Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

l'information nationaliste - Page 6238

  • Economie oui, mais pas celle de la réflexion

    Pour ses adversaires, la cause est entendue : le programme politique du Front national est « une arnaque », comme dit Manuel Valls. Mais l’argument d’autorité est un peu trop commode.

    Le programme économique frontiste peut être critiqué, mais pas caricaturé, surtout au regard des résultats économiques que nous vaut plus d'un quart de siècle de gestion libéralo-socialiste placée sous tutelle bruxelloise. Après tout, de quelle réussite les donneurs de leçons de l'UMP et du PS peuvent-ils se prévaloir ? D'un chômage de masse frappant au moins 10 % de la population active ? De la disparition de notre tissu de PMI et de PME ? De la crise de notre agriculture ? De budgets déficitaires depuis plus de 40 ans ? D'une dette publique qui dépasse 2 000 milliards d'euros ? De la perte de notre souveraineté économique et du contrôle de notre propre monnaie ? Ceux qui balaient d'un revers de main le programme économique du FN ne sont pas les mieux placés pour le faire.

    Ledit programme est bâti sur les concepts de « patriotisme économique » et de « protectionnisme intelligent ». Comme l'explique Jean-Yves Le Gallou sur le site de Polémia, il est possible d'y distinguer trois axes « la remise en cause du libre-échangisme mondial, la sortie de l'euro, la lutte contre "l'austérité" ».

    Concernant le premier axe - la remise en cause du libre-échangisme mondial -, les rédacteurs du programme opposent à l’ « ultra-libéralisme » mondialisé le recours au « protectionnisme intelligent », dont les prémices figurent dans la Charte de La Havane, signée en 1948 par une cinquantaine d'Etats. Cette Charte visait à développer la coopération entre les États membres, les engageait à ne pas se trouver en situation d'excédent ou de déficit de leur balancé commerciale sur le moyen-long terme, interdisait le dumping, autorisait le contrôle des mouvements de capitaux par les États, favorisait l'adoption par les pays signataires de normes de travail équitables. En somme, elle voulait établir les conditions d'un commerce extérieur pacifié en évitant l'hégémonie d'une puissance sur les autres. Les États-Unis firent obstacle à sa ratification pour conforter la prépondérance du dollar acquise à Bretton Woods - outil de leur propre hégémonie.

    Par ailleurs, le Front national fut le premier grand parti à dénoncer le Tafta, désastreux traité transatlantique que Sarkozy, puis Hollande, avaient donné mandat aux eurocrates bruxellois de négocier pour la France (après avoir poussé en 2014 à accélérer les négociations, le président socialiste en demanda l'arrêt en 2016...).

    Quant au deuxième axe - la sortie de l'euro monnaie unique -, il conditionne la réalisation de l'ensemble du programme, puisqu'il doit permettre à la France de retrouver sa souveraineté monétaire, et la possibilité de dévaluer pour relancer la croissance et réindustrialiser. Dans le même but, serait abolie la loi du 3 janvier 1973, qui a interdit à l'État d'emprunter sans intérêt auprès de la Banque de France (par exemple pour financer de grands travaux), pour le plus grand bénéfice des marchés financiers et des banques qui, eux, perçoivent des intérêts - ce qui alimente la dette publique.

    Le troisième axe concerne la lutte contre l'austérité et paraît relever d'une certaine utopie lorsque Marine Le Pen envisage, par exemple, de revenir à la retraite à 60 ans. Toutefois, le recours aux politiques d'austérité appliquées dans certains pays européens sous les pressions de Bruxelles et de la BCE n'a guère été probant.

    Au bout du compte, ces propositions sont-elles absurdes ? « En vérité, la crédibilité et le réalisme d'un programme sont jaugés au regard de la doxa dominante. S'éloigner du politiquement correct et de l'économiquement correct passe forcément pour "peu crédible" », observe Jean-Yves Le Gallou sur Polémia. Pourtant, en 2011, Alain Cotta et Christian Saint-Etienne, économistes qui n'appartiennent pas au Front national, s'accordaient à reconnaître, dans Monde&Vie (1) qu' « une monnaie est toujours le reflet d'un État et d'une souveraineté », qu'aujourd'hui, « le vrai conflit idéologique oppose les tenants de la poursuite d'un néo-libéralisme mondialisé et financiarisé, à ceux du retour au capitalisme d'État » ; et qu'avant même la politique de l'euro fort, celle du franc fort, voulue en 1993 par le directeur du Trésor Jean-Claude Trichet (appelé plus tard à diriger la Banque centrale européenne…)fut « à l'origine de toutes nos difficultés actuelles ».

