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l'information nationaliste - Page 5616

  • Eoliennes : un message d'Alban d'Arguin aux lecteurs de son livre "Eoliennes un scandale d'Etat"...

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    Chers amis et lecteurs,

    Tout d’abord, puisque nous sommes encore en janvier, et selon la tradition, permettez-moi de vous offrir mes vœux pour cette année 2018 ; qu’elle vous soit propice au bonheur vrai, qu’elle vous permette de profiter de nos belles campagnes françaises, et, pour ceux qui luttent contre la folie qui s’empare de notre France, qu’elle voit l’abandon du plus grand nombre de projets éoliens hideux, dangereux pour la santé des riverains et nocif à notre indépendance énergétique autant qu’à notre économie nationale.

    Vous êtes de plus en plus nombreux à avoir acquis et lu mon ouvrage « Eoliennes, un scandale d’Etat » paru chez Synthèse éditions dans la collection « bouquins » et qu’on peut se procurer soit chez l’éditeur à l’adresse suivante : Synthèse éditions, 9, rue Parrot (CS 72809) 75012 Parisou par internet à www.synthese-editions.com (sous 2 jours en général) soit dans toutes les librairies de France. Soyez en remerciés.

    Votre confiance va jusqu’à me solliciter fréquemment pour vous aider dans le combat local soit par la demande d’argumentaire anti-éoliensoit par la demande de déplacement au plus près de chez vous pour vous soutenir.

    Sur le premier point, je vous rappelle que les dernières éditions du livre comprennent un index thématique qui vous permet d’avoir réponse à toutes les questions qui peuvent se poser en réunion externe, et de préparer vos interventions y compris contradictoires.

    Plus qu’une anecdote, il y a un mois, un de mes lecteurs, riverain de terrains susceptibles d’accueillir un parc éolien dans l’ouest de la France, s’est déplacé à une réunion d’information organisée par sa commune et conduite par un représentant du promoteur éolien. A la fin de l’intervention de ce dernier, la salle était conquise par le projet et quasiment totalement favorable… il a alors publiquement sorti de sa poche mon livre et a pris la parole, en reprenant point par point tous les sujets clés : danger dramatique pour la santé des riverains, nuisances visuelles et sur les paysages, dépréciation du prix des maisons sur un rayon de 10 km autour des éoliennes, baisse du tourisme, saccage des terres pour 150 ans au moins, massacre des oiseaux, perte d’indépendance énergétique de la France, renchérissement déjà commencé du coût de l’énergie pour financer cette aberration à travers une taxe EDF que nous payons tous (la CSPE), corruption de nombreux élus en France (voir les exemples de procédure citées et qui ne sont pas exhaustives…). Son intervention a entraîné un débat salutaire et des questions pour finir par une salle communale convaincue du devoir de refuser un tel projet. A méditer.

    Sur le second point, je ne puis aller partout en France. En revanche, pour les associations structurées qui le souhaitent, dans des délais évidemment réalistes en termes d’organisation, je suis prêt à me déplacer pour intervenir dans des réunions internes et répondre à toutes les questions de même qu’à dédicacer le livre dans des librairies locales qui le souhaiteraient.

    Le contact peut se faire via mon éditeur ou via « messenger».

    Enfin, et pour votre information, une nouvelle édition du livre interviendra avant l’été prochain et comportera un ajout sous forme d’annexes relatives à de nouvelles révélations pour comprendre l’accélération actuelle des projets éoliens.

    Merci de votre confiance, et soyez tous assurés de mes pensées fraternelles dans le combat que vous menez, que nous menons, et qui se veut un combat (parmi d’autres) pour le salut de la France et des Français.     

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  • Forum économique de Davos : un prix remis en faveur des immigrés clandestins

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     SUISSE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    La quarante-huitième édition du Forum économique mondial, plus connu sous le nom de forum de Davos s’est ouverte lundi soir dans la station suisse du même nom. Cette organisation réunissant les plus hauts dirigeants d’Etats, de gouvernements et d’entreprises planifie tout simplement l’évolution de l’ordre mondial des temps à venir. C’est ce que Klaus Schwalb, co-fondateur avec Richard Attias a rappelé dans son discours JE CITE « Nous avons besoin de travailler en équipe : aucune nation, aucune personne, aucune partie prenante ne peut à elle seule faire face à la complexité de l’agenda mondial de manière constructive ».

