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l'information nationaliste - Page 6542

  • Patrimoine : 14 des 39 membres du gouvernement sont millionnaires

    Fin juillet, l’autorité chargée de contrôler les déclarations de patrimoine des élus a mis sa base à jour. L’occasion de constater que tous les membres du gouvernement de François Hollande ne disposent pas du même patrimoine.

    La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (Hatvp) a récemment renouvelé sur son site les déclarations de patrimoine des membres du gouvernement. En effet, un remaniement ministériel ayant eu lieu en février, les déclarations des nouveaux membres du gouvernement ont été ajoutées à celles existantes.

    Un classement établi par les Décodeurs du journal Le Monde permet de se rendre compte des disparités de patrimoines suivant les ministres et secrétaires d’Etat. Dans le top 3, on retrouve tout d’abord Jean-Michel Baylet (ministre de l’aménagement du territoire) avec 8,7 millions d’euros de patrimoine, suivi par Jean-Marie Le Guen, (ministre des relations avec le parlement) avec 4,1 millions d’euros puis André Vallini (secrétaire d’Etat chargé du développement et de la francophonie) avec 2,88 millions d’euros.
    Les millionnaires…et les autres

    Au total, sur les 39 membres du gouvernement, 14 ont déclaré un patrimoine supérieur à 1 million d’euros. A l’autre bout du classement, cinq ministres ou secrétaires d’Etat affichent un patrimoine inférieur à 100.000 euros. Le premier Ministre, Manuel Valls, ne possède ainsi « que » 44.000 euros de patrimoine. Emmanuelle Cosse, ministre du logement, ferme la marche avec 27.000 euros de patrimoine.

    Pour rappel, la Hatvp a vu le jour en 2013, après le scandale lié à l’affaire Jérôme Cahuzac, qui avait menti sur la détention d’un compte en Suisse. L’autorité indépendante peut demander l’aide du fisc pour vérifier si les déclarations de patrimoine des élus (membres du gouvernement, sénateurs, députés) et responsables publics correspondent bien à la réalité. Selon la Hatvp, plus de 10.000 personnes ont dû remplir une déclaration depuis sa création.

    Concernant les sanctions, l’autorité rappelle sur son site que « le fait pour une personne de ne pas déposer une déclaration de patrimoine, d’omettre de déclarer une partie importante de celui-ci ou d’en fournir une évaluation mensongère est puni d’une peine de 3 ans de prison et de 45 000 euros d’amende ». Plusieurs élus ont déjà été épinglés comme Yamina Benguigui, ex-ministre de la Francophonie, ou plus récemment Henri de Raincourt, sénateur Les Républicains.

     

    La Tribune

    http://www.voxnr.com/447/patrimoine-14-39-membres-gouvernement-millionnaires

  • Sondage : les Belges disent non à l’immigration

    Une personne sur dix : c’est la proportion de Belges observant de façon favorable et bienveillante l’arrivée de migrants dans le pays, selon un sondage Le Soir/Ipsos publié le 11 août. Autant écrire qu’il n’y a pas grand monde, en dehors des cénacles bien-pensants, pour qualifier de positifs les mouvements migratoires ayant transformé l’image de la Belgique depuis plusieurs décennies.

    Par ailleurs, dans ce même sondage, six personnes sur dix estiment que les immigrés sont trop nombreux dans une contrée où le nombre d’étrangers a déjà allègrement dépassé le million sur une population totale avoisinant les 11 millions d’habitants.

    Sur les terres de la bien-pensance, on « relativise » les chiffres qu’il importerait de remettre dans le contexte de l’arrivée de migrants et des 39.000 demandes d’asile parvenues l’an dernier. Les bonnes âmes n’ont pas manqué de tracer un parallèle avec un précédent historique : en 2000, 45.000 personnes avaient remis un dossier et, selon le très politiquement correct François De Smet, directeur de Myria, le centre fédéral chargé des migrations, « une bonne partie de ces gens sont repartis, sont allés ailleurs ou sont restés ou ont été parfaitement intégrés […] Deux demandeurs d’asile pour mille habitants en Europe, ce n’est pas cela qui peut bouleverser notre démographie, notre identité et nos valeurs. »

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  • Nicolas Sarkozy : "Il faut ramener vers nous les électeurs du FN"

    Et c'est reparti pour un tour. Analyse de Caroline Parmentier pour Présent :

    6a00d83451619c69e201b8d20f957c970c-320wi.jpg"Comme toujours, comme il l’a toujours fait, Valeurs Actuelles drague les électeurs du Front national (une Marianne voilée par-ci, un gros clin d’œil à Marion Maréchal par-là) pour les apporter sur un plateau à Sarkozy. Détail rigolo, comme Sarko n’est pas le bon zig et que Valeurs lui fait quand même un peu honte, il refuse de faire grâce de « l’exclu » de sa déclaration officielle de candidature attendue d’un jour à l’autre (il la réserve sans doute au Figaro) que les journalistes sont venus chercher jusqu’au Cap Nègre. Ce qui donne au détour des questions, des tournures assez ridicules comme « si je suis candidat bien sûr » ou bien « ce qui compte, ce n’est pas tant l’annonce de la candidature que ce que je vous dis » etc. Sympa !

    L’objectif pour la campagne présidentielle de 2017 est en revanche clairement annoncé : « Il faut ramener vers nous les électeurs du FN ». Et pour cela, comme s’y emploie le nouveau directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles Geoffroy Lejeune, dans la ligne de Kerdrel : faire passer Marine Le Pen auprès des bons bourgeois et des retraités aisés qui le lisent, pour une candidate de gauche qui va désagréablement changer leur vie, un président qui fait peur. Tandis que Sarkozy, qui s’est renié à peu près sur tout et porte toute sa responsabilité dans le bilan, lui, est l’homme providentiel et sécurisant.

