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l'information nationaliste - Page 7280

  • 17 juillet 1918 : massacre rituel de la famille impériale de Russie

    En ces années de commémoration du centenaire de la Grande Guerre, il n'est pas inutile de rappeler que la Grande Guerre s'est cristallisée autour de deux blocs antagonistes Triple Alliance, France-Angleterre-Russie, contre Triple Entente, Allemagne-Autriche-Turquie... Soyons clairs, aucun historien n'oserait aujourd'hui soutenir que les armées des Empires centraux, les empereurs François Joseph et Guillaume II, n'ont pas eu un moment l'avantage grâce à l'existence du fameux front de l'Est qui mobilisait nombre de divisions austro-allemandes dont l'appoint aurait permis d'emporter la victoire si celles-ci avaient été déployées sur le front occidental. Un équilibre des forces qui prévalut jusqu'à la paix séparée de Brest-Litovsk conclue le 3 mars 1918 par Lev Bronstein alias Léon Trotsky représentant des enragés bolcheviques, lesquels le 26 octobre précédent venaient d'arracher le pouvoir des mains des socialistes-révolutionnaires mencheviks. Une paix traîtresse de la part d'internationalistes, en vérité négociée de très longue date par Lénine depuis son exil genevois en échanges des formidables subsides allemands(1). Un homme dont le seul but était la guerre civile comme instrument politique pour instaurer par la force et le carnage l'idéal messianique de la termitière humaine.

    Dans ce contexte l'avènement de la Révolution bolchevique, et surtout la trahison (à l'égard des Alliés et de la Russie elle-même) de Brest-Litovsk furent ressentis comme une catastrophe pour les armées de l'Ouest.. Mais pas pour tous, notamment à Paris où certains de nos politiques qui n'hésitaient pas à cette époque à faire passer leurs chimères idéologiques avant le sang de nos soldats. Il en est ainsi de Clemenceau qui dès août 1916, saluait à la Chambre la montée en puissance en Russie des mouvements socialistes révolutionnaires. En effet, si le communisme russe a été dès l'origine financé par des banquiers judéo-allemands et judéo-américains(2), il a été également fortement soutenu par certaines loges, notamment celles liées ou ralliées au Grand Orient de France, obédience devenue athéiste après l'intronisation du ministre Adolphe Crémieux, et pour ce fait, exclue de la maçonnerie régulière par la Grande Loge d'Angleterre.

    Winston Churchill, dans un article publié dans l'édition du 8 février 1920 de l'Illustrated Sunday Herald, portera un jugement définitif relatif à la vraie nature du Bolchevisme, une vérité intensément occultée depuis, bolchevisme qui était, selon le futur tombeur du IIIe Reich, « une conspiration à l'échelle mondiale pour le renversement de la civilisation et pour la reconstitution de la société sur la base de l'arrêt du développement [économique], de la malveillance envieuse et de l'impossible égalité »... « Il n'y a pas de raison d'exagérer la part jouée dans la création du Bolchevisme et l'apport réel à la Révolution Russe de ces Juifs internationaux, et pour la plupart, athées. Elle est certainement très grande et dépasse probablement en importance toutes les autres ».

    Certes, comme vient de le reconnaître publiquement le président Poutine (3) à l'exception notable de Lénine (Vladimir Oulyanov), pourtant un quart juif par son grand-père maternel Israël Blank, la plupart des dirigeants communistes qui prirent le pouvoir en Russie en 1917 étaient des Juifs tel Léon Trotsky (Lev Bronstein), fondateur de l'Armée Rouge à l'implacable discipline (alors que l'antimilitarisme régnait à l'Ouest), qui fut un temps en charge des Affaires Étrangères de la jeune République bolchevique. Yakov Sverdlov (Yankel Solomon) était à la fois le Secrétaire de l'Exécutif du Parti Bolchevik et, en tant que président du Comité Central Exécutif, chef du gouvernement des Soviets. Grigory Zinoviev (Radomylsky) dirigeait l'Internationale Communiste (Komintern), l'Agence centrale ayant pour objectif de répandre la révolution dans les pays étrangers, ainsi que le commissaire à la Presse, Karl Radek (Sobelsohn), le commissaire aux Affaires étrangères Maxim Litvinov (Wallach), Lev kamenev (Rosenfeld), Moisei Utitsky pour ne citer que les Commissaires politiques les plus actifs et influents.

    Une guerre civile revendiquée

    Lénine théoricien de la « guerre civile révolutionnaire », outil indispensable pour détruire les ennemis du peuple, charge Trotsky à partir d'avril 1918 d'écraser la paysannerie en butte aux réquisitions forcées, celui-ci déclare à ce sujet : « Notre parti est pour la guerre civile. La guerre civile, c'est la lutte pour le pain. Vive la guerre civile ! ». Tout un programme. La « Terreur rouge » sera officiellement décrétée en septembre par le Conseil des Commissaires du peuple. Terreur que l'historiographie servile et conformiste essaie encore vainement, pour en minimiser la portée et la cruauté, d'opposer à la terreur blanche des forces contre révolutionnaires. C'est dans ce contexte que le 17 juillet 1918 la famille impériale sera cyniquement assassinée. Un acte d'une sauvagerie inouïe qui donne la mesure de la folie messianique du cartel de dirigeants judéo-bolcheviques (4) et va marquer un tournant dans la politique de teneur absolue - explicitement inspirée de la Révolution française - que conduit Lénine. Très vite cependant une l'idée s'impose que « Lénine n'était pas au courant et n’a donné aucun ordre », ceci alors que des témoignages directs et accablants existent des ordres donnés pour la liquidation de la famille impériale dans sa totalité afin de mieux asseoir l'emprise révolutionnaire tout comme les Français le firent avec la famille du Roi Louis le Seizième, et avant eux les puritains fanatiques de Cromwell avec Charles 1er !

    Du 13 juin 1918 au 28 janvier 1919, dix-huit membres de la famille impériale seront assassinés dans des conditions le plus souvent atroces. Le premier fut Michel Alexandrovitch de Russie, l'éphémère dernier tsar de toutes les Russies. Grand-duc de Russie, il aura été très brièvement empereur sous le nom de Michel II entre le 15 et le 16 mars 1917 après l'abdication de son frère Nicolas II. Michel fut ainsi assassiné le 12 juin 1918 à Perm dans l'Oural.

    Le 17 juillet, c'est au tour du tsar Nicolas II et de sa famille et des proches qui l'avaient suivi dans son exil... le Dr Evgueni Sergueïevitch Botkine, Anna Stepanovna Demidova, Alekseï Egorovitch Trupp et Ivan Kharitonov. Le meurtre collectif aura heu dans l'entresol de la maison Ipatiev à Ekaterinbourg.