    En guise d’ouverture du forum, un prix remis en faveur des clandestins

    Trois prix on été remis pour l’ouverture du forum, dont un attribué à Cate Blanchett pour son action en faveur des clandestins. En recevant son trophée, l’actrice a évoqué la migration prochaine de près de 66 millions de clandestins. Pour elle : « Nous devons accepter notre mission : trouver de nouvelles manières de répondre à la crise des réfugiés »

    Emmanuel Macron a pris la parole hier

    Déjà présent l’année dernière en tant que ministre de l’économie de François Hollande, Le président français s’est exprimé pendant plus de 40 minutes. Il a évoqué la question environnementale avant de faire la promotion de ses projets de réformes économiques, scolaires et financières pour notre pays. Il appelle à la coopération internationale, exigeant notamment un contrat mondial dans le domaine fiscal.
    Un ennemi à ce forum mondialiste : la montée des courants nationalistes

    En effet, Angela Merkel et Emmanuel Macron se sont tous deux inquiétés des de l’importance croissante des courants nationalistes. “Le populisme est un poison” haranguait la dirigeante d’outre Rhin tandis que le président français encourageait la salle à prendre des mesures pour que les nationalistes n’emportent pas les élections « dans cinq ans, dans dix ans, dans quinze ans ».

    https://fr.novopress.info/

  • Laurent Wauquiez refuse de couper le cordon avec la gauche

    6a00d83451619c69e201b7c949556a970b-200wi.png...pour envisager des alliances avec le FN, seule condition qui permettrait à son parti de pouvoir revenir au pouvoir :

    «J'ai toujours très clairement dit que tant que je m'occuperai des Républicains, je ne ferai jamais d'alliance avec des élus FN. En revanche, je revendique que nous parlions à ces personnes que nous avons écœuré et qui ne sont pas des fascistes ni des extrémistes. Si on sort de l'euro, ce sera une catastrophe pour les Français. Je veux que la France reste dans l'euro. Il y a des différences fondamentales en termes de vision et de propositions.»

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • ME FRÉDÉRIC PICHON : « LES FEMEN ONT RECONNU ELLES-MÊMES AVOIR CIBLÉ CIVITAS POUR DISCRÉDITER LES OPPOSANTS AU MARIAGE POUR TOUS ! »

    Le 18 novembre 2012, lors d’une manifestation « anti-mariage pour tous » organisée par l’association Civitas, des Femen travesties en religieuses et accompagnées de la très militante Caroline Fourest s’en étaient prises au cortège. Expulsées par le service d’ordre, elles avaient porté plainte pour violences. Vendredi, le tribunal correctionnel de Paris a condamné sept des huit hommes poursuivis à des peines allant jusqu’à un an de prison avec sursis.

    Maître Frédéric Pichon, avocat d’un des prévenus, dénonce au micro de Boulevard Voltaire l’incroyable partialité des poursuites, la collusion entre le pouvoir de l’époque et Caroline Fourest, et l’incroyable dispositif policier utilisé pour identifier les auteurs.

    Frédéric Pichon, un ultime rebondissement a eu lieu dans l’affaire opposant certains militants de l’association Civitas et les Femens. Le tribunal a rendu sa sentence ces derniers jours. En tant qu’avocat d’une partie des plaignants, que retirez-vous de ces années de procédure ?

    Tout d’abord, je retiens l’incroyable partialité des poursuites.
    Il faut quand même rappeler que nos clients ne sont pas allés chercher les Femens dans leur local de militants. Ce sont elles qui ont délibérément attaqué une manifestation autorisée par la préfecture. Mes clients étaient donc dans le cadre de l’exercice d’un droit de manifester.
    Elles se sont grimées et ont mis des coiffes de religieuses. Elles avaient le torse à l’air avec un slogan manifestement antireligieux et blasphématoire. Je sais que le blasphème n’est pas interdit. En revanche, ils constituaient manifestement un trouble à l’ordre public.
    Elles étaient de surcroît équipées d’extincteurs. On ne pouvait pas présumer à l’époque qu’il s’agissait d’extincteurs anti-incendie. On aurait pu au contraire présumer qu’il s’agissait d’extincteurs lacrymogènes puisqu’ils étaient de couleur blanche avec des slogans dessus dont je vous fais l’économie du contenu.
    On avait donc affaire à un acte d’agression caractérisé et à des violences non pas physiques, mais morales. La jurisprudence est assez claire en la matière.
    La Police n’était pas là. C’est pourquoi il a fallu l’intervention du service d’ordre de Civitas. Dans ce chaos général, alors qu’elles avaient utilisé leurs extincteurs et qu’il y avait de la fumée partout, quelques jeunes énergiques ont effectivement voulu les repousser, et quelques coups ont été échangés.

