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l'information nationaliste - Page 7602

  • « Dissidence populaire » vs « plafond de verre »

    Elections départementales acte III : le Front National présentera jeudi des candidats à la présidence des 14 départements où il a fait élire 62 conseillers. Il s’agit bien sûr de mettre l’UMP au pied du mur, de débusquer son double langage, de faire apparaître sa connivence de fait avec le PS, notamment dans l’Aisne, le Gard,  le Var, le Vaucluse aux majorités incertaines et où le FN peut peser de manière notable. « S’ils veulent obtenir notre soutien, ils devront s’engager à mettre en œuvre les quatre ou cinq points qui apparaissent essentiels dans la direction politique du département. Et s’ils ne  le font pas, ils dirigeront tout seuls ». Soit  les élus UMP-UDI acceptent de signer notre charte – engagements sur la baisse des impôts, la sécurité, le chômage, refus de financer l’immigration et  d’encourager le communautarisme…- « soit ils nous envoient paître mais ils devront assumer de cogérer le département avec la gauche » a expliqué Marine Le Pen.

     Au lendemain d’une élection très difficile pour un FN encore en manque d’ancrages locaux, aux candidats souvent novices qui ont été confrontés au poids de notables, des clientélismes, au front ripoublicain et à un mode de scrutin défavorable, le FN, rappelons-le,  est arrivé en tête dans 43 départements au premier tour, avec 25,2% des voix et obtient au second tour 22,36% des suffrages, de 35% à 40% dans les cantons où il était encore en  lice. A titre d’exemple, dans l’Aisne, le FN a progressé de 5000 voix entre le premier et le second tour.

     Ce sont bien évidemment les magouilles et le refus de la proportionnelle qui empêchent les Français de bénéficier aujourd’hui de conseils départementaux réellement représentatifs.

     Ainsi, l’UDI qui ne pèse pas grand-chose,  du fait de son alliance ventouse avec l’attelage UMP-MoDem-divers droite assimilés (au total 6 942 575 voix ), revendique désormais 450 à 500 conseillers départementaux (contre 187 conseillers cantonaux sortants) et dirigera en toute hypothèse, selon  son président Jean-Christophe Lagarde, treize exécutifs départementaux.

     Le PS lui engrange 886 élus alors même que son alliance avec les candidats étiquetés Union de la gauche  lui a permis de récolter seulement 500 000 voix de plus que le FN (4 607 021 contre 4 108 404 au FN ). Les binômes Front de Gauche et  PC (moins de 400 000 voix à eux deux),  réussissent à conserver 165 élus…dont 120 élus pour le seul PC (contre 232 aux cantonales de 2011),  ce qui reste le double du nombre de sièges obtenu par le FN !

     25%  des voix au premier tour pour le FN, 22% au second, présent  dans 1 109 seconds tours et  réalisant entre 45 et 50 % dans 99 d’entre eux. Résultat…62 conseillers départementaux FN-RBM sur 4 108, soit 1,5 % du total ! Exemples emblématiques, nous en citions hier : 38% pour le FN  dans le Nord, 0 élu ;  40% dans les Pyrénées-Orientales, 0 élu ; 34,5% des suffrages pour le FN ce dimanche également dans l’Aude, 0 élu ; 39% en Moselle, 0 élu, tandis que dans ce même département aucun parti ne dépasse les 19% et que le PS avec un score deux fois inférieur (16 ;81%) décroche 14 sièges…

    Bref, ces élections apporteraient la preuve de la permanence du « plafond de verre » bloquant l’ascension d’un FN qui «  n’est pas encore une machine de second tour » explique Gaël Brustier, chercheur au Cevipol (Bruxelles), cité par Le Monde. Une partie de l’électorat de droite a été sensible aux consignes  de front républicain, «  pour l’avenir, c’est une donnée qui me semble être très compliquée pour le FN, car il essayait de démontrer avec ce scrutin qu’il pouvait jouer de manière autonome », affirme Martial Foucault, directeur du Cevipof.

