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  • Le rejet de la nation, de gauche à droite

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    Cette tribune [13.08] - d'une pertinence toujours égale - est de celles que Mathieu Bock-Côté donne sur son blogue du Journal de Montréal. Il aura été, depuis quelque temps déjà, un observateur lucide non seulement des évolutions politiques des pays dits encore occidentaux mais aussi de leur situation sociétale qui n'est pas de moindre importance.  L'esprit de ces chroniques, comme de celles qu'il donne au Figaro, est, au sens de la littérature et de l'histoire des idées, celui d'un antimoderne, même s'il n'est pas sûr qu'il acquiescerait à cette classification. Il s'est en tout cas imposé, selon nous, comme un esprit de première importance. Mathieu Bock-Côté rappelle ici à propos de la nation et de l'enracinement quelques vérités essentielles lesquelles  sont, d'ailleurs le fond des doctrines qui sont les nôtres.  LFAR 

    1841033494.jpgLe refus de l’enracinement est certainement un des traits caractéristiques de l’idéologie dominante de notre temps. Il trouve des relais à gauche comme à droite. En fait, l'orgueil commun à la gauche radicale « altermondialiste » et à la droite néolibérale globaliste, c’est de regarder la patrie (et plus particulièrement sa patrie) avec condescendance et mépriser ouvertement ceux qui y tiennent, comme s’ils étaient des attardés enfermés dans une époque révolue, et résolus à ne pas en sortir. C’est une forme d’orgueil qui se veut progressiste. Ils sont nombreux à s’en réclamer chez ceux qui se veulent éclairés et à l’avant-garde.

    Lorsqu’ils sont pessimistes et du premier camp, ils spéculent sur une planète qui broierait les frontières et condamnerait les pays à l’insignifiance. C’est une forme de snobisme déguisé en lucidité catastrophiste. Ils prennent la pose, maudissent les étroits d’esprit et administrent leur catéchisme. Ils tonnent : comment peut-on penser à l’échelle nationale quand la solidarité doit être mondiale ?! C’est une phrase creuse mais ils la prennent pour une réflexion profonde. Ils ne comprennent manifestement pas que l'homme a besoin de médiations pour participer au monde. Ils en profitent aussi pour présenter le nationaliste ordinaire comme un petit être mesquin attaché à ses privilèges, sans noblesse, sans humanité. Ils résistent rarement à la tentation de l’accuser de racisme. Il faut dire que le grand pouvoir de la gauche radicale, c'est l'étiquetage idéologique, qui repose sur le pouvoir de l'injure publique.

    Lorsqu’ils sont optimistes et du deuxième camp, ils nous disent qu’un monde mondialisé est riche de tellement de possibles qu’il serait sot de se montrer exagérément attaché à sa patrie – ils n’y voient que la marque d’une psychologie obtuse. L’individu peut être citoyen du monde: n’est-ce pas la plus grande libération de l’histoire humaine ? Ils témoignent alors d’une fausse tendresse vraiment hautaine pour les hommes de « l’ancien monde », attachés à leurs certitudes, et incapables d’oser la liberté, comme s’ils appartenaient encore à l’âge infantile de l’humanité. L’appartenance, chez eux, est strictement contractuelle : elle ne saurait relever de l’héritage. À chaque génération, l’homme doit s’arracher au passé. La révolution technologique, qui est aussi celle des communications, liquiderait les vieilles nations. Au nom de la diversité et de l'ouverture au monde, ils nous invitent à tous nous convertir à l'anglais. Les langues nationales ne seront plus que des reliques.

    Dans les deux cas, ils ne désirent pas masquer leur sentiment de supériorité morale : ils paradent dans l’espace public en le revendiquant. Le cosmopolitisme, chez eux, ne consiste pas à transcender sa patrie mais à la nier, et à en nier le besoin. Ils se disent soucieux de l’avenir du genre humain mais celui qu’ils ne peuvent endurer, c’est l’homme ordinaire, qui aime son pays, qui veut transmettre le monde qu’il a reçu et qui ne voit pas pourquoi il devrait détester les siens pour aimer l’humanité. Ce qu’ils ne peuvent tolérer, c’est l’homme qui a besoin d’une demeure et qui n’a pas honte de vouloir être maître chez lui.  

