actualité - Page 2306
-
Casus Belli - La charité chrétienne et l'immigration avec Julien Langella
-
ONU pro-migrants contre Italie anti-immigration !
L’ONU prend position pour les ONG no-border contre l’Italie à propos de la loi anti-ONG italienne. D’un côté l’actuel gouvernement italien veut limiter sur le sol de la péninsule les débarquements de clandestins organisés par les ONG humanitaristes mondialistes, de l’autre l’ONU les soutient.L’agence onusienne pour les réfugiés, l’UNHCR, dénonce la loi adoptée par le Parlement italien qui permettrait notamment de confisquer les bateaux des ONG.
Le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU s’est dit « inquiet » mardi dernier après l’adoption par le Parlement italien d’une loi plus répressive contre les ONG qui secourent des migrants en Méditerranée. La Commission européenne a pour sa part annoncé son intention « d’analyser » la nouvelle législation italienne afin de « vérifier sa compatibilité avec le droit européen« , a précisé un de ses porte-parole.
e HCR s’est dit « inquiet de cette décision ». « Imposer des amendes ou d’autres pénalités aux commandants risque de dissuader ou d’empêcher des navires privés de mener des activités de secours en mer au moment où les États européens se sont pratiquement désengagés des efforts de sauvetage en Méditerranée centrale », a expliqué l’agence de l’ONU. Pour le HCR, les ONG « jouent un rôle inestimable » dans le sauvetage des réfugiés et des migrants qui tentent de traverser la mer pour rejoindre les côtes européennes. « L’engagement et l’humanité qui les motivent ne doivent pas être criminalisés ou stigmatisés », a estimé l’agence.
Francesca de Villasmundo
https://www.medias-presse.info/onu-pro-migrants-contre-italie-anti-immigration/111347/
Lien permanent Catégories : actualité, anti-national, immigration, international, lobby 0 commentaire -
Uberisme : quand le travail précède la chute…
Les temps sont durs pour les cyclistes d’applications de livraison de repas.En l’occurrence, Deliveroo ne ménage pas ses efforts pour faire baisser les marges de ses galériens d’un soir, d’après un article du site de France Info, publié le 10 août.
Le mois dernier, le Collectif des livreurs autonomes parisiens (CLAP) avait lancé un appel à la grève du 8 au 15 juillet.
À ce moment-là, le projet de loi relatif à « la liberté de choisir son activité professionnelle » passait en seconde lecture au Sénat.
Édouard Bernasse, secrétaire général du CLAP, avait résumé la situation : « Si vous êtes livreur pour une plate-forme, vous n’avez pas droit à la stabilité. Vos conditions de travail ne cessent de changer selon la volonté de la plate-forme, tout comme votre rémunération, votre planning… Et en tant qu’auto-entrepreneur, vous n’avez pas de représentants du personnel pour dire “ça suffit”. Vous êtes soumis aux choix de la plate-forme qui vous emploie, sans aucun autre choix » (selon un article d’Anthony Cortes, paru sur le site de Marianne, le 10 juillet).
C’est le statut d’auto-entrepreneur qu’il faut pointer du doigt, statut dont Nicolas Sarkozy avait été le principal promoteur durant sa présidence, entre 2007 et 2012.
Cependant, l’ex-patron de la droite libérale française avouait, en mars 2015, qu’il regrettait d’avoir mis en place un dispositif permettant d’instaurer une concurrence déloyale entre de nouveaux travailleurs et des artisans, comme entre les chauffeurs VTC et les taxis.
En résumé, l’auto-entreprenariat permet à Uber Eats et consorts de rémunérer à la course, tout en obligeant le chauffeur-livreur à payer lui-même les charges patronales.
Par exemple, le chauffeur Uber doit régler la TVA à la place d’un patron qui n’existe pas (cf. article des Inrockuptibles intitulé « Comment Uber échappe à l’impôt en France et se met 150 millions dans la poche », du 15 novembre 2017).
En définitive, ce que le rapport Attali préconisait, sous le nom pompeux de « Commission pour la libération de la croissance française » – non sans l’assistance appuyée d’un certain Emmanuel Macron –, entre juin 2007 et janvier 2008, a été appliqué à la perfection.
D’où la conception d’un modèle économique qui ne permet plus de retour en arrière.
