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  • Le parti de la guerre américain définitivement réduit à l'impuissance

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    par Jean-Paul Baquiast

    Ex: http://www.europesolidaire.eu

    Il est temps d'ouvrir les yeux, pour ceux qui tentent de comprendre l'avenir du monde au regard de ce qui avait toujours été depuis 1945 la volonté américaine de détruire la Russie sans provoquer une destruction en retour de l'Amérique (MAD).

    Désormais la Russie a réussi un coup magistral, réduire à l'impuissance et sans doute pour toujours le parti de la guerre américain. La Russie et avec elle, le reste du monde, y compris les citoyens américains désapprouvant cette politique, peuvent dormir tranquilles. C'est évidemment la Russie, sous la direction étonnamment clairvoyante de Vladimir Poutine, en se dotant d'armes stratégiques sans égal, qui a gagné cette bataille capitale. 1)

    Inutile de revenir ici sur les armements dévoilés par Vladimir Poutine dans son tout récent discours sur l'Etat de l'Union. Leur liste et leur analyse ont fait en quelques jours le tour du monde. Disons seulement que chacun de ceux-ci dépasse largement en efficacité, dans son domaine, ce que les militaires américains espéraient jusqu'ici pouvoir leur opposer. Autrement dit, ils sont sans répliques. La stratégie jusqu'ici employée par Washington contre la Russie doit donc désormais être rangée au musée de la guerre.

    Cette stratégie, en résumant beaucoup, consistait depuis quelques mois à menacer la Russie d'armes atomiques de courte portée, en espérant que la Russie n'oserait pas répliquer en retour par l'emploi de Missiles nucléaires intercontinentaux ICBM visant directement les grandes villes américaines. . Ceci parce le recours à ces armes signifierait la destruction mutuelle assurée, les défenses anti-balistiques américaines n'étant pas suffisamment étanches pour empêcher à coup sûr la pénétration de quelques ICBM russes. La riposte américaine serait alors destructrice de la Russie comme du reste du monde, ce dont Moscou ne voudrait évidemment pas courir le risque suicidaire. La Russie, malgré sa supériorité militaire indéniable sur terre et dans les airs, serait alors obligée de se soumettre.

    Ceci veut dire dans l'immédiat que Washington doit renoncer à pénétrer les frontières russes, y compris en Ukraine, en espérant provoquer ainsi non seulement la chute de Vladimir Poutine, mais la fin de la puissance militaire et technologique russe. Il devra seulement rechercher une coexistence apaisée avec Moscou, dont personne ne se plaindra, notamment en Europe, les possibilités de coopération étant nombreuses,en particulier dans le domaine de la recherche scientifique avancée ou dans celui de l'exploration spatiale.

    Mais dira-ton, le complexe scientifico-militaire américain ne pourrait-il pas rattraper son retard, en premier lieu concernant les missiles hypersoniques, dont le Sarmat russe est désormais le fleuron ? Notre réponse est que cela lui sera impossible. Dans toute course à de nouveaux armements révolutionnaires, le retard pris est irrévocable, l'industrie militaire russe ayant toutes les possibilités de maintenir son avance.

    Ceci sans tenir compte du fait que le complexe scientifico-militaire américain a montré dans tous ces domaines son incapacité fondamentale. Malgré les considérables moyens de renseignement  dont il dispose, il n'avait pas jusqu'ici été capable de détecter l'avancée russe. Pourquoi l'histoire ne se renouvellerait-elle pas? Quant à produire de nouveaux armements susceptibles de tenir tête aux futurs armement russes, il n'en sera pas capable. L'odyssée lamentable du Joint Strike Fighter ou F- 35, face aux avancées spectaculaires des différents Sukkoi russes, dont le dernier exemplaire, le Su-57, vient obligeamment d'être dévoilé en Syrie, en est la preuve. Un JSF ne tiendrait pas 2 minutes en combat aérien face à un Su-57, à supposer que le JSF puisse décoller. 2) Voir Vidéo ci-dessous.

    1. Un aperçu en est proposé sur le site DeDefensa http://www.dedefensa.org/article/larsenal-russe-a-bon-ent...

      Il s'agit successivement...

    • du nouvel ICBM Sarmat d'un rayon d'action de 17 000 kilomètres, avec les capacités révolutionnaires de ses têtes nucléaires autonomes et autoguidées, dont celles pour certaines d'entre elles de se mettre en orbite basse et d'attaquer à partir de cette position, c'est-à-dire venues de n'importe quelle direction ;

    • d'un nouveau cruise missile à capacité nucléaire, avec moteur nucléaire, donc disposant d'une autonomie quasiment illimitée, et dont le fonctionnement avec ce moteur a été d'ores et déjà testé en conditions de vol opérationnel ;

    • d'un drone sous-marin à propulsion nucléaire, d'une forme ressemblant à une torpille, évoluant à des profondeurs très basses (jusqu'à 1 000 mètres), avec une autonomie autour de 10 000 kilomètres et à des vitesses très élevées pour un engin sous-marin, de l'ordre de 56 à 100 nœuds (100 à 185 km/h) ; enfin, capable de porter les armes thermonucléaires les plus puissantes comme la bombe dite Tsar de 100 kilotonnes expérimentée au début des années 1960 ;

    • du missile Kinzhal lancé d'avion, de capacité hypersonique (catégorie de vitesse de plus de Mach 5 [5 300 km/h à 11 000 mètres d'altitude]), armé de charges conventionnelles ou nucléaires. Il s'agit d'un missile lancé de bombardiers stratégiques de type Tu-95 et Tu-160, et sans doute du futur bombardier furtif en cours de développement ; sa vitesse implique qu'aucun missile antimissile existant n'est capable de l'atteindre. « Mes amis, la Russie a d'ores et déjà ce système d'arme », précise Poutine, signifiant que ce système est en cours d'intégration opérationnelle ;

    • du “projectile” hypersonique Avantgard, qui est en cours de développement et d'essais, et qui présente la particularité de disposer d'ailes lui donnant la capacité d'évoluer en vol planant, sur des distances intercontinentales et à une vitesse de l'ordre de Mach 20, avec des capacités de bifurcations en plein vol d'une ampleur considérable. (Avantgard est dit “projectile” et non missile parce qu'il n'a pas de propulsion propre mais progresse selon l'énergie cinétique, probablement à partir d'un lanceur du type de l'ICBM Sarmat : « Il vole vers son objectif comme un météorite ou comme une boule de feu, précise Poutine. La température de sa surface externe atteint 1 600 à 2 000 degrés mais le bloc directionnel est protégé pour recevoir et contrôler un guidage effectif. ») ;

    • d'armes à rayon laser : il s'agit d'une technologie connue et d'ores et déjà en service pour des systèmes à capacités limitées. L'application principale envisagée en théorie depuis des décennies (Reagan en parlait en mars 1982 dans le concept originel de la Stars War [la Strategic Defense Initiative], comme systèmes de destruction de missiles ICBM) porte effectivement sur la défense antimissiles, aux niveaux tactique et stratégique.

    2) http://russiafeed.com/russian-su-57s-show-right-stuff-vid...

    Note au 04/02

    On lit ce jour dans RT.com.fr

    Pour la Russie, Washington est responsable d'une nouvelle course aux armements

    Le 1er mars, le président russe, a souhaité envoyer un signal aux Etats-Unis en présentant le nouvel arsenal militaire russe à vocation défensive. Vladimir Poutine a justifié le développement de ce nouvel armement comme une réponse au retrait des Etats-Unis du traité de réduction des armements stratégiques (ABM, Anti Balistic Missile) en 2002 et au déploiement de systèmes antimissiles en Europe de l'Est et en Corée du Sud.

  • Pour le journaliste grand reporter Bernard de la Villardière, il existe une caste médiatique qui disqualifie toute opinion divergente

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    FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    C’est par ces mots crus que le journaliste est revenu, dans une tribune publiée dans Le Figaro, sur son passage dans l’émission Touche Pas à Mon Poste, dirigée par Cyril Hanouna et diffusée sur C8.

    Bernard de la Villardière dénonce la confiscation du débat médiatique et l’impossibilité d’aborder certaines questions.
    Il fait référence ici à l’islam. Interrogé sur le hijab, ce voile musulman très couvrant, le journaliste le qualifie de régression. Alors qu’il argumente et s’attache à répondre par des faits, les chroniqueurs bien-pensants hurlent et déforment son propos en l’accusant de vouloir interdire le voile. Le sujet est visiblement tabou, il n’est pas admit la libre confrontation d’opinions.
    Il dénonce les méthodes de diabolisation et d’instrumentalisation qui entraînent la disqualification des opinions dissidentes.
    Le grand reporter pointe du doigt l’absence de pluralité d’opinions des chroniqueurs, les comparants à une meute unanime. Il accuse la chaîne de manipuler les images lorsqu’elle diffuse une musulmane voilée dans le public qui s’offusque : « Je suis au mieux un homme dépourvu d’élégance, au pire un salaud » affirme-t-il. Il déplore un public « aux ordres d’un chauffeur de salles » et regrette le goût pour le buzz et le spectacle de la caste médiatique. Il qualifie d’ailleurs son passage de « traquenard mûrement préparé ».