    Mathieu Bock-Côté

    XVM1ee2f1d6-5507-11e7-a55a-1181ae6a8cf3-100x155.jpgMathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques (VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012) de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007), de Le multiculturalisme comme religion politique (éd. du Cerf, 2016) et de Le Nouveau Régime (Boréal, 2017).

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • AMIS ET ENNEMIS

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    Pierre Vial Terre et peuple cliquez ici

    Depuis toujours nos Anciens le savaient : dans la vie des sociétés humaines s’opposent, pour différentes raisons que les vrais historiens s’efforcent d’analyser objectivement, librement, des gens qui n’ont rien en commun : ni origines, ni convictions, ni intérêts. C’est une réalité que certains veulent nier. Mais elle existe et ils n’y peuvent rien. C’était le cas hier, c’est le cas aujourd’hui, ce sera le cas demain. Tant qu’il y aura des hommes… Les sages l’admettent et en tirent les conclusions qui s’imposent, à savoir qu’il est vital de savoir distinguer amis et ennemis pour agir en conséquence, en traitant les ennemis comme tels, sans hésitation ni scrupule. Les autres se condamnent à ne rien comprendre et à payer le prix de leur incompréhension.

    Chaque jour l’actualité nous apporte des illustrations de cette évidence.  

    Etats-Unis : les apôtres d’une société multiraciale, censée apporter la paix et le bonheur universels, entendent éradiquer, au nom de leur catéchisme, la mémoire d’un peuple resté attaché à son histoire et à son identité. Ils font donc du chantage auprès des notables – aussi lâches aux Etats-Unis que partout ailleurs – pour faire disparaître statues et drapeaux rappelant les sacrifices des Confédérés pendant et après la guerre de Sécession (voir Dominique Venner, Le blanc soleil des vaincus (La Table Ronde, 1975) et Gettysburg, (Editions du Rocher, 1995) ainsi que Terre et Peuple Magazine n° 57 « L’ennemi yankee »). Mais ces gens auront beau dire et beau faire, l’identité sudiste survivra et elle s’inscrit dans un combat qui motive beaucoup de femmes et d’hommes à l’échelle de la planète, comme l’a dit avec talent Maurice Bardèche dans l’un de ses meilleurs livres, Sparte et les Sudistes (Les Sept Couleurs, 1969).

    Allemagne : les agressions sexuelles contre des Allemandes par des « migrants » continuent à se multiplier. Avec la lâche complicité des « autorités » ( ?) politiques, religieuses, culturelles, Merkel en tête. 

    Finlande : deux femmes, dont l’une avait un enfant dans un landau, sont tuées et huit blessés frappés à coups de poignard par un Marocain de 18 ans, « demandeur d’asile ». Silence des défenseurs habituels des « migrants ».

    Russie : à Sourgout, ville de Sibérie occidentale, un « combattant de l’Etat islamique » a blessé sept personnes – dont l’une est entre la vie et la mort – à coups de couteau.

    Catalogne : les attentats de Barcelone et Cambrils, qui ont fait 14 morts et 130 blessés, ont été revendiqués par l’Etat islamiste. Leurs auteurs, dont un imam, étaient d’origine marocaine. Les islamistes n’ont jamais fait mystère de leur volonté de reconquérir l’Espagne, pour effacer la Reconquista qui les avait chassés au Moyen Age. Invoquant bien entendu le désormais sacro-saint « vivre ensemble », cette tartufferie pondue par une gauche et une droite aussi méprisables l’une que l’autre pour justifier l’invasion de notre terre, le recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur, faux-cul habitué à ce genre de singerie, dénonce « l’ignoble acte terroriste » commis en Catalogne… sans utiliser une seule fois le mot « islam ».