    L'exécuteur en fut le super intendant Ioukov Iourovski, huitième enfant d'une famille juive orthodoxe, né d'un père vitrier et d'une mère couturière. Début 1918, grâce à la Révolution, il est élu député régional et nommé Commissaire de justice. Il rejoint la Tchéka (service d'exécution de la Terreur) régionale et en devient l'un des chefs. Au début de juillet, il obtient le poste de commandant en chef de la villa lpatiev et sera chargé du carnage exécuté, répétons-le, sur les ordres exprès du bon Lénine apôtre de l'Humanité renaissante. Trotsky confirmera ce fait dans son journal publié en 1930 à New York :

    « Les tirs ont eu lieu à bout portant. Iourovski aurait levé son arme et tiré sur Nicolas, qui mourut sur le coup. Les autres bourreaux tirèrent jusqu'à ce que toutes les victimes tombent. Le tsarévitch rampa vers la porte, et le Commissaire bolchevik Peter Ermakov lui défonça le crâne à coups de baïonnette. Les dernières survivantes, Anastasia, Tatiana, Olga, et Maria (dont les diamants cousus dans leurs vêtements avaient servi un temps de gilet pare-balle) sont exécutées tout aussi sauvagement car leurs cris pouvaient être entendus de l'extérieur ! Les corps seront placés dans des draps, conduits en camion dans une fondrière à quelques kilomètres de là, et brûlés à la chaux vive et au vitriol. Les corps n'étant pas complètement dissous à l'aube, les bourreaux revinrent la nuit suivante ».

    Igor Shafarevitch, mathématicien russe mondialement connu, célèbre dissident, écrivait dans son livre La Russophobie (traduction française...):

    « Ce meurtre rituel symbolisa la fin de siècles d'histoire russe, de telle manière qu'il peut être comparé seulement à l'exécution de Charles 1er en Angleterre et de Louis XVI en France ».

    On s'attendrait à ce que les représentants d'une minorité ethnoconfessionnelle numériquement insignifiante se fussent par sagesse tenus éloignés d'aussi loin que possible de ce type d'action cruelle dont la tache restera indélébile pour les siècles des siècles. Or que découvrons-nous ? Que si l'exécution fut personnellement supervisée par Yakov Yurovsky [Ioukov Iourovski] qui abattit lui-même le Tsar, le président du Soviet local était Beloborodov (alias Vaisbart), quant au responsable de l'administration générale d'Ekaterinburg, il s'agissait de Shaya Goloshtehekin.

    Un meurtre rituel

    Pour compléter ce tableau navrant, sur le mur de la pièce où eut lieu l'exécution, se trouvait une citation en allemand extraite d'un poème du néo-messianiste Heinrich Heine (5) relatif au Roi Balthazar, celui-ci ayant offensé Yahvé paya de sa vie cette offense. Bien évidemment une telle inscription ne doit rien au hasard et revêt de toute évidence une valeur revendicative hautement symbolique. Ce que souligne avec pertinence Shafarevitch...

    « Belsatzar ward in selbiger Nacht / Von seinen Knechten umgebracht »... « Belsatzar fut, la même nuit, tué par ses esclaves » L'allusion est limpide : Balthazar, gentil (non-juif) roi de Babylone, vit « l’inscription sur le mur » annonçant sa mort (Livre de Daniel, 5). Pour la bible, il fut tué en punition de ses offenses au dieu d'Israël. En jouant habilement de la citation de Heine, l'auteur de l'inscription, vraisemblablement l'un des tueurs, a substitué "Belsatzar" à l'orthographe initiale de Heine "Belsazar", pour signaler et souligner encore plus clairement son intention de régicide, autrement dit de crime rituelique. Cette inscription tirée de Heine révèle de façon indéniable l'inspiration à la foi ethnique, confessionnelle et messianique de cet holocauste : un roi non juif a été occis en un acte revendiqué de vengeance juive !

    Le 15 août 2000, l'Église orthodoxe russe annoncera la "canonisation" de Nicolas II pour « son humilité, sa patience et sa douceur ». Le 1er octobre 2008, la Cour suprême de la Fédération de Russie se prononce à son tour « pour sa réhabilitation », estimant que Nicolas II et sa famille ont été victimes d'une infâme « répression politique ».

    Dans la nuit du 17 au 18 juillet, donc le même jour, à Alapaievsk dans l'Oural, cinq autres princes de la famille impériale et la grande-duchesse Elisabeth Fiodorovna, sœur de la tsarine Alexandra, une autre religieuse et le secrétaire du prince, seront jetés blessés mais vivants dans un puits de mine où ils mourront après plusieurs jours d'agonie, morts de faim ou de leurs blessures... Sous prétexte de transférer les prisonniers d'Alapaïevsk vers l'usine Verkhine-Sinyatchikhinsky, un groupe de travailleurs de la mort dirigé par Piotr Startsev arrivait à l'école Napolnaya où étaient gardés les prisonniers. Vasili Ryabov, l'un des conspirateurs, relate : « Nous sommes entrés dans le bâtiment de l'école, au travers d'une porte verrouillée, nous réveillâmes deux femmes et nous leur intimâmes l'ordre de s'habiller immédiatement car elles devaient être emmenées dans un endroit plus sûr, car, en ce lieu, il y avait un risque d'attaque. Elles obéirent sans un murmure. Nous leur avons attaché les mains derrière le dos et bandé les yeux, nous les avons escortées, nous les fîmes asseoir dans une charrette qui les attendait devant l'école. Puis nous sommes entrés dans la chambre des hommes. Nous leur avons dit la même chose. Le prince Ioann Konstantinovitch, le prince Paley ont obéi sans opposer de résistance. Nous les avons emmenés dans le couloir, nous leur avons bandé les yeux, lié les mains et nous les fîmes asseoir dans une autre charrette. Le grand Sergueï Mihkaïlovitch fut le seul à résister ».

    Le grand-duc Sergueï Mihkaïlovitch reçut une balle dans le bras et rejoignit les autres détenus dans la seconde charrette. Les prisonniers furent emmenés hors de la ville vers l’une des mines abandonnées et après leur avoir assené un coup derrière la tête, ils furent précipités dans le puits, après quoi des grenades furent jetées, ainsi que des poteaux, des rondins. Malgré cela, certains des suppliciés restèrent en vie encore quelques jours avant de décéder de leurs blessures et de faim. Ainsi la plaie du prince Ioann, tombé à proximité de la grande-duchesse Elizaveta Fiodorovna, fut pansée avec son voile de religieuse, le corps du prince Paley fut lui retrouvé en position assise. Les paysans des environs entendirent des chants religieux venant des profondeurs de la mine.

    La décision d'exécuter les prisonniers d'Alapaïevsk fut prise, dit-on, à l'initiative des commissaires politiques d'Alapaïevsk, sans en référer au Comité central du Parti. Toutefois, le tchékiste Piotr Konstantinovitch Startsev indique que les exécutions des prisonniers avait été ordonnées par le Secrétaire général du Comité régional de l'Oural, Georgi Ivanovitch Safarov alias Safarian.

