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l'information nationaliste - Page 7817

  • C'est une vraie guerre : la guerre du fanatisme islamiste contre l'Occident

    D'Alexis Brézet dans Le Figaro :

    "C'est une guerre, une vraie guerre, menée non par des soldats mais par des assassins de l'ombre, des tueurs méthodiques et organisés, dont la tranquille sauvagerie glace le sang. Elle a tué, hier, en plein Paris.

    Cette guerre, longtemps nous n'avons pas voulu la voir. Elle se déroulait si loin de nous, n'est-ce pas?, aux confins de la Syrie, de l'Irak, du Nigeria ou de la Libye… Par scrupule - sans doute par peur aussi -, nous n'osions pas même dire son nom. Les oiseaux de mauvais augure qui ne craignaient pas d'enfreindre la consigne étaient promptement disqualifiés. Les signes avant-coureurs - ces «gestes fous» commis à Noël encore par des «déséquilibrés» - aussitôt minimisés. Depuis hier, les euphémismes ne sont plus de mise: c'est une guerre, une vraie guerre, qui nous a été déclarée: la guerre du fanatisme islamiste contre l'Occident, l'Europe et les valeurs de la démocratie.

    [...] Face à la guerre, le premier devoir est de s'unir. [...] Mais le second devoir est de s'armer. Moralement, d'abord - comment défendre nos valeurs si nous ne sommes pas convaincus de leur prééminente dignité? Politiquement et juridiquement, ensuite: trop longtemps, au nom d'un humanisme perverti, d'un antiracisme dévoyé, nous avons fait preuve de complaisance envers nos pires ennemis. Ces «enfants perdus du djihad», ces fanatiques qui se déchaînent sur Internet, mais aussi ces groupes d'influence qui, drapés dans leurs oripeaux «communautaires», conspirent à ciel ouvert contre notre pays et sa sécurité. Contre ceux-là, nous devons frapper. Sans faiblesse ni pusillanimité. Quand la guerre est là, il faut la gagner."

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Ecologie...

    Ainsi, M. Hollande serait, sinon devenu écologiste, en tout cas désormais plus sensible aux questions environnementales : après tout, pourquoi pas, même si je reste sceptique… N’est-ce pas lui qui, il y a à peine quelques semaines, en novembre dernier, souhaitait que la France participe à l’exploitation des énergies fossiles en Alberta, au Canada ? A l’époque, son ancienne ministre de l’écologie Delphine Batho déclarait, grinçante : « (L’Alberta) est l’endroit où il y a une catastrophe écologique gigantesque, des destructions de la forêt boréale, des égouts à ciel ouvert et c’est le pétrole qui est le plus sale du monde ». Rien de très rassurant pour l’environnement, n’est-ce pas ?

    Mais le président, désormais engagé dans ce qui ressemble à une campagne électorale présidentielle (deux ans et demi avant le terme de son premier mandat…), cherche à se parer des couleurs de l’écologie pour mieux désarmer d’éventuels concurrents venus des milieux Verts : d’ailleurs, à entendre lundi soir M. de Rugy, député de Loire-Atlantique prêt à assumer des responsabilités ministérielles dans le gouvernement de M. Valls, les sirènes hollandaises ont quelque charme… et quelque succès ! Quand le premier ministre assure que le chantier de l’aéroport annoncé à Notre-Dame-des-Landes démarrera dès la mi-2015, le président en exercice, lui, est moins catégorique, évoquant le début des travaux au terme des recours engagés, ce qui pourrait mener jusqu’en… 2017, après le 2ème tour de l’élection présidentielle ! On l’imagine mal, d’ailleurs, prendre le risque de nouveaux affrontements sur un site désormais symbolique des luttes contre les « grands travaux inutiles » et tenu par des militants déterminés à ne rien céder, confortés par l’échec des précédentes tentatives gouvernementales pour reprendre les lieux : malgré tous les moyens mis à la disposition d’une République habituée à avoir le dernier mot au nom d’une légalité qui, de plus en plus, est contestée par un « pays réel » multiforme, celle-ci ne semble plus en mesure de s’imposer, pour l’heure, face à des révoltes environnementales encore désordonnées mais qui, remplaçant des révoltes sociales désormais (et malheureusement, sans doute…) peu mobilisatrices, pourraient bien couver de nouvelles formes politiques périlleuses pour la partitocratie traditionnelle comme pour l’idéologie dominante elle-même…

     

