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l'information nationaliste - Page 7320

  • La Grèce s’enfonce dans la misère

    Le gouvernement a dû émettre des tickets d’approvisionnement alors que l’Eglise et les ONG amplifient leurs efforts.

    « En Grèce, les enfants et les familles connaissent l’horreur de la faim et du dénuement », a alerté cette semaine Julien Lauprêtre, président du Secours populaire français, en lançant un appel à la générosité. La situation, qui n’a cessé de se dégrader ces derniers mois, devient en effet dramatique.

    Le gouvernement a ainsi décidé de mettre en circulation des cartes alimentaires prépayées, utilisables dans 5 000 magasins d’alimentation. Elles sont destinées à près de 150 000 personnes : familles nombreuses, monoparentales, avec enfants handicapés, ou chômeurs de longue durée. Cette mesure a été prise en urgence, car le filet social existant ne suffit plus.

    Le rapport 2014 des œuvres sociales de l’Eglise orthodoxe faisait pourtant déjà état de plus de 500 000 personnes secourues par 280 soupes populaires et plus de 75 000 Grecs aidés dans 150 « magasins sociaux », pour un coût total de 120 millions d’euros. Les mairies sont aussi impliquées, dont celle d’Athènes qui a vu la demande en aliments, médicaments et habits exploser ces dernières semaines.

    Des associations offrent également des douches et des générateurs à ceux qui n’ont plus d’eau ou d’électricité. Avec l’aide de nombreux bénévoles, souvent démunis eux-mêmes. Mais pour eux, aider les autres est le seul antidépresseur qu’il leur reste.

    Les entreprises s’y mettent à leur tour. Venetis, une chaîne boulangère de 80 magasins, distribue ainsi gratuitement plus de 100 000 pains par jour, le tiers de sa production. Car pour Panagiotis Monembasiotis, son directeur général, « avec ce 3e plan de rigueur qui commence, il n’y aura bientôt plus de consommateurs en Grèce, il ne restera que des mendiants ».

    Dans les beaux quartiers, les gens vont discrètement le soir chercher leur pain offert. Ailleurs, on n’a plus cette honte. Fotis Pedikas, peintre au chômage, attend chaque jour la dernière heure pour aller au marché en plein air, quand les prix baissent de moitié.

    Les plus mauvais jours, il ramasse les fruits jetés, ou récupère autour des poubelles les sacs plastiques avec les restes des repas que d’autres laissent exprès. Et dans un grand éclat de rire, il interpelle le premier ministre Alexis Tsipras, qui a signé le fameux accord avec les créanciers du pays afin de rester dans la zone euro : « Pour que la Grèce continue d’appartenir au Club, faut-il que les Grecs meurent ? »

    E&R

    http://gaelle.hautetfort.com/

  • Qui sont les petits Blancs ?

    Qui sont les petits Blancs, ces Blancs pauvres prenant conscience de leur couleur de peau dans un contexte de métissage ? Sont-ils l’équivalent français des White trash américains ? Seraient-ils trop blancs pour intéresser la gauche, trop pauvres pour intéresser la droite ?

    Sur Fréquence Protestante, le 26/02/2014, Laurence Arven dialogue avec Aymeric Patricot à propos de son livre “Les petits Blancs” (Plein jour).

    http://fortune.fdesouche.com/

  • «Dwekh Nawsha», la milice chrétienne qui envoie des Français contre l'Etat islamique

    Logo_of_the_Dwekh_Nawsha_Militia« Dwekh Nawsha » signifie « futurs martyrs » en araméen. C'est une organisation en pleine expansion, lancée mi-mai 2014 en Irak, qui a compté dans ses rangs des vétérans américains et britanniques. Son objectif: défendre les chrétiens. En France, le groupe est né au lendemain des attentats de janvier. 

    Le site internet assure : 

    « De plus en plus de Français se renseignent sur les moyens de se rendre en Syrie et surtout en Irak combattre les extrémistes, notamment les miliciens ultraradicaux du groupe Etat islamique ». 

    Les futurs soldats sont des volontaires non rémunérés. La campagne de recrutement a payé.