    Geoffroy Lejeune a avalé sans sourciller le retournement complet de Sarkozy sur le Mariage pour Tous sur lequel Marine Le Pen n’a jamais bougé d’un iota (seule de tous les candidats à l’élection présidentielle qui déclare qu’elle abrogera la loi Taubira). Si La France c’est pour la vie (titre du chef-d’œuvre de Sarko) ses convictions en revanche, c’est toujours du provisoire. Il est devenu ces derniers mois plus identitaire que Renaud Camus, plus chrétien que Christine Boutin, plus patriote que Florian Philippot, plus attaché aux racines chrétiennes de la France que de Villiers et plus anti-immigrationniste que Le Pen (à la fois pour se démarquer de son concurrent Juppé et pour siphonner les voix du Front national). Alors que tout ce qu’il a fait quand il était aux manettes va directement à l’inverse de ce discours.

    Lui président entre 2007 et 2012, la France a vu le nombre de ses immigrés légaux augmenter de plus de 200 000 par an. Multiculturaliste, immigrationniste, instigateur du Conseil français du culte musulman, il a favorisé les salafistes de l’UOIF au cœur même de ce Conseil, multiplié les rapprochements avec le Qatar dont on sait les liens avec le djihadisme mondial, c’est aussi lui qui a sabré de manière drastique les effectifs des forces de l’ordre, supprimé la double peine, inventé la « discrimination positive ». C’est lui encore qui porte en partie la responsabilité de la guerre en Libye et des Printemps arabes, cause directe de la submersion migratoire actuelle et indirecte de l’émergence de Daesh.

    « Comme si de rien n’était », chante Carla Bruni. Comme si sa responsabilité n’était pas écrasante dans ce que nous subissons aujourd’hui."

    Philippe Carhon  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Radio Brigandes V - La politique mondialiste des Jésuites et du Pape François (Août 2016)

  • Anthropologie politique. Une société anti-humaine. La nécessité de l’État royal

    Le roi vient, pour ainsi dire, couronner la société, en plaçant l’État au-dessus des querelles politiques inhérentes à la vie humaine. Dans une société atomisée comme la nôtre comme dans une société plus organique comportant une dose égale de démocratie et d'aristocratie, l’État républicain étant composé uniquement des citoyens membres de ces corps, il en vient, même lorsqu'il est de tendance libérale, à s'immiscer partout, avec un esprit partisan qui est celui de ses agents et de ses maîtres. S'occupant d'un nombre sans cesse croissant de tâches, sans jamais abandonner de terrain d'action, au nom du compromis entre les partis qui nécessite de contenter toujours un minimum les groupes minoritaires pour faire tenir ensemble les parts du corps social, l’État croule sur lui-même et, ne parvenant plus à assumer ses missions, entraîne à sa suite la société qu'il irrigue complètement. En outre, les partis se battant pour la tête de l’État et s'en emparant à tour de rôle, leur légitimité pour gouverner la nation est réduite d'autant plus qu'ils n'en représentent qu'une fraction et que leur pouvoir est amoindri dans toutes les portions de l’État qui obéissent à leurs opposants. On le voit bien dans les administrations modernes où, souvent, les agents publics du camp opposé au pouvoir en place obéissent toujours, certes, mais de mauvais gré en accomplissant leurs tâches avec lenteur, parfois en faisant la sourde oreille aux ordres de leurs chefs dans certaines administrations. La tête de l’État, incroyablement affaiblie et sujet des querelles publiques, compense cette faiblesse par une administration de plus en plus tatillonne à la base de la société, sans laquelle l'édifice entier s'effondrerait. La faiblesse est toujours compensée quelque part.

    L'incarnation de l’État par le roi ne permet pas de tout à fait annuler ces querelles, propres à la conscience même des agents publics, et naturellement présentes dans le mécanisme électoral, mais elle en atténue considérablement les effets et rend leur indépendance aux corps qui ont besoin de l'être pour le bien commun, comme la justice, la sécurité intérieure, la diplomatie, etc.

    En effet, le roi ne doit son pouvoir à aucun clan, aucun parti, il est non pas au-dessus mais à part des querelles. Étant la tête de l’État, il la fait échapper à la bataille politicienne et cet esprit irrigue le reste de l'administration. Entendons-nous bien, le roi n'est que la tête d'une société extrêmement composite. Mais justement, il rend possible la conservation de cet organisme complexe, car s'il a autorité pour assurer son gouvernement général, il est à part d'elle et n'a pas de pouvoir pour s'occuper de toutes ses affaires. Le pouvoir étatique étant parfaitement distinct des pouvoirs des corps constitués de la nation, les uns ne se mêlent pas inconsidérément des affaires des autres. Si le roi est le garant de l'unité de la nation, nul autre que lui et son administration ne sont légitimes pour assurer cette mission, mais eux-mêmes ne sont pas légitimes pour se mêler des maints détails de la vie des Français.

    Dans la société présentée lors des articles précédents, il n'était question nulle part d'hérédité. Or, voici justement que celle-ci fait son apparition. En l'occurrence, elle est la condition nécessaire de l'indépendance de l’État. Un roi élu, même pour la durée de son existence, devrait toujours son pouvoir à un groupe, qui exercerait, d'une manière ou d'une autre, son influence sur l’État, ce dont il faut bien se garder. Certes, les partis sont toujours à l'œuvre partout, jusqu'au sommet des structures politiques. Cela fut toujours et on ne voit pas pourquoi cela disparaîtrait. C'est le jeu normal des influences. Mais une chose est de devoir faire avec les comportements inévitables des hommes, une autre est d'institutionnaliser ces comportements et tout ce qu'ils contiennent de luttes, de haines, d'énervement du pays contre lui-même. Le roi héréditaire n'appartient à personne, pas même à lui puisqu'il n'a pas choisi sa place. Il est l'unique personnage exerçant une fonction héréditaire dans le pays, il est cette dose de royauté qui permet une respiration entre la démocratie et l'aristocratie, qui couronne la nation.

