
Source: Die Welt
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Source: Die Welt
Chroniqueur vedette de l’émission hebdomadaire « Synthèse » diffusée sur la Web-radio de TVLibertés, auteur d’un Carl Schmitt très remarqué aux éditions Pardès et collaborateur régulier de Livr’Arbitres, de Réfléchir & Agir et d’Éléments, Aristide Leucate publie un recueil d’articles organisé en dictionnaire, ce qui permet une approche thématique intéressante, en particulier autour du concept novateur de « Grand Épuisement » qui répond à cette réalité vérifiable à chaque rentrée scolaire de septembre en consultant la liste des élèves de chaque classe de France et de Navarre, de la Petite Section à la Terminale, le « Grand Remplacement ».
Par « Grand Épuisement », Aristide Leucate annonce un grand dérangement pour les habitants de notre continent, terme historique désignant déjà la déportation ethnocidaire des Acadiens par les Anglais entre 1755 et 1763. Pessimiste, il estime que les peuples autochtones d’Europe s’étiolent, s’affaiblissent et sombrent dans la dépression psychologique collective, l’acéphalie historique et l’énervement (dans son acception initiale correcte) politique. Sinon comment expliquer l’élection d’Emmanuel Macron et avant lui de François Hollande et de Nicolas Sarközy, voire d’un Jacques Chirac ? Ils sont des exemples idoines qu’« il est désormais accessible à n’importe qui de briguer la charge suprême de l’État (p. 27) ». Cette nouveauté lamentable coïncide avec la fin du militantisme actif. Avant même l’irruption politico-sociale des Gilets Jaunes, l’auteur voyait dans l’échec complet de La Manif pour Tous « le rendez-vous manqué d’un peuple aboulique (p. 20) ».
Il n’hésite pas à frapper notre société hexagonale malade là où ça fait le plus mal. S’il juge que « le réveil populiste est, en effet, la condition d’une insurrection conservatrice (p. 23) », pure spéculation politique dont les quelques rares tentatives ont surtout montré l’impossibilité des conservateurs à encadrer réellement une population fort en colère, il avance néanmoins avec audace et à l’encontre de bien des certitudes que « le populisme est impolitique par son orgueilleuse propension à se percevoir comme l’éther de la souveraineté pure, lors même que toute politique conséquente s’ancre sur le réel, c’est-à-dire sa capacité à décider en fonction données dudit réel et au regard des intérêts du bien commun et non des désidératas du peuple (p. 286) ».
Aristide Leucate reste cependant marqué par l’enseignement de Charles Maurras. Il fait un sympathique aveu, ce qui lui vaudra bientôt un long séjour au bagne rétabli de Cayenne : « Nous sommes anti-républicain forcené, viscéral, rabique (p. 315). » Il se justifie par le fait que « l’État a subi une quasi-transsubstantiation, la République (avec la majuscule), s’étant parfaitement identifiée à l’État au point de s’être confondue avec lui (p. 24) ». Le sordide régime ripoublicain en prend donc pour son grade. Preuves historiques à l’appui, l’auteur rappelle que « la République, née dans le sang, s’est toujours complu dans une anthropologie de la destruction – transformation de l’homme (p. 316) ». La Ire République se construit sur le meurtre de Louis XVI et le génocide vendéen. L’éphémère IIe République se bâtit sur le massacre des ouvriers parisiens en juin 1848. L’ignoble IIIeRépublique commence par la trahison et le renversement du Second Empire en 1870, puis par le consentement de la défaite et l’extermination de la Commune l’année suivante. La IVe République s’édifie sur l’inacceptable Épuration. Quant à la Ve, malgré toutes ses qualités polémogènes, elle se fonde sur le sanglant mensonge algérien. Mais n’est-ce pas propre au politique, terrain de chasse préféré du Loup et du Renard ?