Un chercheur de l’EHESS, Antonio Casilli, va jusqu’à parler, en la matière, d’« Ub(é)risme », qui, selon lui, s’identifierait à « un thatchérisme 2.0 » (propos repris dans un article de Cyprien Boganda et Diego Chauvet, pour L’Humanité, le 3 juillet 2015).
Sur ce point précis, la droite libérale, en prônant la précarisation exponentielle du salariat, n’est-elle pas plus extrême que les deux « extrémismes » que seraient la droite nationale et la gauche sociale ? Tout ceci n’est pas sans rappeler le premier roman de Michel Houellebecq, Extension du domaine de la lutte (J’ai lu, 1999), expression employée pour décrier les excès et du libéralisme économique et du libéralisme sexuel ; les deux revenant à la même chose par la propension obsessionnelle au plaisir immédiat, sensation dénuée de tension intellectuelle, voire spirituelle. In fine, quand le travail précède la chute…
Henri FengLien permanent Catégories : actualité, divers, France et politique française, l'emploi, social 0 commentaire -
Suisse: Selon l'UDC, « 60 % des personnes accusées de viols en 2018 étaient des étrangers »
En Suisse comme dans de nombreux pays européens, la question des violences faites aux femmes est un sujet d’actualité. Mais le lien entre ce phénomène et l’immigration extra-européenne est un tabou que de peu de responsables politiques osent évoquer. Toutefois, l’UDC déroge à cette loi du silence…L’UDC (Union démocratique du centre) affûte ses armes pour les prochaines élections fédérales suisses qui se tiendront au mois d’octobre prochain.Lors d’une conférence de presse donnée à Berne mardi 13 août, la formation politique de tendance conservatrice et nationaliste a décidé de remettre la question sécuritaire au cœur des débats.Dans cette optique, l’UDC a choisi un slogan sans ambiguïté :« La criminalité porte un nom : l’immigration démesurée. »
Lors de ce rendez-vous, le parti a présenté un document stratégique mettant en lumière ses principaux axes de réflexion. L’UDC entend ainsi dénoncer « l’état d’anarchie vers lequel s’achemine le pays ». Ce plongeon dans l’abîme serait une conséquence de « l’immigration incontrôlée, des frontières ouvertes, de l’espace Schengen, de l’Union européenne et de la justice laxiste ». Selon les mots utilisés par l’UDC, la Suisse serait devenue « la Mecque des criminels étrangers ».Quant à l’adhésion à l’Espace Schengen, le parti a donc un regard critique : celle-ci fait dorénavant apparaître la Suisse comme un État où la criminalité est élevée. Une situation à laquelle l’UDC veut mettre un terme, afin que ce pays à l’image paisible ne devienne pas un « eldorado des criminels de tous bords ».Suisse : violences faites aux femmes et immigrationÀ l’occasion de ces déclarations publiques, l’UDC s’est arrêtée plus particulièrement sur la question des violences commises contre les femmes. Un sujet sur lequel les non-dits sont souvent nombreux, notamment en ce qui concerne le profil des coupables. En se basant sur des statistiques officielles, l’UDC indique que 60 % des personnes accusées de viols en 2018 étaient des étrangers. De plus, le nombre de ressortissants étrangers inculpés pour une violation du Code pénal était en augmentation de 4 % au titre de la même année. Pour le parti, « les migrants sont surreprésentés chez les criminels ».Ces mêmes statistiques précisent aussi qu’en 2018, 432 754 violations du Code pénal ont été recensées ainsi que 76 308 de la loi sur les stupéfiants et 38 405 de la loi concernant les étrangers.Une fois rappelé ces chiffres éloquents, l’UDC a tenu à dénoncer le rôle de l’État suisse, qui serait plus enclin à s’occuper de thèmes secondaires que de mener à bien sa mission essentielle : la protection de ses citoyens contre l’insécurité. Et tout particulièrement celle frappant les femmes. Pour le président de l’UDC Albert Rösti, « c’est nouveau aussi d’avoir une augmentation de cette violence, que l’on doive avoir peur en sortant ».Afin de mettre un terme à cette situation où les femmes suisses voient leur sécurité remise en cause par des migrants extra-européens, l’UDC préconise d’imposer de nouveaux contrôles aux frontières et de stopper l’immigration illégale et l’arrivée de criminels sur le sol du pays. Selon le parti, tous les étrangers criminels et les prétendus « cas individuels » doivent être systématiquement expulsés.Arthur Keraudren pour breizh-info.comLien permanent Catégories : actualité, Europe et Union européenne, immigration, insécurité 0 commentaire -
La Turquie brûle 300.000 livres : la France est mal placée pour lui faire la leçon !

