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actualité - Page 2306

  • Vague populiste : un rêve qui s’achève ?

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    « Le populisme menace nos démocraties », « L’Europe face à la montée populiste » : certains parlant même de lèpre, vous l’aurez compris, pour nos élites intellectuelles, médiatiques, économiques, culturelles et politiques, la menace existentielle n’a d’autre nom que cet adjectif méprisant la volonté populaire de plusieurs pays occidentaux. Mais que ce beau monde se rassure, le cauchemar est peut-être en passe de se terminer.

    En effet, le 24 juillet dernier, Boris Johnson accédait au 10 Downing Street ; parallèlement, le ministre de l’Intérieur et vice-président du conseil italien Matteo Salvini annonçait, le 8 août dernier, son souhait de revenir aux urnes. À ce moment précis, tous les voyants semblaient au vert, Johnson étant en passe d’accomplir sa promesse, à savoir mener à bien le Brexit le 31 octobre. De l’autre côté des Alpes, la Lega culminant à 38 % d’intentions de vote, le mouvement Fratelli Italia à 8 %, les deux partis franchissant à eux deux la barre des 40 %, celle-ci accordant une prime majoritaire, pour la première fois depuis 1945, un pays d’Europe se dirigeait vers un gouvernement 100 % « extrême droite ».

    Mais depuis, rien ne s’est passé comme prévu, une législative partielle au Royaume-Uni ayant amoindri la majorité de Boris Johnson à seulement une voix. Une partie des députés Tories étant opposés à un Brexit sans accord, notamment l’ex-chancelier de l’Échiquier Philip Hammond, ou encore la désormais simple députée… Theresa May. Autrement dit, face à la volonté des parlementaires de stopper un Brexit sans accord, l’opposition n’a besoin que de quelques défections au sein de la majorité pour faire tomber le gouvernement, ce qui, avouons-le, mènerait tout droit à un report du Brexit aux calendes grecques ou bien à pas de Brexit du tout.

    La bataille perdue outre-Manche, à Rome, Matteo Salvini ayant sous-estimé ses anciens alliés du M5S, ces derniers pourraient se diriger vers une coalition avec le Parti démocrate susceptible de durer jusqu’à la fin de la législature soit… 2023. Une catastrophe pour la droite italienne, qui verrait alors probablement son capital de popularité s’effriter, un récent sondage Gpf Poll attribuant seulement 31 % à la Lega, soit une perte de sept points en seulement un mois. Pendant ce temps, la nouvelle coalition s’inscrirait dans un agenda résolument pro-européen, rouvrant ses portes aux migrants, nommant un commissaire européen parfaitement europhile, et réformant la loi électorale, supprimant ainsi la prime majoritaire. Le rêve de Matteo Salvini d’obtenir « seul » une majorité, voire avec ses amis de Fratelli Italia, s’arrêterait net, d’autant que la prochaine élection présidentielle de 2022 accoucherait d’un président hostile à la Lega (tel est le cas actuellement).

    Les rêves de Johnson et Salvini qui s’amenuisent, la récession qui menace outre-Atlantique, pouvant annihiler une potentielle réélection de Donald Trump, sonneraient la défaite historique du « populisme », achevant ainsi le cycle entamé en 2016.

    Les heures et jours à venir seront probablement déterminants : qui sait, la coalition s’annonçant en Italie ne verra peut-être jamais le jour et, dans ce cas, le palais Chigi serait occupé par Matteo Salvini d’ici deux mois ! Le Brexit étant devenu une réalité, Boris Johnson, rapatriant les électeurs déçus partis au Brexit Party de Nigel Farage, deviendrait alors maître des lieux pour au moins dix ans. La réussite britannique entraînerait alors un effet domino au sein de l’UE et la fin de l’organisation multilatérale la plus hostile aux États Nations qui subsiste actuellement. Un an après ces péripéties, le président américain sortant ayant anticipé la récession à venir par des baisses d’impôts, accompagné de taux directeurs avantageux serait alors triomphalement réélu, le populisme devenant alors non pas une parenthèse de l’histoire, mais bien la fin de la « Fin de l’histoire » et le retour à l’histoire. L’avenir du monde occidental, qui se joue probablement dans les prochains mois, s’annonce palpitant.

