l'information nationaliste - Page 6725
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ZOOM - Patrick Jansen : "Réfléchir et Agir : une revue de désintoxication culturelle"
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La religion du djihadiste
Le djihadisme est le produit monstrueux du croisement entre désir d’Occident et culture radicale de l’islam. Quelques pistes sont ouvertes ici pour comprendre Bruxelles, mais aussi Lahore au Pakistan où des dizaines d’enfants viennent de mourir parque chrétiens.
L’année 2015 - massacre en janvier, massacre en novembre introduit quelque chose de radicalement nouveau dans l'espace social français : une violence à ciel ouvert. La France chrétienne, depuis des siècles, considérait la violence comme le signe du mal. L'Europe avait inventé de donner à l'État (cette abstraction du Bien) le monopole de la violence légale. Et voilà que la violence est partout et que des ressortissants français s'habituent à s'en prévaloir, non pas comme dans les films de Michel Audiard, à l'intérieur d'un « milieu », clos sur lui-même, mais sur n'importe quelle terrasse de café, à la sortie d'une école, sur une plage ou à l'entrée d'un aéroport. Face à cette violence, on a l'impression qu'aucune protection ne tiendra longtemps puisque ceux qui tuent sont tués. Que peut-on contre eux ? Leur statut de kamikazes les rend paradoxalement invulnérables. « Nous sommes en guerre » laisse échapper Manuel Valls. Mais cette guerre est profondément asymétrique. Son issue ne dépend pas des gains et pertes des deux camps. La réalité est que d'un côté on ne veut pas faire la guerre et on est prêt à tout pour ne pas la faire. De l'autre, on la fait certes, mais on peine à évaluer les objectifs. Comme si cette violence post-chrétienne était gratuite. Comme si les autoproclamés djihadistes ne cherchaient rien, ne voulaient rien obtenir que la mort pour eux et le chaos autour d'eux.
Le raisonnement des djihadistes n'est pas territorial...
Le raisonnement des djihadistes n'est pas immédiatement territorial. Certes, en Irak ils ont pris Mossoul (l'antique Ninive des Assyriens), avec ses puits de pétrole. Certes en Syrie, ils viennent de perdre Palmyre et ils reculent face à l'armée de Bachar El Assad. Mais il est hors de question qu'ils s'emparent aujourd'hui du XIe arrondissement de Paris où ils ont fait régner la terreur l'espace d'un soir ; il est exclu pour l'instant qu'ils puissent occuper la ville de Saint-Denis ou celle de Molenbeek.
Reste la possibilité pour une équipe djihadiste de s'emparer de produits atomiques et de fabriquer une bombe... Cette éventualité est étudiée très sérieusement en ce moment par les grands de ce monde. La bombe atomique est une sorte de mythe terrifiant et rien n'interdit de penser qu'à travers le Pakistan ou l'Arabie séoudite, un exécutif terroriste parvienne à s'emparer d'une bombe en menant un chantage. Mais actuellement cela changerait-il vraiment la donne géopolitique ? Pas sûr. Il y a fort à parier au contraire que se livrant à ce petit jeu, des djihadistes coaliseraient contre eux toute la Planète.
Alors pourquoi cette violence artisanale, à Paris, à Bruxelles, oui, pour... quoi donc ?
On peut penser d'abord que ce que ces « chers djihadistes », comme disait Philippe Muray, veulent imposer, c'est juste la terreur, une terreur aveugle et absurde, une terreur entretenue pour elle-même, sans autre but actuel qu'elle-même. Réfléchissons en effet : si le but politique des djihadistes était la conquête de l'Europe, ils n'avaient pas de meilleures alliées que les institutions européennes, pas de plus efficaces propagandistes que Madame Merkel ou Monsieur Sarkhollande, l'un et l'autre prêts à ouvrir toujours davantage les frontières de leurs pays respectifs, avec tout récemment un avantage à Madame Merkel, qui a accueilli en un an un million de migrants, pour montrer au monde que l'Allemagne était un grand Pays et que le nazisme était bien oublié. M. Sarkhollande, lui, ne parvient à recevoir "que" 200 000 immigrés par an, mais de façon stable depuis dix ans. Les islamistes avaient donc tout avantage à se taire, à pratiquer ce que l'on nomme chez eux la taqyia et à faire leurs comptes dans vingt ans. Au lieu de cela, leur violence même les dévoile. Elle est inutile à leur cause et même contreproductive.
