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l'information nationaliste - Page 7275

  • Les années charnière du Second Empire

    Le monde catholique se divisa après la révolution de 1830. Sa fidélité à Charles X puis à son petit-fils Henri V se relâcha peu à peu, jusqu'à ce qu'il cesse d'être légitimiste, et même contre-révolutionnaire. Retour sur une anticipation du Ralliement de 1891.

    Très jeune, Philippe Pichot-Bravard s'est fait connaître en publiant une Épopée de la Vendée (éditions du Choletais) aussi brillante que documentée, dans laquelle cet Angevin, qui avait rédigé un mémoire sous la direction du professeur Xavier Martin, ne dissimulait pas ses choix et ses préférences. Quelques années ont passé, transformant un adolescent prometteur en historien de grande valeur, alliant à la rigueur de la recherche la qualité du style et la constance dans l'idéal, vertu peu fréquente.

    Aveuglement

    Après deux romans historiques originaux, Le Duel ou les rebelles de l'An II, puis Le Vol de l'Aigle, dont les intrigues se déroulaient entre 1793 et 1815, Philippe Pichot-Bravard publie Le Pape ou l'Empereur, inspiré d'un mémoire de science politique soutenu à l'université de Paris II (Panthéon-Assas), étude remarquable sur l'attitude des catholiques sous le Second Empire, qui obligera désormais les spécialistes du règne de Napoléon III à nuancer quelques jugements. Et passionnera tous ceux qui s'intéressent à l'histoire des idées politiques tant les années 1852-1870 se révèlent un laboratoire dont les expériences nous affectent encore. (Tempora, 200 p, 19 euros.)

    L'ACTION FRANÇAISE 2000 - Vous mettez en évidence au temps du Second Empire l'aveuglement ou l'opportunisme politique de quelques champions du catholicisme, leurs préoccupations à courte vue. Pourtant, la droite compte de sincères défenseurs de la foi. Quelques mots peut-être sur le rôle et la personnalité de Falloux, Berryer ou surtout de Veuillot ?

    PHILIPPE PICHOT-BRAVARD - L'unité du monde catholique a volé en éclats au moment de la révolution de 1830, après que le pape Pie VIII, en reconnaissant le nouveau régime, eut encouragé implicitement le clergé et les fidèles à dissocier foi religieuse et fidélité dynastique. Après 1830-1832, nous pouvons relever chez les catholiques quatre attitudes politiques différentes.

    Quatre attitudes

    Il y a une solide proportion de catholiques contre-révolutionnaires qui, pour l'immense majoritéd'entre eux, restent attachés à Charles X puis à son petit-fils Henri V. Il y a un légitimisme populaire, qui rallie la paysannerie de Bretagne et le monde ouvrier des villes du Midi, avec à sa tête La Rochejacquelein et l'abbé de Genoude, et un légitimisme libéral et parlementaire, représenté par Falloux et Berryer. Parmi ces catholiques contre-révolutionnaires, Louis Veuillot fait exception. Il est catholique avant tout et ultramontain. La question dynastique est, à ses yeux, accessoire, ce qui explique la facilité avec laquelle il se rallie à Louis-Napoléon Bonaparte en 1851. Veuillot ne deviendra légitimiste qu'après 1870. Il y a aussi une proportion non moins importante de catholiques conservateurs qui soutiennent l'ordre établi, dès lors que cet ordre n'est pas agressivement anticlérical.

    Visions incompatibles

    Il y a encore une petite proportion de libéraux catholiques, lecteurs de Montalembert, de Lacordaire, d'Albert de Broglie et d'Augustin Cochin (le grand-père de l'historien des sociétés de pensée), qui se montre soucieuse de réconcilier l'Église et la liberté, une liberté définie de manière moderne. Sous l'influence de Lacordaire, ils en viennent petit à petit à vouloir réconcilier l'Église et le monde moderne, c'est-à-dire avec les valeurs de 1789, ne voyant pas que l'hostilité des héritiers de 89 à l'Église rend illusoire un effort de réconciliation entre deux visions du monde complètement incompatibles. Tout leur système de pensée repose sur une erreur d'analyse. Ils sont persuadés que la flambée d'anticléricalisme des années 1830-1832 est due au fait que l'Église était sous la Restauration trop proche de la monarchie ; alors qu'en réalité, les discours et les écrits des libéraux de 1830 montrent bien que Charles X a été renversé parce qu'il était trop favorable à l'Église. Comme les doctrinaires de la Restauration (le parti du canapé), ils se distinguent davantage par la qualité que par la quantité. Dans les années 1850, Le Correspondant compte deux mille abonnés alors que L'Univers en aligne onze mille. Falloux est au carrefour du légitimisme et du libéralisme catholique.

    Les premiers catholiques sociaux

    Il y a enfin quelques individualités qui plaident pour une réconciliation entre l'Église et lemonde révolutionnaire. Ils plaident pour une démocratie chrétienne laïque, parfois socialisante. En 1848, Arnaud de l'Ariège et Buchez en sont les principaux représentants, faisant "pont et planche" entre l'abbé Grégoire et Marc Sangnier.

    Entre 1830 et 1880, une partie importante du monde catholique cesse d'être légitimiste, cesse d'être contre-révolutionnaire et finalement se rallie, malgré les mises en garde du Syllabus, aux valeurs du monde moderne. Certains d'entre eux ont anticipé le Ralliement de 1891. Sans l'appoint de ces catholiques ralliés, il est probable que le camp républicain ne l'aurait pas emporté lors des élections décisives de 1876 et de 1877. Songez qu'alors la Mayenne, l'Ille-et-Vilaine, le Finistère, une partie du Massif central et de la Basse-Normandie choisissent d'élire des républicains conservateurs, ne revenant vers les monarchistes qu'en 1885, après l'adoption des lois Ferry.