    Bien sûr, ses pouvoirs doivent faire l'objet d'une réflexion, car si la royauté est tout à fait à part de la société, alors son pouvoir sera appelé à devenir purement théorique, et le vide créé sera remplacé par l'irruption des partis politiques jusqu'au sommet d'un nouvel État, parallèle à l’État royal, aristocratique d'abord sans doute, puis de plus en démocratique, provoquant en royauté les déboires des républiques démocratiques, comme le montrent fort bien les couronnes actuelles.

    Il convient donc que la royauté dispose d'un véritable pouvoir d'action politique légitime, c'est-à-dire limité à sa sphère, et que cependant le dialogue demeure toujours entre les autres composantes de la nation, pour éviter qu'une séparation trop stricte ne provoque un affrontement entre les trois pouvoirs démocratiques, aristocratiques et royaux, avec à l'issue la disparition de l'un ou de deux sur les trois.

    Le dialogue doit donc toujours demeurer dans l’État, ce qui implique une participation des autres composantes de la société à son fonctionnement, mais en distinguant, sans séparer, ce qui relève de la participation légitime du peuple à l’État, et ce qui, au nom du bien commun, doit rester purement et uniquement royal.

    A suivre…

    Gabriel Privat

    Du même auteur :

    -          Publié le jeudi 17 septembre 2015 : Anthropologie politique. Une société anti humaine. La Famille

    -          Publié le vendredi 16 octobre 2015 : Anthropologie politique. Une société anti humaine. L'enracinement territorial

    -          Publié le 18 novembre 2015 : Anthropologie politique. Une société anti humaine. Le lien professionnel

    -         Publié le 28 décembre 2015 : Anthropologie politique. Une-société anti humaine. Promouvoir une famille humaine

    -          Publié le 27 janvier 2016 : Anthropologie politique. Une société anti humaine. Promouvoir un enracinement territorial.

    -          Publié le 20 février 2016 : Anthropologie politique. Une société anti humaine. Créer un monde du travail.

    -          Publié le 15 mars 2016 : Anthropologie politique. Une société anti-humaine. Faut-il une aristocratie à la société humaine.

    -           Publié le 14 avril 2016 : Anthropologie politique. Une société anti-humaine. Comment rétablir le prestige social et visible de l'aristocratie ?

    -           Publié le 11 mai 2016 : Anthropologie politique. Une société anti-humaine. Vers des corps civils aristocratiques.

    -          Publié le 16 juin 2016 : Anthropologie politique. Une société anti-humaine. Le pouvoir naturel de l'Etat

    http://www.vexilla-galliae.fr/royaute/idees/2057-anthropologie-politique-une-societe-anti-humaine-la-necessite-de-l-etat-royal

  • Anthropologie politique. Une société anti-humaine. L’État royal au cœur du dialogue politique

    Le roi étant la tête de l’État, il doit disposer des moyens de le gouverner, afin que cette définition ait du sens, et qu'il ne devienne pas, à terme, un personnage détaché de l’État lui-même, sorte d'institution politique à exemplaire unique, en orbite à l'écart du monde, astre vers lequel on se tourne de temps à autres pour se rassurer, mais dont on ne ressent plus véritablement le besoin politique quotidien, comme c'est le cas dans les royautés actuelles.

    Le roi est donc à la fois le chef de son gouvernement et de son administration. Les règlements qui organisent celle-ci relèvent de lui. On peut dire que c'est la part propre de l’État. La question est autre pour les lois et la justice. En effet, ces deux réalités sont communes à l’État et à la nation, en ce sens que si l'administration est au service de la nation, elle est un membre de l’État, tandis que la loi n'est pas spécifiquement la chose de l’État, elle organise le fonctionnement de toutes les composantes du pays et donc concerne chacun des citoyens. C'est pourquoi il est impératif que cohabite, à la tête de la vie politique, à côté du roi, un Parlement possédant le droit de légiférer. Le roi possédant son titre de manière héréditaire, on ne peut le dire responsable devant son Parlement, à la différence du gouvernement qui, nommé par le souverain, est cependant plus éphémère. Sa fonction n'est pas héréditaire, ni même viagère, et s'il ne dépend pas des majorités parlementaires, il doit bien se présenter devant le Parlement pour lui proposer des lois, de même qu'il doit dialoguer avec celui-ci au sujet des lois qui émaneraient de lui. Ce face à face dialogué entre le Parlement et le gouvernement inclut une responsabilité de l'un envers l'autre. C'est-à-dire que le Parlement doit pouvoir rejeter les projets de loi du gouvernement.

    Il n'est aucune mesure commune à toute la nation qui ne saurait échapper à cette règle du dialogue nécessaire entre le roi et son peuple par l'intermédiaire du gouvernement et du Parlement.