Des terroristes d'un genre nouveau
Est-ce une violence terroriste ? Jusqu'ici les terroristes occidentaux des années de plomb (ceux d'Action directe ou de la Bande à Baader) avaient toujours des revendications. Il s'agissait de libérer un tel ou un tel ou de soutenir les Palestiniens. Rien de tel dans la nouvelle violence qui s'impose au monde. Il n'y a aucun objectif politique ni éloigné ni proche. Il faut donc chercher le secret de cette violence non pas dans le monde extérieur, comme si elle permettait d'atteindre tel ou tel but, mais dans l'âme même des terroristes, à l'intime d'eux-mêmes et aussi peut-être chez les leurs. Il faut maintenir vivant l'antagonisme entre le fidèle et les koufars. Il faut rendre efficace la charia qui stipule que seuls les musulmans sont membres de plein droit de la communauté politique (oumma), que seuls ils sont des hommes à part entière, que la différence entre le bien et le mal n'existe vraiment que pour eux et entre eux, parce qu'ils sont eux, des fidèles, soumis à la loi. Il me semble que c'est la première utilité des attentats, leur inhumaine pédagogie. Il s'agit de rappeler les musulmans à la dureté originaire de la Loi.
Quant aux victimes musulmanes que peut faire cette politique de la terreur, il ne faut pas oublier que les premiers mécréants,dans le système djihadiste, ce sont les musulmans-non pratiquants, qui boivent ou mangent du porc. Ceux qui n'ont pas de loi ne sont pas obligés de l'observer, s'ils croient en Dieu. Ils peuvent toujours payer le tribut. Mais le musulman qui a une loi et qui ne l'observe pas est un monstre dont ces gens veulent débarrasser la terre.
Le djihadisme est donc bien lié à l'islam légaliste. Dans sa courageuse Lettre ouverte au monde musulman (éd. Les Liens qui Libèrent 20l5), Abdennour Bidar s'exprime ainsi : « Cher monde musulman, je te vois en train d'enfanter un monstre qui prétend se nommer État islamique et auquel certains préfèrent donner un nom de démon : Daesh. Et cela m'inspire une question, la grande question : pourquoi ce monstre a-t-il choisi ton visage et non un autre ? Ce problème est celui des racines du mal. Car ce monstre en réalité est sorti de tes propres entrailles et il n 'est que le symptôme le plus radical de ta propre crise de civilisation ». C’est au nom de l'islam, c'est au nom de la loi islamique et pour elle que les djihadistes tuent et se font tuer. Leur comportement est foncièrement religieux, même s'il ne s'agit pas du tout de la vertu de religion, mais de ce que l'on pourrait appeler un vice de religion.
Le djihadisme est une crise de l'islam
En même temps, comme le souligne Abdennour Bidar, le djihadisme représente une crise de l'islam, une crise de sa civilisation, une sorte de paroxysme hautement malsain, comme il ne peut en naître qu'en temps de crise. L'islam est face à l'Occident ; ce face-à-face est terrible psychologiquement pour les musulmans. Cette religion qui prétend posséder le monopole du salut est à la fois dans une position d'écrasante supériorité et d'écrasante infériorité face à ceux que les djihadistes persistent à appeler les croisés. Écrasante supériorité car seuls ils plaisent à Allah. Écrasante infériorité car non seulement ils n'ont rien inventé, mais ils n'ont pas su s'adapter comme d'autres pays et d'autres civilisations au merveilleux décollage technologique, économique et culturel de l'Occident. Le paradoxe pour beaucoup est insoutenable.
