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l'information nationaliste - Page 6236

  • Le Front national, agent perturbateur du système politique français

    Version française de Joël Gombin, « Der Front National ist nur ein Störfaktor », Tagesspiegel, 13 juin 2016.

    La quasi-élection du candidat du FPÖ à l’élection présidentielle autrichienne a eu un certain écho en France, certains y voyant comme une réplique d’un séisme de droite extrême qui secouerait toute l’Europe, et pourrait bien toucher la France en 2017. La plupart des commentateurs s’accordent en effet à penser que Marine Le Pen, la présidente du Front national, sera présente au second tour. Il semble moins évident qu’elle puisse faire aussi bien que son collègue autrichien…

    La première dimension à prendre en compte pour comprendre en quoi le succès actuel du FN en France est à la fois comparable et différent à celui d’autres partis de droite populiste radicale en Europe est l’histoire. Contrairement à des pays comme l’Autriche, en France l’extrême droite a été fortement discréditée politiquement après la Seconde guerre mondiale, et jusqu’en 1984 à quelques brèves exceptions près, notamment durant la guerre d’Algérie, elle est électoralement très marginale.

    Mais, à l’inverse, la France n’entretient pas un rejet aussi fort qu’en Allemagne de tout ce qui touche à la période des fascismes ; et le souvenir des expériences historiques de régimes fascisants y est plus lointain qu’en Espagne, au Portugal ou en Grèce.

    Une extrême droite puissante électoralement a pu ainsi se reconstituer en France dès les années 1980 ; ce qui signifie aussi que l’ancrage du Front national dans le paysage politique français est plus profond que beaucoup de partis relevant de vagues récentes de développement des partis nationaux-populistes, tels le PVV néerlandais, le UKIP britannique ou, dans un genre un peu différent, la Ligue du Nord italienne.

    Pourtant, au-delà de ces histoires différentes, la plupart des pays d’Europe occidentale sont travaillés par les mêmes mouvements tectoniques. Les clivages traditionnels, qu’avaient si bien analysés Seymour M. Lipset et Stein Rokkan dans les années 1960, s’affaiblissent partout, même s’ils n’ont pas complètement disparu. De vieux partis tentent de survivre, mais ils ne sont plus capables de donner un sens à la mobilisation de leur base électorale. À l’inverse, de nouveaux clivages émergent. De nombreux politologues soulignent l’importance d’une dimension qui émerge progressivement à partir des années 1960, qu’on appellera « nouvelle politique », « post-matérialisme », « libéralisme culturel » et son inverse, l’ « autoritarisme », etc.

    Les partis populistes de la droite radicale s’inscrivent avant tout sur ce « deuxième axe », et sont souvent ceux qui s’y inscrivent le plus clairement. En France, Vincent Tiberj a montré comment le FN mobilise fortement un électorat antilibéral culturellement ; il n’est guère concurrencé sur ce créneau que par la droite de Nicolas Sarkozy, auprès des électeurs les plus libéraux économiquement. Les droites françaises sont travaillées en profondeur par ces enjeux depuis plusieurs décennies, avec des convergences à la base fortes sur les questions culturelles entre les électeurs de la droite traditionnelle et ceux du Front national.

    Mais, tout comme les mouvements des plaques tectoniques peuvent être insensibles pendant de longues périodes pour ensuite libérer une grande quantité d’énergie de manière très soudaine et très violente, le champ politique français n’a probablement pas encore subi tous les effets de ces mouvements tectoniques. Ici, il faut prendre en compte un troisième paramètre : les institutions et le système partisan. Les institutions de la Ve République encouragent structurellement une vie politique bipolaire, et rendent nécessaire de constituer des coalitions pour l’emporter. Cette situation a de fait exclu le Front national de l’accès aux positions de pouvoir significatives. En cela, la situation de la France est fort différente de celle des pays pratiquant le scrutin proportionnel, où les partis de droite radicale ont pu être intégrés comme partenaires minoritaires à des coalitions dirigeantes, à l’instar du FPÖ en Autriche ou de la Ligue du Nord en Italie.

    En France, un système partisan essentiellement tripolaire et des institutions faites pour deux acteurs rendent aujourd’hui le fonctionnement du système démocratique extrêmement incertain : le rapport entre l’expression démocratique de l’électorat et les résultats en termes de parti au pouvoir et de politiques menées devient de plus en plus ténu. Cela mine la confiance de la population dans les institutions politiques. Or, la défiance politique est, on le sait, l’une des causes principales du vote pour le Front national. Dès lors, s’enclenche un cercle vicieux dont nul ne peut dire aujourd’hui comment on pourra en sortir. Ainsi, à institutions constantes, et sauf circonstances exceptionnelles comme le furent par exemple celles de la scission du parti lepéniste en 1999, on voit mal aujourd’hui ce qui pourrait entraver l’ascension du FN, sans pour autant que son accès au pouvoir d’État apparaisse en l’état actuel des choses comme vraisemblable.

    L’importance du Front national dans la vie politique française des prochaines années pourrait donc bien tenir non pas à son influence directe sur le pouvoir et sur les politiques menées, mais sur sa capacité à gripper le fonctionnement du système tout entier. Il devrait sans doute inciter à une réflexion sur le rapport entre les institutions politiques du pays, forgées à la grande époque des clivages traditionnels, et l’état de la société et du système partisan, qui a profondément évolué depuis.

    https://tempspresents.com/2016/06/14/le-front-national-agent-perturbateur-du-systeme-politique-francais/

  • Daech, Daech on t'e.......!

