique que Macron et les macroniens n'aient rien à dire à ces contestataires de moins en moins inhibés qui se multiplient sur tous les fronts en ce moment. C'est habile, du point de vue d'une stratégie générale, mais cela ne permet pas beaucoup de souplesse dans les détails. Et à long terme, la souplesse dans les détails, c'est important.

    Très finement, quoi que de façon bien abstraite le président qui n'est pas seulement le maître des horloges mais se veut aussi le gardien du temps, propose son interprétation des soixante dernières années et expose le socle qu'il projette d'installer pour le demi-siècle à venir. Voici le décompte pour les soixante dernières années, il y a d'une part les Trente glorieuses, ces années de prospérité nationales et internationales, avec de Gaulle et Pompidou et il y a d'autre part les trente dernières années (dans lesquelles il englobe ses deux prédécesseurs immédiats bien sûr et le double mandat de Jacques Chirac) durant ces années, à en croire notre Président, rien n'a été fait, pour adapter le modèle français au nouveau monde multipolaire dans lequel nous entrons. Macron prétend travailler pour les cinquante ans à venir, en rationalisant les structures et les institutions. Il en est convaincu sa politique est celle qui, prenant en compte le maximum de facteurs, apparaît comme celle de la raison, celle que l'on ne peut pas ne pas mener, celle qui est irréfutable.

    La bienveillance pour toute réponse

    Il a prévu à l'avance les objections. Les syndicats se plaignent qu'on ne les écoute pas ? On peut et on doit les écouter poliment. Mais pourquoi les entendre si peu que ce soit ? Lui-même, Jupiter ou Mercure, le roi des dieux ou le porteur de bonnes nouvelles, a tout compris il gère « notre projet-et-et », jusqu'au bout, avec une bonne volonté qui semble inépuisable. Les retraités ? « Je leur ai demandé un effort. Je leur ai demandé avec beaucoup de considération. Je n'ai jamais pris un retraité pour un portefeuille ». Sa réponse aux inquiétudes des communes rurales ? La bienveillance. Sa réponse aux états d'âme des catholiques ? La bienveillance encore et la considération en prime. La bienveillance est effectivement au principe de l'amitié politique. Mais elle n'accomplit rien. L'effectivité est nécessaire.

    Et pour ce qui est de l'effectivité, Macron n'hésite pas à renvoyer chacun à ses responsabilités son discours est un discours de droite comme on n'en avait pas entendu depuis bien longtemps. Le gardien du temps pourrait dire « Je hais ces mensonges qui vous ont fait tant de mal ». Et il exhorte chacun « au travail et au mérite ». C'est qu’ « on ne peut se payer que ce que l’on produit ». Il a eu ce mot qui, le concernant, fait penser irrésistiblement à la fameuse anecdote du costume : À Lunel, en 2016, souvenez-vous, alors qu'il était encore ministre de l'économie, il avait laissé tomber devant les grévistes médusés « Pour se payer un costard, il faut travailler ». Le problème ? Ce bon sens indéniable ne suffit pas pour construire une politique qui soit vraiment pour tous.

    L'enjeu de cette composition de lieu médiatique, à Berd'huis, dans le Perche, était, dans cette classe de CE2, de rejoindre ce qu'il est convenu d'appeler la France périphérique, celle qui, à travers le chômage de masse, la raréfaction des services publics, l'absence de perspective, se trouve facilement comme désocialisée, abandonnée par les élites, oubliée par tout ce qui semble compter dans son propre pays. Le message du Président montre surtout à qui l'écoute un peu attentivement que ce fameux nouveau monde n'est pas pour eux, tant il est vrai que « l'on ne peut se payer que ce que l'on produit » et que lorsque l'on habite en dehors de ces archipels de la nouvelle prospérité que sont les grosses agglomérations, lorsque l'on vit à l'écart des autoroutes de la communication, sauf talent ou créneau particulier, au prix où l'on vend le lait à la coopérative, on ne saurait produire assez pour se payer une vie simplement décente.

    Alain Hasso monde&vie  19 avril 2018

  • La campagne d'Emmanuel Macron a bénéficié de cadeaux

    6a00d83451619c69e20224e035af4b200d-800wi.pngLa Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP) a relevé les promotions "d’un pourcentage anormalement élevé" de la part de la société GL Events, à qui Emmanuel Macron a loué plusieurs salles lors de ses meetings de campagne. Son patron, Olivier Ginon, est un proche de Gérard Collomb qu’il a côtoyé à Lyon.

    La note du meeting du 10 décembre 2016 à la porte de Versailles a chuté de 9000 euros : certaines prestations ont été rabotées à -30%, -50%, voire carrément offertes. Ces ristournes aurait déjà démarré lors du meeting de la Mutualité le 12 juillet 2016. La location avait été offerte au candidat qui venait de lancer En Marche !. Le lendemain, la facture est abaissée de 15000 euros. Le patron de l’événementiel Olivier Ginon explique qu’il s’agit d’une "négociation commerciale habituelle". La commission a retenu cette justification. Selon Mediapart, François Fillon, qui travaillait avec la même société, n’aurait pas eu droit à de telles ristournes...

    Gérard Collomb assure de son côté qu’il n’est pas intervenu dans les négociations tarifaires avec l’entreprise. Même discours du côté d’Olivier Ginon. Mediapart soulève que ces relations privilégiées entre Emmanuel Macron et GL Events durent depuis 2015, où, encore ministre de l’Economie, ce dernier avait proposé à Olivier Ginon d’animer un "comité stratégique de filière" censé proposer un contrat stratégique à la veille de l’organisation de l’Euro 2016 et de la candidature de Paris à l’organisation des JO 2024.

    Selon le socialiste Jean-François Debat :

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/04/la-campagne-demmanuel-macron-a-b%C3%A9n%C3%A9fici%C3%A9-de-cadeaux.html

  • Il a entarté un député France insoumise : il s'explique. Coquerel ne l'a pas volé ! Ça ne l’a pas tué, ridiculisé, oui. Il suffit d'en rire

    Cyriaque, membre de l'#ActionFrançaise, a entarté le député de la #FranceInsoumise #EricCoquerel. Il explique son geste.
    Bien sûr Eric Coquerel ou tout membre de la France Insoumise est invité à répondre ou même à débattre avec Cyriaque !  

    Cyriaque, membre de l #ActionFrançaise, a entarté le député de la #FranceInso... from Lafautearousseau on Vimeo.

    Reportages Vincent Lapierre

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Une pétition des Identitaires contre la suppression du délit d’aide à l’immigration illégale !

    Pétition des Identitaires ici=> https://twitter.com/DefendEuropeID/status/990300593506930689?ref_src=twsrc%5Etfw

  • Un ex-chef de Daech se cachait parmi des immigrés

    6a00d83451619c69e20224e035a7ee200d-800wi.pngLe 27 avril, Kasir al-Haddawi, un proche du chef de l'Etat islamique, Abu Bakr al-Baghdadi, a été arrêté à Izmir à l’ouest de Turquie, alors qu’il s’apprêtait à embarquer sur un bateau de migrants syriens en direction de la Grèce.

    Kasir al-Haddawi serait responsable du massacre de 700 civils à Deir ez-Zor, en août 2014. Les autorités turques pensent que cette arrestation aurait empêché une attaque potentielle au cœur de l'Europe...

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html