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  • Réseaux sociaux contre RT : une «fausse guerre contre fausses nouvelles»

    RT est devenu persona non grata sur les réseaux sociaux américains, visiblemet sans raison valable. D’après l’ex-agent du MI5 Annie Machon, il s’agit du «premier revers dans la guerre auto-proclamée contre les « fake news »».

    RT France : Facebook a – à tort – bloqué le compte de RT à cause de «droits d’auteur non acquis». A quel point le filtre médiatique du réseau social est-il sensible ?

    Annie Machon (A. M.) : C’est le premier revers dans la guerre auto-proclamée par Facebook contre les «fake news». Dans la foulée de la liste présentée par le site obscur propornot, incluant 200 médias du monde entier qui colporteraient de «fausses informations» en offrant une alternative aux entreprises médiatiques américaines – RT y figurait – Facebook et Google ont déclaré soumettre à une censure les médias figurant sur cette liste. Ils utilisent les droits d’auteur comme excuse pour censurer une chaîne d’information légitime et l’empêcher de couvrir les événements qui se passent dans le monde. Mais le reste du monde va les regarder sur d’autres chaînes sans aucun problème.

    RT France : Lors du Forum économique mondial à Davos, un représentant de Facebook a confirmé l’engagement pris par le réseau de s’attaquer au phénomène dit des «fausses nouvelles». Cela en fait-il partie ?

    A. M. : Cela en fait partie. Il n’y a pas que Facebook et Google qui ont dit qu’ils allaient se battre contre ces prétendues «fake news». L’Union européenne a également publié une directive au mois de novembre annonçant la création d’une agence pour traiter le problème des «fausses informations». Des pays comme la France ou l’Allemagne propagent déjà l’idée qu’il pourrait y avoir du piratage et des activités non démocratique lors de leurs élections cette année. Mais il est intéressant de voir que les droits d’auteur servent de prétexte pour exercer la censure. Depuis des années, je dis que les médias sont utilisés par les gouvernements comme des organisations mandataires.

    Il y a un combat en ce moment entre le président élu Donald Trump et les services secrets

    RT France : La suspension a été imposée sur le compte Facebook de RT avant l’investiture de Donald Trump et ne sera levée que le lendemain. Est-ce une coïncidence ?

    A. M. : Pas du tout. Comme je l’ai dit, c’est le premier revers de cette bataille – la fausse bataille contre les «fausses informations». Rappelons-nous comment ce concept de «fake news» est apparu : d’une manière ou d’une autre, les informations du Comité national démocrate ont été divulguées l’année dernière. Les gens ont reçu cette information et WikiLeaks l’a dit sans équivoque : «Il ne s’agit pas de piratage mais d’une fuite.» Cependant, les grands médias américains ont décidé que c’était un piratage russe et que la Russie avait piraté les élections américaines. Rien n’a été prouvé, sinon que certaines de ces choses étaient fausses et Barack Obama a renvoyé 35 diplomates russes avant Noël sans qu’il n’ait de preuve. Cette fausse guerre contre les «fausses nouvelles» est fondée sur un grand mensonge.

    RT France : Par ailleurs, RT a reçu une demande de la part de YouTube exigeant de leur faire savoir si certains de ses employés figuraient sur la liste des sanctions. Aucune justification n’a été donnée. Qu’est-ce qui pourrait motiver cela ?

    A. M. : Qui sait ? On tire les ficelles depuis les coulisses, surtout en Amérique. Les grandes entreprises médiatiques et d’internet y prouvent depuis des années qu’elles sont très fortement liées à l’Etat américain et aux services secrets. Nous le savons grâce aux révélations d’Edward Snowden. En Amérique, les agences de renseignement ont accès aux bases de données de tous les géants d’internet et des réseaux sociaux. Il y a un combat en ce moment entre le président élu Donald Trump et les services secrets.

    Annie Machon a travaillé pour le MI5, les services secrets britanniques, puis a démissionné à la fin des années 1990 aux côtés de David Shayler pour dénoncer l’incompétence des espions et les tentatives d’intimidation. Elle est à présent conférencière, écrivaine, commentatrice, militante politique et consultante en relations publiques.