    Comme toujours, les irresponsables censés assumer le pouvoir, en France comme ailleurs (sauf en Russie…), se dépêchent de nous servir le refrain « pas d’amalgame » (c’est évident : l’islam n’a rien à voir avec les gens qui assassinent en son nom…) et, pour lutter contre le terrorisme, allument courageusement de petites bougies, déposent des bouquets de fleurs et vont à la messe…  

    Les terroristes, tout comme les niais bisounours qui ne savent que pleurnicher devant les victimes du djihâd, ont en fait leur utilité : ils suscitent des vocations de nouveaux résistants chez de paisibles Européens qui découvrent qu’une guerre à facettes multiples est engagée… qui n’épargnera personne. La seule question qui se pose : subir ou se battre. Que chacun fasse son choix.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Immigration : la sécurité nationale est le plus sûr rempart de la sécurité personnelle

    Le Pape François a publié son message pour la 104ème Journée mondiale du Migrant et du Réfugié 2018. Dans Le Figarovox, Laurent Dandrieu réagit :

    "[...]  Quand, dans ce nouveau message, François écrit que «le principe de la centralité de la personne humaine (…) nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale», il donne en quelque sorte une version plus théorique de cette précédente déclaration. La question est de savoir si, ce faisant, il ne cède pas à un certain idéalisme, potentiellement désastreux: car c'est oublier que la sécurité nationale est le plus sûr rempart de la sécurité personnelle, et qu'il n'existe aucune sécurité personnelle qui puisse exister en dehors de cadres politiques, juridiques et légaux qui en sont le rempart.Aucune sécurité personnelle ne peut exister si les nations occidentales, par exemple, du fait du terrorisme ou d'une immigration incontrôlée et ingérable, basculent dans l'anarchie.

    Par ailleurs, le principe de la centralité de la personne humaine oblige à considérer, aussi, que les citoyens des nations occidentales ont un droit évident à la sécurité nationale. On attend vainement, tout au long de ce texte, une prise en considération des intérêts des populations des pays d'accueil, qui ont droit, eux aussi, à la sollicitude de l'Église, et dont une partie de plus en plus importante vit, elle aussi, des situations de grande détresse et de grande précarité, matérielle, spirituelle et morale.

    Deuxième élément important et pour le coup très novateur de ce texte: le pape prend position pour «la défense des droits et de la dignité des migrants ainsi que des réfugiés, indépendamment de leur statut migratoire»: ce qui veut dire qu'il réclame des droits égaux pour les clandestins et pour les immigrants légaux, pour les demandeurs d'asile et pour les immigrés économiques. Parmi ces droits figurent «la liberté de mouvement dans le pays d'accueil, la possibilité de travailler et l'accès aux moyens de télécommunication»: ce qui veut dire, concrètement, que le pape réclame un droit d'installation préalable pour tous les migrants, avant même que soit étudié leur cas. Ce qui revient à donner une prime à l'illégalité d'autant plus forte qu'il est évident qu'un clandestin qui, entre-temps, aura trouvé un moyen de subsistance, aura d'autant moins de chance de voir son dossier rejetéCette prime à l'illégalité me paraît une seconde atteinte, très forte, contre les droits des nations et la citoyenneté: car la nation, la citoyenneté n'existent que par un consensus sur la légitimité de la loi. Si on postule que la loi est faite pour être contournée, il n'y a plus de bien commun possible.

    [...] Dernière clarification: en stipulant que les migrants doivent être mis en situation de se réaliser y compris dans leur dimension religieuse, le pape François donne une sorte de blanc-seing à l'entrée massive de populations de religion musulmane et à l'acclimatation de la religion musulmane sur le continent européen, en semblant indifférent aux innombrables problèmes identitaires et sécuritaires que cela pose.

    [...] Le discours de l'Église, en son Catéchisme, reconnaît à la fois le droit de migrer quand la nécessité s'en fait sentir, et le droit des États de limiter les flux quand ils l'estiment nécessaire. Mais, dans les faits, le discours des papes oublie fréquemment ce second aspect. [...]"

