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01/11/2017

Pays-Bas : percée d’un second parti patriote européen ?

L’information nous est transmise par le site de Lionel Baland, spécialisé dans l’information des partis patriotiques. Le sondage Maurice de Hond du 29 octobre 2017 donne le PVV de Geert Wilders à 17 sièges (contre 20 lors des législatives de mars 2017) et le Forum voor Democratie à 11 sièges (contre 2). Ce parti est en constante progression puisque donné à 7 sièges le 10 août 2017 (contre 21 au PVV, à qui le FVD semble prendre des voix)

Le FVD a été créé en 2016 et prône l’euroscepticisme et de conservatisme. Il souhaite organiser un référendum sur l’appartenance des Pays-Bas à l’Union européenne et faire des bourgmestres ainsi que du Premier ministre des postes dont les occupants sont choisis directement par les électeurs et non plus par un système indirect. Inversement, le parti plaide pour un gouvernement apolitique constitué d’experts dans leur domaine, et une administration nationale dont les dirigeants doivent être reconfirmés dès qu’un nouveau cabinet entre en fonction.

Son chef est l’historien Thierry Baudet, qui comme son nom l’indique est d’ascendance wallonne, sa famille ayant fui la Révolution en 1795. L’autre élu est un avocat, Theo Hiddema.  Pour les prochaines municipales de mars 2018, la journaliste Annabel Nanninga, critique de l’islamisation, sera la tête de liste du Forum voor Democratie à Amsterdam, le 21 mars 2018. Le deuxième de liste sera le publiciste d’origine indonésienne Yernaz Ramautarsing et le troisième sera l’ancien député du parti libéral de droite VVD Anton van Schijndel. Il n’y aura pas d’autres listes dans le pays, mais le FVD soutiendra Leefbaar Rotterdam dans la ville du même nom.

Notons que le 20 mars 2017, Geert Wilders avait appelé à une Union sacrée entre le VVD [libéral de droite], PVV, CDA [chrétien-démocrate], 50Plus [plus de 50 ans], SGP [chrétien protestant ultra-conservateur] et Forum pour la Démocratie. Cette alliance disposerait d’une majorité tant à la Chambre des députés qu’au Sénat. Le PVV voit des convergences entre ces divers partis à propos d’une limitation de l’immigration, de plus d’attention à la sécurité, des soins pour les personnes âgées et pensions, et de la limitation du rôle de l’Union Européenne.

Hristo XIEP

http://www.medias-presse.info/pays-bas-percee-dun-second-...

 

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LA FRANCE SOUS VICHY : GENÈSE D’UN SOCIALISME ENRACINÉ

Vichy-Compagnon-de-France-290x400.jpgDe nos jours, l’héritage vichyste, pourtant toujours présent au sein des institutions françaises, est volontairement occulté. La paternité de nombreuses mesures sociales est arbitrairement attribuée au Front populaire et à l’action syndicale.

Or, un simple travail de rétrospective historique suffit à démontrer que certains dispositifs encore mis en œuvre aujourd’hui sont issus du planisme Pétainiste.

Le courant planiste se développe au sein du groupe x-crise en 1930. Une des figures de proue de ce courant fût Henri de Man. Auteur de l’ouvrage « Au-delà du marxisme » (1926), Henri de Man dresse l’inéluctable constat de l’échec du marxisme. Il entend ainsi générer un syncrétisme doctrinal en refondant le socialisme, dans un courant de pensée alliant réformisme et doctrine révolutionnaire.

En effet, le marxisme, comme le capitalisme mondialiste prévaricateur, partagent tout deux une certaine vision de l’homme collectivisé, uniformisé, objectivé. La finalité de ces idéologies réside dans la création d’une sous-humanité, guidée par des contingences mercantiles, qui se meut dans une société où ce qui ne relève pas du matériel ou de l’économie est relégué au rang de « superstructure ». Le planisme s’impose donc comme une alternative entre socialisme collectiviste et capitalisme sauvage.

Dans la conception planiste, particulièrement dans le modèle Pétainiste, chacun a un rôle assigné, une fonction en lien avec un « tout organique » contrairement à un agrégat anarchique où les intérêts et les dispositions individuelles s’entrechoquent.

Une économie planiste confère donc des avantages sociaux aux individus, selon la strate qu’ils occupent, afin d’éviter la mortifère et interminable lutte des classes.

Ainsi, le maréchal Pétain dans son discours du 11 juin 1940 réprouvait le libéralisme qu’il considérait comme un « produit importé, étranger à la France ».

Nous allons donc nous attarder sur les mesures phares, relevant d’une forme d’étatisme mesurée, intelligente et centrée sur le bien commun, qui furent mise en œuvre lors de la période du régime de vichy.

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Création des comités d’entreprise (1941) : Les comités d’entreprise favorisent le dialogue au cœur de l’entreprise entre chacune des strates (salariés- direction…). Cette volonté s’inscrit dans un besoin de contrer l’impact des conséquences que peuvent engendrer la « lutte des classes », en rendant les clivages sociaux moins saillant dans l’entreprise par le biais du dialogue social. Les salariés peuvent ainsi faire part au patronat de leurs éventuelles revendications ou besoins.

Établissement d’un salaire minimum vital (1941) : La paternité du salaire minimum revient au gouvernement de vichy, octroyé à tout le monde quelque soit son corps de profession.

Politique des allocations familiales : Avant 1940, les bénéficiaires des allocations familiales se limitaient à la population salariée. Le gouvernement de vichy, favorisera l’extension des bénéficiaires des allocations familiales : aux veuves et femmes d’agriculteurs, aux malades ainsi qu’aux chômeurs. De surcroît, en 1942, pour les familles de plus de deux enfants, les allocations familiales augmenteront de 20 à 30 % en fonction du salaire départemental.

