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l'information nationaliste - Page 6850

  • Les nouveaux socialistes, au service des ploutocrates

    En de mois de février 2016 où le Président turc, rompant avec une autre tradition kémaliste après avoir cassé l’orientation laïque de son pays, ose défier l’armée russe (a priori avec l’aval de l’hôte bizarre de la Maison Blanche), en ce même mois où une chaîne française de télévision publique diffuse des images de bombardements russes de précision en Syrie comme s’il s’agissait de bombardements de la coalition de l’OTAN, les socialistes français bravent tous les interdits traditionnels de leur Parti concernant le Droit du travail.
    Il est évident que la Loi sur les 35 heures payées 39 (40 en fait, puisqu’on était passé de 40 à 39 en 1981) a plombé lourdement les prix de revient des entreprises. Il suffisait, pour rendre une certaine compétitivité à l’industrie française, effectivement bien mal en point depuis l’entrée, dès 1981, dans la féerie globalo-mondialiste, de réintroduire la semaine de travail de 40 heures et de se libérer au moins partiellement, c’est-à-dire dans les secteurs menacés d’implosion, du carcan libre-échangiste.
    Non, les « socialistes » français ne veulent surtout pas de ces mesures de pur bon sens, de salut national, comme le seraient l’arrêt des prestations-chômage aux immigrés et l’institution de la préférence nationale en matière d’embauche… toutes idées défendues depuis plusieurs décennies par un mouvement jugé « démagogue » par les idéologues « de gauche ».
    Or, voici que les néo-socialistes, façon Hollande-Valls et consorts, sont en voie d’imposer – grâce au célébrissime art. constitutionnel 49-3 – une réforme du Droit du travail, qui est un cadeau, en grande partie illégitime, aux employeurs.
    Entendons-nous : toute mesure destinée à rendre de la puissance à l’industrie et à l’artisanat français sont bonnes, de façon à cesser les « délocalisations d’entreprises » et à diminuer enfin le chômage des Français de souche, étant entendu qu’en bonne logique aucun immigré ne devrait avoir un emploi en France tant qu’il y aurait un seul Français de souche au chômage... c’était la doctrine des Cachin, Thorez et Marchais, des Salengro et Jean Lebas. Mais cette doctrine, c’était avant… avant que les « socialistes de salons », que la « gauche caviar et champagne de grande marque » ne soient mis en selle par feu Mitterrand.
    Étonnante loi que celle proposée : on y laisse à l’appréciation des comités d’entreprise la fixation du temps de travail (jusqu’à 12 heures/jour), d’éventuelles réductions du salaire de base et même du tarif des heures supplémentaires, le retour aux 10 heures de travail quotidien pour les apprentis mineurs d’âge (une mesure qui annule des dispositions législatives prises avant la Grande Guerre en Allemagne, en France et même en Russie tsariste !), l’autorisation de procéder à « un plan social » (soit des licenciements sans faute d’employés) même dans les entreprises ne rencontrant pas de difficulté économique, l’autorisation de licencier un employé qui refuse la modification (acceptée par le comité d’entreprise) de son contrat de travail, prévu lors de son embauche.
    Toutes ces mesures étaient celles qui, durant l’entre-deux-guerres, étaient réclamées par les patronats les plus rétrogrades, celles qui définissaient « l’extrême-droite », la vraie, celle qui se moquait du peuple et de ses difficultés existentielles.
    À l’évidence, nos « chefs » n’ont plus de socialistes que la (fausse) appellation. Ils ne sont certes pas, des populistes, c’est-à-dire des hommes et des femmes soucieux des intérêts de la Nation. On savait déjà qu’ils agissaient pour ne pas fâcher leurs bienfaiteurs islamo-pétroliers. On sait désormais qu’ils travaillent pour les gros employeurs, en clair les multinationales qui régissent tout en tous pays… à l’exception des réfractaires chinois et russes, tant vilipendés.