Je ne parle pas des vieux imams rancis que l'on voit sur Internet ânonner des inepties sur la condition de la femme. Mais les jeunes... Il y a chez ces jeunes en particulier, qui souvent ont vécu à l'Occidental avant de se « légaliser » et de se radicaliser, un désir d'Occident qu'il ne faut pas sous-estimer. J'emprunte cette considération à Alain Badiou, attachant philosophe communiste, qui, lui, l'emprunte sans doute, mais sans le dire, à René Girard : ce désir d'Occident forme une triangulation. Il y a l'Occident paradisiaque, qui est l'objet du désir. Il y a les Occidentaux, dont tous les désirs semblent libérés et qui vivent parfaitement à leur guise. Et puis il y a leurs rivaux, les jeunes désocialisés par un système scolaire absurde et qui s'enfoncent dans l'inculture : ils ne peuvent pas avoir accès au parfait édifice du bonheur, autrement qu'à la marge, ponctuellement, de façon limitée (limitée par leur salaire et par leur propre incapacité). Voyez dans les sketches de Gad Elmaleh, celui qu'il appelle « le blond ». Le blond c'est le blanc fantasmé par le beur qui a tout bien, quand lui, le beur, a tout mal... Il me semble que Gad Elmaleh, en véritable artiste qu'il est, nous dévoile là une vérité quotidienne du désir d'Occident. Ce n'est pas cette vérité qui mène au djihadisme, mais le complexe d'infériorité sociale revu en un complexe de supériorité religieuse, peut effectivement engendrer le pire. Qu'est-ce que le pire en l'occurrence ?
Nous en venons à René Girard : la rivalité des deux protagonistes, l'Occidental et le jeune désocialisé, se termine mal parce que le duel est impossible. Parce que l'un sait qu'il ne rattrapera jamais l'autre, il décide de le punir, en cassant son jouet. Salah Abdeslam était parfaitement intégré. Les frères Kouachi ont bénéficié d'emplois jeunes et d'aides de l'État ou de la collectivité locale. Ils en ont vécu, mais plutôt mal en comparaison avec le luxe qui règne chez les Céfrans. Voilà ce qu'il y a de proprement occidental chez les terroristes ; une sorte de désir mimétique qui tourne mal.
Un désir d'Occident...
Ces gens (qui ne sont pas forcément musulmans à l'origine d'ailleurs) comprennent vite que seul l'islam peut porter leur vengeance. Ils ont vécu de la drogue et du deal ? Bu de la bière ? Dansé dans les boîtes de nuit ? Mais ce monde leur échappera toujours. Il faut donc qu'au lieu de se vautrer sans honneur dans les backrooms ou les bordels de l'Occident, au lieu de se laisser marginaliser, ils retrouvent la fierté de l'islam et la victoire par l'islam.
Cette victoire, il faut le souligner, Roberto de Mattéi, le philosophe italien bien connu, a eu l'occasion de le dire dans les colonnes de Monde&Vie il n'y a pas si longtemps, elle est religieuse sans doute puisque « volonté d'Allah » mais elle est en même temps intégralement matérialiste. Elle est matérialiste dans son mode d'accomplissement : la mort des ennemis, la mort des jeunes du Bataclan ou des touristes du Bardo est comme le signe eschatologique du triomphe final d'Allah, qui, dans les croyances populaires d'un certain islam, tuera tout le monde (et en particulier d'ailleurs les juifs). Elle est matérialiste également dans son issue pour les djihadistes : leur désir d'Occident est frustré, ils ont cassé le jouet (ou ils ont tenté de casser le jouet) pour que personne ne fait. Effectivement tout le monde meurt et personne ne l'a, au moins en apparence. En réalité, les belles houri et les éphèbes au port gracieux sont pour les fidèles d'Allah, dont le Paradis est la transposition mystique de ce que propose l'Occident païen.