    Mais Bernard de la Villardière relativise l’impact médiatique de l’émission indiquant avoir reçu un grand nombre de messages de soutien de ses confrères.
    Oui et il a obtenu également un large écho favorable sur les réseaux sociaux. Il fait d’ailleurs remarquer que la chaîne C8 a supprimé la rediffusion en ligne de l’émission. Enfin, il révèle la portée du lynchage dont il est victime puisque, d’après lui, l’équipe de Touche Pas à Mon Poste aurait demandé sa tête à la direction de M6 au motif qu’il était atteint d’islamophobie. Cette islamophobie le journaliste définit comme une « maladie imaginaire mise au point par les officines de la propagande islamiste. »

    https://fr.novopress.info/

  • Rappel : Quand Libé, Le Monde et la gôche morale défendaient la pédophilie

    libération_pedophilie_mariage_pour_tous-Patrick-Peccatte1-350x360.jpgA la fin des années 70, les mêmes bien-pensants progressistes qui soutiennent actuellement la loi pour l’homoparentalité, le mariage homo et la PMA (procréation médicalement assistée), défendaient, au nom de la liberté, de l’égalité et contre les vilains réactionnaires, la pédophilie. 24heures actu a retrouvé les signataires et leurs revendications concernant la sexualité avec les enfants. Quand l’histoire se répète. 
    Libération, le Nouvel ObsLe Monde, le PS : tels sont les actuels défenseurs des lois prométhéennes sur la négation de l’altérité via l’homoparentalité. En 1977, c’étaient déjà les mêmes qui signaient des pétitions pour soutenir la pédophilie, au nom de la liberté et du progrès. On ne change pas une équipe qui gagne ! 
    Les leçons de morale sont toujours les mêmes : seuls les obscurantistes, les réacs, les fachos peuvent vouloir ralentir l’inéluctable chemin vers la modernité, le progrès, le lucre, et la jouissance sans entrave.
    Ainsi, Le Monde publiait, le 26 janvier 1977, une célèbre lettre ouverte aux Parlementaires, relayée, évidemment, par Libération, pour défendre dans « l’affaire de Versailles », 3 hommes qui étaient accusés de pédophilie, pour avoir couché avec des mineurs et pris des photos de leurs intimités. Les intellectuels progressistes parisiens s’étaient émus de cette entrave à la jouissance et à la consommation du corps. Comment une société peut-elle être heureuse si l’on fixe des limites morales au plaisir sexuel ? 
    Le texte ignoble précisait ainsi que les enfants étaient « consentants », avant d’aller encore plus loin dans le progrès sociétal : « Si une fille de 13 ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire ? » et « trois ans pour des baisers et des caresses, ça suffit ». Ça a le mérite d’être clair ! 
    Voici donc la liste des 60 signataires de cette pétition, qui font quasiment tous partie des fervents défenseurs du mariage pour tous et qui continuent à militer, sans honte, pour la marchandisation du corps. On y retrouve évidement toutes les idoles de nos bons vieux bobos soixante-huitards et quelques socialistes devenus ministres entre-temps. Une liste à garder en mémoire : 

  • Aristote et le royalisme

    « L’homme est par nature un animal politique[1] »


    Aristote, chantre de la Loi naturelle, défenseur du gouvernement modéré et, depuis que les républicains ont pris en charge l’endoctrinement généralisé de la population, défenseur d’un amalgame honteux entre la République, la démocratie et le gouvernement constitutionnel.

    La république compte bien, mes amis, que nous nous contentions de gober les recensions qu’on fait d’Aristote pour nous convaincre que, depuis l’aube de la philosophie[2], on a largement considéré que Démocratie et république sont l’alpha et l’oméga de l’excellence politique.

    Cette lecture est partiale[3], évidemment, et emprunte davantage sa méthode d’interprétation à un régiment de chars Leclerc qu’à la subtilité requise pour la lecture d’un ouvrage.

    Alors tirons quelques grands principes de notre lecture, citations à l’appui :
    ⇒ La base de la société, de la cité, c’est la famille. Or celle-ci se rapproche du gouvernement monarchique : « Le pouvoir du chef de famille est une monarchie[4] »
    ⇒ La cité ne peut être bien gouverné par des hommes mauvais, ni ne peut être bien gouverné par des hommes bons et des lois mauvaises : « Il semble impossible qu’une cité ait une bonne législation si elle n’est pas gouvernée par les meilleurs mais gouvernés par les pires, et, de même, que soit gouvernée par les meilleurs celle qui n’a pas une bonne législation. Mais une bonne législation ce n’est pas d’avoir de bonnes lois auxquelles on n’obéit pas[5]. »
    ⇒ La tyrannie nait de régimes politiques dévoyés : « Car une tyrannie peut venir aussi bien d’une Démocratie débridée que d’une oligarchie, mais beaucoup moins des constitutions moyennes et celles qui sont proches[6]. »
    ⇒ Que le Roi veille à l’équilibre : « Ce vers quoi tend le roi c’est à être protecteur, de manière que ceux qui possèdent des richesses ne subissent aucune injustice et que le peuple ne subisse aucun excès. […] Le but du tyran c’est le plaisir, celui du roi le bien[7]. »

    Aristote, dans sa recherche de la « constitution excellente » ne prend pas fait et cause pour la royauté, il serait contraire à la vérité de le dire. 
    Mais dressant le portrait des différents régimes envisageables de son temps, il reconnait les mérites inhérents de la royauté et, parce que le Roi dirige entouré de conseillers, parmi les meilleurs, lui reconnait les vertus de l’Aristocratie associées à la vertu protectrice d’un Roi.

    Dans tous les systèmes qu’il passe en revue, la royauté est un de ceux les plus cohérents et les plus matures.
    Henri Foisches. 

    [1] Aristote, Les Politiques, Livre I- Chapitre II, Ed : Pierre Pellegrin, Flammarion, 1993. Toutes les citations suivantes sont issues de cette version.
    [2] Aristote (384-322 av. J.-C.) vivait au IVeme siècle avant J.-C., soit il y a vingt-quatre siècle.
    [3] C’est-à-dire ni totalement fausse, ni totalement vraie.
    [4] Aristote, Les Politiques, Livre I- Chapitre VII, p.108.
    [5] Aristote, Les Politiques, Livre IV- Chapitre VIII, p.304.
    [6] Aristote, Les Politiques, Livre IV- Chapitre XI, p.314.
    [7] Aristote, Les Politiques, Livre V- Chapitre X, p.388.

    http://www.vexilla-galliae.fr/civilisation/histoire/2617-aristote-et-le-royalisme

  • Le premier sénateur noir italien est le responsable des questions d’immigration à la Ligue du Nord…

    6a00d83451619c69e201b7c9563d9a970b-250wi.jpgEn Italie, Tony Iwobi a été élu sénateur de Bergame aux élections du 4 mars. Il est le premier sénateur noir de l’histoire de la République italienne. Il est le responsable des questions d’immigration à la Ligue du Nord… En présentant sa candidature il expliquait :

    « Matteo Salvini et la Ligue représentent une barrière importante contre le racisme. La discrimination naît justement quand prolifère l’immigration clandestine, qui est l’antichambre de l’injustice sociale et de l’insécurité. »

    Mais alors pourquoi les médias français parlent de la Ligue comme d'un 6a00d83451619c69e201b7c9563d8b970b-250wi.pngparti d'extrême-droite ?

    D’origine nigériane, M. Iwobi, catholique, est arrivé en Italie en 1976. Il a dirigé une entreprise informatique avant de se lancer dans la politique en 1993 au sein de la Ligue. 

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Réforme de la SNCF : Macron ira-t-il jusqu’au bout ?

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    Par André Noël, journaliste ♦ Macron ira-t-il jusqu’au bout dans sa volonté de réformer la SNCF ? Cette volonté de réformer ce mastodonte ingérable et coûteux qu’est la SNCF traduit une bonne intention. Le premier ministre a raison de dire que cela ne peut plus durer : 45 milliards € de dettes qui augmentent de trois milliards € par an, sans compter les intérêts qui in fine seront réglés par le contribuable. Et dans une société où l’on ne parle que d’égalité et dont, par conséquent, on essaie, dans tous les domaines, d’extirper les inégalités, il est de plus en plus intolérable que le statut des cheminots soit à ce point exorbitant du droit commun appliqué aux autres salariés.

    Mais nous parlons d’intention ! Or, pour ce qui est de la SNCF, il y a toujours loin de la coupe aux lèvres, de l’intention à l’exécution. Macron ira-t-il jusqu’au bout ? Déjà, dès le début, sa réforme est a minima (voir ci-après.) Il paraît qu’il va négocier, via son ministre du travail.

    Si négociation il y a, et si elle n’est pas qu’un simulacre pour la galerie, un compromis avec les syndicats en sortira qui sera nécessairement en leur faveur et non pas à l’avantage du pouvoir qui devra « lâcher » quelque chose pour sauvegarder la « paix sociale. » Tous les autres présidents ont fini par reculer.

    Ne parlons pas de ceux qui n’ont jamais eu l’intention de changer quoi que ce soit, tels les Mitterrand et Hollande, mais des autres, c’est-à-dire Chirac et Sarkozy.

    Le premier, en 1995, Juppé étant son premier ministre, a dû abandonner la réforme des régimes spéciaux, dont celui des cheminots, devant la grève qui a immobilisé le pays pendant un mois ; le deuxième les a bien modifiés mais timidement. Il a préservé l’essentiel des avantages liés à ces régi-mes : calcul de la retraite sur les six derniers mois de salaire, système des bonifications ou « trimestres gratuits », octroi des pensions de réversion sans condition d’âge ni de ressources, etc. et cela pour faire passer l’allongement de la durée des cotisations progressivement de 37,5 à 41 ans.

    Et pour faire « bon poids » et désarmer la CGT, il a cru devoir ajouter d’autres « compensations » : échelons d’ancienneté supplémentaires, assiette du salaire liquidable élargie, prime de travail intégrée dans la prime de fin d’année, droit à retraite anticipée pour avoir élevé trois enfants étendu aux hommes. Si bien qu’à l’arrivée, la « réforme » Sarkozy coûte plus aux finances publiques qu’avant son adoption !

    Tout le monde est d’accord sur le diagnostic et sur le caractère intolérable de la situation, même si, à gauche, on ne le concède qu’en privé. Mais ce qui retient les uns et les autres de donner un coup de pied dans la fourmilière des privilèges injustifiés, c’est la grande crainte d’un nouveau « 1995 » qui se solda, un peu plus tard, par la défaite de la majorité RPR-UDF aux législatives de 1997 ; nous eûmes ainsi, sous Jospin, cinq ans d’un socialisme appliqué qui a accouché, en l’an 2000, de la calamiteuse réforme des 35 heures dont l’économie française pâtit encore 18 ans après son adoption.

    Macron n’est pas plus courageux que ses prédécesseurs. Il estime que le rapport de forces lui est favorable et que ce qu’il propose ne déclenchera pas une longue grève comme celle de 1995. Il n’a pas tort et ce pour plusieurs raisons.

    La principale est que le contexte politique a changé. Si nombre de Français se sont solidarisés avec les grévistes à l’époque – grévistes qui pourtant paralysaient leur liberté de circulation – c’est qu’ils étaient vent debout contre Chirac qui, non seulement, quatre mois après son élection, n’a pas tenu ses promesses de campagne mais aussi a fait exactement le contraire.

    Lors de sa campagne, pour se distinguer de son rival Balladur présenté comme le candidat des riches, il annonce qu’il va réduire la « fracture sociale » en faveur des plus démunis, en baissant l’impôt sur le revenu de 30% au cours de son septennat en commençant par une diminution de 5% dès son accession au pouvoir. Mais aussitôt, nommé premier ministre, Juppé fait voter par le Parlement un plan ayant pour objectif de réduire les déficits multiples.