    Source

    http://www.voxnr.com/7770/reseaux-sociaux-contre-rt-une-fausse-guerre-contre-fausses-nouvelles

  • En cingleries aussi, jamais deux sans trois : après l'ISF et les 35 heures, le Revenu universel !

    Il était une fois...

    Il était une fois un petit élu de parti, qui avait un gros problème : comment acquérir de la notoriété, comment devenir connu, à défaut d'être célèbre, se demandait-il ? Et cela, parce qu'il voulait absolument gagner une élection. Oh, pas grand-chose, pas une grande élection, non ; vraiment, même, très peu de chose : la primaire du Parti socialiste.

    Que faire, que dire, qu'inventer ? se lamentait-il. La folie des 35 heures ? Martine me l'a déjà piquée ; l'autre folie de l'ISF, piquée aussi, par François (pas Hollande, non, Mitterrand) !

    Alors, Benoît a fait comme Erostrate : vous savez, ce grec inconnu qui, désirant à tout prix sortir de l'anonymat, incendia cette merveille du monde qu'était le temple d'Artémis, à Ephèse. Succès complet de l'opération : vingt-quatre siècles après, si le monde a perdu l'une de ses merveilles, Erostrate, lui, est passé à la postérité, et pour toujours.

    Benoît Hamon, atteint du syndrome (ou du complexe) d'Erostrate a trouvé lui aussi, enfin, son idée géniale. Il n'y a plus de temple à brûler, alors il a pensé à un truc sensationnel : je vais, se dit-il, donner 700 euros par mois à tout le monde ! Et j'appellerai cela le Revenu universel ! En voilà une idée qu'elle est bonne, se dit-il, tout content de lui, et, ni une ni deux, il se mit à proposer son thème de campagne. « Car il faut faire rêver », répondit-il à ceux qui le regardaient, mi effarés, mi consternés. Et il ne s'abaissa pas à expliquer comment il trouverait les 3 à 400 milliards que coûterait sa génialissime invention : cela aurait été d'un vulgaire ! Rêvons, vous dis-je... Et puis, il était tellement content de se démarquer ainsi de Hollande : lui avait dit « je ferai payer les riches », Hamon rétorque, superbe « je ferai toucher les riches » et Liliane Bettencourt recevra ses 700 euros par mois, comme tout le monde !... 

    Dans sa chronique du Figaro magazine, Zemmour, avec raison, tourna la chose en dérision ; et il nota : Hamon cartonne à Alger et Bamako, il fait un tabac, là-bas. Parce que, « le tam-tam de Jonathan », pour reprendre le titre d'un ouvrage du grand visionnaire Jean Raspail, cela fonctionne très bien : « Y’a bon la France ! » voilà ce qui se transmet, plus vite que la vitesse de la lumière ou du son, dans toute l'Afrique, de celle du Nord à la sub-saharienne. Oui, l'intéressé n'en a peut-être pas conscience, ou il n'en a cure, mais le résultat de sa démagogie délirante c'est ce cri qui court partout, dès maintenant : « Y’a bon, Hamon, y'a bon la France... ».

    Oui, mais, pour nous, la France et les Français, Hamon et ses folies, « y’a pas bon », mais pas bon du tout...

    Car, pour parler clair, outre le formidable appel d'air supplémentaire que cette folie furieuse créerait en matière d'immigration, Benoît Erostrate, pardon, Benoît Hamon n'a pas l'air de se rendre compte que son idée géniale, suréminente, sublimissime, ce serait tout simplement un GBSA, un grand bond social en arrière : un saut dans le temps passé de 2.000 ans, qui nous ferait revenir à cette époque où le peuple de la ville de Rome s'accommodait fort bien de ne pas travailler, pourvu qu'il ait de quoi manger et de quoi se distraire; et ce serait le retour de la mentalité décadente du « panem et circenses », que dénonçait Juvenal : le beau « progressisme » que voilà ! Qu'il est « novateur », ce programme qui ramène 2.000 ans en arrière !... 

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Islamophobie: une stratégie d’intimidation?

