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l'information nationaliste - Page 7814

  • Monsanto: Sa vie, son empire en 3 minutes

    Monsanto, probablement une des compagnies les plus critiquées dans la société actuelle. Pourtant, rien n’arrête ce géant américain qui ne cesse d’augmenter ses profits année après année.

    Monsanto, c’est cette compagnie qui offre du maïs transgénique à la population pour se nourrir et qui demande aux agriculteurs de payer chaque année pour avoir le droit de planter les graines offertes par la firme.

    Le résultat est inquiétant pour tous: les OGM sont de plus en plus utilisés un peu partout dans le monde et les petits agriculteurs ne peuvent poursuivre leurs activités, faute de fond. Et c’est ainsi que le monopole Monsanto est à nos portes.

    http://fortune.fdesouche.com/

  • La France menacée par l'islamisme et l'angélisme

    D'Ivan Rioufol :

    "Le danger islamiste en France ? Fantasmes xénophobes ! La nation invivable ? Élucubrations réactionnaires ! Dans l’univers cotonneux de la Hollandie, où les peurs sont bruyamment moquées, l’inquiétude est bannie. L’optimisme d’État est repris par le chœur médiatique, prêt à avaliser les fadaises du Politburo sur le doux vivre ensemble et l’avantageux socialisme. On connaît la fin de l’histoire : mercredi, tandis que la France cédait à la Grande-Bretagne sa place de cinquième puissance mondiale, deux djihadistes faisaient un carnage à Charlie Hebdo (12 morts, dont six fameux journalistes). Une fusillade mortelle éclatait aussi jeudi matin dans une rue de Paris. Bien plus qu’une attaque contre la presse et la liberté d’expression, ces tueries sont une déclaration de guerre à la France. Elles obligent l’État pantouflard à se confronter à ses ennemis intérieurs, qu’il n’ose nommer par angélisme.

    Les propagandistes du "Tout va très bien" peuvent mesurer leurs sottises, eux qui brocardent les "déclinistes" coupables de s’affoler de ce qu’ils voient. Depuis le 7 janvier - date qui clôt quarante années de désastres idéologiques - les dénégationnistes sont en sursis. Certes, ils persistent à édulcorer les dangers, obscurcir les causes, désigner de faux coupables. Ils ne peuvent admettre leur responsabilité dans le déclassement de la nation et son éclatement. Le complexe politico-médiatique, qui verrouille encore le Système, va ainsi s’accrocher à son pouvoir, et méchamment. De ce point de vue, 2015 promet son lot de faussetés qu’il faudra combattre. Mais les réalités brutales sont les meilleures alliées de ceux qui somment les autruches de relever la tête, ou de déguerpir.


    S’observe, dans la France de ces faiseurs de morale, une odieusecomplaisance pour le fascisme qui s’installe dans les cités et qui vient de tuer : tel est le scandale qu’étouffe la bonhomie élyséenne, qui se contente de répéter avec ses perroquets :"Pas d’amalgame !""

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Croisade et Djihâd : Le problème de la guerre dans le christianisme et l’islam

    "Dieu le veut !"

    C'est par ce cri enthousiaste que, selon les chroniqueurs, les chevaliers présents à Clermont en novembre 1095 répondirent à l'appel d'Urbain II qui leur prescrivait, "pour la rémission de leurs péchés", d'aller combattre les infidèles et leur arracher par la force des armes le Saint Sépulcre, le tombeau du Christ, entre leurs mains depuis 638. Cet appel allait conduire à deux siècles de conflits effectifs en Terre sainte (1096-1291), avec leur cortège de massacres, de captivités et de souffrances diverses, mais plus encore à plusieurs siècles d'idéologie guerrière résultant de la formation d'un concept qui choque aujourd'hui les consciences chrétiennes : la notion de croisade, de guerre sainte.