  • Paranoïa anti-russe et théories du complot

    Nous assistons depuis quelques mois – mais cela va en s’intensifiant depuis quelques semaines – à une vaste offensive médiatique contre la Russie, suspectée d’ingérence dans les affaires intérieures de certains pays occidentaux. Entre accusations de piratage informatique (comme dans l’affaire de la révélation des courriels privés d’Hillary Clinton) et de tentatives d’influer dans diverses campagnes électorales (présidentielles américaines, primaires de la droite française, etc.), les charges contre la Russie s’accumulent et font monter les tensions. Or, il s’avère que ces soupçons reposent souvent sur des éléments très minces, voire inexistants, et que dans le cas d’influences qui pourraient s’avérer vraies (dans le sens où, théoriquement, elles pourraient avoir lieu), comme celles que seraient effectivement susceptibles d’exercer sur une frange des opinions publiques occidentales certaines agences de presse russes et autres médias en ligne ayant pris le parti de Moscou, il n’y a pas matière à scandale : en effet, elles n’outrepassent pas le domaine de la légalité, ne ressortissent en aucun cas d’actes de guerre et s’inscrivent tout simplement dans le cadre ordinaire de la liberté d’expression et de communication des informations et des idées.

    Or malgré cette observation qui paraît assez évidente – les faits litigieux reprochés à la Russie ne sont pas avérés tandis les faits avérés, eux, ne sont pas litigieux – un grand nombre de médias se sont lancés sans la moindre hésitation dans cette nouvelle croisade, qui pose le double problème de faire abstraction de la situation réelle et d’être potentiellement dangereuse pour tout le monde. C’est notamment, en Suisse romande, le cas du Temps qui, comme j’ai eu l’occasion d’en parler dans un article précédent [ http://lesobservateurs.ch/2016/12/01/medias-trump-retour-... ], avait publié le 26 novembre dernier un éditorial (rédigé par Sylvain Besson) qui, par ses outrances, ressemblait à une déclaration de guerre, dénonçant « une offensive subtile [de la Russie] sur le front immatériel de la propagande et de la désinformation » et saluant la décision du Parlement européen qui, quelques jours auparavant, avait voté une résolution condamnant la propagande russe, qui se trouvait mise sur le même plan que la propagande de l’Etat islamique. Le quotidien parvenait, en quelques paragraphes, à dénoncer des théories du complot que véhiculeraient certains médias russes à destination du public occidental et à produire lui-même une théorie qu’il faut bien appeler conspirationniste puisque le complot dénoncé ne reposait sur aucune preuve concrète…

    Cet éditorial, et d’autres articles du même tonneau l’accompagnant, appelait nécessairement une réaction. Elle s’est exprimée le 6 décembre, Le Temps publiant ce jour-là une lettre d’Irina Dedkova, attachée de presse du consulat général de Russie à Genève. Celle-ci, offensée par les allégations paranoïaques et passablement complotistes dont nous venons de parler, a répondu ceci : « Au lieu de propager la russophobie dans les médias, il faudrait peut-être chercher les causes de l’insécurité actuelle en Europe dans les conditions de vie extrêmement précaires et difficiles auxquelles sont confrontées les populations d’Afghanistan, de Libye, d’Irak. […] L’Europe a déjà subi des attaques terroristes sur son territoire, la Suisse en a heureusement été épargnée. Il faut enfin comprendre que les terroristes n’arrêteront pas leurs actes abominables tant qu’ils ne seront pas combattus sur le terrain et tant que cette ambiguïté de la part des Occidentaux continuera. […] L’éditorial du 26 novembre prétend que “le mensonge et la désinformation viennent de Russie” et que c’est l’Occident qui détient le monopole de la “vérité”. Est-ce vraiment le choix engagé et assumé de la rédaction ? L’objectivité et l’analyse sans parti pris sont alors à chercher ailleurs que dans les pages du Temps. » On pourrait ajouter qu’il y a quelque chose d’extrêmement indélicat de la part du Parlement européen à renvoyer dos à dos Daech et la Russie, lorsque l’on sait le rôle que cette dernière a joué ces derniers temps dans la lutte contre le terrorisme islamiste sur le front syrien. Les amis bruxellois de l’Alliance atlantique ont-ils vraiment, dans cette guerre-là et après le désolant constat d’échec de leurs alliés, des leçons à donner à Poutine ?

    Cette petite mise au point ne sera toutefois pas d’une grande utilité pour la suite car Le Temps va continuer à déployer, semaine après semaine, les éléments de langage de ce nouveau feuilleton (qu’on pourrait intituler Russia-bashing) qui constitue désormais un rendez-vous incontournable dans les pages de ce quotidien – et de bien d’autres. C’est le cas par exemple de l’édition du 28 décembre, dans laquelle on peut lire un article explicitement intitulé Désinformation : l’offensive russe. On nous y entretient de la doctrine Gerasimov, une stratégie russe qui recourrait à des vecteurs de contre-information pour mener contre l’Occident un assaut sournois relevant de la guerre asymétrique. On peut y lire ceci : « Selon Keir Giles, auteur d’une étude sur le sujet, l’objectif n’est plus, comme du temps de l’Union soviétique, de vendre un modèle, mais de “saper la notion de vérité objective et la possibilité même de faire du journalisme”. Il s’agit “d’affaiblir l’immunité morale face à la propagande” ainsi que de “réduire la confiance dans les sources du savoir” des sociétés occidentales. »