    Docteur Bernard Plouvier

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2016/02/20/les-nouveaux-socialistes-au-service-des-ploutocrates-5762698.html

  • Le docteur Villermé et les esclaves du libéralisme :

    « C’est la Révolution, avec l’appui des forces financières, qui a créé la masse prolétarienne, en spoliant les corporations avec l’interdiction de les reconstituer, sous peine de mort » 

    P. Bécat

    La Révolution en détruisant le système social de l’Ancien régime livra le peuple aux puissances d’argent. L’interdiction de s’associer faisant suite à la destruction des corps de métiers et le vol de leurs biens servant à l’organisation sociale, créa le prolétariat. L’ère nouvelle vit des semaines de 10 jours, la suppression des dimanches et jours fériés avec à la clef, l’obligation du travail pour manger à partir de 5 ans, sans limite d’heure avec la nuit et sans distinction de sexe…
    Devant l’intolérable qui ne gênait pas les parvenus de 89, fidèles à l’enseignement évangélique, des royalistes sociaux se levèrent pour dénoncer et soulager leurs frères dans la misère et c’est leur histoire oubliée volontairement par la République que nous allons vous révéler… En 1936, le Front Populaire reprendra à son compte les revendications sociales des royalistes montant ainsi la validité et la cohérence de ces précurseurs qui avaient vu juste…
    Alphonse Karr déclarait : «Il suffit de quelques grelots au bonnet de la Liberté pour en faire le bonnet de la folie»

    Contre l'exploitation des enfants, en révolte contre la misère sociale :

    Louis René Villermé Né en 1782 et mort en 1863, fut dans les premiers royalistes à se battre pour la cause sociale après la Révolution. Il fut médecin et se pencha sur les problèmes de mortalité selon les conditions sociales et très vite, avec d’autres, il se rend compte que le machinisme était pour quelque chose. En 1837 à l’Académie des Sciences Morales et Politiques, il prononce un discours publique où les thèmes essentiels suivants furent abordés :

    - Une quantité considérable d’ouvriers sont dans un état réel de souffrance
    - Le travail est pénible, ils sont chargés de famille nombreuse
    - Le salaire est en dessous du nécessaire
    - Les vêtements sont hors d’état
    - Les logements sont humides et malsains
    - L’alimentation est grossière et insuffisante

    Contre la misère des enfants

    - Ils vivent dans un excès de travail et de misère
    - Chaque jour on les garde jusqu’à plus de 15h avec 13h de travail effectif
    - Les loyers sont trop élevés et ils vivent parfois très loin du travail ou pour venir il faut marcher 7km…
    - Certains enfants qui ont à peine 7 ans, d’autres moins « abrègent leurs sommeil et leur repos de tout le temps qu’ils doivent employer pour parcourir deux fois par jour cette longue et fatigante route »
    - Les enfants sont maigres, couverts de haillons. « sous leur vêtement rendu imperméable par l’huile des métiers tombée sur eux, le morceau de pain qui les doit nourrir jusqu’à leur retour »
    - Les lieux de travail sont souvent des pièces fermées ou il faut tenir debout pendant plus de 10 heures, « c’est une torture»
    - « Le remède…serait une loi qui fixerait un maximum à la durée journalière du travail »

    Dans la région Lilloise, il constatera, après avoir observé une soixantaine de métiers que les ouvriers vivent dans des conditions repoussantes, entassés dans des caves ou des greniers. Il passe en revue la Haute Normandie, la Marne, l’Aisne, les Ardennes avec les industries lainières, cotonnières et toutes ses observations sont soigneusement consignées. Certains horaires de travail vont jusqu’à 17 heures par jour ! Il continu dans la Vallée de la Somme, Lodève et Carcassonne, les industries de la soie. Dans les Cévennes ou il écrit en voyant les femmes : « Il serait difficile de se faire une idée de l’aspect sale, misérable, de la malpropreté de leurs mains, du mauvais état de santé de beaucoup d’entre elles et de l’odeur repoussante « sui generis» qui s’attache à leurs vêtements, infecte les ateliers.»

    Les doigts de ces pauvres femmes étaient devenus insensibles à cause des bassines d’eau bouillante des ateliers de tissus.