Le système de retraite par répartition (1941) : En premier lieu, il est essentiel d’établir une distinction entre la retraite par capitalisation établie avant le régime de Vichy et la retraite par répartition mise en œuvre par le Maréchal Pétain. Le système de retraite par capitalisation repose sur un dogme de responsabilité individuelle : chaque particulier doit cotiser pour lui même. Cette forme de retraite est donc individuelle à l’inverse de la retraite par répartition qui assure une solidarité inter-générationnelle. Cette réforme se complétera de l’ancêtre du minimum vieillesse, l’AVTS.

Création de la médecine du travail (1941) : La médecine du travail, jouant un rôle essentiel pour la prévention des risques de santé, est rendue obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés (1942).

La corporation paysanne (1940) : Le régime de Vichy privilégiait un système corporatiste au modèle syndicaliste, ce dernier exacerbant les antagonismes de classes. De ce fait, la corporation paysanne est crée en 1940. Elle est toujours en vigueur sous le nom de FNSEA. En outre, ce syndicat agricole, de part son aspect quasi-monopolistique, présente de fortes analogies avec la corporation paysanne Vichyste.

L’accès à l’école aux enfants d’ouvrier : L’instruction constitue le substrat d’une société saine, permettant la mobilité sociale, nécessaire pour « déprolétariser » l’ouvrier. Le gouvernement de Vichy supprimera les EPS (Écoles Primaires Supérieures) embourgeoisées en collèges et école de métier. Avant la guerre, seul 2,7 % des enfants d’ouvriers font leur rentrée dans les Écoles Primaires Supérieures, ce nombre sera multiplié par cinq grâce au gouvernement de Vichy (13,2 %) (BARREAU,J-M,2002).

En conclusion, le modèle plainiste s’avère être une troisième voie entre ce qu’Évola appelait « la civilisation collectiviste de l’homme-masse sans visage » et le capitalisme libre-échangiste déraciné. Tendant à dépasser les intérêts catégoriels et individualistes au service d’un idéal supérieur, le planisme pétainiste pose les bases d’une économie orientée par la célèbre devise « Travail, Famille, Patrie ».

L.A.

https://www.jeune-nation.com/culture/la-france-sous-vichy...

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Merveilleux Maurras ! Que disait-il de la Mosquée de Paris, que craignait-il lorsqu'elle fut construite ?

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3436479833.pngPublié le 20 décembre 2016 - Actualisé le 1er novembre 2017

On sait que la décision de construire la Mosquée de Paris, première mosquée construite en France métropolitaine, fut prise après la Première Guerre mondiale pour rendre hommage aux dizaines de milliers de morts de confession musulmane ayant combattu pour la France. Et manifester aux survivants la reconnaissance de leur sacrifice par le pays.

Qu'en a dit Charles Maurras le 13 juillet 1926, lors de son inauguration ? Pas un mot contre l'idée même de rendre un hommage mérité, aux combattants musulmans de la Grande Guerre. A leur propos il parle des « nobles races auxquelles nous avons dû un concours si précieux ». Il n'y a pas chez Maurras de haine raciale. Ni de haine religieuse : il ne juge pas de l'Islam en soi. Mais il sait l'antagonisme des religions et des civilisations. Et sa culture historique autant que son jugement et son intuition politique l'amènent à pressentir et signaler un danger pour la France. Presque nul, alors. Présent et menaçant aujourd'hui sur notre sol même. Maurras ne dénonce pas l'hommage rendu aux combattants, ne critique même pas le fait de construire une mosquée à Paris. Avec mesure il écrit : « Nous venons de commettre le crime d’excès ». Son texte explicite en quoi consiste cet excès. Suit le pressentiment d'une menace : la crainte que nous ayons à payer un jour notre imprudence, en ce sens criminelle ; le souhait (Fasse le Ciel !) que les musulmans bénéficiaires de notre générosité « ne soient jamais grisées par leur sentiment de notre faiblesse. » Et nous y sommes.   LFAR         

« Mais s’il y a un réveil de l’Islam, et je ne crois pas que l’on puisse en douter, un trophée de la foi coranique sur cette colline Sainte-Geneviève où tous les plus grands docteurs de la chrétienté enseignèrent contre l’Islam représente plus qu’une offense à notre passé : une menace pour notre avenir... Nous venons de commettre le crime d’excès. Fasse le ciel que nous n’ayons pas à le payer avant peu et que les nobles races auxquelles nous avons dû un concours si précieux ne soient jamais grisées par leur sentiment de notre faiblesse. »  

Charles Maurras le 13 juillet 1926

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Amsterdam met un coup de frein au tourisme - Journal du Mercredi 1er Novembre 2017

Jeudi prochain, 2 novembre, Gilles Cosson à l'émission Synthèse sur Radio Libertés

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ÉCOUTER RADIO LIBERTÉS CLIQUEZ ICI

LES PRÉCÉDENTES ÉMISSIONS CLIQUEZ LÀ

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THIERRY MAILLARD, MILITANT NATIONALISTE DE REIMS, VICTIME DE L'ACHARNEMENT DE LA JUSTICE

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Un communiqué des Amis de Thierry Maillard :

Lundi soir notre ami, notre camarade, notre frère, Thierry, a été condamné à deux ans de prison ferme pour détention d'armes. 

Nous ne pourrions assez exprimé notre révolte devant une telle condamnation. Tous les jours des crimes bien pires bénéficient d'une indulgence scandaleuse et incompréhensibles. On trouve aux pires racailles des excuses sans fins. Et on écoute à peine les explications d'un père de famille.

Thierry n'a jamais agressé personne. Il n'a jamais braqué qui que ce soit, avec ou sans armes. Depuis des années, en amoureux des lettres et de la culture, il vit  de son activité de libraire et paye ses impôts comme tous les honnêtes citoyens de ce pays. 