    Il est tout à fait possible que cette stratégie russe existe et qu’elle procède de cette manière dans le cadre de la nouvelle guerre froide à laquelle nous assistons, mais nous devrions, avant de monter sur nos grands chevaux, nous poser quelques questions toutes simples : qui, aujourd’hui, et bien mieux que tous les cyber-moujiks réunis, est parvenu à remplir les mêmes objectifs ? Qui s’acharne chaque jour à « saper la notion de vérité objective », à « réduire la confiance dans les sources du savoir » de nos sociétés et à détruire « la possibilité même de faire du journalisme » ? Qui sinon les journalistes eux-mêmes, les représentants de ces mêmes médias qui se plaignent maintenant d’être discrédités et de perdre des lecteurs ? Mais de ce côté-là, on n’assistera jamais à aucune remise en question, la responsabilité de la crise des médias traditionnels sera toujours attribuée à un élément extérieur : la Russie, internet, la presse dissidente, les réseaux sociaux ou que sais-je encore. L’auteur de l’article ne doute pas une seconde de la supériorité morale qu’il pense avoir sur ses confrères russes puisqu’il écrit, avec un aplomb qui laisse songeur : « Le risque est de tomber dans le piège d’une contre-propagande, ce qui reviendrait pour les Européens à renier leurs propres valeurs. » Nos propres valeurs ? Mais où sont-elles nos valeurs, dans le travail de réécriture permanent effectué par nos médias, dans l’opération quotidienne de manipulation, de déformation, de censure et – lâchons le mot – de propagande ? Pensez-vous vraiment, chers journalistes suisses, avoir les mains plus blanches que les petits télégraphes du Kremlin ?...

    Interrogé sur ce sujet en conclusion de cet article, Jakub Janda, chercheur à l’Institut Valeurs européennes de Prague, « centre de recherche indépendant pro-européen et atlantiste » (sic !), croit voir l’empreinte russe dans plusieurs élections passées ou à venir sur le continent européen. Au journaliste qui lui demande si Poutine risque de mettre son grain de sel dans les élections présidentielles françaises, il répond : « Il n’y aura pas d’interférence directe dans le processus électoral. C’est inutile. Que ce soit Marine Le Pen ou François Fillon qui l’emporte, Moscou est de toutes façons gagnant. » Traduction : quoiqu’il arrive désormais, on fera toujours porter le chapeau à Poutine.

    Il est également dommage qu’un hebdomadaire comme Causeur, connu pour penser en dehors des clous, sacrifie dans son numéro de décembre à cette même paranoïa avec un article de Philippe Raynaud intitulé Les équivoques de la primaire dans lequel on peut lire : « Les Français de droite ont cru voter pour un gaulliste, ils se sont engagés dans la voie de la collaboration avec une puissance impériale qui s’appuie sur des relais internationaux très actifs et dont rien ne permet de croire que ses ambitions soient compatibles avec les intérêts français. » A qui cet épouvantail est-il censé faire peur ? Il y a de très bonnes raisons de s’en prendre à François Fillon, candidat de la rigueur néolibérale et de la destruction programmée des conquêtes sociales françaises, mais il y en a aussi de très mauvaises, et lui reprocher de n’être pas aussi atlantiste et américano-compatible qu’un Nicolas Sarkozy ressemble finalement moins à un grief qu’à un compliment. Le plus ironique dans l’affaire, c’est qu’on aurait tout à fait pu prononcer la même phrase en 2007 mais pour parler cette fois de Sarkozy et en faisant référence à une autre puissance impériale. Vous souvenez-vous d’avoir entendu beaucoup de journalistes lui faire ce procès-là ?...

    Heureusement, tous les médias ne sont pas dupes, certains chroniqueurs savent raison garder et, devant les humeurs va-t-en-guerre de leurs confrères, tentent de ramener les choses à leur juste mesure et de dégonfler quelques baudruches. C’est le cas par exemple de Jack Dion qui, dans le numéro de Marianne du 2 décembre, signe un article assez bien senti titré Pourquoi Poutine les rend tous fous. Il se moque de Libération qui, « voici peu, expliquait que le travail d’influence idéologique de la Russie avait débouché sur le Brexit, le vote des Néerlandais contre un accord d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine, la victoire de Donald Trump et, bien sûr, la percée de François Fillon, déjà transformé en marionnette de Vladimir Poutine (ça promet !). » Le quotidien bobo n’a toutefois pas été le seul à tomber dans ce panneau car le même jour, « Le Monde publiait une tribune de l’historienne Françoise Thom digne du maccarthysme naguère en vogue aux Etats-Unis. Cette prose vaut le détour car elle dit tout haut ce que suggère mezza voce Le Monde au fil de ses articles. Au terme d’une longue enquête, la dame dénonce “la patiente stratégie de prise de contrôle des élites et des opinions étrangères par le Kremlin”. Si tel était le cas, vu la folie russophobe en vogue jusqu’ici dans les médias, on pourrait en déduire que les fins limiers venus des steppes pour embrigader les esprits sont des nuls. Selon Françoise Thom, qui a dû trop consommer de vodka, la Russie “ne dissimule même plus sa prétention à dicter l’issue des scrutins tenus sur le continent européen”. Bref, si les participants à la primaire de la droite ont voté majoritairement Fillon, c’est sur ordre de Moscou. »