    Pour autant, le gouvernement peut-il être renversé par le Parlement, et le roi peut-il dissoudre le Parlement ? Un conflit politique justifierait cette porte de sortie, qui donnerait l'avantage à l'une ou l'autre des parties en présence et finalement engendrerait la domination politique durable du roi ou du parlement. Ce dernier point est trop lourd de conséquences pour que l'on puisse l'envisager. Il apparaît donc que le roi ne doit pas avoir le pouvoir de dissoudre son Parlement, et que le gouvernement ne doit pas pouvoir être renversé par ce dernier, car ce serait, dans un cas comme dans l'autre, entamer une action illégitime car grignotant la souveraineté de l'une de ces deux puissances. De la même manière, le roi ne doit pas pouvoir disposer d'un veto contre les décisions du parlement et le parlement ne doit pas pouvoir bloquer les décisions du roi.

    Ce respect du principe de la souveraineté, dans toute sa pureté, pourrait cependant entraîner des blocages institutionnels inextricables qui, à terme, entraîneraient l'affaiblissement de l'une des deux forces pour en sortir.

    Le seul moyen d'éviter ce blocage durable est, d'une part le dialogue entre les groupes en présence, que nulle loi ne peut ni prévoir, ni interdire ; d'autre part la stricte répartition des tâches et des rôles entre les différents corps de la société.

    Notamment, le rôle de l’État, sur lequel le roi a le pouvoir direct, doit être clairement défini.

    Considérant que l’État, en vertu du principe de subsidiarité, assume ce que nulle autre structure intermédiaire ne pourrait mieux entreprendre que lui, son champ d'action doit avant tout être national et stratégique. L'échelon national est celui de la coordination et de la régulation des forces intermédiaires en présence, par le biais d'une administration assurant avant tout un contrôle normatif et veillant à l'indépendance du pays. En somme, l'armée, la justice, l'émission de la monnaie, la garde des frontières, la diplomatie, dépendent directement de l’État, de même que la surveillance de l'application de règles nationales dans tous les domaines, dans la limite d'une mission d'harmonisation et pas d'implication directe dans l'action des corps intermédiaires. Cet État doit disposer des moyens nécessaires à ses missions, ce qui signifie qu'une part de l'impôt, normalement voté comme toute loi par le Parlement, lui est légitimement attribuée.

    Hors ces domaines d'action nécessaires à la vie du pays, ce sont les corps intermédiaires et leurs représentants qui sont légitimes.

    Les deux groupes ne peuvent se court-circuiter dans leurs domaines propres, mais ils peuvent toujours discuter, dialoguer en vue d'amender le domaine l'un de l'autre, car si on n’est pas légitime à intervenir, on a toujours son bon sens pour juger du bien-fondé de l'action de l'autre.

    C'est, à n'en point douter, cette stricte distinction des domaines, qui permettrait de limiter les risques de blocages institutionnels. Limiter ne veut pas dire éviter à tout prix. Le conflit politique peut toujours survenir, sur des questions de fiscalité, de choix stratégiques, de mœurs où l'une et l'autre partie aura une opinion divergente et des moyens de pression. Mais les deux structures demeurant essentiellement préservées l'une vis-à-vis de l'autre, on peut espérer que la seule voie du dialogue resterait ouverte pour dégager des solutions communes, préservant ainsi les caractères démocratiques, aristocratiques et royaux de l’État.

    De tels systèmes existent déjà de par le monde, d'une manière ou d'une autre. Ainsi, aux Etats-Unis, le Président est-il le véritable maître de son administration et de son gouvernement, le chef pour les choix stratégiques de son pays, ne disposant pas du droit de dissoudre son Parlement et ce dernier ne pouvant censurer le gouvernement. En France, le Président possède ce que l'on appelle un « domaine réservé » dans les affaires stratégiques, et la Constitution en fait, théoriquement, l'arbitre de la vie institutionnelle du pays. Au Royaume-Uni le Premier Ministre, véritable chef de l'exécutif, ne peut dissoudre son Parlement, et les possibilités, pour ce dernier, de censurer le gouvernement, sont très limitées. Le Premier Ministre britannique, en tandem avec la Reine, est le véritable maître de l'administration et de la politique du pays. Ces systèmes, hérités de conceptions politiques fort anciennes, ont été construits très progressivement, dans des sociétés où la composante royale et aristocratique dominaient, au détriment de la démocratie. L'irruption de l'esprit démocratique a balayé les royautés et les aristocraties qui ne sont plus que l'ombre d'elles-mêmes. On ne reviendra pas sur les conséquences néfastes, pour l'homme, d'une telle prise de pouvoir. Mais on retiendra qu'à condition de rétablir progressivement une société civile cohérente et à visage pleinement humain, il est possible d'envisager donc un État tel que décrit plus haut, sur un mode apaisé, accomplissant le chemin institutionnel inachevé des nations occidentales actuelles.

    Pour le bien de la personne humaine, il apparaît que cette mutation de la société est non seulement souhaitable mais surtout nécessaire.

    Gabriel Privat

    Du même auteur :

    -          Publié le jeudi 17 septembre 2015 : Anthropologie politique. Une société anti humaine. La Famille

    -          Publié le vendredi 16 octobre 2015 : Anthropologie politique. Une société anti humaine. L'enracinement territorial

    -          Publié le 18 novembre 2015 : Anthropologie politique. Une société anti humaine. Le lien professionnel

    -         Publié le 28 décembre 2015 : Anthropologie politique. Une-société anti humaine. Promouvoir une famille humaine

    -          Publié le 27 janvier 2016 : Anthropologie politique. Une société anti humaine. Promouvoir un enracinement territorial.

    -          Publié le 20 février 2016 : Anthropologie politique. Une société anti humaine. Créer un monde du travail.

    -          Publié le 15 mars 2016 : Anthropologie politique. Une société anti-humaine. Faut-il une aristocratie à la société humaine.

    -           Publié le 14 avril 2016 : Anthropologie politique. Une société anti-humaine. Comment rétablir le prestige social et visible de l'aristocratie ?