    Le  novembre 1981, les martyrs d'Alapaïevsk furent "canonisés" par l'Église orthodoxe russe de l'étranger. Au titre de martyrs, la grande-duchesse Elizaveta Rodorovna et la religieuse Varvara Yakovleva furent bénies par le Conseil des évêques de l'Église orthodoxe russe en ces termes : « La grande-duchesse Elizaveta Fiodorovna, fondatrice du monastère des Saintes-Marthe-et-Marie à Moscou, a consacré sa pieuse vie chrétienne à la charité, à l’aide aux pauvres et aux malades. Avec la nonne Varvara Yakovleva, elle mourut en martyre le pur de Saint Serge Radonège 5 juillet (vieux style) 1918 ». Le 5 juillet 2009, le procureur général de Russie réhabilita enfin les morts d’Alapaïevsk... à titre posthume !

    Et ce n’est hélas toujours pas fini…

    Le 29 janvier 1919, dans la forteresse de Pierre-et-Paul à Saint-Pétersbourg, les grands-ducs Georges, Nicolas, Dimitri et Paul [Georgui Mikahïlovitch, Nikolaï Mikahïlovitch, et Pavel Alexandrovitch] sont eux aussi exécutés. Le grand-duc Paul et ses cousins seront inhumés en secret dans une fosse commune sous une dalle de béton dont le lieu reste encore inconnu à ce jour. Cependant, en 2007, au cours de travaux entrepris dans l'enceinte de la forteresse Pierre-et-paul, le hasard permit de mettre au jour des ossements humains. Ces restes n'ont pu encore être identifiés... Découverte macabre qui donne une idée de l'ampleur des tueries perpétrées dans l'enceinte même des palais impériaux.

    Aujourd'hui, à l’emplacement de la maison Ipatiev a été construite l'église du Saint Sang versé. D'autres monuments ont été érigés, des plaques apposées. La monarchie jouit de nouveau en Russie, particulièrement à travers les livres d'histoire, d'un prestige considérable. La Russie a su faire peu ou prou amende honorable, reconnaître les crimes de la révolution léniniste pour en quelque jour en obtenir l'oubli et le pardon.

    Les héritiers de nos Conventionnels seraient bienvenus d'en prendre de la graine.

    Romain ROCANCOURT avec Léon CAMUS. rivarol du 23 juillet 2015

    (1) Cf. Nicolas Tandler, Les secrets de Lénine, Dualpha 2005.

    (2) On lira avec grand profit <https//resistance71. wordpress com/2011/12/19fau-coeur-du-nouvel-ordre-mondial-wall-street-et-la-revolution-bolchevique-professeur-antony-sutton-2eme-partie/> « À New York, Nya Banken et Olof Aschberg faisaient passer des fonds du gouvernement allemand aux révolutionnaires russes, ceux qui finiraient par mettre à bas le "comité Kerensky" et établiraient le régime bolchevique ».

    (3) Le 13 juin 2013, à l'occasion d'une visite au Musée juif, Vladimir Poutine revenait sur la composition et l'idéologie de l'aile au pouvoir dans le premier gouvernement bolchevique soulignant le rôle écrasant des Juifs dans la révolution bolchevique dont ils constituaient « 80 à 85% des effectifs de toutes les instances politiques », dixit Poutine, et 100 % ensuite des dirigeants de goulags. Lire Soljenitsyne : Deux siècles ensemble.

    (4) Désignation et qualité aujourd’hui encore revendiquées par le démographe et essayiste médiatique Emmanuel Todd : à la dixième minute de cet entretien <http://wwwdailymotion.com/video/x2p0sn7_ emmanuel-todd-ce-qui-m-inquiete-ie-plus-c-est-la-montee-de-l-antisemetisme_news ?start=3>.

    (5) Voir Salluste, Les origines secrètes du bolchévisme, Dualpha 2015.

  • Pays émergents : Retour aux fondamentaux

    Après 15 ans de battage médiatique, une nouvelle opinion commune s’est établie: les marchés émergents sont dans le pétrin. De nombreux analystes ont extrapolé une croissance rapide dans des pays comme le Brésil, la Russie, la Turquie et l’Inde dans un futur indéterminé, en les tenant pour les nouveaux moteurs de l’économie mondiale.

    Aujourd’hui la croissance est en baisse dans la quasi-totalité d’entre eux ainsi que des investisseurs retirent leur argent, inspirés en partie par l’espoir que la Réserve fédérale américaine relève ses taux d’intérêt en septembre. Leurs monnaies ont chuté, alors que les scandales de corruption et d’autres difficultés politiques ont accablé le récit économique dans des endroits comme le Brésil et la Turquie.

    Rétrospectivement, il est apparu clairement qu’il n’y avait en fait aucune logique de croissance cohérentedans la plupart des marchés émergents. Sous le vernis, on trouve en fait des taux de croissance élevés motivés non pas par une transformation productive, mais par la demande intérieure, à son tour alimentée par booms temporaires des matières premières et des niveaux non viables d’emprunts publics ou plus souvent privés.

    Oui, il y a beaucoup d’entreprises de classe mondiale dans les marchés émergents et l’expansion de la classe moyenne est indéniable. Mais seule une part infime de la main-d’œuvre de ces économies est employée dans des entreprises productives, alors que les entreprises improductives informelles absorbent le reste.
    Si l’on compare cela avec l’expérience des quelques pays qui ont effectivement émergé avec succès, en « passant leur diplôme » de pays avancé, on peut identifier le chaînon manquant. La Corée du Sud et Taïwan ont progressé suite à une industrialisation rapide.

    Comme les paysans sud-coréens et taïwanais sont devenus des ouvriers d’usine, les économies des deux pays (et avec un certain décalage, leurs politiques) ont été transformées. La Corée du Sud et le Taïwan sont par la suite devenues des démocraties riches.

    En revanche, la plupart des marchés émergents actuels connaissent un processus dedésindustrialisation précoce. Les services ne sont pas négociables dans la même mesure que les produits manufacturés et pour la plupart ne présentent pas le même dynamisme technologique. En conséquence, les services se sont avérés être un mauvais substitut à l’industrialisation orientée jusque-là vers l’exportation.

    Mais les marchés émergents ne méritent pas les prophéties de malheur qu’on leur adresse actuellement. La vraie leçon du battage relatif à l’effondrement des marchés émergents est la nécessité d’accorder plus d’attention aux fondamentaux de la croissance et de reconnaître la diversité des situations au sein d’un groupe d’économies inutilement regroupées.

    Pour les économies en développement, les trois principes fondamentaux de croissance clés sont l’acquisition de compétences et l’éducation de la main-d’œuvre, l’amélioration des institutions et de la gouvernance, et enfin la transformation structurelle de la faible productivité vers des activités à forte productivité (dont l’industrialisation est l’exemple type).

    La croissance rapide selon le modèle de l’Extrême-Orient a typiquement exigé d’importantes transformations structurelles durant un certain nombre de décennies, accompagnées d’un progrès régulier dans l’éducation et les institutions, qui ont fourni à long terme des fondements à la convergence des économies avancées.

    Contrairement aux économies d’Extrême-Orient, les marchés émergents actuels ne peuvent pas considérer leurs excédents à l’exportation de produits manufacturés comme un moteur de transformation structurelle et de croissance. Ils sont donc obligés de compter davantage sur les fondamentaux à long terme de l’éducation et sur les institutions. Celles-ci génèrent bien de la croissance et sont en effet indispensables. Mais elles produisent au mieux 2 à 3% de croissance annuelle et non pas 7 à 8% comme en Extrême-Orient.