     Le Politologue Pascal Perrineau dans Le Point, ou encore le journaliste de gauche spécialiste  es FN,  Renaud Dély,   tirent  eux comme conclusion de ce second tour que le FN a subi un échec, le  « marinisme »  un revers. Un Front National qui ne parviendrait pas à ébranler franchement le (très artificiel) clivage droite-gauche qui le marginalise, la force inaltérable du duopole UMP-PS. Une opposition nationale sans « parti ami » sans « réserve de voix »,  et donc condamnée à échouer aux portes du pouvoir, incapable  d’emporter un exécutif départemental  pour  y faire la preuve de ses capacité de gestion.

     Certes dans les villes FN,  cette capacité de gestion, plébiscitée dans un récent sondage par les  habitants des communes concernées, s’est traduite par les très bons  résultats réalisés aux  départementales, ce  qui prouve en  effet l’importance de l’ancrage local  pour relayer, faire progresser, légitimer les idées nationales.

    A défaut de toujours remporter le canton, le FN a fait ainsi des scores remarquables, dans une configuration très compliquée, à Mantes-la-Jolie (Yvelines),  au sein du secteur 7 de Marseille (Bouches-du-Rhône) ; il est même sorti en tête chez les électeurs de la ville d’Hayange (Moselle), de Cogolin (Var), du Luc (Var), et a été victorieux dans les deux cantons d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) , les trois de Béziers (Hérault), mais aussi à Beaucaire (Gard) , à Villers-Cotterêts (Aisne)  et dés le premier tour au  Pontet (Vaucluse)  et à  Fréjus (Var)  .

     Pour autant, il ne faut pas se voiler la face.  Cette question de la capacité du FN à fédérer, entraîner, dans une configuration de scrutin majoritaire à deux tours, est bien évidemment centrale, essentielle. Elle sera au coeur de nos réflexions, de la stratégie qui sera mise en place  pour porter  notre candidate, nos idées au pouvoir dans le cadre  de la reine des batailles, la présidentielle de 2017.

     Quoi qu’en disent les médias et les pontes de l’UMPS  qui ont perçu ces deux derniers dimanche le vent du boulet, ce Système qui défend si mal la France mais qui défend férocement ses intérêts est ébranlé, élection après élection. Un hydre UMPS à deux têtes,  désavoué, rejeté  du  fait de ses échecs, de ses mensonges, de ses orientations mondialistes, par une majorité de Français.

     Bruno Gollnisch l’a souvent dit, une des clés  de la victoire pour l’opposition patriotique (ce n’est pas la seule) réside dans sa capacité à faire sortir de leur léthargie, ces 45% à 55%  Français abstentionnistes par dégout, résignation et/ou par ce qu’ils croient qu’ils font ainsi un bras d’honneur au Système…  alors que leur grève du vote en assure le maintien.

    D’ici là, d’autres coups de boutoir peuvent être portés à ce Système par le peuple Français, notamment à l’occasion des élections régionales de décembre 2015, à la proportionnelle, qui seront beaucoup plus favorables au FN . « Les régionales devraient amplifier le résultat frontiste (des départementales, NDLR) », a ainsi relevé Jean-Yves Camus, de l’Observatoire des radicalités politiques (ORAP) à la Fondation Jean Jaurès. «Les départementales sont le scrutin le plus défavorable au FN depuis que ce parti existe, en raison de la nécessité d’une sorte de notabilité locale, et du mode de scrutin», rappelle-t-il.

    Une nouvelle étape dont  doit  se saisir le  peuple Français s’il souhaite réellement se  défendre pour  recouvrer sa prospérité, conserver  ses libertés, son identité  et sa souveraineté. Comme le notait Michel Geoffroy la semaine dernière sur le site Polemia, la caste, le Système, ce qu’il appelle  « l’oligarchie », «n’a qu’un ennemi ». « Non pas l’islamisme, ni le terrorisme, ni le chômage, ni l’insécurité, ni le réchauffement climatique, ni même le terrible Poutine. Non, l’ennemi principal, le vrai, c’est le peuple français qui décide de s’écarter de plus en plus de la voie choisie pour lui par l’oligarchie».