    Cette séquence est relatée dans le livre intitulé Inna de Caroline Fourest consacré à la patronne des Femens. Qu’avez-vous appris dans ce livre ?

    On a appris de manière absolument hallucinante que madame Fourest reconnaît explicitement les suspicions de l’époque sur la partialité du parquet.
    De mon côté, mon client et son épouse ont porté plainte contre les Femens. Elle a été classée sans suite au motif que les auteurs n’étaient pas identifiables. C’est absolument hallucinant !
    Dans son ouvrage, Caroline Fourest raconte qu’alors qu’elle était mise à l’écart par les policiers, elle a reçu un coup de téléphone de Manuel Valls, du président de la République lui apportant tout son soutien, du cabinet de madame Taubira, ministre de la Justice à l’époque et auteur de la loi contestée, qui lui apportait également tout son soutien, et enfin du préfet de police lui disant qu’il allait mettre à son profit tous les moyens à sa disposition.
    On est donc dans une intervention absolument hallucinante du pouvoir exécutif dans une procédure judiciaire. Cela nous a permis de voir les jours suivants l’incroyable dispositif policier pour identifier les auteurs. Les policiers sont arrivés tels des cow-boys. Ils ont fait des perquisitions avec des pistolets à la main pointés sur nos clients. C’était un véritable délire !
    Tout cela pourquoi ? Parce que madame Fourest a des appuis au plus haut niveau de l’État, ce qu’elle confirme d’ailleurs dans son ouvrage. On est donc dans un dossier d’une partialité incroyable.
    On a appris également dans ce dossier que les Femens avaient délibérément ciblé Civitas parce que La Manif Pour Tous, c’était un peu trop gentil. Elles craignaient qu’il n’y eût pas de réaction. En ciblant Civitas, le but de l’opération était de provoquer une réaction pour discréditer les opposants au mariage pour tous.
    On est donc dans une opération préméditée et politique où des gens en particulier ont été ciblés pour provoquer un esclandre et avec les réactions que l’on sait. Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes, comme le dit un adage du droit civil.

    Quelles peines ont été prononcées à l’encontre de vos clients et de leurs compagnons ?

    Mise à part une relaxe sur huit prévenus, il y a eu des peines allant d’un mois à un an de prison avec sursis.
    Je note que le Tribunal n’a pas tenu compte des arguments que nous avions fait valoir. Nous avons soutenu que les Femens avaient une part de responsabilité dans ce qui est arrivé, y compris leur propre préjudice. Elles ont subi les conséquences de leur propre illégalité. Après tout, l’entrave à une liberté de manifester est une infraction. Elles ont attaqué délibérément un cortège.
    Le Tribunal ne nous a pas suivis sur ce point.
    Par ailleurs, Caroline Fourest n’était pas là en tant que journaliste, mais en tant que militante. Dans la procédure, il est ressorti qu’elle était l’instigatrice et le conseil des Femens tout au long de cette opération. Elle a même recueilli les militantes Femens chez elle, à la suite de ces incidents.
    Le Tribunal ne nous a pas non plus suivis sur ce point.