    En tout cas, l’écologie risque bien de devenir à la fois l’alibi et le cauchemar de M. Hollande et, au-delà, de ses concurrents/alliés Verts : il n’est pas certain que la République sorte intacte de cette configuration nouvelle de la question environnementale, moins consensuelle que les seules inquiétudes évoquées à l'égard d’un réchauffement climatique (mieux vaudrait, d’ailleurs, parler de « dérèglement climatique », ce qui serait plus exact et non moins inquiétant…) qui ne présage rien de bon pour les générations prochaines, qu’elles soient humaines, animales ou végétales. L’environnement n’est pas « un », mais « des » fronts nouveaux : la lutte contre la déforestation, celle contre la rurbanisation anarchique ou contre les grands équipements inutiles et destructeurs, celle-là encore pour la préservation des zones humides et de leurs richesses de biodiversité, la lutte contre l’artificialisation de la nature (par les OGM ou par le remembrement), celle pour une agriculture biologique et de proximité, à taille humaine et d’abord vivrière au lieu de n’être qu’industrielle, la promotion et la mise en pratique des énergies renouvelables (marines, hydraulique, éolienne, solaire, etc.), et tant d’autres contestations et propositions autour du souci environnemental… Que sur ces barricades de l’écologie réelle (qui n’est pas forcément « l’écologie légale »…), l’on y croise les royalistes n’a rien de surprenant : ils en ont parfois été les premiers bâtisseurs, de Chateaubriand à Bernanos, de Paul Bourget à Bertrand de Jouvenel ou à Gustave Thibon…

    « Sur le béton de la démesure urbaine et industrielle, nous planterons nos fleurs de lys, aux couleurs de la colère et de l’espérance ! »

     http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1191:ecologie&catid=49:2015&Itemid=60

  • Un jour, un texte ! Le soldat et sa famille, par Rose et Philippe d’ESTIENNE d’ORVES

    « La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. »

    Georges Bernanos, La France contre les robots

    Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, aujourd'hui, à l'heure où le pouvoir politique incapable de gouverner le pays, déclenche une guerre tous les 6 mois, tout en coupant à l'armée française ses moyens: le soldat et sa famille  (8)

    « Apprenez à connaître votre famille… »

    Honoré d'Estienne d'Orves, officier de marine, est une des plus pures figures de la Résistance française. Arrêté par les Allemands en 1941, il écrit, en prison, une lettre à ses enfants où il leur parle de l'esprit de leur famille et des devoirs qui y sont attachés. Il sera fusillé en juillet 1941.

    À MES ENFANTS

    Lundi de Pâques 14 avril 1941.

    Mes enfants chéris,

    Depuis un an maintenant vous ne m'avez pas vu, et vous trouvez peut-être que je vous ai abandonnés, que je ne m'intéresse plus à vous, que je ne vous aime plus. Mes petits, je ne vous ai jamais tant aimés, mes quatre chéris que je connais, et ce petit dernier qui doit faire le bonheur de tous... Mais il y a parfois dans la vie d'impérieux devoirs. Pendant mon enfance, on a dirigé mes pensées dans un certain sens ; plus tard, c'est dans le même sens que mes chefs et notre gouvernement ont dirigé mon travail d'officier. Notre patrie, grande par son histoire, par son rayonnement à l'étranger, doit rester une nation de premier ordre, ne doit pas se laisser mutiler. Voilà ce que ma conscience m'a dit. Je crois que dans des circonstances semblables, où tout n'était pas perdu, nos ancêtres eussent fait de même.

    Demandez à tante Félicie de vous donner le livre que ma grand-mère à écrit sur son grand-père : celui-ci, par fidélité pour son roi, est resté en prison pendant tout le Premier Empire. Au temps des Croisades, les aïeux de votre maman ont tout abandonné pour aller libérer le tombeau de Notre Seigneur.

    Cette décision que j'ai prise n'a pas été sans déchirement pour moi. Au lieu de rentrer tranquillement à la maison, je savais que je ne pourrais vous revoir qu'à la fin de la guerre, si Dieu voulait bien le permettre. Mais j'ai senti que là était mon devoir vis-à-vis de ma famille, vis-à-vis de mon fils qui aurait été en droit de me dire : « Vous pouviez continuer à vous battre pour la France, pourquoi ne l'avez-vous pas fait ? »

    Apprenez à connaître votre famille. Demandez à vos grands-oncles et grand-tantes de vous parler de leurs parents. Mes deux grands-mères ont l'une et l'autre été des femmes intelligentes, très religieuses et pétries d'esprit de famille. Votre grand-mère Elisabeth était à la fois attachée au monde et aux intérêts de famille et, profondément spirituelle, elle était en communion parfaite avec le Bon Dieu. Demandez à votre maman de vous lire des extraits de ses notes de retraite.