    L'AF 2000 - À côté d'hommes prêts à des concessions aventurées dont ils ne semblent pas toujours avoir mesuré les conséquences, existe une autre droite catholique, légitimiste, qui refuse d'entrer dans ce jeu. Ne s'exclut-elle pas de la vie politique et ne se prive-t-elle de toute influence ?

    Ph. P.-B. - Les notables légitimistes continuent souvent à exercer une influence locale, économique et politique, par l'exercice de mandats locaux. Le monde légitimiste joue également un rôle important dans la renaissance spirituelle du XIXe siècle, renaissance dont la Restauration avait donné l'impulsion : oeuvres missionnaires, scolaires et surtout sociales. Souvenons-nous que les légitimistes sont les premiers, dans les années 1830, à attirer l'attention du public sur l'effroyable misère matérielle et spirituelle du monde ouvrier et sur les réformes concrètes qu'ils conviendraient d'effectuer.

    Zouaves pontificaux

    L'AF 2000 - Des rangs des légitimistes sortirent les zouaves pontificaux. Pourriez-vous nous dire s'ils trouvèrent ainsi une occasion honorable de reprendre un peu d'influence ?

    Ph. P.B. - Lorsque la politique des nationalités, encouragée par Napoléon III, menace l'existence des États pontificaux, ils volent au secours du pape. Ainsi, entre 1860 et 1870, deux mille neuf soixante quatre Français rallient les bannières pontificales ; ils sont issus, pour la plupart, de familles de l'Ouest où les jeunes gens rêvent de montrer qu'ils sont animés du même courage que leurs pères, oncles et grands-pères combattants de la Vendée ou de la Chouannerie. Écartés du service du pays par leur fidélité dynastique, les légitimistes ont trouvé là une occasion de renouer avec le service des armes.

    Face à l'Homme révolutionnaire

    Il est vrai que la conception qu'ils nourrissent de la patrie n'est pas la même que la conception qu'incarne l'Empire. Pour l'Empire, comme pour la République, être patriote implique une adhésion au contrat social, aux valeurs du régime, valeurs que rejettent les catholiques légitimistes demeurés attachés à la France de Clovis, de Saint Louis et de Jeanne d'Arc. Dès lors, leur engagement traduit un patriotisme de substitution, expression supplémentaire d'un rejet de l'Empire. Encouragé par les dons des fidèles, leur engagement est nourri d'un esprit de sacrifice et de gratuité d'une rare noblesse, comme en témoigne l'émouvante histoire du jeune Quatrebarbes.

    L'AF 2000 - Vous mettez en évidence un point souvent occulté par les spécialistes d'histoire religieuse comme par les historiens des idées politiques : les véritables intentions de Pie IX lors de la promulgation en 1854 du dogme de l'Immaculée Conception, prologue à la publication du Syllabus, et qui dépasse le strict champ de la foi pour proposer un contre-modèle de société et d'humanité à la philosophie rousseauiste. Quelques précisions sur ce sujet ?

    Ph. P.B. - Le dogme de l'Immaculée Conception est proclamé par Pie IX le 8 décembre 1854. Sa proclamation répond d'une part à un souci spirituel, d'autre part à un souci philosophique et politique. Dans le domaine spirituel, Pie IX entreprend de reconquérir les âmes au jansénisme en encourageant la piété mariale de manière spectaculaire.

    Péché originel

    Dans le domaine temporel, la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception permet au pape de récuser la vision de l'homme propagée par la pensée de Jean-Jacques Rousseau. Alors que Rousseau affirmait que l'homme est naturellement bon et que la société le pervertit, l'Église rappelle que l'homme a été blessé par le péché originel avant d'être racheté par le sang du Christ, fils de Dieu né d'une vierge conçue sans péché afin d'être le temple charnel du Sauveur. Honorer la Vierge Marie sous le vocable d'Immaculée Conception souligne implicitement la nature pécheresse de l'homme. L'exception confirme la règle. Il y a là, de la part du pape, un appel à rompre avec la philosophie révolutionnaire. Ce n'est pas dans la société, ou chez autrui, que l'homme doit chercher la cause de ses misères, mais en lui. Ce n'est pas en s'attaquant à l'ordre social que l'homme mettra fin à ses souffrances mais en luttant contre lui-même pour s'élever jusqu'à la sainteté dont la mère du Christ offre un exemple achevé. À la révolte de l'homme révolutionnaire qui exalte ses droits et rejette Dieu, le pape oppose le modèle de "l'humble servante" qui accepte que lui soit fait selon la volonté de Dieu.

     

    Propos recueillis par Anne Bernet L’ACTION FRANÇAISE 2000 du 17 au 30 septembre 2009

  • Le Zapping d’ERTV

    Le zapping bimensuel d’ERTV, ou quand l’actualité politico-médiatique prend une tout autre couleur que dans l’œilleton mainstream.

     

  • « Aux sources de la russophobie occidentale », entretien vidéo avec Guy Mettan, député suisse, et journaliste

    Guy Mettan est député, ancien président du Grand Conseil Genevois, ancien rédacteur-en-chef de la Tribune de Genève et directeur du Club Suisse de la Presse. Il vient de publier un ouvrage d’Histoire  intitulé: « Russie-Occident, une guerre de mille ans. La russophobie de Charlemagne à la crise ukrainienne.«  Il a écrit plusieurs ouvrages sur la Suisse et la Genève internationale.