     « Au plan politique, ce mouvement de coupure grandissante entre la France d’en bas et la France oligarchique se traduit dans la progression du vote pour le Front National.Au plan culturel il se traduit dans la contestation croissante, par les intellectuels, des postulats sur lesquels repose le Système et dans la dénonciation du politiquement correct ».

     « Les médias, toujours simplistes, nous vantent à longueur d’antenne la réussite de la stratégie de dédiabolisation de Marine Le Pen. Mais cela vise à nous faire croire que la progression du Front National se réduirait à une question de communication ou de casting. Encore un bobard politicien ! ».

     « Car cette progression révèle avant tout un phénomène de société : l’entrée en dissidence du peuple français : une dissidence pour le moment électorale parce que les Français restent un peuple politique et policé. Mais si ce message politique ne devait pas être entendu, cette dissidence populaire pourrait, elle, finir par changer de nature.C’est la peur ? Non, messieurs les oligarques, c’est la révolution qui s’annonce ». Nous la prônons, nous, dans les urnes cette révolution patriotique, il n’est pas encore trop tard! 

    http://gollnisch.com/2015/03/31/dissidence-populaire-vs-plafond-de-verre/

  • [Communiqué] Un système à bout de souffle

    Au-delà des résultats politiciens, qui symbolisent un pays dépecé et livré aux partis ("le PS perd le Nord", "la droite gagne Belfort", etc.), les élections départementales 2015 sont surtout l’échec des institutions. Un Français sur deux n’est pas allé voter, malgré le paritarisme soudain et forcé qui était censé entraîner le vote des femmes. Des territoires entiers ont à peine voté. Les jeunes n’ont pas voté.

    Certes, le système est résilient : sur la base de découpages partisans et de prérogatives inconnues, des assemblées à peine représentatives prendront des décisions au nom de Français qui ne se reconnaissent plus dans leurs élus et au nom d’une république qui ne sait même pas se définir, se contredit et s’aveugle.

    Voilà bien le seul et véritable signal envoyé ce soir : celui d’un désaveu des institutions. Les politiciens n’inspirent plus confiance, les partis non plus, ni le bipartisme ni la démocratie comme le rappelait naguère encore le Baromètre de la confiance politique. Le système, ses “valeurs” floues et ses mécanismes rouillés sont à bout de souffle. Les Français attendent qu’on les écoute, pas qu’on fasse semblant de prendre leur rejet massif pour une volonté de continuer la mascarade. Ils attendent qu’un homme fort puisse réellement gouverner en n’étant pas prisonnier du jeu des partis, du parlement et des élections. Ils attendent sans le savoir et sans le dire un roi, qu’ils pressentent et n’osent espérer.

    Action française

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Communique-Un-systeme-a-bout-de

  • Rassemblement de la gauche: le "chemin de croix" de Manuel Valls

    Manuel Valls, qui entame sa deuxième année à Matignon, n'aura guère le temps de célébrer cet anniversaire, occupé mardi à rassembler la gauche, après la défaite aux départementales : un "chemin de croix" pour une "mission difficile" voir "impossible", pour la presse.

    "Manuel Valls ne fera pas aujourd?hui le voyage d'Allemagne. Il a dû admettre que la situation était suffisamment grave pour qu'il tente de serrer les boulons lors de la réunion des députés socialistes", note Patrick Apel-Muller, dans L'Humanité.

    Il "préfère cajoler les députés PS ce matin", persifle Henri Vernet, du Parisien/Aujourd'hui en Feance.

    Manuel Valls ne participera pas au Conseil des ministres franco-allemand mardi à Berlin et a reporté son déplacement à la Banque centrale européenne à Francfort, afin de s'adresser aux députés socialistes à Paris, a indiqué lundi son entourage.

    Un fait relevé par pratiquement tous les éditorialistes. "C?est dire l'urgence de la situation", souligne Raymond Couraud, pour L'Alsace avant d'ajouter : "Manuel Valls aura bien du mal à persuader les sceptiques du bien-fondé de ses réformes", car "le chef du gouvernement apparaît bien isolé" et "dans pareilles conditions, il lui sera extrêmement difficile d'imposer une politique", assure-t-il.