    Face à ces supputations délirantes, on trouve une mise au point bienvenue dans la chronique de Jacques Pilet parue dans L’Hebdo du 22 décembre. « Depuis que la Russie se remet lentement de la terrible débâcle qui a suivi son effondrement, écrit-il, depuis qu’elle se reconstruit et veut faire entendre sa voix, la tension Est-Ouest ne cesse de monter. Poutine est devenu le diable. Aucun expert sérieux ne pense pourtant qu’il souhaite déborder de ses frontières. Il n’en a pas les moyens. L’Ukraine était un cas très particulier. » Seulement, aujourd’hui, les élites européennes craignent moins de voir déferler les chars russes sur les grands boulevards des capitales que de subir l’intrusion d’espions ou d’une cinquième colonne mue par une nouvelle propagande… « Que la frousse gagne les autres pays de l’Union européenne, cela paraît irrationnel, explique Jacques Pilet. Le dernier discours de Poutine sur l’état de la Russie était pourtant des plus rassurants à cet égard. Il a eu peu d’écho. Il est piquant de voir le Parlement européen demander des mesures pour contrer la propagande russe vers l’Ouest. Les moyens de Moscou sont plus que limités. Un ou deux sites, une chaine TV. Rien à voir avec la puissante Radio Free Europe, créée en 1951 par la CIA, qui arrose dans toutes les langues l’espace de l’ex-URSS. Si l’on songe au déferlement de la propagande américaine sur toute l’Europe, dans une multitude de formes, ces accusations antirusses apparaissent paranoïaques. » Il fallait en effet que ce soit dit.

    Ces théories du complot seraient risibles si elles ne risquaient pas d’aboutir à des impairs diplomatiques graves et à des orientations géopolitiques contre-productives. Je continue de penser, même si rien n’est encore fait, que l’élection de Donald Trump est susceptible d’entrainer, comme effet bénéfique, une réduction des tensions entre les Etats-Unis et la Russie. Il apparaît en effet très probable que l’élection de sa rivale, si elle avait eu lieu, aurait presque immanquablement favorisé la cristallisation d’un climat politique extrêmement hostile et belliqueux à l’issue duquel aurait pu éclater une guerre, et peut-être même une guerre nucléaire, avec toutes les conséquences catastrophiques que l’on peut imaginer. Le pire, sur ce plan-là, a été évité, mais les grands médias occidentaux, dont on connait le sympathie pour le clan Clinton et ce qu’il représentait, semblent tout faire désormais pour saborder Trump dans ses velléités de pacification, comme s’ils voulaient, avant son entrée en fonction, précipiter les choses et rendre la guerre inévitable. Par quels moyens ? En multipliant les provocations et les scandales et en préparant l’opinion publique à l’affrontement qu’ils appellent de leurs vœux. L’anti-poutinisme de nos médias n’est certes pas un phénomène nouveau mais il connaît actuellement une phase d’accélération car il s’agit maintenant, j’insiste sur ce point, d’un véritable feuilleton, d’un sujet d’actualité qui s’est installé durablement et avec une régularité entêtante, dans la plupart des grands titres de presse sous nos latitudes.

    Nous sommes en train d’assister à ce que l’écrivain italien Giulietto Chiesa, ancien député au Parlement européen et ancien correspondant de L’Unita à Moscou, avait anticipé et analysé dans un livre paru il y a quelques mois (avant les élections américaines, avant les derniers événements en Syrie, avant l’assassinat de l’ambassadeur russe à Ankara), Russphobie 2.0. Dans ce livre, il prévoyait que la propagande mise en place par l’Occident contre un certain nombre de pays musulmans depuis le 11 septembre 2001 au nom de la guerre contre le terrorisme préfigurait, dans les méthodes comme dans la stratégie, celle qui allait maintenant prendre pour cible la Russie. « L’Occident cherche à couper les ponts pour supprimer toute possibilité de dialogue ! » mettait-il en garde, craignant l’éclatement d’un conflit dont les effets seraient dévastateurs. « L’expansion de l’OTAN le long des frontières de la Russie, observait-il, au nord avec la participation volontaire des pays baltes et de la Pologne, au sud avec l’entrée (de fait) dans l’OTAN de la Géorgie et de l’Ukraine, paraît inexplicable, non seulement à la lumière de la dissolution de Pacte de Varsovie, mais aussi en l’absence totale d’agressivité de la Russie à l’égard de ses voisins. »

    Il est impossible de prévoir ce qui arrivera ces prochains mois sur ce front-là mais il ne paraît pas exagéré de penser que les grands médias occidentaux, dans leurs attaques incessantes contre la Russie, répondent à un agenda bien précis dont la guerre pourrait bien être l’objectif et le point d’orgue. Il revient dès lors à la société civile, aux populations, aux opinions publiques, aux citoyens européens que nous sommes de ne pas tomber dans ce piège et de prêter une oreille plus attentive aux discours de paix qu’aux bouteurs de feu.

    David L’Epée Philosophe, journaliste

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • « Les Cinq tendances » ou Une révolution idéologique surgit.

    Polémia a reçu de son correspondant Philippe Christèle cet article. Cette publication a paru quelques jours avant deux articles du Figaro sous forme d’interviews, l’une émanant d’un universitaire canadien dont les travaux portent principalement sur le multiculturalisme et les mutations de la démocratie contemporaine…, l’autre du PDG d’un grand groupe, leader mondial des services prépayés aux entreprises.