    Comparons la Chine et l’Inde. La Chine s’est développée en construisant des usines et en les remplissant de paysans peu éduqués, ce qui a entrainé une poussée instantanée de la productivité. L’avantage comparatif de l’Inde réside dans les services à relativement forte intensité de compétences (comme les technologies de l’information), qui ne peuvent absorber qu’une minuscule tranche de la population active largement non qualifiée du pays.

    Il faudra attendre de nombreuses décennies avant que le niveau de compétence moyen en Inde augmente au point de pouvoir faire augmenter sensiblement le niveau de la productivité globale de l’économie.

    Le potentiel de croissance à moyen terme de l’Inde se situe donc bien en deçà de celui de la Chine au cours des dernières décennies. Une poussée significative dans les dépenses d’infrastructure et les politiques de réforme pourra faire une différence, mais elle ne pourra pas rattraper le retard.

    D’autre part, être la tortue plutôt que le lièvre dans la course à la croissance peut être un avantage. Les pays qui dépendent de l’accumulation constante de compétences à l’échelle de l’économie et de l’amélioration de la gouvernance n’ont peut-être pas une croissance aussi rapide, mais ils peuvent être plus stables, moins sujets aux crises et plus susceptibles de converger par la suite avec les pays avancés.

    Les réussites économiques de la Chine sont indéniables. Mais elle reste un pays autoritaire où le Parti communiste conserve son monopole politique. Ainsi, les défis de la transformation politique et institutionnelle sont infiniment plus grands qu’en Inde. L’incertitude à laquelle fait face un investisseur à long terme en Chine est également plus grande.

    Ou comparons encore le Brésil avec d’autres marchés émergents. Parmi ces pays, le Brésil a sans doute récemment connu la plus forte réussite. Le scandale de corruption autour de la fameuse la compagnie pétrolière détenue par l’État, Petrobras, a produit une crise économique, avec une forte chute du cours de la devise nationale et une croissance au point mort.

    Pourtant la crise politique du Brésil démontre la maturité démocratique du pays et est sans doute  un signe de force plutôt que faiblesse. La capacité des procureurs à enquêter sur les irrégularités de paiement touchant aux plus hauts rangs de la société brésilienne et son gouvernement sans ingérence politique (ou le processus se transforme en chasse aux sorcières), peut servir d’exemple à de nombreux pays avancés.

    Le contraste avec la Turquie ne saurait être plus saisissant. La corruption y est d’une plus grande ampleur : elle implique le président Recep Tayyip Erdoğan et sa famille. Et personne n’ose y toucher. Une enquête menée par les procureurs turcs contre Erdoğan en 2013 était clairement motivée politiquement (et commanditée par les ennemis d’Erdoğan au sein du mouvement dirigé par Fethullah Gülen, un prédicateur islamique auto-exilé), qui a donné au gouvernement la couverture nécessaire pour annuler l’enquête. L’économie de la Turquie n’a pas souffert autant que le Brésil, mais sa gangrène risque de lui causer des ennuis plus graves à plus long terme.

    Des finances extérieures bon marché, des apports de capitaux abondants et les hausses des cours des produits de base ont aidé à dissimuler de nombreuses irrégularités et ont favorisé 15 ans de croissance pour ce marché émergent. Alors que l’économie mondiale génère des vents contraires forts dans les années à venir, il deviendra plus facile d’identifier les pays qui ont vraiment renforcé leurs fondamentaux économiques et politiques, et ceux qui ont adopté de faux récits et la force précaire des impressions inconstantes des investisseurs.

    Project Syndicate

    http://fortune.fdesouche.com/388837-pays-emergents-retour-aux-fondamentaux#more-388837

  • Entrevue du C.N.C #5: FRAKASS

    1) Pouvez-vous présenter Frakass à nos lecteurs qui ne vous connaissent peut-être pas tous, d’autant que le groupe a une carrière assez longue à son actif…

    Frakass est créé en 1986. La moyenne d'âge des membres du groupe était de 15 ans. A l'époque, le groupe ne faisait que des reprises et nous n'avions pas pour vocation de faire de Frakass un groupe à part entière. Le but était d'alimenter les soirées des rebelles blancs de notre quartier « Les Etats ». C'est un énorme quartier Lyonnais agencé comme une petite ville. Ces soirées concerts regroupaient environ 60 personnes (Skins, Punks et Rockers) où chacun pouvait se débarrasser de sa rage. En 1989 nous commençons à écrire nos propres chansons avec des titres tels que : «Ni rouge ni mort ; Légitime défonce... etc... ». Mais le groupe se sépare. En 1994, sous l'impulsion du label LUG RECORDS et divers amis des « Etats », je décide de remonter le groupe. En 1995, nous enregistrons une démo dont 3 titres paraîtront sur la compilation « France Explosion 2 ». En 1997, nous sortons notre 1er album qui est le reflet de nos années d'acier. Suivront cinq albums + un split cd.

    2) Après « L’appel des dieux » qui avait été très bien accueilli, comment a été reçu votre dernier album « Rage » qui est sorti il y a quelques semaines maintenant ?

    Je pense qu’il est encore trop tôt pour savoir si « Rage » a été bien accueilli par la majorité. Chacun de nos albums sont relativement différents les uns des autres, même s’il y a une cohésion entre tous; mais sont également différents de ce qu’on a l’habitude d’entendre. Il faut donc donner aux gens le temps de digérer l’album et avoir le recul nécessaire pour donner son opinion. D’ici 1 an, on pourra commencer à se faire une idée des répercutions comme ça a été le cas pour chacun de nos albums. Tout ce que je peux dire pour l’instant, c’est que « Rage » se vend bien et qu’il y a eu un fort engouement lors de sa sortie ; ce qui est plutôt positif.

    3) Vous jouez maintenant depuis près de vingt ans. La scène musicale militante a bien changé en France et en Europe. Quels sont les grands changements que vous avez pu constater, qu’ils soient positifs ou négatifs à vos yeux ?

    Le changement majeur est que le style musical s’est vraiment diversifié. Car même si la base musicale est restée principalement « Rock », tout le panel de ce style est maintenant exploité, en passant du plus métal au plus rock’n’roll, du plus puissant au plus doux, allant jusqu’à faire des ballades… Et tout cela a forcement eu un impact sur les Rockers (et d’autres…) qui ont découvert qu’il existait une musique identitaire blanche et engagée. Dans nos salles, se côtoient désormais, skins, hools, chevelus, catho trad’, personnes lambdas, parfois punks. Je sais aussi que nombreux sont les petits jeunes des « skates parks » à écouter du RAC. Non seulement le style s’est diversifié, mais la qualité sonore a également évoluée par rapport aux premiers groupes des années 80.

    4) Vous avez un bon nombre de concerts à votre actif et vous avez joué un petit peu partout en Europe. Quels sont les enseignements et impressions que vous avez pu faire et avoir à l’occasion de ces nombreux voyages, tant sur le mouvement en lui-même, que sur les gens qui en font partie ?

