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l'information nationaliste - Page 8041

  • Les bébés se révoltent

    BSuite à l'annonce par le gouvernement que 700 millions d’euros d’économies seraient faits sur la branche famille de la sécurité sociale dans le budget 2015, des milliers de parents se sont mobilisés sur Facebook et ont pris le nom de « Bébés Révoltés » avec le soutien de Familles de France.

    Le mercredi 8 octobre, a été créé avec des parents représentants les Bébés Révoltés et deux autres grandes associations (Le Mouvement Mondial des Mères France et l’Union des Familles en Europe) un collectif « Les Bébés Révoltés et leurs Familles ».

    Les premières actions ont déjà démarré dans toute la France : Diffusion d’affichettes chez les gynécologues, les pédiatres, dans les haltes-garderies, les crèches, les boulangeries, les pharmacies,… Courrier à Mme Marisol Tourraine et à plusieurs grands média. Très prochainement, les parents vont être invités à écrire à leur député.

    Mardi, le mouvement a été auditionné par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale à l'heure des arbitrages sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2015.

    Michel Janva

  • Changement (de nom) du FN? Gollnisch fait le point

    A l’approche du Congrès du FN à Lyon, la machine médiatique s’emballe de nouveau autour d’un sujet dont nous avons déjà traité sur ce blogue, à savoir le changement  de nom du FN. Manuel Valls l’envisageait pour le PS, Sarkozy le veut pour l’UMP, Dupont-Aignan vient de la faire pour Debout la République désormais devenu Debout la France. Sur le site de France Inter, Nasser Madji écrivait lundi que Marine Len Pen « va consulter les 75 000 adhérents pour leur demander s’ils sont d’accord pour changer le nom du (Front National)». «Le débat sera posé à l’occasion d’un questionnaire sur les thématiques du Front et la vie du parti qui sera envoyé aux adhérents par voie postale après le congrès du FN fin novembre. Le changement de nom marquera l’achèvement de la mutation du parti  confie un proche de Marine Le Pen. A l’origine, cette consultation en direction des militants devait être envoyée avant le congrès du FN fin novembre mais pour éviter un nouvel affrontement avec Jean-Marie Le Pen, fermement opposé à ce projet, et asseoir sa légitimité sur le sujet, Marine Le Pen attend d’être confortablement réélue ».  Contacté par le Scan du Figaro, Philippe Martel le directeur de cabinet de Marine Le Pen, explique que «sur le principe, l’idée du questionnaire est validée mais nous n’avons pas encore arrêté les modalités et le calendrier. À priori l’idée d’un changement de nom ne fait pas partie des propositions, mais tout dépendra de l’ambiance du congrès, qui est un paramètre important à prendre en compte».
     
    L’opportunité  du maintien du nom du FN ne doit pas être motivée par une nostalgie, un passéisme contre-productif ou a contrario son changement par l’illusion de l’obligation d’une novation pour être dans l’air du temps médiatique, qui le serait tout autant. Soyons clair: la finalité de notre combat politique est  d’accéder au pouvoir et non de communier confortablement  dans l’entre-soi, dans le témoignage, aussi est-il légitime que cette question soit posée si ledit changement d’appellation pouvait être bénéfique et permettre de rassembler  plus largement nos compatriotes autour de nos idées.  
     
    Bruno Gollnisch l’a dit «le Front National est un instrument au service de la France. Si le FN devait s’appeler autrement demain, je ne m’attacherais pas l’étiquette mais à la substance ». «Si dans l’avenir, il y a une novation importante dans la vie politique de notre pays, si nous devons donner le signe fort de quelque chose d’autre, on pourra l’envisager ».  « En revanche, si le Front National devait abandonner ses convictions, il cesserait de m’intéresser comme tel même s’il conservait le nom et la flamme. »
     
    « Cela étant nuançait-il, je crois que ce n’est pas un hasard si les marques Dior, Louis Vuitton, l’Oréal sont tellement attachées à leur marque et la défendent bec et ongles (…). Une marque peut focaliser les hostilités, mais elle focalise aussi la fidélité. »
     
    « Mais je crois qu’il y a beaucoup de sacrifices qui ont été consentis par des gens du Front National et je pense qu’il est toujours dangereux d’abandonner une marque qui même si elle a été combattue, est aujourd’hui gratifiée par l’opinion publique d’avoir eu raison dans beaucoup de domaines et pas seulement dans le domaine de l’insécurité et de l’immigration mais aussi dans le domaine économique et financier… ».
     