    Cette notion n'est pas née brusquement dans l'esprit d'Urbain II. Elle est l'aboutissement d'une lente évolution qui conduisit les chrétiens de la non violence primitive à la guerre sacralisée contre les "infidèles", les musulmans ; mieux vaudrait d'ailleurs parler de révolution, tant la métamorphose fut ici radicale. Mais elle s'accomplit en plus de 1000 ans, et non sans déchirements.

    L'islam, pour sa part, ne connut pas semblables tiraillements. La notion de "guerre pour la foi" y fut acceptée dès l'origine et on peut même considérer qu'à l'époque de la première croisade l'élan primitif du djihâd s'était quelque peu affaibli. Ainsi, paradoxalement, c'est la croisade qui en rejoignant le djihâd né bien avant elle, 370 ans plus tôt, contribua à le relancer en terre d'islam. Les braises n'en sont pas encore éteintes aujourd'hui. Raison de plus pour tenter de comprendre l'origine et l'évolution de ces deux notions concurrentes.

    Jésus, Mahomet et la guerre

     

    Même si Jésus ne fut pas le "doux rêveur parcourant les collines de Galilée"qu'imaginait Ernest Renan, il est établi que son message et son attitude furent, tout au long de sa vie, conformes à une exigence rigoureuse : celle d'une absolue non violence. Il affirme en effet que son royaume n'est pas de ce monde, et qu'on le gagne par la soumission aux autorités (alors païennes !), par l'amour de ses ennemis, même au prix du martyre ; il ajoute que quiconque prendra l'épée périra par l'épée : c'est ainsi qu'il refuse d'entraîner dans un coup de force les milliers de pèlerins qui, rassemblées à Jérusalem pour célébrer la Pâque, voient en lui le "roi qui vient" et veulent le porter au pouvoir. Refusant de mêler la foi au politique, il se retire alors à Béthanie, décevant ainsi ses partisans qui l'abandonnent ; arrêté par les soldats romains, il refuse de se défendre, interdit à ses disciples de le faire, et se laisse crucifier, priant même pour les bourreaux qui le clouent sur la croix. Il y a donc chez Jésus un double refus : celui du pouvoir politique, celui de l'usage des armes et de la violence. Rien de tel chez Mahomet qui, dès l'origine, se manifeste à la fois comme prophète de Dieu et chef de guerre avant de devenir chef d'état ; Mahomet n'établit jamais de distinction entre action religieuse et action politique, et n'éprouve aucune réticence à l'usage de la force armée contre ses ennemis, confondus avec les ennemis de la foi. Il prend part à plusieurs combats, les armes à la main, et dirige la plupart des batailles livrées selon ses directives par ses adeptes contre les tribus juives des alentours, puis contre les tribus arabes païennes. Il ne recule pas non plus devant l'assassinat politique, faisant ainsi "liquider" ses adversaires (par exemple les poètes arabes qui l'avaient dénigré dans leurs œuvres). L'usage des armes pour le triomphe de sa cause lui paraît donc tout à fait légitime, tout comme le butin, prise de guerre ; après la victoire, sur ordre du Prophète, ses guerriers tuent les hommes, prennent femmes et enfants comme esclaves et se partagent les biens des vaincus; une révélation coranique vient même établir les règles du partage : le Prophète, outre sa part individuelle, recevra deux dixièmes du butin total qu'il répartira ensuite à parts égales, un tiers pour lui-même, un tiers pour sa famille, un tiers pour les pauvres et orphelins. C'est dire que la guerre ne pose aucun problème de conscience au Prophète; il n'hésite d'ailleurs pas à promettre le paradis aux guerriers de l'islam qui viendraient à mourir dans le djihâd, la lutte armée contre les infidèles. Tabari rapporte à ce sujet cette anecdote : avant le combat de Bedr, Mahomet exortait ses soldats, en leur disant que, pour gagner le Paradis, il ne leur fallait que le martyre. Entendant cela, Omaïr, qui mangeait une poignée de dattes, les jeta en disant : "S'il en est ainsi, j'ai assez d'une date jusqu'à ce que j'entre au Paradis" ; il se lança dans la bataille, tua plusieurs ennemis et trouva la mort lui-même. On le voit, les idées de guerre sainte et de Paradis promis à ceux qui mourraient en combattant les infidèles sont bien présentes dès les origines même de l'islam.