    Si l'on peut discuter certains aspects du programme économique du FN, il n'en pose pas moins de vraies questions, auxquelles ses concurrents ne pourront pas se contenter de répondre par le mépris.

    Jean-Pierre Nomen Monde&Vie 12 janvier 2017

    1) Monde&Vie n°851

  • Les forces de l’OTAN menacent la Russie

    Un déploiement massif de troupes américaines et de l’OTAN en Pologne et dans les pays baltes est en cours. Selon une déclaration du Centre de presse et d’information de la Bundeswehr (les forces armées allemandes) le 30 décembre : « dans le cadre de l’opération OTAN “Atlantic Resolve”, trois navires de transport américains sont attendus à Bremerhaven la première semaine de janvier ».

    La déclaration a noté qu’au début de novembre : « les soldats de la 3e Brigade de la 4e Division d’infanterie américaine ont commencé à charger les navires avec des véhicules et des conteneurs ». Dans l’ensemble, « plus de 2500 pièces de cargaison (des camions, des véhicules de combat, remorques, et conteneurs) [ont été] initialement expédiées vers l’Allemagne, puis transportées vers la Pologne et d’autres pays d’Europe centrale et orientale ». Le matériel doit « arriver dans la période du 6 au 8 janvier par transport maritime à Bremerhaven et sera ensuite transporté vers la Pologne par rail et des convois militaires d’ici le 20 janvier ».

    Plus tôt ce mois-ci, le quotidien allemand Kieler Nachrichten a qualifié l’accumulation des armes d’« opération la plus importante de redéploiement de l’armée américaine en Allemagne depuis 1990 ». Plus de 2000 chars, obusiers, jeeps et camions sont déployés dans le cadre des exercices de l’OTAN en Europe de l’Est qui vont continuer pendant neuf mois.

    Selon les déclarations faites par les forces armées américaines en Europe, 4000 soldats supplémentaires et 2000 chars d’assaut vont « contribuer à renforcer la défense et la dissuasion de l’alliance ». Le colonel Todd Bertulis, directeur adjoint de la logistique du Commandement américain en Europe (EUCOM) à Stuttgart, a déclaré que l’opération veillera à ce que « la puissance de combat nécessaire soit apportée au bon endroit en Europe au bon moment ».

    Le lieutenant-général Frédéric « Ben » Hodges, commandant des forces américaines en Europe, a déclaré : « Trois ans après que les derniers chars américains aient quitté le continent, nous devons les y remettre ». Il a fait la déclaration lors d’une visite à l’école de logistique de la Bundeswehr à Garlstedt, en Basse-Saxe. Il a déclaré aux journalistes que ces mesures étaient une « réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie et à l’annexion illégale de la Crimée ».

    La Russie se prépare à la guerre, a affirmé le général. Tous les ministères russes, a-t-il déclaré : « se prépareront en conséquence, mobilisez-vous, si vous voulez ». Il a continué : « Cela ne signifie pas nécessairement qu’il doit y avoir une guerre, rien de tout cela n’est inévitable, mais Moscou se prépare à cette possibilité ».

    Cette présentation tourne la réalité à l’envers. Le déploiement de troupes de combat américaines fait partie des préparatifs de l’OTAN en vue de la guerre contre la Russie, culminant d’une expansion continue vers l’est de l’OTAN depuis la dissolution de l’Union Soviétique il y a 25 ans.

    En Ukraine, ce n’est pas la Russie qui est l’agresseur, mais les États-Unis et l’OTAN. Washington et Berlin, en étroite collaboration avec les forces fascistes, ont organisé un coup d’État contre le président pro-russe, Viktor Ianoukovitch, au début de 2014, en installant un régime nationaliste et férocement anti-russe à Kiev. Ce mouvement a déclenché une rébellion séparatiste par les régions russophones de l’est du pays, que Moscou a soutenu et que le gouvernement de Kiev, soutenu par les armes et l’argent des occidentaux, a cherché, sans succès, à supprimer violemment.