    Pierre Louis

    https://www.bvoltaire.fr/vague-populiste-un-reve-qui-sacheve/

  • Pour une convergence LMPT-Gilets jaunes, par Philippe Suvigny

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    Le printemps 2013 et l’automne 2018 resteront attachés au souvenir de deux mouvements populaires aux espoirs déçus. Chacun a pensé pouvoir faire reculer le gouvernement, voire l’abattre. Chaque fois le gouvernement a résisté.

    Rêvons un instant et transportons-nous en octobre prochain. À ce moment-là, le débat sur la PMA battra son plein, tandis que les gilets jaunes n’auront pas désarmé. Imaginons alors une foule additionnant les deux manifestations. Imaginons Paris avec deux millions de Français très en colère face à un gouvernement aux abois. Tout serait alors possible.

    Revenons sur terre : un tel rassemblement est-il seulement envisageable ? Qu’y a-t-il de commun entre une France « beauf » noyautée par une extrême gauche ultra-violente et une bourgeoisie catho BCBG aussi attachée à son portefeuille qu’aux bonnes mœurs ?

    Le piège est justement de tomber dans ces caricatures, volontairement véhiculées par l’oligarchie politique et médiatique. Les gilets jaunes « authentiques » des premières manifestations n’ont rien à voir avec l’extrême gauche. Quant aux cathos qui ont préféré voter Macron au mépris de leurs propres principes, ils seront absents des mobilisations contre la PMA.

    En fait, et en dépit des apparences, opposants à la loi Taubira et gilets jaunes « historiques » constituent deux populations très proches, trop proches pour que l’oligarchie ait intérêt à le montrer.

    La classe moyenne est la composante essentielle de chacun de ces mouvements. Certes, elle est plus rurale chez les gilets jaunes, plus citadine dans la manif pour tous. Les premiers vivent plus modestement, les seconds plus confortablement (provisoirement !). Mais, dans les deux cas, c’est cette même France qui croule sous les charges et les prélèvements. C’est cette même France qui sert de vache à lait à des millions d’assistés qui n’ont aucune volonté de s’insérer et vivent d’allocations et de trafics en tous genres. Et c’est cette même France qui supporte de plus en plus mal de voir les plus riches et les élites se dérober à leurs devoirs.

    Que faut-il pour que la convergence se fasse ?

    Les deux partis doivent d’abord comprendre qu’isolés, la victoire leur restera inaccessible. L’extrême gauche, avec la complicité du gouvernement, continuera à faire peser sa dictature chez les gilets jaunes. Quant à la manif pour tous, elle ne peut espérer l’emporter en se basant sur les mêmes méthodes qu’il y a cinq ans.

    Chaque camp doit intégrer, au moins partiellement, les revendications de l’autre.

    Les gilets jaunes doivent remonter à la cause la plus profonde des effets qu’ils déplorent, à savoir la décadence morale du pays. Les injustices matérielles qu’ils subissent ont leur source dans l’égoïsme et l’absence de principes moraux de l’oligarchie. Cette absence de principes est cause à la fois du système économique injuste de notre pays et des lois détruisant ses repères moraux et familiaux.

    La bourgeoisie patriotique, fer de lance de la manif pour tous, doit être conséquente et prête à sacrifier ce qu’elle pense être ses intérêts matériels immédiats aux principes supérieurs qu’elle défend. Il est impossible de continuer à soutenir le modèle économique mondialiste et ultralibéral qui domine. En effet, ce modèle est cause d’injustices intolérables dont l’immoralité n’a rien à envier aux lois contre la famille.

    Tous doivent comprendre que le remède fondamental est dans un retour aux racines chrétiennes et culturelles de notre pays.

    L’oligarchie macronienne cherche délibérément à éloigner deux faces d’un même mouvement qui s’oppose à sa politique d’assassinat de la nation. Et pour cause : elle sait que leur union lui sera fatale !

    À chacun d’agir en conséquence. Opposants à la PMA : tous en gilets jaunes les samedis ! Gilets jaunes : tous à Paris le 6 octobre !