    - Il constate une grande mortalité infantile avec des enfants écrouelleux et de nombreux ouvriers dans les villes sont scrofuleux.
    - Il demande l’instruction pour les enfants
    - Il demande une loi interdisant le travail en dessous de 9 ans avec un travail graduelle selon les âges
    - Il demande l’interdiction du travail de nuit avant 15 ans
    - Il demande la nécessité d’un certificat médical
    - Il pose des questions sur la misère en faisant porter attention sur la mortalité, les maladies, la garde des enfants etc…
    - Il remet en cause le « Livret de travail » avec les avances sur salaire servant de moyen de pression sur les ouvriers
    - Il propose la création de caisses de secours pour les accidents du travail
    - Il porte l'attention sur les problèmes de sécurité des machines
    - Il propose des indemnités journalières
    - Il propose la création de caisses de maladie et de retraites
    - Il porte l'attention sur les locaux industriels et la salubrité

    Certaines de ses propositions aboutiront par la loi de 1841, signé par Louis-Philippe aux Tuileries. La durée de travail passait à 8 heures jusqu’à 12 ans et 12h de 12 à 16 ans. Le travail de nuit fut interdit avant 16 ans, le repos obligatoire, les jours fériés, 2 ans d’études primaires obligatoires avant l’usine avec des mesures de santé…

    L’Archevêque de Rouen dit alors : « Il fallut une loi de fer pour défendre de tuer les enfants au travail» Les débats furent houleux car le chimiste Gay Lussac s’y opposait en prétextant l’intrusion de l’Etat dans les industries, que l’on ne pourrait rien sur la salubrité et que tout cela serait un retour au St Simonisme. Le Comte de Tascher répliqua : « C’est quand on nous révèle une telle immoralité qu’on refuserait d’y pourvoir…le nerf de bœuf est placé en permanence sur les métiers dans certains ateliers. Et c’est en présence de telles abominations qu’on voudrait refuser au gouvernement le droit de les faire cesser » Il faudra attendre le vote à la Chambre des Députés le 29 décembre 1850.

    Souvenons-nous du docteur Villermé !

    Nous continuerons inlassablement à sortir la vérité des placards. A clamer dans l’obscurité d'une république vautrée dans les scandales ce que fut la misère du peuple depuis la destruction de l'ordre ancien. Pour l'honneur de ses femmes, des enfants et des hommes qui souffrir et sont morts parce que le libéralisme devait passer avant tout humanisme. Nous ne lâcherons rien, depuis que nous avons commencé à découvrir une voie de libération, une issue à une soi-disant crise. Notre travail basé sur l'empirisme et non sur le romantisme dirige nos conclusions vers l'image apaisante, voir écologique du royaume des lys...

    Frédéric Winkler

    http://www.royalismesocial.com/index.php?option=com_content&view=article&id=449:le-docteur-villerme-et-les-esclaves-du-liberalisme-&catid=62:docteur-villerme&Itemid=91

  • Stéphane Ravier : « Marseille est devenue la capitale européenne du salafisme »

    Membre du Front national, où il siège au bureau politique depuis 2010, Stéphane Ravier est maire des 13e et 14e arrondissements de Marseille et Sénateur des Bouches-du-Rhône. Il a bien voulu répondre aux questions du Rouge & Le Noir.

    R&N : Noël a de nouveau cette année occasionné des polémiques sur les crèches dans les mairies. Va-t-il désormais falloir défendre tous les ans les traditions populaires et par conséquent les racines chrétiennes de la France ?

    Stéphane Ravier : Retraçons l’origine de la polémique de cette année. Elle n’a pas été lancée par la gauche, mais par un important élu de droite : le frère François Baroin ! Le président de l’Association des Maires de France a en effet prôné le retrait des crèches dans les mairies, au nom de la "laïcité" et de l’apaisement. Les cadres du Front National se sont mobilisés contre cette dérive laïciste, avec - il faut le reconnaître - des élus Les Républicains. Il faut cependant poser la question de la cohérence : comment le parti "Les Républicains" peut-il comporter, en son sein, des tendances aussi radicalement opposées ?

    La crèche, c’est le symbole de ce christianisme populaire et simple, présent dans le foyer de nombreux Français, y compris incroyants. On peut s’inquiéter qu’une tradition aussi admise soit désormais contestée. Mais, tout comme la Manif pour tous avait révélé un "populisme chrétien" et réveillé la droite des valeurs que personne n’osait plus incarner, ces attaques font prendre conscience aux Français de la spécificité de leur mode de vie.

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  • La nation et la nationalité

    Article publié sur a-rebours.fr et dans L’AF2000

    Un des grands atouts de l’école d’Action française est de posséder une théorie de la France absolument étrangère à tout présupposé idéologique et inspirée de la seule réalité historique.