    Sous la pression de l'immigration de masse et de l'idéologie multiculturaliste, les sociétés occidentales se réduisent de plus en plus à une juxtaposition de communautés d'origines, de cultures et de religions différentes, qui se regardent en chiens de faïence faute d'avoir de référence commune, autre que de très vagues principes abstraits, tels que cette «culture de la rencontre» à laquelle le pape François tend à réduire l'identité européenne. Le bien commun, faute de valeurs partagées, se réduit ainsi à un vivre ensemble qui, de plus en plus, tourne dans la réalité à un apartheid de fait. Soit le contraire du but recherché, et une catastrophe civilisationnelle majeure en germe tant pour les peuples européens que pour les populations immigrées."

    par Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/08/immigration-la-s%C3%A9curit%C3%A9-nationale-est-le-plus-s%C3%BBr-rempart-de-la-s%C3%A9curit%C3%A9-personnelle.html

  • ALORS, POUR LE PETIT JULIAN, ON LES PREND, CES MESURES, OU ON REGARDE AILLEURS ?

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    Devant la mort révoltante de toutes ces victimes innocentes, et de ce petit Julian, je n’entends aucune grande voix dire : « Plus jamais ça ! »

    Les enseignements sécuritaires à tirer de ces attentats sont clairs et conformes à ce que cinq ans d’attaques islamistes en Europe nous ont appris.

    On découvre en effet que la cellule djihadiste de Catalogne se déplaçait comme elle le voulait entre le Maroc, l’Espagne, la France, la Suisse et la Belgique. Que la voiture de l’un de ses membres a même été flashée en région parisienne. Qu’elle avait été louée, comme toutes ces voitures-béliers qui sèment la terreur dans nos villes. Que ces mêmes terroristes s’étaient procurés plus de 120 bonbonnes de gaz. Avec leurs cartes de crédit. Sous leurs noms. Même pas besoin de se cacher. Même pas besoin de voler une carte de crédit ou une carte d’identité. Et ils avaient un compte bancaire bien approvisionné…

    Tout cela commande d’instaurer des contrôles, des interdictions, des restrictions fortes sur le commerce de ces biens qui sont des armes de destruction massive, sur certains déplacements, sur certains flux financiers. Louer une voiture, acquérir une bonbonne de gaz, des couteaux ne peuvent plus être des actes automatisés, anodins, et doivent faire l’objet d’un questionnement, d’une attention particulière, notamment pour certains « clients ».

    Ne parlons pas, non plus, de la facilité de déplacement des terroristes, avant comme après les attentats, entre le pays d’origine et toute l’Europe : certains sont d’ailleurs toujours introuvables. Et on nous a dit bien hâtivement que la cellule avait été démantelée alors que le sinistre conducteur de la fourgonnette n’a été neutralisé que lundi soir… Et l’on ne peut s’empêcher de penser que si des frontières dignes de ce nom, à la fois intra et extra-européennes, existaient encore, ils n’auraient pas nagé comme des poissons dans l’eau sur nos autoroutes en se payant le luxe d’être flashés…

    Quand je vois le degré de technologie atteint pour qu’on puisse me localiser, me contrôler, me surveiller dans mes déplacements, mes transactions, les sites Internet que je consulte, etc., je me dis que tout cela est possible. À condition de le vouloir.

    Si, depuis cinq ans, de jeunes catholiques français avaient tué des milliers de personnes innocentes, je suis certain que les catholiques français seraient sévèrement contrôlés dans leurs activités de location de voitures, de bonbonnes de gaz, dans leurs déplacements, dans leurs migrations saisonnières, dans leurs activités culturelles ou cultuelles. Et je suis tout aussi certain qu’en tant que catholiques français, nous accepterions de bonne grâce de nous conformer à ces restrictions de nos libertés nécessaires à la sécurité de tous.

    Alors, on les prend, ces mesures ? Nécessairement il y aura des restrictions de nos libertés, mais les groupes concernés, s’ils sont de bonne foi, les accepteront sans problème. Encore faut-il que nous ayons la ferme volonté de les demander et de les faire appliquer, avec pédagogie certes, mais avec détermination. Désormais, après Barcelone, nous sommes au pied du mur. L’impératif sécuritaire doit l’emporter. Voulons-nous, oui ou non, protéger nos enfants ?