    Durée de l’entretien: 33 minutes:

    Pourquoi les États-Unis et l’Europe détestent-ils tant la Russie ? Alors que la Russie ne représente plus une menace, que ses missiles ne sont plus pointés sur Berlin, que, fait sans précédent dans l’Histoire, elle a dissous son empire sans effusion de sang, rendu leur liberté aux pays occupés d’Europe centrale et permis l’indépendance pacifique de quinze nouveaux États? La haine et le dénigrement de la Russie atteignent des proportions inouïes dans les médias, les cercles académiques et les milieux dirigeants occidentaux. Pour comprendre cet acharnement, devenu hystérique avec la crise ukrainienne, Guy Mettan remonte loin dans l’histoire, jusqu’à l’époque de Charlemagne. Il examine sans tabou ni a priori les lignes de forces religieuses, géopolitiques et idéologiques dont se nourrit la russophobie occidentale. Et démonte les ressorts du discours antirusse et anti-Poutine qui ont pour effet de repousser toujours plus loin les chances d’une vraie réconciliation.

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  • Elections régionales: Marion Maréchal-Le Pen attaque un imam de Nice

    Marion Maréchal-Le Pen, candidate FN aux élections régionales de décembre en région Paca, a pris pour cible mercredi un imam de Nice qu'elle assimile à un "islamiste", une salve qui vise indirectement le député-maire de la ville Christian Estrosi.

    L'attaque en règle, sur les terres et les thématiques de son adversaire Christian Estrosi (candidat Les Républicains aux régionales), avait débuté mardi lorsque la jeune députée FN avait tweeté une interview pourtant très mesurée de l'imam niçois Abdelkader Sadouni parue dans Nice-Matin.

    L'imam d'une mosquée du quartier sensible niçois des Moulins y désapprouve la prière en plein air de 200 musulmans début août au pied d'un tour HLM d'un autre quartier de l'est de la ville.

    "Par ce genre d'actes, notre crédibilité est entamée, nos projets menacés", soulignait ce religieux, membre d'un comité de suivi du culte musulman qui rencontre régulièrement le maire de Nice. Avant d'ajouter: "Nous le savons, l'islam est un enjeu politique. Le FN va en tirer profit. Ne leur donnons pas le fouet pour se faire fouetter".

    "Avec Christian Estrosi, les islamistes n'ont même plus besoin de prières de rue pour se faire entendre à Nice, dixit l'imam", avait écrit mardi la candidate FN sur son compte électoral Twitter.

    La réponse du maire est venue d'un "retweet" de sa jeune conseillère municipale Marine Brenier: "Musulmans=islamistes? Jean-Marie Le Pen doit être fier de votre campagne de la haine".

    La réplique du Front national est arrivée en rafale mercredi après-midi, Marion Maréchal-Le Pen annonçant "toutes les cinq minutes une preuve des accointances islamistes et des fantasmes complotistes de l'imam Sadouni".

    Dans cette guerre des tweets, c'est le responsable religieux qui a cette fois rétorqué en évoquant "la chambre à gaz détail de l'histoire" de son grand-père Jean-Marie Le Pen et en lui donnant rendez-vous aux urnes.

    source  Afp via yahoo : lien

     

    http://www.voxnr.com/cc/dep_interieur/EuuppFpAylLZlgbSlh.shtml

  • « Une horreur moderne : la civilisation du pouvoir de l'avoir » | Par Francis Cousin.

    Francis Cousin a l’habitude de s’exprimer sous pseudonymes dans divers revues et sites internet. Avec sa permission, nous diffusons aujourd’hui ce papier signé Gustave Lefrançais et paru dans le N°737 des « Écrits de Paris » (Éditions des Tuileries) en décembre 2010. [NDLR de Scriptoblog]


    Face à l'horreur moderne… De la civilisation du pouvoir… Rappelons-nous toujours l’émotion spontanée de la communauté de l’être archaïque…

    N’en déplaise à  toutes les idéologies de justification des mensonges économiques et politiques de lasociété de l’avoir, le communisme primitif le plus primitif exprimait bien et d’abord l’immanence naturelle dusouci de l’être, en la vérité qualitative de l’essence émotionnelle du jouir et du ré-jouir humains… C’est en tout cas et une fois de plus, la conclusion pratique évidente à laquelle on aboutit face à une découverte remarquable effectuée dernièrement par une équipe de paléoanthropologues lors de fouilles effectuées sur le gisement de la Sima de los Huesos (la Cime des Os) dans la Sierra de Atapuerca, dans la province de Burgos en Espagne…