    La « patrie », la « nation », sont des termes que Maurras emploie indifféremment pour désigner la France. Mais il distingue dans un passage classique le « patriotisme », vertu militaire qui s’applique à la défense du sol de la patrie et le « nationalisme », vertu plus abstraite, qui s’applique à la conservation de l’héritage moral et spirituel de la nation. En un sens, le nationalisme assure la régence en l’absence du prince.

    Maurras ne fait pas de la nation un absolu. Il l’envisage comme une modalité historiquement déterminée, et donc contingente, de la nature sociale de l’homme, elle seule absolument universelle et nécessaire. Mais il la considère, dans les conditions qui sont les nôtres, comme la réalité politique la plus haute : « le plus vastes des cercles communautaires qui soient, au temporel, solides et complets. » La souveraineté politique ne peut donc s’exercer qu’à cet échelon, du moins dans le cas de la France. La nation est la clef de voûte sans laquelle les réalités sociales plus petites, que Maurras entend restaurer car elles permettent l’enracinement, ne peuvent subsister. [....]

    Stéphane BLANCHONNET

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    http://www.actionfrancaise.net/craf/?La-nation-et-la-nationalite

  • Reportage à voir d’urgence : « Syrie : le grand aveuglement »

    Depuis près de 5 ans, la Syrie est un champ de bataille pour près de 70 nations différentes. Les médias occidentaux ne cessent d’exagérer les crimes de Bachar el-Assad et de son régime (certains sont réels). En parallèle, les rebelles dit « modérés » sont présentés comme des saints, luttant au péril de leurs vies, pour ramener la paix dans le pays. L’émissionun œil sur la planète; diffusée sur France 2 hier soir, brise l’omerta et propose une vision beaucoup plus nuancée du conflit. Un documentaire à ne pas manquer !

    Les réactions sur Twitter sont partagées entre ceux qui applaudissent l’initiative :

    Et les « Charlie » et qui exigent la censure :

     http://www.contre-info.com/

  • Révolution numérique : miracle ou imposture ? (2e partie) – par Guillaume Faye

    avec Guillaume Faye)

    On est fasciné par la technologie numérique, sans comparer rationnellement ses avantages et ses inconvénients. Une innovation technologique n’a de sens – depuis la révolution néolithique – que si elle fait baisser les coûts et les efforts de production des biens et services et augmente leur nombre et leurs qualités. Comme nous l’avons vu dans la première partie de cet article, l’utilité marginale des technologies informatiques et numériques depuis les années 80 est en baisse par rapport à celle des révolutions techno–industrielles précédentes. Problème.

    Une révolution technologique non maîtrisée

    Ni l’informatique, ni Internet ni le smartphone, ni le GPS, etc. n’ont créé de bouleversements ni d’améliorations comparables aux innovations de la période 1840–1960. C’est le phénomène de l’utilité marginale décroissante. La révolution numérique crée des mutations comportementales, sociales et économiques mais au fond assez peu d’améliorations concrètes en termes de performances et de commodités ou même d’emplois créés : les innovations technologiques de l’informatique de seconde génération, n’ont pas généré le moindre emploi supplémentaire. Elles n’ont pas accéléré non plus la transmission des informations. Et parfois elles l’ont ralentie du fait de la complexité et de la fragilité des nouvelles machines. Quand j’envoie un SMS à un correspondant, mon message ne va pas plus vite que jadis un appel téléphonique sur un poste fixe avec fil ; en revanche, le système est moins fiable et…plus cher – contrairement à ce que croit le consommateur abusé.

    Les précédentes révolutions industrielles ont connu un développement linéaire ; la révolution numérique connaît un développement géométrique, exponentiel. Loi de Moore : la puissance des ordinateurs double tous les dix-huit mois. En réalité, c’est, selon moi, inexact : ce n’est pas la puissance électro-physique des ordinateurs qui double à cette allure, mais ce sont leurs champs d’applications, leurs connections.

    La révolution numérique n’épargne aucune activité ; mais cette largeur d’éventail n’est pas synonyme d’amélioration. Contrairement aux premières révolutions industrielles, les sociétés n’ont pas le temps de s’adapter au processus galopant de la révolution numérique. Cette dernière, comme toutes les mutations techno-économiques de l’histoire – mais bien plus encore – s’apparente à un phénomène subi dont on n’a pas prévu les conséquences ; ou plus exactement, dont les conséquences surprenantes ne sont pas exactement celles recherchées : c’est l’ « hétérotélie » décrite par Jules Monnerot. Heidegger parlait à propos de la progression de l’économie technologique de « processus sans sujet ».

