
Carlos Gosn a dans sa main un brelan de nationalités, française, brésilienne et libanaise. Il use de ces cartes pour jouer au poker avec la justice japonaise, passer les frontières, et choisir l’espace le plus approprié pour se refaire une santé médiatique, sinon judiciaire. Aucun de ces trois pays n’extrade ses nationaux. Mme Belloubet prétend que rien ne peut interdire le retour des djihadistes français dans « leur » pays, la France étant un Etat de droit qui ne peut renier ses ressortissants, lesquels ont en l’occurrence, pour certains d’entre eux, plusieurs nationalités. Enfin, le sinistre clown Bellatar, franco-marocain, né en France, se livre à un délit de faciès caractérisé à l’encontre de Jean Messiha, en insistant sur son visage « de chameau » et sur sa naissance au Caire. Apparemment, ces trois faits d’actualité sont sans rapport. Pourtant, ils illustrent l’une des évolutions les plus dangereuses de notre époque : la substitution de la nationalité de papier à l’appartenance, charnelle et spirituelle à la fois, à une nation

Imaginerait-on un seul instant aujourd’hui voir un « humoriste » chanter tranquillement à la radio française « Mahomet est une pédale » ou encore « Allah est une tante » sans essuyer immédiatement les foudres justifiées de l’ensemble de la classe politico-médiatique ?