    Car on aura beau nous raconter des histoires, on voit bien que tout n’est pas fait pour garantir notre sécurité. Parce qu’une maire de grande métropole, obnubilée par son idéologie d’extrême gauche, a refusé ici d’installer des plots en béton. Ou parce qu’un juge ou une loi permettront à des assassins de circuler comme et quand ils le veulent. Et la liste serait trop longue de toutes ces tolérances, ces démissions, ces complicités.

    C’est curieux, mais devant la mort révoltante de toutes ces victimes innocentes, et de ce petit Julian, je n’entends aucune grande voix dire : « Plus jamais ça ! »

    http://www.bvoltaire.fr/alorspour-petit-julian-on-prend-mesures-on-continue-a-regarder-ailleurs/

  • NE PAS SE TROMPER D’ENNEMI (3) : LE GÉNÉRAL LEE ?

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    À travers l’idéologie antiraciste, pourchassant les « phobies » en tout genre, l’intolérance a subrepticement changé de côté. La tolérance, aujourd’hui, ne se limite pas à l’acceptation de l’autre, elle exige de ceux qui sont plus réticents qu’ils renoncent à leur résistance et même à toute affirmation trop visible de leur identité. Le politiquement correct a métamorphosé la tolérance en intolérance, notamment à l’encontre des nostalgiques de l’identité autochtone.

    Ainsi, un événement malheureux mais très secondaire dans la situation mondiale actuelle a cependant bénéficié d’une audience planétaire. Une poignée d’extrémistes qui veulent protéger une statue du généralissime sudiste dans une petite ville de Virginie ne menace pas la démocratie américaine, ni n’attente aux droits des Noirs qui ont, fort heureusement, progressé. Sans la contre-manifestation, cette réunion de nostalgiques serait passée inaperçue. Malheureusement, au milieu de la confrontation que la police n’a pas évitée, un extrémiste a été tué.

    Le président a alors été sommé de choisir son camp. Il ne l’a pas fait clairement contre la volonté de l’Establishment. Il a pensé, en effet, que l’Amérique était le pays du pluralisme et de la tolérance, avec le droit d’exprimer des idées minoritaires et révoltantes, mais sans user de violences. Il a aussi insisté sur l’importance d’affirmer l’unité du pays dans sa diversité. L’identité du « Sud profond » fait aussi partie des États-Unis. Lee, le « déboulonné » qui avait été l’un des héros de la guerre contre le Mexique, avait moins défendu l’esclavage que la liberté des États. La suprématie du Nord industriel sur le Sud des grandes plantations ne signifiait pas seulement la libération des esclaves, mais aussi l’écrasement d’une économie moins avancée par une autre qui l’était davantage.

    La victoire de l’Union sur un Sud courageux et plein de panache, et la domination très dure des vainqueurs, avec l’arrivée des « carpetbaggers », ont laissé des traces. Le cinéma américain a le mérite d’évoquer cette histoire sans se limiter à une lecture, même si, avec le temps, l’élégance sudiste s’est estompée, et si la question de la ségrégation est devenue plus lancinante. Naissance d’une nation, de Griffith, est à la fois l’un des grands films de l’histoire du cinéma et une apologie du Ku Klux Klan ! Faut-il le censurer ou, au contraire, faire le pari de la liberté et de l’éducation ? L’acharnement de la gauche à tuer deux fois les morts – les Vendéens massacrés par la Terreur, les pieds-noirs chassés d’Algérie, les sudistes du Dixieland – n’est pas à l’honneur de la démocratie. Le Sud esclavagiste était démocrate. Le Sud conservateur vote républicain. Le gouverneur Wallace, qui s’opposait à l’égalité raciale dans l’éducation, y a été contraint par le président républicain Eisenhower.

    La démocratie facilite ces évolutions « en douceur » quand elle tolère la pluralité des idées et des familles de pensée issues de l’Histoire. Le véritable ennemi est celui qui veut détruire en totalité cette histoire, et c’est lui qu’il faut combattre.

    http://www.bvoltaire.fr/ne-se-tromper-dennemi-3-general-lee/

  • Décryptage – Le Daily Stormer déréférencé sur l’ensemble du net. Une censure sans précédent.