    -           Publié le 11 mai 2016 : Anthropologie politique. Une société anti-humaine. Vers des corps civils aristocratiques.

    -          Publié le 16 juin 2016 : Anthropologie politique. Une société anti-humaine. Le pouvoir naturel de l'Etat

    - Publié le 11 juillet 2016 : Anthropologie politique. Une société anti-humaine. La nécessité de l'état royal

    http://www.vexilla-galliae.fr/royaute/idees/2102-anthropologie-politique-une-societe-anti-humaine-l-etat-royal-au-coeur-du-dialogue-politique

  • Dostoïevski et la dégénérescence du monde par le réseau

    Ex: http://www.dedefensa.org

    Car il est poussé dans le filet par ses propres pieds ; et il marche sur les mailles du filet...

    Job, 8, 18

    J'ai souvenance d'un brillant texte de notre cher Guy Sorman (qui redonna jadis ses lettres de prosaïsme au Figaro magazine) dans le journal de la « droite » espagnole ABC (BHL est chargé lui de distraire et surtout d'instruire les maigres sections d'assaut du mondialisme dans El Pais). Et Guy Sorman, essayiste pourtant renommé pour ses piles d'invendus, et entre deux éloges des réfugiés considérés comme des forces vives du capital selon les Marx Brothers et Merkel, présentait ainsi son argumentaire : « même la Russie finira un jour par être démocratique et progressiste et globalement dans le global ». Sans oublier la Chine, l'Iran, la Turquie et tous les autres bons copains de ses modèles Américains.

    La Russie n'est donc pas progressiste, branchée et dans le coup, et ce surtout depuis que – selon Marc Ferro – elle a déçu les aspirations prolétariennes d'une gauche que l'on croyait portée plutôt à servir la soupe à la vieille bourgeoisie américanisée.

    Sur la Russie et le progrès j'ai heureusement mieux que Sorman ou BHL : Dostoïevski. Je l'ai aussi sur le thème des « réseaux », sociaux ou numériques, qui aujourd'hui captent, détournent et recyclent toutes les énergies et intellects de la planète terre devenue nervalienne. On cite brièvement cette vision du mage dans Aurélia :

    « Cette pensée me conduisit à celle qu'il y avait une vaste conspiration de tous les êtres animés pour rétablir le monde dans son harmonie première, et que les communications avaient lieu par le magnétisme des astres, qu'une chaîne non interrompue liait autour de la terre les intelligences dévouées à cette communication générale, et les chants, les danses, les regards, aimantés de proche en proche, traduisaient la même aspiration. La lune était pour moi le refuge des âmes fraternelles qui, délivrées de leurs corps mortels, travaillaient plus librement à la régénération de l'univers. (1) »

    Dostoïevski a abordé le thème de la confrontation de la Russie et du progrès, de la Russie et de l’Occident dans plusieurs de ses plus grands livres, en particulier dans l'Idiot et dans Les Possédés, qui eux font allusion à une origine américaine de la prochaine révolution.

    Dans le récit satirique Crocodile (2), il le fait d’une manière parodique, s’en prenant aux préjugés modernistes du dernier homme à venir (et surtout à durer). Il y a l’épisode humanitaire – ne pas maltraiter un pauvre animal, fût-ce un croco –, l’épisode pédagogique – de l’importance de la question économique ! – et pour finir l’épisode gastronomique qui résout la question – en dévorant le crocodile.

    Depuis deux siècles nous nous gorgeons de ce progrès technique et économique, et il semble que l'imbécillité satisfaite qui l’accompagne n’a jamais été plus remise en question qu'à l’époque de Flaubert ou de Dostoïevski. Mais à la même époque un Walt Whitman célèbre les achèvements de ce qu’il est convenu de nommer à la télé la modernité...

    Dans Passage to India ou Song of the Exposition (à comparer avec le cadre médiéval et traditionnel des Tableaux, le chef d'oeuvre pianistique de Moussorgski), le trop célébré Walt Whitman chante et célèbre sur tous les tons le canal de Suez, ce passage qui va réunir l’orient et l’occident, notions fort disparues auxquelles on fait mine de croire encore : car «dans un monde unifié on ne peut s’exiler » (Debord). Avec une accumulation dont il a le secret, le « pohète » américain fait l’état des lieux, et il nous étourdit avec son clinquant verbalisme, chaque mot faisant office de paradigme roturier de la modernité aboyante:

    With latest connections, works, the inter-transportation of the world,

    Steam-power, the great express lines, gas, petroleum,

    These triumphs of our time, the Atlantic’s delicate cable,

    The Pacific railroad, the Suez canal, the Mont Cenis and Gothard and

    Hoosac tunnels, the Brooklyn bridge,

    This earth all spann’d with iron rails, with lines of steamships threading in every sea,

    Our own rondure, the current globe I bring.

    Barde « tendance » avant l’heure, Maïakovski un rien couillon, « animal verbal » (Daudet) plus que poète, Whitman est en extase devant ce qui pétarade. Il admire nos exploits à Suez (dont bien sûr Dostoïevski se moque avec son crocodile du Nil), et il célèbre le chemin de fer unificateur, celui des Anglais aux Indes ou des Américains :

    I see the tracks of the railroads of the earth,

    I see them in Great Britain, I see them in Europe,

    I see them in Asia and in Africa.

    I see the electric telegraphs of the earth,

    I see the filaments of the news of the wars, deaths, losses, gains, passions,

    Of my race.