    « Un groupe d’une quinzaine d’éclaireurs seront en tête de pont.Ce sont principalement des anciens de l’armée, âgés de 25 à 45 ans. Nos contacts avec les Assyro-Chaldéens sont réguliers et se passent bien. Vous savez, pour l’instant, ils restent assez méfiants vis-à-vis des Français, qu’ils considèrent être plus proches des djihadistes… » 

    Le dossier de quelque 200 réservistes est actuellement à l’étude. 

    "Les profils sont sérieux : nous recherchons d’abord la motivation, la maturité, des personnes avec un casier judiciaire vierge et… si cette personne est un ex-militaire, c’est encore mieux ». 

    Cette milice manque d'instructeurs pour former ses combattants. Un ancien militaire français témoignait en avril :

    "Le membre de la milice avec lequel je suis en contact m'a demandé de lui retranscrire mes motivations, pour juger de mon état psychologique en quelques sortes. Puis on m'a demandé mes compétences pour intégrer la milice. J'ai été accepté grâce à mon expérience des armes, par mon passage dans l'armée française. La milice cherche du personnel expérimenté, mais pas seulement dans le maniement des armes. Des personnes travaillant dans le domaine médical ou encore le génie civil sont également recherchées. Certains membres n'ont donc aucune expérience des armes avant de se rendre en Irak."

    Michel Janva

  • Racines de la géopolitique, géopolitique et fascisme, retour de la géopolitique

    ♦ Analyse : Claude Raffestin, Dario Lopreno, Yvan Pasteur, Géopolitique et histoire, Payot, 1995.

    Au cours des années 70, le déclin intellectuel du marxisme et les affrontements internes du monde communiste se sont conjugués pour rendre nécessaire le recours à la géopolitique. À l'évidence, la seule prise en compte des facteurs socio-économiques et idéologiques ne suffisaient à comprendre et interpréter litiges nationalitaires et territoriaux. Les problématiques espace et puissance ne pouvaient plus être ignorées d'où le recours à une géographie comprise comme “science des princes et chefs militaires” (Strabon). Professeur de géographie humaine à l'université de Genève, Claude Raffestin ne l'entend pas ainsi. Avec l'aide de 2 chercheurs en sciences sociales, il se fait fort de prouver que la géopolitique n'est pas une science ni même un savoir scientifique (1). « Production sociale marquée du sceau de l'historicité », la géopolitique ne serait qu'une superstructure idéologique légitimant le nationalisme et l'impérialisme de l'Allemagne du XXe siècle commençant. Pour en arriver à cette affirmation abrupte, C. Raffestin procède à une démonstration en 3 temps.

    Dans une première partie (“Racines de la géopolitique”), il décrit et explique le rôle d'intermédiaire joué par Friedrich Ratzel (1844-1904) entre une géographie allemande marquée par les philosophies de Herder et Hegel — la géographie est l'élément de base de l'histoire des peuples, des nations, de États — et l'œuvre de Rudolf Kjellen (1864-1922), professeur et parlementaire suédois, créateur du néologisme de “géopolitique” en 1916. Héritier de Humboldt et Ritter, F. Ratzel est à l'origine d'une géographie humaine fortement structurée par une vision darwinienne du monde (vision organiciste de l'État, individu géographique ; thème de la lutte de l'espèce-État pour l'espace). S'il n'est pas indifférent aux problèmes de son temps, l'ensemble de son travail est tourné vers la connaissance de la Terre et des connexions entre les sociétés humaines et leur milieu de vie. Cette géographie, que l'on peut qualifier d'académique, n'est donc pas de la géopolitique. C'est avec R. Kjellen que se développe une géographie active, applicable aux rapports de puissance du moment (cf. L'État comme forme de vie, publié en 1916 et traduit l'année suivante en Allemagne) alors même qu'en Grande-Bretagne Halford John Mackinder (1861-1947), en développant et affinant ses thèses exposée dans sa célèbre conférence de 1904, s'inscrit dans la postérité de l'Américain Alfred T. Mahan (1840-1914). La géopolitique naît donc avec la Première Guerre mondiale.