    Ces communications se rejoignent par l’intérêt que leurs auteurs portent l’un et l’autre aux changements de comportement consécutifs, ou tout au moins en parallèle avec deux récents événements, le Brexit et l’élection de Donald Trump. L’article ci-après montre la totale conviction de son rédacteur dans l’influence de ces événements sur les managers.
    Polémia

    « Après le Brexit et cette élection [celle de Donald Trump], tout est désormais possible. Un monde s’effondre devant nos yeux. Un vertige. » Ce tweet rédigé par l’ambassadeur de France aux États-Unis lors de la victoire de Donald Trump a choqué tant il dérogeait à la nécessaire réserve diplomatique. Toutefois, sur le fond, le diplomate n’a probablement pas tort. Chargé de cours aux HEC à Montréal, le sociologue Mathieu Bock-Côté lui donne ainsi raison, en affirmant que « de la victoire du Brexit à la révolution Trump […] un monde semble mourir, un autre semble naître ».

     De fait, la victoire de Donald Trump ne tient pas tant à ses seules qualités de tacticien qu’à des évolutions économiques et sociologiques majeures travaillant en profondeur l’ensemble des sociétés occidentales. Le résultat de la présidentielle américaine représente donc bien une crise, au sens que donnait à ce mot le penseur révolutionnaire italien Antonio Gramsci : « ce qui sépare l’ancien du neuf ». Et il serait donc bien illusoire de croire qu’elle restera cantonnée à la seule sphère électorale pour le simple fait que les électeurs sont aussi des salariés, des managers, des consommateurs. Comme l’affirme Ludovic François, professeur à HEC, « les entreprises ne peuvent ignorer les aspirations et ressentiments des classes populaires et moyennes qui se sont notamment cristallisées dans le vote Trump ». Cet article représente une première exploration de cette terra incognita. Elle a été menée en procédant à la manière des managers confrontés au défi de l’interculturel, c’est-à-dire en se prémunissant de tout jugement moral. D’abord parce que la morale aboutit à décrire le monde tel que l’on voudrait qu’il soit et non tel qu’il est. Ensuite, parce que la posture volontiers moralisante de certains dirigeants a contribué à l’accentuation de cette crise.

    À l’issue de ces premières investigations, deux convictions se sont forgées. La première est que ce monde en gestation exige une profonde révision des fondamentaux actuellement en vigueur dans le management. La seconde est que les managers sont bien armés pour relever ce défi car, à la différence d’autres types d’élites, leur métier les prédispose à mieux comprendre un réel dans lequel ils sont, par nature, immergés.

    Ce que révèle l’élection de Trump pour l’entreprise : Cinq tendances à prendre en compte par le management

    À rebours d’autres scrutins, la dernière présidentielle américaine ne traduit pas seulement un changement du rapport de forces politique. C’est un « vote total » exprimant des exaspérations, des aspirations et des espérances appelées à se déployer au-delà de la seule sphère électorale et, tout particulièrement, dans le monde du travail. Voici, à destination des managers qui vont y être confrontés – ou le sont déjà – un premier décryptage des aspirations révélées par la victoire de Donald Trump.

    1/ Un désir d’autorité incarnée et entraînante

    Tout au long de la campagne, les adversaires de Donald Trump ont mis en cause sa personnalité autoritaire, son caractère abrupt, afin de valoriser, en contrepoint, la figure féminine de son adversaire démocrate. Au delà des clichés, ce sont, plus fondamentalement, deux modèles de leadership qui étaient ainsi proposés aux électeurs par les deux candidats. D’un côté, un modèle de « chef à l’ancienne » : patriarcal, viril voire rugueux jusqu’à la caricature. De l’autre, un modèle censé être aujourd’hui plus en vogue : matriarcal, empathique et mesuré. D’un côté, un tribun instinctif au verbe haut, promettant d’exercer son pouvoir avec énergie et bon sens en faisant appel au peuple. De l’autre, un leader à la parole maîtrisée, se prévalant à bon droit de sa compétence, de sa connaissance détaillée des dossiers, de son expérience de l’administration et du soutien inconditionnel des experts. Or, contre toute attente, c’est le premier qui a eu la faveur des électeurs. Comment l’expliquer ? Peut-être par la méfiance que suscitent désormais des leaders jugés trop lisses, mesurés, distants et désincarnés pour être vraiment sincères. Une leçon à méditer en entreprise où l’on oublie trop souvent que, pour mobiliser les salariés sur un projet collectif, les plans bien cadrés, les argumentaires bien ficelés et les slogans bien calibrés ne suffisent plus. Il faut y ajouter de l’enthousiasme, du courage, de l’énergie et de l’allant. La parole de l’expert peut certes susciter l’approbation. Mais c’est le verbe incarné des leaders et des managers qui met en mouvement citoyens et salariés.

    2/ Une révolte contre le carcan des normes et du politiquement correct

    Comme on le sait, tout au long de sa campagne, Donald Trump a joué de son image de bad boy, prenant un malin plaisir à transgresser tous les codes de la bienséance en vigueur dans l’establishment politique et médiatique en s’emparant de tous les sujets tabous. Pour Laure Mandeville, correspondante du Figaro, « l’un des atouts de Trump, c’est qu’il est politiquement incorrect dans un pays qui l’est devenu à l’excès ». Et de suggérer qu’en votant pour Trump, les électeurs américains ont aussi manifesté leur volonté de retrouver une liberté de parole mais aussi d’action dans un pays saturé jusqu’à la paralysie de codes, de règles, de normes… En transgressant les interdits du politiquement correct Trump serait ainsi apparu, aux yeux de ses concitoyens, comme un leader capable de faire voler en éclats ce carcan étouffant. Lui-même joue sur ce registre affirmant notamment que « son but n’est pas de rédiger des centaines de pages de réglementations gouvernementales et de tracasseries administratives » car « ce dont le pays a besoin c’est d’un leadership qui peut réparer ce gâchis et commencer à appliquer des solutions pratiques ». Et si, en entreprise aussi, on espérait secrètement l’essor de managers désireux de libérer la parole et l’action de l’écheveau de normes et de process qui les emprisonnent ?