De nos jours, « cette République divinisée va même jusqu’à générer son propre diable, jadis le lepéniste, aujourd’hui l’islamophobe ou le populiste, toute critique adressée à ses prêtres étant considérée, par surcroît, comme sacrilège ou blasphématoire. Les communions antiracistes, holocaustiques et autres processions citoyennes du type “ Je suis Charlie ” s’agrègent aux canonisations panthéoniques et autres indulgences que l’on ose encore qualifier de légion d’honneur. Et pendant ce temps, la masse de fidèles que représente le peuple doit adhérer au catéchisme Républicain (p. 26) ». La lamentable loi Avia contre une évanescente « haine » sur Internet renforce l’embrigadement légal et circonstancié de la pensée. Le pire est cependant atteint avec les propositions liberticides de la tristement célèbre Commission Ressiguier d’enquête parlementaire contre les groupuscules d’extrême droite. Parmi les nombreuses recommandations législatives, on y trouve la pénalisation de certaines idées (ce qui rendrait la publication de ce dictionnaire infaisable et qui enverrait l’auteur et l’éditeur en cellule de haute-sécurité tandis que les prisons les plus confortables reviendraient aux trafiquants de drogue, aux tueurs de personnes âgées et aux assassins d’enfants…).
L’engagement monarchiste d’Aristide Leucate ne l’empêche toutefois pas d’asséner que « nous sommes Européens, parce que royalistes, donc nationalistes, c’est-à-dire attaché à la souveraineté (donc aux libertés) de nos pays (p. 164) ». Que l’Europe impériale soit un jour couronnée, pourquoi pas ? L’auteur oublie toutefois deux points qui faussent sa réflexion. D’une part, le nationalisme est le digne rejeton de la Révolution de 1789. Qu’il (re)lise donc Les deux patries de Jean de Viguerie ! D’autre part, on reste dubitatif devant la complaisance, voire la compromission des dynasties régnantes envers la Modernité. Tous les souverains européens ont entériné les divers traités soi-disant européens (Maastricht, Amsterdam, Nice, Lisbonne, etc.) et validé les régressions sociétales comme l’homoconjugalité, l’avortement (exclu cependant comme moyen de régulation eugénique), l’euthanasie ou l’abolition de la peine de mort. À l’exception de certains princes Capétiens et Habsbourg et de la famille princière souveraine de Liechtenstein, les anciennes noblesse et aristocratie ont capitulé devant la Modernité tardive.
Aristide Leucate devrait prendre connaissance des écrits de feu Rodolphe Crevelle. Outre un intérêt marqué pour la décroissance, sujet que Leucate ne mentionne pas bien qu’il la suive avec attention, le fondateur et principal animateur du mythique mouvement activiste Le Lys Noir théorisa l’« anarcho-royalisme » et salua la résistance typique du souverain Hans-Adam II de cette principauté alpine germanophone. Il considérait l’organisation institutionnelle de Vaduz comme une remarquable complémentarité entre le droit divin et la souveraineté populaire, combinaison complexe qui existe aussi dans un contexte très différent en République islamique d’Iran. On ne peut qu’inviter l’Ami Leucate à se pencher sur le Liechtenstein, il en reviendra probablement enthousiasmé !
Si son Europe demeure bien nébuleuse, on se doit de réprouver son interprétation sur l’européisme identitaire de Dominique Venner. « L’analyse de l’historien était gouvernée par l’axiomatique ethno-fédéraliste de l’Europe des régions, occultant arbitrairement les génies nationaux sans lesquels, précisément, cette Europe aux “ cent drapeaux ” n’eut vraisemblablement jamais éclose dans l’esprit fertile des sectateurs de l’Europe charnelle (p. 362). » Il confond ici, volontairement ou non, Dominique Venner et Jean Mabire. Le premier ne souscrivait pas à la vision ethno-régionaliste paneuropéenne du second. En précurseurs du « gallovacantisme » ou du « francovacantisme », ces deux grandes figures savaient dissocier la France par essence albo-européenne d’un État républicain sans pour autant vouloir fondre le peuple-noyau gallo-français dans un quelconque magma cosmopolite. Leur réponse respective dépassait de loin la théorie plus que bancale du « nationalisme blanc » promu dans l’espace francophone par quelques hurluberlus guère futés.