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  • I-Media n°35

  • Début de panique chez les “élites” ?

    Dans le contexte de menace terroriste majeure à laquelle la France est confrontée depuis mercredi, la gestion de la protection des personnalités est devenue extrêmement délicate. Au cabinet du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, on se refuse à livrer des noms. «C’est une question de sécurité et nous n’exposerons pas la vie des personnes», déclare au Figaro un conseiller du ministre.

    Le sujet est d’autant plus sensible que

    «des dizaines de demandes ont afflué à Beauvau en 24 heures, de la part de personnalités se sentant en danger»,

    confie un haut fonctionnaire de police. Au point que le ministère a dû organiser une réunion pour faire un «tri», selon des critères draconiens.

    Les bénéficiaires d’une équipe de gardes du corps préfèrent ne pas trop ébruiter la chose.

    Et ceux qui se sont vu refuser cette «faveur» peuvent nourrir une certaine frustration.

    À Paris, la Préfecture de police a accordé des agents en tenue pour protéger des bâtiments de presse notamment.

    Mais la protection individuelle dépend de la Direction générale de la police nationale (DGPN). Les anges gardiens qu’elle dépêche sont alors prélevés au sein de l’ex-Service de protection des hautes personnalités (SPHP), rebaptisé récemment Service de la protection (SDP).

    Composée de 770 agents surentraînés, dont une quarantaine de femmes, cette unité d’élite protège déjà à l’année des dizaines de personnalités, au premier rang desquelles figurent le chef de l’État et les membres du gouvernement.

    L’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat), rattachée au DGPN, jauge le risque réel.

    «Tout est apprécié au cas par cas, et un diagnostic est rendu, enrichi d’une échelle de risques graduée de 4 (normal) à 1 (très élevé)», dit l’un de ses membres.

    «Ce n’est jamais la personnalité menacée qui définit la dimension de son dispositif de protection», précise-t-il.

    Aveuglés par la haine, extrémistes et fondamentalistes peuvent se focaliser sur une cible, en lui envoyant des colis suspects, des balles dans des enveloppes ou en multipliant les appels anonymes. Certains sont prêts à passer à l’acte coûte que coûte.

    Dans son rapport publié en 2010 sur la protection des hautes personnalités, la Cour des comptes préconisait la réduction des dépenses des «bodyguards» de la République.

    Selon les calculs de la juridiction financière administrative française,

    le budget moyen d’un policier affecté pour ce type de contrat s’élèverait à 71.879 euros par an.

    Une somme à apprécier au regard de ce que vaut une vie.

    http://fortune.fdesouche.com/370917-debut-de-panique-chez-les-elites

  • L’unité nationale n’est pas possible !

    Hélas la réalité finit toujours par nous rattraper et elle fait mal.

    Après le drame de Charlie Hebdo, la prise de conscience amère, et les réactions, l’espace d’un instant, on a cru pouvoir retrouver une unité nationale que l’on croyait perdue. La France est attaquée et les Français se retrouvent pour faire front commun contre la barbarie.

    Très vite sont organisés, partout en France, des rassemblements en soutien aux victimes et surtout à leurs familles. Des foules disparates, de toutes obédiences politiques et religieuses. J’ai espéré y voir la réponse appropriée au Suicide français. Non, M. Zemmour, le peuple français ne meurt pas, il se révolte !

    Lire aussi : Non, je ne suis pas Charlie !