    C’est une grande chance d’avoir pu visiter de nombreux pays Européens par le biais de la musique et ainsi créer des liens et construire des projets communs avec nos camarades de combat. Découvrir sur le terrain comment s’organise la résistance de notre famille de pensée sur le reste du continent, a un côté rassurant et rompt avec la sensation d’isolement que nous éprouvons tous assez souvent, je crois. Quand on observe le visage des pays de l’ex-bloc soviétique, immédiatement quelque chose saute aux yeux, on se dit « ici, tout est possible ! ». Mais restons lucides, ils sont également pour la plupart pris dans la spirale infernale de l’Union Européenne et ses savantes illusions, donc probablement, ne tarderont pas à ressembler aux pays de l’ouest. Pour ma part, se trouvent là-bas, les derniers bastions encore debout de notre civilisation, alors que chez nous, il ne reste qu’un champ de ruines (Tout n’est pas perdu, mais ça va être compliqué). Les Nationalistes de l’est sont largement moins frileux dans leurs convictions et idéaux que ceux de l’ouest et ne pratiquent quasiment pas l’auto flagellation tant prisée chez nous. Il y a une logique à tout ça «  L’intoxication culpabilisatrice systématique d’après-guerre orchestré par les vainqueurs ». Comme on peut l’observer, le tableau n’est pas tout rose sur le vieux continent, mais qu’ils le sachent tous bien: « Notre foi est inébranlable ! ».

    5) Que pensez-vous de la scène musicale militante française actuelle ? On dit souvent que la musique est une arme pour nos idées ; arrive-t-elle à bien remplir ce rôle aujourd’hui, malgré l’ostracisme qui touche tout ce qui se rapproche de nos convictions et idéaux ?

    Je trouve que la scène française se porte plutôt bien, par le seul fait qu’elle continue d’exister après 30 ans d’ostracisme ambiant. Et on peut effectivement affirmer que la musique est une véritable arme pour véhiculer nos idées. On peut voir ça comme une tribune libre qui permet d’extirpernotre jeunesse (et d’autres plus âgés), des griffes du système. Même si cela n’est pas toujours facile, elle tient bien son rôle, grâce à tous les gens motivés qui l’animent.

    6) Le RAC français n’a jamais beaucoup marché à l’étranger, pourquoi selon vous ? Est-ce d’ailleurs réellement important tant qu’il marche en France ?

    Il est vrai que ça a toujours été un peu compliqué pour les groupes français à l’étranger, mais nous ne sommes pas les seuls. La première des raisons est la barrière de la langue. Et c’est bien normal, car la vocation première d’un groupe RAC, est de toucher les gens par ce qu’il raconte, la musique n’est qu’un support. Seuls les groupes anglophones arrivent, pour certains, à percer un peu partout, car tout le monde comprend relativement bien l’anglais. Ça marche aussi pas mal pour les groupes Allemands pour d’autres raisons … Mais dans tous les cas, en général, un bon groupe qui joue à domicile, enflammera davantage les foules qu’un groupe étranger. Il existe quelques exceptions avec des pointures comme Bound For Glory ou Brutal Attack et quelques rares autres groupes, mais là non plus ce n’est pas toujours le cas… Il y a peut-être aussi un côté chauvin derrière tout ça. Je pense qu’il est néanmoins important pour les groupes de s’exporter, car ça permet de créer des liens et d’apporter une cohésion du mouvement au niveau Européen.

    7) En 2010, vous avez sorti un album de ballades « Mémoires acoustiques », chose assez peu courante en France, à la différence de l’Allemagne par exemple. Pensez-vous rééditer l’expérience et/ou refaire des concerts acoustiques ?

    Depuis la sortie de « Mémoires Acoustiques », nous faisons régulièrement des concerts acoustiques en France et en Europe. Nous aimons le côté intimiste de ce genre de représentations, au fond d’un pub ou d’un bar avec une cinquantaine de personnes. Nous allons donc, bien sûr, continuer à en faire. Par contre, un second projet acoustique n’est pas du tout à l’ordre du jour, mais rien n’est impossible car nous marchons à l’instinct du moment présent, aussi bien pour les compositions que pour les concepts.

    8) Quels sont les fondements sur lesquels se baserait la société pour laquelle vous combattez ?

    Pour moi, une société ne peut être viable que si elle est bâtie sur une civilisation anthropologiquement saine. Le cosmopolitisme qui conduit forcément à terme au métissage, disloque la cohésion sociale du peuple qui la subit et freine sa capacité créative. L’idée générale imposée sur le fait que les races n’existeraient pas, est une énormité absolue et, désolé pour ceux que ça dérange, mais on peut également classer ces mêmes races en valeurs hiérarchiques. Je ne développerai pas plus sur le sujet, car mes arguments rempliraient cette page et passeraient inévitablement sous le coup des lois. D’autre part, même si la politique est indispensable pour organiser les sociétés, elle reste cependant secondaire à mes yeux. Elle est l’instrument qui fait avancer les peuples, mais en aucun cas les hommes ne doivent devenir l’instrument de cette même politique. Il m’apparaît évident que si l’homme blanc suit une hygiène ethnique stricte, il est capable de faire fonctionner n’importe quel système politique, du plus juste au plus injuste. Alors que le schéma actuel du melting-pot ambiant mène toute politique à l’échec. Les fondements sur lesquels se baserait la société pour laquelle je combats sont : Aryanisme, natalisme et socialisme. Je parle bien sûr d’un véritable socialisme qui, est pour moi, le système politique le plus justeAutre chose, la politique ne peut être statique, ce qui est vrai aujourd’hui, peut être faux demain, et vice-versa. Elle doit être en perpétuel mouvement comme le sont l’homme et la vie.

    9) La peine de mort fut abolie en France voici trois décennies, malgré une opinion publique qui y était majoritairement favorable. Aujourd’hui, de nombreuses personnes réclament son rétablissement. Au sein de notre mouvance, on entend parfois l’argument qu’il serait dangereux qu’elle soit rétablie, car elle serait vite utilisée par le système contre ses opposants. Quelle est votre position sur la question ?