La semaine dernière sa voiture a brûlé. Menacé depuis plusieurs mois en raison de ses idées, Thierry a pris ses responsabilités, en tant qu'homme, en tant que mari, en tant que père, en tant que Français. Aurait-il pu agir autrement ? Peut-être. Mais il ne nous appartient pas de le juger, nous laissons ce travail à la justice, qui ne le fait que trop sévèrement quand il s'agit de simples français ou de patriotes fiers de l'être. Ce que nous, nous pouvons faire, en tant qu'hommes, en tant que maris, pères, et en tant que patriotes, c'est l'aider à se battre, à se battre juridiquement pour défendre sa liberté et son droit à vivre auprès des siens. C'est la seule raison  pour laquelle ce soir nous vous demandons de l'aider. Alors aidons-le. cliquez ici

MANIFESTEZ VOTRE SOLIDARITÉ AVEC THIERRY

Thierry Maillard, dans les milieux nationalistes, c'est une "figure". On est pas forcément d'accord avec lui sur tout, néanmoins sa sincérité et sa personnalité pittoresque en font un camarade attachant.

Mais ses qualités de meneur d'hommes, de combattant courageux et d'éternel bout en train (il nous en a encore fait la démonstration le 1er octobre dernier lors de notre XIe journée de Synthèse nationale) énervent nos ennemis. Contre lui, ils sont prêts à entreprendre toutes les persécutions afin de le neutraliser. Sa condamnation récente pour des motifs discutables en est la preuve.

Que l'on soit copain ou pas avec Thierry, le devoir de chaque patriote est de lui apporter, sous quelque forme que ce soit, un témoignage de solidarité.

R. H.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

CARLES PUIGDEMONT : LE MASQUE DE L’HÉROÏSME EST TOMBÉ

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Naïf, je m’imaginais que l’honneur élémentaire, pour lui, était de rester, d’assumer.

Il y a des départs qui sont des courages, des éloignements qui constituent des audaces. Londres n’était pas la désertion de Paris mais sa sauvegarde.

Carles Puigdemont, ces dernières semaines, avait chauffé à blanc ses partisans, exalté l’indépendance de la Catalogne, défié le pouvoir espagnol, fait fi de la multitude qui, le 29 octobre, avait encore démontré sa force et son irrésistible entêtement en faveur d’une Espagne unie.

Le leader, paraît-il, charismatique de l’indépendance catalane était trop intelligent pour pouvoir ignorer les conséquences de ses menaces et de ses actions et, en particulier, que la justice espagnole, s’il allait jusqu’au bout de ses provocations même approuvées par des Catalans purs et durs, n’hésiterait pas à engager contre lui et ses soutiens proches et engagés une procédure, notamment pour rébellion.

Mais il a décampé en Belgique.

Naïf, je m’imaginais que l’honneur élémentaire, pour lui, était de rester, d’assumer, de manifester qu’il n’avait pas mis le feu pour seulement éteindre l’incendie pour son propre compte.

J’avoue que j’ai été édifié sur le caractère de ce professeur depuis longtemps épris de la cause catalane, héroïsé par ses troupes mais qui espérait que tout se passerait sans qu’il ait à payer la rançon de sa volonté de rupture.

Mais il a fui en Belgique.

Je sais bien que tous les partis, et le sien en particulier, participeront aux élections régionales annoncées par Mariano Rajoy. 

Puigdemont veut le beurre mais aussi l’argent du beurre. La provocation catalane absolue mais aussi la tranquillité. Il veut bien troubler la mer mais refuse les vagues. 

Il a rejoint la Belgique. D’aucuns disent que c’était organisé de longue date. Si c’est vrai, ce serait encore plus triste. Avoir préparé ses arrières alors qu’il flamboyait un temps tout devant !

Puigdemont verra son aura s’étioler. L’épopée quitte la Catalogne et va se protéger en Belgique. Le sauve-qui-peut succède à l’incandescence qui, aussi minoritaire qu’elle soit, était porteuse d’une flamme.

Sa fuite en Belgique l’a éteinte.

Ce sont des choix qui me fascinent. J’ai défendu mon père qui a voulu à toute force rester afin de « composer pour décomposer ». Mais dans mon for intérieur, j’aurais rêvé de pouvoir formuler un « non » résistant, clair et net.

Il y a des abandons qui sont des héroïsmes.

Mais des présences, aussi, qui légitiment une cause.

Carles Puigdemont était prêt à se battre jusqu’au dernier Catalan.

Sauf lui.

Extrait de : Justice au Singulier

http://www.bvoltaire.fr/carles-puigdemont-masque-de-lhero...

Halloween: in money we trust

nouvel-ordre-mondial.jpgLes catholiques Français et du monde entier  honoreront demain leurs morts dans le cadre de la  Toussaint,  célébration par l’Eglise  de  tous les saints, fixée dés le IVe siècle.  Cette fête,  également d’une grande importance et solennité  chez les orthodoxes et les catholiques  de rite byzantin  -elle se déroule  alors le dimanche suivant la Pentecôte-, plonge aussi ses racines dans notre plus vieille mémoire européenne. La Toussaint est la christianisation  de la Samain (en gaulois Samonios – selon le calendrier de Coligny), une des quatre grandes fêtes de l’antiquité celtique, dont l’importance a été  mise en lumière notamment par les remarquables travaux des historiens spécialistes de la mythologie et civilisation celtiques que sont Françoise Le Roux et Christian J. Guyonvarc’h.  Elle   clôturait  la saison des campagnes guerrières mais   revêtait aussi une  forte connotations sacrée  intervenant à une période charnière, de  passage,  où le monde des vivants  selon les croyances établies  entrait en contact avec celui des ancêtres, des défunts de la communauté. Sous le terme anglais Halloween (veillée de la Toussaint), cette fête populaire dans le monde anglo-saxon importée par les colons aux Etats-Unis s’est laïcisée.  Elle s’est imposée de prime abord comme un moment d’amusement  familial et de voisinage ,  où l’on se déguisait pour chasser les mauvais esprits avant l’arrivée de l’hiver, occasion de déguster quelques sucreries. Un  divertissement  récupéré par les marchands du temple, qui s’attachent  à fidéliser le plus tôt possible les jeunes consommateurs,  pour devenir  un  des grands temps fort commercial  de l’année outre-Atlantique avec son lot de campagnes publicitaires,  de promotions, de ventes de produits divers et variés.  Sans même parler du mauvais goût, du  gore, voire  de  la violence qui s’est invitée ces dernières années dans cette célébration