Aristide Leucate est lui aussi dubitatif à propos de cette idée d’origine anglo-saxonne. « Inopérant à une époque, pas si lointaine, où l’Europe était à peu près racialement et ethniquement homogène, le concept de “ nationalisme blanc ” n’est, toutefois, guère plus recevable aujourd’hui, même à l’heure blafarde du turbo-remplacisme ethnocidaire. Nous considérons, en effet, qu’il est atteint d’un vice rédhibitoire, celui d’avoir été forgé par les héritiers de ceux-là mêmes qui, au nom de la “ Destinée manifeste ”, n’eurent aucun scrupule à massacrer les autochtones, ces premiers natives dont les descendants, convertis au consumérisme de masse de la société liquide (selon l’expression chère à Zygmunt Bauman), commencent à peine à s’extraire de leurs réserves muséales pour aller s’entasser dans les tentaculaires villes-dortoirs de la côte Ouest des États-Unis (p. 259). » Pas sûr que les contributeurs d’un site favorable à un espace continental hyper-super-méga blanc apprécient cette réponse…
En dépit de quelques critiques et divergences réelles, ce Dictionnaire du Grand Épuisement français et européen constitue un ouvrage de combat. Il démontre pleinement que loin d’être épuisé, Aristide Leucate assume à la perfection la belle fonction de professeur d’énergie nationale.
Georges Feltin-Tracol
• Aristide Leucate, Dictionnaire du Grand Épuisement français et européen, préface de Pierre Le Vigan, Dualpha, coll. « Patrimoine des héritages », 2018, 393 p., 33 €.
http://www.europemaxima.com/affronter-le-grand-epuisement-par-georges-feltin-tracol/

De Francis Bergeron dans Présent :
C’est tous les jours, à présent, que manifestent les habitants de Hong-Kong : vendredi des milliers d’opposants, vêtus de noir (mais rien à voir avec les black blocs anarchistes), ont commencé une occupation pacifique de l’aéroport. Samedi et dimanche, des foules énormes ont manifesté, notamment au nord de Hong Kong, dans ce que l’on appelle « les nouveaux territoires ». Eux aussi étaient vêtus de noir, et équipés de casques et de masques à gaz. Leur slogan : « sauver Hong Kong du communisme ».
Lundi, l’aéroport a été littéralement submergé de manifestants. Ils ont opéré une jonction avec les étudiants qui occupaient les lieux. Les derniers avions autorisés à atterrir ont libéré leurs passagers qui traversaient cette foule immense mais pacifique. Les manifestants s’excusaient auprès des voyageurs : « Pardon pour le dérangement, mais nous combattons pour notre survie. » La foule scandait à l’infini « Combattez avec Hong Kong, combattez pour la liberté. » Dans la zone aéroportuaire, les manifestants se sentent plus protégés de la répression, à cause des témoins étrangers potentiels.
La foule était si nombreuse qu’il était devenu impossible de circuler dans l’aéroport. Tous les vols ont donc été annulés, ce qui constitue en soi un évènement de première importance, car il s’agit de l’un des plus grands aéroports au monde. Des informations contradictoires circulaient sur une poursuite du blocage au sol des avions, ou au contraire une reprise progressive des vols.
Un complot impérialiste
A la différence de nos Gilets jaunes, la revendication quasiment unique (car elle détermine toutes les autres) des manifestants est simple : la démission de Carrie Lam, la femme désignée par Pékin et le PC, pour diriger l’ancienne colonie britannique. Ils demandent l’élection d’un nouveau gouverneur, mais cette fois au suffrage universel, à l’occidentale. Revendication facile à comprendre, facile à satisfaire, du moins techniquement, mais quasiment impossible dans un pays communiste. Cela irait à l’encontre de toutes les règles enseignées par Marx, Engels, Lénine, Staline et Mao. C’est bien pourquoi on n’imagine pas que Xi Jinping, le nouveau Mao, fasse quelques concessions que ce soit, sur ce terrain, aux habitants de Hong Kong.
De même que Pékin voit un complot impérialiste derrière les manifestants, de même il croit identifier des provocations antichinoises derrière certains slogans publicitaires d’entreprises étrangères. La communication des grandes marques mondiales est passée au crible, et Pékin leur envoie ses ukases, généralement suivis d’effet. Pour un tee-shirt laissant entendre que Taiwan et la Chine communiste, cela faisait deux, Givenchy a été menacé de boycott, et a fait des excuses. Ce qui n’a pas empêché le chanteur chinois qui faisait la promotion de ses produits, d’interrompre sa collaboration. Mercedes pour sa part a dû faire son autocritique pour avoir cité le Dalaï-lama dans l’une de ses publications. Des entreprises étrangères commencent à menacer de licenciement leurs propres salariés, de peur d’être interdites de commerce avec la Chine.