    Un nouveau précédent pour la censure Internet

    Vous n’en avez peut-être pas entendu parler, vous ne connaissez peut-être même pas ce site internet ou le considérez comme indésirable, mais il faut s’en inquiéter malgré tout. Cette semaine, le Daily Stormer, site d’information anglophone placé à la droite de l’extrême droite, vient de perdre tous ses référencements sur Google, Facebook, et même l’internet entier.

    Il s’agit d’un des plus grands scandales en termes de liberté d’expression depuis des années. Vous n’en entendrez pas parler dans les médias d’informations traditionnels. Aucune figure de la droite ne sera vue en train de défendre ceux que l’on étiquette « nazis ». Aucune attention ne sera vraiment portée si l’un de ces sites internet « nauséabonds » est désactivé. Pourtant, pensez bien au précédent que cela crée. L’ICANN (l’agence à but non lucratif qui régit la totalité de l’internet depuis 1998), qui ne rend de comptes à personne, est capable de retirer un site de l’entièreté de l’internet pour crime idéologique.

    Nous pensions que si nous n’avions nul part ailleurs où développer nos idées, l’internet serait toujours une plateforme sûre pour les opinions alternatives. Avec le recul, il s’agissait d’une idiotie. Les élites contrôlant tous les aspects les plus importants du monde moderne mettront toujours leur propre survie avant n’importe quel autre intérêt. Si quoi que ce soit menace les idéaux qu’ils chérissent, ils le feront partir en fumée. Observez avec quelle vitesse les libres penseurs, les sceptiques et les libéraux deviennent les partisans de l’autorité les plus zélés quand leur pouvoir est menacé. Pensez donc au fait suivant : les sites pro-DAESH, eux, ne sont pas déréférencés !

    Le crime du Daily Stormer était devenu trop gros et trop visible à une époque où les élites commencent à se demander si la croissance que connaît la droite pourrait demeurer durablement. C’est pour cela qu’on les a abattu, et ce ne seront pas les derniers.
    A ceux qui se demandent ce que signifie le bannissement du Daily Stormer des services de domaine de l’ICANN, cela signifie de façon effective que le Daily Stormer a été littéralement banni de l’entièreté de l’internet, à jamais.

    Oui, c’est un gros problème. L’ICANN en tant qu’organisation est littéralement le gardien de l’internet dans le monde entier.
    Votre site internet n’existe pas sur l’internet sans leurs services de domaines. Personne ne peut l’atteindre. Et l’ICANN vient de bannir un site pour crime idéologique. Cela crée un précédent extrêmement dangereux. L’ICANN a le pouvoir de vous réduire au silence et de vous retirer votre plateforme, sans avertissement et sans recours. Et il est clair qu’aujourd’hui, ils se trouvent du côté de l’idéologie haineuse et irrationnelle des libéraux. Pire encore, TOR, le projet de réseau anonyme de deep web (réseau internet caché, en dehors du réseau traditionnel internet) et son équipe de développement viennent de désavouer à leur tour le Daily Stormer, lequel comptait trouver refuge sur leurs nœuds et leur réseau.
    Effrayant quand on sait qu’opèrent avec impunité sur ce réseau des sites de pédophilie, de marché noir, de vente de drogues et autres individus répugnants…

    Ayez peur, car c’est terrifiant. Mais surtout, balancez l’information autour de vous, et visitez le Daily Stormer en continuant à le faire vivre par vos clics.