Dans une  France largement déchristianisée (mais il y a des motifs d’espoir de rebond! ), les pros du marketing, les entreprises et grandes marques anglo-saxonnes comme françaises  n’ont pas ménagé leurs efforts dés la fin des années 90  pour y acclimater Halloween.  Ce qui n’est pas forcement pour déplaire aux partisans du village global, d’une transformation définitive  de la vieille Europe en banlieue américaine,  et autres  adversaires  vigilants de nos racines chrétiennes qui constatent et/ou encouragent ce travestissement d’une fête catholique. Il convient cependant de noter, une  fois n’est pas coutume, l’assez vive réaction des autorités catholiques ces dernières années  visant à redonner du sens à la Toussaint et contrer l’offensive matérialiste et commercial d’Halloween.

Bruno Gollnisch l’écrivait en 2012  « ce mois de Novembre est – ou était – chez nous le mois du culte des morts : fête de la Toussaint, suivie de celle des Trépassés. Cérémonies du 11 novembre, rappelant l’incroyable sacrifice de millions de Français. Visite des cimetières.Ce culte est de tous les temps et de toutes les civilisations. Peut-être même peut-on dire qu’il est à l’origine de la Civilisation. Les monuments de l’Égypte ancienne qui nous fascinent encore ne sont-ils pas le résultat du prodigieux effort auquel ce culte donna lieu ? (…) . Un pays n’est pas seulement la propriété de ceux qui y vivent ; mais aussi de ceux qui y ont vécu. Effacez leur souvenir, et vous déclarez la terre ouverte à tous. Vita mortuorum in memoria est posita vivorum ; La vie des morts est de survivre dans l’esprit des vivants disait Cicéron et, plus près de nous, Chateaubriand : Les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts ; les morts, au contraire, instruisent les vivants.Disons-le tout net : un peuple qui n’honore pas ses morts n’a plus d’avenir. D’autres viendront, qui progressivement prendront la place des amnésiques, et ne coloniseront pas que ses cimetières. Car tout se tient. Barrés avait bien compris le lien charnel qui existe entre la terre et les morts. C’est que la terre de France n’est pas seulement la propriété des soixante millions de personnes qui y vivent aujourd’hui, et dont on ne sait trop s’il faut les qualifier d’habitants ou de nationaux. Elle appartient aussi au milliard d’êtres humains qui, depuis l’aube des temps historiques y ont vécu, travaillé, souffert, aimé, et qui, si souvent, ont donné leur vie pour elle.En honorant nos morts, en respectant la dernière et intangible demeure, à laquelle ils ont droit, nous nous relions à eux, qu’ils fussent riches ou pauvres, glorieux ou humbles : Dona eis, Domine, requiem sempiternam. »

Le Figaro  qui consacre un article à Halloween  rapporte qu’ «Aux États-Unis, 179 millions de personnes soit 55% de la population, s’apprêtent à participer activement à la fête, en décorant leur maison, ou en se déguisant. Et le chiffre d’affaires global généré par l’événement s’annonce colossal: chaque participant devrait dépenser entre 75 et 96 dollars, et plus de 9 milliards de dollars de rentrées sont attendues, d’après la National Retail Federation citée par France tv Info. Il y a 10 ans, ce chiffre n’était encore que de 5 milliards de dollars.»

Quid de la France? Le site du quotidien relaie le sondage réalisé par le site maison-budget.com, qui  indique que « 45% des foyers français auront au moins une décoration d’Halloween)  à l’intérieur, et plus d’un tiers (37%) des maisons seront même décorées à l’extérieur. Les citrouilles, toiles d’araignées et sorcières volant sur leur balai vont venir donner un air d’épouvante à des foyers plus nombreux que l’année dernière, d’autant que la fête d’Halloween est souvent évoquée dès la maternelle, et que nombre d’enfants attendent de pied ferme de sculpter leur cucurbitacée…  Festivisation dès l’enfance? Simple moment de détente en famille? Interrogés sur la signification qu’ils donnent à Halloween, les Français ne sont cependant pas dupes: pour 46% des personnes interrogées par maison-budget.com, il s’agit d’une fête commerciale en premier lieu. Mais 19% d’entre eux soulignent qu’il s’agit d’abord d’une occasion de faire plaisir aux enfants (…). Où va s’arrêter la folie Halloween? (…). Même si l’événement semble déjà faire plus d’émules que la traditionnelle visite aux morts, nous sommes encore loin des pratiques d’outre-Atlantique, qui il est vrai donnent souvent le la de nos comportements futurs ». 

Si comme l’affirme l’eurasiste Alexandre Douguine, « L’Amérique, comme le Terminator activé par son programme automatique, est venu du futur vers nous, et c’est son effrayant secret »,  nous ne sommes pas condamnés à subir les outrances  d’une certaine  Amérique progressiste. Sachant que celle-ci est  souvent bien éloignée de l’Amérique profonde,  tant il faut se méfier des généralisations au sujet de cet Etat mosaïque,  de ce pays-monde célébré il y a quelques  années par Jacques Attali comme l’ébauche de la société planétarienne à venir. Il y a encore au sein de notre peuple, un esprit de résistance à la colonisation - culturelle, sociétale, politique -  yankee, même si de recul en recul, à commencer par celui de nos élites et de nos dirigeants,  sous les coups de boutoir du mondialisme, les particularismes français, nationaux,  tendent à s’effacer.