    Une révolution technologique en trompe l’oeil

    Les nanotechnologies et les biotechnologies, dont les prix baissent continuellement, n’amèneront probablement pas la même valeur ajoutée globale que les innovations des précédentes révolutions industrielles. Elles sont frappées par le redoutable effet marginal déclinant, c’est-à-dire la dégradation mathématique du rapport entre le coût des innovations et le bénéfice de leurs résultats.

    Les voitures électriques autoguidées, les bio-organes de remplacement, les objets connectés qui obéissent à la voix, les puces implantées dans le cerveau et autres ”innovations” n’auront certainement pas les mêmes effets révolutionnaires que le moteur à explosion, le téléphone, le macadam, la radio, la pénicilline ou l’avion.

    Les deux premières révolutions industrielles (vapeur et électricité + moteur à explosion) ont été précédées par d’importantes innovations techniques. D’où le bouleversement des systèmes de production, de distribution et de consommation et, en conséquence, transformation des sociétés. En effet, depuis le néolithique (invention de l’agriculture et de l’élevage), les innovations technologiques sont les racines causales des mutations des civilisations, y compris dans le domaine artistique. Avec la biologie (démographie et caractéristiques héréditaires des populations), la technologie est le second pilier de l’infrastructure des civilisations.

    Les deux premières révolutions industrielles ont considérablement accru le niveau et l’espérance de vie, comme le confort matériel (et provoqué dans le monde entier une explosion démographique par recul de la mortalité) parce qu’à l’offre économique technique répondait, comme cause/effet, la demande d’une classe moyenne aisée en constante expansion. Mon soupçon est que les deux révolutions techno–industrielles suivantes à partir de la fin du XXe siècle (informatique puis numérique) ne produiront pas les mêmes effets.

    Artefacts et gadgets

    La sécurité bancaire a été dégradée par le numérique, et les achats ou paiements en ligne ne sont pas fiables. Aucun site n’est réellement sécurisé. Pourquoi ? Parce que derrière les machines, il y a les hommes et donc leur proportion constante d’escrocs.

    En matière de rapidité et de fiabilité dans la transmission des informations, les techniques électroniques et numériques n’ont pas montré une supériorité écrasante. Le ” facteur d’incertitude” est une cause : on s’en remet aux machines, aux process artificiels, toujours menacés par une panne ou un piratage, ce qui est créateur d’angoisse, donc de baisse de la qualité du travail et de hausse des coûts de protection.

    Cette ”révolution numérique” produit beaucoup de spectacles, de simulacres et d’artefacts, bouleversements apparents plus que concrets, qui ne simplifient pas forcément le quotidien. Festivisme et spectacularisme. En tant que journaliste, quand j’écrivais et envoyais mes articles par les procédés traditionnels (machine à écrire et offset) la rapidité et la fiabilité étaient plutôt supérieures aux procédés numériques actuels. Où est donc le ”progrès ” ?

    Ce phénomène est connu des historiens des sciences et des techniques : la baroquisation et la complexification de certaines technologies qui finissent par les rendre plus chères et moins efficaces, sous prétexte d’innovation à tout prix. De fait, la multiplication d’artefacts, d’applications et d’objets virtuels et non pas réels, rend l’environnement technique plus lourd, plus encombré. Ces béquilles informatiques et numériques de plus en plus nombreuses (voir les applications des smartphones) ne procurent pas une véritable valeur ajoutée mais s’imposent comme des gadgets. Ces artefacts–gadgets sont souvent des illusions pour les consommateurs fascinés mais une source de profit importante pour les sociétés qui les créent. Charlatanisme ?

    Les six inconvénients majeurs de l’économie numérique et d’Internet

    Ils n’abolissent évidemment tous leurs indéniables avantages. Mais il faut les recenser pour mieux les combattre.