    Louis Vitéz

    https://www.suavelos.eu/decryptage-daily-stormer-dereference-lensemble-net-censure-precedent

  • LA PRISE DE TOLÈDE

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    Dans la nuit du samedi au dimanche, quelques éléments avancés des troupes nationales font une incursion à l'intérieur de Tolède, afin de se rendre compte des risques de résistance. Mais les Rouges ont déjà presque tous évacué la ville. Le général Varela fait couper, au nord, toutes les communications avec Madrid, et l'attaque a lieu dans la journée du 27.
         Au matin, la colonne centrale attaque de face, pendant que la colonne du colonel Barron barre les routes du Nord, et qu'une troisième colonne, suivant le Tage, tient les ponts d'Alcantara et Saint-Martin.
         A 10 heures et demie, la colonne centrale du colonel Asensio Cabavilles attaque, ayant en tête le premier tabor des regulares de Tetouan et la cinquième bandera du Tercio, commandés l'un par le commandant de Oro, l'autre par le capitaine Tieden. Les troupes chargent à la baïonnette, sous une violente fusillade. Maison par maison, la lutte continue, acharnée.
         Le commandant Barcelo voulait abandonner la ville dès la veille, mais ses hommes, qui se sont défendus avec un beau courage, ont refusé de laisser la place aux nationalistes. La porte de Visagra est forcée à une heure de l'après-midi, à l'instant même où la colonne Barron atteint le Christ de la Vega. Dès que les Cadets de l'Alcazar voient entrer les soldats du commandant Muzzin (le premier qui ait franchi ses remparts), ils commencent à mitrailler les miliciens qui se trouvent pris entre deux feux. 
         A 8 heures du soir, on se bat encore dans les rues de Tolède. Les Rouges ont perdu près de mille hommes au cours de la journée ; les autres se sont enfuis par le pont Saint-Martin, où ils se sont ouvert un passage à coups de fusils.
         L'Hôtel de Ville tombe à 9 heures ; puis, à 9 heures et quart, l'événement merveilleux, inouï, à quoi le monde n'osait plus croire, le fait indicible arrive, avec la simplicité surprenante, l'humilité magnifique de toutes les choses vraiment grandes. Dans la nuit noire, les Cadets de Tolède, les gardes civils, les phalangistes, les femmes, les enfants et jusqu'aux bêtes, tous sortent en désordre des ruines encore fumantes de l'Alcazar et se jettent dans les bras de leurs libérateurs !
         Les femmes s'agenouillent, se signent, les hommes s'étreignent, se congratulent, battent des mains, en criant : Viva España ! Puis ils guident leurs sauveurs vers ces souterrains, témoins de tant de misère et de patience ! On leur montre les deux enfants nés pendant le siège, et dont l'un, fils d'un sergent de la garde civile, joint à son prénom chrétien de Ramon, le prénom espagnol d'Alcazar-Restituto.
         On voudrait que ces malheureux sortissent tout de suite de leurs tragiques catacombes, mais il y reviennent malgré eux : ils semblent ne plus pouvoir les quitter ! Habitués à vivre là depuis des jours et des jours, sous les bombardements qui brisent les nerfs, annihilent la pensée, ce calme subit, inattendu, les étourdit, les affole ! Il ne leur semble pas possible que ce soit vraiment fini ! Parmi tous ces êtres hirsutes, loqueteux, comme hébétés par ce qui leur arrive, on voit soudain surgir le cheval de course du capitaine Silio. Efflanqué, squelettique, le pauvre animal qui fut jadis un splendide pur sang, ne sait où poser ses pattes : il n'avance qu'en titubant, tourne en rond, l'air hagard, au milieu des décombres... Lui non plus ne veut pas quitter l'Alcazar !
         Les assiégés vont, ce soir, y faire le plus beau festin de leur vie. Pour ce banquet de la libération, on tue les dernières mules (il en restait quatre, qui eussent permis de tenir six jours encore, à raison de deux cents grammes de viande par personne) ; on met en perce un tonneau de cerveza, et l'on débouche la bouteille de Xérè qu'on a gardée pour l'offrir à celui qui entrerait le premier dans l'Alcazar. 
         Puis tous s'endorment, pour la première fois sans angoisse, sous la protection de leurs frères d'armes.
         Quand le colonel Moscardo a dû tout à l'heure rassembler ses officiers et ses soldats dans la cour de l'Alcazar, pour recevoir le général Varela, il s'est avancé vers lui, puis, au garde à vous, il l'a salué par ces mot :
         - Ici, rien à signaler, mon général.
    Henri Massis et Robert Brasillach, Les Cadets de l'Alcazar
  • "Je suis de gauche" Starter Pack

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