    Les événements en Ukraine ont été saisis par les États-Unis, l’Union européenne et l’OTAN pour imposer des sanctions économiques et diplomatiques et étendre considérablement les forces militaires de l’OTAN le long de la frontière occidentale de la Russie.

    Avant l’inauguration de Donald Trump, le président élu des États-Unis le 20 janvier qui a appelé à une réduction des tensions avec la Russie afin de concentrer plus directement l’agression américaine sur la Chine, les forces opposées au sein de l’establishment militaire-renseignements et politique des États-Unis cherchent à intensifier la confrontation avec Moscou.

    Cette semaine, le sénateur républicain John McCain a visité les États baltes pour leur assurer le soutien continu des États-Unis. Dans une interview diffusée par la radio estonienne, McCain a appelé à un renforcement des forces de l’OTAN contre la Russie et a déclaré que chaque « membre crédible » du Congrès américain voyait le président russe, Vladimir Poutine, « pour ce qu’il est : un voyou et un tyran et un agent du KGB ».

    Dans cette escalade dangereuse contre une Russie dotée d’armes nucléaires, qui fait courir le danger d’une troisième guerre mondiale, la Bundeswehr joue un rôle central. « Sans le soutien de l’armée [allemande], nous ne pouvons aller nulle part », a déclaré le lieutenant général Hodges lors d’une comparution devant le Service commun de soutien de la Bundeswehr.

    Le lieutenant-général Peter Bohrer, chef adjoint du Service interarmées de soutien, marquait son accord : « Dans le passé », a-t-il dit, « l’Allemagne était un État de première ligne. Aujourd’hui, nous sommes une zone de transit, et l’une de nos tâches principales est d’entreprendre un soutien commun […] Nous sommes ouverts à l’exécution de ces tâches avec nos partenaires américains ».

    Après être arrivés en Allemagne, les soldats américains et leurs équipements lourds seront déplacés de Bremerhaven par le rail à travers le nord de l’Allemagne jusqu’à l’Europe de l’Est. Le bureau de presse de la Bundeswehr a annoncé : « Quelques 900 wagons avec du matériel militaire seront transportés en train de Bremerhaven vers la Pologne. Il y a également environ 600 pièces de fret qui seront transportées par train en Pologne à partir du terrain d’entraînement militaire à Bergen-Hohne. Près de 40 véhicules circuleront directement de Bremerhaven vers la Pologne ».

    L’Allemagne, qui a écrasé l’Europe de l’Est dans sa guerre d’extermination il y a 75 ans, se prépare à envoyer des troupes de combat dans les pays baltes. En janvier, 26 chars, 100 autres véhicules et 120 conteneurs seront transportés en train vers la Lituanie.

    Lors d’un entretien accordé au journal militaire allemand « Bundeswehr aktuell », le général Volker Wieker a confirmé que l’Allemagne s’était entendue avec les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni lors du sommet de l’OTAN à Varsovie « pour que chacun prenne la tête d’un groupement tactique ». L’Allemagne enverra son 122e Bataillon d’infanterie. Il a ajouté que d’autres envois suivraient, « afin que nous atteignions une capacité dite opérationnelle complète d’ici le milieu de l’année ».

    Ce que l’on entend par « pleine capacité opérationnelle » a été souligné par un exercice public de la Bundeswehr à Grafenwöhr, où le bataillon allemand s’est préparé au déploiement. Selon un rapport vidéo du Frankfurter Allgemeine Zeitung, les manœuvres impliquaient « une attaque ennemie sur la frontière russo-lituanienne ».

    Le futur commandant du groupement tactique de l’OTAN en Lituanie, le lieutenant-colonel Christoph Huber, a expliqué le « but tactique » des manœuvres comme suit : « Les camarades de la Deuxième Compagnie ont mené avec succès la bataille ici […] gagnant du temps pour leurs camarades et ainsi détruisant les forces ennemies. C’est une formation de combat de haute intensité ».

