
Il aura fallu plus de trois ans et demi, depuis le référendum de juin 2016, pour que la volonté du peuple britannique soit enfin respectée. Elle s’est pourtant manifestée plusieurs fois, jusqu’à ces dernières élections législatives remportées largement par Boris Johnson, après une campagne exceptionnelle. Des dirigeants européens, il est d’ailleurs sans doute celui assumant le plus cet héritage européen qui a fait la grandeur de notre civilisation, pétri de culture grecque et chrétienne. Il a souhaité un joyeux Noël à tous et particulièrement aux chrétiens, contrairement à Emmanuel Macron, et récite l’Iliade en grec ancien dans le texte.

Hasard du calendrier ou non, alors que des centaines voire quelques milliers de Français commémoraient l’exécution de Louis XVI, d’autres perpétuaient la tradition des coupeurs de tête idéologiques. A Sciences Po Lille, une conférence incluant Geoffroy Lejeune et Charles Consigny, respectivement directeur de la rédaction de Valeurs actuelles et ancien chroniqueur à l’émission « On n’est pas couché » a été tout bonnement annulée sous la pression d’activistes. En cause, le fait que Geoffroy Lejeune dirige Valeurs actuelles, un média qualifié par eux de nauséabond et le fait que Consigny soit réputé de droite et libéral. Une curieuse conception du débat qui hélas ne surprend plus. On ne dénombre plus les annulations, agressions et happenings qui rythment la vie de nos universités. Universités qui deviennent des pépinières à Fouquier-Tinville et à Carier. Universités qui jettent insoumis et esprits libres dans la Loire.




Couramment exaspérante, une litote politiquement correcte désigne l'adversaire auquel nous nous trouvons confrontés, sans référence au qualificatif qu'il se donne lui-même. Or, nous ne subissons pas seulement une guerre que nous mèneraient des ennemis incolores et abstraits. Qu'on les nomme "radicalisés" à l'intérieur ou "terroristes" à l'extérieur, dans les deux cas, il s'agit d'islamistes.