Abbé G. de Tanoûarn monde&vie 6 avril 2016
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Tous au Rendez-vous de Béziers !
Les 27, 28 et 29 mai aura lieu le « Rendez-vous de Béziers« . Fidèle à sa promesse, Robert Ménard, en partenariat avec l’hebdomadaireValeurs actuelles, réunira dans la ville dont il est le maire les forces vives de la droite française ou, du moins, il l’espère, et nous avec lui, un panel représentatif de celles et de ceux qui n’en peuvent plus de voir la France partir à la dérive.
Ce moment de partage, d’échange – de communion, serais-je tenté d’écrire – nous permettra, loin des clivages et des rivalités politiciennes, de préparer l’avenir de notre pays.
Vous l’aurez compris, je serai à Béziers. Je fais en effet partie de ces Français, ces obscurs, ces sans-grade qui, après avoir servi leur pays pendant de nombreuses années, se désespèrent de le voir malmené, bafoué, humilié, ridiculisé. Et cela, sans que ceux qui ont pourtant fait serment de le servir ne lèvent le petit doigt pour le redresser et rétablir sa grandeur.
Ernest Lavisse disait : « Tu dois aimer la France parce que la nature l’a faite belle, et parce que l’Histoire l’a faite grande. » À Béziers, j’en suis certain, nous serons entre amoureux de la France. Animés par un même idéal et une même envie de faire bouger les choses pour que les générations futures puissent continuer de vivre libres et heureuses chez nous.
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Piero San Giorgio - Interview de Gilles-William Goldnadel
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Loi Travail : le Medef prépare sa sortie
Le patron des patrons, Pierre Gattaz, a lancé hier un ultimatum. Si le texte n'est pas modifié, son organisation quittera les négociations sur l'assurance chômage.
Le fond de l'air est chaud. Après la CGT, le Medef passe à l'offensive ! Philippe Martinez et Pierre Gattaz épousent-ils désormais un même combat et un même ennemi : la loi Travail et le gouvernement ? L'exécutif ne l'écarte plus.
Mardi, la déflagration est venue, non pas de Marseille où se tient jusqu'à vendredi le 51e congrès de la CGT, mais de l'avenue Bosquet à Paris, au siège du Medef où le patron des patrons tenait sa conférence de presse mensuelle. « On dit stop ! » a tapé du poing sur la table un Gattaz au ton martial. Trois semaines et pas un jour de plus pour retricoter une énième version du texte de la loi Travail et « revenir à l'esprit du projet de loi El Khomri 1 », « la seule vraie version qui vaille ». Voilà ce que réclame le patron du Medef au gouvernement et aux députés qui examineront à partir du 3 mai le texte à l'Assemblée nationale.
Pour lui, le compte à rebours a commencé hier et qu'importe si la liste de ses demandes semble quasi impossible à honorer : le président du Medef réclame ni plus ni moins la suppression du compte personnel d'activité (CPA) cher à François Hollande et à la CFDT, la suppression de la surtaxation obligatoire des CDD, réclamée par les syndicats, et la suppression du mandatement pour les petites entreprises sans représentation du personnel voulu par la CFDT. Un conseil exécutif Medef aura lieu le lundi 9 mai, date du « point de rupture » fixé par Pierre Gattaz. A cette date, le patronat mettra sa menace à exécution : il claquera la porte des négociations en cours sur l'assurance chômage et réclamera haut et fort le retrait de la loi Travail. « Ce n'est pas un ultimatum. C'est juste, les gars, c'est comme ça ! » a tranché sans la moindre fioriture diplomatique Pierre Gattaz.