Notre bon confrère Libération ne justifie guère son titre quand il s’agit de traiter de ce qui se passe en Chine. Son numéro de lundi (24 pages, tout de même !) ne comporte pas une seule ligne sur les manifestations de samedi, de dimanche, sur l’occupation de l’aéroport etc. Nous avons droit en revanche à une page au profit d’un terroriste italien qui doit être expulsé de France. Simple retour aux sources, sans doute, pour ce journal qui se fit si longtemps le porte-parole du maoïsme et des khmers rouges.

Quelques jours après la mort d’un maire, mais également dans un contexte de multiples dégradations de permanences de députés LREM, l’Institut français d’opinion publique (Ifop) a enquêté sur l’image des élus de la République auprès des Français.
Publiée le 12 août sur le site de l’Ifop, une enquête d’opinion réalisée par l’institut de sondage pour Le JDD révèle l’image qu’ont actuellement les Français de leurs élus. Menée après le décès du maire de Signes (Var), renversé par un fourgon après s’être opposé à un dépôt illégal de gravats, l’étude montre que les maires demeurent les élus le plus appréciés des Français, qui en ont une «bonne opinion» à hauteur de 83%.
Néanmoins, les élus dans leur ensemble peinent visiblement à gagner la confiance d’une population qui multiplie les réserves à l’égard de ses représentants. Seuls 33% des sondés ont une bonne opinion des députés et des sénateurs, et 38% des élus en général.
Carrières politiques trop longues, trop de «pouvoirs», trop d’argent…
Selon le sondage de l’Ifop, pas moins de 70% des Français estiment par exemple que, de façon générale, ceux à qui ils accordent leur vote effectuent des carrières politiques «trop longues». 67% des citoyens ne sont par ailleurs pas convaincus par l’affirmation selon laquelle «les élus sont proches des préoccupations des citoyens» (contre 26% qui n’émettent pas de doute à ce sujet). En outre, 64% des sondés ne considèrent pas que leurs représentants sont honnêtes, contre 20% qui leur font confiance.
En outre, les élus n’apparaissent compétents qu’auprès de 30% des sondés alors que 55% d’entre eux sont convaincus du contraire. 55%, c’est aussi le pourcentage de Français interrogés qui considèrent que leurs représentants ont «trop de pouvoirs», contre 33% qui rejettent cette affirmation.
Trop de pouvoirs et… trop d’argent ? Toujours selon la même enquête, pas moins de deux tiers des sondés pensent que les élus gagnent trop d’argent, contre 22% partageant le point de vue opposé.
Si ces indicateurs tendent à montrer que les élus bénéficient d’une considération limitée auprès des Français, ces derniers se montrent intransigeants quant à la violence envers leurs représentants. 65% des sondés estiment en effet que «les agressions contre des élus devraient entraîner des sanctions aggravées».
Il n’en va pas tout à fait de même concernant les récentes dégradations de permanences d’élus de la majorité : 47% (soit moins de la moitié) les condamnent sans réserve, 44% les «comprennent mais ne les approuvent pas» et 9% les approuvent.

Le plus grand tort des dirigeants de l’Union Européenne est de ne pas avoir lu les romans de Mary Higgins Clark, car ils auraient appris qu’avec les « maîtres-chanteurs » il n’y a pas 36 solutions : il n’y a que la bonne et la mauvaise.
Dès lors l’issue est inévitable : si vous arrêtez les paiements, il met en pratique ses menaces et vous êtes foutu. L’autre bonne solution est de l’abattre sans pitié, d’une manière ou d’une autre, c’est-à-dire physiquement ou économiquement. Cette dernière solution n’étant pas la plus rapide, ni la meilleure !
Qui est le maître-chanteur qui fait « banquer » l’Union Européenne depuis 2016 ? « Mais bien sûr » (comme s’écriait Raymond Souplex), Recep Tayyip Erdogan, bien évidemment, ce dictateur sanguinaire qui domine la Turquie.