    Philippe Suvigny

    Tribune reprise de les4verites.com

    https://fr.novopress.info/215221/pour-une-convergence-lmpt-gilets-jaunes-par-philippe-suvigny/

  • La Femen profanatrice antichrétienne Inna Shevchenko participait officiellement au G7 et s’est trouvée à la même table qu’Emmanuel Macron

    L’information est passée quasiment inaperçue, simplement soulignée par un tweet enthousiaste de l’ineffable Marlène Schiappa et quelques articles de la mouvance “féministe” : la Femen Inna Shevchenko participait de façon officielle au G7 de Biarritz, désignée par la Macronie pour siéger au Conseil consultatif pour l’égalité femmes-hommes du G7 et se retrouver à la même table que le président de la république.

    Certes, il fallait un œil très attentif pour la reconnaître. Pour l’occasion, elle avait adopté un look très embourgeoisé, loin de l’image d’hystérique dépoitraillée enchaînant les provocations antichrétiennes, les blasphèmes, les profanations et les séances d’exhibitionnisme sous l’objectif des photographes de presse et des caméras de télévision.

    Pourtant, c’était bien elle.

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  • Un G7 plein de surprises – Journal du lundi 26 août 2019

     

    Un G7 plein de surprises

    On le savait spécialiste des coups de com’, le président français Emmanuel Macron n’a pas déçu pour le G7 de Biarritz. En invitant le ministre des affaires iraniens, le pensionnaire de l’Elysée a surpris son monde et surtout il semble vouloir prendre de la hauteur vis à vis de la fonction présidentielle.

    L’Amazonie met le feu entre Paris et Brasilia

    Alors que de violents incendies ravagent la forêt amazonienne, les relations entre Paris et Brasilia flambent. Depuis qu’Emmanuel Macron a exhorté Jair Bolsonaro à prendre des mesures fortes pour lutter contre le feu, le président brésilien et son gouvernement multiplient les sorties à l’égard du président français…

    Les Républicains en reconstruction

    Trois mois après la déroute aux élections européennes, les Républicains entament leur restructuration. Ce lundi, la haute autorité du parti a dévoilé la liste des candidats à la présidence LR. Une campagne pour tenter de redresser un parti à la dérive

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/un-g7-plein-de-surprises-journal-du-lundi-26-aout-2019

  • Qu’a dit Poutine sur les Gilets jaunes que les médias français ont omis?

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    Plusieurs médias français ont repris les propos de Vladimir Poutine sur les Gilets jaunes sans reprendre sa phrase sur le bilan des manifestations – «11 personnes tuées et 2.500 blessées» – faute de traduction de la part de l’unique interprète présent lors de la rencontre au fort de Brégançon ?

    Reçu dans la résidence d’été du Président français, Vladimir Poutine a lancé une pique à son homologue en affirmant qu’il «ne veut pas d’une situation pareille» dans les manifestations à Moscou, en faisant référence aux Gilets jaunes. Il a notamment évoqué les nombres de morts et de blessés ayant marqué les rassemblements en France.

    L’unique interprète qui traduisait le discours du Président russe pour les médias français n’a pas évoqué dans sa traduction les «11 personnes tuées et 2.500 blessées, dont 2.000 policiers» évoquées par le Président russe.

    Certains médias français, dont l’AFP, BFM TV, Ouest-France ou encore Franceinfo, ont décidé de reprendre simplement cette traduction sans attacher d’importance à la phrase exacte et complète du chef d’État russe.

    «Nous tous savons que pendant les manifestations des Gilets jaunes, d’après nos calculs, 11 personnes sont mortes [chiffres officiels de l’Intérieur français, ndlr] et 2.000 personnes ont été blessées dont 2.000 policiers.

    Nous ne voudrions pas que de tels événements se déroulent dans la capitale russe et nous ferons tout pour que notre situation intérieure se passe strictement dans le cadre de la loi», a déclaré le Président russe face à M.Macron.

    Voici comment l’interprète a traduit en direct ce passage:

    «Mais vous savez tous que pendant les manifestations des Gilets jaunes, il y a eu plusieurs dizaines de personnes qui avaient été blessées, il y avait des policiers qui avaient été blessés et on ne veut pas du tout que des événements pareils se passent dans la capitale russe.»