    Les beaux exemples ne manquent pas non plus dans la famille de votre maman : votre grand-père si bon et séduisant, votre grand-mère dont le dévouement pour nous fut absolu, et qui vint mourir entre nos bras.

    Imitez l'exemple de vos parents et grands-parents. Vous recevez d'eux l'honneur, la foi chrétienne, l'amour de la patrie. Vous cultivez ces sentiments pour à votre tour les transmettre à vos enfants. Vous êtes, ne l'oubliez pas, une maille de la longue chaîne que forme la famille : vous devez continuer cette chaîne et vous ne devez pas faiblir sans quoi la chaîne se romprait, la valeur morale de la famille disparaîtrait. Et ce serait un grand malheur dont s'affligeraient nos parents qui, du haut du ciel, vous surveillent.

    Nos morts, priez pour eux, demandez-leur de prier pour vous. Vous mériterez qu'ils s'occupent de vous, qu'ils intercèdent pour vous auprès de Dieu. Et ainsi, vous ne les oublierez pas. Cet échange généreux de prières, mes enfants, est infiniment profitable à nos cœurs : c'est la communion des saints qui est si chère au Bon Dieu.

    La récitation du chapelet m'a procuré de grandes consolations. En souvenir de moi, qui dois mon courage à la Sainte Vierge, vous réciterez, une fois par mois, une dizaine de chapelet.

    Mes enfants, aimez-vous tendrement les uns les autres. Si vous saviez la joie que j'éprouve en pensant, moi, à mes frères et sœur : mon cœur fond d'affection pour eux. Qu'il en soit de même pour vous. Pour sauvegarder la grandeur de la famille, il y faut maintenir l'unité. Ne laissez jamais s'élever entre vous des divergences d'opinion graves.

    Votre grand devoir, ce sera d'entourer votre chère maman. Elle vous a mis au monde, et en a particulièrement souffert. Maintenant, elle ne doit plus par vous avoir que des joies. Aimez-la, aimez-la, respectez ses volontés, satisfaites ses désirs. Vous n'avez pas le droit de lui faire la moindre peine. Quand vous serez grands, vous devrez veiller sur elle, l'aider à lui faire la vie qui lui convient. Je sais d'avance que ses désirs seront toujours modelés sur la raison.

    Ayez à cœur de vous instruire. Que tous, garçons et filles, vous soyez cultivés. Votre noblesse vous y oblige. Songez qu'autrefois vos grands-pères lisaient, jusqu'à leur mort, Horace dans le texte latin. Je ne vous en demande pas tant. Mais, même si vous faites des études scientifiques, lisez soigneusement les chefs-d'oeuvre de la littérature française. Lisez une tragédie entière de chacun de nos grands dramaturges : Corneille, Racine, Voltaire, Victor Hugo, et non pas seulement des extraits. Parlez entre vous des livres que vous aimez. Ils deviendront vos amis. N'ayez, à cause de moi, de haine pour personne. Efforcez-vous, au contraire, de connaître le caractère des peuples voisins. Depuis vingt ans, nous nous sommes désintéressés de ce que pensaient nos voisins, nous ne les connaissions pas, et là est la cause de nos malheurs actuels.

    Soyez curieux, ayez vos yeux bien ouverts sur la vie. Posez des questions. Interrogez les paysans, les ouvriers. Vous leur ferez plaisir en leur montrant que vous vous intéressez à leurs travaux. Mais écoutez les réponses, profitez-en pour réfléchir. N'oubliez pas que vous appartenez à une noble famille de Provence. Vos ancêtres, jusqu'à la Révolution, ont exercé des charges de conseillers ou de présidents au Palais d'Aix. Une grand-mère, Agnès qui épousa un d'Estienne, en 1725, nous donna cette terre d'Orves, dont je vous parle dans mes souvenirs. L'occasion se présentera certainement à vous tous d'aller dans le Midi. Profitez-en pour connaître Orves, et évoquer nos souvenirs de famille avec nos vieux parents d'Aix.