Vous avez peut-être lu Fahrenheit 451, ce roman de Ray Bradbury, publié en 1953, où les pompiers ont pour mission de brûler les livres ? On a tendance à croire que c’est le propre des régimes totalitaires de s’attaquer à la liberté d’expression, notamment en pratiquant des autodafés. Hitler n’a-t-il pas, en 1933, lancé une action « contre l’esprit non allemand » en jetant publiquement au bûcher des dizaines de milliers de livres ? Eh bien, le gouvernement turc d’Erdoğan vient de procéder de la sorte, en brûlant près de 300.000 livres suspectés d’avoir un lien avec son ennemi juré, Fethullah Gülen.
Un pays, membre de l’OTAN, candidat à l’entrée dans l’Union européenne, peut donc avoir des pratiques totalitaires. Depuis trois ans, 25 % des maisons d’édition ont été fermées, ainsi que 150 médias. 5.800 professeurs d’université ont été licenciés. Au-delà d’une lutte politique, ces mesures portent atteinte à la liberté d’expression. Dans les moindres détails. Ainsi, 1,8 million de manuels scolaires ont été réimprimés pour effacer le nom de « Pennsylvania », l’État américain où l’opposant s’est réfugié.
Mais il n’est pas besoin de recourir à ces extrémités pour s’attaquer à cette liberté.
Même des régimes censés être démocratiques succombent à la tentation de la censure pour consolider leur pouvoir. Qui se souvient, par exemple, que le général de Gaulle, au début des années 1960, la mit en place pour contrôler les journaux de la radio et de la télévision ? Cette censure fut dénoncée en 1971 par Maurice Clavel qui, s’apercevant que son film avait été coupé, quitta le plateau, en prononçant cette phrase devenue célèbre : « Messieurs les censeurs, bonsoir ! »
D’aucuns objecteront que cette censure n’existe plus, aujourd’hui, en France. En fait, elle s’exerce insidieusement par la domination de la bien-pensance. Certes, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirme que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi » et précise que « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ». Mais, dans la pratique, la loi Gayssot du 13 juillet 1990, les lois mémorielles et, plus récemment, la loi contre les « fake news » apportent des limites à la liberté d’expression.
Si, aux États-Unis, cette liberté est garantie par le premier amendement de la Constitution, ce n’est pas le cas en France où existent de nombreux interdits. Il ne s’agit pas de favoriser ou d’approuver la diffusion de thèses racistes, antisémites ou xénophobes, mais de permettre le débat, en dehors de toute propagande. D’autant plus que la censure, ou l’autocensure qui en découle, alimente les rumeurs complotistes. Ce n’est pas une victoire de la vérité, c’est une défaite de la pensée. C’est à coup d’arguments, non de tabous, qu’il faut susciter la réflexion et rechercher modestement la vérité.
L’impérialisme de la pensée unique entrave la liberté de pensée. Il doit être permis de démontrer, sans risquer une condamnation, que la colonisation, quoi qu’en pense Macron qui l’assimile à un « crime contre l’humanité », eut des aspects positifs. Que l’esclavage n’est pas un fléau inventé par les Européens mais prospéra dans le monde musulman. Que défendre d’autres solutions que l’IVG, pour des femmes véritablement en détresse, n’est pas un délit. Sous prétexte de plus de liberté, notre démocratie s’attaque à l’un de ses principes fondamentaux : la liberté d’expression et d’opinion. En agissant ainsi, elle s’autodétruit.
-
Face à Macron, la résignation… avant la révolte ?

Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples ♦ Article initialement paru le 21 juin 2018. La France semble en hibernation, mais pas seulement à cause du climat ou du football. Elle présente ces symptômes inquiétants depuis la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017. Mais cela ne durera pas.
Les à-quoi-bontistes dominent
La Droite est tombée dans le coma après sa défaite historique de 2017. Il n’y a plus d’opposition.