    Dans un premier temps, je ne pense pas que le rétablissement de la peine de mort nous sortirait de la fange dans laquelle nous baignons. Car les crimes suffisamment graves, menant à la peine capitale, restent minoritaires et n’ont aucun rapport avec l’abaissement de vie que subit notre société au quotidien. D’un autre côté, il est inacceptable qu’une mère de famille puisse croiser 20 ans après à la terrasse d’un bar, les doigts de pieds en éventails, le monstre qui a violé, assassiné puis coupé en morceaux sa fille de 14 ans …. D’un côté, l’enfermement total à vie, pourrait suffire, mais dans ce cas, il représente malgré tout un poids, un coût à la société. Donc, autant se débarrasser de cette vermine. Je suis pour le rétablissement de la peine de mort pour les crimes les plus intolérables, quand la culpabilité du prévenu est avérée de façon certaine, et sous réserve de circonstances atténuantes pour certains cas particuliers,par exemple pour un père de famillequi ouvreen deux le violeur de sa fille et disperse les morceaux aux quatre coins de la ville, ou l’ouvrier qui retrouve sa voiture sur cale au quartier, qui chaque jour subit des incivilités, et se fait régulièrement cramer la porte du domicile à l’essence. Connaissant pertinemment les fauteurs de trouble, disons qu’il décide brusquement avec quelques amis d’en chopper un, de l’attacher par les pieds dans un lieu tranquille, et de découper chaque jour quelques escalopes danssa chair suivi d’une poignée de sel jusqu’à ce qu’il dessèche, je ne trouve pas ça intolérable… Quant à ceux des nôtres qui avancent l’argument qu’il serait dangereux que la peine de mort soit rétablie par peur de représailles, par les tenants du système sur leurs opposants, je leur dirais que nos maîtresn’ont pas besoin de ça pour nous faire taire de façon globale, d’ailleurs s’ils en avaient besoin, elle n’aurait pas été abolie. Ils tiennent déjà le peuple par les couilles et ont tous les outils nécessaires pour écraser l’opposant avec l’armée, la police, les médias (qui abrutissent l’opinion public) et la justice (et oui 100.000 euros d’amendes et quelques années de prison suffisent fortement à calmer l’opposant). Certes, la peine de mort n’a jamais fait et ne fera jamais baisser la criminalité aigue, mais ça soulage…

    10) Comment résister efficacement au système aujourd’hui ? Quelles actions (de la part de mouvements politiques ou autres) vous semblent actuellement aller dans la bonne voie ?

    Pour résister au système (d’un point de vue individuel), il faut en comprendre les rouages, la mécanique. Bon nombre de personnes qui se disent « résistant  au système » ont malheureusement les deux pieds dedans. Résister efficacement face à ce monstre, passe forcément par un minimum de connaissances historiques et géopolitiques du monde. Je dis bien du monde car le fléau, que nous subissons, n’est pas seulement français ni même européen, mais bien mondial. Je précise pour ceux que j’entends dire « Nous c’est la France, le reste du monde on s’en fout ! ». C’est vrai, la France d’abord, mais il faut bien comprendre que ce qui se passe de l’autre côté de la planète peut souvent avoir une incidence sur ton quotidien et sur ce qu’il y a dans ton assiette. Par exemple, la souffrance que nous subissons en France n’est pas la même que celle de la Syrie, mais le venin vient du même animal. Le problème à décortiquer est aussi simple que complexe, et souvent vicieux. Il appartient à chacun de ne pas se faire manger le cerveau. Si je dois me prononcer sur quelles actions de mouvement politique me semblent aller dans la bonne voie, je dirais, toute action qui avance à contre-courant du système établi et qui pousse à un réveil des peuples et des identités. Je profite de cette question pour donner mon avis sur toutes ces bases autonomes nationalistes (au sens large du terme) qu’on a pu voir émerger ces dernières années un peu partout en France et ailleurs. Je voyais plutôt ça d’un mauvais œil, car forcément, multiplication des groupes rime avec division. Mais avec le recul, on a pu observer l’excellent travail de la plupart de ces groupes qui, finalement, ont permis de ratisser bien plus largement au sein de toutes les classes de la société et ainsi, récupérer un grand nombre de citoyens pour qui il restait encore une étincelle de résistance. Bien entendu, comme c’était à prévoir, les divisions sont présentes. Ce ne sont bien souvent que des détails ou des stratégies différentes qui mènent les nationalismes à se diviser, mais cela devient vraiment déplorable quand ce sont des histoires de personnes. De toutes mes forces, je refuse de rentrer dans ces guerres de chapelle insignifiantes devant la situation immensément grave à laquelle nous avons à faire face.

    11) Depuis un certain temps, on trouve un grand intérêt, dans nos milieux, au survivalisme et à des auteurs comme Piero San Giorgio qui justifie ses thèses par l’inéluctabilité à court ou long terme d’un effondrement économique. Cela vous semble-t-il plausible et comment voyez-vous l’avenir prochain de la France et de l’Europe ?

    Je ne veux pas sombrer dans le pessimisme, mais très franchement, ça commence à sentir mauvais… Et aux vues des pitres que nous avons au gouvernement et à l’Assemblée Nationale, ce n’est pas prêt de s’arranger. A Pinder, ils ont au moins la décence de se déguiser ou au minimum, d’enfiler un nez rouge, au moins c’est drôle… Plus sérieusement, même s’ils arrivent à redresser la barre, l’effondrement économique est, pour moi, inéluctable à long terme. La pulpe du fruit, qu’ils s’efforcent de presser, rend ses dernières gouttes et ils le savent. Ce qu’il faut comprendre, nous évoluons dans un système qui est fait pour engraisser 1 pour cent de la population mondiale. Et il faut bien intégrer que ces porcs que nous engraissons, sont prêts à utiliser tous les vices, tous les mensonges, à fabriquer toutes les guerres, à commettre tous les massacres et autres génocides pour continuer à s’empiffrer, et ça, jusqu’à saturation. Un second problème nous pend aussi au nez, c’est le choc des civilisations ; qui me semble inéluctable à court ou à long terme. D’autant plus que nos maîtres ont, depuis quelques temps, changé de stratégie et souhaitent maintenant ce fameux choc des civilisations. Il suffit de voir la presse, les politiques, les médias, se déchainer et mettre volontairement le feu aux poudres et dresser les peuples les uns contre les autres. Nous sommes effectivement à l’aube de la fin d’un monde, d’un système, comme il y en a eu d’autres dans l’histoire. Ces périodes-là ne se sont jamais réglées dans la paix et l’harmonie, mais plutôt dans le fer et le sang, d’ailleurs l’homme en est le spécialiste, depuis tout temps. A y réfléchir, Hollande avait raison « le changement, c’est maintenant » héhé ! Pour ces deux raisons, il m’apparaît évident que nous devrions fortement commencer à penser au survivalisme pendant que nous sommes dans une période confortable pour apprendre à l’appliquer, car en situation de clash, tout va très vite, en effet une semaine suffit pour que cela soit le chaos partout. Désolé pour les moutons dociles qui pensaient que la France était protégée par une sorte de bouclier divin (le même qui l’a protégée du nuage de Tchernobyl…), mais la réalité est toute autre. Quant à nous tous, nous avons un atout supplémentaire que les personnes lambdas n’ont pas, « nos milieux ». Saurons-nous nous en servir le jour du chaos ? Je le pense. Mais il serait plus judicieux de commencer à y penser maintenant, car nous ne serons que plus efficaces le jour J, et surtout les semaines, les mois et probablement les années qui suivront.

    12) Merci d’avoir répondu à nos questions. Avant de nous quitter, pouvez-vous nous dire quels sont vos prochains projets ?