    Le plan Juppé se traduit par une ponction massive sur les revenus des classes populaires. Les salariés, retraités, chômeurs et leurs familles étaient mis à contribution pour 82 milliards de francs de l’époque (12,6 milliards €) en prélèvements supplémentaires. Il faudra attendre Hollande en 2012 pour avoir un matraquage fiscal équivalent. Dans le plan Juppé il y avait donc la réforme des régimes spéciaux, dont celui de la SNCF, ce qui a mis le feu aux poudres. Sur le refus des cheminots est venu se greffer l’indignation des électeurs floués qui ont « fait grève par procuration. »

    Rien de tel aujourd’hui. La CGT est affaiblie, c’est la CFDT, aux élections professionnelles, qui est devenue le premier syndicat de France. Toutes les manifestations ont été des échecs et les militants sont échaudés ; ils n’ont pas réussi à faire reculer le pouvoir sur les lois El Khomri, sous Hollande, malgré de multiples démonstrations. Et les manifestations contre la réforme du Code du travail, il y a quelques semaines, n’ont mobilisé que des effectifs squelettiques. En plus, pour « riposter », les syndicats sont divisés sur la stratégie à suivre.

    La seule déconvenue engendrée par Macron qui arriverait peut-être à fédérer les mécontentements multiples ce serait la baisse du pouvoir d’achat. Mais la catégorie sociale la plus touchée susceptible d’entraîner les autres, c’est celle des retraités qui ne peuvent faire grève et descendent rarement dans la rue.

    Des réformes a minima, comme celles de ses prédécesseurs

    Comme les gouvernements précédents n’ont pas fait grand-chose, ce que présente celui d’Edouard Philippe apparaît, par comparaison, si ce n’est gigantesque, du moins important. Or, comme la réforme annoncée de l’assurance-chômage, sur laquelle nous allons revenir, il s’agit de mesures a minima pour la SNCF.

    La principale et la plus emblématique porte sur le statut des cheminots : plus aucun salarié ne sera embauché sous ce juteux et coûteux statut. « Aux nouvelles générations, aux apprentis, à tous ceux qui veulent s’engager dans la SNCF, nous disons qu’ils bénéficieront des conditions de travail de tous les Français, celles du Code du travail », a déclaré Edouard Philippe. Mais cela ne sera effectif pour tous les salariés de la SNCF que, lorsque les derniers embauchés sous statut seront retraités, à savoir dans une trentaine d’années, le temps moyen d’une carrière dans l’entreprise.

    En outre, le projet de réforme ne traite pas des retraites à la SNCF, donc des régimes spéciaux, qui est pourtant la principale inégalité. Le premier ministre a renvoyé la question qui sera examinée lors de la réforme globale des retraites promise pour 2019 après l’avoir été pour 2018.

    Or, comme nous l’avons déjà révélé dans votre Bulletin, Jean-Paul Delevoye, auquel le gouvernement a commandé un rapport sur cette réforme, a déclaré à propos des régimes spéciaux : « Il ne s’agit pas de signer la fin de quelque chose, nous voulons respecter le caractère identitaire de certains régimes de retraite : un cheminot est un cheminot, un gazier est un gazier. » Il n’est donc pas sûr que la réforme Macron sonnera le glas du régime spécial de la SNCF qui peut subsister sous une autre appellation et d’autres modalités de calcul, toujours plus avantageuses que celles applicables aux autres salariés.

    Pour ce qui concerne ce boulet que traîne la SNCF, c’est-à-dire 45 milliards € de déficit, là aussi, le gouvernement renvoie son traitement à plus tard. Si l’on a bien compris, pour faire baisser sa dette, le premier ministre attend que la SNCF engrange des bénéfices sous le double aiguillon de la concurrence et de son changement de statut juridique, après quoi l’Etat mettra la main au porte-feuille (en l’occurrence celui des contribuables, donc le nôtre) pour solder le reste. Edouard Phillipe n’a pas parlé de délai pour cela.

    A partir de 2021, des opérateurs privés pourront exploiter leurs trains sur le réseau ferroviaire français, conformément au calendrier imposé par l’Union européenne à la France pour libéraliser le secteur. Cette ouverture à la concurrence a été bénéfique aux consommateurs comme à France Télécom qui, devenu Orange, gagne de l’argent malgré trois autres compétiteurs. Cela est un peu moins vrai pour EDF-GDF, mais son bilan comptable est meilleur que, lorsqu’elle vivait sous le monopole, ayant mis fin à la spirale d’un déficit permanent.

    Cette ouverture à la concurrence est passée par un préalable pour ces sociétés, à savoir l’abandon du statut d’Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (Epic) au profit de celui de sociétés anonymes à conseil d’administration. C’est ce qu’a annoncé Philippe pour la SNCF. La conséquence est importante. Une Epic est garantie par l’Etat qui, en dernière instance, est responsable de ses dettes. Devenue société anonyme, la SNCF ne pourra plus compter sur le filet de l’Etat.
    Cela devrait l’inciter, comme le fit France Télécom, à tout faire pour être rentable. On le voit, les sujets les plus cruciaux ne sont pas réglés par la réforme Philippe.

    André Noël 05/03/2018

    Source : Le Bulletin d’André Noël, Synthèse hebdomadaire du 5 au 11 mars 2018

    Crédit photo : Angélique Guerin [CC BY 2.0], via Flickr

    https://www.polemia.com/reforme-de-la-sncf-macron-ira-t-il-jusquau-bout/

  • JEAN-MARIE LE PEN : « ÊTRE PUPILLE DE LA NATION M’A PROFONDÉMENT MARQUÉ. IL ME SEMBLAIT QUE J’AVAIS PLUS DE DROITS ET PLUS DE DEVOIRS »

    Jean-Marie Le Pen vient de publier le premier tome de ses mémoires : « Fils de la nation ».

    Marin, président de la corpo, député poujadiste, officier de Légion, candidat à la présidentielle… Jean-Marie Le Pen dit, dans son livre, avoir eu « mille vies ». Bien des aspects en sont méconnus par le grand public qui ne connaît que l’homme politique « honni ». Jean-Marie Le Pen les évoque au micro de Boulevard Voltaire, multipliant les anecdotes et les rapprochant de l’actualité, avec cette verve et ce talent si particuliers que lui ont reconnus jusqu’à ses plus farouches adversaires. 

    http://www.bvoltaire.fr/etre-pupille-de-nation-profondement-marque-me-semblait-javais-plus-de-droits-plus-de-devoirs/

  • Refus de l’immigration : une vague qui s’étend, par Ivan Rioufol

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    Plus les avertissements électoraux se multiplient, plus les dirigeants et leurs médias dénoncent la montée du “populisme”. Dans leur vocabulaire, ce mot vaut disqualification, alors même qu’il est l’expression de la démocratie. Jamais l’oligarchie n’a été à ce point coupée des gens. Les alertes que ne cessent de lancer les Britanniques, les Américains du nord, les Polonais, les Danois, les Autrichiens, les Français etc. persistent à ne pas être comprises par une caste persuadée d’avoir raison. Le dénominateur commun du réveil des peuples est partout le même : un refus d’aller plus loin dans l’ouverture à une immigration de peuplement qui ne s’intègre plus, sinon à la marge.

    Ce faisant, c’est la philosophie même de l’Union européenne, construite sur l’ouverture des frontières et le multiculturalisme, qui est chaque fois un peu plus remise en question. L’humanitarisme et l’universalisme, ces valeurs dont se gobergent les adeptes de la mondialisation, sont rejetés par une large partie de l’opinion européenne. Il va bien falloir que cette évidence, partagée de l’est à l’ouest de l’UE, soit prise en compte dans les politiques décidées à Bruxelles.

    Les résultats des législatives italiennes, tels qu’ils se lisent ce lundi à midi alors que le scrutin n’est pas encore totalement dépouillé, s’inscrivent dans cette vague souverainiste et protestataire. En l’occurrence, elle a été amplifiée par le fiasco libyen qui a fait se déverser des milliers de clandestins musulmans sur les côtes de la Péninsule. C’est cette même vague de fond qui a ébranlé Angela Merkel en Allemagne après sa politique migratoire insensée de 2015 : sa coalition gouvernementale a été bouclée ce week-end avec des bouts de ficelles.

    Mayotte, submergée par une immigration illégale, est gagnée à son tour par un mouvement de contestation populaire contre l’insécurité. La nouvelle dynamique n’est plus celle des luttes sociales. Elle est celle des luttes identitaires. Elles opposent un peu partout, pour reprendre la distinction proposée par le politologue britannique David Goodhart, “ceux de n’importe où” à “ceux de quelque part”. La Macronie, ce club de belles âmes qui se pince le nez devant les “ploucs” trop lucides, serait bien inspirée d’écouter ce que disent les peuples européens excédés.

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 5 mars 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

    https://fr.novopress.info/

  • UE : le groupe de Visegrad, une alternative au fédéralisme

    6a00d83451619c69e201bb09f9a97d970d-250wi.jpgD'Olivier Bault sur RITV :

    "Réunis à Budapest le vendredi 2 mars, les représentants des parlements du V4, ou Groupe de Visegrád (Hongrie, Pologne, Slovaquie, Tchéquie), ont confirmé leur intention de prendre ensemble la défense d’autres politiques pour l’Union européenne en redonnant un rôle accru aux parlements nationaux, en défendant les valeurs européennes comprises comme étant les valeurs chrétiennes et en promouvant des politiques favorisant la natalité plutôt que l’immigration de masse voulue par Bruxelles, Paris et Berlin en réponse à la crise démographique. Pour compenser le départ du Royaume-Uni, leur allié traditionnel avec lequel ils veulent un accord garantissant les meilleures relations possibles tout en respectant le résultat du référendum sur le Brexit, les quatre pays militent en faveur d’un nouvel élargissement de l’UE vers l’Est (Moldavie) et dans les Balkans occidentaux. Néanmoins, les participants aux rencontres parlementaires de Budapest ont mis en garde contre une reproduction par l’UE du modèle yougoslave dans cette région : les identités et les particularités nationales doivent être respectées. [...]