    "La mission de rassemblement dévolue à Manuel Valls paraît relever de l'impossible", selon Dominique Garraud, de la Charente Libre, à moins d'une "inflexion visible et mesurable du cap de réformes."

    "Avec son caractère sanguin et son positionnement à la droite du PS, Manuel Valls est le moins bien placé pour "rassembler la gauche"," prévient Hervé Fabre dans La Voix du Nord.

    Pour Hervé Chabaud, de L'Union, "avec une personnalité clivante comme celle du Premier ministre, l?exercice est un chemin de croix".

    "Nous allons assister à la énième révolte de la gauche du PS, qui demandera au mieux une "inflexion" de la politique de Manuel Valls, au pire son départ. Celui-ci, sûr de son fait, toisera ses adversaires", assure Paul-Henri du Limbert, dans Le Figaro.

    Dominique Greiner, pour Les Echos, croit savoir que "Manuel Valls devrait confirmer ses choix de politique économique en annonçant de nouvelles mesures en faveur de l?emploi et de l'investissement."

    "Obstination coupable, diront certains. Courage politique, diront d'autres, en observant la constance d'un Premier ministre, que ses déboires électoraux n'ébranlent pas", conclut l'éditorialiste.

    sourceAfp via yahoo :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EukZZAkFFEAvUlwUOg.shtml

  • Entretien avec Robert Ménard : « La France est une république, mais elle est d’abord la France ! »

    Source Boulevard Voltaire – « La France est une république, mais elle est d’abord la France ! » 
    Les candidats que vous souteniez dans les trois cantons à Béziers ont largement gagné hier. Quel enseignement tirer de cette victoire ?

    D’abord, une confirmation de ce que nous ressentions sans pouvoir le mesurer : notre action municipale suscite une large adhésion. Partout, nous progressons par rapport à l’élection municipale alors que nous avions contre nous tous les partis, la communauté d’agglomération, certaines forces économiques. Leur discours commun se réduisait à peu de chose : si vous votez pour les candidats soutenus par Ménard et le FN, vous isolerez votre canton. Aujourd’hui, ce sont eux qui sont isolés. Le pire des isolements : ils sont coupés du peuple !

    Ensuite, un constat qui découle de ce qui précède : l’alliance de cette crédibilité municipale et d’un vote national, principalement incarné par le FN, est réellement la formule magique pour espérer l’emporter partout et à toutes les élections.

    Vous aviez pourtant subi, toute la semaine dernière, les leçons de la part des « républicains », y compris le Premier ministre : ça ne marche plus auprès des Biterrois ?

    Ça n’a jamais beaucoup marché… Cependant, ces leçons de républicanisme sont dangereuses. Elles font courir un grand danger à la République. À force de prétendre, par exemple, qu’être contre l’immigration, c’est être antirépublicain, la gauche va finir par détourner de la République des millions de personnes.

    Il ne faut pas accepter ce rapt de la République. Etre républicain n’est pas une religion révélée dont le prophète serait Jean Jaurès ou Manuel Valls. La France est une république, mais elle est d’abord la France. Il ne faut pas faire de la République une morale. Ce serait une faute.

    Au niveau national, le FN n’a finalement réussi à gagner aucun département : c’est une déception ?

    Oui, dans la mesure où une victoire aurait permis de briser une nouvelle digue, de dédramatiser la vie politique de ce pays, et donc de gagner du temps. Cependant, cette élection a une vertu : montrer le caractère obsolète de notre mode électoral. Quand un parti est le plus important d’un département, approche les 40 % mais que ce département est finalement géré par un autre parti qui représente moins de voix, est-ce vraiment… républicain ?

    Le modèle biterrois est-il exportable ailleurs en France ou à un autre niveau ?

    Je n’aurai pas l’outrecuidance d’imaginer qu’il existe un modèle ou une méthode dont nous détiendrions, seuls, le brevet. Il y a quelques règles, simples, à respecter : s’engager à fond, être sincère, dire la vérité aux citoyens, même quand il est plus simple de la taire. Nous aimons nos villes, mais nous ne sommes pas coupés du reste du pays. À quoi bon changer sa ville si la France s’écroule ? L’enracinement local est l’indispensable maillage territorial qui peut donner la victoire totale au camp patriote.

    http://fr.novopress.info/

  • En France, seuls les humoristes de gauche ont le droit de s'exprimer

    Esprit Charlie, es-tu là ?