    Il y a décidément des choses qui ne changent pas, des aveuglements persistants, des postures hypocrites qui perdurent. L’année dernière lors de ses vœux , le pasteur François Clavairoly , patron de la Fédération protestante de France (FPF),  mettait en garde contre la tentation du repli identitaire en invitant les Français à s’ouvrir encore plus à l’immigration, à l’accueil des migrants.  Cette année, le 18 janvier, en présence du premier ministre, Bernard Cazeneuve, et du ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux, M. Clavairoly  a entonné le même refrain. Au nom du vivre-ensemble (?), il a  attaqué violemment les Français portant leurs espoirs vers l’opposition nationale, populaire et sociale. « J’espère, a-t-il dit, que les discours et les ricanements des parleurs du Front National n’auront pas l’écho que certains observateurs lui prédisent et que nous n’aurons pas honte de nos choix lors de la présidentielle qui s’annonce. Je forme le vœu que l’on ne dira jamais en une forme d’analyse prédictive que l’extrême droite sera bientôt le premier courant de pensée dans notre pays. » Un vœu partagé par un autre représentant de l’axe antinational, en la personne de l’écolo-gauchiste Damien Carême qui a refusé à Marine l’accès au  camp d’immigrés clandestins de la commune  de Grande-Synthe (Nord) dont il est le maire  – « C’est la démocratie à la française. On n’accepte que les élus pro-immigration » a réagi la candidate du FN à la présidentielle. Une visite qui prenait tout son sens à l’heure ou l’évacuation de la Jungle de Calais va multiplier la dispersion de l’immigration illégale, son installation sur l’ensemble du territoire et aux frais des Français.

    D’une aberration l’autre, Jean-Marie Le Pen comparaissait lundi  pour « provocation à la haine et à la discrimination » devant la cour d’appel d’Aix-en Provence. Le verdict sera rendu le 27 février.  Condamné en première instance par le tribunal correctionnel de Nice en avril 2016, il est poursuivi en appel par l’association Prales (Pour la défense des droits des Roms) et ce pseudopode du PS qu’on ne présente plus, SOS racisme. Une dépêche de l’Afp le rapporte, sont en cause  « des propos tenus à Nice en 2013 lors d’une conférence de presse.  « Vous avez quelques soucis, paraît-il, avec quelques centaines de Roms qui ont dans la ville une présence urticante et disons odorante. Ceci n’est que le petit morceau de l’iceberg »  avait notamment déclaré Jean-Marie Le Pen, qui venait soutenir une candidate.  « Ce sont des termes que je maintiens parce que je les ai pensés ». « Leur présence est urticante pour la population, oui, les gens se plaignent. Odorante, il suffit d’avoir visité un camp de Roms pour s’en rendre compte, olfactivement parlant ». « Je suis un homme libre, je ne suis pas tenu par la ligne jaune du prêt-à-penser ».  « La haine est un sentiment qui m’est parfaitement étranger », « (j’ai )  de la compassion (pour les Roms,) mais (j’en ai)  plus pour les Niçois ».

    L’avocat de Jean-Marie Le Pen, Me Frédéric Joachim,  a affirmé qu’ « il y a des vérités qu’on n’a pas le droit de dire » , « Jean-Marie Le Pen est harcelé par toutes les associations comme des chiens à la curée ». Harcelé,  l’historien Georges Bensoussan,  rédacteur en chef de la Revue d’histoire de la Shoah,  responsable éditorial au Mémorial de la Shoah à Paris, estime l‘être également. Il comparait aujourd’hui devant la XVIIème chambre correctionnel à la demande d’une association communautariste présidée par Samy Debah,  le  Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), qui  estime que  cet historien a tenu des propos « dangereux et dignes des discours de l’extrême droite ».

    De nombreux médias ont cependant donné la parole et/ou pris la défense de M. Bensoussan. Martine Gozlan,  elle même régulièrement taxée de partialité,  dénoncée par certains musulmans pour son islamophobie et son  sionisme, évoquait sur le site de Marianne «le procès honteux

    » fait à l’historien par  le CCIF.  C’est cette même officine  souvenons-nous,  qui avait déclenché l’ouverture d’une  information judiciaire en déposant  plainte ( le 31 janvier 2011) contre les propos de la présidente du FN, sur les prières de rue,   pour « provocation à la discrimination, à la violence et à la haine envers un groupe de personnes en raison de leur religion ». Une accusation dont Marine fut finalement exonérée par la justice.