Même la mobilisation marque le pas dans la forteresse syndicale emblématique qu’était autrefois la SNCF. Il n’y aura pas de troisième tour social, malgré les rodomontades de Jean-Luc Mélenchon, le chouchou des médias, donc du Pouvoir. Les syndicats peinent à mobiliser parce que partout on leur dit : « A quoi bon ».
A quoi bon, puisqu’Emmanuel Macron dispose de tous les pouvoirs pour imposer son « consensus de Washington [1]» à la française.
A quoi bon, puisqu’il bénéficie du soutien sans faille des médias, des lobbies, et de la Davocratie.
A quoi bon, puisqu’à l’Assemblée ses députés inexpérimentés votent à la chaîne les projets de loi que présente son gouvernement. Il paraît même que ces émules de Stakhanov n’en pourraient plus… d’approuver !
Même chez les fonctionnaires
Et même les légions de fonctionnaires, que l’on nous présentait hier comme arc-boutés sur leurs prébendes, assistent sans réagir à la déconstruction systématique de l’Etat républicain et bientôt à leur propre disparition puisque le gouvernement promet de les remplacer, eux aussi, par des contractuels recrutés sur le marché. A quoi bon ?
Fini le temps des grandes manifestations contre la loi Macron-El Khomri et la déconstruction programmée du droit du travail, comme au temps de François Hollande. Finies les manifestations contre l’accueil obligatoire des « réfugiés », dont le flux ne cesse pourtant pas. Finies les réactions après les attentats terroristes islamistes : on ne siffle plus les politiciens comme avant. A quoi bon ?
Nos concitoyens, devenus aphones, semblent se résigner à tout depuis 2017. A quoi bon ?
Comme en 1940
On se croirait revenu en 1940, après l’effondrement de juin. Lorsque la France, abasourdie par sa défaite et la disparition honteuse de ses politiciens professionnels, errait sur les routes en se sachant plus que faire.
Car c’est bien le même esprit d’abandon national qui règne aujourd’hui, en particulier à Droite. Un abandon qui conduit certains à tous les ralliements, à tous les reniements et à toutes les collaborations.
Philippe de Villiers, hier « souverainiste », apprécierait paraît-il Emmanuel Macron, l’homme de la Davocratie et de l’Europe de Bruxelles. L’homme qui ne croit pas à l’existence d’une culture française séduirait l’organisateur du Puy du Fou ! Mais qui est le plus fou ?
La bourgeoisie qui méprise le peuple, a toujours été séduite par la gauche surtout quand elle provient de la banque d’affaire.
Le silence de la mer
En 1940, l’immense majorité des Français faisait confiance au Maréchal Pétain pour limiter les conséquences du désastre national. Presque personne alors n’écoutait la dissidence de Londres. Mais cela n’a duré qu’un an, jusqu’au déclenchement de l’attaque allemande contre la Russie, qui allait changer l’histoire.
En un an, Emmanuel Macron a lui aussi mangé son pain blanc. En 2018, la grande majorité des Français ne lui fait pas ou plus confiance pour redresser la France, si l’on en croit les sondages. Nos concitoyens comprennent bien, en effet, que ce n’est pas la République qui marche, mais la France qui recule.
Comme en 1940, les Français se taisent mais ils n’en pensent pas moins.
Ils encaissent les coups du pouvoir. Ils encaissent les hausses d’impôts et de tarifs comme les diminutions de prestations, en se serrant la ceinture parce qu’il faut bien que la vie continue. Ils encaissent les insultes faites à la France, à son histoire et à son peuple avec la bénédiction du Pouvoir. Ils encaissent la réduction de leurs libertés et la déconstruction du modèle social qu’ont arraché de haute lutte leurs ancêtres.
Mais nos concitoyens rejouent en réalité progressivement Le Silence de la Mer [2], un film qu’Emmanuel Macron ferait bien de visionner.
Car ce silence apparent de la France, cache une colère froide et une rupture abyssale entre le pays réel et le pays légal comme entre les occupants et les occupés.
La dissidence triomphera
Comme en 1940, le Pouvoir traque la dissidence en France. Ses sbires associatifs la dénoncent à sa police. Il la traîne en justice. Il la censure avec l’aimable collaboration des géants nord-américains du Net et des médias. En s’inspirant, une nouvelle fois, des procédures répressives en usage de l’autre côté du Rhin. Parce qu’à son tour, Emmanuel Macron est à la remorque de l’Allemagne.