    Jean-Marie Le Pen notait de son côté qu’ « il n’y a que les boîtes en faillite qui changent de nom! ». «On fonde un autre parti quand on a fait faillite, pas quand on a du succès ! ». « Le changement de nom du FN est impensable», «Ce nom a été honoré, il a créé une condition d’existence d’un parti politique français depuis 40 ans, et il a été soutenu par des milliers, des centaines de milliers de sacrifices de militants et adhérents du FN».Ces militants «ne toléreraient pas que je ne sais qui ou je ne sais quoi veuillent changer dans je ne sais d’ailleurs quelle intention plus ou moins honnête le nom d’un mouvement qui est très honorable, le Front National».«Je suis sûr que les militants du FN feront en sorte que les ambitions qui peuvent se manifester sur d’autres couleurs ou d’autres noms ne puissent pas triompher», affirmait-t-il.
     
    Changer le nom d’un parti pourquoi? Pour quelle finalité? Le spécialiste  de la communication  politique Christian Delporte  expliquait cette semaine sur le site du Figaro qu’«au Front National, le nom du parti est de plus en plus délaissé, au profit du rassemblement bleu marine, un nouveau nom qui permet de trancher avec le FN, attaché historiquement à la personne de Jean-Marie le Pen, et de le personnaliser autour de sa fille ».
     
    «Les noms des partis de droite n’ont jamais révélé d’ancrage idéologique clairement défini. En d’autres termes, les dirigeants politiques de droite préfèrent que le parti soit nommé d’après des valeurs consensuelles, larges et partagées, comme le rassemblement, l’union, la France ou la République».
     
    « Le nom du parti, à droite, n’a pas la même valeur qu’à gauche. La gauche s’ancre dans une idéologie collective et une histoire, tandis que la droite préfère se lier à une personnalité qui la dirige ». Nous sommes là dans la tradition bonapartiste. « De Gaulle refusait le mot parti, lui préférant celui de mouvement»est-il encore précisé, appellation usitée  aussi au FN qui lui aussi se  qualifie traditionnellement  comme tel et non comme un parti.
     
    « Les militants UMP est-il écrit, ne sont pas attachés au nom de leur parti, au contraire des militants du PS. Perdre le mot socialiste équivaudrait, pour eux, à abandonner une partie de leur identité. La gauche préfère s’ancrer dans une histoire, une tradition ». Nous pouvons raisonnablement penser que cet attachement là, est partagé par de très nombreux militants, adhérents, électeurs frontistes, même de fraîche date.
     
    « Changer le nom  les symboles du parti indique encore M. Delporte permet d’effacer une image parfois dégradée, ou de dépasser une crise interne identitaire. Le changement est alors une rupture, qui entraîne une refondation du projet politique. Sans cela, il ne s’agit que d’un ravalement de façade sans intérêt ».
     
    Une réflexion qui entre en résonnance avec « l’achèvement de la mutation du parti » (du FN, NDLR) voulu paraît-il par « un proche » de Marine cité par France Inter.  Nous l’avions écrit sur ce blogue, comme il n’est pas envisageable  que le FN renonce à ses fondamentaux,  nous doutons fortement qu’un  changement de nom permettrait d’en finir avec  la diabolisation du FN.
     
    Tant que les nationaux, les patriotes œuvreront en commun dans une formation politique pour défendre l’identité et la souveraineté nationales, les valeurs de notre civilisation helléno-chrétienne, le refus de l’immigration-invasion, de l’euromondialisme, de la décadence, ils subiront les attaques de la caste politico-médiatique et  de sa propagande visant à les noircir aux yeux de nos compatriotes.
     
    Le site d’Europe 1  s’arrêtait fin septembre  sur  ce changement  de nom du FN,  « vieux serpent de mer »,  et  affirmait que «  Marine Le Pen est assez fière d’expliquer qu’elle a réussi à créer une nouvelle identité le FN/Rassemblement Bleu Marine. L’avantage pour elle est double : elle ne braque pas les anciens militants fidèles à son père (et aussi les nouveaux militants  fidèles aux fondamentaux de la droite nationale, NDLR)  et associe en même temps les militants moins radicaux(sic)  à la vie du parti. Pour elle, c’est la réalité sociologique du Front qui en a changé le sigle ».
     