     Avocat Vice président du SIEL
  • On refuse d’enregistrer un prénom breton. Pendant ce temps-là, les prénoms étrangers font florès en France…

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    FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    Le procureur et l’état civil de la mairie de Rennes ont refusé d’enregistrer le prénom Derc’hen (avec une apostrophe entre les lettres c et h) choisi par un couple pour son petit garçon. C’est en tout cas ce que relate le quotidien Ouest-France. Motif : le prénom contenait une apostrophe. Une première selon Charlie Grall, président du Secours Breton, une association qui défend l’identité bretonne. Ce dernier a précisé que « de nombreux prénoms bretons ainsi que des noms de famille s’écrivent avec un c’h et n’ont pas (…) posé de problème ces dernières années. »

    Pendant ce temps-là, les prénoms étrangers font florès en France…

    C’est tout le paradoxe ! Les prénoms français perdent du terrain face aux prénoms à consonance arabe ou noire-africaine, et l’on débat des cultures régionales. Pour rappel, L’Officiel des prénoms 2018 note que Mohamed se situe dans le top 20 des prénoms les plus donnés en France. Il était déjà dans les dix premières places à Paris, suivant en cela une tendance bien établie dans plusieurs capitales européennes, Bruxelles, Londres et Oslo. Au Royaume-Uni, le dernier recensement sur les prénoms a suscité polémique. D’après le Bureau de la statistique nationale, Oliver était le prénom le plus populaire en 2016. Mais en tenant compte des déclinaisons multiples du prénom Mohamed, (Mohammed, Muhammad…), le site Quartz avait conclu qu’en réalité c’était prénom numéro 1 outre-Manche.

    https://fr.novopress.info/

  • Européennes : Le FN continue à tendre la main à des personnalités de droite

    6a00d83451619c69e201b8d2d38623970c-320wi.jpgAprès David Rachline qui a évoqué la possibilité de laisser Nicolas Dupont-Aignan conduire une liste commune souverainiste pour les européennes de 2019, c'est au tour de Nicolas Bay d'ouvrir d'autres portes vers des élus susceptibles de rejoindre le FN :

    "Je pense à beaucoup de personnalités comme Thierry Mariani, comme Nicolas Dhuicq, comme Jean-Frédéric Poisson, comme Jacques Myard. Ils ont toujours défendu des positions pour une Europe des nations "

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Ernst Jünger et la vie magnifique

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    LECTURE - Luc-Olivier d'Algange a publié, Le Déchiffrement du monde : La gnose poétique d'Ernst Jünger, aux éditions de l'Hamattan. Rémi Soulié nous invite à découvrir cette méditation sur le Temps, les dieux, les songes et symboles. 

    Les poètes sont de singuliers alchimistes qui tendent moins à transformer en or les métaux vils qu'à montrer (au sens de la monstration) la beauté de l'être derrière le fatras plus ou moins informe des temps. Telle est la vocation de Luc-Olivier d'Algange, qu'il illustre dans ses poèmes, ses essais — qui sont aussi des poèmes — et dans sa vie — qui en est un aussi tant nous la savons contemplative, accordée aux œuvres, aux heures et aux saisons. 

    Ernst Jünger, dont on célébrera en 2018 le vingtième anniversaire de la disparition, compte de longue date au nombre de ses intercesseurs, de ses compagnons de songes et d'exactitudes, lesquels ne sont séparés que par des esprits obtus, ennemis de la nuance et des nuages - le mot est le même -, bref, des esprits modernes oscillant entre fanatisme et relativisme, avers et revers de la pendeloque nihiliste, la pendeloque désignant aussi l'excroissance de peau que les chèvres portent sur l'avant du cou.

    Comme il n'est de voyage qu'initiatique et de pèlerinage que chérubinique, Le Déchiffrement du monde - dont l'alphabet, par définition, est l'invention de Novalis, entre Saïs et Bohême -, publié dans la superbe collection Théôria, dirigée par Pierre-Marie Sigaud aux Éditions L'Harmattan, est une carte où lire la géographie d'un esprit, d'un cœur et d'une âme, non sur le mode universitaire, scientifique et technique, mais sur celui, musical, qui convient aux muses orphiques, celles-là mêmes que Philosophie, hélas, congédie au début de la Consolation de la philosophie de Boèce mais que Métaphysique, dans l'œuvre de d'Algange, réintroduit prestement. Il ne faut pas non plus s'attendre à une lecture politique ou, a fortiori, idéologique de l'œuvre de Jünger : place à une lecture de haute intensité, à un discours de la méthode, à une herméneutique infinie comme le monde fini !