Mais comme en 1940, le Pouvoir ne se rend pas compte que la dissidence progresse dans les esprits et dans les cœurs. Car le chaos migratoire est en train de réveiller, peu à peu, l’Europe. Comme en 1940, le Pouvoir croit que la France pourra s’abstraire de ce grand mouvement historique qui se dessine. Mais c’est une illusion de vieux gâteux.
En 1940, c’est De Gaulle et non l’Etat Français qui avait historiquement, géopolitiquement et politiquement raison car son approche était dynamique et mondiale et non pas statique et étroitement « nationale ».
Comme en 1940 c’est la dissidence qui gagnera demain en France et qui fera tomber « le mur de l’Ouest » [3].
Michel Geoffroy 16/08/2019
[1] C’est-à-dire la potion néo-libérale à base de dérégulation, de privatisations, de libre-échangisme, de monétarisme et de diminution drastique des dépenses publiques et sociales, notamment préconisée par les économistes américains autour de Milton Friedman
[2] Par référence au film de JP Melville de 1949, d’après l’œuvre de Vercors
[3] « Le mur de l’ouest n’est pas tombé », Hervé Juvin, Pierre Guillaume de Roux 2015
Source : Correspondance Polémia
Crédit photo : presidenciaperu via Flickr (cc)
https://www.polemia.com/face-a-macron-la-resignation-avant-la-revolte-2/
-
Ce qu'est une politique de reconstruction
Il n'est guère d'exemple que le retour de la droite vienne autrement que des échecs sempiternels et inéluctables de toutes les politiques de gauche. Or, quand un nouveau pouvoir conservateur tergiverse trop longtemps, dans la nécessaire liquidation des décombres de l'Utopie, quand il ménage un peu trop ses prédécesseurs, il échoue et par là même il discrédite et décourage les tentatives de redressement pour hélas trop longtempsLa reconstruction d'un pays passe par des mesures aussi bien spirituelles que matérielles, sociales et économiques, et d'abord par la détermination des dirigeants.
Se déroulent actuellement sous nos yeux deux expériences, au fond similaires, et comparables au départ : celle de l'Argentine et celle de la Grèce.
Quand Macri est arrivé au pouvoir à Buenos Aires, en 2015, il succédait à Cristina Kirchner, elle-même catastrophique continuatrice de la démagogie se réclamant du "péronisme". Il n'avait obtenu au second tour de l'élection présidentielle que 51,3 % des voix. Sur cette faible majorité, et ne disposant au parlement élu en 2017 que de 89 députés sur 257, il devait balayer un héritage remontant au retour de Peron en 1973. Âgé de 78 ans, le vieux chef disparut dès 1974. Il laissa la place, sous son étiquette à une série de pseudo-nationalistes de gauche et de militaire putschistes qui conduisirent le pays à une effroyable banqueroute en 2001, jamais redressée depuis lors. Le parti "péroniste" vivait en effet sur le mythe du "justicialisme", version sud-américaine du fascisme mussolinien, inventée par Eva Peron, dans les années 1940.
De ce régime, liquidé en 1955, les dirigeants argentins, depuis Isabelita de Peron et jusqu'aux époux Kirchner n'avaient conservé que la mobilisation apparente des "descamisados", l'intervention étatiste et la toute-puissance de la CGT. Les élections d’octobre 2019 s'annoncent aujourd'hui très mal engagées. Et un scrutin primaire organisé ce 11 août confirme les inquiétudes que l'on peut nourrir pour le souriant président Macri. N'ayant pas voulu, ou pas pu, porter le fer dans la plaie, ses difficiles négociations avec le FMI, pour sortir le pays du marasme se retournent contre lui et préludent d'un retour aux manettes des responsables du désastre.
Je crois et j'espère, au contraire, que le nouveau gouvernement choisi par la Grèce au lendemain des élections du 7 juillet, ne suivra pas cette voie faussement conciliatrice que lui recommandent trop de bons apôtres empêtrés dans les idéologies de la décadence et de la complaisance. En cinq semaines, sous la conduite de Kyriakos Mitsotakis il a lancé tous azimuts l'application de son programme de liquidation de l'héritage de 4 ans de Tsipras et de la nuisance créée par le PASOK remontant aux années 1980, soit près de 40 ans.