    Cette version a été largement reprise par des médias. Une traduction similaire est retrouvée dans une dépêche de l’AFP publiée immédiatement après la rencontre.

    Source : Sputnik
  • Non-assistance à civilisation en danger : le Macronisme au tribunal de l’histoire

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    Il est temps de s’interroger sur ce que nous dit la « vague Macron » de l’état de la société française. Pour éviter la répétition de ce cauchemar et sauver ce qu’il reste d’identité et de ressources nationales, par une prise de conscience salutaire de l’essentiel à préserver.

    Car au côté de hauts responsables seniors ralliés par besoin de compétences ou simple opportunisme, le chantier de création ex nihilo d’une nouvelle société est entre les mains d’une équipe juvénile de « Nulliputiens » déculturés, qui expérimentent sans légitimité une nouvelle bouture de civilisation en mode « idéoponie », hors-sol des réalités ; comme l’aéroponie, sur un substrat neutre et inerte.

    Or, que nous dit notre grand apiculteur, enfumeur des déçus de tous bords, tous futurs mécontents ? Rien. Chaque cérémonie apporte son flot d’incantations lyriques sans début de proposition concrète : « La crise que traverse notre pays réside aussi parfois dans l’oubli du courage, l’esprit de résignation, les petits abandons »« Ne jamais oublier que, quels que soient les désaccords, aux grands moments de notre histoire, nous avons su nous réconcilier pour avancer »« Ce qui porte notre pays, ce sont ces siècles de bravoure, cette force d’âme, cet esprit de résistance. C’est ce fait qu’il n’y a rien en France au-dessus de la liberté et de la dignité de chacun, cet amour de la France, c’est ce qui doit nous réconcilier ». Quel verbiage ! On aimerait connaître les résultats du grand débat (déba-llage), idée géniale d’audit national d’opinion financée sur fonds publics, base de sa future campagne électorale.

    Dans L’Illusion comique, on ne sait si Corneille aurait choisi Macron pour jouer Alcandre le magicien ou le Matamore amoureux. Mais il aurait mérité le rôle de sa dernière pièce, Le Menteur, tant il a bien retenu une leçon de son maître à penser, Paul Ricœur : « Il est illusoire de croire que l’homme puisse vivre sans illusion. ». Or, selon François Dosse (1), « Ricœur ne suit pas la tentative déconstructrice et prône une simple généalogie des interprétations qui recouvrirait les faits historiques ». Selon Ricœur, « le contrat de vérité et le statut du faux appartiennent à la déontologie de l’historien ». N’a-t-il pas dit à son disciple qu’elle s’applique également à la politique ?

    Macron n’est, en réalité, que l’écho fidèle de l’air versatile du temps. Il ne fait rien d’autre que refléter, sans réfléchir, l’état de désorientation d’une société qui ne sait plus pourquoi elle vit, ni pour quoi. Effectivement, toutes les âmes en quête de sens trouvent en lui un écho amplificateur rassurant. Mais comme la nymphe Écho de la mythologie grecque, il est voué à répéter éternellement tout ce qu’il entend. « Peut-être, Écho, as-tu toujours le dernier mot, mais tu n’auras jamais le premier ! » Or, en temps de crise et de doute, la France n’a pas besoin d’un perroquet mais d’un meneur qui fixe un cap et des priorités. Pour l’heure, il savoure les moments d’illusion qu’il joue dans la cour des grands, en égal des géants Poutine, Trump ou Xi Jinping. Avant d’être abandonné, comme Écho par Narcisse, lassé de l’entendre répondre uniquement ce qu’il lui déclarait.

    Finalement, la période Macron, une transition peut-être inéluctable, mais vers quoi ? En attendant que survienne l’homme ou la femme de la situation, on peut anticiper que le tribunal de l’Histoire le jugera un jour pour « non-assistance à civilisation en danger ».

    (1) Paul Ricœur révolutionne l’histoire, François Dosse, Les Cahiers de l’Espace Temps, 1995

    Jean-Michel Lavoizard

    https://www.bvoltaire.fr/non-assistance-a-civilisation-en-danger-le-macronisme-au-tribunal-de-lhistoire/

  • Netflix, Amazon… Vers une homogénéisation culturelle au sein du supermarché mondial ?