    Or précisément sur ces chemins de fer qui ont vidé les campagnes et ruiné le contribuable français (la moitié des lignes servant à faire élire un député), ou ont justifié une bonne moitié des crises boursières de l’époque (comme les actions techno d’aujourd’hui), Dostoïevski a quelque chose de peu aimable à dire, et qu'il va dire dans l’Idiot. C’est un autre idiot métaphorique (un simple d’esprit qui voit l’Esprit) que le Prince, l’ivrogne Lebedev qui s’exprime sur les chemins de fer et leur réseau qui selon lui s’en prend aux formes de vie.

    Montrez-moi donc quelque chose qui approche de cette force dans notre siècle de vices et de chemins de fer…

    Lebedev voit dans tout réseau moderne un affaiblissement à la fois spirituel et physique de l’homme, lié au progrès de la matrice du confort matériel. L’homme va être coupé de ses sources de vie et de son tellurisme. C’est aussi la leçon d’Andersen (La Vierge des glaces), de Novalis ou de Vigny (« avant vous j’étais belle et j’allais parfumée »…). Mais Tocqueville nous a aussi prévenus sur les risques que faisaient peser l’égalité et le réseau fort sur les hommes dits modernes. Dans le tome II de sa somme, il décrit, dans un texte mal compris, cet affaiblissement des forces de vie liées au développement étatique:

    « C’est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l’emploi du libre arbitre ; qu’il renferme l’action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu à peu à chaque citoyen jusqu’à l’usage de lui-même. L’égalité a préparé les hommes à toutes ces choses : elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait… il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation a n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger (3). »

    Retournons à l’Idiot. Lebedev voit le premier, cent-vingt ans avant Tchernobyl, un lien entre l’étoile absinthe de l’Apocalypse (Tchernobyl désigne comme on sait l’absinthe en russe) et l’extension du réseau en Europe :

    « Le collégien lui affirma que l’"Étoile Absinthe" qui, dans l’Apocalypse, tombe sur terre à la source des eaux, préfigurait, selon l’interprétation de son père, le réseau des chemins de fer étendu aujourd’hui sur l’Europe. »

    Lebedev dégage comme le prince Muichkine une aura d’imperfection, d’inadéquation à la mondanité. C’est souvent le cas chez Dostoïevski : le porteur de la vérité doit être ridiculisé ou caricaturé – pour ne pas être pris au sérieux par la compagnie qui doit continuer de se tordre, comme dit Allais.

    Lebedev va désigner une autre cible, qui nous rapproche de la petite société actuelle: l’idéologie du bonheur matériel universel ; le dernier homme dont parle Francis Fukuyama après bien d'autres.

    Vous n’avez pas d’autre fondement moral que la satisfaction de l’égoïsme individuel et des besoins matériels. La paix universelle, le bonheur collectif résultant du besoin !

    Lebedev n’est bien sûr pas un sot : il n’incrimine pas la machine en tant que telle. Il incrimine plutôt la notion de réseau. Par ailleurs il a pleinement conscience que son expression des forces de vie est incompréhensible à un esprit moderne :

    « Par eux-mêmes les chemins de fer ne peuvent corrompre les sources de vie. Ce qui est maudit, c’est l’ensemble ; c’est, dans ses tendances, tout l’esprit scientifique et pratique de nos derniers siècles. Oui, il se peut que tout cela soit bel et bien maudit ! »

    Sur le ton de l’imprécation, emporté par cette inspiration religieuse, Lebedev adresse un défi au monde matérialiste et satisfait, monde sans gouvernail et sans cap même :

    « Je vous lance maintenant un défi à vous tous, athées que vous êtes : comment sauverez-vous le monde ? Quelle route normale lui avez-vous ouverte vers le salut, vous autres, savants, industriels, défenseurs de l’association, du salariat et de tout le reste ? Par quoi sauverez-vous le monde ? Par le crédit ? Qu’est-ce que le crédit ? À quoi vous mènera-t-il? »

    Ainsi Dostoïevski n'encenserait pas ce monde et son crédit ?

    A ce propos le psalmiste dit :

    « Que l’usurier jette le filet sur tout ce qui est à lui... (4) »

    Cent ans avant l’effet de serre et le réchauffement climatique du cerveau qui va avec, Lebedev voit l’avènement de l'homoncule affaibli par sa si riche information et la « thermocratie » (5). Il constate l’absence de la force dans notre société :

    « Et osez dire après cela que les sources de vie n’ont pas été affaiblies, troublées, sous cette “étoile”, sous ce réseau dans lequel les hommes se sont empêtrés. Et ne croyez pas m’en imposer par votre prospérité, par vos richesses, par la rareté des disettes et par la rapidité des moyens de communication !  Les richesses sont plus abondantes, mais les forces déclinent ; il n’y a plus de pensée qui crée un lien entre les hommes ; tout s’est ramolli, tout a cuit et tous sont cuits ! Oui, tous, tous, tous nous sommes cuits !… Mais suffit ! (6) »

    Nicolas Bonnal

    Notes

    (1) Nerval, Aurélia, 2ème partie, VI.

    (2) Lisez mon étude sur france-courtoise.info/pdf/BonnalDostoievskiCrocodile.pdf. Voyez aussi Internet, nouvelle voie initiatique (les Belles Lettres, 2000)...

    (3) De la Démocratie II, IV, ch.6

    (4) Psaumes, 109, 11

    (5) Gilles Châtelet, Vivre et penser comme des porcs (2000).

    (6) L'Idiot, III, chapitre  IV

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • Violence islamique : Bergoglio prend les Chrétiens – et les autres – pour des imbéciles

    L’occupant de la chaire de Saint Pierre, Jorge Bergoglio, est certainement celui des pontifes qui restera, pour la période moderne, comme le plus médiocre intellectuellement, le moins docte dogmatiquement mais aussi comme le plus dangereux politiquement et spirituellement.