    L’espace ici étudié est celui des territoires traditionnels de l’Homo heidelbergensis qui a vécu en Europe au Pléistocène. Cet ancêtre commun de l’Homme de Néanderthal et de l’Homo Sapiens qui occupait ces lieux, il y a environ 530 000 ans, vivait et se nourrissait communautairement par la cueillette et surtout par la chasse. Il était expérimenté pour venir à bout du gros gibier, par exemple les chevaux et les rhinocéros laineux. Il fabriquait avec soin des armes diversifiés et notamment des épieux à lancer qui pouvaient atteindre jusqu’à 2,50 m de long ainsi que de multiples outils en silex. Les marques de découpage sur les os retrouvés indiquent que ces derniers étaient raclés méticuleusement pour que l’on en retire la viande. Les os étaient aussi utilisés comme instruments pour la fabrication d’outils en silex. Avec habileté,  le bois et les os étaient taillés et l’on confectionnait aussi, à partir d’eux, des aiguilles pendant que les tendons, eux, servaient de fils. Et ainsi, avec la peau, les aiguilles et les tendons, il était possible d’élaborer des vêtements particulièrement chauds et résistants. Le développement de ses capacités sociales et culturelles tel que les restes de campements communautaires méthodiquement ordonnés en témoignent laisse très clairement supposer  que l’Homo heidelbergensisqui vivait centralement autour de feux communs possédait déjà les fondements d’une langue simple mais efficacement fonctionnelle. La culture matérielle d’Homo heidelbergensis correspond en fait au Paléolithique inférieur et le plus souvent il s’agit d’Acheuléen.

    Les archéologues ont aussi découvert des traces nombreuses d’os calcinés, ce qui  indique indéniablement la pratique élaborée de rites funéraires avérés. Sur la trentaine d’individus identifiés et examinés dans la Sierra de Atapuerca, un crâne a très particulièrement retenu l’attention du Centro de Evolucion y Comportamiento Humanos de Madrid. Ce crâne est très probablement celui d’une jeune fille d’une dizaine d’années et les fragments que l’on en a retrouvé permettent de diagnostiquer les traces certaines d’une craniosynostose, une maladie génétique rare débutant au cours de la vie fœtale et qui provoque une soudure prématurée des os crâniens susceptible d’entraîner de sévères et irréversibles déficiences psychomotrices.

    D’où, la conclusion d’évidence qui s’impose immédiatement et logiquement… Atteinte par cette grave et invalidante malformation congénitale, la jeune fille en question n’aurait jamais pu atteindre l’âge relativement avancé qui fut le sien sans la sollicitude, l’attention et  l’égard permanents des siens au sein du groupe dans lequel elle est née et a justement pu vivre dans une bien-veillance obligée de chaque instant. Si cette dernière a donc pu exister, grandir, résister et subsister malgré son lourd handicap, cela procède de l’accompagnement attentif et systématique du groupe de chasseurs-cueilleurs qui était le sien. Cette découverte confirme que l’accueil, la compréhension, la douceur, l’ouverture d’âme et la sollicitude que l’on peut porter aux personnes souffrantes, malades ou infirmes n’est pas un comportement récent dans l’histoire de l’humanité… Bien loin de là, du reste, puisqu’aujourdhui, si l’on retire les avantages financiers des impostures économiques générales en jeu et les pathologies spectaculaires compensatoires de fallacieuse bonne conscience mises en scène, les fraîches et franches relations directes à l’autre sont dorénavant ici extrêmement  rares…

    Il y a un bon demi-million d’années, nos ancêtres lointains qui vivaient en groupes communautaires ignorant le pouvoir, l’argent et la servitude étaient donc d’instinct capables de ce sentiment, de cette inclination et de cette sensibilité pratique qui regarde l’autre avec émoi, bouleversement et com-préhension. Voilà qui vient nous rappeler les très pertinentes analyses de Marx et d’Engels dans les Grundrisse et dans L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’État tels qu’ils avaient su démontrer que les communautés  primitives sont des espaces où l’être ensemble  indivisé (et pour cela,  se voulant totalité une de sa propre immanence de besoins et de désirs) est une dynamique de vie sans scission entre dominants et dominés qui ignore tout organe séparé de pouvoir et qui d’emblée s’émeut de tous en chacun et de chacun en tous.

    Dans la tribu primitive, il n’y a pas d’organe séparé du pouvoir parce que le pouvoir n’est pas sépare de la communauté parce que c’est elle – en l’essence de son être – qui le détient comme son être en tant que totalité unitairement homogène de son auto-mouvement de vie, d’affection, de délicatesse, de sentir, de re-sentir et de fidélité.

    Quel est le lieu réel du pouvoir dans la communauté primitive? C’est la totalité du  vivre ensemble lui-même qui le détient et l’exerce comme unité totale de son indivision globale de corps et d’âme. Ce pouvoir non séparé de la communauté s’exerce en un seul sens et  il anime tous les sens en un seul projet : maintenir dans l’indivision l’être de la communauté, empêcher que la non-réciprocité entre les hommes installe la division dans le groupe. Il s’ensuit que ce pouvoir s’exerce sur tout ce qui est susceptible d’aliéner la société, d’y introduire la désagrégation, le morcellement et le parcellement. Il s’exerce, entre autres, sur l’institution d’où pourrait surgir la captation du pouvoir, la chefferie. Le chef est, dans la tribu, sous surveillance d’intelligence critique constante. La communauté veille à ne jamais laisser le goût du prestige passager se trans-former en désir de pouvoir permanent.

    Si l’appétit de pouvoir du chef devient trop évident, la procédure mise en jeu est simple et c’est toujours la même: on le réprimande puis on l’abandonne, voire même on le tue. La crainte clairvoyante de la séparation habite très certainement la communauté primitive, mais elle possède fondamentalement les moyens de la conjurer par l’ardeur passionnelle à exister et à aimer qualitativement les joies de l’être.

    L’exemple des communautés préhistoriques nous enseigne là que la division n’est pas inhérente à l’être de l’être ensemble et qu’en d’autres termes, l’État n’est pas éternel, qu’il a, ici et là, une date de naissance et qu’il aura d’ailleurs et bien évidemment une date de mort.