    Titre et sous-titre originaux : Les forces de l’OTAN menacent la Russie. L’armée américaine et la Bundeswehr allemande envoient des milliers de soldats en Europe de l’Est

    Johannes Stern

    Source

    http://www.voxnr.com/7631/les-forces-de-lotan-menacent-la-russie

  • Le bilan pacifiste de Barack Obama : trois bombes larguées chaque heure

    Une étude du Council on Foreign Relations (CFR) fait état d’un nombre spectaculaire des bombes larguées par les militaires américains en 2016. Ce n’est que l’une des promesses pacifistes non tenues d’Obama. RT revient sur cette présidence agitée.

    Repris de RT France

    http://fr.novopress.info/

  • TV : selon le CSA, les personnes « non-blanches » sont surreprésentées dans les activités illégales

    Capture-4.jpg

    Le CSA vient de publier les résultats de son « baromètre de la diversité » (rapport à télécharger ici). En effet, depuis 2006, le CSA doit veiller « à ce que la programmation reflète la diversité de la société française ». Cette étude de 20 pages est réalisée en se basant sur 2 semaines de visionnage de plusieurs programmes de la TNT.

    Les statistiques révèlent que : « La représentation des personnes « perçues comme non blanches » à la télévision a légèrement augmenté en deux ans (16% en 2016 vs 14% en 2014) ».

    Avec cette augmentation du nombre d’halogènes à la télévision, le CSA est content, même s’il note que c’est grâce aux programmes sportifs et aux fictions américaines.

    Là où le bât blesse, c’est concernant l’attitude, négative ou positive, des progénitures de la République :

    « S’agissant des attitudes, celles qui sont négatives sont incarnées à 25% par des personnes « perçues comme non-blanches » (vs 20% en 2015 sur le périmètre des 3 genres étudiés en commun : fictions, informations, magazines / documentaires) et les attitudes positives le sont à 23% (vs 14% en 2015 sur le même périmètre). On peut également noter que les personnes « perçues comme non-blanches » sont surreprésentées dans les activités marginales ou illégales, à hauteur de 34%. »

    Et oui ! Alors que les statistiques ethniques sont interdites (sauf pour le CSA ?), et qu’il n’y a pas de chiffres (publics) concernant la proportion de non-blancs impliqués dans des activités illégales, le CSA juge de sa propre autorité que c’est trop !

    Pour Mémona Hintermann, commissaire politique en charge de la diversité au CSA, ce résultat est une distorsion qui serait « un déni de citoyenneté » !!!

    Fanatique, elle considère que « notre système audiovisuel n’est pas à la hauteur. Si on voit l’autre majoritairement dans des circonstances où il nous fait peur, où il représente un danger, alors nous contribuons, par l’audiovisuel, à rendre cette société haineuse. La télévision a un rôle majeur dans la constitution des opinions de notre pays ».

    Nota bene : Selon Wikipédia, Mémona Hintermann est le résultat d’un mélange peu ordinaire, fille d’un père indien musulman et d’une métisse créole catholique (sic!).
    http://www.contre-info.com/ |

  • Ubiquité ectoplasmique

    Cela n’est guère surprenant, le premier débat télévisé hier soir entre les sept candidats à la primaire à  gauche a été un flop d’audience. Selon Médiamétrie, seulement 3,8 millions de personnes étaient devant leur poste pour assister au duel (profondément ennuyeux) entre les ténors  de la gauche sous prozac,  désireux de faire bonne figure en ne lâchant par les coups. Un  chiffre à comparer au score de référence du premier débat de la « primaire de la droite et du centre » (5,6 millions). Cela  augure mal de la suite  pour la boutique socialiste,  à l’heure ou les candidats hors les murs , MM. Macron et Montebourg,   ont nettement plus le vent en poupe. Nous retiendrons pour notre part  de ce débat, et c’est après tout une nouveauté (une avancée?),  que de Jean-Luc Benhamias à Manuel Valls, de François de Ruygy à Arnaud Montebourg, tous les candidats présents se sont prononcés en faveur du rétablissement de la peine de mort.  Du moins dans  son application hollandaise, consistant à assassiner, liquider à l’étranger des djihadistes souvent de nationalité française. « Des enfants de la république » devenus  » terroristes  » selon la terminologie de M. Valls …