Quel a été le marché des dupes, en mars 2016 ?
La Turquie bloquait sur son territoire un peu plus de 3,5 millions de migrants, principalement des Syriens, des Irakiens et des Afghans qui tous choisiraient de rejoindre l’Europe centrale et d’échapper aux Turcs le plus vite possible.
De son côté, l’Union Européenne s’engageait à verser 6 milliards d’euros par an à Erdogan et d’exonérer de visa, pour traverser l’Europe, les 85 millions d’habitants de la Turquie et, enfin, de relancer les négociations en vue de l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne.
Les négociations ont été interrompues lors du coup d’état manqué contre Erdogan, le 15 juillet 2016, et que plus de 100.000 citoyens avaient été emprisonnés et environ 160.000 fonctionnaires, policiers, journaliste et soldats étaient licenciés ou suspendus.
Face à cette épuration de masse, spécialité turque comme on le sait, le parlement européen avait appelé, en date du 13 mars 2019, à suspendre les négociations d’adhésion de la Turquie.
Et c’est cette décision qui provoque la colère d’Erdogan et de la Turquie et ses menaces « même pas voilées ».
Tout d’abord celles du ministre des Affaires Etrangères : « Ou vous mettez en pratique notre accord, permettre aux citoyens turcs de traverser l’espace Schengen sans visa et, bien sûr, vous continuez à nous verser les indemnités que vous nous devez, ou nous ouvrons les vannes de l’immigration et aucun gouvernement européen ne pourra survivre plus de six mois. »
Et ensuite, celles du ministre de l’intérieur, Suleyman Soylu, plus précises puisqu’elles accusent l’Union Européenne : « Nous n’allons pas patienter plus longtemps à la porte de l’Union Européenne. Nous sommes confrontés à la plus grande vague d’immigration de l’histoire et vous laissez notre pays isolé face à cette migration qui menace l’Europe. Nous vous conseillons de ne pas tester notre patience et de ne pas la mettre à l’épreuve. »
Examinons, à présent, les conséquences plus que néfastes de ce chantage.
Si la Turquie entrait dans l’Europe, elle serait l’Etat le plus important au niveau de la population, devant l’Allemagne.
Donc le principal état serait un état musulman et cela entraînerait le risque fatal d’une islamisation de l’Europe, ce qui est d’ailleurs l’objectif recherché, ou alors d’une implosion de l’UE ?
Or, il est une évidence : la Turquie n’est pas en Europe.
Le président actuel, Emmanuel Macron, en est conscient et il l’a affirmé, prudemment certes, mais affirmé tout de même, quant à Nicolas Sarkozy, il en avait fait le constat en 2016 : « La Turquie est en Asie mineure, c’est un pont entre l’Asie et l’Europe, mais si un jour on explique aux écoliers que la Turquie est en Europe, il faudra également leur faire comprendre que la frontière européenne est en Syrie.
Il y a une rive du Bosphore en Europe mais la Turquie n’est, en aucun cas, un pays européen, ou alors ce sera la mort de l’Europe ! » »
Il nous faut examiner avec lucidité ce problème qui devient un risque majeur, même mortel, pour l’Union Européenne.
La Turquie d’Erdogan a les cartes en mains pour provoquer un chaos inextricable en Europe. D’autant plus que, en plus des 3,5 millions de migrants actuellement « stationnés » en Turquie, ce pays compte plus de 10 millions de turcs en-dessous du seuil de pauvreté.
Dix millions qui ne rêvent que de s’installer en Europe.
Egalement le grave problème qui oppose les Turcs aux Kurdes depuis des décennies.
Ces derniers tenteront d’échapper aux persécutions et aux massacres d’Erdogan en rejoignant l’Europe centrale, ce qui déplacerait ce conflit interne de la Turquie vers l’Europe.
Voilà donc le chantage auquel l’Europe est confrontée et il est impossible d’imaginer quel en sera l’issue, comment se jouera le final, car, si l’Union Européenne refuse l’adhésion de la Turquie, la suppression des visas pour les turcs et le versement des milliards, ce sera inévitablement l’invasion migratoire du côté des frontières turques et, de l’autre, la reprise intensive de la migration de centaines de milliers de migrants d’Afrique.