    La seconde partie, “Géopolitique et fascisme”, est construite autour de la personne et l'œuvre de Karl Haushofer (1869-1946). C'est à ce général bavarois qu'il revient de continuer la lignée Ratzel-Kjellen en faisant de la géopolitique une science appliquée et opérationnelle. Après avoir tenté de démonter le travail de réhabilitation de K. Haushofer, Raffestin montre le peu d'impact de ses efforts intellectuels sur le cours des choses (2). La “saisie du monde” qu'il assigne comme but à la géopolitique laisse place à la propagande. D'habiles constructions graphiques “mettent en carte” les ambitions expansionnistes du IIIe Reich et assurent l'endoctrinement des masses. La Zeitschrift für Geopolitik n'en inspire pas moins les géopolitiques franquiste et mussolinienne caractérisées par le décalage entre leur discours, global et impérial, et la réalité des États espagnol et italien.

    La troisième partie, “Le retour de la géopolitique”, porte sur les recompositions de ce discours dans l'après-Deuxième Guerre mondiale. Une partie beaucoup trop courte pour emporter la conviction du lecteur. Le pragmatisme anglo-saxon, dont font preuve Nicholas J. Spykman (1893-1943) et de ses successeurs, — Robert Strausz-Hupé est le seul qui soit cité ! — ne trouve pas grâce aux yeux de Raffestin. Il n'y voit qu'une resucée de la vieille et infâme Geopolitik. Idem pour les publications de l'Institut international de géopolitique, dirigé par Marie-France Garaud, pour les travaux de la revueHérodote, emmenée par Y. Lacoste, ou encore ceux de sa consœur italienne Limes, dirigée par Michel Korinman et Lucio Caracciolo. À ce stade du livre, on ne prouve plus quoi que ce soit, on anathémise ! Raffestin peut conclure : la géopolitique est le “masque” du nationalisme, de l'impérialisme, du racisme. Il en arrive même à renverser ces rapports de déterminant à déterminé puisqu'en visualisant divers litiges territoriaux, « la démarche de la géopolitique serait très proche de celle d'une prophétie autoréalisatrice » (p. 307-308).

    Cet ouvrage a le mérite d'adresser de justes critiques à ce que l'on appellera le géopolitisme : regard olympien négligeant les échelles infra-continentales, affirmations péremptoires, proclamation de lois, volonté de constituer la géopolitique en un savoir global couronnant l'ensemble des connaissances humaines. Scientiste et déterministe, cette géopolitique est datée. Elle a déjà fait place à une géopolitique définie non plus comme science mais comme savoir scientifique (cf. note n°1), prenant en compte les multiples dimensions d'une situation donnée et les différents niveaux d'analyse spatiale attentive aux “géopolitiques d'en bas” (celles des acteurs infra-étatiques). Modeste, cette géopolitique post-moderne est celle d'une planète caractérisée par la densité des interactions (flux massifs et divers), par l'hétérogénéité des acteurs dusystème-Monde (le système interétatique est doublé et contourné par un système transnational : firmes, maffias diverses, églises, sectes groupes terroristes...), et l'ambivalence des rapports entre unités politiques (relations de conflit-coopération, disparition des ennemis et par voie de conséquence des amis désignés). Cette géopolitique est celle d'un système-Monde hyper-complexe, multirisques et chaotique (3). Mais ces renouvellements sont tout simplement ignorés par Raffestin. Parce que son objectif est le suivant : disqualifier à nouveau la géopolitique en pratiquant la reductio ad Hitlerum.

    ► Louis Sorel, Nouvelles de Synergies Européennes n°20, 1996.

    Notes :

    (1) Selon le géopolitologue Y. Lacoste, directeur de la revue Hérodote, la géopolitique n'est pas une science ayant vocation à établir des lois mais un savoir scientifique qui combine des outils de connaissance produits par diverses sciences (sciences de matière, sciences du vivant, sciences humaines) en fonction de préoccupations stratégiques. Sur ces questions épistémologiques, cf. « Les géographes, l'action et le politique », Hérodote n° 33-34, 2°/3° trimestre 1984 (numéro double) ainsi que le Dictionnaire de géopolitique publié sous la direction d'Y. Lacoste chez Flammarion en 1993.