    Pourquoi la pathologie de la domestication étatique a-t-elle émergé ? La question de l’origine de l’État doit se préciser ainsi : à quelles conditions une communauté cesse-t-elle d’être primitive et accepte-elle que les satisfactions de l’être se trouvent subjuguées par les inversions mortifères de la dialectique de l’avoir ?

    Pourquoi les expériences, les normes et les savoirs qui empêchent le surgissement de l’État défaillent-ils, à tel ou tel moment de l’histoire ?

    Il est hors de doute que seule l’interrogation attentive et critique du fonctionnement affectif profond des communautés primitives permet efficacement d’éclairer le problème des origines du déchoir dans l’errance étatique des asservissements de l’acquérir. Et ainsi, la lumière jetée sur le moment de la genèse de l’État éclaire-t-elle également les conditions de possible réalisation de sa liquidation historique quand demain, fatigués de subir la tyrannie du spectacle du quantitatif, les êtres humains décideront de re-trouver l’humanité des véritables tréfonds de leur être.

    L’homme du communisme primitif  était naturellement en relation naturelle à l’humain et tout en même temps en rapport d’humanité à la nature. Cette découverte à la fois remarquable et touchante en vieille terre d’Espagne vient exhumer cette réalité des profondeurs ignorée depuis des lustres d’insipidité universitaire et étatique et suivant laquelle il est manifeste que la préhistoire fut aussi préhistoire d’une passion et d’unecompassion non encore abruties par la temporalité du commerce et du pouvoir.

    Qu’en est-il du produire dans la communauté pré-historique ? À cette question fondamentale, la réponse classique de la vérité officielle de la crasse imbécillité médiatico-universitaire dominante est la suivante : la vie archaïque pré-historique est un vagabondage  de subsistance et de pauvreté, elle parvient au mieux à assurer la survie du groupe incapable de sortir du sous-développement technique. Le sauvage écrasé par son environnement écologique et sans cesse guetté par la famine et l’angoisse, telle est l’image d’idiotie ignare habituellement répandue.

    Manipulation idéologique des faits, a déjà répliqué depuis longtemps l’anthropologue de vrai terrain Marshall Sahlins. Passant des chasseurs australiens et Bochimans aux communautés néolithiques d’agriculteurs primitifs telles que l’on pouvait encore au siècle dernier, les observer en Afrique ou en Mélanésie, au Viêt-Nam ou en Amérique du Sud, relisant sans parti pris les archives  connues et y ajoutant des données chiffrées argumentés, celui-ci affirme, avec méthode et recherche que non seulement la communauté primitive n’est pas une dynamique de misère mais qu’elle est la première et jusqu’à présent la seule vie commune d’abondance.

    Comme le disait Marx dans sa radicale critique absolue et universelle de tous les capitalismes tant de sauce bolchévique que de soupe libérale ou de brouet social-démocrate : « Si l’homme primitif ne rentabilise pas son activité, c’est non pas par ce qu’il ne sait pas le faire, mais parce qu’il n’en a ni l’envie ni le besoin puisqu’il se trouve en une autre dimension que celle de l’entassement, de l’accumulation et de l’addition. »

    Evidemment, en ces temps là, la relation d’être à la vie qui considérait qu’il n’est de richesse que d’être, n’empêchait pas nos très lointains ancêtres de se tuer en des guerres d’ailleurs limitées et éphémères qui avaient d’abord pour objet d’empêcher les dérives du commerce pacifique qui transforme toujours et aliénatoirement le produire pour l’homme en travailler pour l’échange. Mais, il est tout de même réconfortant d’apprendre sur le terrain concret de la vie réelle vérifiée que le comportement humain vrai a bien entendu préexisté à l’invention des impostures de la morale lorsque le temps civilisationnel du politique et de l’économique a généralisé la paix des éthiques commerçantes et la guerre interminable des religions de l’expansion pour que la dictature démocratique  du calcul cosmopolitique finisse par s’emparer du monde.

    http://www.chire.fr/I-Grande-16092-n-737-decembre-2010.net.jpgLa guerre localisée et circonscrite entre tribus est une façon pré-historique de repousser l’émergence économique du rencontrer avec  la politique de l’avoir et donc d’endiguer la menace d’une délégation de pouvoir menant aux dérives intrinsèquement liées à la naissance des sociétés de la médiation, de la possession et de la rentabilisation.

    Les communautés primitives refusent la différenciation économique et politique en s’interdisant le surplus matériel du spectacle social des prétentions et des représentations qui génèrent inévitablement les démesures infinies du marché narcissique du fétichisme des impuissances de l’ego qui réifie les êtres et qui divinise les choses.

    Aujourd’hui, dans la société du triomphe de l’équivalent général-argent près de 30 000 personnes meurent de faim chaque jour dans le monde, soit une toutes  les quatre secondes, ceci dans l’indifférenciation démocratique la plus absolue puisque désormais tout a un prix et que cette mort est la première facture normalement due au système de l’échange qui veut que dans le circuit des transactions, chaque marchandise humaine soit indifféremment équivalente à n’importe quelle autre humaine marchandise consommée par la vie ou par la mort mais toujours digérée par les impératifs de la distribution financière de la quantité nécessaire.