En conclusion : Nous sommes « foutus », l’Europe « est foutue », car la Turquie sera européenne et cela malgré notre ferme volonté et notre farouche opposition : Il ne peut en être autrement !
Je ne vois pas une autre alternative ?
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.http://by-jipp.blogspot.com/2019/08/leurope-prete-ceder-au-chantage-de-la.html#more

Richard Bastien, journaliste, économiste et ancien haut fonctionnaire, directeur de la Ligue catholique des droits de l’homme (Ottawa), ancien rédacteur en chef du magazine The Canadian Observer, il collabore à diverses revues américaines et canadiennes. Il vient de publier Le Crépuscule du matérialisme, sur les relations entre la foi et la science. La science peut-elle être un chemin vers Dieu ? Non, répondent des penseurs athées modernes, tels Michel Onfray, Richard Dawkins ou Yuval Noah Harari. Oui, répond ce livre, qui montre comment le monde contemporain en est venu à prétendre que science et foi chrétienne sont incompatibles, et comment le christianisme, loin d’avoir nui au développement de la pensée scientifique, l’a soutenue et encouragée. Richard Bastien appuie sa démonstration sur sa grande connaissance des intellectuels de langue anglaise, particulièrement américains, qui ont participé à la déconstruction de ce mythe de l’incompatibilité entre science et foi. Cet ouvrage reprend à son compte leur analyse : à savoir que la science ne comporte aucune vérité qui est contraire à la foi en Dieu. Seule une fausse philosophie des sciences qui masque un dogmatisme matérialiste peut lui être contraire. Et les progrès scientifiques des cent dernières années nous obligent à remettre en question le matérialisme scientifique, cette idée que tout est matière, que la matière est capable de se développer seule, sans intelligence créatrice.
L’auteur évoque notamment le lien entre science et beauté, à savoir l’argument du dessein intelligent.
L’argument du dessein intelligent part du constat que l’univers est caractérisé par une grande intelligibilité non seulement des choses qu’il contient, mais de leurs rapports. Les lois de la nature et, plus généralement, les modalités selon lesquelles les choses existent et coexistent, témoignent d’un ordre et d’une régularité qui ne peuvent que soulever l’admiration et l’étonnement. Ces lois et ces régularités, affirme-t-on, indiquent qu’il y a une intelligence qui sous-tend la nature : l’existence de lois présuppose celle d’un législateur ! […]
La forme ne naît pas de l’informe, et le chaos ne s’explique que par contraste avec la cohérence. Au contraire, les explications scientifiques nous révèlent un ordre qui existait déjà, bien qu’il eût échappé à notre perception.
https://www.lesalonbeige.fr/le-dessein-intelligent-montre-limpasse-du-materialisme/
«Nous ne sommes pas des esclaves» ou «des proies faciles» : plusieurs voix s’élèvent actuellement en Allemagne contre les violences émanant des migrants illégaux que subissent les femmes.
Se considérant comme des victimes de la politique migratoire, dans le cadre du mouvement #120dB les femmes en accusent les autorités européennes.Pas certain que la bien-pensance aime ce genre d'initiative.
http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/08/05/x-6168506.html

On savait, depuis le procès de Saddam Hussein, qu’il ne suffisait pas de changer de régime pour rendre la justice plus équitable en Irak. Jusqu’à présent, on ne s’en souciait guère, comme si le nouveau gouvernement, établi avec l’aide des Américains, avait droit d’office à l’indulgence internationale. Mais quand il s’agit de juger des djihadistes français et qu’ils peuvent être condamnés à mort, voilà que la conscience universelle se réveille. C’est ainsi qu’Agnès Callamard, rapporteur spécial de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, vient, dans un courrier de six pages, d’interpeller le gouvernement d’Édouard Philippe.
Dans un entretien au Figaro, elle dénonce le comportement de la France, qu’elle accuse d’« avoir bafoué les droits de l’homme et les conventions internationales ». Elle explique que « des personnes qui étaient détenues en Syrie […] ont été extradées en Irak où elles encourent la peine de mort grâce au soutien actif ou passif des autorités françaises ». Elle souligne l’hypocrisie de la France qui, en ne jugeant pas les accusés sur son territoire, accomplit une condamnation à mort « par procuration ».