    «Au cours de l’émission Répliques, proposée sur France Culture par Alain Finkielkraut (en octobre 2015)  résume Martine Gozlan,  « Bensoussan cite le sociologue français d’origine algérienne Smaïn Laacher, qui évoque dans les familles arabes un antisémitisme quasi naturellement déposé sur la langue. Il use d’une métaphore sur l’antisémitisme tété avec le lait de la mère qui résume le diagnostic cruel et courageux de Laacher sur sa propre société. Aussitôt, une vingtaine de pétitionnaires adressent une lettre de protestation au CSA. Parallèlement, le Mrap déclare vouloir faire citer Georges Bensoussan devant le tribunal correctionnel pour injures racistes et provocation à la haine tandis que les sites Palestine Solidarité et oumma.com se déchaînent à leur tour. Sous la plume de Jacques-Marie Bourget, dans Oumma, on peut lire notamment, après une série d’insultes contre Finkielkraut et Bensoussan : Si personne ne vient crier halte à la haine, armons-nous et préparons dès maintenant la guerre civile. Apparemment, cet appel belliqueux ne semble guère choquer (…). En mars 2016, le Collectif contre l’islamophobie en France dénonce au procureur de la République les propos de l’historien (…) . Le parquet (…) décide de poursuivre, décision extrêmement lourde de sens pour Georges Bensoussan et ceux qui le soutiennent, d’Elisabeth Badinter à Marceline Loridan Ivens, en passant par Haïm Korsia, le grand rabbin de France, la démographe Michèle Tribalat ou l’écrivain Pascal Bruckner, lui-même traîné en justice en novembre dernier par les Indigènes de la République

    Sur le site du Huffington post, a été publié un article signé par Dominique Sopo, président de SOS racisme (partie civile au procès),  qui accuse Georges Bensoussan de mensonge: « il prétend citer le sociologue algérien Smaïn Laacher. En fait, il s’agit de l’adaptation d’une phrase d’Yitzhak Shamir qui, alors qu’il était Premier ministre d’Israël, avait déclaré en septembre 1989, en pleine polémique sur le Carmel d’Auschwitz, que  les Polonais tètent l’antisémitisme avec le lait de leur mère ». M. Sopo lui reproche surtout  d’avoir basculé dans l’essentialisme,  « une pensée où peut désormais affleurer le racisme ».

    Dans un entretien accordé à  Actualité Juive, M. Bensoussan estime que le CCIF «poursuit  une stratégie d’intimidation désormais bien rodée. Elle passe par l’accusation de racisme et d’ islamophobie, ce  racisme imaginaire  comme dit Pascal Bruckner qui vise à disqualifier et discréditer toute parole critique pour la faire taire (…).  Cette stratégie vise à salir, à délégitimer et à faire peur. C’est ce que le journaliste Brice Couturier appelle à raison le  djihad judiciaire . Le CCIF et ses alliés des Indigènes de la République, sans compter ceux que Gilles Kepel appelle les islamo-gauchistes , jouent un rôle éminent dans la montée des tensions en France ».

    Tensions dont l’historien connaît les réalités depuis au moins 2002, date à laquelle il s’acquittait de la postface d’un livre-document au fort retentissement, Les territoires perdus  de la république, témoignages sur le quotidien des professeurs dans les établissements scolaires  babélisés par des décennies  de folle politique d’immigration  massive.

    Tensions qui, comme le souligne souvent Bruno Gollnisch,  si l’on veut poser clairement les termes du débat et ne pas confondre le causes et les conséquences, sont générées avant tout par une immigration de peuplement dont découle un communautarisme,  un prosélytisme  parfois agressif, une dissolution de l’identité française, le sentiment pour nombre de nos compatriotes de devenir étranger dans leur propre pays.