    (2) Cf. la préface de Jean Klein à Karl Haushofer, De la géopolitique, Fayard, 1986. Lire également les pages consacrées par Michel Korinman à K. Haushofer in Quand l'Allemagne pensait le monde, Fayard, 1990.

    (3) Cf. Lucien Poirier, La crise des fondements, Economica/Institut de stratégie comparée, 1994. 

    http://www.archiveseroe.eu/geopolitique-a117541086

  • Beaucaire : des commerçants musulmans s’en prennent à Julien Sanchez

     Julien Sanchez, le maire de Beaucaire, a été cité à comparaître – le mercredi 29 juillet – par des commerçants musulmans. En cause, deux arrêtés municipaux. L’un “interdisant l’exercice professionnel de toutes les épiceries, primeurs et commerces de distribution de 23 heures à 8 heures” dans un périmètre délimité du centre-ville. Et un autre “interdisant à tous les commerces” de travailler de 23 heures à 5 heures dans deux rues de la ville.

    Pour les plaignants, ces arrêtés municipaux “visent substantiellement les commerçants d’origine maghrébine, appartenant à la confession musulmane” car la période visée par ces arrêtés “couvre la période du ramadan” (sic).

    Julien Sanchez nie toute connotation discriminatoire : il affirme avoir pris ces arrêtés à la demande des riverains de ces quartiers résidentiels, qui l’ont alerté sur des nuisances sonores.

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  • Une ville veut bloquer en Suisse l'aide sociale des réfugiés

    Aarburg (AG) veut verser l'aide sociale de certains étrangers sur des cartes de crédit afin qu'ils ne puissent pas envoyer l'argent à leurs familles restées au pays.

    A Aarburg, presque un bénéficiaire sur 2 de l'aide sociale est un ancien requérant d'asile, s'énerve l'UDC locale. 

    L'aide sociale est censée aider faciliter la vie de ses bénéficiaires en Suisse, et non pas aider la famille restée au pays. C'est du moins le credo d'une élue UDC chargée des oeuvres sociales d'Aarburg, en Argovie. Du coup, la ville va proposer d'ici l'automne un projet pilote pour éviter que l'argent versé aux réfugiés ne parte à l'étranger, révèle la RTS sur les ondes de la Première.

    «Presque 45% des bénéficiaires de l'aide sociale sont des anciens requérants d'asile qui vivent maintenant de l'aide sociale», constate Martina Bircher. «Et on se rend compte que 40 à 60% de l'argent que nous versons retourne dans le pays d'origine. C’est contraire à la loi, on n'a pas le droit de détourner l'aide sociale», estime l'élue qui craint en outre que l'argent puisse financer des passeurs.

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  • FDesouche bouscule la hiérarchisation de l'information

    Pierre Sautarel, l’un des principaux contributeurs du site FdeSouche, raconte àPrésent :

    "J’ai reçu une convocation de la police pour une affaire de diffamation. Sur place j’ai appris que c’était dans le cadre d’une diffamation visant Pierre Bergé qui porte plainte. On me reproche d’avoir publié sur FdeSouche un lien vers un article du site Panamza que Pierre Bergé juge diffamatoire. Juste un lien. Même pas un copié-collé de l’article.

    La police vous a traité comme un terroriste.

    C’est sans doute à rapprocher des propos récents de la sénatrice verte Benbassa ou de Laurent Joffrin de Libération. Il y a toute une stratégie en ce moment pour essayer de mettre dans un même panier islamistes, catholiques traditionalistes et patriotes français selon l’idée que tous les ennemis de la France plurielle font le jeu d’Al-Qaïda. C’est de plus en plus le discours officiel. Oui j’ai été traité avec agressivité, les trois flics qui s’assoient autour de vous, qui vous assaillent de questions dans tous les sens, les remarques qui se veulent humiliantes : «vous n’avez pas le courage de vos idées, vous n’assumez pas», les coups d’énervement un peu feints. Ils voulaient absolument obtenir une chose : que je reconnaisse que je suis le directeur de la publication de FdeSouche.Or, je ne suis pas le directeur de publication du site. Le directeur est un Indien qui vit en Inde. La police l’a déjà recherché et a enquêté sur lui par le biais d’Interpol. Cette enquête a prouvé son existence. Pour le trouver, ils ont même convoqué des Tamouls de la région parisienne qui portaient un nom ressemblant. Des Tamouls du 93 qui se sont retrouvés auditionnés car ils croyaient que c’étaient eux les responsables de FdeSouche… Les grosses manœuvres !