    Personnalité médiatique de cette république livrée à tous les mauvais vents,  dévoyée,  déracinée, hors-sol, abîmée par des décennies de cogestion gauche-droite,  Laurence Parisot, ex patronne du Médef, s’inquiétait hier sur la site de boursorama d’une  annonce de Pierre Gattaz,  son successeur à la tête du syndicat patronal. Celui-ci   a indiqué qu’il  recevrait  « sans  doute »  Marine Le Pen, comme tous les autres candidats à la présidentielle. « Je suis très étonnée par cette annonce » a-t-elle déclaré,  » je pense que c’est une erreur, peut-être même une erreur lourde de conséquences. En acceptant de recevoir Marine Le Pen, le Medef et Pierre Gattaz contribuent à sa banalisation ».  « Pierre Gattaz a évoqué le fait que j’aurais boycotté Marine Le Pen… Je ne l’ai pas boycottée, c’est beaucoup plus sérieux que cela, je l’ai dénoncée » (sic), a-t-elle ajouté. (…) On ne peut pas traiter la personne qui porte et qui défend ce programme comme n’importe quel candidat à l’élection présidentielle. »

    Et d’ajouter encore:  » le Front National a un programme, qui est non seulement, cataclysmique pour l’économie française, et européenne. Mais qui est en plus dangereux pour les valeurs de notre République, et pour des principes fondamentaux auxquels nous sommes attachés. » Le  psittacisme antinational de Mme Parisot n’est pas une surprise, on lui doit d’ailleurs  un livre signé de son nom  en 2011 (Un piège bleu marine) d’une indigence, d’une pauvreté intellectuelle et argumentaire à peu près équivalente aux productions  similaires du PS ou de NKM. La nouveauté réside dans cette invitation, si elle se concrétise,   de M. Gattaz  à Marine, sous la pression peut-être de certains  patrons, dirigeants de PME-PMI, TPE-TPI qui sont nombreux à être séduits par le programme frontiste.

    Certes,  Bruno Gollnisch, comme les autres dirigeants du  FN qui défendent  un sain capitalisme entrepreneurial,  à l’opposé de toutes les dérives d’un capitalisme financier, spéculatif, porté par une certaine idéologie libérale, n’ont jamais ménagé leurs critiques vis-à-vis des prises de position irresponsables et/ou économiquement, socialement désastreuses d’un  Pierre Gattaz .  En décembre  2015, Mme Parisot  félicitait d’ailleurs  Pierre Gattaz dans Les échos    affirmant qu’il avait  » raison »  de prendre position contre le FN   » en tant que porte-parole des chefs d’entreprises de France de faire savoir que le programme économique du Front National est un danger. Ce qui compte, c’est de faire de la pédagogie continue et d’expliquer régulièrement les effets désastreux qu’auraient ses propositions sur notre économie. »

    Une pédagogie à laquelle s’essaye le dignitaire de la très bourgeoise secte du Grand OrientJean-Luc Mélenchon qui, depuis trente ans, il était alors encore au PS et favorable à Maastricht, s’échine à expliquer aux catégories populaires qu’il ne faut pas voter pour le Grand Satan FN et Le Pen.  Comme en 2012, il s’emploie ces derniers temps à attaquer un FN qui recueille la majorité du vote ouvrier depuis 1988, phénomène qui s’est encore  accéléré ces dernières années. En meeting mercredi au Mans, le candidat d’extrême gauche creuse toujours  assez vainement le même sillon en expliquant que le FN  se livre à un « plagiat » (!)  de ses propositions, en voulant notamment pour preuve subliminale que Florian Philippot dans une récente vidéo publiée sur sa chaîne youtube arbore   » une tasse rouge »  !

    Hier , rapportait une dépêche de l‘AFp, devant la presse, M. Mélenchon  confirmé  sa stratégie consistant à multiplier les attaques contre l’opposition nationale, populaire et sociale, méthode qu’il juge habile pour bénéficier d’une bonne couverture médiatique… Il tiendra ainsi, tout comme Emmanuel Macron,  une réunion à Lyon le 5 février,  pendant  la convention présidentielle de Marine, tout en apparaissant sous forme d’hologramme au même moment,  » une première mondiale « ,  dans un meeting à Paris.