En apprenant la nouvelle, Matignon s'est empressé de faire connaître sa version des faits. Pas franchement surpris par la sortie théâtrale de Gattaz. Car loin de tomber de haut, l'entourage de Manuel Valls s'y attendait : « La question n'était pas de savoir si le Medef allait lâcher (NDLR : le projet de loi issu du compromis), mais quand il allait nous lâcher. Aujourd'hui, le clash est devenu plus que probable. » L'une des explications à ce coup de semonce de Gattaz est à chercher au sein même de la maison Medef. Parmi ses adhérents, la grogne n'a cessé de monter, surtout chez les petits patrons, où dès le 14 mars ces derniers ont fustigé un « projet de loi pour les entreprises du CAC 40 ».
« Refaire leur unité sur le dos du gouvernement, c'est surréaliste. On était parvenu à un compromis. Là, prendre en otage la négociation chômage, c'est tout simplement pathétique », fulmine un conseiller.
Et si le Medef voulait aussi jouer une tout autre carte à l'approche des élections ? C'est un des autres scénarios envisagés. « Il y a deux échéances qui se rapprochent, l'élection présidentielle de 2017 et la succession de Pierre Gattaz en 2018 », souffle Matignon. Des éléments de langage à relier sans doute avec cette déclaration de Pierre Gattaz hier : « Il n'est plus question aujourd'hui de continuer à faire semblant, à négocier dans une logique absurde de donnant-donnant, qui n'a mené depuis trente ans qu'à plus de complexité, de rigidité et de coûts pour les entreprises, et plus de chômage durablement élevé pour les concitoyens. » Une déclaration de guerre qui va compliquer la tâche du gouvernement pris à partie sur tous les fronts : jeunes, syndicats, gauche de la gauche, droite. Un dangereux cocktail réunissant toutes sortes d'opposants au projet de loi Travail. La preuve attendue, notamment par la CGT, pour démontrer que « le patronat a mené le gouvernement en bateau ».Catherine Gasté Le Parisien :: lien
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L’enfouissement des chrétiens en Occident, un crime contre l’humanité
Une très belle tribune de Cyril Brun, à lire en entier sur Riposte catholique :
[...] "Refoulé toujours plus dans une sphère privée de plus en plus étroite, ce qui a trait au religieux tousse çà et là et secoue de spasmes incontrôlés la vieille carcasse humaine que la camisole idéologique et doctrinale ne sait plus comment contenir ni maîtriser. Le sentiment religieux est une donnée naturelle de l’homme que l’athéisme, pas plus que la laïcité ne peuvent comprendre et moins encore admettre. Ce sentiment, cette religiosité n’est pas une donnée facultative de l’équation humaine, ni une variable d’ajustement d’un vivre ensemble rendu impossible par le relativisme même qu’impose la camisole athée.[...]
Voilà bien une chose que ne peuvent admettre les tenants de l’humanisme athée et leurs corolaires, moins humanistes et plus athées, l’homme ne peut être heureux sans Dieu. Et c’est de cette privation dont le monde étouffe, se noie et se suicide collectivement. Partout pourtant, c’est pour les hérauts de la laïcité que le glas s’est mis à sonner. Marquant le pas lent et serein de la marche inexorable vers la fosse, la cloche funeste vibre de tous côtés, car de leurs tombeaux sortent les moribonds affamés de Dieu, privés de leur quête la plus précieuse. Les hommes, de plus en plus, hurlent leur besoin de Dieu. Distinctement ou non, directement ou non, consciemment ou pas, volontairement ou malgré eux, les créatures déshumanisées par des décennies, voire des siècles de privation de la présence divine, s’arrachent aux perfusions anesthésiantes des apprentis sorciers de tous crins.
Oui, bon gré mal gré, l’humanité secoue cette chape idéologique qui l’a dressée des années durant contre Dieu. Partout nous voyons se multiplier les revendications religieuses qu’elles soient catholiques, bouddhistes, musulmanes, protestantes ou encore shintoïstes. Le désir de Dieu refait surface et jusque dans la violence intégriste ou la simple quête intérieure. La laïcité n’a plus pour se défendre que des lois rigides, des gardes-chiourmes idéologiques du système carcéral post moderniste. C’est un fait, la laïcité a perdu. L’homme religieux s’en émancipe chaque jour davantage.
