Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

actualité - Page 2308

  • [RussEurope-en-Exil] Biarritz : qui se soucie encore du G-7 ? par Jacques Sapir

    Aucune description de photo disponible.
     
    Biarritz sera donc, à en croire les médias français, le centre du monde, à l’occasion du G7 de ce week-end (24 – 26 août).
    Un sommet qui est placé, officiellement, sous le signe des inégalités, mais qui évoquera aussi les sujets qui fâchent : de la taxe GAFA sur laquelle les Français et les Britanniques – pour une fois unis – s’opposent aux Américains, à l’environnement, en passant par le conflit commercial qui oppose les Etats-Unis à la Chine.
    Mais ce G-7 sera-t-il à la hauteur des enjeux ?
    On peut en douter.
    De plus, est-il vraiment le « club » des pays les plus riches et les plus puissants qu’il prétend être depuis le début en 1975, ou n’est-il pas déjà dépassé par d’autres institutions ?
    Le G-7, ordre du jour officiel et officieux
    La réunion du G-7 qui se tiendra donc à Biarritz, en état de siège, attire tant les journalistes que les « altermondialistes ».
    Officiellement, les décisions attendues concernent la réduction des inégalités, un sujet sur lequel on peut attendre beaucoup de belles paroles et très peu d’actes concrets.
    La question de l’environnement tout comme celle des négociations commerciales et du rôle du multilatéralisme, seront nécessairement évoquées.
    On sait que, sur ce point les opinions des Etats-Unis et des autres pays divergent de manières importantes.
    On peut aussi penser que certaines questions, qui ne sont pas explicitement à l’ordre du jour seront abordées : l’instrumentalisation des échanges en dollars à des fins politiques par les Etats-Unis est un problème majeur de même que les risques grandissants de récession et de crise mondiale.
    Cette réunion du G-7 sera donc certainement l’occasion d’étaler certaines divergences.
    On peut penser à l’Iran, sujet sur lequel la France, l’Allemagne, mais aussi le Japon, sont en désaccord avec les Etats-Unis, mais aussi à la question des négociations commerciales.
    Les Etats-Unis ont clairement exprimé leur insatisfaction avec des négociations multilatérales.
    Les pays de l’Union européenne y sont, à tort ou à raison, plus attachés.
    La question de la présence des Etats-Unis au sein de l’OMC est donc posée ; il s’agit effectivement d’une question centrale.
    Donald Trump a clairement dit qu’il ne considérait plus les organisations multilatérales comme efficaces, du moins du point de vue des Etats-Unis.
    Cette question va figurer naturellement dans les discussions du G-7, et donc celle d’une possible réforme de l’OMC.
    Mais, la capacité de cette institution à se faire entendre de l’OMC est aujourd’hui bien plus réduite qu’elle ne l’était il y a dix ou quinze ans.
    Enfin, la question des relations avec la Chine et du conflit commercial qui oppose les Etats-Unis à ce pays devrait être évoqué.
    Mais, là, une unanimité de façade pourrait être maintenue car, pour des raisons différentes, tout le monde s’accordera pour condamner par avance une intervention directe de Beijing dans la crise
    politique de Hong-Kong, même si ce sera avec beaucoup d’hypocrisie.
    La “danse du ventre” d’Emmanuel MacronEmmanuel Macron, qui se trouve être cette année le Président du G-7, est conscient que l’influence de ce dernier s’est beaucoup réduite depuis les dix dernières années. 
    Rappelons que le G-7 est l’héritier lointain du G-5, qui avait été constitué pour tenter de coordonner les politiques monétaires des principales puissances occidentales à la suite de la dissolution en 1973 des accords de Bretton Woods. 
    A l’origine, Il s’agit d’une idée du président Giscard d’Estaing (1974-1981). Le G7 a été chargé de coordonner les mouvements monétaires alors que les taux de change sont devenus flexibles. 
    Appelé d’abord de façon informelle le G-5, puis provisoirement G6 lors de sa création officielle en 1975, et devenu ensuite le G-7 avec l’intégration du Canada en 1976, son influence s’est bientôt étendue à d’autres aspects de l’économie que les simples problèmes monétaires. 
    Le G-7 a eu, à la fin du XXème siècle un rôle dominant dans l’économie mondiale. 
    Ce n’est plus le cas aujourd’hui. 
    Il est clairement distancé par les BRICS qui sont un forum rassemblant les pays émergents. L’expulsion de la Russie du G-8 en 2014, une expulsion qui est aujourd’hui regrettée tant par les dirigeants japonais et italiens que par Donald Trump a certainement aggravé son déclin. 
    D’ailleurs, si on calcule en PPA, la part du G-7 dans le PIB mondial est aujourd’hui inférieure à celle des BRICS.
    Graphique 1
     