    Quand l’humoriste Guy Bedos compare Marine Le Pen à Hitler (en 2013), le milieu bobo s'esclaffe.

    Quand Jean Roucas fait de même avec Hollande, il est viré.


    Michel Janva

  • État Islamique : L’apocalypse au nom d’Allah – 4e partie

    III. L’Apocalypse

    Tous les musulmans admettent que seul Dieu connaît l‘avenir. Mais ils admettent également qu’il nous a accordé un moyen de l’entrevoir grâce au Coran et aux paroles du Prophète. L’État islamique considère que l’origine divine de ces écritures et de ces récits tient une place centrale. En cela, il se distingue de presque tous les autres groupes djihadistes du moment. C’est dans cet aspect des choses qu‘il est le plus audacieux par rapport à ses prédécesseurs, en donnant à sa mission une nature très clairement religieuse.

    Par Graeme Wood

    Pour faire simple, al-Qaeda agit comme un mouvement politique clandestin aux visées planétaires et intemporelles – l’expulsion des non-musulmans de la péninsule arabique, l’abolition de l’État d’Israël, la fin du soutien aux dictatures dans les pays musulmans.
     

    L’État islamique possède également des objectifs globaux (incluant, partout où il s’est implanté le ramassage des ordures et le maintient de la distribution d’eau), mais la fin des temps constitue un leitmotiv de sa propagande. Ben Laden faisait rarement mention de l’apocalypse et lorsque c’était le cas, il avait l’air de penser qu’il serait mort depuis longtemps quand sonnerait enfin l’heure du jugement dernier.

     
    Will McCants, membre du Brookings Institution et auteur d’un ouvrage en cours sur la pensée apocalyptique de l’État islamique, affirme que “Ben Laden et Zawahiri appartiennent à l’élite des familles sunnites et regardent avec une certaine condescendance ce genre de spéculations populaires“.

    Durant les dernières années de l’occupation américaine en Irak, les pères fondateurs de l’État islamique au contraire voyaient partout des signes de la fin des temps. Ils attendaient avant un an la venue du Mahdi – une figure messianique destinée à conduire les musulmans à la victoire avant la fin du monde.

    Pour certains véritables croyants – ceux du genre passionnés de luttes épiques entre le Bien et Mal – les visions apocalyptiques de bains de sang répondent à un besoin psychologique profond. Parmi les partisans de l’État islamique, j’ai rencontré Musa Cerantonio, l’Australien, qui avait manifesté un profond intérêt au sujet de l’apocalypse et sur l’apparence des derniers jours de l’État islamique – et du monde.

    Une partie de ces prédictions lui sont propres, et n’ont pas encore valeur de doctrine. Mais d’autres parties proviennent des sources sunnites les plus courantes et imprègnent toute la propagande de l’État islamique. Notamment la croyance selon laquelle il n’ y aura que 12 califes légitimes et que Baghdadi est la huitième et que les armées de Rome se masseront dans le Nord-Est de la Syrie pour y rencontrer celles de l’Islam.

    L’ultime confrontation entre l’Islam et l’Antéchrist se déroulera à Jérusalem à la suite d’une nouvelle ère de conquête islamique.

    La ville syrienne de Dabiq, près d’Alep, revêt une importance énorme aux yeux de L’État islamique. Son magazine de propagande porte d’ailleurs son nom. La conquête (onéreuse) de cette ville pourtant située dans une plaine dépourvue d’intérêt stratégique a donné lieu à des célébrations hystériques.

    On raconte que c’est là, selon le Prophète, que les armées de Rome dresseront leur camp. Les armées de l’Islam les y rencontreront, et Dabiq sera pour Rome l’équivalent de Waterloo ou d’Antietam.

    Comme l’a twitté un partisan de l’EI, ”Dabiq est une plaine agricole, on imagine aisément que de grandes batailles puissent s’y dérouler”. La perspective de cet événement fait saliver les propagandistes de l’État islamique qui laissent constamment entendre que cela va arriver bientôt. Leur magazine cite Zarqawi : “l’étincelle a jailli ici, en Irak et son feu va continuer de croître… jusqu’à consumer les armées croisées à Dabiq.