    Prenez tout mais laissez moi la culture !
    On lui doit certainement nos plus beaux chefs d’oeuvre mais on la méconnaît. Voici, l’exception culturelle. Qui affirme que la culture n’est pas une marchandise comme les autres. Qui place notre production audiovisuelle hors de griffes de la libéralisation continue.

    L’idée a permis au cinéma français d’exister malgré la force de frappe des majors d’Hollywood. Mais face aux géants Netflix, Amazon et consorts et à l’orée d’une nouvelle ère d’hyperoffre audiovisuelle, le risque d’homogénéisation culturelle se fait à nouveau sentir. Les industries américaines voudraient nous faire croire que la culture se résume à un catalogue de produits.

    Que le plus compétitif gagne ! Laissons le choix au consommateur ! Mais souhaitons-nous vraiment que des marchandises envahissent nos imaginaires ? Peut-on accepter que les créations audiovisuelles ne deviennent qu’un article sur les étagère d’un supermarché mondial ?

  • G7 : mondialisme, imposture et dérision

    6a00d8341c715453ef0240a47ae745200c-320wi.jpgIls se sont donc unanimement mis d'accord dès ce 25 août à Biarritz. Ils considèrent comme catastrophiques pour l'environnement mondial les incendies de forêt en Amazonie. Cela pourrait requérir, en bonne logique, une intervention non moins internationale pour aider la Bolivie et le Brésil.

    Mais, on ne le répétera jamais assez : un verre à moitié plein, cela ressemble terriblement à un verre à moitié vide, et, même face à cette évidente urgence, l'entente demeure apparente entre les grandes personnes de ce monde.

    Ainsi, pour accuser Bolsonaro, nos indispensables écolos sont prêts à dénoncer en lui le facho, le macho, le raciste, peut-être même l'islamophobe. Car bien entendu ce n'est pas à La Mecque que l'on risquerait d'incendier la forêt de pluie. Encore moins de polluer l’environnement en cultivant du soja, puisqu'on n'y cultive rien.

    Soulignons ainsi que pour les lecteurs New York Times, cet excellent journal pour lequel le Mont Saint-Michel se trouve en Bretagne[1] les choses sont claires. Les coupables ? Les super-bobos en lancent la dénonciation. Conscience de la démocratie globale, ils mettaient en cause dès le 19 août les responsabilités des pays limitrophes de l'Amazonie, entre Colombie et Brésil[2]. Et ils encourageaient la mainmise des défenseurs de la biodiversité, l'intervention des ONG de droit divin, etc.

    Nos nouveaux moralistes et autres lanceurs d'alertes épargnent évidemment le Canada. Pourtant, la forêt de pluie de cet immense pays est, de longue date, fort peu ménagée. Mais son gouvernement, politiquement si correct, siège, on ne sait trop pourquoi, dans ce directoire des grandes puissances rassemblées péremptoirement par Giscard d'Estaing il y a plus de 40 ans, en 1975, Dieu sur le mont Sinaï ayant communiqué l'année suivante une liste provisoirement plus définitive.

    Toutes ces galanteries dissimulent assez mal le désaccord profond et le vieillissement de cette formule. On peut la juger peut-être plus dépassée encore que les institutions onusiennes. Ces dernières sont en voie d'être conquises par l'argent et la diplomatie de la Chine capitalo-communiste qui avance ses pions : les Fils du Ciel dirigent maintenant 4 organisations mondiales sur 11, depuis l'accession d'un ses ministres à la tête de la FAO le 1er août.

    Simultanément viennent de se réunir les 5 pays riverains de la mer Caspienne, dont le rapprochement et la coopération a été scellée par un accord historique signé en 2018. Les deux principaux partenaires, la Russie et l'Iran vont pouvoir s'entendre ainsi pour faciliter le transit du pétrole, le transport des marchandises venues d'Extrême orient et pour contourner les sanctions occidentales.

    En Asie orientale la ceinture de sécurité face aux inquiétantes ambitions de Pékin vient aussi de perdre un atout de poids par le retrait, annoncée le 19 août, de la Corée du Sud de sa coopération de renseignement dans le cadre du GSOMIA, Accord général sur la sécurité des informations militaires, signé en 2016.