    3/ Un vif attachement à l’industrie et au monde de la production

    Lors de la campagne, Hillary Clinton a largement bénéficié du soutien moral et financier des géants de l’économie de l’immatériel, symbolisés par la triade Hollywood, Wall Street, Silicon Valley. De son côté, Donald Trump a, lui, consciencieusement proclamé sa volonté de défendre bec et ongles les anciennes industries manufacturières et le Made in America, quitte à dénoncer, pour cela, les accords de libre-échange qui lient les États-Unis aux pays à bas coûts de production. Un choix audacieux – et dont la pertinence économique reste à démontrer – mais qui a parlé au cœur de ses concitoyens. Comme l’a relevé le géographe Joel Kotkin dans les colonnes de Forbes, « les États qui ont voté Trump sont caractérisés par une économie de production de biens tangibles : industries traditionnelles, alimentation, énergie. Trump l’a emporté dans les États manufacturiers traditionnels. Il a séduit les cols-bleus de l’Ohio, du Wisconsin, de l’Indiana, de l’Iowa et du Michigan. » Cet analyste en déduit que le vote Trump est un vote passéiste et anti-écologiste car « plus un État est émetteur de dioxyde de carbone, plus il a voté Trump »… Mais l’ampleur du soutien dont a bénéficié le candidat républicain dans les zones manufacturières rappelle aussi le vif attachement des travailleurs de l’industrie aux entreprises qui leur procurent non seulement du travail mais aussi une profonde fierté et une identité. Ce refus populaire de la désindustrialisation représente à l’évidence un gisement d’énergie et d’engagement qu’il ne faut pas négliger, ni aux États-Unis ni en France.

    4/ Une réaffirmation de la valeur travail par la working class

    Le succès politique de Donald Trump s’appuie aussi sur son succès dans les affaires dont il ne manque jamais de se prévaloir en rappelant qu’à la différence de ses adversaires – aussi bien les caciques du parti Républicain qu’Hillary Clinton il ne fait pas partie de l’establishment bien né, qu’il a grandi sur les chantiers de construction et ne doit sa réussite qu’à son dur labeur. Un message en phase avec le rêve américain, ainsi relayé à l’été 2016, par Donald Jr, fils du candidat et vice président de la Trump Organization affirmant que son père jugeait les gens sur leur travail si bien que « beaucoup de top executives de notre compagnie ont commencé comme ouvriers… Mon père voit chez les gens le potentiel que d’autres patrons sous-estimeraient car leur CV ne comporte pas le nom d’un collège prestigieux ». Un discours relevant à coup sûr du storytelling mais qui a davantage séduit que celui des démocrates, davantage centré sur les aides sociales et l’assistanat. Quand Hillary Clinton mettait l’accent sur le care, soulignant sa volonté de « prendre soin » des exclus et des déshérités, Trump proposait aux leftovers, ces laissés pour compte de la mondialisation, de leur redonner du travail, en faisant notamment miroiter le lancement d’un programme de grands travaux à travers le pays. En choisissant Trump, la bien nommée working class a clairement rappelé qu’entre l’assistanat et le travail, elle préfère le second car, outre un revenu, il offre une opportunité de se réaliser.

    5/ Une forte volonté de reterritorialisation

     Tandis qu’Hillary Clinton se présentait comme la candidate du libre-échange et d’une économie de la fluidité des capitaux, des informations et des travailleurs, Donald Trump a placé la notion de frontière au cœur de son discours martelant ainsi « qu’une nation qui n’a pas de frontière n’est plus une nation », ou promettant de mettre un terme à l’immigration illégale et aux délocalisations. Pour de nombreux analystes, le succès rencontré par ce discours ne s’explique pas seulement par des penchants xénophobes. Il exprime aussi une légitime volonté de protection – des emplois et des modes de vie – après des décennies de dérégulation. Pour le journaliste économique Jean-Michel Quatrepoint, après le Brexit, l’élection de Trump annonce ainsi la fin du cycle néolibéral qui s’était ouvert 40 ans plus tôt avec les élections de Thatcher et Reagan. Et de prédire que l’ « on va vers une reterritorialisation du monde autour de quelques grands ensembles, qui commerceront entre eux mais qui auront aussi à cœur de privilégier leurs marchés intérieurs. Le mondial ne disparaîtra pas, mais le local devra se substituer au global ». Un constat qui pourrait déboucher sur une vision renouvelée de la RSE intégrant un critère de « loyauté territoriale » qui, de toute façon, conditionnera l’image de marque des entreprises.

    Philippe Christèle 5/01/2017

    Voir aussi :
    Mathieu Bock-Côté : «L’année 2016 a commencé à Cologne et s’est terminée à Istanbul»
    « L’entreprise doit être méritocratique »

    http://www.polemia.com/les-cinq-tendances-ou-une-revolution-ideologique-surgit/

  • A Paris, le 24 janvier, hommage aux résistants royalistes

    Paris mardi 24 janvier à 19 heures, rendez-vous place Jacques et Mireille Renouvin, pour rendre hommage aux résistants royalistes morts dans les camps nazis.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Nous sommes les héritiers des Francs car cela fait des millénaires que nous sommes là !