    Marine en tout cas n’apparaît pas très favorable au changement de nom du FN  comme elle le précise dans  le documentaire Ravis par Marine diffusé il ya quinze jours  sur France 3.
     
    Interrogée au sujet de ce changement de nom du FN –« A quand la dissolution du FN dans le RBM? »-  la présidente du Front National  explique alors aux Français qu’ «il y aussi des gens extrêmement attachés (au FN),  c’est quand même une marque le Front National. C’est une marque de courage, c’est une marque de longévité, de persévérance, de pugnacité. Chacun a son avis sur le sujet. Ce n’est pas pour moi un sujet tabou mais je n’envisagerai sérieusement une éventuelle modification du nom du FN si je m’apercevais qu’à un moment donné il y avait un décrochage entre l’image du leader ou du candidat à la présidentielle et le Mouvement ».
     
    «  Mais poursuit-elle,  comme l’augmentation de la confiance qui nous est faire fonctionne de manière parallèle et que le FN engrange de plus en plus d’électeurs, de plus en plus d’adhérents, de plus en plus de sympathisants, je ne vois pas de raisons dirimantes aujourd’hui pour envisager une modification qui peut être nous ferait plus perdre qu’elle nous ferait gagner».
     
    Un mot encore pour réagir à l’analyse de Thierry Richard  paru sur le site de Ouest-France hier relayant  la grille de lecture du Monde. Le journaliste explique que « Contrairement à ce qu’il veut faire croire  (sic), le Front national n’est pas un parti homogène qui serait porté par une seule force. Au moins deux courants se font concurrence ».
     
    «D’un côté les  nationaux-républicains ou souverainistes qui, avec Florian Philippot, préconisent l’assimilation et l’interventionnisme économique. Ceux-là se disent plus  bleu marine  que Front National. Ils prônent l’exclusion des éléments les plus radicaux et veulent rompre avec le style  maréchaliste  de Jean-Marie Le Pen » (sic).
     
    « De l’autre, les libéraux-conservateurs  qui se classent franchement à droite. Marion Maréchal-Le Pen en est le porte-drapeau. Selon Le Monde,  la députée du Vaucluse cherche à lancer des ponts aussi bien vers l’UMP qu’en direction de mouvements radicaux de la sphère identitaire . Ces conservateurs, qui revendiquent leur foi, n’hésitent pas à s’afficher dans les rangs de la Manif pour tous ».
     
    « C’est l’autre enjeu du congrès de Lyon: départager les lignes incarnées par Marion Maréchal Le Pen et Florian Philippot ».Et bien non !  L’enjeu du Congrès c’est de montrer que le FN est un Mouvement qui est riche de la diversité de ses talents, qui porte un programme cohérent,  alternatif à ce Système mortifère,  qui est soudé sur l’essentiel  et uni derrière Marine Le Pen.
     
    Le FN n’est pas une secte, un fan-club,  ou un « parti de godillots ». Qu’il  existe des sensibilités patriotiques différentes au FN c’est là tout ce qu’il y a de plus naturel,  c’est même sa raison d’être ,  contenu dans la définition même du terme  «Front»: des Français venus d’horizons divers mais rassemblés  autour d’un grand dénominateur commun, en l’espèce  la défense de notre souveraineté et identité nationales.
     
    Bruno Gollnisch, militant de toujours de la cause nationale, a bien sûr sa sensibilité propre mais assume sans esprit de chapelle l’intégralité des fondamentaux du programme du FN, comme d’ailleurs l’énorme majorité des adhérents, toutes générations confondues.  
     