Ces accusations, aussi excessives soient-elles, ne sont pas dénuées de fondement. Quand Jean-Yves Le Drian déclare, devant l’Assemblée nationale, que « contrairement à ce qu’ [il entend] ici et là, le procès est équitable », on se demande s’il sait vraiment comment l’on pratique la justice en Irak ou s’il se moque du monde. Il faut une certaine hypocrisie pour soutenir que « les adultes détenus en Irak doivent être jugés par la justice irakienne », dès lors qu’elle se déclare compétente, tout en précisant que « la France est opposée, par principe, en tout temps et en tout lieu, à la peine de mort ».
Mais, s’il est hypocrite, c’est surtout parce qu’il ne reconnaît pas que la France ne dispose pas des moyens juridiques pour juger, sur son territoire, ses ressortissants partis combattre en Irak ou en Syrie. Bien qu’ils aient délibérément trahi la France, qui est théoriquement en guerre contre le terrorisme, le gouvernement souhaite s’en débarrasser en respectant en apparence ses principes, en gardant les mains propres et en laissant à d’autres le soin de se salir.
Le courage et l’honnêteté voudraient que, comme en temps de guerre, des tribunaux, fussent-ils spéciaux, dans le respect des droits de la défense, jugent ces terroristes qui sont des ennemis de la France et leur appliquent des peines maximales et incompressibles. Il eût fallu aussi mettre au point des accords pour expulser les binationaux dans leur pays d’origine et déchoir les autres de la nationalité française pour crime de haute trahison.
Rien n’est plus odieux que ces Tartuffes des droits de l’homme qui sont plus soucieux des coupables que des victimes et jouent au « Monsieur Propre ». Leur costume d’« honnête homme » cache mal la réalité de leur cynisme et de leur lâcheté. Quand on pense que l’État a été condamné à verser 500 euros de dommages et intérêts à Salah Abdeslam, membre des commandos du 13 novembre 2015, sous prétexte que la vidéosurveillance portait une atteinte excessive à la vie privée de l’intéressé, on se demande si nos institutions ne marchent pas sur la tête !

Par Jean-Yves Le Gallou – Article initialement paru le 25 mai 2018. La France prend-elle exemple sur la Corée du Nord dans sa manière de traiter ses dissidents ? Si les camps de travail et les exécutions n’existent évidemment pas chez nous, il est malgré tout très inquiétant de constater une hystérisation du débat public et, plus inquiétant, un durcissement de la répression à l’encontre des dissidents.
Censure contre les Identitaires, agression de Robert Ménard minimisée, condamnation d’Eric Zemmour pour délit d’opinion, lutte de Kim Jong-Macron contre les « Fake news »… La France est en train de devenir la Corée de l’Ouest.
Un opposant politique molesté dans l’indifférence générale
Imaginez un opposant à un dirigeant quelconque, molesté par des élus et sympathisants de partis institutionnels alors qu’il se rendait à une réunion publique. Imaginez que des membres du parti au pouvoir aient relayé l’appel à manifester contre lui et soient présents lors de l’agression.
Imaginez que cet opposant, élu et personnage médiatique, soit jeté à terre et blessé.
Imaginez, enfin, que l’ensemble de la classe politico-médiatique du pays rechigne à soutenir cet opposant au pouvoir.
Si cela c’était passé en Russie, en Hongrie ou en Pologne, par exemple, le tollé en France aurait été général.
Robert Ménard n’a pas eu cette chance. Il n’a pas eu, non plus, la même chance que Nathalie Kosciusko-Morizet, qui avait eu le droit à un hommage national et à une couverture médiatique totale après une légère altercation sur un marché, présentée comme une agression violente.
Exemple parfait de ce traitement révoltant démontrant l’existence de la Corée de l’Ouest, cet article du Monde qui évoque un Robert Ménard « chahuté ».
Malgré plusieurs centaines de victimes d’islamistes, Zemmour condamné pour blasphème sur l’islam
Autre preuve que la France se transforme peu à peu en Corée de l’Ouest, la condamnation d’Eric Zemmour pour délit de blasphème. Dans la France de 2018, critiquer la religion de paix et d’amour vaut 5 000 €. Donner son avis sur la situation française et sur l’impact de l’immigration musulmane, alors que la France est en guerre contre le terrorisme islamiste, n’est toujours pas permis… à moins qu’on donne dans le « padamalgam » bien entendu !