    Comme lors de la réunion informelle de début décembre, les seuls médias français à couvrir cette rencontre étaient ceux de la réinfosphère : Réinformation.TV, le Visegrád Post, le quotidien Présent et TV Libertés. Pourtant, le V4 pèse son poids. Ainsi que l’a fait remarquer le ministre des Affaires étrangères hongrois Péter Szijjártó vendredi devant les parlementaires des quatre pays, le commerce extérieur de l’Allemagne avec le V4 est de 54 % supérieur à celui de l’Allemagne avec la France et vaut trois fois celui de l’Allemagne avec l’Italie. Mais le problème des grands médias français avec le V4, ce sont justement les propositions de ces quatre pays soutenues à des degrés divers par la majeure partie de l’Europe centrale et orientale. Des propositions qui constituent une véritable alternative pour l’Europe. [...]

    Pour les Hongrois – et cela a été dit aussi bien lors des rencontres parlementaires de vendredi que par le premier ministre Viktor Orbán à la radio hongroise après qu’il eut rencontré les présidents de la Diète et du Sénat polonais –, les attaques à répétition contre la Pologne ont une unique explication véritable : la Pologne, de par sa taille, est le moteur du dynamisme de l’Europe centrale et orientale et de son intégration. Si Varsovie devait céder, il serait beaucoup plus difficile aux autres pays de s’opposer aux politiques fédéralistes et immigrationnistes voulues à Bruxelles, Paris et Berlin. Et c’est justement la raison pour laquelle la Pologne n’est pas seule dans ce conflit, car ce sont bien deux visions de l’Europe qui s’affrontent sous le prétexte fallacieux d’atteintes supposées à l’état de droit et à la démocratie par le gouvernement du PiS en Pologne et du Fidesz en Hongrie."

    Michel Janva

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  • Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray [XIX]

    L'admirable série que nous réaliserions en mettant en images le Gil Blas de Lesage ... 

    Nous poursuivons la publication d'une série qui devrait faire date ; qui forme un ensemble à lire en entier : une étude de Pierre Debray parue en novembre 1985 dans le mensuel Je Suis Français, sous le titre Une politique pour l'an 2000. Nous sommes ici dans la 2ème partie de cette étude. La lecture de ces textes expliquera aux lecteurs qui ne l'ont pas connu le rôle intellectuel important de Pierre Debray à l'Action Française dans les années 1950-2000.  Cette analyse politique, économique, sociologique et historique, menée méthodiquement, à la maurrassienne, comporte de multiples enseignements, utiles aujourd'hui à notre école de pensée. Comme un stimulant de notre réflexion sur la situation présente de la France et sur l'action que nous avons à y mener. Même si le lecteur devra tenir compte des événements et des faits intervenus au cours des trois dernières décennies.  LFAR

    2ème partie : Une révolution copernicienne 

    LE RÈGNE DE LA QUANTITÉ S'ACHÈVE

    Il convient de revenir au précepte de Saint-Paul : « qui ne travaille pas ne mange pas ». L'allocation chômage fut conçue comme un expédient économique : il fallait, pour écouler les stocks permettre aux chômeurs de continuer de consommer. On a justifié ce qui n'était qu'une habileté tactique par des considérations morales. Des hommes qui perdent leur emploi recevraient ce droit d'être nourris, logés, blanchis aux frais de la nation. Ils n'ont aucun droit de ce genre. Par contre, en stricte justice, tout citoyen a droit au travail, le droit de faire vivre sa famille de son travail. L'imposture c'est de s'accommoder de la violation par la société de ces deux droits là, qui sont fondamentaux puisque liés à la nature de l'homo faber, sous prétexte qu'elle prend momentanément leur entretien à sa charge. Puisque ce n'est pas le travail qui manque mais l'argent pour le payer elle a le devoir de trouver cet argent. Ce qui suppose une réforme fiscale et une réorganisation du système bancaire, par le recours aux traites de travail. L'argent existe. Il ne s'agit que de mieux l'utiliser.

    Mais les évidences deviennent des utopies quand elles se heurtent à la résistance de corps sociaux assez puissants et si bien organisés qu'ils leur font écran. L'Etablissement a laissé proliférer une plèbe moderne, plusieurs millions de manœuvres aux écritures dans la fonction publique, les banques, les caisses d'épargne, les assurances. Ces gens ont un emploi. Officiellement, ils travaillent mais ce qu'ils font est soit inutile, soit nuisible, soit se ferait mieux à moindre frais par la machine. Assez mal payés, donc revendicateurs, ils ont obtenu, par un système de primes, d'avantages sociaux, de privilèges financiers, un sursalaire, d'ordinaire dissimulé.

    De jeunes français refusaient de devenir ouvriers d'usine. On ne le leur reprochera pas. Le système Taylor a disqualifié le travail manuel. Si l'on avait automatisé, on aurait pu, comme au Japon, attirer des bacheliers dans les ateliers. Le rendement financier, envisagé à court terme, poussait à con­server, aussi longtemps que possible des O.S., astreints à des tâches ennuyeuses, au milieu d'un bruit assourdissant que seuls les immigrés acceptaient. On a donc utilisé une partie des bénéfices obtenus grâce aux gains de productivité, non à moderniser l'industrie et à financer la recherche mais à créer ex nihilo, des emplois de bureau. De 1950 à 1982, on a systématiquement camouflé le chômage des jeunes en les utilisant d'une façon séduisante. En France, l'employé de bureau a toujours été mieux considéré que l'ouvrier. Faire de son fils un fonctionnaire est le rêve du travailleur manuel.

    Il se trouve qu'absurdement gonflée, la plèbe moderne est condamnée à disparaître. Les entreprises privées commencent à « dégraisser » leurs sièges sociaux. Les banques, les assurances, les caisses d'épargne qui sont nationalisées, la Sécurité Sociale aux mains des syndicats se débrouillent pour que l'introduction de l'informatique n'ait aucune incidence sur le niveau de l'emploi. La durée effective de travail ne dépasse pas trente heures par semaine. Elle est plus près de vingt-quatre dans certains établissements, l'absentéisme étant admis, parfois encouragé. Une partie du personnel « libéré » est affecté à l'accueil du public ou au renforcement des contrôles. Ce gaspillage de main-d'œuvre coûte cher. Obtenir que la semaine de 39 heures soit respectée, supprimer les postes inutiles provoquerait du chômage. Sans doute, du moins dans un premier temps. Mais les économies réalisées favoriseraient la relance des investissements en réduisant les charges sociales, les frais de banque ou d'assurances et, par l'effet de déversement, engendreraient des emplois. L'existence de centaines de milliers de parasites, dans le meilleur des cas improductifs, dans le pire anti-productifs constitue l'une des causes de la crise.

    Certains ministères devraient être purement et simplement supprimés, à commencer par celui de la culture. L'Etat exerce son mécénat de façon déplorable. Les divers régimes qui se sont succédé depuis 1789 ont fait la démonstration de la médiocrité de leur goût. Systématiquement, ils ont encouragé les pompiers d'arrière puis d'avant-garde au détriment des créateurs. Il s'est trouvé des amateurs, des marchands pour s'intéresser aux impressionnistes. Pas beaucoup mais qu'achetait donc l'Etat ? La meilleure façon, pour l'administration d'encourager les lettres et les arts reste encore de ne pas s'en occuper. Qu'un film, qu'une pièce connaissent le succès, les voici frappés de lourdes taxes, tandis que des troupes ringardes et des films minables sont arrosés de la manne ministérielle. Le principe égalitaire, qui pénalise la réussite pour secourir l'échec n'est jamais plus néfaste que dans le domaine culturel. L'on nous explique que l'Etat a le devoir de soutenir des œuvres ambitieuses, qui ne sauraient, d'elles-mêmes atteindre un public suffisant pour assurer leur rentabilité. Ce raisonnement se fonde sur l'idée qu'lin fonctionnaire, du moment qu'il appartient au ministère de la culture, possède un jugement esthétique supérieur à celui des contribuables. L'Etat qui s'est arrogé bien des monopoles s'approprie aussi, celui du goût. L'expérience, malheureusement, prouve qu'il est, comme la majorité des citoyens d'ailleurs, conformiste. Rien là que de normal. Au début, un créateur véritable n'est reconnu que par un petit nombre.

    Que l'Etat favorise donc le mécénat privé. Sur cent amateurs quatre-vingt-quinze se trompent. Ils préfèrent Rosa Bonheur à Manet. Il en reste cinq qui savent reconnaître le génie à l'état naissant. Ce qui laisse cinq pour cent de chances au créateur. L'Etat ne lui en accorde aucune.

    Devons-nous pour autant souhaiter, comme le font certains, que la culture soit livrée à la seule initiative privée ? Dans tous les domaines peut-être, sauf un, celui de l'audio­visuel. Les enjeux sont trop importants pour qu'il s'en désintéresse. En effet, nous entrons dans ce que l'on nomme, bien improprement, une société de communication. L'on entend par là non que les gens communiqueront de plus en plus entre eux mais qu'ils auront davantage de moyens, de « médias », à leur disposition.

    La libéralisation de la télévision risque de se révéler désastreuse, culturellement. Nous serons submergés de « séries » américaines ou, pis, brésiliennes, à bon marché. Il convient que l'Etat conserve au moins une chaîne, la confie à un professionnel sérieux - Il y en a encore quelques-uns —et lui accorde des fonds considérables. Cette chaîne devrait défendre la chanson française et produire, à - partir des grandes œuvres de la littérature française et européenne, des films de valeur que nous vendrions, à des prix relativement bas, aux télévisions francophones. Sur cette chaîne seuls les produits fabriqués dans notre pays, seraient autorisés à faire de la publicité. Gérée comme une entreprise privée, indépendante du pouvoir politique, cette chaîne se donnerait pour objectif non le taux d'écoute mais la qualité des programmes. On n'empêchera pas les gens de préférer un chanteur américain à l'adaptation d'un roman de Balzac. Par contre on peut acquérir, dans le monde, une réputation indiscutée. La B.B.C. y est bien parvenue. Il faudra, dans un proche avenir considérer les « biens culturels » sous l'angle économique. On exportera de plus en plus de disques, d'émissions de télévision et même de livres. Notre seule chance, compte tenu de l'étroitesse du marché national, reste d'utiliser notre réputation. Il faut jouer la carte de la qualité. Jamais nous ne réaliserons l'équivalent de « Dallas », une tentative récente le prouve. Par contre, imagine-t-on l'admirable « série » que nous réaliserions en mettant en images le « Gil Blas » de Lesage ?     A suivre  (A venir : Une machine à fabriquer des chômeurs).

    Lire les articles précédents ...

    Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray     

    I     II     III     IV     V     VI     VII     VIII    IX     X    XI     XII     XIII     XIV     

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  • Pas de débarquements de migrants pendant les élections italiennes !

    migrants-en-mer-300x170.jpgÉtrange. Durant la dernière ligne droite des élections italiennes, les débarquements de migrants sur les côtes du Bel Paese semblent avoir cessé !