    Comme nous l’écrivions aussi au sujet des « Nat Rep » et autres « Identitaires »  présents au FN, « la cohérence, l’efficacité, la discipline  commandent de ne pas être hémiplégique. La défense de notre  souveraineté nationale face à Bruxelles est éminemment complémentaire de la défense  de notre  identité, dans toutes ses dimensions, dans toute l’acception du terme . Ce refus de dissocier ces deux aspects est d’ailleurs consubstantiel au FN. C’est la raison de l’adhésion  croissante de millions de nos compatriotes aux idées frontistes…notamment en premier lieu, c’est vrai,  le refus de l’immigration-invasion et la défense de nos valeurs françaises, civilisationnelles,  qui sont encore et toujours les principales raisons du vote Le Pen  et FN, au « nord », comme au « sud » .  

  • La République des censeurs

    Entretien sur radio Courtoisie dans les Chroniques de vieille Europe avec Jean Bricmont pour son livre La République des censeurs, édition de L’Herne.

    De nombreux conflits en France sont « identitaires », par exemple sur l’Islam, le communautarisme, le sionisme et l’anti-sionisme, le racisme-sexisme-homophobie. Un des facteurs qui alimente ces conflits est que la notion de liberté d’expression et la séparation correcte privé-public n’est que très rarement comprise et encore plus rarement défendue. On aboutit à un climat généralisé de dénonciation mutuelle et une montée des antagonismes entre communautés.

     

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Les eurodéputés arrondissent leurs fins de mois

    Non seulement les députés qui sont censés gouverner l’UE n’y consacrent pas l’intégralité de leur temps, mais de plus, c’est souvent en conflit d’intérêt avec leur activité professionnelle.
    C’est pas beau la démocratie ?

  • Allocations familiales : c’est ça, la justice sociale ?

    Tous les œufs étant tondus, il ne semble plus possible d’augmenter encore l’impôt. Reste alors la solution de diminuer les prestations, familiales de préférence.   

    Comment tailler dans les dépenses quand on ne veut rogner sur rien ? Difficile. C’est pourtant ce à quoi prétend se livrer notre gouvernement, le président Hollande – malgré son air pataud – étant le champion des entrechats.

    Tous les œufs étant tondus, il ne semble plus possible d’augmenter encore l’impôt. Reste alors la solution de diminuer les prestations, familiales de préférence. C’est la piste que suggèrent des élus de la majorité, d’autant plus pressés d’indexer lesdites prestations sur les revenus que les familles nombreuses à très nombreuses se situent globalement aux deux bouts de l’échelle sociale : chez les CSP+ et chez les Groseille–, autrement dit la France chrétienne des beaux quartiers et la société polygame d’importation.

    Bref, disent les esprits simples, taxer les premières serait automatiquement favoriser les secondes et l’économie de marché aux fruits et légumes par la même occasion. D’ailleurs, madame Marie-Françoise Clergeau, la rapporteuse (je préfère « rapporteuse » à « rapporteure », ça me rajeunit…) socialiste de la partie famille du budget 2015 pour la Sécu, devrait proposer à ses collègues, en ce mardi après-midi, quelque 700 millions d’euros de coupes dans les allocations familiales, notamment en durcissant l’accès à « certaines allocations accessoires ».

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  • Syrie : des chrétiens s’organisent en milices

    Aaliyat est un village chrétien en Syrie, et pour le défendre, certains habitants ont pris les armes. 88 personnes, toutes chrétiennes de rite grec-catholique, gardent le village depuis huit mois. À Pâques, l’année dernière, le Front al-Nosra et l’ASL ont attaqué Dibeh, un village voisin qui aurait, depuis, été repris par les forces gouvernementales. Les rebelles voulaient passer par Aaliyat dans la foulée, mais après un échange de tirs, ils ont changé de route. Quatre check-points ont été installés dans le village. Chaque soir, des hommes y montent la garde. Parmi eux, le prêtre.

    Aaliyat n’est pas le seul village chrétien syrien à avoir pris des mesures d’autodéfense. Les syriaques, grecs-catholiques et grecs-orthodoxes à Fayrouzeh ont, eux aussi, pris les armes. Et dans la région de Wadi el-Nasara, à l’ouest de Homs, un homme qui a de bonnes relations avec le gouvernement a armé les chrétiens. Cette région abrite de nombreux couvents, dont ceux de Mar Gerios et de Mar Élias.

    Michel Janva

  • Video : une « chance pour la France » appelle ses congénères à massacrer les Français

    Cet individu vivant en France (et probablement à papiers français) est parti combattre dans les rangs de l’Etat Islamique. Il adresse un message aux musulmans de France :

    http://www.contre-info.com/

  • De Saïgon à Konabé...