    Source: FMI
    Il est évident que la proposition d’Emmanuel Macron d’inviter d’autres pays, comme l’Australie, l’Inde, l’Afrique du Sud et le Chili, correspond à la reconnaissance de cet état de fait. 
    Mais, il faut ici noter que la Chine et de la Russie, dont le rôle est pourtant majeur, ne sont pas invitées. 
    Cette invitation a donc a pour but de masquer la perte d’influence et de prestige du G-7 par rapport au G-20. 
    C’est une proposition de pure forme, qui n’a pas d’autre but que de tenter de briser le front des pays émergents. 
    Comme de nombreuses initiatives d’Emmanuel Macron, cette proposition sera certainement un échec politique.
    G-7 ou G-20 ?
    Il est clair aujourd’hui que tout club fermé des pays riches n’a plus aucune légitimité pour prendre voire simplement pour proposer des décisions à l’ensemble des pays émergents. 
    Les Etats-Unis, eux, l’ont d’ailleurs compris qui veulent inviter à nouveau la Russie à participer au G-7. 
    Mais il est peu probable que la Russie accepte. 
    Elle sait très bien que le G-7 est une institution en fin de vie. 
    Le G-7 est ainsi dépassé par les BRICS non seulement en pourcentage du PIB mondial, mais aussi en pourcentage des investissements fait dans le monde.
    Graphique 2
     
    Source: FMI
    Cela traduit non seulement la montée en puissance des investissements chinois, indiens et russes, mais aussi le ralentissement importants des investissements faits dans les pays du G-7, qu’il s’agisse des investissements allemands ou américains. 
    Là encore, on peut voir que, jusqu’en 2000, les pays du G-7 réalisaient environ 60% de l’investissement mondial. 
    Le tournant date donc du XXIème siècle. Les pays émergents ont augmenté de manière importante leur part dans les investissements. 
    Ils ont rattrapé les pays du G-7 en 2009, et ils les ont dépassé.
    De fait, une comparaison du G-20 avec le G-7 montre bien que le premier a pris le pas sur le second. C’est donc le G-20 qui est devenu la véritable instance mondiale qui compte. 
    Et cela se vérifie quand on compare le poids du G-7 à celui du G-20.
    Graphique 3
     