    Le FN ne combat pas la religion musulmane, la foi d’un milliard et demi de personnes,  mais nous savons aussi que cette religion est instrumentalisée par des extrémistes,  les adversaires des identités et des souverainetés  nationales.  Nous rappelions sur ce blogue que la campagne contre l’islamophobie lancée par  CCIF en octobre 2012,   avait  été financée à hauteur de 35 000 euros par l’Open Society Institute,  du milliardaire mondialiste George Soros,  partisan de la poursuite d’une politique d’immigration soutenue des pays du Sud vers l’Europe. Un CCIF qui se félicite d’ailleurs sur son site d’avoir reçu « le soutien financier de la Commission Européenne » .  La stratégie d’intimidation, on le constate, est organisée, initiée, favorisée au plus haut niveau.

    https://gollnisch.com/2017/01/25/islamophobie-strategie-dintimidation/

  • Réformes sociétales : enjeu secondaire ? Non enjeu majeur !

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    Dans la situation difficile qui est la nôtre, où tant de nos concitoyens peinent pour joindre les deux bouts, où la terreur islamiste vient encore de sévir, à Berlin cette fois-ci, le gouvernement socialiste n’a rien trouvé de plus urgent que d’essayer de faire passer une loi instituant un « délit d’entrave numérique à l’IVG », alors même qu’existe déjà la loi Neiertz de 1993 visant le même but. L’opposition politique à ce projet ubuesque a été faible, tout comme a été peu dénoncé un autre projet de loi, intitulé « Égalité et citoyenneté », qui, après avoir été rejeté en seconde lecture au Sénat le 19 décembre, a dû être adopté à l’Assemblée trois jours plus tard.

    Les socialistes, sachant qu’ils risquent fort d’être évincés du pouvoir en mai prochain, tentent de faire passer des lois « sociétales » en tablant sur le fait que la droite, comme à son habitude, n’y reviendra pas : ces sujets étant loin d’être accessoires, on aimerait l’entendre et connaître ses intentions !

    En effet, le projet « Égalité et citoyenneté » est un véritable fourre-tout où l’on retrouve l’essentiel des revendications du gauchisme culturel : insertion de la notion de genre dans le code de procédure pénale, interdiction des agissements sexistes et de la fessée aux enfants, aggravation de la répression des comportements discriminatoires, pénalisation du négationnisme, etc.

    Inflation de lois répressives

    Ces deux projets sont symptomatiques d’une absurde inflation normative, la loi, de plus en plus complexe, prétendant imposer avec un arsenal répressif sans précédent le comportement « moralement correct », alors même que l’État dispose déjà d’un pouvoir outrancier en la matière, sans parler de la possibilité donnée à certaines associations de se porter partie civile au moindre « dérapage » de pensée non conforme. En matière de liberté d’opinion, le Rubicon a été franchi depuis longtemps et l’on attend d’un candidat de droite l’engagement ferme d’abolir d’un coup l’ensemble de ces lois liberticides, mesure qui aurait un impact symbolique puissant sans coûter un centime à l’État – au contraire, la cessation immédiate du soutien de toutes les associations gauchistes subventionnées permettrait même quelque économie.

    La droite est mal à l’aise sur ces sujets qu’elle juge électoralement peu « porteurs » : là-dessus, les différents candidats, de François Fillon à Marine Le Pen en passant par Nicolas Dupont-Aignan, se rejoignent plus ou moins. Longtemps, la droite au gouvernement a limité son discours politique à l’économie, laissant à la gauche le monopole du pouvoir culturel. Aujourd’hui, tout le monde comprend que l’économie ne suffit plus, que les questions de souveraineté et plus encore d’identité, en lien avec l’immigration massive et la présence d’un islam de plus en plus revendicatif, sont devenues les préoccupations majeures des Français. Penser, dans ce contexte, que les questions dites de « société » sont un enjeu secondaire qui intéresse peu révèle une grave erreur de perspective, et ce pour plusieurs raisons.

    D’abord parce que la déconstruction de l’anthropologie traditionnelle qui s’opère avec la théorie du genre, le « mariage pour tous », la manipulation du vivant, etc., est l’un des aspects de l’anxiété d’une population qui se sent menacée dans son existence et son identité, et que l’on prive ainsi de ses repères les plus ancestraux. Il demeure, enfoui au plus profond de chacun, un bon sens naturel qui peut assez facilement émerger à nouveau et même se traduire rapidement électoralement.