    Ne laissez pas Dieu en dehors de vos affections humaines. Votre tendresse pour votre maman, montrez-la-lui par vos embrassements, et aussi en priant le Bon Dieu pour sa santé, pour son bonheur. Dieu est partout, sa Providence veille sur tout. Ne le repoussez pas alors qu'il vous tend les bras, acceptez son aide généreuse.

    Ce que je vous dis plus haut au sujet de l'affection entre frères et soeurs est valable également entre cousins germains. Songez que pour moitié vous êtes du même sang, et que du temps de Notre-Seigneur on appelait frères les cousins germains. Vous pouvez, entre vos cousins germains et vous, admettre des divergences d'opinion qui seraient fâcheuses entre frères et soeurs. Vous n'êtes pas tenus, vis-à-vis d'eux, à la même intimité. Mais ne vous perdez pas de vue dans la vie et conservez les uns pour les autres votre affection d'enfants.

    Que Marc n'oublie pas qu'à lui revient l'honneur d'être le chef de toutes les branches de notre famille, puisque notre cousin François de Prunières est entré dans les ordres. Marc devra donc apprendre à connaître la vie de nos ancêtres. L'oncle Augustin voudra bien, j'en suis sûr, l'instruire à cet égard.

    En mai 1941 :

    Je jette un regard circulaire sur tous les membres de ma famille et les unis dans une même affection. Si je ne dois pas les revoir, qu'ils soient sûrs que du Ciel, où Dieu voudra bien, j'espère, m'accueillir, je joindrai mes prières à celles de mes chers parents et grands-parents, afin que les grâces du Tout-Puissant se répandent généreusement sur eux.

    Rose et Philippe d'Estienne d'ORVES

    Extrait de : « Honoré d'Estienne d'Orves, pionnier de la Résistance ».

    Éditions France-Empire – 1985.

    Lois Spalwer http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Charlie Hebdo : Bruno Gollnisch était l’invité de LCP

    Bruno Gollnisch était l’invité de l’émission Politique ce matin sur LCP dans une édition spéciale en hommage à Charlie Hebdo, présentée par Patrick Chêne.