    Le G-20 pèse actuellement 73,6% du PIB mondial. 
    Il associe le G-7, l’Union Européenne, les BRICS et d’autres grands pays émergents. 
    C’est cet ensemble qui est le plus pertinent sur le plan économique.
    Nous vivons donc la fin de l’occidentalisation du monde, une situation qui a correspondu de la fin du XVIIIème siècle à la fin du XXème siècle. 
    Ceci doit être actée. 
    C’est pourquoi, comme on l’a dit, la Russie ne tient pas particulièrement à revenir au G-7. 
    Le centre de gravité de l’économie mondiale n’est plus l’océan atlantique. 
    Il s’est déplacé en Asie avec la Chine, 2ème économie mondiale voire même ma 1ère si l’on calcule en Parité de Pouvoir d’Achat, et interlocutrice directe des Etats-Unis. 
    Sans parler de l’Inde, qui elle aussi monte en puissance et pointe désormais à la 5ème place. 
    C’est pourquoi la réunion du G-7 de Biarritz n’est plus en mesure de décider pour le monde, quoi que disent ou quoi que pensent les journalistes des grands médias français.
    L’insignifiance du G-7
    Les pays du G-7, depuis l’exemple du sommet qui s’était tenu au Canada en 2018, ont mesuré ce qu’il couterait d’étaler au grand jour leurs divergences. 
    Dans le même temps, jamais ces dernières n’ont été aussi importantes, et surtout semblent aussi irrémédiables et irréconciliables. 
    Alors, on ne peut exclure un échec ouvert. 
    Mais, il est plus probable que les diplomates trouveront quelques belles formules creuses et ronflantes qui proclameront que le «club » fonctionne toujours quand bien même il est patent et reconnu que ce club est paralysé et, surtout, qu’il n’a plus l’importance qu’il pouvait avoir il y a 20 ans.
    les-crises

    http://by-jipp.blogspot.com/2019/08/russeurope-en-exil-biarritz-qui-se.html

  • La France, en accueillant 150 réfugiés de l’Ocean Viking, se soumet une fois de plus !

    migrants.jpg

    Loin d’agir, la France, qui devrait donner l’exemple, subit. Elle se soumet, quitte à préférer les migrants à ses propres ressortissants.

    Les 356 migrants de l’Ocean Viking ont été débarqués, vendredi soir, par groupes de quinze, sur des bateaux militaires maltais. Ils doivent être répartis entre la France, l’Allemagne, l’Irlande, le Luxembourg, le Portugal et la Roumanie, la France prenant en charge la plus grande part, avec cent-cinquante personnes. Faut-il se réjouir de ce geste « humanitaire » ou y voir l’acceptation résignée d’une situation contre laquelle on ne fait rien ?

    D’un côté, ceux qui sont présentés comme les « bons ». SOS Méditerranée et Médecins sans frontières ont affrété l’Ocean Viking, successeur de l’Aquarius, qui avait dû cesser ses opérations en décembre 2018. Le navire a recueilli, au large de la Libye, 356 personnes entre le 9 et le 12 août. Majoritairement, des hommes âgés de 15 à 25 ans. Quatre femmes seulement et une centaine de mineurs, la plupart non accompagnés comme le rapporte Le Figaro. Ils viendraient principalement du Soudan. Selon les équipes médicales à bord, ils auraient subi en Libye des traitements inhumains : brûlures, chocs électriques, viols, tortures…

    De l’autre, les « mauvais », selon la conscience universelle : ceux qui pensent qu’une fois encore, plusieurs pays européens, notamment la France, cèdent, au nom de la solidarité, à un phénomène migratoire qu’ils ne cherchent pas à combattre. Deux ou trois cents migrants supplémentaires, ce n’est en soi pas grand-chose, l’Europe est capable de les absorber, entend-on. Mais les petits ruisseaux font les grandes rivières. Quand des centaines s’ajoutent à d’autres centaines, des centaines aux milliers, des milliers aux dizaines de milliers, cela finit par faire beaucoup de monde. D’autant plus qu’ils émigrent avec une culture différente.

    Le pire, c’est qu’en accueillant ces réfugiés, fût-ce après des négociations, les pays européens concernés s’abstiennent de lutter contre les causes véritables de cet exode : ils ouvrent les vannes, encouragent les passeurs à poursuivre leur infâme trafic et les ONG à en être les complices objectifs. Sans compter l’hypocrisie du gouvernement français, qui refuse de voir les navires accoster sur son territoire, mais accueille systématiquement une partie des réfugiés.

    Personne ne se demande pourquoi ces migrants sont principalement des hommes jeunes, pourquoi les femmes sont si peu nombreuses, pourquoi les mineurs non accompagnés affluent. Il est difficile de croire qu’ils fuient tous la guerre. Serait-ce le cas, pourquoi les dirigeants européens ne mettent-ils pas plus d’ardeur à faire cesser ces conflits, souvent ethniques et religieux, comme s’ils trouvaient leur intérêt dans ce trafic ? Pourquoi ne se lancent-ils pas dans une politique d’entraide et de coopération plus efficace avec les pays africains ? Par crainte de se voir accuser de néocolonialisme ?