  • Les Eveilleurs d’espérance marcheront pour la vie le 22 janvier

    Ils expliquent pourquoi :

    2875423621.png"Il y a quarante ans la loi Veil légalisait l’avortement en France, aboutissement d’un combat d’une génération née après-guerre revendiquant la liberté de pouvoir « jouir sans entrave » et de « disposer de son corps » comme elle l’entendait.

    Cette génération « baby boom » prétendait quitter la nuit pour entrer dans la lumière en s’affranchissant de respecter ce que l’homme et la femme  détiennent de plus sacré, le pouvoir de donner la vie.

    Après avoir imposé un tel bouleversement à la société, les enfants de mai 68 ne pouvaient s’arrêter là : quelques décennies plus tard, ils lui imposaient le droit au mariage et à l’adoption pour les couples de même sexe.

    En 2013, une génération s’est levée afin de clamer son désarroi et s’opposer à ces déconstructions nouvelles venant briser les derniers attachements immémoriaux qui structurent l’homme depuis la nuit des temps.

    Cette génération libre et désormais engagée porte un nom, les éveilleurs d’espérance.

    Les éveilleurs d’espérance ont maintenant compris que si la suppression d’une vie humaine était encore un principe acceptable en 2017, c’est parce que personne n’avait eu le courage de refermer la porte grande ouverte il y a quarante ans, génératrice de tant de chamboulements et de souffrances dans les familles.

    Les éveilleurs d’espérance ont surtout compris combien cette porte restée ouverte avait permis d’autres transgressions extrêmement graves, de la procréation médicalement assistée à la gestation pour autrui, parce qu’elles reposent sur un même fil conducteur, le mépris de l’enfant à naître.

    Pourraient –ils se satisfaire de la disparition chaque année de 220.000 enfants de France, victimes oubliées d’un pays malheureux parce que replié sur lui-même depuis trop longtemps ?

    Pourraient –ils accepter que le gouvernement d’un président affaibli et déconsidéré lui impose in extremis,  juste avant de quitter la scène, de se taire en lui supprimant sa liberté de s’exprimer sur les conséquences de l’avortement ?

    Les éveilleurs d’espérance ont choisi leur camp, celui de la défense de la liberté de pouvoir dire qu’ils préfèrent la vie à la mort.

    Ils marcheront nombreux pour la vie le 22 janvier prochain à Paris et appellent les français à se mobiliser massivement.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Propagande médiatique : Cédric Herrou, le passeur de migrants dépassé

    Source : OJIM – « Propagande médiatique : Cédric Herrou, le passeur dépassé »

    C’est le « buzz » médiatique de ce début d’année 2017 : le procès de 2 passeurs de migrants à la frontière franco-italienne. Dès le 23 novembre, l’avocate de l’un des 2 prévenus l’annonçait à un journaliste de 20 minutes : leur procès est « à dimension nationale ». « Parce qu’aujourd’hui les citoyens français ne savent plus s’ils ont le droit ou non d’accorder une aide humanitaire », avance Maitre Binimelis. Les journaux, les radios et les sites internet d’information ont consacré de nombreux articles sur ce sujet.

    Cédric Herrou vers la sanctification

    Les titres des articles sur Cédric Herrou, l’un des 2 prévenus, sont laudateurs à l’image des propos de l’invité des « matins » de France Culture le 6 janvier. Serge Slama, maître de conférences en droit public à Nanterre, parlant des actes de Cédric Herrou, cite Edward Snowden et Michel Rocard « qui a dénoncé la torture en Algérie ». Pour Le Parisien on parle de « Huit mois de prison requis contre un agriculteur qui avait aidé des migrants ». Pour Euronews, c’est « le procès de l’agriculteur qui aide les réfugiés. Il est jugé pour avoir porté assistance à des migrants près de la frontière franco-italienne ». 20 Minutes parle d’un « militant du camp de migrants poursuivi pour « aide au séjour » ».

    Notre héros de la semaine aura même droit à un duplex lors de l’Émission politique de France 2 jeudi 5 janvier, dont l’invité était l’ancien premier ministre et candidat à l’élection présidentielle, Manuel Valls. Le camp du bien a trouvé une nouvelle figure. À lire les titres de la presse, notre héros du jour se serait limité à aider des personnes en difficulté.
    Un faux naïf ?

    Mais qu’a fait précisément Cédric Herrou pour être à ce point médiatisé ?

    Le Figaro nous informe que « Cédric Herrou était, justement, poursuivi pour avoir aidé des étrangers à entrer en France puis les avoir hébergés dans une colonie de vacances désaffectée de la SNCF ».

    L’Obs liste les poursuites dont M. Herrou est l’objet : « aide à l’entrée, à la circulation et au séjour de personnes en situation irrégulière, et occupation illicite de propriété privée ». Le Monde nous indique que « Cédric Herrou a transporté plus de 200 migrants depuis six mois ».

    Dans un autre article, L’Obs, dans sa rubrique de storytelling dédiée aux migrants, lui laisse la parole. « En 2015, j’ai commencé à prendre des migrants en stop à Vintimille pour les conduire chez moi. » « Les arrivées ont continué et l’on s’est retrouvé avec 58 personnes à la maison. Mon jardin s’est transformé en camping avec des caravanes, un cabanon, et j’avais casé plein d’autres personnes dans les maisons aux alentours. Un peu perdus et pris au dépourvu, nous avons décidé d’ouvrir un squat désaffecté qui ne dérangeait personne ».