    Politique Matin : La matinale du jeudi 8… par LCP

    http://gollnisch.com/2015/01/08/charlie-hebdo-bruno-gollnisch-lcp/

  • La tyrannie technologique appauvrit le monde

    Le monde s’enrichirait d’année en année, les taux de croissance, indices sacrés, ne cesseraient de grimper et la moindre inflexion de leur progression suscite les plus vives craintes des dirigeants, qui appellent les consommateurs à se mobiliser. « Développement » est le maître mot de toutes les politiques. L’accélération des déplacements de marchandises, de capitaux, d’informations et d’humains à une échelle mondiale entraînerait des améliorations du niveau de vie dans tous les pays qui ont accepté le modèle industriel. La science et les évolutions technologiques multiplieraient chaque jour les connaissances humaines. Ce tableau idyllique que les forces dominantes nous brossent occulte le fait que seule une minorité bénéficie de la mondialisation et que partout, la société industrielle et technicienne appauvrit et uniformise le monde. 
    Uniformisation des modes de pensée 
    Les monothéismes ont été des rouleaux compresseurs qui ont aplani les diverses manières de voir le monde. Ce processus d’uniformisation des croyances et des modes de pensée a été accéléré par l’occidentalisation de la planète au cours des deux derniers siècles. La vision d’un être humain coupé de la nature dont le but est de la dominer totalement s’est imposée. La séparation de l’esprit et du corps accompagne le culte d’un individu tout-puissant arraché à sa communauté. Les approches rationnelles et utilitaristes, l’action, l’urgence et la performance prévalent. Le but et la fin importent plus que le chemin. Cette universalisation de la pensée occidentale a entraîné une déculturation et une économicisation de la vie ; l’accumulation illimitée de biens a remplacé la recherche de l’épanouissement individuel et collectif. 
    Disparition des langues 
    L’appauvrissement du monde est aussi produit par ce que certains nomment un linguicide. On estime que, tous les ans, environ vingt-cinq langues s’éteignent, et, avec elles, les communautés et cultures qui les faisaient vivre. Au cours du XXe siècle, la moitié des langues ont disparu. Aujourd’hui, il en reste environ cinq mille, et on pense déjà que la moitié d’entre elles s’éteindront au cours du XXIe siècle. Or, le phénomène s’accélère avec le développement d’Internet. Huit langues ont une présence significative sur la toile : ce sont elles qui domineront et affaibliront les autres. L’hégémonie de l’anglais sur le plan international accompagne le développement de la culture de masse et la standardisation des modes de vie. 
    Standardisation des modes de vie 
    Un certain style de vie s’est imposé d’un bout à l’autre de la planète. La quête du bonheur individuel dans un environnement urbain est devenue le modèle universel. Les formes de travail antérieures à l’industrialisation sont détruites (artisanat, agriculture rurale, etc.) et entraînent la disparition des rythmes de vie, des structures familiales, et communautaires et des mythes qui leur étaient associés. L’American Way of Life s’est répandu. Les mêmes désirs de possession se diffusent : la maison individuelle, la voiture, la télévision, les téléphones portables, les ordinateurs, les « fringues » à la mode, etc. La culture matérielle et superficielle nourrit les imaginaires. Les mêmes enseignes de magasin, la même architecture, les mêmes villes, les mêmes ghettos, la même omniprésence des médias se retrouvent d’un pays à l’autre. Tout le monde rêve des mêmes choses au même moment. Les aspirations s’homogénéisent à mesure que le déracinement et la déculturation se développent, entraînant une uniformisation des comportements et des modes d’être sans précédent et très certainement irréversible. 
    Homogénéisation des goûts et des formes 
    La standardisation des modes de vie passe par l’homogénéisation des goûts, notamment sur le plan culinaire. La cuisine relève d’une histoire et d’un environnement culturel fort que l’industrialisation de la production alimentaire et les transformations de sa distribution ont uniformisé. Il s’agit désormais de produire en série à un moindre coût et de consommer une alimentation à préparation rapide (surgelés, conserves, etc.). Au niveau mondial, la cuisine consommée est pour un tiers asiatique et pour un tiers italienne. Ces chiffres s’appliquent par le triomphe de la pizza, qui est devenu le plat mondial par excellence. Beaucoup de fruits et légumes « marginaux » – du fait de leur goût particulier et surtout de leur inadéquation avec les modes de transport et de commercialisation – disparaissent. Tout le monde mange les mêmes produits incolores, inodores et calibrés (pour les yeux, le nez, la bouche, et même les mains). Cette production uniforme banalise certaines saveurs (notamment par l’usage excessif de sucre) et en fait disparaître beaucoup d’autres. Comme nos goûts sont conditionnés, nous nous habituons à ces produits standardisés et à cette médiocrité jusqu’à ne plus rechercher la qualité ni l’originalité. 
    Nous retrouvons ce phénomène dans tous les domaines (même si des nuances demeurent et qu’un folklore local se maintient parfois). Ainsi, en architecture : standardisation des matériaux, des styles d’habitat (maison individuelle ou loft), etc. ; en urbanisme : mêmes modèles de développement urbain, villes identiques, mêmes autoroutes qui défigurent les paysages ; dans la création d’objets : le design est le même d’un bout à l’autre de la planète, il devient même difficile de représenter les objets tellement ils se ressemblent (qu’est-ce qu’un boîtier blanc ou noir avec un écran : un téléphone, un ordinateur, une télévision ?) ; dans le mobilier : production de meubles en série, règne du modèle Ikéa ; pour la mode vestimentaire : domination de la basket, du sportwear, etc. ; dans les représentations picturales : écrasante emprise des écrans et de l’audiovisuel, monoforme, etc. 
    Cédric BiaginiLa tyrannie technologique

  • Et maintenant, le guide du djihad pour les mères de famille !

    Alors, M. Cazeneuve, « ce n'est pas un délit de prôner le djihad » ? Les familles des victimes de Charlie Hebdo apprécieront...

    Et dire que Bernard Cazeneuve, il y a peu, affirmait au sujet des ventes de livres djihadistes qu’« on ne peut pas interdire des livres dès qu’ils sont choquants, s’il n’y a pas d’appel à la haine ».

    « Le djihad a pour but […] de contenir tous les mécréants, ennemis de l’islam », rapporté par La Voie du musulman, avait dû échapper à la vigilance du ministre.

    Donc, depuis la vente de ces livres ou d’ouvrages islamiques à Cora, Auchan, E. Leclerc et autres Casino, les journaux Inspire, Dar al-Islam, Dabiq, tous consultables sur Internet avec une facilité confondante, jusqu’aux derniers documents publiés par Daech avec son Guide de l’esclavage sexuel pour les nuls, il ne manquait plus qu’un guide s’adressant… aux mères de famille !

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