Disposant d'une majorité parlementaire claire, il serait d'ailleurs inexcusable de ne pas ltenir ses promesses.
Le détail de ce qui a été lancé depuis le 8 juillet donne des raisons de croire à sa détermination. Ne comptez pas sur les médias parisiens pour s'y intéresser.
Ce 15 août ainsi, on a pu retenir symboliquement, à la fois, deux exemples :
- l'affirmation, d'une part, par le chef du gouvernement, à l'occasion de la grande fête religieuse du milieu de l'été[1] de l'identité chrétienne de la nation. Ceci rompt avec l'odieuse attitude antireligieuse de son prédécesseur.
- et, d'autre part, la mise en débat, le même jour, de la disparition nécessaire du prétendu droit d'asile universitaire. Ce faux droit entériné jusqu'ici par la loi ouvrait la porte ouverte aux trafics de drogue, à la violence gauchiste, à l'immigration illégale et à la délinquance pure et simple. Il donnait lieu à toutes les destructions, telles qu'on les a connues en France après 1968, et le vote – par une majorité élue par la droite ! – de la loi Edgar Faure. Sa disparition relève tout bonnement de la nécessité sociale et requiert du courage politique.Ce n'est ni une naïveté particulière ni une sympathie revendiquée qui obère ici le jugement de votre serviteur.
Le chantier de la reconstruction d'un pays, cela repose sur des principes forts, historiquement confirmés. La réconciliation joue certes son rôle, à condition de ne pas se paralyser dans d'inutiles concessions. Si l'on enseignait encore, en France, l'histoire et la géographie de manière sérieuse, l'opinion éclairée se souviendrait ainsi des leçons de plusieurs époques analogues, volontairement oubliées de nos lumières éteintes. J'essaierai dans une prochaine chronique d'en rappeler les grands traits.
JG Malliarakis
Apostilles
[1] correspondant à la fête catholique de l'Assomption, l'orthodoxie l'appelle Dormition [de la Sainte-Vierge] et le peuple grec la considère comme la fête de la Panaghia, la Toute-Sainte...
-
Le mouvement des ‘’Gilets jaunes’’ est-il terminé?

Par François Bousquet
Son Panthéon, c’est la fosse commune. Ses Champs-Élysées, un rond-point. Sa garden-party, un barbecue. Voici, résumée à gros traits, la France périphérique, entrée par effraction dans l’actualité à l’automne 2018. Avant qu’elle ne se revête de jaune, quasiment personne ne voulait en entendre parler. Trente ans déjà que cette France-là a été rejetée dans les ténèbres extérieures. Un trou noir. Des millions de vies en jachère, enterrées vivantes sous les décombres des politiques de la ville, entre deux friches industrielles, entre deux commerces fermés, entre deux fermes à l’abandon, entre deux vagues d’immigration. Un pays englué dans ce que Louis Chauvel, l’un des très rares chercheurs, avec Christophe Guilluy, à avoir vu venir le mouvement des «gilets jaunes», a appelé la «spirale du déclassement», le grand fait social des trente dernières années. Or, ce déclassement est passé quasi inaperçu du pays central puisque la scène du crime a été rejetée dans les marges hexagonales: le peuple disparu, occulté des écrans-radars médiatiques. Il a refait surface, à l’automne, en bloquant les péages et en occupant les ronds-points, point nodal de cette périphérie, symbole de sa circularité: on tourne en rond dans un périmètre de 30 à 50 km, où tout a fermé, les usines, les épiceries, les cafés.
Pour une fois, ce n’était pas la rue qui manifestait, mais la route. Pour une fois, ce n’était pas la ville qui se soulevait, mais la campagne. Une sorte de démocratie participative 2.0 à ciel ouvert. Des réseaux sociaux aux réseaux routiers. Du jamais vu. Partout, un même slogan, peu ou prou: «Baissez les prix et le mépris!» Aucun mouvement dans l’histoire récente n’avait suscité un tel engouement. Il est parvenu à coaguler une colère jusque-là disséminée, à l’image de la France périphérique dont le centre est partout et la circonférence nulle part. Comment donner corps à ce mécontentement beaucoup plus homogène que l’inventaire à la Prévert à quoi on l’a trop souvent réduit, mais socialement atomisé et géographiquement dispersé ? Un symbole - le gilet jaune - y est parvenu.