    Cette ubiquité ectoplasmique se retrouve dans la teneur des attaques qu’il formule contre la candidate soutenu par le FN, en reprenant pour le coup les mêmes éléments de langage des pontes du Medef, de Bruxelles, de la droite et de la gauche euromondialistes. A l’écouter, alors même qu’il affirme dans  le même élan sans trop de cohérence que le  FN reprend ses propositions, il éprouve en écoutant Marine   un « renouveau d’horreur et de dégoût de l’idéologie de cette femme », fustige « l’ignorance » et « l’obscurantisme » du Front National, entend  « marquer solennellement (par sa présence à Lyon, NDLR)  le gouffre qui sépare la logique, le programme politique de Marine Le Pen et la tradition républicaine des Français la plus profonde et la plus noble ».

    Effectivement un gouffre sépare les nationaux, les patriotes, les souverainistes qui défendent et soutiennent la candidature de Marine et les tenants de ce vieux Système à bout de souffle, les partisans du mondialisme ou de l’altermondialisme qui invoquent  la république pour peu qu’elle cesse d’être réellement française.  Ou pour reprendre la formule imagée de Patrick Buisson,  » les enracinés du local  »  d’un côté et de l’autre, les « agités du global » qui communient dans  « l’idéologie bougiste », « la maladie de Parkinson  de la mondialisation ». Choisis ton camp camarade!

    https://gollnisch.com/2017/01/13/ubiquite-ectoplasmique/

  • Guerre d'Espagne : le simple fait de porter une croix ou de se déclarer catholique était passible de mort

    Mgr Antoine de Rochebrune, prélat de l’Opus Dei en France, évoque le film Au prix du sang, sur le fondateur de l'Opus Dei :

    "Comment Josémaria a-t-il vécu les premières années de guerre ? A-til été confronté au massacre de prêtres ? A-t-il échappé à des tentatives d’arrestation ?

    Durant la guerre fratricide qui fit suite au coup d’Etat d’un groupe d’officiers contre la République, le simple fait de porter une croix ou de se déclarer catholique était passible de mort. On estime qu’à Madrid 35% du clergé fut assassiné à cette époque. Un jour, des miliciens pendent devant chez la mère de Josémaria un homme qui lui ressemble, pensant que c’était lui. Comme tant d’autres prêtres, l’abbé Escriva risque donc sa vie et doit en permanence se cacher. Le 30 août 1936, alors qu’il est caché chez des amis, un groupe de miliciens passe de maison en maison au milieu de la nuit pour procéder à des perquisitions, à la recherche d’ennemis. Ce jour là, Josémaria échappe aux miliciens en se réfugiant dans une mansarde mais comprend qu’il doit partir, pour ne pas mettre en danger la vie de ses hôtes. Pour les jeunes qui l’entourent, il est frappant de constater que, même au plus fort de la persécution religieuse, Saint Josémaria se refusera toujours à parler de politique mais portera au contraire un discours de paix et de réconciliation.

    Est-il vrai, comme on le voit dans le film, que Josémaria a confessé « en civil » dans un zoo et qu’il a du se réfugier dans un hôpital psychiatrique ?

    Josémaria a effectivement souvent parcouru les rues et les jardins publics en « civil », avec de jeunes gens qu’il confesse en marchant, en faisant mine de se promener simplement avec eux. Les lieux où il a du se cacher ou célébrer la messe dans la clandestinité sont multiples. Il passa notamment 5 mois, d’octobre à mars 1937, dans la clinique du docteur Suils, un ami de lycée devenu psychiatre, avant de se réfugier au consulat du Honduras où il resta jusqu’à la fin du mois d’août 1937. C’est à cette date qu’il put se procurer des documents qui lui assuraient une relative liberté de mouvement."

    A

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Le mufti-culturalisme, la clef du vivre ensemble ?

    L’heure est grave. Le travail du prochain (prochaine ?) Président(e) ne sera pas de tout repos. Beaucoup de Français sont inquiets.