    Vous les rendez fous, ces flics, pourquoi veulent-ils à tout prix que ce soit vous le responsable légal ?

    L’intérêt d’avoir un directeur de la publication sous la main c’est de le poursuivre. De multiplier les procédures à gogo, d’avoir accès à toutes les données informatiques du site, de faire des réquisitions et des perquisitions informatiques. On a alors un site qui est sous le contrôle de la police et de l’Etat. C’est ce qu’ils veulent. A partir du moment où FdeSouche est hébergé à l’étranger, il faudrait que ma prétendue diffamation soit considérée comme un délit dans le pays qui l’héberge pour poursuivre. Une procédure pour diffamation contre Pierre Bergé, franchement, en Inde, ils s’en foutent…

    Plus vous avez nié et plus les policiers se sont énervés. Ils sont partis perquisitionner chez vous et ont forcé votre porte ?

    Ils ont saisi mon smartphone que j’avais avec moi lors de la convocation. Ils se sont ensuite rendus chez moi, ont forcé la porte avec un serrurier et ont entièrement perquisitionné l’appartement à la recherche de mon matériel informatique et de mon ordinateur qu’ils n’ont pas trouvé.

    Vous pensez que Pierre Bergé a pu exercer une influence en haut lieu sur cette descente ? 

    Je pense que Pierre Bergé n’a même pas besoin de demander quoi que ce soit ni d’insister. Nous sommes dans une sorte de ploutocratie où quand un grand bourgeois proche du pouvoir comme Pierre Bergé porte plainte, on y prête plus d’attention que si c’est Madame Michu, fermière dans la Nièvre. Le juge se sent tout de suite pousser des ailes, protégé et autorisé à aller loin. Je pense que Pierre Bergé a porté plainte contre les propos et que c’est le juge qui fait du zèle. C’est l’impression que j’ai eue.

    — Est-ce que vous dérangez particulièrement en ce moment ? Vous agacez le pouvoir en place ?

    Dans une période où tout nous donne raison, ils sont ennuyés, oui. Que ce soit avec l’explosion de la délinquance, comme les 17 commissariats attaqués pendant la période du 14 juillet dont aucun média en vue n’a parlé, ou avec la montée des attentats islamistes,nous assistons à l’explosion de leur France plurielle et à une grave régression au niveau sécuritaire, identitaire et civilisationnelle. Et les gens en prennent de plus en plus conscience. Même François Hollande est obligé de parler d’identité nationale pendant son discours du 14 juillet ce qui prouve que c’est au cœur des motivations de l’opinion publique. Faire taire dans un tel contexte un des sites qui est le porte-parole de ces valeurs-là, ce serait pas mal pour eux.

    Tous les jours vous trouvez des exemples dans la presse locale ou nationale, des exemples qui passent en page 25 derrière les chiens écrasés et que vous collectez et mettez en lumière. C’est particulièrement efficace.

    On ne peut pas nous accuser de mentir. Nous bousculons toute leur hiérarchisation de l’information et nous avons plus de visibilité que certains journaux professionnels ou même locaux. [...]"

    Michel Janva

  • La révolte paysanne n’est pas qu’un feu de paille

    Elle pourrait embraser tout le pays.

    Lorsque des agriculteurs qui travaillent beaucoup plus de 35 heures par semaine ne trouvent plus dans leur activité, la vente de produits évidemment indispensables à la vie, mais aussi l’entretien de nos paysages, une source de revenus acceptables et que beaucoup sont surendettés pour répondre aux exigences de la concurrence, mais aussi à l’accumulation de normes que notre administration fait appliquer avec zèle, la révolte éclate avec une brutalité que seul un gouvernement désinvolte pouvait ne pas prévoir.