Bref,  au-delà-même de la défense de nos racines spirituelles,  ne pas se soumettre au diktat marchand d‘Halloween,  c’est aussi manifester  une volonté politique de ne pas plier  face à l’américanisation-mondialisation des esprits.

https://gollnisch.com/2017/10/31/halloween-in-money-we-tr...

Une autre Europe est impérative - Reportage

16:09 Écrit par pat dans actualité, entretiens, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

La petite histoire : Robert Edward Lee, l'honneur du Sud

14:27 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Venus pour durer

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Comment les partis populistes de droite ont changé la politique en Europe du Nord. Par Mathias Wyssuwa, journaliste au Frankfurter Allgemeine Zeitung ♦ Le soulagement fut grand au Parti du Progrès en Norvège après l’élection de la mi-septembre. La première participation au gouvernement aurait pu être la catastrophe car cette compromission aurait pu être interprétée comme la fin de la protestation. Mais les électeurs n’ont pas puni les populistes de droite. Ils ont perdu très peu, avec 15,3%. Le parti se réjouit car il peut continuer à participer au gouvernement.

La nouvelle question qui se pose en Allemagne depuis le succès de l’AfD n’est pas une nouveauté en Europe du Nord. Comment faire avec les populistes de droite ? Ceux-ci sont présents depuis plusieurs années dans les parlements du Danemark, de Norvège, de Suède et de Finlande. Les autres partis ont donné des réponses variées à la question. Mais il y a deux constantes : les populistes ont modifié le discours politique. Ils sont toujours présents.

La montée du Parti du Progrès norvégien date des années quatre-vingt ; elle est due au discours sur l’immigration et hostile à l’islam. En 1989, le parti a dépassé pour la première fois 10%. Même tenu à l’écart par les autres, il a eu beaucoup d’influence. La politique des migrations s’est durcie. Puis il fut dédiabolisé, d’abord au niveau local où il a pu faire des alliances. Lorsqu’en 2006, Siv Jensen a pris la direction, il fut accepté. Jensen a réduit les aspérités et a adopté d’autres sujets. En 2013, le Parti du Progrès a fait une coalition avec le premier ministre conservateur Erna Solberg. Jensen devint la ministre des finances. Le grand parti conservateur tint des propos favorables. Lorsque la crise des réfugiés toucha le pays, presque tous les députés du Parlement demandèrent de durcir le droit d’asile. La ministre de l’intégration du Parti du Progrès joua la carte de la peur et la colère. Elle provoqua ses partenaires et fut rejetée par la gauche. Mais les électeurs l’ont récompensée.

Le Parti du peuple danois a eu autant d’influence sans participer au gouvernement. Il a soutenu les partis bourgeois minoritaires de 2001 à 2011 puis à nouveau depuis 2015. Il a obtenu un durcissement de la politique migratoire. Il a modifié le paysage politique du Danemark comme aucun autre parti ne l’a fait dans le nord.

Le Parti du peuple danois a bénéficié des mêmes circonstances que les autres populistes de droite des autres pays du nord. Ils ont avancé dans un domaine déserté. Le langage dominant des sociaux-démocrates ne correspondait plus à ce que les gens voyaient autour d’eux : les problèmes d’intégration des immigrés, par exemple. Les partis de la droite bourgeoise se sont centrisés car ils ont cru ainsi trouver des électeurs. A cela s’ajoute ce qui a partout aidé les populistes : la déception à l’égard des élites et la crainte de la globalisation. Un espace s’est dégagé à droite que le Parti du peuple danois a occupé sans attendre. Il est entré en 1998 au Parlement. En 2015, il est devenu le deuxième parti avec 21% des voix. Cela a non seulement conduit à durcir la politique migratoire mais cela a obligé les autres partis à venir sur le terrain des populistes en durcissant le ton à l’égard des migrants et de l’islam. On alla même jusqu’à faire une conférence de presse commune entre le président du Parti social démocrate et le Parti du peuple danois où chacun a félicité l’autre pour le travail en commun ! Au Danemark, on est heureux de dire ce qui est impensable en Suède.

Au Danemark et en Norvège, on se moque ouvertement du politiquement correct des Suédois. En Suède, on a choisi d’isoler les « Démocrates suédois ». Mais en 2010, ils sont entrés au Parlement. En 2014, ils ont atteint 13% ; lorsque les Rouges et les Verts au gouvernement, minoritaires, ont failli ne pas pouvoir faire voter leur budget, ils ont passé l’accord de décembre pour isoler les seuls populistes. Lorsque le chef de l’opposition de droite bourgeoise Anna Kindberg Batra au printemps dernier a envisagé de coopérer avec les « Démocrates suédois », la colère se déchaîna et elle dut quitter sa présidence.

Pourtant, le problème des relations avec les démocrates suédois doit être résolu car ils font maintenant 20% dans les sondages. Jimmie Akesson, le président, a fait beaucoup pour rapprocher son parti du pouvoir. Il a abandonné les racines racistes, du moins en apparence. Il se veut posé. Il incarne une continuité personnelle. Dans tous les pays du nord, même si cela bouge dans le parti, la progression est liée à très peu de personnes qui sont là depuis longtemps.

C’est pareil en Finlande. C’est Timo Soini qui a fait des « vrais Finlandais » un parti important. Son résultat a quintuplé en 2011 pour atteindre 19%. En 2015, il a fait 17,7% et est entré au gouvernement. Soini devint ministre des Affaires étrangères. Mais cela n’a pas vraiment plu aux électeurs. Soini fut contesté et son successeur choisi par lui fut écarté. A la place fut élu Jussi Halla Aho connu pour ses provocations xénophobes. Le premier ministre conservateur Juha Sipila fut mécontent et le gouvernement failli sauter. Soini fit alors une scission dans son parti et sauva le gouvernement. Depuis lors, le parti des Vrais Finlandais s’est stabilisé avec un bon score. Par contre, le nouveau parti de Soini « Avenir bleu » s’est effondré dans les sondages.