    L’exemple de l’avortement

    En effet – et c’est la seconde raison -, sur ces questions de société, nos politiques pensent que ne sont « populaires » que les revendications qui vont dans le sens de la déconstruction, du recul incessant des limites, de la satisfaction sans discernement de tous les désirs, bref tout ce que la gauche nomme le « Progrès ». Mais, faute de fermes convictions, la droite a abdiqué sur ce terrain avant même de livrer bataille, comme si elle était au fond persuadée de la légitimité des doléances de la gauche. Mais celles-ci ne sont « populaires » qu’en proportion de l’invraisemblable propagande qui s’exerce en leur faveur, qu’en raison du déséquilibre flagrant dans les médias qui militent tous dans le même sens. Ce sont des sujets sur lesquels n’existe aucun débat, seulement et toujours le même son de cloche, ceux qui tiennent un autre discours étant bannis du système ou ridiculisés.

    L’exemple de l’avortement est significatif. Alors qu’aucune parole contradictoire n’est audible, que la liberté d’expression n’existe pas dans les grands médias pour les défenseurs de la vie, on en arrive au stade où dire la vérité sur l’IVG devient un délit passible des tribunaux ! Pourtant, si les Français étaient honnêtement informés (*), beaucoup réviseraient leur position et l’opinion pourrait basculer, c’est bien ce qui inquiète tant ses partisans et c’est pourquoi leur seul recours est de verrouiller le débat.
    Il y a un mouvement de fond qui se dessine marqué par un réveil des peuples et le retour à des fondamentaux plus classiques trop longtemps proscrits : ce serait une erreur stratégique de penser que les questions de société sont étrangères à ce mouvement.

    Enfin, il y a une troisième raison qui est celle de l’honneur de tout responsable politique : sa vocation fondamentale est le service du bien commun, ses préoccupations ne sauraient être qu’électorales et faire fi de la vérité, même lorsque celle-ci n’est pas facile à expliquer. Et n’est-ce pas son rôle que de le faire, même à contre-courant ?

    Christophe Geffroy 14/01/2017

    (*) Droit et prévention de l’avortement en Europe, sous la direction de Grégor Puppinck (LEH Édition, 2016, 270 pages, 20 €) est une mine remarquable qui apporte de forts arguments contre l’avortement. À lire.
    Paru dans www.lanef.net, éditorial janvier 2017

    Christophe Geffroy, né le 14 janvier 1959, Marié – enfants. Directeur fondateur de la revue La Nef, mensuel catholique (1990). Ecole Centrale de Nantes, Institut de Sciences-Politiques (Paris), cadre dans l’industrie automobile.

    Source : Magistro.fr

    http://www.polemia.com/reformes-societales-enjeu-secondaire-non-enjeu-majeur/

  • Sortie à la fin du mois du nouveau livre de Bernard Plouvier : "Le Populisme ou la véritable démocratie"

    Un entretien avec l'auteur :

    20069451.jpgQ. Dans ce livre, vous présentez ce que les bien-pensants et bien-disants interpréteraient comme un non-sens : l’assimilation du populisme à la démocratie. Est-ce une provocation à but commercial ou l’expression d’une intime conviction ?

    R. Vous m’avez mal lu : je n’ai pas écrit du populisme qu’il était une forme de démocratie. Je prétends qu’il s’agit de la SEULE véritable démocratie, soit le gouvernement POUR le peuple. Le but de tout gouvernement est d’administrer au mieux le Bien commun. C’est ce que, durant l’Antiquité gréco-romaine – qui est notre racine fondamentale, avec celles moins bien connues des civilisations celto-germano-scandinaves -, l’on nommait la Chose publique.

    Pourtant les démocraties grecques antiques n’ont pas été des régimes populistes.

    Effectivement, ce que nos brillants universitaires (les historiens allemands sont généralement moins naïfs) nomment la « Démocratie athénienne » n’était qu’une ploutocratie. Pour faire simple, une ploutocratie est un gouvernement de riches qui n’agissent que pour donner à leur caste – héréditaire ou matrimoniale - et à leur classe – liée à la surface sociale – les moyens d’assurer la pérennité de leur domination.

    Certes, un peu partout en Grèce, à partir du 6e siècle avant notre ère, on a introduit la notion d’égalité devant la Loi, mais cela ne touchait que les seuls citoyens, nullement les étrangers et moins encore les esclaves qui n’étaient que des biens mobiliers, des choses. En outre, les citoyens pauvres n’avaient que le droit d’élire des riches pour administrer l’État. En gros, cela n’a guère changé en 25 siècles !