    Le « vaisseau cosmique » dans lequel nous sommes embarqués et dont nous sommes convoie en effet aussi bien les galaxies que les cicindèles, les unes et les autres correspondant analogiquement entre elles en vertu de la loi des gradations elles-mêmes infinies et d'une gnose héraldique où le visible est l'empreinte de l'invisible. Nous sommes parvenus à un point tel de l'involution que très peu, c'est à craindre, reconnaîtront là leur pays.

    Ce livre, comme tous ceux de Luc-Olivier d'Algange, est donc écrit pour les « rares heureux » stendhaliens ou ceux qui forment les pléiades des « fils de roi » chers à Gobineau — fort heureusement, leurs privilèges se transmettent à quiconque (déserteurs gioniens, rebelles et anarques jüngeriens…) échappe au règne titanique et despotique de la quantité. Dans sa Visite à Godenholm, citée par d'Algange, Jünger évoque d'ailleurs ces « petits groupes » qui, dans les déserts, les couvents et les ermitages, rassemblent des irréguliers, stoïciens et gnostiques, autour de philosophes, de prophètes et d'initiés gardant « une conscience, une sapience supérieure à la contrainte et à l'histoire. »

    En dix chapitres — « Ernst Jünger déchiffreur et mémorialiste », « Le nuage, la flamme, la vague », « L'art herméneutique », « Le regard stéréoscopique », « L'œil du cyclone : Jünger et Evola », « Le songe d'Hypérion: Jünger et Hölderlin », « De la philosophie à la gnose », « La science des orées et des seuils », « L'Ermitage aux buissons blancs », « Par-delà la ligne » — d'Algange pulvérise la fallacieuse distinction qui oppose un premier Jünger nationaliste, belliqueux et esthète à un second, contemplateur solitaire et méditatif. Il montre - là encore, au sens de la monstration, contre les démonstrations pesantes et disgracieuses - que Jünger vécut une seule et unique expérience spirituelle dans laquelle la contemplation est action, et inversement, ce qui échappe aux modernes empêtrés dans les diableries des scissions entre le sujet et l'objet, l'un et le multiple, l'immanence et la transcendance, le temps et l'éternité, l'être et le devenir, Dieu et les dieux, etc. Voilà d'ailleurs pourquoi d'Algange n'a jamais écrit qu'un seul livre — mais c'est un chef d'oeuvre : l'art poétique et métaphysique des symboles. « L'éternel devenir de la vérité de l'être, écrit-il, surgit sous les atours de l'intemporel, à la pointe de l'instant, sur la diaprure de l'aile du moucheron, dans l'irisation de la goutte de rosée que le premier soleil abolit, nuance dans la nuance. »

    Le Cœur aventureux, à rebours des assurances bourgeoises, des morales puritaines et utilitaristes, du pathos humanitaire et psychologique, s'est glissé dans les contrées du monde sensible et intelligible armé de la « raison panoramique » qui, à la différence des logiques binaires ou dialectiques, embrasse ainsi la totalité et fait briller la coincidentia oppositorum que nulle analyse ne décompose. La synthèse intuitivement perçue du Tout y resplendit avec ses anges, ses papillons, ses champs de bataille, ses rêves, ses mythes, ses légendes, ses collines et ses rivages, ses formes, ses types et ses figures dont celles du Soldat, du Travailleur, du Rebelle et de l'Anarque. Tout y est subtil comme une chasse, comme une pensée qui est une pesée, « l'étymologie étant, avec les sciences naturelles, l'art héraldique par excellence. » De ce point de vue, Jünger hérite du romantisme allemand et prolonge bien sûr cette « Allemagne secrète » dont Stefan George fut le héraut inspiré.

    Dans cette miniature lumineuse qu'est Le Déchiffrement du monde, la perspective souligne les dimensions de hauteur et de profondeur où se meut naturellement et surnaturellement Jünger. L'approche y est qualitative et courtoise, comme dans un ermitage creusé dans des falaises de marbre où il serait encore possible de lire et d'herboriser — ce qui revient au même — loin des hordes forestières. C'est ainsi qu'Ernst Jünger et Luc-Olivier d'Algange nous initient à « la vie magnifique ». Magnifique, oui, le mot s'impose.  