    1) Une cybercriminalité non maîtrisée

    L’explosion des escroqueries et des arnarques dans les transactions, ainsi que la piraterie et le cyber–terrorisme ont généré une cybercriminalité (entreprises, États, institutions, particuliers) qui est plus forte que toutes les contre mesures. Sans oublier la radicalisation djihadiste, les réseaux de prostitution ou de pédophilie favorisés par le Web. D’où le risque global de fragilisation du nouveau système et, à terme, sa rétraction, si les choses s’aggravent trop.

    2) Une complexification des processus

    La promesse de facilitation des tâches par l’économie numérique et Internet n’est pas toujours au rendez-vous, bien au contraire. Les bugs incessants, les logiciels mal conçus (plus de 50%) et la mauvaise formation des utilisateurs contribuent à dégrader le nouveau système ”miraculeux”.

    La complexité remplace souvent la commodité promise. Le slogan est connu : ” d’un simple clic, tout est facile”. Hélas, tout est souvent rendu beaucoup plus difficile, plus lent et plus cher ; pour les particuliers comme pour les entreprises. Mentionnons les ”e-billets” d’avion ou de train, les démarches ou renseignements administratifs par Internet ou robots répondeurs téléphoniques, etc. J’y reviendrai.

    3) Une dépendance paralysante envers la machine

    Des tâches qui, jadis, semblaient simplissimes requièrent aujourd’hui un environnement informatique très couteux et pas toujours très fiable, avec souvent une dégradation des prestations par rapport à l’ancien système. De plus, à l’échelle macroéconomique, l’énorme consommation énergétique des ordinateurs sur la planète et des centres de stockage des données (big data) n‘est pas vraiment écologique…

    4) Une fragilisation des échanges financiers

    L’instantanéité par algorithmes des transactions financières (Bourse, emprunts, etc.) est préoccupante. L’ordinateur quasi-autonome a remplacé la Corbeille et les réflexions ou calculs humains. Ce qui favorise une volatilité des échanges, source de spéculations hors contrôle et de dérapages : effets de panique ou d’enthousiasme artificiels. La sphère financière mondiale, robotisée et non plus maîtrisée, est devenue une source de crises brutales et imprévisibles. : les bulles de savon, qui crèvent aussi vite qu’elles ont grossi.

    5) Une baisse de fiabilité des informations

    Le raz-de-marée de communication et d’informations charriés par Internet autorise toutes les impostures, les désinformations, les erreurs à répétition, les rumeurs infondées. Il n’y a plus de hiérarchie des informations, plus de recul. Trop d’impôt tue l’impôt ; trop de communication et d’informations tue la communication et l’information.

    6) Une menace pour les libertés individuelles

    Pour l’instant, l’accessibilité de toutes les données et profils individuels se limite au ciblage publicitaire par les algorithmes. Mais demain, un État ou une organisation pourront faire pression sur un individu par ce moyen, en espionnant tout son contenu Internet et numérique. Néanmoins, cela pose un problème, concernant la surveillance des réseaux terroristes, et il est loin d’être résolu, comme le montre le conflit entre Google et le gouvernement américain.

    La possibilité d’un déclin d’Internet

    Bien entendu, ces constats n’annulent pas les avantages d’Internet et de la révolution numérique, par la création d’une Toile en réseau qui joue le rôle d’un super cerveau planétaire. Simplement, il faut toujours comparer les avantages et les inconvénients d’un nouveau système, sans oublier ces derniers : ils sont une menace pour Internet, à cause de sa fragilité et de sa faible fiabilité en matière de protection des échanges.

    Déjà des entreprises, des organisations, des individus ont délaissé les communications numériques pour des raisons de sécurité. Puisque même les procédés de cryptage sont cassables. Ils en sont revenus aux vieux systèmes, comme le courrier écrit, un peu plus lent mais nettement plus fiable et plus discret. Il faut savoir, par exemple, que la majorité des sociétés américaines travaillant pour la Défense ou des secteurs nationaux sensibles interdisent à leurs cadres de communiquer par Internet ou réseaux sociaux Tout doit passer par le courrier écrit traditionnel, pratiquement impossible à intercepter. Intéressant… La troisième partie de cet article sur la révolution numérique sera publiée très bientôt (1) J’y aborderai notamment les illusions du big data et des réseaux sociaux.