    « Je suis préoccupé. Cela fait des jours que l’on n’entend plus parler de gens qui débarquent sur nos côtes ou de pauvres malheureux qui sont conduits à nos ports. Il n’y a plus d’immigrés. Peut-être parce que tous ceux qui partent de l’Afrique du Nord se sont noyés et personne cette fois-ci ne s’en est aperçu ? Je ne le crois pas. Peut-être parce qu’il fait trop froid ? Je n’y crois pas non plus : c’est un business, il ne peut pas s’arrêter d’un seul coup. Et puis ils sont tellement nombreux les bateaux au large qui attendent avec une couverture et une tasse de chocolat chaud. Et les embarcations ne voyagent pas sur des rails. Peut-être parce que nous sommes à l’approche des élections et il vaut mieux alors que l’attention des gens ne soit pas détournée des belles paroles qui sortent de la bouche de nos politiciens ? Et bien, là-dessus il me vient quelques doutes ! Sait-on jamais que quelqu’un d’ici réussisse à diriger ce trafic et qu’après le 4 mars fasse repartir ces voyages de l’espoir ? Jamais dire jamais ! »

    Disons-le tout de suite : ce ne sont pas Matteo Salvini ni Giorgia Maloni ou autre « xénophobe, fasciste, raciste » de leur acabit qui insinuent que les débarquements seraient « pilotés » par des organisations mafieuses sensibles à la nécessité d’un arrêt technique pour ne pas déranger la période électorale !

    Ce constat a été fait, le 2 mars dernier, par le général Vincenzo Santo, qui n’est pas n’importe qui en Italie : Général de Corps d’Armée (au repos), ex-numéro deux de l’OTAN en Afghanistan en tant que chef d’État-major, ancien chef d’État-major de la mission Isaf (International Security Assistance Force) et aujourd’hui un des plus éminentscollaborateurs d’un des plus sérieux sites italiens de géopolitique et de défenseReportDifesaUne pointure en somme ! Le même qui, il y a quelques mois, sur ce même site, en appelait à l’emploi de l’armée comme seul moyen valide et alternativeefficace pour arrêter l’immigration illégale :

    « Il suffit d’utiliser l’armée, écrivait-il alors, pour ce pourquoi elle a été créée : protéger les frontières. Est-ce vraiment vrai que l’immigration est « un phénomène contemporain que l’on ne peut arrêter » ? Il ne l’est pas. Si on le voulait vraiment, en peu de jours, l’armée italienne pourrait arrêter les flux migratoires. »

    En évoquant cette migration « à l’arrêt », le général Santo, militaire pragmatique, habitué aux terrains de guerre, est convaincu que « sur l’Europe rôde un spectre » : « le spectre de l’immigration » :

    « Le relativisme omniprésent, écrit-il sur ReportDifesa, nous porte à devoir montrer que nous sommes contents parce que le nombre de débarquements apparaît en diminution. Folie ! Ce n’est pas cela le problème. Le vrai problème est que ces débarquements doivent cesser et que de toute façon l’immigration doit être contrôlée et gérée avec un sens plus approfondi de l’État et, surtout, en se sortant de la tête l’idée qu’ils veulent nous inculquer que c’est un phénomène inarrêtable et inéluctable. »

    Pour le général italien l’Europe est minée par une vision utopiste, celle de la promesse occidentale qui stipule que le bien-être matérialiste doit être universellement partagé et que chacun devrait donc pouvoir s’établir où il veut… pour consommer ! « Position radicale à valeur universelle » qui sert avant tout les intérêts des marchands d’êtres humains qui se font ainsi un bien joli pactole…

    Mais le général Santo va plus loin dans sa réflexion :

    « L’Italie n’a pas de stratégie. On parle d’intégration, sorte de raccourcis alternatif à l’assimilation (…) pour finir dans la misérable réalité du multi-culturalisme, dans le no-go-zones. »

    Ce qui est d’après Vincenzo Santo rien de moins que l’actualisation du fameux plan Kalergi selon lequel l’homme du futur sera de sang mixte. La race future euroasiatique-négroïde, extrêmement semblable aux antiques Égyptiens, substituera la multiplicité des peuples, par une multiplicité de personnalités…

    « C’est une folie, continue le général, mais une folie lucide qui d’un côté semble être l’objectif de la direction technocratique de Bruxelles, désormais obnubiléepar Soros, et de l’autre côté attendre que les dérives ochlocratiques de ses associés la conduisent à la difficile gloire finale : l’effacement des nations ! »(définition Ochlocratie : Emprunté au grec okhlocratia, de okhlos, « foule » et –kratos, « pouvoir ». « Gouvernement par la foule, la multitude, la populace », ndlr).

    Selon le général, plus de 240 millions d’individus voudront, dans les prochaines trente années, émigrer en Europe de l’aire islamique et de l’Afrique :

    « Si cela devait se réaliser, souligne Santo, la population européenne, aujourd’hui d’environ 700 millions de personnes, augmenterait de façon démesurée, tant à ne pas pouvoir exclure de graves conflits de nature économique et sociale. »

    Il voit se profiler à l’horizon une société multi-tribale dans laquelle

    « le peuple originel se constituera comme une tribu au milieu des autres tribus, chacune avec ses propres règles et sa propre gouvernance. C’est le multi-culturalisme. Le signe de l’échec de l’état de droit… »

    Et aux bien-pensants qui comparent l’accueil à « un signe de civilisation » il rétorque  :

    « De quelle civilisation parle-t-on ? De la nôtre que nous voudrions garder ou de celle qu’on est en train de nous préparer ? Celle de Kalergi ? »

    Et le général italien prophétise :

    « La guerre civile ne vient pas de l’extérieur mais est un processus endogène. Peut-être les signes sont-ils déjà là sans que nous nous en apercevions. Aristote dans sa Politique disait que la différence de races est élément de rébellion… aussi ceux qui ont accueilli des hommes d’autres races soit comme compagnons de colonisation, soit comme concitoyens, après la colonisation, la majeur partie est tombée dans des factions…” »

    « Et nous, où en sommes-nous ? » 

    se demande le général avant de conclure :

    « Je vous le dis, nous sommes dans l’inconscience… dans l’attente du prochain débarquement. Peut-être après le 4 mars ! »

    Francesca de Villasmundo

    http://www.medias-presse.info/pas-de-debarquements-de-migrants-pendant-les-elections-italiennes/88478/

  • En finir avec le modèle social (anti-)français

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    Arnaud Malnuit

    Postiers, SNCF, hôpitaux, CAF, etc. tous les politiques, y compris la candidate des patriotes lors de la dernière élection présidentielle, vantent, défendent, même lorsqu’ils affirment le réformer, le fameux modèle social français, tellement fameux que le monde entier nous l’envierait. Sauf que ce modèle social est un poison, un boulet poula France car contrairement à ce que les partisans de ce modèle affirment, il ne profite en rien aux Français…

    Bien au contraire, il grève d’impôts commerçants, artisans, chefs d’entreprise, il gèle la rémunération des salariés, il affaiblit les retraites, il diminue l’épargne… En effet, ce modèle – établi pour mieux répartir les richesses, mis en place pour aider précaires et nécessiteux à ne pas tomber dans la misère, conçu pour financer les services publics d’un Etat omnipotent plus efficace que le marché pour favoriser la solidarité et l’équilibre entre les territoires – n’est désormais qu’un gouffre des maigres richesses des Français, qu’un créateur d’une dette abyssale qui financent, à fonds perdus, la subversion migratoire dans des pans entiers de notre pays, sans parler de l’achat de clientèle électorale… 

    En effet ce fameux modèle ne se résume plus qu’en la fameuse politique de Vile qui a déversé des millions et des millions d’euros dans les quartiers de l’immigration et ce pour rien, au détriment de cette France rurale de plus en plus en périphérique, qui vide les écoles rurales au bénéfice des immigrés et pour un résultat qui sera bien entendu nul… 

    Ce modèle social crée aussi des comportements d’assistés qui ne comprennent pas pourquoi ils n’auraient pas autant que les immigrés qui reçoivent sans rien faire, qui encourage la triche et le mensonge pour obtenir des prestations, qui met à mal la natalité française, per exemple, en considérant que les familles françaises qui ont les moyens doivent recevoir moins voire plus du tout d’allocations et ce aux bénéfices des familles immigrées ou d’origine immigrée.

    Ce modèle est donc devenu parfaitement injuste et anti-français.

    Pour autant, il ne faut pas supprimer toute forme de solidarité publique qui passerait par l’impôt, mais il s’agit de fermer les vannes de financement de la substitution de notre peuple, de mettre fin aux logiques clientélistes des élus pro-immigration – qu’ils soient de droite ou de gauche –, de ne plus ériger le poison de l’assistanat comme modèle de société, de permettre, par le principe de subsidiarité, aux familles d’assurer la protection de leurs membres.

    Oui, si la droite nationale veut être populaire et sociale, elle doit dénoncer ce modèle social anti-français et mettre en place de nouvelles solidarités au profit de notre peuple.

  • Assistants parlementaires : où est l’équité ?

    balance-300x179.jpgCommuniqué de Bruno Gollnisch, député européen, relatif à la décision du Tribunal de l’Union Européenne (Luxembourg) dans l’affaire qui l’oppose à l’administration du Parlement Européen

    Ce 7 mars, le Tribunal de l’Union Européenne (Luxembourg) a rejeté mon recours contre l’inique décision du Secrétaire Général du Parlement Européen, M. Klaus WELLE, qui, sur ordre de l’ex-Président socialiste Martin SCHULZ, organise méthodiquement depuis 18 mois la spoliation des moyens qui sont nécessaires à l’accomplissement de mon mandat en même temps qu’il tente de me ruiner financièrement.