    Et très vite, les peuples se sont révoltés. D’authentiques populistes ont dominé de nombreuses cités grecques antiques, puis Rome. Ces « tyrans » ont tous été élus, acclamés par le peuple, mais agonis par la classe des lettrés, issus de la caste nobiliaire. La mauvaise réputation du populisme est une affaire de règlement de comptes entre les riches et les chefs des pauvres… car les ploutocrates reviennent toujours et partout au Pouvoir, les pauvres étant trop souvent victimes de leur irréflexion et les gens des media – de l’aède antique au présentateur d’actualités télévisées – étant fort vénaux.

    Ce livre est donc une promenade historique, une visite guidée dans le Musée du populisme. Cela signifie-t-il qu’il existe des causes et des effets récurrents dans l’histoire humaine qui mènent au populisme ?

    Bien évidemment et cela revient à dire qu’il existe des critères qui permettent à l’observateur de différentier un véritable populiste – être rare – d’un banal démagogue. Il faut être très critique à l’égard de ce qu’affirment les journalistes et les « politologues », cette curiosité contemporaine, lorsqu’ils balancent, un peu au hasard, l’appellation de populiste, ce qui est souvent, pour ces ignorants, une accusation, alors que de nombreux exemples prouvent le bénéfice que certaines Nations ont retiré des gouvernements populistes… et l’étude des échecs est également instructive.

    Un chapitre entier du livre est consacré aux valeurs populistes et un autre aux critères, universels et diachroniques, d’un gouvernement authentiquement populiste. Et l’on étudie les différences qui existent entre le régime populiste et le despotisme éclairé.

    Comment survient ce type de régime ?

    Comme toujours en histoire, il faut, pour observer un phénomène hors du commun, la communion d’un chef charismatique et d’un groupe de compagnons résolus, unis par le même idéal… mais, hélas, pas toujours par des idées communes. Trop de théoriciens tuent un mouvement d’essence populiste avant qu’il puisse prétendre au Pouvoir. C’est ce que l’on a vu en France ou en Espagne durant l’entre-deux-guerres.

    Ma question était mal posée : pourquoi un mouvement populiste réussit-il une percée ?

    Ce type de mouvement résulte toujours d’un mal-être profond de la Nation, dans ses couches laborieuses et honnêtes… ce qui suffit à différentier le populisme des partis marxistes, dirigés par de très ambitieux intellectuels déclassés et composés de sous-doués hargneux, envieux et fort peu motivés par le travail.

    Dès qu’une ploutocratie cesse de proposer au peuple une ambition pour la génération active ou, de façon plus grave encore, une promesse d’avenir pour les descendants, elle devient insupportable. La situation devient intolérable, explosive, lorsque la Nation – soit la fraction autochtone du peuple – est menacée dans sa survie.

    L’insurrection devient alors légitime, à moins qu’un mouvement, prenant en compte les besoins et les aspirations du peuple – singulièrement ces valeurs qui font l’identité d’une Nation –, rassemble une majorité électorale qui lui permette de parvenir démocratiquement au Pouvoir, ce qui évite l’insurrection, ses crimes et ses destructions… là encore, on mesure bien la différence entre le populisme et l’ignominie marxiste, où la Révolution est le bien suprême, nécessaire aux chefs et aux petits chefs pour se saisir du Pouvoir et des sinécures.

    Finalement, le populisme, ce serait la réaction saine d’un peuple qui souffre, qui est écœuré de ses soi-disant élites et qui aspire à une vie plus digne, faite de travail et d’honnêteté dans la gestion des affaires publiques, permettant d’espérer un avenir meilleur pour les enfants et les petits-enfants ?

    Vous avez tout compris.

    L'auteur : Bernard Plouvier est né en 1949. Il a été interne des hôpitaux puis chef de clinique au CHU de Lille. Depuis 1979, il est chef de service hospitalier, spécialisé en Médecine interne. Il a été élu membre de l’Académie des Sciences de New York en mai 1980. Il collabore régulière­ment à la revue Synthèse nationale ainsi qu'au site EuroLibertés.