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  • Marine Le Pen et le FN ne seront pas présents à la « marche républicaine »

    Marine Le Pen et le FN ne seront pas présents à la « marche républicaine ». Il est vrai qu’elle n’y a pas sa place, ne serait-ce que pour la raison qu’elle ne doit pas défiler aux côtés de ceux qui indéniablement, par leur politique, ont une responsabilité dans le carnage de Charlie Hebdo.

    Mais Marine est fine tacticienne, elle s’y est pris de manière très intelligente. Alors que tous les suiveurs – y compris le CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) – accouraient pour annoncer leur participation à cette marche, Marine Le Pen s’est étonnée de ne pas y avoir encore été invitée. D’où l’embarras de ses adversaires politiques qui sont bêtement tombés dans le panneau : faut-il oui ou non inviter Marine le Pen ?

    Les plus intelligents – et les plus redoutables – comme Alain Juppé et Julien Dray ont vite flairé le piège et dit qu’il fallait que tout le monde soit uni, comprenez donc, y compris Marine Le Pen. Les plus sectaires et les plus stupides ont hurlé leur indignation d’une telle proposition, écartant Marine Le Pen d’une marche à laquelle elle ne désirait pas franchement participer !

    Résultat, la présidente du Front National gagne sur les deux tableaux : elle apparaît encore un peu plus comme la solution sécuritaire face à l’Islam, solution rejetée encore une fois par une classe politique qui montre un peu plus sa réelle uniformité.

    Bien joué Marine !

    Xavier Celtillos

    http://www.medias-presse.info/marine-le-pen-et-le-fn-ne-seront-pas-presents-a-la-marche-republicaine/22378

  • Les « élites » contre Pegida (Présent 8267)

    « Nous sommes le peuple ! », voilà plus de deux mois que des foules de plus en plus nombreuses défilent avec ce slogan dans les rues des principales cités allemandes. On notera qu’elles ne disent pas « Nous sommes le peuple allemand. » Néanmoins, la droite du CSU comme des alliés sociaux-démocrates du SPD de la coalition en place ne veulent voir dans ces démonstrations que l’expression d’une « haine »nationaliste. Ainsi Angela Merkel a-t-elle déclaré : « Nous devons dire (…) que l’extrémisme de droite, l’hostilité envers les étrangers et l’antisémitisme ne doivent avoir aucune place dans notre société. »

    Les « élites » contre Pegida (Présent 8267)Nul n’a jamais entendu dans ces défilés le moindre cri hostile aux juifs, ce qui n’empêche pas Mme Merkel d’en fustiger l’antisémitisme. Et si tous les manifestants étaient d’extrême droite, alors cet extrémisme-là serait singulièrement puissant qui, tous les lundis, réuniraient depuis des semaines des dizaines de milliers de participants dans de nombreuses villes ! En réalité, c’est le tout-venant des citoyens allemands que l’on retrouve sur le pavé, las de se sentir de moins en moins chez eux dans leur pays.

    Les étrangers ? Outre-Rhin, nos voisins n’ont rien contre les Suisses, les Français ou d’autres Européens qui se fondent dans le paysage. Le problème, ce sont ceux qui se réclament de l’islam, d’où le nom du collectif qui appelle à manifester « Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident » (Pegida). Aussitôt, en un réflexe conditionné, la classe politico-médiatique pavlovienne a répliqué : « islamophobie ! »

     

    Comment les dirigeants pourraient-ils comprendre ce qui se passe en Allemagne – et ailleurs en Europe – s’ils continuent à n’y voir que ce qu’ils veulent : la haine, le racisme, l’extrémisme, l’islamophobie ? Ce genre de manifestations est sans précédent en Allemagne. Cela mériterait que Mme Merkel s’y arrêtât. Mais non ! Elle réduit cette nouveauté à des slogans éculés. Car c’est rassurant pour elle et la prétendue élite qui fait chorus.