    À la différence de ces milliers d’errants isolés et solitaires qui décèdent, chaque année, dans le sans-abrisme froid, insensible et triste du despotisme de la valeur qui précisément les trouve sans valeur, cette jeune fille pré-historique dans le monde de l’anti-valeur, a eu le contentement de trouver des êtres d’être avec qui une relation d’essence, de sensation et de sentiment a pu jaillir en pur dé-sintéressement d’avoir et en strict attachement d’être…

    De la sorte, nous sommes avertis que dans l’embarras momentané que pouvait occasionnellement rencontrer la communauté de l’être archaïque, jamais personne ne restait à l’écart de son groupe dans le délaissement et l’esseulement car l’abondance dans le satisfaire communautaire des chasseurs-cueilleurs était avant tout un accomplir de chacun en l’être et de l’être en chacun. À l’opposé, dans la société de l’avoir qui a aujourd’hui fini par définitivement voiler l’être à lui-même, l’abondance paranoïaque du système solipsiste des objets s’en va tellement loin dans l’abomination de l’in-sensible que le dés-intéressement pour l’être humain qui ne serait pas produit rentable de marchandisation estampillé, peut tout à fait tolérer la mort industrielle de millions d’hommes qui n’ont pas le bon ticket pour entrer dans les grandes surfaces où s’obtiennent les accréditations certifiés pour la sur-vie organisée.

    Au moment où la crise radicale du monde du produire de l’intérêt est en train d’atteindre le point crisique majeur où le produire de l’intérêt mondial ne peut plus supporter les mensonges du crédit par lesquels il a longuement fait semblant de croire que la vérité de sa finitude spatiale pourrait être compensée par une fausse infinitude temporelle, il est plus que jamais temps de se remémorer les inspirations et les enthousiasmes d’avant l’argent… Ce vieux monde pourri de temporalité marchande va crever et c’est tant mieux, regardons donc un tout petit peu vers l’Homo heidelbergensis, non pas évidemment pour fuir déraisonnablement dans un retrouver nostalgique impossible qui n’aurait pas de sens mais pour penser subversivement la rationalité du sens de la communauté humaine, cette fois non plus locale, restreinte et étriquée mais universelle, cosmique, révolutionnaire et consciente du Tout historique de son histoire…

    Contre la pourriture marchande qui sacralise les errances de l’oubli de l’être…

    À bas l’échange, le salariat et l’État…

    Vive la communauté ontologique et universelle de l’être de l’homme…
    Gustave Lefrançais

    (pseudonyme de Francis Cousin) 13 septembre 2009.

    http://www.scriptoblog.com/index.php/archives/billets-d-auteurs/47-societe11/1763-une-horreur-moderne-la-civilisation-du-pouvoir-de-l-avoir-par-francis-cousin

  • Immigrants en Macédoine/LMPT en France : gaz pour tous

    Avis : que les bonnes âmes pleurnichardes qui auraient envie de verser des larmes électoralistes et mondialistes sur les immigrants gazés en Macédoine n'oublient pas les familles françaises touchées par les mêmes gaz chez elles pour défendre leur culture et leur foi. Qu'elles ne se comportent ni en girouette de l'indignation, ni en éolienne de l'émotion calculée, les Français ne sont plus dupes et en ont aussi ras la casquette.

    "La situation ne cesse de se tendre en Macédoine qui s’est déclarée ce jeudi en « état d’urgence » et avait indiqué recourir à la force armée face à l’afflux de clandestin auquel elle est confrontée. Des policiers anti-émeutes ont été obligés de disperser une foule de clandestins en colère qui tentaient de pénétrer en Macédoine à coup de tirs de gaz lacrymogène".

    Lahire

  • Le torque celtique.

    Le torque est un collier rigide en métal (bronze, fer ou or), ouvert ou fermé, dont le type remonte à la fin de l'âge du Bronze européen, au début du Ier millénaire av. J.-C. Son nom vient du latin torquis, qui évoquait un motif torsadé.
    C'est pendant la période de Hallstatt (850 - 450 av. J.-C.), première grande période de la civilisation celtique, que le torque se diffuse comme parure et devient un objet accompagnant courament les défunts dans leur sépulture. Il est alors porté aussi bien par les hommes que par les femmes ; il était destiné à des usages divers, puisqu'au-delà de la parure, il servait de cadeau de prestige dans le cadre des échanges aristocratiques, mais aussi d'objet votif destiné à remercier une divinité pour son aide, ainsi qu'un élément très souvent associé à la tombe. Pour accompagner les morts, on fabrique alors des modèles en or spécialement destiné à cet usage.

    Par ailleurs, dès cette époque, les héros et les dieux sont souvent représentés portant le torque, signe de la grande valeur symbolique de l'objet. Sur le "Pilier des Nautes découvert à Paris", le dieu Cernunnos porte un torque autour du cou et un autre torque sur chacun de ses bois, ce qui montre le caractère sacré de cet élément de parure. 
    Pendant l'époque laténienne (450 - 50 av. J.-C.), l'usage du torque se modifie quelque peu : il devient beaucoup plus rare dans les sépultures masculines, mais reste un objet indissociable de la parure funéraire féminine, dans les couches aristocratiques de la population. Pourtant, il reste un objet de parure très courant, en particulier dans les milieux guerrier, comme l'attestent les très nombreuses représentations figurées de Celtes des IVème - IIème siècles av. J.-C., comme par exemple ceux du relief de Civitalbà, en Italie centrale, il en devient même, parmi les populations italiques et grecques, le signe d'identification par excellence du guerrier celte. 