    Loin d’agir, la France, qui devrait donner l’exemple, subit. Elle se soumet, quitte à préférer les migrants à ses propres ressortissants. Ceux qui acceptent de subir et de se soumettre ne méritent pas de gouverner la France. La responsabilité de protéger qui appartient à l’État commence par la protection des Français.Philippe Kerlouan 

    https://www.bvoltaire.fr/la-france-en-accueillant-150-refugies-de-locean-viking-se-soumet-une-fois-de-plus/

  • Amazonie : “notre maison brûle”…vraiment ?

    capture-decran-2019-08-24-a-16-37-09.png

    Les canicules étant passées, il fallait un sujet pour maintenir l’attention sur le sauvetage de la Planète. Un simple tweet a suffit à Emmanuel Macron pour relancer la machine : « Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20 % de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. ». Le Président Bolsonaro s’est évidemment défendu, dénonçant l’instrumentalisation d’un problème interne au Brésil et aux autres pays amazoniens.

    Qui a raison, qui a tort dans cette affaire ? Un article sorti le 21 Août sur le site Earth Observatoryde la NASA, fait le point sur l’évolution des feux de forêt dans le monde. Il s’appuie pour cela sur les observations faites par les satellites équipés du spectroradiomètre imageur MODIS. Cet appareil permet, entre autre, d’observer la survenue des feux de forêt, qu’ils soient d’origine humaine ou naturelle. Les observations des feux par satellite ont commencé dans les années 80.
    Selon cet article, il apparaît clairement que le continent des feux n’est pas l’Amérique du Sud, mais l’Afrique. Durant une journée moyenne d’un mois d’août, le satellite observe 10.000 incendies sur toute la planète et 70 % d’entre eux sont déclenchés en Afrique. En Afrique la saison des feux s’étale d’août à septembre et sa prédominance dans ce domaine est régulière d’une année à l’autre. Concernant l’Amérique du Sud et l’Asie équatoriale, la saison des feux est moins marquée, et leur sévérité est souvent liée aux phénomènes naturels El Niño et La Niña.

    L’article rapporte aussi qu’une des choses les plus intéressantes qui est observée, c’est la décroissance du nombre total de kilomètres carrés qui brûlent chaque année. Entre 2003 et 2019, ce nombre a chuté de 25 %. Voici donc une idée de plus, propagée par les ONG écologistes qui tombe à l’eau, si j’ose dire : le réchauffement climatique n’entraîne pas d’augmentation des surfaces brûlées et pour reprendre le tweet d’Emmanuel Macron, notre maison ne brûle pas littéralement, mais elle se porte de mieux en mieux concernant les feux de forêt. Ce sont les observations qui le disent.

    Un bémol toutefois, le scientifique Niels Andela explique cela par le fait qu’en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, les savanes et les terres riches sont transformées en exploitations agricoles et plutôt que d’utiliser le feux pour conquérir des terres, les hommes utilisent de plus en plus des machines.
    Pour en revenir à l’Amazonie, un autre article de la NASA sorti le 22 août indique qu’à la date du 16 Août, le total des feux détectés en Amazonie est dans la moyenne des 15 dernières années, et selon Martine Droulers, chercheuse émérite au CNRS interviewée par le Nouvel Obs le 23/08, il y a 20 ans ont y observait beaucoup plus de feux de forêt qu’aujourd’hui, car on était alors en phase d’ouverture de l’Amazonie. Enfin, selon l’institut brésilien INPE, la déforestation a diminué de 73 % entre 2004 et 2018 au Brésil.

    Quand Monsieur Bolsonaro évoque la désinformation, dans sa défense, il a donc bien raison car les faits parlent pour lui. Pour le reste, je vous laisse juge de la crédibilité des propos de notre Président.