    Tous les principes de droit dont se gargarise l’Union Européenne ont cependant été violés en la circonstance : j’ai été présumé ” coupable ” sans aucune preuve. Malgré nos demandes répétées, et des textes qui nous en donnaient clairement le droit, ni mon assistant ni moi-même n’avons à aucun moment été entendus. Tous les éléments prouvant le travail de mon assistant, travail effectif et en lien avec mon mandat, ont été balayés sans raison sérieuse. Il m’a été reproché de l’avoir laissé être candidat à une élection et d’avoir un engagement au sein du Front National, alors que ces activités sont parfaitement légitimes, licites, et communes aux assistants de nos adversaires…

    Il est profondément regrettable que le Tribunal de l’Union, en ne faisant pas droit à nos réclamations, paraisse avaliser ces pratiques d’une administration politisée, qui ne font pas honneur à l’Union Européenne, et qui visent à nuire aux seuls élus de la minorité. Je rendrai publics prochainement tous les éléments du dossier, et j’envisage un pourvoi devant la Cour.

    https://gollnisch.com/2018/03/07/assistants-parlementaires-equite/

  • Dimanche prochain, dans la 8e circonscription de Haute-Garonne, pas une voix ne doit manquer au candidat de la Droite nationale, notre ami Guy Jouvelin

    2193251251.jpgDimanche 11 mars, Guy Jovelin portera les couleurs du Parti de la France lors de l'élection législative partielle dans la 8e circonscription de Haute-Garonne. Les électeurs les plus lucides auront l'occasion de voter pour un représentant de la Droite nationale non-reniée qui veut clairement rendre la France aux Français et la désislamiser.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • International : la "folie" de Donald Trump pourrait être payante

    6a00d83451619c69e201b8d2e0ac80970c-250wi.jpgDe Pauline Mille sur RITV :

    "En décidant le transfert à Jérusalem de l’ambassade des USA en Israël, Trump a passé pour fou aux yeux des sages, qui ont aussi condamné ses menaces contre la Corée du Nord en août dernier. Aujourd’hui pourtant les deux Corée donnent des signes de paix, et Jérusalem pourrait être la capitale de deux Etats. [...]

    Rappelons au passage, sur ce dernier sujet, que la politique est l’art de peser les rapports de force, et que, rompant en visière avec la planète entière, Trump doit bien s’assurer quelques alliés. En outre, sur ce dossier précis, le provocateur fou pourrait bien avoir été sage. Il assure « préparer un accord de paix » au Proche-Orient, « le plus difficile ». Il ajoute : « Je pense que les Palestiniens veulent revenir à la table des négociations, mais s’ils ne le font pas, il n’y aura pas de paix, et c’est aussi une possibilité ». La phrase est typique de sa manière : Trump est un négociateur, pas du genre diplomate, mais businessman. Et il a placé la barre très haut en commençant par un symbole, situer la capitale d’Israël à Jérusalem. Cela lui permet maintenant une grande marge de négociation tant vis-à-vis des Palestiniens (il peut leur accorder beaucoup), que vis à vis des Israéliens (il peut leur demander beaucoup puisque l’une de leurs revendications principales est acquise, et avec elle la pérennité de l’Etat d’Israël).

    Cela n’est pas une conjecture, simple déduction logique de son comportement : le journal saoudien publié à Londres, l’Asharq al-Awsat, rapporte que, selon des sources diplomatiques arabes fiables à Paris, la vieille ville de Jérusalem serait placée dans le plan Trump sous « protection internationale ». Le futur Etat palestinien, que les Etats-Unis aideraient à créer, y aurait sa capitale. En échange, les Palestiniens abandonneraient leur revendication du droit au retour. La chose est énorme, et les Palestiniens crient à « la claque du siècle », jurant leurs grands dieux qu’il n’y aura « pas de capitale à Jérusalem », puisque « Jérusalem est la capitale » de la Palestine. Cependant, depuis des décennies que les négociations ne donnent rien, ce plan permet de revenir à un partage des terres et des symboles qui ressemble assez à celle d’avant la guerre des Six-jours, et pourrait donc, si les belligérants se lassent de poursuivre des chimères, déboucher sur une paix.

    Autre zone géopolitique hautement sismique, l’Extrême Orient chinois. Là aussi Donald Trump a été traité de « fou » par la très sage opinion mondiale quand, le huit août dernier, il a promis à la Corée du Nord et son dictateur Kim Jong Un le « feu et la colère » des Etats-Unis. Si la Corée du Nord continuait de « proférer des menaces envers les Etats-Unis », elle encourrait une réaction « que le monde n’a jamais vue jusqu’ici ». C’était la réponse du berger à la bergère, Kim ayant promis la veille de faire payer « un millier de fois » aux USA « le prix de leurs crimes » et de transformer Séoul, la capitale de la Corée du Sud, en « mer de flamme ». Par delà ces postures et ces prises à partie homériques se joue là-bas une partie diplomatique à deux étages où Trump le fou est sans doute beaucoup plus sage qu’on ne le croit.

    Premier étage, qui occupe presque tout le terrain médiatique, la Corée du Nord et son dictateur chouchou des réseaux sociaux. Avec l’aide de la Chine, elle se construit patiemment un arsenal nucléaire et les moyens de le transporter, dans l’Est asiatique d’abord. Si les experts disputent de la miniaturisation des bombes, donc de la capacité des ingénieurs coréens à les installer dans une fusée, des missiles ont été tirés, qui menacent non seulement le Japon et Corée du Sud, mais l’Asie du Sud-Est, menaçant la base militaire de Guam, que Kim a désigné pour cible. Lui aussi est un négociateur atypique. Les observateurs américains pensent que, tiré selon un autre angle, le missile Hwasong-14 coréen porterait jusqu’à 10.400 kilomètres, c’est-à-dire jusqu’à Los Angeles ou Chicago.

    Mais pour Trump, Kim n’est qu’un tigre en laisse. Celui qui tient la laisse est Xi-Jinping, et le véritable adversaire des Etats-Unis est la Chine. C’est pourquoi, fidèle à sa méthode, Trump a-t-il dès son arrivée renouée avec Taiwan, passé un accord naval avec l’Inde, rassuré ses alliés japonais, malais, indonésiens.L’expansionnisme chinois dans la région est patent : la Chine vient de lancer un porte-avion, multiplie les incidents aériens et navals avec le Japon en mer Jaune, renforce ses positions dans les Paracelse et les Spratleys, sans considérer les intérêts du Vietnam, des Philippines et des autres puissances régionales. C’est contre cette avance forte, permanente et accélérée que tente d’agir Trump. Il associe à sa démarche, outre l’Inde et la Russie, tous les Etats moins importants d’Asie que la Chine inquiète, de sorte que ce consortium force la Chine à pousser son protégé coréen à la retenue, ce qui fait entrer paradoxalement Trump dans un processus mondialisant.

    Il le fait à sa manière. Alors qu’ils ont multiplié guerres et sanctions au Proche-Orient contre un danger nucléaire qui n’existait pas, en Irak et en Iran, les Etats-Unis et l’Europe n’ont rien osé faire contre un danger nucléaire encore mineur mais certain en Corée du Nord. Trump a osé. En menaçant Kim, il veut donner un coup d’arrêt à l’expansionnisme chinois. Pour la première fois depuis 1950, les dirigeants de la Corée du Sud et de la Corée du Nord vont se retrouver fin avril pour un sommet historique dans la zone démilitarisée qui sépare leurs pays. Kim a déjà reçu une délégation sud-coréenne. Selon celle-ci, la Corée du Nord serait prête à discuter de sa dénucléarisation « si les menaces militaires contre le Nord disparaissent ». Trump juge ces nouvelles « très positives » et s’attribue le mérite de cette évolution. Il ne traite plus, pour l’instant, Kim de « fou » comme il le faisait auparavant. Il le croit désormais « sincère ». Les photos montrent un Kim « enjoué ». En mimant la guerre, Trump l’imprévisible a-t-il préparé la paix ?"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Emmanuel Macron voulait commémorer Mai 68, Éric Zemmour l’a fait… à sa façon !

    Telle fut la Une de l'hebdomadaire de l'Action Française à l'été 68

    3153493209.jpgUne excellente chronique instructive et qu'on ne peut qu'approuver, parue dans Boulevard Voltaire du 7.03. 

    Rappelons pour ceux qui l'ignoreraient que Gabrielle Cluzel a participé - d'ailleurs brillamment - au colloque du Cercle de Flore « Refonder le bien commun », du 13 mai dernier, à Paris.  LFAR

    Mai 68 fête ses cinquante ans et je note que nombre de baby-boomers, y compris estampillés « droite dure », peinent à le critiquer. Quand on les interroge, ils haussent les épaules et font la moue, embarrassés : il y a du bon et du mauvais, couçi-couça, ça se discute, faudrait-pas-jeter-le-bébé-avec-l’eau-du-bain… repensant peut-être à quelque taloche mémorable administrée par un père à l’ancienne. Ou parce que c’est leur seule guerre. Puis, condamner en bloc Mai 68 vous donne des airs sévères. Un peu de poudre de riz libertaire et de fard anti-bourgeois siéent mieux au teint.

    Éric Zemmour, lui, n’est pas du genre pusillanime ni démago – ça se saurait – et a l’habitude de porter les vérités disgracieuses, abruptes et ingrates, parce qu’il faut bien que quelqu’un s’y colle. Alors, il y va.

    Dans une synthèse brillante, il fait, dans les colonnes du Figaro, le procès à charge de « la grande désintégration occidentale ». Et il n’oublie rien, détaillant étape par étape le tsunami rigolard mais implacable qui a tout englouti sur son passage – les barrières, les frontières, les limites, l’ordre, les règles, les codes, les usages -, affublant du sceau infamant de « bourgeois » toutes les sédimentations successives – parfois imparfaites, certes, mais rien n’empêchait de les amender sans pour autant les pulvériser – qui, bon an mal an, elles, structuraient notre monde.

    Ils ont prétendu construire une contre-culture, mais la vérité est qu’ils n’ont su qu’ériger une non-culture. Une société décivilisée qui n’apparaît réellement qu’aujourd’hui, un peu comme un arbre qu’on scie à la racine. Au début, les feuilles restent vertes, les fleurs et les fruits, ignorants de leurs sort, continuent de vivoter sur leur lancée, car il reste un peu de sève. Puis tout s’étiole et meurt. Nous en sommes là.

    Et sous des oripeaux marxistes se cachait, analyse Éric Zemmour, le cheval de Troie « du marché » et de la consommation. Et il galope, débridé, s’infiltrant aujourd’hui dans toutes nos vies, y compris dans ses replis les plus intimes que sont la procréation ou la mort. 

    De proche en proche, méthodiquement, comme dans ces circuits fascinants où il suffit d’une chiquenaude pour insuffler la première dynamique pour que les morceaux de sucre s’affaissent les uns derrière les autres, les uns par les autres, tous les repères s’effondrent. Ni Dieu ni maître, scandaient-ils. Toute verticalité a été abolie. Toute hiérarchie, toute autorité. La figure du père a été détruite, celle de la mère aussi et, donc, la notion même de famille. Puis, en tirant le fil, exit cette « famille des familles » qu’est le pays. 