    Une récente vidéos de propagande utilise des extraits de films hollywoodiens sur le thème médiéval – peut-être parce que nombre de ces prophéties prédisent que les armées seront à cheval et équipées d’armes anciennes.

    Maintenant qu’il contrôle Dabiq, l’État islamique attend l’arrivée d’une armée ennemie dont la défaite déclenchera le compte à rebours de l’apocalypse. Les médias occidentaux font fréquemment l’impasse sur Dabiq lorsqu’ils analysent les vidéos de l’EI, pour se focaliser sur les terribles images de décapitation.

    Nous sommes là, enterrant le premier croisé américain à Dabiq, attendant avec impatience l’arrivée du reste de vos armées” assène un bourreau masqué dans une vidéo réalisée en novembre et montrant la tête tranchée de Peter Kassig (Abdul Rahman), un aide humanitaire qui était retenu prisonnier depuis plus d’un an.

    Le mois suivant, en Irak, la rumeur selon laquelle des moudjahidines auraient aperçu des soldats américains pendant des combats, a provoqué sur les comptes Twitter de l’EI une véritable vague de messages où l’enthousiasme le disputait à l’excitation.

    Le récit prophétique qui prédit la bataille de Dabiq désigne Rome comme l’ennemi. Qui est “Rome”, maintenant que le Pape n’a plus d’armée, la question reste toujours sans réponse. Pour Cerantonio, il s’agit de l’Empire romain d’Orient dont l’ancienne capitale est aujourd’hui Istanbul.

    Nous devons penser à cette Rome comme à la république de Turquie – la même République qui mis fin au “califat ” il y a 90 ans. D’autres sources au sein de l’EI y voient plutôt l’ensemble des armées infidèles, au premier rang desquelles, celle des États-Unis.

    A l’issue de la bataille de Dabiq, Cerantonio affirme que le califat s’étendra et mettra à sac Istanbul. Certains pensent même qu’il couvrira toute la surface de la Terre, mais Cerantonio suggère plutôt que son étendue ne dépassera pas le Bosphore.

    Un anti-Messie, que la littérature apocalyptique musulmane nomme Dajjal viendra de la région de Khorasan dans l’Est de l’Iran et tuera un grand nombre de guerriers du califat, jusqu’à ce qu’il n’en demeure plus que 5.000, encerclés dans Jérusalem.

    Mais au moment où Dajjal s’apprêtera à les achever, Jésus – le second prophète le plus révéré en Islam – reviendra sur terre, transperçant Dajjal et conduisant les musulmans à la victoire.

    “Dieu seul sait” si les armées de l’EI sont celles de la prédiction, déclare Cerantonio. Mais il est confiant. “Le Prophète a dit qu’un signe de l’arrivée imminente de la fin des temps serait que les gens n’évoqueraient plus depuis longtemps cette fin des temps. Si vous allez aujourd’hui dans une mosquée, vous verrez que les prêcheurs restent silencieux sur ce thème”.

    Selon cette théorie, même les revers infligés à l’EI sont sans importance, Dieu a d’ores et déjà programmé la fin prochaine de son peuple. Pour l’État islamique, le meilleur et le pire sont à venir.

    http://fortune.fdesouche.com/378107-etat-islamique-lapocalypse-au-nom-dallah-4e-partie

  • Nicolas Sarkozy attaque Marine Le Pen sur son physique : ça vole haut !

    Le moins que l'on puisse dire est que le citoyen Sarkozy ne fait honneur ni aux Français ni à la France.

    Au lendemain de sa défaite électorale, en 2012, Nicolas Sarkozy l’avait dit : « Je m’apprête à redevenir un Français parmi les Français. »

    Çà reste entre nous, hein ? Deux ans de confidences de Nicolas Sarkozy, paru en novembre dernier, l’ex-président de la République, « plus vrai que nature, bouillonnant, impatient, truculent », selon l’éditeur, décrit Marine Le Pen comme étant une « masse, elle fait hommasse, épaisse », aux airs de « déménageur ».