Au plus fort du mouvement, un vent de panique a soufflé sur l’Élysée. Impossible de ne pas songer à la prise des Tuileries ou à la fuite à Varennes, imprimées dans l’imaginaire collectif, au vu des images saisissantes du couple présidentiel poursuivi dans les rues du Puy-en-Velay, début décembre, après l’incendie de la préfecture. Alors pour beaucoup la jacquerie menaçait de se transformer en grand brasier collectif, la révolte en révolution. Mais le mouvement s’est progressivement délité en raison même de sa nature éruptive et fiévreuse, autant populaire que populiste.
Il faut dire que la réponse de l’exécutif a été à la hauteur de la vague jaune. Quelque 80 000 forces de l’ordre mobilisées chaque week-end, filtrant les gares et les péages aux portes des grandes villes noyées dans d’épais nuages de lacrymogène, l’emploi de LBD controversés, une surabondance de gardes à vue, des expulsions chahutées de ronds-points, des cahutes démontées, et même des lésions de guerre au dire de certains médecins.
Résultat: entre le dernier trimestre 2018 et le premier trimestre 2019, le mouvement a muté. D’une année à l’autre, ce n’étaient plus les mêmes lieux de manifestation, ni les mêmes manifestants, ni les mêmes options politiques. L’extrême gauche - qui regardait jusque-là les gilets jaunes comme l’expression d’un poujadisme honni et attardé - s’est invitée au cœur des défilés. Le cahier de doléances a été capté et détourné. À la demande de reconnaissance de la France périphérique s’est substituée une demande d’assistance qui n’était pas initialement à l’ordre du jour. Jusqu’au RIC, certes central, mais qui a viré à l’assemblée citoyenne avec les habituelles rêveries autogestionnaires du gauchisme. Les «gilets jaunes» demandaient un référendum sur les questions régaliennes, dont les enjeux liés à l’insécurité culturelle, pas sur la piscine municipale. Ils plébiscitaient même, à la différence des jacqueries d’Ancien Régime, le retour de l’État, mais un État qui aurait rempli le contrat hobbesien qui nous lie à lui. Or, il apparaît de plus en plus à beaucoup qu’il ne le remplit plus tant il a cessé d’être protecteur. Les sacrifices fiscaux et les contraintes légales qu’il exige n’ont plus la contrepartie attendue. C’est donc la nature même du pacte politique que les «gilets jaunes» ont remis en cause. D’où la crise, générale, massive, de la représentation, tant politique et syndicale que médiatique. Cette crise de la représentation est si forte qu’elle a eu ironiquement raison des «gilets jaunes»: qui les représente? Question restée en suspens jusqu’à ce jour.
Le philosophe Alain de Benoist a pu dire au début du mouvement que les «gilets jaunes» étaient en mesure d’exercer leur pouvoir destituant, en attendant d’exercer leur pouvoir constituant. Ce pouvoir de révocation, focalisé autour de la personne du Président («Macron démission!»), a échoué en raison même de la structure volatile du mouvement: son horizontalité, son spontanéisme, son inaptitude organique à se structurer, ses micro-rivalités intestines. Le «narcissisme des petites différences», pour parler comme Freud, a triomphé de l’unanimisme initial: dès qu’une tête dépassait, elle était dans la foulée coupée.
On touche ici les limites de la révolte populaire, observables sur la très longue durée. La vérité, c’est que le peuple ne s’organise pas tout seul, il est organisé. Il ne s’institue pas tout seul, il est institué. Il y a toujours une avant-garde, révolutionnaire ou pas ; une élite, conservatrice ou pas. Que nous disent la vague populiste ou le mouvement des «gilets jaunes»? Qui est le bon pasteur. Certes il veut choisir son maître, mais il cherche un maître, à l’instar des hystériques selon le psychanalyste Lacan, lequel ajoutait qu’elles ne cherchaient un maître que pour pouvoir le dominer. C’est de cela qu’il s’agit ici. Mais manifestement, les «gilets jaunes» ne l’ont pas trouvé dans les assemblées citoyennes.
Quid aujourd’hui de la révolte? Il y a toujours des chasubles jaunes au-devant des voitures, mais c’est désormais plus un phénomène de persistance rétinienne. Il y a toujours des gens qui battent le pavé chaque samedi pour maintenir une flamme plus que vacillante, mais le cœur n’y est plus. Post politicum animal triste.