    Nous avons plusieurs projets en cours avec d’autres groupes européens, mais je n’en dirai pas plus pour le moment. Nous sommes aussi, actuellement, sur un projet musical français annexe à Frakass, qui vient d’être enregistré et devrait sortir sous peu. Mais là non plus, je n’en dirai pas plus pour l’instant. Sinon, nous travaillons également sur le prochain Frakass. Cinq titres sont déjà écrits (textes et musiques), le titre de l’album devrait être « Le Sang Perdu ». Merci beaucoup pour cette entrevue et pour le soutien. Bonne continuation dans vos activités.

    Le Cercle Non Conforme

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archives/category/nos-entrevues/index-4.html

  • Périco Légasse : pourquoi la France est devenue moche

    Ronds-points, parkings, zones commerciales...pour Périco Légasse, l'enlaidissement de la France est une conséquence de la mondialisation qui uniformise le territoire sous la bannière du double impératif produire/consommer. 
    FigaroVox : Les paysages français ont-ils beaucoup changé ces 30 dernières années du fait de la multiplication des zones commerciales et industrielles à l'entrée des villes ? 
    Périco Légasse : C'est même l'un des phénomènes marquants, voire déchirants, de la morphologie contemporaine française. La France n'est pas qu'une entité culturelle de dimension internationale, c'est aussi un territoire culturel de réputation mondiale. Son visage participe de son image. Or nous assistons depuis trente années à un massacre organisé de ce tableau sur lequel s'est bâti, non seulement le renom touristique et pittoresque de ce pays, mais aussi sa légende de pays de l'art de vivre. Il y a une quarantaine d'années, le journaliste Michel Péricard, avant qu'il ne soit élu député-maire de Saint-Germain-en-Laye, animait sur «la deuxième chaine» de l'ORTF une émission intitulée «La France défigurée». Il dénonçait déjà les ravages - que l'on appelle aujourd'hui environnementaux - d'un urbanisme brutal, de la mercantilisation sauvage des faubourgs de grandes villes et de «L'expansion économique» telle qu'elle est croquée dans la Soupe au chou, de Claude Zidi (1976) où Louis de Funés et Jean Carmet, symboles de la «France fossile» étaient confinés dans leur ferme comme des primates pour s'être opposés à l'ouverture d'un centre d'attraction autour de chez eux. Caricature ? Hélas non, prémonition, car la réalité est bien pire. Et de voir ces abords d'agglomérations ainsi transformés en boulevards de la surconsommation dans un concours de laideur fait mal au ventre. On a abîmé, souillé, détruit, violé des paysages magnifiques pour les remplacer par des enfers multicolores bétonnés ou métallisés afin que les citoyens viennent y accélérer la dynamique de défiguration de leur pays. Il faut bien vivre, certes, et donner du travail à tout le monde, mais quand le remède consiste à enclencher un processus qui ruine l'économie nationale par un abaissement systématique des prix via une mutilation organisée du cadre de vie et de l'esthétique des espaces urbains, on se demande si la facture n'est pas chère payée. Je me promène en Europe, et il est vrai que peu de pays échappent à cette dégradation environnementale, toutefois, j'ai l'impression qu'en France, certains élus locaux ont lancé un concours de mauvais goût pour rendre les choses encore plus moches. Il faut avouer que l'horreur dépasse parfois la fiction. 
    Quelles sont les causes profondes de ces mutations ? 
    Le besoin de transformer le citoyen en consommateur puis, la mécanique du profit à grande vitesse aidant, de le transformer en sur-consommateur d'une surproduction générée à cet effet. Et comme il ne s'agit pas de le faire attendre ou se déplacer trop loin, on lui met tout, du rayon de surgelé à la salle de bain en passant par la voiture, le bricolage, la décoration, le sport et le jardinage, à portée de la main. En fait, les fameuses «zones» (d'activités commerciales, industrielles ou économiques), si bien nommées, ne sont que la reproduction à échelle «agglomérative» de la grande surface. L'urbanisation obéit aujourd'hui à la logique de la grande distribution: d'un côté la ville avec sa population, que l'on pourrait qualifier de «zone clientèle», en barres de HLM ou en zone pavillonnaire, et, à côté, l'étalage à grande échelle des produits que l'on pourrait qualifier de «zone consommation». La masse clientélisée à côté du supermarché. Comme dans les élevages industriels de poulet, on apporte son granulé à la volaille sur un tapis. Pour cela il faut aménager le cadre de vie en circuit. 
    De Lille à Marseille, on trouve les mêmes restaurants, les mêmes ronds-points, le même urbanisme : pourquoi une telle uniformisation ? 
    Et si j'étais un brin provocateur, j'ajouterai: les mêmes goûts, les mêmes infos, les mêmes idées, les mêmes dogmes et les mêmes envies… Ce sont les joies de la mondialisation, que nos experts appellent pudiquement la globalisation. Quand vous avez une grosse usine qui produit de gros besoins avec de gros moyens il faut que ce bien de consommation là convienne au plus grand nombre possible de demandeurs. Donc les mêmes enseignes proposant les mêmes marques sur les mêmes critères de choix. Au cas où l'on tenterait d'y échapper, la publicité télévisée, plus colossal instrument de propagande de tous les temps, vous martèle le cerveau sans relâche en vous expliquant, à la façon de la Rolex de Jacques Séguéla: «si t'as pas ça à ton âge, tu as raté ta vie», en le déclinant à toutes les sauces. Et comme il faut reconnaître très vite le logo, la couleur, la forme, le design, le style, le slogan, on le reproduit à l'infini et à l'identique sur tous les espaces suburbains. Normal, car ce gigantesque besoin artificiel ne peut être assouvi et commercialisé que si un immense territoire marchand est mis à disposition du système. Les consommateurs étant rassemblés dans des villes on concentre tout ça autour de la ville. En d'autres termes ça s'appelle un marché de concentration. Je maintiens la formule et je l'assume. 
    Comment expliquer que le remplacement progressif du patrimoine par des habitats fonctionnels se fasse dans la plus complète indifférence ? Les Français auraient-ils perdu le sens de l'esthétique ? 
    Non, car, pour l'heure, ils ne l'on pas tous perdu, même si l'on assiste à un phénomène de masse. Mais si l'on explique que le summum du summum de l'épanouissement social, c'est d'avoir sa maison, et que l'on fait en sorte que l'on puisse acheter une maison d'usine à bas prix, ce qui est le cas de l'habitat préfabriqué, on donne à chacun le moyen d'être propriétaire. Tout cela est parfaitement louable car posséder son logement est une aspiration légitime. Et un droit inaliénable. Sauf que l'usine à maisons fabrique la même maison pour tous et que tout cela est concentré sur un territoire délimité. En fait on reproduit le phénomène de l'appartement, mais sur une base individuelle et séparée du voisin. La voirie devient une méga cage d'escalier. Les conséquences urbanistiques sont donc calamiteuses. A partir d'un certain seuil de concentration, je ne vois pas la différence avec le coron. Et comme la sociologie démographique va dans ce sens, les agglomérations françaises sont condamnées à répondre et à satisfaire cette attente là. Cela a t-il donné des cadres de vie où l'être humain s'améliore ou s'épanouit ? C'est une autre affaire. Hélas, la «mochitude» est aujourd'hui la norme, pour ne pas dire la règle, pour n'être que le reflet d'une logique économique elle même très moche puisqu'elle ne met plus l'homme au centre de sa finalité mais le fric. 
    Que pensez-vous du développement des éoliennes et des panneaux solaires dans les campagnes françaises ? L'écologie ne mérite-elle pas qu'on lui sacrifie un peu de laideur ? 
    Question douloureuse, car l'écologie est la défense de l'environnement, et le premier environnement, c'est le paysage. Les éoliennes et les panneaux solaires sont des remèdes à un système excessif, avec les mêmes objectifs : produire. Ils ne sont donc que la bonne conscience de ce système, pas un progrès écologique en lui même. Certes, ce sont des moyens «idéaux» de production d'énergie durable, enjeu fondamental de notre civilisation. Mais à quel prix ? Ai je vraiment envie de vivre «proprement» et «durablement» dans un tel univers visuel ? Est ce si «propre» de défigurer un paysage légendaire, une vallée, ou un village, avec ces prouesses de l'éco-technologie ? Ai-je envie de vivre dans un environnement transformé en base spatiale de film de science-fiction sous prétexte que je limite la casse d'une logique que je ne remets par ailleurs pas en cause puisque je continue à consommer de l'énergie. Le serpent se mord la queue, bien sûr, mais le problème est de savoir quel avenir je réserve à la planète. Je pars du principe un peu simpliste que se pourrir la vue c'est déjà se pourrir la vie. 
    Un pays abimé, défiguré, mais vivant, ne vaut-il pas mieux qu'une France muséale et figée dans un bucolisme attirant les touristes ? La France peut-elle échapper à l'un de ces deux destins : celui de la France des parkings et celui de la France des chambres d'hôtes ? 
    Et si les Aztèques et les Incas, pérennisés dans leur civilisation, n'avaient pas été éradiqués par l'Occident chrétien «au nom des Evangiles», le monde s'en porterait-il plus mal ? Dirions nous aujourd'hui aux Indiens d'Amazonie qu'ils s'accrochent à un monde «muséal» figé dans son «bucolisme tropical» sous prétexte que leur archaïsme primitif s'oppose à la transformation de leur paradis en enfer industriel de progrès ? Tristes tropiques que la France des parkings. A quel drôle de choix nous voici confrontés. Riches et pollués à mort ou pauvres mais en bonne santé ? Il existe peut-être un juste milieu. De la tomate hors sol pleine de pesticides et sans goût toute l'année ou un peu de bonne tomate de juillet à septembre ? 
    «Notre bonne vieille mère la Terre» comme disait le général de Gaulle dans son discours de Bayeux en 1946 ne pourra pas supporter longtemps la forme de consommation qui régit l'humanité depuis trente ans. A ce train là, le parking c'est l'antichambre du cimetière. C'est un choix philosophique de civilisation. Je le redis, mourir riches et puissants en pleine croissance ou durer dans le bon sens décroissant ? Vaste débat. Moi j'ai ma réponse.