    L’année dernière, les intermittents du spectacle avaient obtenu le maintien de leurs avantages en perturbant les festivals de l’été. Cette année, les paysans ont amené le pouvoir à Canossa en fermant la route des vacances. Dans les deux cas, des Français ou des étrangers bienvenus – les touristes – ont servi d’otages. Dans les deux cas, l’intérêt catégoriel n’a fait aucun cas de l’image du pays et de l’intérêt général. La loi et l’ordre ont été, comme le veut une habitude nationale, bafoués par des actions contre lesquelles le gouvernement n’a même pas osé réagir alors qu’elles portent atteinte à des piliers de notre droit : la liberté de circuler ou la propriété. La compréhension relative des Français revenait à dire : ils ont raison, mais ils feraient mieux de s’en prendre aux industriels, aux distributeurs et surtout aux pouvoirs publics, plutôt qu’à nos vacances.

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  • Les Turcs, les Kurdes et l'Europe

    La réunion de l'Otan du 28 juillet semble avoir donné toute satisfaction au gouvernement d'Ankara. "L’accord est total, unanime, sans faille", a ainsi affirmé le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg. Il s'agissait d'une session d’urgence du Conseil de l’Atlantique nord demandée par la Turquie. Elle a débouché sur un soutien appuyé à Ankara de la part des ambassadeurs auprès de l’Organisation.

    Le gouvernement turc, ou plutôt ce qui en tient lieu depuis l'échec relatif de l'AKP aux élections du 6 juin voulait pouvoir frapper, indistinctement, en théorie, aussi bien la rébellion armée kurde du PKK et les islamo-terroristes de "Daëch". Mais l'état-major d'Ankara accorde une priorité, dans la pratique, au PKK, dont l'origine marxiste-léniniste, un peu oubliée, et la guerre sanglante des années 1980 font aujourd'hui encore l'ennemi numéro 1.

    Rappelons à ce sujet que le Premier ministre Davutoglu, professeur de géopolitique, devenu ministre des affaires étrangères, proche collaborateur du chef de l'État, n'a pas encore constitué un gouvernement investi de la confiance du parlement. La constitution restant en vigueur reste parlementaire, et l'évolution vers un régime présidentiel que proposait l'AKP et que souhaitait Erdogan. semble bien avoir été refusée par la majorité des électeurs.

    Or, pour former une majorité, il faut 276 députés, et l'AKP islamo-conservateur en dispose de seulement 258, les autres partis : nationalistes du MHP 80, kémalistes du CHP 132, kurdes du HDP 80. Après avoir cherché successivement un allié auprès des Kurdes, puis des Kémalistes, il semble bien qu'Erdogan considère que le parti le moins éloigné de ses convictions soit le parti nationaliste, bien que son chef Devlet Bahçeli pose des conditions très claires : mais il lui suffit de s'abstenir, au moins dans un premier temps.

    La revendication nationaliste turque principale dans le contexte actuel est un retour à la fermeté contre le séparatisme kurde, et contre sa variante terroriste qui a ensanglanté le pays depuis maintenant 30 ans, en dépit d'un intermède appelé "processus de paix".e On aime beaucoup cette expression politiquement correcte au Département d'État. à Washington, on cherche à l'appliquer dans ce conflit, comme on l'a fait à toutes les sauces en Irlande, mais avec moins de succès au Proche-Orient, et maintenant en Colombie.

    Entre le parti kurde HDP et le pouvoir central, en présence des Occidentaux on joue au chat et à la souris : Erdogan accuse le HDP de ne pas être autre chose que la vitrine légale du PKK, et, à ce titre il refuse les accommodements et les dialogues que les Américains et les Européens bien pensants font mine de lui demander.

    À entendre Erdogan le HDP serait en effet un parti terroriste.