    Le moins que l’on puisse dire est que le citoyen Sarkozy ne fait honneur ni aux Français ni à la France. Vulgaires, grossiers et parfaitement sexistes, ses propos sont des coups bas qui, lancés dans les cours de récréation, il y a quelques décennies, couvraient immédiatement leurs auteurs de honte. La honte ? L’Apollon Sarkozy ne connaît pas, puisqu’il vient de récidiver.

    Après les insultes générales, le président de l’UMP entre dans les détails. Et c’est entre les deux tours qu’il a lancé à propos de Marine Le Pen : « Cette voix éraillée… On dirait un soudard ! »

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  • Que la droite renoue avec une politique de civilisation

    Sociologue et chroniqueur québécois, Mathieu Bock-Côté croit voir une confirmation dans les urnes d'une vague de fond véritablement conservatrice en France, mouvement allant "au-delà des partis qui le traduisent plus ou moins bien, et qui ne semblent en deviner ni la signification, ni la portée.". Extraits de sa tribune publiée dans Figaro Vox :

    "la droite française, aujourd'hui, semble renoncer à se définir simplement comme une version modérée du progressisme et connait une véritable renaissance intellectuelle. Elle entend restaurer son propre imaginaire politique et culturel. On a beaucoup parlé du thème des valeurs ou des questions sociétales. À travers ces dernières, la droite renoue avec la question anthropologique. Elle ne doit plus seulement préciser sa vision de la société, mais aussi, sa vision de l'homme. Ce qui redonne un contenu existentiel à l'affrontement politique.

    Cette opposition se formule ainsi: l'homme doit-il se libérer de son identité héritée ou doit-il renouer avec le principe de l'enracinement qui le situe dans une civilisation particulière? Dans un cas, on cherchera à extraire l'individu de son histoire, comme s'il fallait le détacher de son pays, de sa culture, de sa religion, de son sexe. On idéalisera une humanité indifférenciée. On pensera chaque différence à la manière d'une discrimination à combattre. Dans l'autre, on se portera à la défense des ancrages sans lesquels l'humanité est condamnée à une nudité terrifiante.

    On s'explique mieux alors l'enthousiasme de la gauche terranoviste pour la théorie du genre ou pour le multiculturalisme. Paradoxalement, en se voulant libertaire, elle se montre très autoritaire, car le reconditionnement généralisé de la population, pour la contraindre à se déraciner alors qu'elle ne le souhaite pas, est une entreprise inévitablement coercitive.On s'explique tout aussi bien l'attachement des conservateurs à l'identité nationale et leur désir de rappeler les racines chrétiennes de la France: ils font valoir un droit à la continuité historique.

    C'est dans cette perspective qu'il faut comprendre la critique systématique de Mai 68 qui n'apparait plus seulement comme un événement historique, mais comme le mythe fondateur d'un nouveau régime où le politique s'est investi d'une mission démiurgique: couper les peuples de leur histoire, faire table rase et accoucher du nouvel homme nouveau, sans mémoires ni attaches. Attaquer mai 68, cela consiste à déclencher un conflit de légitimité portant sur la définition même de la démocratie contemporaine.

    Certains sourient lorsqu'on en appelle à une politique de civilisation. La formule vise pourtant juste. La vocation du conservatisme, à l'époque actuelle, ne consiste pas seulement à gérer avec une plus grande efficacité une société aspirée par la mondialisation et le multiculturalisme mais bien à renouer avec les grandes références sacrifiées de la civilisation occidentale pour les réinventer et les refonder.Il est pour cela indissociable de la question identitaire. C'est à travers elle que les peuples cherchent à nommer ce besoin fondamental d'ancrages et d'appartenance.

    [...] De grands mouvements populaires peuvent avorter. Il n'en demeure pas moins que la France devient un laboratoire fascinant où se réinvente le conservatisme occidental."

    Quand Mathieu Bock-Côté parle de la "droite française", ne fait-il référence qu'à ses électeurs ? La renaissance intellectuelle au sein des partis de droite ne saute pas aux yeux...

    Louise Tudy  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html