  • Le discours sur la reprise économique est une gigantesque farce

    Il faut rendre justice à François Hollande et à ses sbires : leur discours sur la reprise économique (Michel Sapin : « Gardons le cap, la reprise est bel et bien engagée en France », 14/8/2015), ils ne sont pas les seuls à le tenir. Au Japon comme aux États-Unis, on n’entend que ça, les premiers pour justifier le bien-fondé de leur politique monétaire expansionniste (Abenomics), les seconds, à l’inverse, pour justifier une prochaine hausse des taux d’intérêt. Le fait est que cette reprise est un mirage, elle n’existe pas ; pire : c’est tout le contraire, une lente glissade vers la récession, partout, dans tous les pays, bref une panne systémique de l’économie de marché.

    Appelez-ça comme vous voulez (erreurs de jugement ou mensonges), appelez-les comme vous voulez (incompétents bornés ou vrais salopards) ! Si le diagnostic d’une crise de civilisation est juste, cela n’a guère d’importance, la catastrophe est devant nous, la vraie.

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  • Viols et agressions sexuelles, ces autres conséquences d’une immigration hors contrôle à Calais, Sangatte,…

    Une agression sexuelle commise à Sangatte par un jeune immigré n’a retenu l’attention que de la presse locale et de quelques médias alternatifs. Du côté des journaux télévisés et de la presse nationale, on n’a d’intérêt que pour les « difficiles conditions de vie des migrants » mais on ne s’intéresse pas un seul instant à ce que subissent les habitants des villes submergées par les immigrés clandestins.

     

    « Il était environ 17 h 40 et je venais de passer l’après-midi dans mon chalet sur la plage de Calais. J’étais sur le point d’arriver sur le parking et il m’a demandé où se situaient les douches. Je lui ai répondu. Il est parti dans cette direction puis il a fait demi-tour en arrivant sur moi par-derrière. Il m’a fait une clé de bras, m’a traînée jusqu’à un chalet où il a commencé à me toucher la poitrine puis les hanches. J’ai essayé de me débattre, j’ai appelé au secours. Des gens sont passés mais ils ne m’ont pas aidée. J’ai tenté de me défendre mais j’avais encore mes sacs dans les mains et je tenais mon chien en laisse. Je lui ai demandé d’arrêter en criant, il a eu peur et il a pris la fuite ».

    Si ce récit avait été celui d’une jeune femme égyptienne durant le printemps arabe, il ferait le tour des tabloïds internationaux. Mais c’est le récit d’une jeune femme française, les faits se passent en France, à Sangatte, zone de non-droit, et l’agresseur est un immigré, ce qui rend le sujet tabou pour les médias aux ordres.

    Arrêté grâce au père de la victime, l’agresseur s’appele Nabeel Mohammed Edris, un Érythréen de 29 ans. Lundi dernier, il est passé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel.

    C’est l’occasion d’apprendre que « d’autres femmes ont été importunées par monsieur. Il s’est promené tout l’après-midi avec un caleçon de bain en allant voir les jeunes femmes qui prenaient le soleil.»

    Le substitut du procureur trouve scandaleux « que les personnes qui étaient à proximité n’aient même pas levé le petit doigt pour venir en aide à la victime ».

    Le tribunal a condamné le prévenu à trois mois de prison ferme avec maintien en détention. En outre, l’agresseur aura interdiction de se présenter dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais pendant trois ans et le tribunal ordonne son inscription au FIJAIS (fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles).

    La vraie question que personne n’ose poser : de Calais à Sangatte, combien de femmes, de jeunes filles, ont-elles été les victimes de viols ou d’agressions sexuelles au cours des dernières semaines ? Entre les faits cachés par les autorités et ceux non déclarés par les victimes, cette conséquence d’une immigration hors contrôle est pourtant bien en augmentation inquiétante.

    Pierre-Alain Depauw

    http://www.medias-presse.info/viols-et-agressions-sexuelles-ces-autres-consequences-dune-immigration-hors-controle-a-calais-sangatte/37030?utm_source=OxiMailing&utm_medium=e-mail&utm_campaign=mpi_94