    Le décor du torque, à l'époque laténienne, devient d'une grande richesse, intégrant entrelacs, motifs végétaux issus du monde italique et traditionnelles représentations de têtes celtiques. Il semble que chaque peuple ait développé un décor qui lui était propre, le torque devenant ainsi également un moyen de reconnaissance ethnique. Les dépôts votifs de torques ont toujours cours, souvent associés à des monnaies, qui ont fait leur apparition dans le monde celtique au IVème siècle av. J.-C., avec l'imitation des statères de Philippe de Macédoine. En Grande-Bretagne, mais aussi dans la Péninsule ibérique, ces dépôts sont parfois d'une richesse extraordinaire et la découverte de la région de Newark, si elle offre un exemplaire d'une valeur artistique exceptionnelle, vient confirmer l'importance de la pratique votive et du caractère hautement symbolique du torque de l'autre côté de la Manche.

    http://racinescharnelles.blogspot.fr/2010/09/le-torque-celtique.html

  • Michel Onfray et le Titanic occidental

    Levons-nous, sortons de notre chambre, constatons que nous sommes sur la terre ferme et armons-nous pour le combat : la crainte de l’effondrement ou du naufrage disparaîtra aussitôt.

     

    De façon récurrente ces derniers mois, dans ses conférences ou ses débats, Michel Onfray affirme que la civilisation occidentale « est effondrée », qu’il s’agit là d’une fatalité et que tenter de la sauver est aussi vain que d’essayer « d’arrêter la chute d’une falaise ». Il oppose cette civilisation moribonde à la vitalité présumée de l’islam ou des civilisations indienne et chinoise, et achève sa démonstration en conseillant à ses auditeurs de s’en tenir à une digne résignation : « Je prends souvent l’exemple du Titanic – répète-t-il à l’envi -, grand sourire, soyons élégants, buvons des bons vins avec des gens qu’on aime, le bateau coule et ça ne sert à rien de vouloir mettre des rustines. » « Le bateau coule, restez élégants, mourez debout », confirme-t-il dans son débat avec François-Xavier Bellamy publié récemment sur le site du Figaro.

    Avec tout le respect que l’on doit à un homme qui a su rester honnête intellectuellement alors que cette qualité a quasiment disparu au sein de la gauche culturelle, il faut affirmer que Michel Onfray rend là un bien mauvais service à ses contemporains, dès lors que notre pathologie la plus manifeste est précisément le manque de combativité et la surévaluation des forces de nos adversaires.

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  • États-Unis : 9 experts prédisent l’imminence d’une grande crise financière

    Y aura-t-il un effondrement financier aux États-Unis avant la fin 2015 ? Un nombre croissant d’experts financiers respectés avertissent que nous sommes au bord d’une nouvelle grande crise économique. Bien sûr, cela ne signifie pas que cela se produira. Ils se sont déjà trompés. Mais sans aucun doute, de nombreux signaux d’alertes fleurissent un peu partout et semblent orienter les faisceaux dans ce sens.

    Les actions américaines baissent, le Dow Jones a ainsi perdu plus de 750 points depuis le sommet du marché en mai, et une action américaine sur cinq se trouve déjà dans un trend baissier. Les prochains mois pourraient être extrêmement chaotiques…

    Ci-dessous, l’alerte de chacun des 9 experts financiers sur l’imminence d’une grave crise financière…

    # 1 Lors d’une récente interview sur Raison TV, Doug Casey a déclaré que nous nous dirigeons vers “une catastrophe aux proportions historiques” …

    “Avec ces gouvernements stupides qui impriment des milliers de milliards», alerte l’investisseur Doug Casey, “Une catastrophe aux proportions historiques se développe.”

    Conseiller en investissement, Doug Casey, fondateur et président du Casey Research, dépeint une situation économique mondiale qui est loin d’être idyllique

    “Je ne conserverais pas un capital important dans les banques,” a-t-il expliqué, “la plupart des banques dans le monde sont en faillite.”

    # 2 Bill Fleckenstein avertit qu’une catastrophe se profilerait sur les marchés américains dans les prochains mois

    Bill Fleckenstein, qui avait prédit la crise financière en 2007, se dit prêt à ouvrir un placement de ventes à découvert pour la première fois depuis 2009. Entre temps, Fleckenstein a expliqué que l’ensemble du marché s’orienterait vers un désastre dans les prochains mois .

    Fleckenstein a dit cette semaine sur CNBC dans “Fast Money”: ” Le marché est particulièrement enclin au chaos ” . «Je crois que le marché est très fragile du fait du trading à haute fréquence, des ETF et de l’euphorie des investisseurs. Je ne pense pas qu’il y ait d’issues de secours.”

    # 3 Richard Russell estime qu’un marché baissier se profile et “va détruire le système économique actuel” …

    “De mon point de vue, c’est la période la plus étrange que j’ai connue depuis les années 1940. Le secteur de l’industrie chute plus rapidement que celui des transports mais si cela continue, nous arriverons au point ou les transports seront eux aussi impactés ! Je pense qu’un marché baissier signalera que la chute de ces deux secteurs s’accélère.

    Je crois qu’une brève période de hausse des prix attirera quelques investisseurs. Mais cette brève pause sera suivie d’un marché baissier historique qui détruira le système économique actuel.”

    # 4 Larry Edelson est “convaincu à 100%” que la crise financière mondiale se déclenchera “dans les prochains mois” …

    ” Le 7 Octobre 2015, le premier super-cycle économique depuis 1929 va déclencher une crise financière mondiale aux proportions épiques . Il mettra à genoux l’Europe, le Japon et les États-Unis et enverra près d’un milliard d’êtres humains en promenade vers l’enfer pour les cinq prochaines années. Une situation qu’aucune génération n’a vécu.