Conclusions

1/ Les partis populistes sont apparus et ont monté en puissance autour du thème de l’immigration ;

2/ Les alliances se font toujours avec les conservateurs. L’isolement des démocrates suédois ne leur a pas nui électoralement mais le pays n’a pas durci sa politique en comparaison avec le Danemark où les populistes font partie d’une coalition au pouvoir ;

3/ L’exemple finlandais montre que les scissionnistes modérés sont sanctionnés par les électeurs ; un discours plus brutal, par contre, n’est pas sanctionné ;

4/ Les populistes sont tiraillés entre des électeurs très hostiles à l’immigration et la tentation de faire des alliances avec la droite modérée. L’alliance peut donner de bons résultats comme au Danemark à condition que les modérés se durcissent sur l’immigration. Par contre, l’abandon des positions dures sur l’immigration coûte toujours cher en termes électoraux.

Mathias Wyssuwa,
Frankfurter Allgemeine Zeitung

29 septembre 2017, p.8

Traduit de l’allemand par Ivan Blot

https://www.polemia.com/venus-pour-durer/

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Un peu de propagande pour allonger le délai légal pour avorter ?

Marianne raconte des histoires à faire pleurer dans les chaumières... :

"Avec l’échographie, la médecin a pu déterminer le nombre de semaines de grossesse : 14. Soit deux de plus que le délai légal français pour une interruption volontaire. "La docteure a juste lâché : 'Ici, on ne peut rien faire si vous ne voulez pas de cet enfant. Votre seule solution, c’est l’étranger' et elle m’a dit de contacter le Planning Familial, raconte Rose. Le second coup a été très dur : j’ai réalisé que, bien que née dans un pays où l’IVG est légale, je devais passer de l'autre côté de la frontière pour pouvoir avorter".

Avec le soutien du Planning, comme en témoignent Véronique Sahier, coprésidente du Planning Familial puis Sandrine Heckmann, directrice du Planning Familial de Pau :

"Certaines des femmes concernées sont dans des situations précaires. Avorter à l’étranger, cela fait ressortir des inégalités très fortes, ce n'est pas normal, il faut que toutes les femmes soient égales face à l'IVG". "Parfois on est à la limite du légal. Notre objectif, c’est que les femmes puissent avoir accès à l’avortement dans de bonnes conditions, même quand ce n’est pas possible en France".

"Même si on ne peut techniquement pas les soutenir financièrement, on les aide à mettre en place une stratégie personnelle. Ceci dit, quand il s’agit de femmes en extrême précarité, on voit ce qu’on peut faire plus directement…". 

Tous ces arguments avaient déjà été utilisés en 2000, afin de permettre d'allonger de 2 semaines le délai légal pour avorter. Et Marianne annonce la couleur : 

"Déni de grossesse, difficulté à faire un choix, mineures mal informées… Quels que soient les motifs, les Françaises sont 5.000 par an à recourir à l’IVG à l’étranger, en Espagne ou ailleurs. Car si la France se situe dans la moyenne européenne en matière de délai légal, plusieurs de ses voisins vont plus loin. Au Royaume-Uni par exemple, l’IVG est pratiquée jusqu’à 24 semaines de grossesse (voire plus si la vie de la femme est en jeu). Même délai au Pays-Bas, bien que les médecins n’avortent en général plus après 22 semaines. La Suède, où l’avortement est pratiqué jusqu’à la 18ème semaine (voire 22 et plus selon les situations), fait également partie de ces pays plus souples.

Des données qui, fatalement, posent la question de la pertinence de fixer la limite à 12 semaines. "Le délai est trop court pour certaines femmes, c'est la maîtrise de leur fécondité qui est en jeu", revendique la coprésidente du Planning Familial.  [...] Pourtant, estime Marie Allibert, porte-parole de l’association "Osez le féminisme !", "une grande majorité des Français sont en faveur de l’IVG et d’un passage à un délai plus long, de 14 semaines par exemple". L'alignement sur les délais plus favorables de voisins européens fait partie des revendications du Planning Familial. [...]"

par Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/10/un-peu-de...

Zoom Exclusif - Jean de France : le retour de l'idée monarchique

Elections autrichiennes : arrêtons de crier au loup

Par  Jean Sévillia

TRIBUNE - Les élections en Autriche ont vu la victoire des conservateurs ( ÖVP) et la percée des « populistes » du FPÖ. Ces deux mouvements pourraient travailler ensemble. Jean Sévillia rappelle [Figarovox, 16.10] que la démocratie autrichienne ne fonctionne pas selon les critères du politiquement correct à la française. Cette tribune nous renseigne en tout cas sur la réalité de la situation politique en Autriche.  LFAR

Un peu éclipsé, dimanche soir*, par l'intervention télévisée d'Emmanuel Macron, le résultat des élections législatives autrichiennes a provoqué des commentaires prouvant la méconnaissance ou l'incompréhension du système politique de ce pays. 

En l'attente du dépouillement des votes par correspondance, qui sera publié jeudi, le scrutin a placé en tête les conservateurs de l'ÖVP, le Parti populaire autrichien (31,4 % des voix), suivis des populistes du FPÖ (27,4 % des suffrages), puis, au terme d'un duel très serré pour la troisième place, des sociaux-démocrates du SPÖ (26,7 % des voix, soit une différence de 25 000 voix avec les précédents, sur 4,2 millions de suffrages exprimés).