    À Marianne, Cédric Herrou précise : « Avant le squat, il y avait 58 personnes chez moi. J’avais pris la décision de ne plus les passer parce que je pensais que j’étais responsable de l’afflux des gens chez moi. Avec l’association Roya Citoyenne et avec le soutien d’autres associations humanitaires, on a décidé alors d’ouvrir un lieu pour les héberger, on a choisi la colonie de vacances car le lieu était ouvert et ne prenait pas l’eau ».

    Comme le fait remarquer un commentaire de l’article sur le site de Marianne, « Il s’est senti envahi. Il reconnait même implicitement que sa conduite faisait appel d’air. Alors débordé par sa conduite irréfléchie, il se reprend. Il occupe un centre abandonné. Il viole le droit à la propriété privée. Il outrepasse une nouvelle fois les lois de son propre pays ».

    L’Obs le reconnait, les structures d’accueil, à peine créés, sont saturées. Cela n’empêche pas l’agriculteur de déclarer à L’Obs : « je ne regrette rien et je continuerai ». Il ajoute lors du duplex avec M. Valls, « Vos frontières ont blessé des femmes, des enfants, des familles ». « Des familles qui se sont fait persécuter dans leur pays par une politique européenne, mondiale ».

    Malgré le nombre impressionnant de passages relevé par Le Monde , pas un article ne fera le lien avec les activistes anti-frontières de la mouvance No border, dont le journal Regards a fait une présentation à la frontière franco-italienne en septembre 2015. Tout comme on ne trouvera pas davantage d’analyse sur la prétendue persécution par l’Europe, dans leurs pays, d’Érythréens et de Soudanais qui selon C. Hérrou, serait à l’origine de migrations. Seul un contributeur de Marianne aura relevé les contradictions du passeur dépassé par le mouvement qu’il a lui-même suscité. Dépassé mais bien complice.

    http://fr.novopress.info/202772/propagande-mediatique-cedric-herrou-le-passeur-de-migrants-depasse/#more-202772

  • Il n’y a aucun lien entre CO2 et climat !

    Les 10.000 milliards de dollars manipulés par le GIEC et ses bénéficiaires étouffent toute velléité de connaissance réelle.

    Chaque jour, dans la presse écrite, est évoqué LE danger du CO2, présenté comme la pire pollution des centrales à charbon. Le GIEC nous a fait découvrir – et le film d’Al Gore, Une vérité qui dérange, a convaincu même des scientifiques – que plus il y a de CO2 dans l’air et plus il fait chaud… et on crie d’autant plus fort qu’il fait froid en ce moment et que Donald Trump se montre climato-sceptique.

    Les climato-sceptiques critiquent le GIEC, ne veulent pas admettre les conclusions des adeptes du GIEC… qui ont été jusqu’à vouloir condamner ces « irresponsables » en justice ! Et la question est : où est la vérité ?

    L’histoire du climat et du CO2 de notre planète est « inscrite » dans les roches et le professeur Alain Préat, de l’ULB (Université libre de Bruxelles), a étudié cette histoire le plus soigneusement possible pour les 4,5 derniers milliards d’années.

    Il use des précautions prises en leur temps par Copernic, Kepler et Galilée pour présenter le mouvement de la Terre autour du Soleil sans se faire assassiner par l’Inquisition ! Alain Préat ne risque pas de se faire assassiner en 2017, mais j’observe que beaucoup de chercheurs actuels ont les pires ennuis s’ils ne se font pas admirateurs de la « science consensuelle ».

    Scientifique exclu de l’université de Lubumbashi pour refus de corruption, je ne connais qu’une vérité scientifique : celle qui peut être vérifiée… qui doit pouvoir l’être partout et toujours. Une opinion partagée par des millions de personnes ne fera jamais une vérité scientifique !

    Alain Préat entoure de mille précautions sa conclusion : « Dans le détail à notre disposition il n’y a aucune corrélation simple ou linéaire entre le taux de CO2 et la température. » Cette conclusion est sans appel. Elle n’aura aucun effet… Les 10.000 milliards de dollars manipulés par le GIEC et ses bénéficiaires étouffent toute velléité de connaissance réelle.

    Tout physicien qui se penche sur la question aboutit à l’absence de rôle réel du CO2 sur la température s’il pense à appliquer l’équation de Bernoulli à l’atmosphère.

    Je vous l’épargne. Bien sûr, comme l’atmosphère n’est pas statique, c’est assez compliqué à décrire : l’effet de la vapeur, des nuages d’eau et du vent est important mais ces effets correspondent bien, en moyenne, aux 15 °C moyens de notre planète. Beaucoup, peu, énormément de CO2 n’y change rien.

    Inutile d’imaginer le GIEC, avec ses 48 modèles de fonctionnement de l’atmosphère et son rôle essentiel pour le CO2, reconnaître s’être trompé à 100 %. Cela ne se fera pas sans une prise de conscience des citoyens escroqués. Cette prise de conscience est quasi impossible et le GIEC adaptera son discours : « réchauffement climatique » deviendra « changement climatique » et j’ai même pu lire, récemment, que « le refroidissement actuel au pôle Sud est en réalité lié à un réchauffement profond » !

    Le GIEC ne sera oublié que si le temps fraîchit sérieusement, comme l’absence de taches solaires selon la modélisation de l’astronome Valentina Zharkova l’annonce. Entre-temps, nos concitoyens acceptent de payer des éoliennes pour éviter le « réchauffement climatique lié au CO2 anthropique » comme nos ancêtres acceptaient de payer des indulgences pour s’éviter le feu de l’enfer. Cela évite d’avoir à lutter contre les vraies pollutions.

     Mathématicien, chercheur en énergies renouvelables