Il n’empêche: il y a un avant et un après. Les raisons de la colère des «gilets jaunes» n’ont pas disparu dans le grand débat macronien. Elles sont objectives, structurelles, stratégiques. Elles augurent l’ouverture d’un nouveau cycle de révoltes, hors des corps intermédiaires, hors des médiations politiques traditionnelles défaillantes. Le harcèlement des élus et des permanences de la LREM, la grogne paysanne contre le Ceta, la réforme des retraites à venir, une économie structurellement en berne incapable de produire des richesses tangibles (la tertiarisation), les nouvelles vagues migratoires attendues, tout laisse à penser que les braises ne se sont pas éteintes, qu’elles ne demandent qu’à enflammer de nouveau la périphérie, pour peu que cette dernière apprenne de ses erreurs, renouvelle ses modes d’intervention et d’organisation, trouve enfin un débouché politique.
François Bousquet est journaliste et écrivain. Il participe à la revue Éléments. Il a publié notamment La Droite buissonnière (éditions du Rocher, 2017), un essai sur l’influence de Patrick Buisson sur la droite française.
Source : Le figaro 14/05/2019
-
Pourquoi l’Occident a-t-il détruit sa propre base industrielle ?
Pourquoi l’Occident a-t-il détruit sa propre base industrielle ?
https://lesakerfrancophone.fr/pourquoi-loccident-a-t-il-detruit-sa-propre-base-industrielle
Par Matthew Ehret – Le 23 juillet 2019 – Source Oriental Review
Avec le radical échec du Green New Deal de la Représentante Alexandria Ocasio-Cortez et les incroyables révélations de la NASA selon lesquelles la croissance industrielle a augmenté la biodiversité sur la terre, un puissant paradoxe se présente.

Depuis des décennies, on nous dit que l’activité industrielle de l’humanité est la cause directe du réchauffement de la planète et des milliers de milliards de dollars ont été consacrés à subventionner des fermes éoliennes, des biocarburants et des panneaux solaires inefficaces, à ainsi augmenter les coûts de l’électricité et réduire de façon catastrophique le potentiel productif des nations. La question doit donc être posée : si l’argent est le moteur du capitalisme, pourquoi des milliers de milliards de dollars ont-ils été dépensés au cours des dernières décennies pour financer des activités « vertes » qui sapent intrinsèquement la base de la création de capital (c’est-à-dire, l’infrastructure et la production industrielle) ? Pourquoi l’« Occident capitaliste » s’est-il détruit ? Est-ce une question de folie ou quelque chose de plus insidieux ?
L’Illusion « post-industrielle »
Depuis le flottement du dollar américain sur les marchés mondiaux en 1971 et la création du pétrodollar en 1973, le monde a connu un effondrement constant des emplois productifs dans le secteur manufacturier, des investissements dans les infrastructures, soit une planification à long terme d’une part et, d’autre part, une augmentation de la déréglementation, de la spéculation à court terme, des services financiers et des emplois à bas salaire dans le commerce de détail. Au cours de ce processus de déclin qui a suivi 1971, l’esclavage de la dette est devenu une norme tant dans les pays développés que dans les pays en développement, tandis que l’externalisation a provoqué la castration de la souveraineté nationale et une dépendance toujours accrue à l’égard de la « main-d’œuvre bon marché » et des « ressources bon marché » de l’étranger. Ce processus a même été appelé la politique de « désintégration contrôlée » du Président de la Réserve Fédérale Paul Volcker en 1978, au moment où il se préparait à relever les taux d’intérêt à des niveaux qui rendraient impossible pour une majorité de petites et moyennes entreprises agro-industrielles de concurrencer les firmes monolithiques. Le modèle le plus solide de cet effondrement a été révélé en 1996 par le regretté économiste américain Lyndon Larouche, et [url+]identifié[/url] sous le nom de Triple courbe d’effondrement (Triple Curve Collapse Function).Lien permanent Catégories : actualité, géopolitique, international, l'emploi, lobby, social 0 commentaire -
Les députés En Marche signent une tribune contre les violences policières… à Hong Kong
Quel culot peuvent avoir ces politiciens, alors que la France a connu une répression policière et judiciaire, envers les Giles jaunes, pas vue depuis les débuts de la Ve République !