    Rémi Soulié, écrivain, essayiste, critique littéraire, collaborateur du Figaro Magazine, est, entre autres, l'auteur de Nietzsche ou la sagesse dionysiaque, Pour saluer Pierre Boutang, De la promenade : traité, Le Vieux Rouergue.

    Figarovox du 12.12.2017

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    Pour saluer Pierre Boutang, Rémi Soulié, éd. Pierre-Guillaume de Roux, 140 pages, 21€ 

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • JEAN LASSALLE : « JE NE VEUX PLUS FAIRE SEMBLANT PENDANT QUE NOTRE PAYS S’ÉCROULE ET QUE NOTRE CIVILISATION S’EFFONDRE ! »

    Jean Lassalle sort d’une année riche en combat, avec notamment « la reine des campagnes », comme il l’appelle, celle pour l’élection présidentielle dont Emmanuel Macron est sorti victorieux. Quel bilan tire-t-il des premiers mois de celui-ci à l’Élysée ? Les Français peuvent-ils encore se « lassalliser » ? La France peut-elle se relever ? Jean Lassalle – l’homme qui se targue de toujours avoir eu « la baraka » – se confie en exclusivité à Boulevard Voltaire.

    Jean Lassalle, vous sortez d’une année 2017 riche en combats puisque vous avez été notamment candidat à l’élection présidentielle. Quel bilan tirez-vous de ces premiers mois du Président Macron ? Selon vous, dans quel état est la France aujourd’hui ?

    Comment en sommes-nous arrivés là ?
    Pourquoi la France se promène-t-elle avec une telle dette, avec un tel sentiment de stress ? Cette angoisse assaille la plupart d’entre nous, quelles que soient d’ailleurs les couches sociales, même si celle qui n’a rien la vit évidemment beaucoup plus difficilement.

    Selon vous, la France est-elle perdue ? Les Français, aujourd’hui, savent-ils encore à quel saint se vouer ?

    À vrai dire, il n’y a pas que les Français dans cette situation. Mais restons en France.
    Il s’agissait de la campagne présidentielle, donc de la reine des campagnes, celle qui permet d’élire un nouveau Président.
    Ensuite, j’ai écrit Résistons ! C’était mon projet pour la France. Et je suis le seul à avoir présenté un projet en tant que tel. Les autres ont tous présenté un programme. Un programme consiste à vous dire : « On vous arrache une dent, on vous fait les ongles, on vous taille les cheveux, on vous refait un peu les rides, etc. »
    Mon projet pour la France, au contraire, c’est : « Qu’est-ce que je suis ? Que faut-il envisager pour que je puisse rester sur la trajectoire de vie ? » La France est un très vieux pays. Comment peut-on retaper la France ?

    L’absence totale d’équité dans l’expression des candidats. Voilà ce qui m’a frappé. Je ne savais pas que nous en étions rendus si bas. D’ailleurs, je ne sais quel institut a donné les chiffres ces derniers jours. C’est mon fils qui me les a rapportés. Je suis à un jour et quelque de temps de télévision, radio, presse écrite, tout réuni. Messieurs Macron et Fillon sont à quelque chose de l’ordre d’un mois et demi.

    Je ne pensais pas qu’on pouvait empêcher un candidat de parler comme cela a été fait.
    Du jour au lendemain, tous les médias, sauf le vôtre et quelques autres peu nombreux, m’ont fermé les portes comme si on ne me connaissait plus.

    Je ne pensais pas que cela pouvait se produire au pays des droits de l’homme. Là, précisément, où le peuple s’est déclaré souverain, entraînant dans son sillage des dizaines d’autres pays. Cela a été une grande surprise.
    Puis, j’ai enclenché les législatives dans un contexte de scepticisme monstrueux. Je sentais que je n’avais pas le droit d’interrompre ce que j’avais engagé si jeune. Cette décision me dépassait. Mettre moi-même un terme à ma destinée n’était pas concevable. Que le peuple me sanctionne s’il le voulait ; je lui en donnais l’occasion.

    Êtes-vous convaincu de votre destin présidentiel ?