Depuis dimanche*, le message médiatique délivré en France est que la droite conservatrice autrichienne, emmenée par le jeune Sebastian Kurz, va gouverner avec les populistes du FPÖ, ce qui signifie que « l'extrême droite » est « aux portes du pouvoir ».Or cette hypothèse est une possibilité, mais elle n'est pas la seule. Selon la Constitution autrichienne, c'est le président de la République qui nomme le chancelier chargé de former le gouvernement. Bien qu'il soit libre de son choix, il nomme celui-ci, par tradition, au sein du parti qui a gagné les élections législatives. Au chancelier pressenti, il appartient de réunir une majorité parlementaire sur son programme.Depuis 1945, sauf lors de courtes périodes, aucun parti n'a eu la majorité à lui seul, si bien que la petite République alpine est habituellement dirigée par des coalitions. Au début des années 1990, on a assisté à l'éclatement du traditionnel bipartisme autrichien (à gauche les socialistes devenus sociaux-démocrates, à droite les conservateurs devenus un centre-droit modéré et européiste) : les populistes du FPÖ, alors pilotés par le défunt Jörg Haider, ont atteint et parfois dépassé les deux grands partis, tandis que les Verts et les libéraux des NEOS complétaient la palette politique. Au terme du scrutin de 2017, si le scénario d'une coalition gouvernementale entre les conservateurs de l'ÖVP et les populistes du FPÖ parait s'imposer, il se heurte à l'engagement pris par le chef de l'Etat, Alexander van der Bellen, autrefois porte-parole des Verts, élu en 2016 contre Norbert Hofer, le candidat du FPÖ, de refuser d'investir des ministres populistes, et spécialement leur leader, Heinz Christian Strache. Le président de la République autrichienne peut avoir changé d'avis, mais rien de l'y oblige.

Sebastian Kurz, 31 ans, actuel ministre des Affaires européennes et internationales, a pris la tête de l'ÖVP au mois de mai dernier, après une carrière éclair : responsable de la branche jeunes du parti conservateur à 23 ans, secrétaire d'Etat à 24 ans, placé aux manettes des Affaires étrangères à 27 ans. Jeune homme brillant, pressé et ambitieux, il a été comparé à Emmanuel Macron. L'analogie a ceci de vrai que c'est avec des candidats novices en politique et qui se sont présentés comme des représentants de Sebastian Kurz plus encore que de son parti que le nouveau dirigeant de la droite autrichienne a emmené à la victoire un Parti populaire autrichien qui allait de défaite en défaite depuis dix ans.A cet égard, il y a un abus de langage à qualifier de « très conservateur », comme on l'a lu et entendu çà et là, un homme qui a adopté tous les codes de la modernité, du mépris de la cravate à la distribution de préservatifs, il y a quelques années, lors de sa campagne pour l'élection au conseil municipal de Vienne. Kurz, comme Macron, a quelque chose d'un ovni politique, mais il a suivi une stratégie différente en faisant le choix non de constituer sa propre formation mais de s'emparer, avec l'ÖVP, d'un parti installé dans le paysage, et aussi de marcher sur les brisées d'un autre parti, le FPÖ, en empochant des voix sur des thèmes qui étaient naguère l'apanage des populistes : contrôle accru de l'immigration, critique du communautarisme musulman, refus de l'entrée de la Turquie dans l'Europe.

Si Sebastian Kurz possède des chances d'être le prochain chancelier autrichien - et le plus jeune dirigeant européen -, ce n'est pas non plus acquis. Tout dépend des tractations qui vont avoir lieu dans les prochaines semaines afin de former un gouvernement rencontrant une majorité parlementaire. Reconduction, avec d'autres ministres, de la grande coalition entre les conservateurs de l'ÖVP et les sociaux-démocrates du SPÖ ? Coalition entre l'ÖVP et les populistes du FPÖ ? Ce fut le cas de 2000 à 2007, et on se souvient que les sanctions prises initialement par l'Union européenne avaient dû être levées au bout de sept mois, tant il était évident que l'Autriche restait un tranquille Etat de droit. Christian Kern, l'actuel chancelier social-démocrate, n'exclut pas non plus de discuter avec les populistes : il faut se souvenir que deux régions autrichiennes, la Haute-Autriche et le Burgenland, sont déjà gouvernées localement par une coalition SPÖ-FPÖ, illustrant le fait que la démocratie autrichienne ne fonctionne pas selon les critères du politiquement correct à la française. Tout est ouvert. Avant de crier au loup avec des mines préoccupées, les commentateurs feraient mieux d'observer la suite.  

* 15 octobre 2017

Journaliste, essayiste et historien, chroniqueur au Figaro Magazine et au Figaro Histoire, Jean Sévillia est un spécialiste de l'Autriche.

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

11:06 Écrit par pat dans actualité, élections, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Pendant ce temps, la mairie de Paris peut organiser la nuit du ramadan aux frais du contribuable

6a00d83451619c69e201bb09d25444970d-250wi.pngDe Gilles-William Goldnadel dans Valeurs Actuelles :

"[...] Si le Conseil d'État ne sait pas pourquoi il tranche la croix, moi je sais. Pendant ce temps, la mairie de Paris peut impunément organiser la nuit du ramadan aux frais du contribuable ou contribuer à la construction de mosquées sous couvert d'espace culturel islamique sans attenter aucunement à la laïcité. On peut tolérer des prières de rue sans emprise parait-il sur le domaine public. On peut édifier des plugs anaux dans la capitale, des vagins royaux à Versailles et des statues de zoophiles sodomisant des chiens à Beaubourg sans égard pour la vue enfantine ou la gente canine."

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

HALLOWEEN, OU L'INFANTILISME INDÉCENT

Charles Demassieux Boulevard Votaire

Halloween provient « de la célébration de Samain (nom irlandais) ou Samonios (nom gaulois), créée par les Celtes. Cette fête religieuse, conduite par des druides, se tenait à la fin de l’automne (à la fin des récoltes) et marquait l’entrée dans une nouvelle année. En Irlande et en Gaule, on craignait cette nuit de Samain, durant laquelle des esprits maléfiques pouvaient sévir. Pour éviter cette présence “noire” et éloigner le danger, les habitants allumaient des feux en plein air. Cette nuit était aussi un “entre-temps” entre le monde des vivants et des morts »(source : L’Internaute).