    Dans sa conférence « La France, l’islam, les musulmans » mardi soir à Paris, Marie-Thérèse Urvoy, professeur d’islamologie et d’histoire médiévale de l’islam, nous présentait son dernier livre Islamologie et monde islamique. L’occasion, pour elle, de rappeler que l’islam regroupe des pays qui, tout en se référant à la religion islamique, ont adopté bon nombre de coutumes fort éloignées de la seule foi et souvent très différentes de notre culture occidentale.

    De ces développements découle une question essentielle : le mufti-culturalisme est-il la clef du vivre ensemble ? Non, il n’y a pas de faute d’orthographe. La campagne pour la présidentielle commence et, parmi les nombreux enjeux, il y en a un qui s’impose plus que les autres : le « mufti-culturalisme » que l’on veut nous imposer. L’heure est grave. Le travail du prochain (prochaine ?) Président(e) ne sera pas de tout repos.

    Beaucoup de Français sont inquiets.

    Sont-ils préoccupés par le poids des impôts ? Par l’incompétence notoire de leurs édiles politiques ? Par le réchauffement climatique ? Non, cela, ils s’en accommodent depuis des lustres et ils savent que rien ne changera vraiment… Non, ils sont surtout inquiets — de plus en plus mais les médias sont discrets — de la pression du « vivre ensemble » que l’on veut leur imposer chaque jour un peu plus. Surtout ne pas se refermer sur soi, être ouverts sur le monde, et remplaçons notre culture figée dans l’Histoire par une autre, plus neuve, qui viendra la « rafraîchir » ! Remplacerons-nous la rue Mouffetard de Mouloudji ou les marchés de Provence de Bécaud par la casbah d’Alger ou les bidonvilles de Casablanca ?

    À l’occasion des vœux, je recevais, il a peu, cette profession de foi d’une amie : « Que la paix et la douceur inondent nos cœurs afin que tous les peuples puissent vivre leur croyance sereinement. » Mais la croyance, on s’en fout, qu’elle soit sereine ! Si des « croyants » se complaisent à « marcher » sur leurs genoux en se flagellant sur le chemin de Notre-Dame de Fatima au Portugal, c’est leur problème, ils ne dérangent personne ; juste leur médecin au retour, qui devra les soigner. En revanche, si la quasi-majorité des musulmans de cette Terre ne trouve rien à redire à leur livre de « croyances » qui glorifie le sacrifice des « infidèles » que nous sommes, là, je me dis que toutes les « croyances » n’ont pas le même effet sur une société !

    D’ailleurs, il n’y a qu’à observer les sociétés « mufti-culturelles » en Afrique du Nord pour comprendre qu’il est difficile d’être « serein » sur ces terres… surtout ces dernières années. Tristesse, regards fuyants, femmes couvertes (de plus en plus), échanges impossibles dès que l’on aborde le sujet de la religion, éclairages blafards, saleté des rues (de plus en plus, également)… C’est du folklore, c’est « exotique » quand on y passe, mais c’est un trou noir quand on y vit ! Curieusement, la plupart de celles et ceux qui veulent nous ouvrir sur ce monde n’y ont jamais fait que de brèves incursions, en voyages organisés, la plupart du temps !

    Qu’ils économisent donc le prix d’un voyage « culturel », je les invite à faire d’autres excursions sur le thème de la sérénité. Au marché de Vénissieux, près de Lyon, par exemple, ou bien dans la vieille ville du Parfum – Grasse -, dans l’arrière-pays niçois ou encore à Carpentras, ville chère à Giono et célèbre pour ses melons. En avril prochain, juste au début du printemps, ils peuvent également se rendre en famille au parc des expositions du Bourget, dans le département séparatiste du 9-3, pour les Rencontres annuelles des musulmans de France et la Foire musulmane. Ils y comprendront comment leur joli petit quartier pavillonnaire et leur centre-ville bucolique deviendront plus agréables quand le « vivre ensemble » aura prospéré grâce au « mufti-culturalisme » que l’on nous présente comme une chance pour la société…

    http://www.bvoltaire.fr/jeanlouischollet/mufti-culturalisme-clef-vivre-ensemble,305559