    Comme il fallait jouir sans entraves, les concept de devoir, donc de contrainte et, par voie de conséquence, de toute vie pacifique en société – qui implique par nature de « se gêner » – ont été de même anéantis.

    Bien sûr, il serait de bon goût de trouver quelque chose à sauver : quand même, me souffle-t-on, la libération sexuelle, l’émancipation des femmes, c’était quand même sympa !

    Mais quelle émancipation, quelle libération ? Aujourd’hui, justement, une improbable amende de 90 euros vient d’être instaurée pour sanctionner les outrages sexuels et sexistes, parce que le climat d’agressivité sexuelle serait devenu insupportable pour les femmes : « Montée en puissance d’un néopuritanisme féministe qui, au nom des droits des femmes, remet en cause l’hédonisme libertin des anciens soixante-huitards », décrit Éric Zemmour. Réfléchissons deux minutes : si les femmes se trouvaient épanouies par cet « hédonisme libertin », pourquoi donc voudraient-elles le « remettre en cause » ?

    « Sur les ruines de Mai 68, il faudra un jour reconstruire », conclut Éric Zemmour, faisant mentir ceux qui lui reprochent son côté « no future ». Et il a raison. C’est le côté exaltant quand il ne reste plus qu’un chantier fumant : tout reste à faire.   

     Ecrivain, journaliste Son blog

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/03/07/emmanuel-macron-voulait-commemorer-mai-68-eric-zemmour-l-a-f-6032267.html

  • Italie : La Ligue a fait du Le Pen époque Poujade

    6a00d83451619c69e201b7c955f7f2970b-250wi.pngLu dans Minute à propos des élections en Italie :

    "[...] Les vainqueurs sont au nombre de deux, pas un de plus. L’un se prénomme aussi Matteo, et c’est de Salvini qu’il s’agit. En quatre ans et après une ascension fulgurante, il aura réussi à transformer la Lega (ex-Lega Nord) en formation de gouvernement implantée sur l’ensemble du territoire italien et non plus sur ses seuls bastions de « Padanie », qu’elle a néanmoins réussi à conserver. D’« extrême droite », la Lega, qui est passée largement devant Forza Italia, la formation de Silvio Berlusconi, ou tout simplement... de droite ? Le parti de Salvini a fait campagne sur six thématiques (et non pas sur le seul thème de l’immigration comme on le dit en France) : « Les Italiens d’abord », « Stop invasion », mais aussi « Moins de laxisme, plus de justice », ainsi que « Les crèches gratuites », « Stop à la loi (libérale sur les retraites et les pensions) » et « Paix fiscale ». Autrement dit, si l’allié du Front national au Parlement européen fait du Le Pen, c’est plutôt du Le Pen époque Poujade ! [...]"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray [XVIII]

    Maintenir, restaurer, exploiter  notre patrimoine historique ...

    Nous poursuivons la publication d'une série qui devrait faire date ; qui forme un ensemble à lire en entier : une étude de Pierre Debray parue en novembre 1985 dans le mensuel Je Suis Français, sous le titre Une politique pour l'an 2000. Nous sommes ici dans la 2ème partie de cette étude. La lecture de ces textes expliquera aux lecteurs qui ne l'ont pas connu le rôle intellectuel important de Pierre Debray à l'Action Française dans les années 1950-2000.  Cette analyse politique, économique, sociologique et historique, menée méthodiquement, à la maurrassienne, comporte de multiples enseignements, utiles aujourd'hui à notre école de pensée. Comme un stimulant de notre réflexion sur la situation présente de la France et sur l'action que nous avons à y mener. Même si le lecteur devra tenir compte des événements et des faits intervenus au cours des trois dernières décennies.  LFAR

    2ème partie : Une révolution copernicienne 

    LE RÈGNE DE LA QUANTITÉ S'ACHÈVE

    Trois types de services sont appelés à se développer, là-dessus l'accord est presque total et dans ce domaine également la reconstitution d'un marché plus large, constitué par les classes aisées s'impose : la restauration, le gardiennage, le nettoiement. Pour la restauration, il est évident qu'il faut une clientèle capable de dépenser davantage, sinon ce sera « le fast food », dans le pire des cas et dans le meilleur le sandwich. Une société de plus en plus fragile ne sera pas protégée par la seule police. La multiplication des entreprises de gardiennage répond à un besoin. La multiplication des résidences secondaires, abandonnées une partie de l'année, exigera que les particuliers fassent appel à ces entreprises. Encore convient-il qu'ils en aient les moyens. Le nettoiement lui aussi devra s'adresser aux particuliers. La domesticité, au sens ancien, ne se reconstituera pas. Ni l'évolution des mentalités ni l'exiguïté des appartements ne la favorisent. Par contre, déjà les traiteurs fournissent du personnel pour les réceptions. De plus en plus, des équipes effectueront les travaux pénibles, à condition de trouver un nombre suffisant de ménages susceptibles de conclure un contrat d'entretien, comme cela se passe aux Etats-Unis.

    Il est remarquable qu'en Lorraine le gouvernement socialiste, après avoir rêvé du développement de l'industrie électronique ait dû constater que celle-ci ne provoquait que peu d'emplois. Par contre un parc d'attraction en susciterait plusieurs milliers, sans exiger des efforts de formation coûteux, dont les résultats, sur une main d'œuvre mal préparée, restent aléatoires. Une prise de conscience s'opère, dans tous les secteurs de l'opinion, en dehors de celui, qui se marginalise, qu'occupe le parti communiste.

    Le mouvement général de la société la porte d'ailleurs vers l'amélioration de la qualité de la vie. La défense de l'environnement, la protection des sites, la rénovation des quartiers anciens, le régionalisme, le désir de « vivre au pays » afin de maintenir les solidarités familiales furent longtemps tenus pour « réactionnaires ». Une certaine extrême gauche s'en est emparée, les déformant, les travestissant, au point de les utiliser contre le progrès technologique (les centrales nucléaires) ou l'unité nationale. Il reste que, même mystifiées, les valeurs de la société préindustrielle retrouvent toute leur puissance. L'écologie a pris un tour idéologique, hostile au progrès des techniques qui la rend insupportable. Expression d'un retour à la qualité de la vie, en rupture avec la notion quantitative de « niveau de vie », elle s'accorde avec les nécessités économiques.

    Le gouvernement Fabius, en créant les TUC s'est engagé dans la bonne voie, encore qu'on doive craindre qu'il ne gâche une excellente idée. Il est absurde de payer des gens à ne rien faire. Ce gaspillage d'argent et de force de travail paraît aberrant. Pourquoi ne pas utiliser les chômeurs afin d'améliorer la qualité de la vie ? Dans le cas des TUC tout donne malheureusement à penser qu'il s'agit d'un gadget électoral destiné à camoufler ses échecs économiques. Le parti communiste n'a pas tort qui parle de tucs en toc à propos des « travaux d'utilité collective » (TUC). Une initiative heureuse, en soi, risque d'être gâchée dans la mesure où elle se traduira par une résurgence des « ateliers nationaux » de 1848, qui ont laissé de fâcheux souvenirs.

    Les TUC ne sont, dans trop de cas, une manière d'occuper des jeunes. Le souci de rentabilité, sinon financière, du moins sociale, reste insuffisant. Pour être efficaces, il faudrait les confier à des entreprises, déjà existantes ou à créer, avec le risque d'échec que cela implique. Certes, tout ce qui fut accompli par le Troisième Reich reste frappé de malédiction. Pourtant il serait opportun de s'inspirer de l'arbeitschaffung. Hitler pour combattre le chômage lança une politique de grands travaux. Les caisses étaient vides. Le docteur Schacht eut l'idée des traites de travail. Une municipalité décide de construire une cité ouvrière. Elle n'a pas le premier sou. Un établissement ad hoc, la Bank der deutschen arbeit lui donne un bon qui, placé sur un compte bancaire, permettra de payer, par un jeu d'écritures. La municipalité remboursera grâce aux locations d'appartements et aux impôts sur les bénéfices. Il ne s'agit pas de copier un système qui ne pouvait fonctionner que dans le cadre de l'autarcie économique. N'empêche qu'en deux ans le nombre de chômeurs a diminué de moitié.

    Il existe de nombreux besoins sociaux qui ne sont pas satisfaits : maintien des vieillards à domicile, haltes garderies pour permettre aux mères de famille de faire leurs courses, extension du système à tous les foyers où la femme travaille, des aides ménagères etc... De même, pour s'adapter à la révolution industrielle villes et régions seront contraintes de faire d'immenses efforts d'amélioration de la qualité de la vie. Les industries nouvelles ne s'implanteront pas n'importe où. Trois conditions devront être réunies : proximité d'une université de renom, existence d'une main d'œuvre qualifiée, possédant des traditions ouvrières de savoir-faire et de conscience professionnelle et de ce point de vue le Nord ou la Lorraine disposent de sérieux atouts, environnement naturel et culturel, susceptible d'attirer ingénieurs, chercheurs et cadres. Le développement du tourisme, des activités de loisir, de la consommation de biens « qualitatifs »suppose lui aussi l'amélioration de l'environnement naturel et culturel. Chaque ville, chaque « pays », chaque région devra, pour survivre, protéger ses sites et, à l'occasion, se débarrasser de ses friches industrielles, restaurer son patrimoine historique, planter des arbres, multiplier les jardins publics, les parcs d'attraction, les musées, les bibliothèques. Il ne s'agira plus de superfluités auxquelles un conseil municipal accorde, avec condescendance, de maigres crédits mais d'investissements dont la rentabilité économique, même si elle ne peut être calculée, se manifestera par les retombées industrielles (implantation d'entreprises) ou commerciales. Beaucoup de collectivités locales en prennent conscience.

    Le système que l'on peut envisager se fonde sur la mise en œuvre de plans d’aménagement communaux, intercommunaux, départementaux ou régionaux. Pour les financer les collectivités locales disposeraient d'un fonds où seraient versées les allocations-chômage correspondant aux emplois engendrés ainsi que, pendant trois ans, les cotisations de sécurité sociale que leur verseraient les entreprises bénéficiant de ces emplois. Cette mesure vise à dissuader les chasseurs de prime, ces entrepreneurs attirés par des avantages fiscaux ou des exonérations de charges sociales, qui ferment sitôt qu'ils n'en bénéficient plus. Les caisses de sécurité sociale de leur côté ne souffriraient aucun préjudice réel, les chômeurs ne leur rapportant rien. Ainsi chaque salaire serait couvert pour plus de moitié. Les communautés locales, pour compléter ce fonds, recourraient à des traites de travail qu'elles rembourseraient grâce au surcroît des impôts locaux provoqué par ces investissements, avec le risque normal d'erreurs d'appréciation, dont la population supporterait les conséquences puisque de toute façon il faudrait rembourser. Ces erreurs seraient moins nombreuses et surtout moins graves que si les décisions étaient prises par des technocrates irresponsables, les municipalités ou les conseils généraux, saisis pas la folie des grandeurs ou la démagogie, payant leur mauvaise gestion de leur renvoi par les électeurs.