    Je suis sûr à 100 % que cela arrivera dans les prochains mois “.

    # 5 John Hussman avertit que les conditions de marché, telles que nous les observons actuellement sont déjà arrivées à des moments clés de notre histoire …

    En tout état de cause, Ce n’est pas le moment d’être en pilotage automatique. Regardez les données, et vous vous rendrez compte que nos préoccupations actuelles ne sont pas qu’exagérations. Ce que nous constatons aujourd’hui, c’est que nous n’avons tout simplement pas observé de telles conditions de marché à part dans une poignée de cas dans l’histoire où cela s’est mal terminé.

    À mon avis, c’est un moment majeur pour faire un bilan et examiner toutes vos expositions au risque, votre tolérance à de probables pertes surtout dans un marché plus que surévalué et d’estimer votre véritable horizon de placement.”

    # 6 Lors d’une récente apparition sur CNBC, Marc Faber a suggéré que le marché actions pourrait bientôt chuter de près de 40 % …

    Le contrarien Marc Faber a déclaré mercredi dernier sur CNBC: ” Le marché boursier américain pourrait “facilement” baisser de 20 % à 40 % ” citant une foule de facteurs comme une liste croissante de sociétés qui se négocient en dessous de leur moyenne mobile à 200 jours.

    Ces derniers temps, “Le marché actions baisse plus qu’il ne monte, et depuis 12 mois une sérié élevée de nouveaux points bas ont été atteints” a ainsi expliqué l’analyste et rédacteur en chef du site ” The Gloom, Boom & Doom ” sur CNBC dans dans l’émission “Squawk Box”.

    “Cela vous montre qu’un grand nombre d’actions sont déjà en train de baisser.”

    # 7 Dans un précédent article, Henry Blodget de Business Insider rappelait la cherté du marché actions américain et qu’une chute de 50 % ne serait pas une surprise

    “Comme les lecteurs réguliers le savent, au cours des 21 derniers mois, j’ai alerté sur le cours des actions américaines. J’ai même expliqué qu’une baisse de 30% à 50% ne serait pas une surprise .

    Je n’ai pas prédit un crash. Mais je pense que les actions offriront des rendements bien en deçà de la moyenne pour les sept à dix prochaines années. Et je ne serais certainement pas surpris de voir les actions chuter. Donc, ne dîtes pas que personne ne vous a averti !”

    # 8 Egon von Greyerz est encore plus baissier. Il a récemment déclaré sur le site kingworldnews que nous nous dirigeons vers une “destruction de richesse sans précédent” …

    ” Aujourd’hui il y a plus d’endroits problématiques que stables. Aucun pays occidental majeur ne peut rembourser sa dette. C’est également vrai pour le Japon et de nombreux pays émergents. L’Europe est une expérience manquée de socialisme et de dépenses à crédit. Il y a d’énormes bulles en Chine que ce soit sur les marchés, dans l’immobilier ou dans son shadow banking. Les États-Unis ont vécu au-dessus de leurs moyens pendant 50 ans et sont aujourd’hui la nation la plus endettée du monde.

    Nous assisterons à l’explosion du marché des produits dérivés (1,5 million de milliards de dollars) et de la dette mondiale de 200 000 milliards de dollars. Nous assisterons à la destruction de la richesse la plus terrible de l’histoire sur les marchés actions, obligataire et immobilier avec des actifs dont la valeur va chuter de 75 à 95 %. Le commerce mondial se contractera violemment, toute la planète traversera des moments très difficiles.”

    # 9 Martin Armstrong, ancien conseiller financier richissime (1 000 milliards de dollars), basé aux États-Unis, a mis au point un modèle informatique basé sur le nombre pi, et d’autres théories liées aux cycles, capable de prédire les tournants décisifs de la vie économique mondiale, et ce avec une précision frappante. Ces études sont consultables sur son site armstrongeconomics.

    Armstrong prévoit qu’une crise des dettes souveraines va éclater dans le monde entier au 1er octobre 2015, une date qui constitue l’un de ces tournants décisifs, liés au nombre pi, que son modèle informatique a déjà prévu de longue date…

    “Cette terrible crise mondiale, ne sera pas seulement composée d’une crise économique et financière, mais sera suivi de conflits, de guerres civiles, de révoltes, etc etc…

    En discutant avec les gens, on se rend bien compte que tout le monde est plus ou moins conscient que “quelque arrive” mais quoi, on ne le sait pas trop, mais notre 6ième sens est en alerte depuis un moment, et nous savons que cela ne va pas tarder, et sera terrible…

    On se rend bien compte également, et sans être devin, que tous les feux passent au rouge depuis quelques temps, et que cela va faire exploser le système, et ceci partout sur la planète !”

    Et bien sûr, ils ne sont pas les seuls à avoir un mauvais pressentiment à propos de ce qui va arriver. Un récent sondage du Wall street journal(WSJ) avec NBC News a relevé que 65 % des américains estiment que le pays est actuellement sur la mauvaise pente.

    En outre, l’indice de confiance économique Gallup vient de plonger à son plus bas niveau, ce que nous n’avions pas vu jusqu’à présent en 2015…

    The Economic Collapseblog

    http://fortune.fdesouche.com/389043-etats-unis-9-experts-predisent-limminence-dune-grande-crise-financiere#more-389043