    Tout son discours transpire chez lui la démagogie féminine.

    Ce que dit le “Pape”, ou du moins celui qui occupe actuellement le Saint-Siège, compte de par la place que la Papauté romaine occupe dans l’histoire de l’Occident. Fût-on agnostique ou athée, cette réalité spatiale et temporelle, mais aussi spirituelle, ne saurait être niée. Et donc ignorée.

    Aussi quand François Ier, relativement aux attaques djihadistes, répond ce qui suit lors de son retour de Pologne (source), la stupidité du propos ne peut que sidérer le lecteur :

    Je crois qu’il n’est pas juste d’identifier l’islam avec la violence, ce n’est pas juste et ce n’est pas vrai. J’ai eu un long dialogue avec le grand imam de l’université Al-Azhar et je sais ce qu’ils pensent. Ils cherchent la paix, la rencontre.

    Nul n’est besoin d’être versé en jurisprudence islamique pour savoir que l’islam intègre parfaitement la violence dans sa conception historique de la “communauté des croyants”. Plus exactement, la violence est consubstantielle à la parole de dieu qu’est, pour les musulmans, le “coran”.

    Citons, parmi d’autres, quelques versets de la sourate 8 du coran intitulée “Le butin” (sic) :

    57. Donc, si tu les [les non-musulmans, NDLR] maîtrises à la guerre,inflige-leur un châtiment exemplaire de telle sorte que ceux qui sont derrière eux soient effarouchés. Afin qu’ils se souviennent.

    59. Que les mécréants ne pensent pas qu’ils Nous [aux musulmans, NDLR] ont échappé. Non, ils ne pourront jamais Nous empêcher (de les rattraper à n’importe quel moment).

    60. Et préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipée, afin d’effrayer l’ennemi d’Allah et le vôtre, et d’autres encore que vous ne connaissez pas en dehors de ceux-ci mais qu’Allah connaît. Et tout ce que vous dépensez dans le sentier d’Allah vous sera remboursé pleinement et vous ne serez point lésés.

    65. Ô Prophète, incite les croyants au combat. S’il se trouve parmi vous vingt endurants, ils vaincront deux cents; et s’il s’en trouve cent, ils vaincront mille mécréants, car ce sont vraiment des gens qui ne comprennent pas.

    Le combat armé contre les non-musulmans n’est pas, pour l’islam, un sujet de débat mais un commandement divin proclamé par la parole directe d’allah. Il est ici nécessaire de rappeler qu’à la différence des évangiles du Nouveau Testament, le coran n’est pas une collecte humaine de témoignages, mais la somme fidèle – du point de vue des mahométans – des paroles qu’allah aurait “révélé” à mahomet.

    La dialectique historique et eschatologique de l’islam se résume à l’affrontement entre le “Dar al-Islam” – la “Maison de la Soumission” où s’applique la loi islamique – et le “Dar al-Harb”, la “Maison de la Guerre”, où dominent les non-musulmans. Entre les deux, le “Dar al-Suhl”, la “Maison de la Trêve”, où les mahométans doivent transiger en attendant de remporter la victoire.

    La notion de “paix” islamique est donc transitoire dès lors qu’il s’agit des rapports entre musulmans et non-musulmans. Elle doit être entendue comme “trêve”. Cette dimension transitoire conditionne la psychologie des mahométans qui s’inscrivent dans la conception islamique du monde, les faisant naturellement adopter une attitude d’hypocrisie permanente.

    Pour résumer, la nature fondamentalement guerrière et expansionniste de l’islam ne saurait être contestée. Non plus que la posture mensongère du “pacifisme” de façade des mahométans en terre non-islamique. Aussi, quand Bergoglio tient des propos aussi extravagants à l’adresse des Chrétiens comme des Occidentaux en général, il ment et il sait qu’il ment.

    Dans le christianisme

    La différence fondamentale avec le Christ se situe dans la vie même de ce dernier qui, de par sa nature divine, est inaccessible au péché. La violence utilisée par le Christ est essentiellement symbolique, comme lorsqu’il chasse les marchands du Temple à coups de fouet. Le Christ ne tue pas et limite le plus souvent sa juste colère à des sermons retentissants.

    Mais, dans sa sagesse pratique, l’enseignement chrétien distingue le Christ des hommes, victimes du péché originel. Pour le christianisme, il ne s’agit donc pas d’écarter la violence comme instrument de gouvernance, mais de la resituer dans son contexte terrestre et humain. L’usage de la force est donc une contrainte, rendue parfois inévitable par l’action du malin contre le Bien. Ce principe moral de bon sens est d’ailleurs admis universellement : il ne viendrait à l’idée de personne de ne pas combattre le crime.

    La guerre ne peut à aucun moment être le véhicule de la conversion au christianisme puisqu’il ne peut y avoir de conversion réelle qui soit contrainte. La foi chrétienne ne peut pas se décréter. La guerre est cependant permise, à la condition d’être défensive et de dernier recours. L’Église se contente donc d’acter d’une réalité humaine empreinte d’imperfection, tout en cherchant à en limiter les effets négatifs. C’est ce qui explique d’ailleurs le rôle historique de la Papauté dans la résolution de conflits au sein du monde chrétien.

    Quand les Chrétiens ou leurs états sont attaqués, la légitime défense est naturellement permise. Et il appartient au Pape, s’il le désire, de “rétribuer spirituellement” – ou non – des Chrétiens qui résisteraient les armes à la main à une agression.