    PS : Pour relire la 1ère partie, c’est ici !

    http://fr.novopress.info/198490/revolution-numerique-miracle-imposture-2e-partie-guillaume-faye/#more-198490

  • Les classes moyennes aspirent à un coup d’État

    Véronique Langlois et Xavier Charpentier viennent de terminer un travail consistant à mieux appréhender les maux actuels des classes moyennes. À la tête de FreeThinking (un laboratoire d’études quali-collaboratives [quésaco ? comme on dit chez moi]), du groupe Publicis, ils s’apprêtent à publier un travail qu’ils ont baptisé Dissonances. Quand les classes moyennes parlent de la France d’après le 11 janvier, deux ans avant 2017. Cette étude menée pendant la campagne des départementales a été entreprise auprès de 190 Français des classes moyennes. 
    On pourrait penser que le politiquement correct dans ces observations serait là encore une fois pour être l’arbre qui cache la forêt. Heureusement, il n’en est rien et si les deux auteurs prennent le maximum de précautions pour ne pas froisser la classe médiatico-politique, leurs révélations sont bel et bien le reflet de cette classe populaire de la société française d’aujourd’hui. 
    L’étude pointe trois « dissonances » majeures. 
    La première : entre ce que ces Français vivent, c’est-à-dire une aggravation de la situation de précarité avec une France qui continue de glisser dangereusement (et de façon irréversible pour certains) et le discours ambiant autour de la reprise économique qui serait là mais qu’ils ne ressentent pas et à laquelle ils ne croient pas. Devant la gravité de la situation qu’ils ont parfaitement intégrée, ils ne comprennent pas le manque de sérieux des élites caractérisé par un débat politique sans projets et concentré exclusivement sur quelques personnalités dans la seule perspective de 2017. Enfin, ils perçoivent un sentiment de déni de démocratie chez les parlementaires qui ne remplissent pas le mandat pour lequel ils ont été élus, allant même jusqu’à juger qu’ils sont carrément des obstacles aux changements urgents que la situation exige. 
    Vous me direz, il faut être Libé, le quotidien qui publie cette étude, pour, avec son bandeau sur les yeux, n’avoir pas vu et anticipé le fossé irréversible qui s’est creusé entre les fausses élites et le peuple. 
    La deuxième dissonance : nos compatriotes restent malgré tout optimistes et croient à « un projet qui rassemble les Français au-delà du religieux et du politique » mais, dans le même temps, ils précisent « qu’aujourd’hui ils n’en voient pas la couleur »
    La troisième : « pour la première fois très clairement, ils expriment le rêve d’un coup d’État citoyen et républicain », prévient Véronique Langlois. 
    Oui, vous avez bien lu : un coup d’État ! Les mots « citoyen » et « républicain » étant juste un écran appliqué pour ne pas pointer dans le camp du mal. 
    En conclusion, et comme il était facile de l’imaginer : « Les Français très ébranlés par les événements du mois de janvier considèrent que s’ils ont fait leur part du travail en descendant massivement dans la rue, la classe des dirigeants politiques, dirigeante, elle, n’a rien fait de concret. » 
    Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites ! 
    J’avais, dans un article précédent, expliqué que nous allions vers une guerre civile, ou tout au moins vers une explosion de la société française. Pour écrire sur cette éventualité, je n’ai pas eu besoin d’une enquête prépayée par Publicis. Il suffisait simplement d’écouter les gens des rues, de nos cités et de nos villages
    Le plus révélateur, dans cette étude, est l’étonnement des médias devant le ras-le-bol des classes populaires. 

  • Le PS sacrifie les femmes

    Pour plaire aux frères islamiques et hiérarchiser leurs priorités, les frères maçons et gauchistes se devaient de sacrifier les femmes : c'est fait.
    Choix cornéliens et reniements au Parti socialiste… On se souvient du Salon de la femme musulmane à Pontoise et de Céline Pina, cette empêcheuse de prêcher en rond, membre du PS, dénonçant le sexisme des discours des imams. Elle se fâcha avec son secrétaire fédéral du Val-d’Oise, Rachid Temal, et finalement fut débarquée sans ménagement. Aujourd’hui, on annonce la nomination de Yacine Chaouat, ex-adjoint d’un maire parisien PS, comme membre du secrétariat national adjoint. L’homme a été condamné en appel à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales. Il se pourvoit en cassation. Son ex-compagne, tunisienne, lui reproche d’avoir été « contrainte de ne pas quitter l’appartement » et d’avoir été « frappée à coups de ceinturon ». Sic.

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