    Crier « Nous sommes le peuple », ce n’est pas une manifestation de xénophobie, c’est revendiquer d’être écouté et compris par les pouvoirs en place. C’est dire que la politique d’immigration ne doit pas être décidée d’en haut, sans les citoyens et contre eux. Depuis 2010, l’Allemagne est la première destination des demandeurs d’asile. Pegida demande que soit mis fin à cela et au « fanatisme religieux et à toute forme de radicalisme » suscité par l’islam.

    Tous les pouvoirs se liguent contre ce peuple-là. Le pouvoir politique, certes, mais aussi le pouvoir religieux, le cardinal Woelki a éteint l’éclairage de la cathédrale de Cologne car les « pegidistes » devaient défiler devant. Le pouvoir culturel : l’opéra lui aussi est resté dans l’obscurité. Le pouvoir économique : le bâtiment de Volkswagen n’a pas été éclairé ce soir de manifestation. Le pouvoir médiatique: le quotidien Bild a pris position contre Pegida. C’est une nouvelle « sainte » alliance des « élites » conte le peuple, c’est-à-dire de ceux qui, dans leurs quartiers protégés, ne souffrent ni de l’immigration ni de l’islamisation et voudraient que les humbles qui en sont les premières victimes courbent l’échine.

    Guy Rouvrais

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  • Médias : droit d'informer et devoir de se taire

    Vincent Trémolet de Villers plaide pour le droit d'informer et le devoir de se taire, et explique dans le Figarovox comment l'information en temps réel peut nuire à une enquête, notamment du type de celle concernant les tueurs de Charlie hebdo :

    [...] "Le massacre de Charlie Hebdo depuis mercredi 11 h 30 est devenu une gigantesque édition spéciale. Cet effet médiatique, les terroristes et les criminels sont les premiers à l'avoir intégré. [...] Les barbares 2.0 sont les héros d'une série qu'ils ont eux-mêmes écrite. Ainsi nous vîmes mercredi matin, dans une vidéo insoutenable, l'un des terroristes achever un policier à terre comme dans un geste «appris» à la télévision. [...]

    L'art de l'enquête comme celui de la guerre exige, en effet, de connaître, sans qu'il le sache, les intentions et la stratégie de l'adversaire. Avant l'information continue et les réseaux sociaux, les journalistes suivaient minute par minute le travail de la police, mais les éléments qui filtraient étaient le plus souvent «sous contrôle». C'était il y a un siècle. Aujourd'hui, le criminel traqué ajoute au GPS de sa voiture la géolocalisation permanente de ses poursuivants à laquelle il a accès en temps réel.[...]

    C'est qu'au cœur de cette course-poursuite les journalistes sont lancés, eux aussi, dans une épreuve de rapidité et d'endurance.Cette frénésie contrarie le plus souvent le travail de la police.[...]

    Hugues Moutouh, l'ancien conseiller spécial de Claude Guéant et auteur de 168 heures chrono, la traque de Mohamed Merah, le confirme. «Lors d'une enquête judiciaire sensible, affirme-t-il, le plus souvent les médias sont un boulet.» Lui reviennent les erreurs des chaînes d'informations continues qui semaient la confusion au plus haut niveau de l'État. Ainsi, le directeur de cabinet de François Fillon ne savait plus que croire entre les rumeurs de fuite, de mort ou de reddition. Le télescopage entre l'enquête policière et l'enquête journalistique qui a fait perdre quelques précieuses heures aux services d'enquête. La crainte enfin d'une fuite médiatique au moment de la tentative d'interpellation. [...]

    Instaurer des règles? Une seule est fiable: la responsabilité personnelle. Ce que Pierre Péan, l'un des plus chevronnés de la prestigieuse confrérie des enquêteurs, exprime en ces termes: «Ma règle essentielle n'est pas propre au journalisme: je tiens à me regarder dans la glace le matin sans dégoût. J'estime que j'ai le droit, voire le devoir, de ne pas tout dire ce que je sais. Le journalisme, ça n'est pas seulement trouver, mais c'est choisir.»"

    Marie Bethanie