    Ces exemples sont rares, mais édifiants. Ainsi, lors de son discours à l’occasion du Concile de Clermont en 1095, le Pape Urbain II appelle à les Chrétiens de France à la Croisade contre les musulmans qui ravagent alors les terres chrétiennes d’Orient :

    Ô fils de Dieu ! Après avoir promis à Dieu de maintenir la paix dans votre pays et d’aider fidèlement l’Église à conserver ses droits, et en tenant cette promesse plus vigoureusement que d’ordinaire, vous qui venez de profiter de la correction que Dieu vous envoie, vous allez pouvoir recevoir votre récompense en appliquant votre vaillance à une autre tâche. C’est une affaire qui concerne Dieu et qui vous regarde vous-mêmes, et qui s’est révélée tout récemment. Il importe que, sans tarder, vous vous portiez au secours de vos frères qui habitent les pays d’Orient et qui déjà bien souvent ont réclamé votre aide.

    En effet, comme la plupart d’entre vous le savent déjà, un peuple venu de Perse, les Turcs, a envahi leur pays. Ils se sont avancés jusqu’à la mer Méditerranée et plus précisément jusqu’à ce qu’on appelle le Bras Saint-Georges. Dans le pays de Romanie, ils s’étendent continuellement au détriment des terres des chrétiens, après avoir vaincu ceux-ci à sept reprises en leur faisant la guerre. Beaucoup sont tombés sous leurs coups ; beaucoup ont été réduits en esclavage. Ces Turcs détruisent les églises ; ils saccagent le royaume de Dieu.

    Si vous demeuriez encore quelque temps sans rien faire, les fidèles de Dieu seraient encore plus largement victimes de cette invasion. Aussi je vous exhorte et je vous supplie – et ce n’est pas moi qui vous y exhorte, c’est le Seigneur lui-même – vous, les hérauts du Christ, à persuader à tous, à quelque classe de la société qu’ils appartiennent, chevaliers ou piétons, riches ou pauvres, par vos fréquentes prédications, de se rendre à temps au secours des chrétiens et de repousser ce peuple néfaste loin de nos territoires. Je le dis à ceux qui sont ici, je le mande à ceux qui sont absents : le Christ l’ordonne.

    À tous ceux qui y partiront et qui mourront en route, que ce soit sur terre ou sur mer, ou qui perdront la vie en combattant les païens, la rémission de leurs péchés sera accordée. Et je l’accorde à ceux qui participeront à ce voyage, en vertu de l’autorité que je tiens de Dieu.

    Quelle honte, si un peuple aussi méprisé, aussi dégradé, esclave des démons, l’emportait sur la nation qui s’adonne au culte de Dieu et qui s’honore du nom de chrétienne ! Quels reproches le Seigneur Lui-même vous adresserait si vous ne trouviez pas d’hommes qui soient dignes, comme vous, du nom de chrétiens !

    Qu’ils aillent donc au combat contre les Infidèles – un combat qui vaut d’être engagé et qui mérite de s’achever en victoire –, ceux-là qui jusqu’ici s’adonnaient à des guerres privées et abusives, au grand dam des fidèles ! Qu’ils soient désormais des chevaliers du Christ, ceux-là qui n’étaient que des brigands ! Qu’ils luttent maintenant, à bon droit,contre les barbares, ceux-là qui se battaient contre leurs frères et leurs parents ! Ce sont les récompenses éternelles qu’ils vont gagner, ceux qui se faisaient mercenaires pour quelques misérables sous. Ils travailleront pour un double honneur, ceux-là qui se fatiguaient au détriment de leur corps et de leur âme. Ils étaient ici tristes et pauvres ; ils seront là-bas joyeux et riches. Ici, ils étaient les ennemis du Seigneur ; là-bas, ils seront ses amis !

    Il n’est pas ici question d’utiliser la guerre pour convertir, mais de défendre des populations chrétiennes en voie d’extermination. Au surplus, comme l’ennemi est motivé religieusement et vise à explicitement détruire ces Chrétiens en raison de leur foi, le Pape souligne que cet assaut est donc d’essence spirituelle, en l’occurrence démoniaque.

    Car, c’est l’évidence pour un Chrétien, seul Satan et ceux qu’il inspire veulent détruire la foi chrétienne, surtout en usant de moyens génocidaires. C’est ce à quoi nous assistons aujourd’hui en Orient où les Chrétiens autochtones sont éradiqués, comme il y a mille ans, par les sectateurs de mahomet. Qu’ils se défendent face à une agression caractérisée est parfaitement logique et légitime.

    Si la violence armée est consubstantielle au texte coranique comme aux moyens offerts à l’islam pour dominer le monde, elle est contingente dans le christianisme où elle simplement articulée, de façon très codifiée, dans son enseignement moral.

    Une nouvelle fois, le christianisme distingue nettement le spirituel et le temporel, subordonnant le second au premier.

    http://borislelay.com/

  • Qui a créé l’Etat Islamique ? Donald Trump accuse Hillary Clinton et Barack Obama !

    Au cours d’un meeting à Fort Lauderdale, en Floride, Donald Trump est revenu sur les véritables responsables du développement du terrorisme djihadiste. Trump a accusé Barack Obama d’avoir semé le «chaos» au Proche-Orient, ajoutant que l’Etat Islamique fait «honneur au président Obama».

    Ensuite, Donald Trump a affirmé qu’Hillary Clinton a «co-fondé» l’Etat Islamique.

    «Il (Obama) est le fondateur de l’Etat Islamique »

    «Il est le fondateur de l’Etat Islamique, d’accord? C’est lui le fondateur! Il a créé l’Etat Islamique»

    «Je dirais que la co-fondatrice est cette tordue d’Hillary Clinton»

     

    http://www.medias-presse.info/qui-a-cree-letat-islamique-donald-trump-accuse-hillary-clinton-et-barack-obama/59506