Les attentats du 13 novembre ne sont qu’une des éructations de ce soubresaut religieux. Les Manifs pour tous sont une douce démonstration de cette émancipation. La préoccupation des DRH quant au « fait religieux en entreprise » est un signe fort en miroir des couperets maçonniques anti-crèches. Oui le monde, jusque-là anesthésié, se réveille petit à petit et cherche de plus en plus à respirer l’air divin.[...]
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Peut-on les croire?
Ce n’est pas une surprise, tout au plus une confirmation qui vient étayer les craintes des Français comme des autres Européens: selon Paul Van Tigchelt, directeur du service belge baptisé Ocam (Organe de coordination pour l’analyse de la menace), des « combattants étrangers » présents en Syrie souhaitent se rendre en Europe, pour « commettre un attentat », a-t-il déclaré mardi. Plus surprenant, les médias, notamment Le Monde et l’Express, relataient la semaine dernière, le virage à 180 degrés de l’ancien conseiller aux Affaires internationales de Marine Le Pen, démissionnaire du FN mais toujours député européen, Aymeric Chauprade. Si ce dernier s’était fait taper sur les doigts pour ses déclarations virulentes, tonitruantes sur les dangers de l’immigration massive à l’aune du terrorisme islamiste, il entendrait aujourd’hui rejoindre le camp républicain qu’il vouait aux gémonies il y a encore peu de temps. Pour expliquer son adhésion au FN, M. Chauprade n'hésite pas à tenir des propos surprenants, et à se livrer à de drôles de contorsions. Il affirme ainsi qu’il aurait été abusé par Marine qui présentait le Front « comme un mouvement patriotique qui croit en la souveraineté de la France » et non « pas comme un parti qui considère l’immigration comme la racine des problèmes du pays »! Viré sous le règne de Sarkozy de son poste d’enseignant à l’école de guerre pour avoir remis en cause un certain nombre de dogmes établis, l’atlantisme et le Nouvel ordre mondial, il multiplie désormais « les appels du pied en direction du parti Les Républicains« selon un journaliste du Monde. M. Chauprade le dit: « Je trouve les programmes de Fillon et Le Maire très intéressants » ; » la candidature de Michèle Alliot-Marie est crédible, elle a le sens de l’Etat » ; « Nicolas Sarkozy conserve le dynamisme qu’on lui connaît« .
« Désormais, orphelin de parti » note L’Express, « Aymeric Chauprade se vend comme une arme anti-FN pour la droite. Je sais tout sur ce parti, je n’ai pas dévoilé toutes mes cartes, et ça, ils le savent chez Les Républicains, explique-t-il. » D’ailleurs dans un article publié le 14 avril dans le magazine américain Politico, il utilise un vocabulaire et une vulgate humaniste qui ne trompe pas sur sa volonté de se faire bien voir: « Il est bien sûr essentiel de contrôler l’immigration et de nous concentrer sur l’intégration, mais nous ne pouvons pas diaboliser les migrants dans le même temps. […] La France ne se définit pas par une race ou une religion. Nous sommes très fidèles à un modèle laïque d’assimilation qui accueille quiconque à condition qu’il souscrive à nos valeurs sociales fondamentales. (…) Nous devrions être fiers que des migrants veuillent venir en France et prendre part à notre histoire commune, à notre langue, à notre culture. » On se pince…
Certes comme l’affirme la sage sentence populaire, « Là ou il y de l’homme il y a de l’hommerie« , et si les trahisons font partie de la vie politique, il faudra s’attendre plus largement affirme Bruno Gollnisch, à une vaste et puissante coalition de tout le Système, du Medef à la CGT, de Mélenchon à Juppé, contre la candidate de l’opposition nationale, populaire et sociale. Les sondages se suivent et se ressemblent, les enquêtes indiquent toutes que François Hollande serait battu dés le premier tour en 2017, que Marine serait qualifiée pour le second avec un score oscillant, selon les candidats en lice, entre 26 et 30% des voix. Mais les sondages, imparfaits souvent, orientés parfois, à prendre certes avec les précautions d’usage à un an de la présidentielle, et qui ne sont que la photographie à l’instant t de de l’état de l’opinion des Français, indiquent aussi que la présidente du FN serait éliminée au second tour , face au candidat des Républicains, quel qu’il soit.