     

    Les téléspectateurs vont probablement me prendre pour pire que je ne le suis. Mais nous vivons depuis une vingtaine d’années une période très instable. Nous en avons perdu totalement le sens. Rendez-vous compte, perdre le sens, perdre de vue à ce point le bien commun et ignorer à ce point qui nous sommes !
    Et bien, je pense que, comme dans toutes les périodes instables, les Français voudront d’une manière ou d’une autre reprendre leur destin en main. Il suffira d’un simple incident. J’espère que ce ne sera pas sanglant, car je suis pour les combats pacifiques.

    Vous lancez votre mouvement Résistons ! S’agit-il d’un mouvement qui veut fédérer toutes les autres oppositions contre Emmanuel Macron et sa vision mondialiste ?

    Tout cela n’est que péripéties. On ne me coupe pas en tranches. Je suis quand même le premier qui ait marché. Je me suis tapé 6.000 kilomètres à pied. J’ai fait un tour de France tandis que Macron a fait trois fois le tour de sa cuisine. Et si ceux qui l’ont suivi ont fait chacun deux kilomètres, c’est déjà beaucoup.
    Je revendique toujours cette posture du marcheur.

    Lorsque j’ai entrepris ce tour de France, c’était pour aller à la rencontre de nos concitoyens. C’était, aussi, déjà pour poser un acte de résistance et d’opposition au système qui s’est emparé de nous et qui est en train de nous dénaturer. Il nous fait basculer de la civilisation dans laquelle nous avons joué un très grand rôle vers un matérialisme absolu qui nous dépouille de tout.

    Je reste le marcheur du tour de France à pied. Les autres parlent beaucoup, mais moi je reste celui-là. Comme c’était prévu, j’ai affiné le caractère résistant de mon mouvement. Cela a été le fil conducteur de toute ma vie et me marque de plus en plus, car je sens que les temps l’exigent. Donc, résistons dans le cadre de Résistons !
    Je suis donc tout cela à la fois. Mais je suis aussi celui qui sait chanter, celui qui se sert de toutes les possibilités qui lui ont été données par la nature. À chaque fois, c’était pour attirer, ou essayer au moins, l’attention de nos compatriotes sur le fait que notre pays se faisait beaucoup de mal à lui-même.
    Je crains ne pas voir, du point de vue du citoyen, de continuité dans mon action. Lassalle pourrait apparaître comme un certain nombre de coups qui lui ont valu, comme ce fut le cas cette année, de se « lassalliser ».
    « Lassalliser », cela veut dire : « Ce type a quelque chose. Il a un fort accent, on ne comprend pas tout ce qu’il dit, mais il a quelque chose. Mais après, il disparaît et il ne raconte plus ce qui lui arrive. »

    À force d’accuser le gouvernement d’être soutenu par de grands groupes, de parler de grands lobbyings financiers, n’avez-vous pas peur d’être considéré comme un complotiste ?

    Je suis effectivement de plus en plus qualifié de complotiste. Plus aucune émission télévisée ne m’invite et plus un journal ne me consacre un bout de papier. Pour la énième fois, je suis en train de traverser tous les déserts du monde. Je crois que je vais, effectivement, faire l’objet de très violentes attaques. Mais c’est le propre de tous ceux qui se lèvent un jour en disant : « Je ne supporte plus, je ne veux plus faire cela, je ne veux plus faire semblant à ce point pendant que notre pays s’effondre et pendant que notre civilisation s’écroule sous nos yeux. »

    Pour autant, l’opinion publique ne me lâche pas. Et j’ai la baraka. J’ai toujours eu la chance de m’en sortir. En tout cas, je ne peux plus continuer à faire semblant dans ce contexte vichyste que j’ai dénoncé.
    Vichy, c’était la peur. 1 % de résistants, 20 % de collabos et 80 % de Français qui attendaient de voir de quel côté allait tourner le vent ! On y est un peu. Alors, on m’a dit : « Mais Vichy, tu te rends compte, on n’a pas eu de déportation massive. » J’ai répondu : « Je ne pense pas qu’il y ait de déportation massive, mais on n’a pas besoin de tout cela aujourd’hui puisqu’on contraint des hommes et des femmes au suicide par le désespoir. »

    Je veux que la France retrouve l’espace et la place qui doit être la sienne et en Europe et dans le monde.

    http://www.bvoltaire.fr/ne-veux-plus-faire-semblant-pendant-pays-secroule-civilisation-seffondre/