Loin de moi la tentation de nier nos origines celtes et, brandissant le christianisme comme un étendard exclusif, d’en effacer toute trace de notre histoire, mais la fête dont il est question – importée aux États-Unis par les Irlandais qui émigrèrent en masse, suite à la Grande Famine ayant dramatiquement frappé leur pays en 1845 – a depuis été digérée par la machine commerciale américaine, qui l’a transformée en carnaval grand-guignolesque, dans une société, imitée à présent, par l’Europe, où la mort – et ses avatars – se voit caricaturée à outrance quand elle n’est pas tout simplement effacée par le transhumanisme, ce que Robert Redeker, venu présenter son dernier essai L’Éclipse de la mort, expliquait récemment sur la chaîne Histoire.

De nos jours, Halloween, bien loin de constituer une expérience cathartique collective face à l’au-delà, est devenue une manifestation un tantinet puérile de l’horreur. Une puérilité que le philosophe Jean Baudrillard définissait ainsi : « Halloween n’a rien de drôle. Ce festival sarcastique reflète plutôt une soif de revanche des enfants sur le monde adulte. » On est effectivement loin de la joie de vivre exprimée au cours des traditionnels carnavals.

Surtout, ce qui est dérangeant, avec Halloween, c’est son immédiate proximité avec la Toussaint – fête de tous les saints, « l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles », selon la Conférence des évêques – et, le lendemain, avec le jour des morts, où les vivants vont traditionnellement fleurir les tombes de leurs proches disparus. Nous sommes loin de cet étalage macabre inspiré par la littérature et le cinéma de genre qui a, certes, toute sa place dans notre imaginaire, mais pas à cette date, où ces sortes de démonstrations ne sont peut-être pas les bienvenues. D’autant qu’Halloween n’a plus de dimension religieuse, celle-ci entièrement étouffée par le caractère festif.

Quitte à importer une fête américaine, optons plutôt pour Thanksgiving, qui rend grâce à Dieu pour ses bienfaits. Une célébration qu’on pourrait aussi, afin de satisfaire tout le monde, laïciser en remerciant la patrie pour ce qu’elle nous donne, malgré tout.

Source cliquez ici

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Passé Présent n°169 - La perte de l'Inde

07:28 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

QUI, EN FRANCE, A PERMIS À M. RAMADAN ET AU SALAFISME D’ACQUÉRIR UN TEL POUVOIR ?

Lorsqu’il y a farce, le dindon n’est jamais loin, mais il existe au moins deux variétés de farceurs : celui qui fabrique sa farce, et le farceur opportuniste, celui qui se contente, mine de rien mais goulûment, d’étaler à la face du monde celle d’autrui qu’on lui sert sur un plateau. Le plateau en or massif est ici, en l’occurrence, le multiculturalisme, cheval de Troie de la farce, et qui constitue pour notre farceur cette occasion trop belle, celle qui lui permet de sillonner depuis des années l’Europe, ici conseiller pour les problèmes « d’intégration » auprès de multiples municipalités du continent, là invité sur les plateaux télé, mais toujours pourfendeur de cette Europe criminelle qui, oh scandale, accueille massivement un islam pourtant en croissance exponentielle, mais hélas sans les égards qui apparemment lui sont dus, et souffrant le martyre au moindre obstacle.

Dans le fond, il aurait tort de se gêner, la farce 15 étoiles n’étant pas de son ressort, mais de celui d’élites européennes toujours prêtes à prostituer l’avenir de leurs si « chers » peuples à moindre coût sur l’autel de leurs infectes petites « carrières ». Agoniseraient-elles, comme dans le cas de monsieur Fillon, ils sont recasés aussi sec dans quelque entreprise d’importance et bien entendu juteuse : oublié du jour au lendemain ce feu sacré concernant l’avenir de la nation et de ce peuple pour lequel, s’ils avaient vraiment le feu sacré, ils continueraient violemment à se battre, quel que soit l’obstacle. La vérité éclate alors : ils n’en ont rien à battre, ce que leur fréquentation de Bilderberg laissait d’ailleurs entendre et présager.

Clamant du coup, à qui veut l’entendre, que les racines chrétiennes de l’Europe sont un mensonge de plus, et que, bien sûr, l’islam est depuis toujours « de culture européenne », notre farceur opportuniste – pour en revenir à lui – étale sa farce au fil des ans. Le problème de l’Europe est un peu comme celui de la police : jamais là quand il le faudrait. Bien qu’opérant à la même tâche dans une multitude de pays européens depuis des années, il n’est perçu dans chacun d’eux que comme symptôme d’une problématique spécifiquement « locale ». Or, monsieur travaille d’arrache-pied à l’islamisation de l’Europe et, au-delà de l’Europe, à celle du monde, et rien d’autre. 

La nouveauté, c’est que son masque d’irréprochabilité morale se fend quelque peu ces temps-ci, suite à l’affaire concernant un gros porc américain, et ayant eu pour effet salutaire de délier un certain nombre de langues. Eh bien, figurez-vous que ce Tariq Ramadan réclamant à Sarkozy, au cours d’un débat télévisé, un moratoire en France concernant la coutume consistant à battre l’épouse récalcitrante, est accusé aujourd’hui de viol par l’une de ses supposées victimes.

Des partisans de l’intéressé – faut-il s’en étonner ? – crient, sur les réseaux sociaux, au complot sioniste. Notre victime affirme être une ancienne salafiste, et à l’entendre ici même raconter de quelle façon le sieur Ramadan essaya de la convaincre de ne pas en sortir, l’on peut conclure que le salafisme n’est en rien mauvais pour notre prédateur prédicateur. Les choses commencent ainsi à se décanter malgré, je répète, le répugnant aveuglement de nos propres politiques. Il fallait beaucoup de courage à Henda Ayari pour exprimer cette réalité : chapeau, Madame !

http://www.bvoltaire.fr/france-a-permis-a-m-ramadan-salaf...

COMMENT LES PROMOTEURS DE L'ÉCRITURE INCLUSIVE NOUS MANIPULENT AVEC LEURS FAUX ARGUMENTS ?