« On reconnaît un régime totalitaire au fait qu’on ne sait pas si le danger vient d’en haut ou d’en bas »disait Soljenitsyne. Entre les kalachnikovs et les condamnations pour délit d’opinion, la Corée de l’Ouest répond parfaitement à cette définition. Et le sage russe n’avait pas manqué de prévenir : « Aujourd’hui les dissidents sont à l’Est, mais bientôt ils vont passer à l’Ouest. »
Censure d’Etat contre les patriotes
Dans la plus pure tradition totalitaire, l’Etat a décidé de jouer un rôle de plus en plus important dans la censure des contenus patriotes et identitaires sur internet. La censure des pages Facebook de Génération Identitaire après leur opération – inattaquable sur le plan juridique – Defend Europe en est un exemple flagrant.
Un préfet de la République – Frédéric Potier, délégué à la Dilcrah -, a confié à une entreprise privée – Facebook France -, dirigée par un autre préfet – Laurent Solly -, le soin de censurer une page sans procès ni recours.
De loin, le marché semble limpide, les GAFA, très critiqués en ce moment pour leur irrespect pour la confidentialité des données de leurs utilisateurs, se plient aux exigences des gouvernements afin de montrer leur bonne volonté. Payant très peu de taxes en Europe, ils négocient avec les gouvernements un pacte de troc : censure contre impôt.
Voilà comment la Corée de l’Ouest s’installe, lentement mais sûrement, par le biais de la plus totalitaire des actions : la censure.
La lutte contre les « Fake News »
Dans le même esprit, la Corée de l’Ouest entend indiquer quels sont les médias qu’il faut écouter et ceux qu’il faut mettre de côté. Certes, rien n’est imposé. Mais tout est fortement suggéré.
La volonté de punir judiciairement les fameuses « fake news », ce que je préfère appeler des « bobards », est d’ailleurs amusante puisque les premiers fournisseurs de bobards sont bien entendu les médias dominants ! Chaque année, la cérémonie des Bobards d’Or est là pour le rappeler !
Et leurs erreurs (volontaires ou non) sont bien évidemment infiniment plus dommageables que celles (bien rarement) diffusés par des médias alternatifs. D’abord parce que ces derniers n’ont pas les même moyens d’enquête, et encore moins les mêmes budgets. Mais surtout car l’audience des médias dominants est immense comparée à celle des médias alternatifs. Une désinformation de l’AFP est ainsi beaucoup plus grave qu’une approximation de RussiaToday ou de Breizh-Info par exemple.
Et pourtant, ce sont bien les médias alternatifs qui sont visés.
Désormais, Facebook propose des liens alternatifs lorsque son algorithme détecte qu’une information pourrait être fausse ou émane d’un média alternatif.
Et ce fameux algorithme de Facebook ne s’arrête pas là puisque certains contenus émanant de médias alternatifs apparaitront moins dans les fils d’actualité de ceux qui, pourtant, les suivent.
80 km/h : l’unanimisme des médias
Une illustration aussi amusante qu’effrayante de la mise en place de la Corée de l’Ouest, c’est l’unanimisme des médias sur des décisions gouvernementales contestables. Exemple avec la future modification de la vitesse maximum autorisée sur les routes départementales. Quasiment toutes les rédactions françaises ont décidé de reprendre les mêmes éléments de langage pour minimiser l’impact de cette mesure.
On pourrait penser que c’est un sujet anecdotique mais il s’agit en fait d’un signal clair que l’unanimisme médiatique atteint des proportions inquiétantes.
Orwell en rêvait, la France – bientôt Corée de l’Ouest – est en train de le réaliser !
Jean-Yves Le Gallou 14/08/2019
Crédit photo : Montage réalisé par Polémia – Sources : Drapeau de la Corée du nord, domaine public / Emmanuel Macron en Russie [CC BY 4.0], via le site du Kremlin / Kim Jong-un [CC BY-SA 2.0], via Wikipédia