    Au printemps 1975, je n’étais qu’un élève de 5ème qui donnait bien du souci à mes parents. Mais je lisais beaucoup, et je suivais l’actualité avec gourmandise, trouvant tous les matins, près du bol de chocolat et des tartines préparées par ma mère, le Ouest-France du jour et, le vendredi, le Paris-Match que mon père achetait à Poitiers avant que de reprendre le train pour Rennes, après ses journées de cours à l’université : c’est par ses deux journaux que j’ai découvert « l’histoire en direct » après celle d’hier et d’avant-hier que je parcourais en dévorant les collections de L’Illustration des années 1933 à 1944 rangées dans la bibliothèque familiale.

    En ce printemps-là, je suivais la progression des troupes communistes du Vietnam du Nord qui, depuis l’hiver, semblait irrésistible. Mais j’avais l’espoir que, en définitive, l’histoire tournerait bien et que les « bons », c’est-à-dire les Sud-Vietnamiens l’emporteraient finalement, justement parce qu’ils étaient « les bons »... Naïveté d’enfant, sans doute, vite démentie par l’actualité du moment : j’apprenais, à cette occasion, que d’autres que moi considéraient les Nord-Vietnamiens communistes comme étant « les bons », ce qui me navrait et me laissait perplexe. C’est bien plus tard que je compris la complexité des engagements et la plasticité des arguments pour définir ceux qui étaient « les bons » et ceux qui étaient « les autres » ou « les mauvais » : en 1975, je n’en étais pas là ! Je sentais juste, sans doute aussi en écoutant les discussions familiales, que les communistes n’étaient guère rassurants et plutôt massacreurs...

    Bientôt, Saïgon tomba aux mains des Nord-Vietnamiens : le communisme triomphait, et j’en éprouvais un grand désappointement parce que l’histoire se finissait mal, même si j’avais encore l’espoir d’une résistance qui renverserait, un jour, le cours des choses, comme je le lisais dans les livres du Colonel Rémy.

    Aujourd’hui, c’est le sort de Konabé que je suis, jour après jour, dans la presse et sur les sites d’information : ce dimanche, cette ville kurde de Syrie à la frontière turque semble condamnée à subir le sort de Saïgon ou, pire encore, le sort de Varsovie en 1944, quand les Russes, à quelques kilomètres de la capitale polonaise, laissèrent les troupes allemandes écraser la résistance intérieure nationale avant que, une fois le « sale boulot » fait, de se décider à chasser les Allemands de l’endroit dévasté. Si les hommes de l’YPG (armée des Kurdes de Syrie) résistent encore, il semble néanmoins que les troupes de l’État Islamique (« Daech », comme l’appellent les autorités françaises) gagnent toujours du terrain, constamment renforcés par des renforts en hommes et en armes et cela malgré les quelques frappes des avions états-uniens qui apparaissent bien dérisoires et, plus grave, malhabiles au regard de leurs maigres résultats.

    Mais qui se soucie de Konabé ? Qui se rappelle encore de Mossoul ou de Qaraqosh, et de leurs habitants chrétiens, yézidis ou chiites, aujourd’hui condamnés à un exil qui risque bien d’être définitif, après, pour certaines de ses communautés, plus de 2000 ans d’installation sur ces terres désormais dévastées et occupées par l’État islamique et ses drapeaux noirs ? Les manifestations de solidarité envers ces populations déplacées et menacées de mort n’intéressent guère les médias et la SNCF, à Rennes, n’a rien trouvé de mieux cette semaine que de déposer plainte après l’occupation de quelques minutes de la gare par des manifestants kurdes qui demandaient juste un peu d’attention de la part de l’Opinion publique et des autorités politiques de notre pays... La SNCF met pourtant beaucoup moins d’empressement à se plaindre quand ce sont ses propres personnels ou des étudiants « de gauche » qui descendent sur les voies et bloquent le trafic ! Mais qui se soucie de quelques Kurdes qui, là-bas, si loin, sont massacrés par des djihadistes décidés à établir pour longtemps le règne de leur califat sur les terres d’Orient ? [...]

    La suite sur le blog de Jean-Philippe Chauvin