    L'Europe, dans tout cela, paraît sans doute très présente au G7. Autour de la table officielle de Biarritz, où participait même le président du Conseil européen Donald Tusk, 5 représentants du Vieux continent, dont l'Angleterre fait encore partie, sur 8 membres du club… Mais nos intérêts communs reculent partout.

    On donne des leçons aux Brésiliens mais on ne parvient toujours pas à enrayer nos propres incendies, aujourd'hui entre Canaries et Eubée et jusqu'en Europe du Nord, d'autres années entre Portugal ou Provence.

    Nos dirigeants peuvent bien plastronner. Les dangers se rapprochent. Les institutions de l'Union européenne ne portent toujours que sur le libre-échange commercial et les ratios monétaires technocratiques. Et dans le même temps, la défense du continent reste dépendante du bon vouloir d'un protecteur de plus en plus distant, et de moins en moins maître du jeu.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] Cf. article du Point en ligne le 20 août "Pour le New York Times, le Mont-Saint-Michel se trouve en Bretagne."
    [2] cf. "How to Save the Amazon Rain Forest."

  • Rubrique : pire, on ne peut pas.

    Alors comme ça, Pierre Moscovici va devenir président de la Cour des Comptes ?
     Ce choix est tellement significatif de la réalité logique du macronisme, qu’effectivement il n’était pas possible de faire pire.
    On ne va pas s’attarder sur la personnalité de quelqu’un qui a toujours montré dans tous ses actes qu’il était à l’extrême droite du social libéralisme voulu par le Parti Socialiste. 
    Suffisamment incompétent pour être nommé ministre par Hollande, et suffisamment nul pour que cela se voie quand même un peu trop. 
    Il sera rapidement exfiltré à la Commission Européenne pour y défendre bec et ongles les intérêts de l’Allemagne et passer son temps à exiger des sanctions contre son propre pays.
    Mais le fait que Macron le propulse à la présidence de la Cour des Comptes dès son retour dévoile une fois de plus et s’il en était besoin un des ressorts du fonctionnement du système mis en place avec « l’élection » présidentielle de 2017. 
    La réussite dans la durée de l’opération politique propulsant Macron à la présidence impliquait que les organes républicains de contrôle du pouvoir acceptent de couvrir la mise en place du régime néolibéral autoritaire et policier voulu par les commanditaires du coup d’Ėtat. 
    La fusion du bloc élitaire à l’origine du vote Macron (11 % des inscrits) l’a permis.
    • L’Assemblée nationale composée d’une majorité d’analphabètes caporalisés a complètement abdiqué de ses responsabilités de contrôle.
    • Le Conseil Constitutionnel est présidé par Laurent Fabius qui vient d’être rejoint par son jumeau en calvitie Alain Juppé dit Nestor. 
    Les décisions sur les lois « fake news » et « anticasseurs » montrent clairement leur souci de ne faire aucun chagrin au petit Emmanuel, fût-ce au prix de nos libertés publiques.
    • Le Conseil d’État, depuis 30 ans cheval de Troie de l’européisme néolibéral, sera dirigé maintenant par Bruno Lasserre, spécialiste des questions de « concurrence libre et non faussée » et qui se présente lui-même comme un « libéral convaincu ». 
    De ce côté-là, Macron sera tranquille.
    • La Cour de cassation qui depuis 15 ans a couvert quand elle ne les approuvait pas toutes les évolutions jurisprudentielles liberticides, est présidée depuis le mois de juillet par Chantal Arens auparavant présidente de la Cour d’appel de Paris. C’est dire…
    • Et maintenant la Cour des Comptes ou Pierre Moscovici va pouvoir aider à la mise en œuvre de son credo austéritaire : « à un moment donné la dette se vengera, et ce sont les services publics essentiels qui seront frappés ». 
    Après la Libération, quand Macron et sa bande se seront vus infliger 261 années d’indignité nationale, quand lui et ses pareils ramasseront la fleur de sel à Salins de Giraud, nous nous dirons « mais qui étaient ces gens et comment avons nous fait pour les supporter » ?