    Le populisme ou la véritable démocratie, Bernard Plouvier, Les Bouquins de Synthèse nationale, 278 pages, 22 €

    Sortie : fin janvier 2017

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    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Entretien avec Gabriel Robin - Collectif Culture du RBM - Octobre 2016

  • François Fillon et la préférence familiale...

    Le Canard enchaîné vient de lâcher une information fort gênante pour François Fillon, qui passait jusqu'à présent pour le chevalier blanc du système UMPS :

    6a00d83451619c69e201b7c8cde6be970b-320wi.png"Près de « 500.000 euros brut » en huit ans. C’est ce qu’aurait perçu Pénélope Fillon, comme attachée parlementaire de son mari François ou du suppléant de celui-ci, ainsi que par la Revue des deux mondes, affirme Le Canard enchaîné dans son édition à paraître ce mercredi.

    D’après « les feuilles de paie » de Pénélope Fillon, celle-ci a été rémunérée de 1998 à 2002 par son mari, député de la Sarthe (...). Cette enveloppe, qui vient en sus de l’indemnité du député, sert à rémunérer les assistants parlementaires basés à l’Assemblée ou dans les permanences des circonscriptions. « Calculé en principe pour trois collaborateurs », selon le site de l’Assemblée, son montant est de 9.561 euros par mois actuellement.

    Le fait d’embaucher des proches comme collaborateurs n’est pas interdit pour les parlementaires, à condition que ce ne soit pas un emploi fictif. A partir de 2002, après l’entrée de François Fillon au gouvernement, Pénélope Fillon, sans profession connue et qui est toujours en retrait des activités politiques de son mari, devient collaboratrice du suppléant de celui-ci, Marc Joulaud. D’après les chiffres obtenus par Le Canard enchaîné, c’est à cette période qu’elle sera rémunérée le plus (de 6.900 à 7.900 euros mensuels). Une collaboratrice de François Fillon à l’époque, interrogée par Le Canard, dit « n’avoir jamais travaillé avec elle ». « Je n’ai pas d’info à ce sujet. Je ne la connaissais que comme femme de ministre. »

    En 2012, Le Canard affirme que Pénélope Fillon a de nouveau été rémunérée « pendant six mois au moins » quand François Fillon est redevenu député de la Sarthe, après cinq ans à Matignon. « Au total, Pénélope aura perçu environ 500.000 euros brut sur les caisses parlementaires » en huit ans, affirme l’hebdomadaire. « Pénélope Fillon a été la collaboratrice de François Fillon, oui, elle a travaillé pour la Revue des deux mondes et oui c’est fréquent que les conjoints des parlementaires soient leur collaborateur, à gauche comme à droite », a déclaré à 20 Minutes Thierry Solère, porte-parole de François Fillon. « Elle a toujours travaillé dans l’ombre, car ce n’est pas son style de se mettre en avant », a-t-il ajouté.

    Le Canard affirme aussi que Pénélope Fillon a été parallèlement salariée, entre le 2 mai 2012 et décembre 2013, de la Revue des deux mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière (PDG de Fimalac), un ami de François Fillon. Elle touchait alors environ 5.000 euros bruts par mois. Interrogé par l’hebdomadaire, le directeur de la revue, Michel Crépu, se dit « sidéré » : « Je n’ai jamais rencontré Pénélope Fillon et je ne l’ai jamais vue dans les bureaux de la revue. » Il précise toutefois que Pénélope Fillon a signé « deux ou peut-être trois notes de lecture ». « Michel Crépu est mal renseigné », a rétorqué Thierry Solère.

    Le candidat François Fillon ne nie pas les informations mais tente néanmoins de se défendre :

    François Fillon a tenté de se justifier, dénonçant «le mépris et la misogynie» de l'article du Canard. Et d'ajouter, cité par Reuters : «Alors parce que c’est mon épouse, elle n’aurait pas le droit de travailler ? Imaginez un instant qu’un homme politique dise d’une femme – comme le fait cet article – qu’elle ne sait que faire des confitures. Toutes les féministes hurleraient.»

    De leurs côtés, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy doivent sourire. C'est moche la politique parfois...

    par Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/01/fran%C3%A7ois-fillon-et-la-pr%C3%A9f%C3%A9rence-familiale.html