Autant dire que derrière Marine, adhérents, cadres et dirigeants du FN devront redoubler d’effort, de pédagogie pour défendre et expliquer le programme qui sera porté par notre candidate. Le sondage Odoxa détaillé sur le site des Echos hier tend à prouver que la tâche est vaste mais certainement pas impossible, sachant que huit Français sur dix selon cette enquête sont persuadés de la qualification de Marine pour le second tour de l’élection présidentielle de 2017.
A titre d’exemple, sur le plan économique, les seules mesures testées dans ce sondage , la sortie de l’euro (le retour au franc) et la préférence nationale pour les aides sociales, sont approuvées par la majorité des sympathisants du FN, mais le retour au franc inquiète toujours une majorité des électeurs, lesquels approuvent a contrario la préférence nationale citée plus haut.
Ils se trouveraient encore, selon cette étude, sept Français sur dix pour penser que le FN » serait incapable de gouverner la France » et « les trois quarts des personnes interrogées pensent que le parti de Marine Le Pen peut discriminer certaines populations, 63 % qu’il a un programme dangereux pour l’économie ou encore 61 % qu’il est un danger pour la démocratie. Le FN n’est pas non plus jugé convaincant sur la défense des classes populaires ou sa capacité à proposer des solutions concrètes. »
Bref, « pour l’instant, le FN n’arrive qu’à convaincre parmi ses sympathisants » relève Les Echos. Pour autant rien n’est figé : facteur ô combien encourageant, le socle des sympathisants du FN ne cesse de ce consolider. Comme le note Odoxa « ceux-ci continuent à progresser : en avril 2002 (avant le 21 avril), ils étaient un sur cinq (19%) à se dire souvent d’accord avec le FN, selon un sondage CSA de l’époque. Ils sont quasiment le double aujourd’hui (37 %). Une bonne base de départ pour une campagne présidentielle dynamique et pour la nécessaire reconquête!
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Sylvain Baron - Un résistant à nuit debout - Meta TV 3/3
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Un tiers des détenus des prisons italiennes sont des étrangers
ROME (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le journal Il Giornale publie les données du rapport annuel de l’association italienne Antigone, une ONG qui se préoccupe de la population carcérale. Le pourcentage de détenus étrangers dans les prisons italiennes est de 33,4 %. Sur 53 000 détenus, 18 000 sont des étrangers. Ces chiffres prennent en compte la nationalité des délinquants et criminels. Les Italiens d’origine étrangère et naturalisés ne sont donc pas comptabilisés dans ces statistiques.
Les premiers pays à remplir les prisons italiennes sont le Maroc (16,9 % du total des étrangers incarcérés), la Roumanie (15,9 %), l’Albanie (13,8 %) et la Tunisie (11 %).
L’association Antigone établit notamment que ces étrangers ont commis 8 192 crimes contre les biens et 6 599 crimes contre les personnes.
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Jusqu'à 2000 personnes pour la 7e Marche pour la Vie à Bruxelles
Dimanche 17 avril, c'était la Marche pour la Vie, qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes à Bruxelles, jusqu'à 2000 participants pour certains, malgré un black-out total de la part de la presse, qui a mentionné la Marche pour la Vie seulement pour signaler la trentaine de contre-manifestants ayant tenté de perturber l'évènement. Un lâcher de ballon a été effectué pour clôturer la 7e édition de la Marche pour la Vie à Bruxelles.