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    Seulement voilà : aux élections législatives turques du 6  juin le HDP arrive en tête dans les 15 provinces de l’est. Il obtient 6,5 millions de voix, soit 14 % des suffrages, et 80 députés sur 550 : c'est beaucoup pour des terroristes et cela voudrait dire que toutes les provinces orientales de la Turquie seraient favorables au terrorisme…

    Ces territoires ne ressemblent-ils pas à un Kurdistan potentiel dont la revendication pourrait devenir indépendantiste à défaut de recevoir un minimum de considération pacifique dans l'espace turc ? À force de redouter ce scénario, l'État-major d'Ankara ne le renforce-t-il pas ?

    Le grand argument serait d’une part que les Kurdes de Syrie, le PYD, les héroïques défenseurs de Kobané, ne seraient eux-mêmes pas autre chose que la branche locale du PKK, et que la zone frontalière kurde en territoire syrien devrait être "contrôlée" par l'armée turque qui y réimplanterait les réfugiés de la guerre civiel syrienne. Et ceci sous le contrôle politique de qui ? Poser la question c'est hélas y répondre.

    Sur la photo de l'agence Reuters, prise le 26 juillet à Istanbul, on voit des manifestants pacifistes brandissant des pancartes où il est écrit, sur les unes "barış", ce qui en turc signifie la paix, sur les autres "aşîtî". Ce terme appartient à une langue que parlent selon certaines évaluations plus de 2 millions d'habitants de l'ancienne Constantinople. Sont-ils tous, eux aussi, des terroristes ?

    Ou, au contraire cette population, majoritairement musulmane mais très peu fanatique, souvent "alevie", "bektashi", mais aussi "yézidie", etc., tous groupes respectueux notamment du droit des femmes, constitue le plus solide noyau de résistance dans la région face au véritable terrorisme, celui des gens du Djihadisme, du Néo-Califat, d'al-Qaïda, etc.

    Leur langue indo-européenne est comprise par un bon quart des citoyens de la république turque, jacobine dans son essence, et qui se veut par conséquent "une et indivisible". Cette minorité, incontestablement opprimée, et dont "on", – "on" c'est-à-dire le gouvernement d'Ankara, – a cherché pendant plus d'un demi-siècle à interdire que soit seulement prononcé le nom, n'hésitons pas à la nommer ici : ce sont les Kurdes.

    Dans l'Histoire des relations entre Kurdes et Turcs, ont été parcourues toutes les phases, de l'amitié à l'antagonisme. À la fin du XIXe siècle, le dernier [véritable] sultan, Abdul-Hamid II (1)⇓ ce fut une milice composée de cavaliers largement kurdes la "Hamidiyé" qui fut accusée des premiers massacres arméniens de 1894-1896. Ceux-ci, incommensurables aux persécutions génocidaires de 1915, entreprises par les jeunes-turcs  (2)⇓ ont permis la diffusion d'une légende créditant "les Kurdes", dans leur ensemble, d'une tradition de massacre à l'encontre des chrétiens.

    Tout cela pèse dans la balance des experts occidentaux. On se demandera cependant comment un "accord total, unanime, sans faille" a pu être trouvé. Sans doute les experts étaient-ils pressés de retrouver ceux qu'ils confondent encore avec leurs bons vieux alliés de la guerre froide, alors que depuis 2009 Erdogan a complètement viré de bord, désireux de prendre la direction du bloc sunnite dont Daëch est l'expression la plus sanguinaire.

    À suivre, par conséquent, à suivre de très près.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1.  Celui-ci "comme chacun le sait" régna de 1876 à 1909, date à laquelle les jeunes-turcs lui substituèrent son pauvre frère Reshad Effendi, sous le nom de Mehmet V. Lire à ce sujet le très beau "Dernier Sultan" publié par le prince Michel de Grèce (Orban, 1991).
    2.  
      cf. L'Insolent du 24 avril 2009 "Racines jacobines des crimes turcs" et, plus généralement, mon petit livre "La Question turque et l'Europe" qu'on peut se procurer via la page cataloguedes Éditions du Trident, ou par correspondance en adressant un chèque de 20 euros, port compris aux Éditions du Trident, 39, rue du Cherche-Midi 75006 Paris

    http://www.insolent.fr/#ret2