    Ces travaux et ces services ne sauraient être accomplis directement par les communautés locales, qui, pour élargir leur clientèle électorale sont tentées de« créer » des emplois, sinon inutiles, du moins superflus, mais par, des entreprises, coopératives ou sociétés, déjà existantes ou qui se constitueraient pour bénéficier de ce marché. Soumise à la concurrence, elles s'engageraient, par contrat, à embaucher et à former des chômeurs pour l'exécution de ces travaux ou de ces services. Certains de ces emplois deviendraient permanents, d'autres, temporaires, susciteraient, du fait de la relance de l'économie locale, des emplois permanents. Il va de soi qu'un chômeur qui refuserait, deux fois de suite, un travail conforme à ses compétences et à ses capacités, serait trop souvent absent, ferait du mauvais esprit perdrait tout droit aux allocations.    A suivre  (A venir : Le règne de la quantité s'achève 3).

    Lire les articles précédents ...

    Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray     

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  • La Conférence internationale de Chisinau, à la portée prometteuse

    Chisinau.jpg

    Nicolas Tandler

    A Chisinau, capitale de la Moldavie, république située entre la Roumanie et l’Ukraine (plus connue des amateurs d’histoire contemporaine sous le nom de Bessarabie au XXe siècle), il s’est tenue à la mi-décembre 2017 une conférence internationale. Avec la participation d’orateurs français de qualité, sur le thème redoutable du « capitalisme financier », pour le moins esquivé en Occident. Les retombées de cet événement indiquent que son but a été atteint, et justifient de revenir sur le sujet, aux incidences multiples.

    Les Français conviés à s’exprimer à Chisinau : Ivan Blot, qu’on ne présente plus, Valérie Bugault, juriste spécialiste en matière financière, Hervé Juvin, économiste de réputation internationale, Emmanuel Leroy, analyste politique combatif bien connu. Ces intervenants ont illustré leur pays à cette occasion, atteignant la même cible, sans se recouper. Ils n’ont pas déparé dans un aréopage de spécialistes aussi pointus que clairs.

    Le pari réussi des autorités moldaves

    Les autorités politiques de la jeune république (fondée en août 1991) de 3 700 000 habitants, à la création dramatique, le Président Igor Dodon et le Premier ministre Paul Filip, avaient pris le risque de lancer un non-événement. Non seulement cela n’a pas été le cas, mais une pierre fondatrice a été posée, pour un combat de longue haleine, essentiel pour l’avenir du genre humain.

    On ne nous en voudra pas de devoir nous limiter à un compte-rendu des intervenants français, un numéro entier d’hebdomadaire ne suffirait pas à rendre la richesse des prises de position. Mais la conférence aura des suites, n’en doutons pas.

    Valérie Bugault a fait preuve une fois de plus de sa parfaite maîtrise des circuits et de l’esprit des groupes financiers en démontant les éléments du « Nouveau Ordre Mondial », accapareur de richesses. Elle n’a pas hésité à remonter à Montesquieu pour bien appréhender la situation présente, et les procédés des détenteurs de l’économie.

    Un éclairage de l’actualité récente

    Sa dissection du secteur bancaire n’a rien laissé dans l’ombre, et elle a dégagé la signification réelle de bien des termes en usage, de fait incompris. Elle n’ a pas laissé d’illusions aux éternels optimistes, le salut ne viendra pas de l’Occident, tout en évoquant la seule arme efficace, le droit. Ivan Blot, pour sa part, a tranché le nœud gordien, n’hésitant pas à éclairer l’actualité la plus récente en France. Tout en revenant à Adam Smith comme à Lénine, et en se confrontant aux contradictions idéologiques.

    Il s’est référé à l’exemple helvète, le prenant par ses côtés si évidents que personne ne les voit plus. Et loin de désespérer, il a évoqué la fin de la tyrannie des sectateurs de Mammon, de la manière la plus plausible. Lui aussi a envoyé aux auditeurs une bouffée d’espérance.

    Hervé Juvin s’est interrogé sur la recherche de la survie par l’entrée dans un quatrième monde, celui du retour à la politique. Il a exploré le potentiel des ressources naturelles, sous tous leurs aspects. Et il a dévoilé les mensonges fondamentaux attachés présentement à cette question. Dans un second temps, il s’est dressé face à un autre mensonge, celui du “développement” permanent. En guise de conclusion, il a dévoilé l’effondrement politique de l’individualisme, tant prôné en ce moment, au travers du système libéral.

    Des solutions à cette tragédie

    Avec lucidité, il conclut sur la fin de l’ego, et démasque « le moyen subtil d’employer le travail forcé » grâce au « mouvement de la fin des frontières ». Ne se contentant pas de dénoncer, il recherche les solutions à cette tragédie, dans l’immédiat, et il nous prie de ranger au musée les figures tant prônées de Milton Friedman ou de Friedrich von Hayek.

    Le rejet du matérialisme, la recherche de la diversité, voilà la voie du salut. Même s’il faut pour cela se remémorer la Conférence de La Havane de 1948-1949. Quant à Emmanuel Leroy, parlant au nom du Comité Jean Parvulesco, il a condamné le troupeau de ceux qui sont élus pour « servir les intérêts, dans tous les sens du terme », et qui ont érigé « la dictature de la dette ».

    « remettre les marchands du temple à leur place »

    Soulignant les étranges analogies entre les expériences américaine et soviétique, il réclame la libre entreprise, oui, « mais au service de la collectivité ». « L’économie est une chose trop sérieuse pour être laissée aux banquiers », et demande le contrôle de la puissance régalienne. Et il revient sur l’essentiel : « trancher le nœud gordien de l’argent-dette », en énumérant les multiples mesures à prendre en ce sens. En peu de mots comme en cent, « remettre les marchands du temple à leur place ».

    Il s’interroge sur l’initiative suisse, dite de la monnaie pleine, la démonte, la salue. Oui, il faut que le secteur financier soit au service de l’homme et non pas l’inverse. Sa conclusion respire un optimisme clair : le basculement du monde s’enclenche.

    Oui, la Conférence de Chisinau constitue un signal dans les ténèbres du système qui nous enserre. Venu d’un petit pays, son appel est promis à l’avenir des prophéties irrésistibles. Moins l’Occident y fera attention, plus son destin sera catastrophique. Il n’y aura pas à attendre des décennies, oh que non.

    Lu pour vous dans Rivarol,

    via Lectures françaises cliquez là

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  • MIGRANTS : LES MÉDECINS NE SONT PAS LÀ POUR TRAITER LES MAUX QUE LES POLITIQUES NE VEULENT PAS RÉGLER

    Une psychiatre parisienne vient d’être mise en examen pour avoir fourni à des clandestins des centaines de certificats médicaux de complaisance, pour leur permettre d’acquérir des titres de séjour. Cinq autres praticiens avaient connu le même sort en décembre pour des pratiques similaires. Si, aux yeux du monde, la médecine grandit toujours un peu ceux qui l’exercent, il n’y a pas de profession sans brebis galeuses et ces confrères qui – avec la complicité des associations immigrationnistes – ont monté ce genre de commerce sont évidemment inexcusables. De même que ceux qui confondent prise en charge des toxicomanes et open bar de produits de substitution…

    Mais après les malhonnêtes, il y a aussi les faibles, qui n’ont pas toujours le choix. Imaginez-vous jeune femme médecin dans un « quartier », il est 20 h 45, votre salle d’attente est vide après l’accueil de votre dernier patient, un jeune sans-papiers accompagné de ses deux « cousins-interprètes » bodybuildés, qui vous réclame un certificat pas vraiment justifié par son état de santé. Devant votre réticence, ils commencent à taper du poing sur votre bureau… Vous faites quoi ? Sans parler des 25 € dont vous ne verrez jamais la couleur, au nom de quoi devriez-vous être celle qui dispose, in fine, du droit régalien de décider qui peut fouler notre sol ? Refusez et vous risquez de vous faire casser la figure. Acceptez et, la semaine prochaine, ils seront trois ou quatre à vous demander la même chose… Reposons la question : vous faites quoi ?

    Ce 7 mars, le site médical Egora publiait le récit d’un confrère de Bobigny : « Le jour où j’ai été humilié devant mon externe. »Extrait : « Le caïd est entré dans la salle d’attente en criant qu’il avait déjà cogné le médecin précédent et qu’il fallait examiner sa fille sur-le-champ. Face aux insultes, à la rage, et surtout pour protéger l’externe présent avec lui, le Dr Thomas Cartier a accepté un rendez-vous. En huit ans d’installation en banlieue parisienne, ce généraliste n’avait encore jamais reçu de menaces de mort. » 

    En bout de chaîne, la médecine est priée de traiter tous les problèmes que la lâcheté des politiques, entraînant celle des forces de l’ordre et de la magistrature, refuse de traiter. On prête au « petit père » Queuille (vingt et une fois ministre sous deux Républiques) l’aphorisme selon lequel il n’y aurait pas de problème qu’une absence de décision ne finisse par résoudre. Un demi-siècle après sa mort, la pratique s’est affinée, et on pourrait dire qu’il n’y a pas de problème dont on ne puisse se débarrasser en refilant la patate chaude à la médecine.

    Lequel des deux divorcés mérite la garde des enfants, ou qu’est-ce qu’on fait de Mamy pendant les grandes vacances ? Demandez au docteur. Monsieur X. a été licencié, n’a aucune chance de retrouver du travail, mais est encore à plusieurs mois de la retraite : en cherchant bien, le docteur ne trouverait-il pas une petite invalidité ou une longue maladie pour faire le joint ? Ça arrangerait tout le monde !

    L’enchaînement est imparable. Tout problème ou conflit génère du stress. Tout stress peut entraîner des maladies. Donc, tout problème peut finir chez le médecin.

    Quant à penser qu’il le règle…

    http://www.bvoltaire.fr/migrants-medecins-ne-traiter-maux-politiques-ne-veulent-regler/