    Marc Le Menn

    https://www.bvoltaire.fr/amazonie-notre-maison-brule-vraiment/

  • Faillite imminente de General Electric, l’entreprise à qui Macron a vendu Alstom

    « Expert en comptabilité frauduleuse, Harry Markopolos est le lanceur d’alerte qui a révélé l’affaire Madoff.Aujourd’hui, il annonce la faillite imminente de General Electric, l’entreprise qui a racheté Alstom avec l’aide d’Emmanuel Macron ; l’entreprise américaine qui, depuis, contrôle notre « indépendance » nucléaire.
    Harry Markopolos est un commissaire aux comptes américain à la réputation bien établie. Pendant neuf ans, il alerta la Commission des Opérations de Bourse de Wall Street au sujet de ce qui allait devenir l’affaire Madoff, la plus grande escroquerie jamais réalisée à Wall Street. La Commission a ignoré ses conclusions. 
    Bernard Madoff était entre autres le président de la deuxième bourse de New York après Wall Street. Lorsque les propres fils de Madoff ont alerté le FBI, il fallait se rendre à l’évidence : Bernard Madoff avait escroqué de plus de 64 milliards de dollars des investisseurs aussi cupides que naïfs. Son arnaque était vieille comme un roman de Dickens. Elle a été rendue célèbre par un escroc notoire, Charles Ponzi ; il lui a d’ailleurs depuis donné son nom. L’arnaque de Ponzi consiste ni plus ni moins à faire ce que font toutes les banques privées : Proposer un taux attractif de rémunération du capital… et espérer que les clients ne réclament pas tous en même temps leur argent. Les investissements des derniers paient les revenus des investissements des premiers. Bernard Madoff fut arrêté et condamné à 150 de prison. Son propre fils se suicidera ainsi qu’un de ses partenaires français, ex-PDG de la filiale américaine du Crédit Lyonnais, René-Thierry Magon de La Villehuchet.
    Aujourd’hui Harry Markopolos alerte sur une autre escroquerie : les comptes falsifiés de General Electric.
    Il s’agirait d’une escroquerie encore plus grande que celle qui a mené à la faillite d’Enron, la plus grosse société américaine à l’époque. Elle porterait sur 38 milliards de dollars. Harry Markopolos prévoit que la firme américaine dépose son bilan au plus tard en 2020.
    Pourquoi cette faillite nous concerne tous ? Parce que General Electric a racheté Alstom dans des conditions plus que discutables. Il suffit d’écouter Frédéric Pierucci ou Arnaud de Montebourg pour comprendre l’arnaque.
    Mais surtout il est important de réaliser qu’une grande partie de feu notre « indépendance » nucléaire dépend aujourd’hui de General Electric.
    Bruno Lemaire serait bien inspiré de profiter du besoin en liquidités de l’entreprise General Electric pour faire une offre de rachat d’Alstom afin de retrouver la maîtrise de nos centrales nucléaires, de nos sous-marins nucléaires, de notre fameux porte-avion à propulsion nucléaire, le très mal-nommé Charles de Gaulle.
    Quand les Américains découvrent l’intérêt d’une sécurité sociale publique
    Les Américains ont pris l’habitude d’apprendre que leurs plus importantes entreprises ont des comptes falsifiés comme ce fut le cas pour Enron, Worldcom, Lehman Brothers ou encore la société de Jeffrey Epstein tout récemment.
    Dans un rapport disponible en ligneHarry Markopolos se veut encore plus alarmant : « En fait, la fraude comptable de 38 milliards de dollars de General Electric (GE) représente plus de 40% de la capitalisation boursière de GE, ce qui la rend bien plus grave que les fraudes comptables d’Enron ou de WorldCom. »
    Comme son nom ne l’indique pas, General Electric (GE) vend aussi des assurances santé. Et c’est cette unité qui risque de faire couler l’entreprise. 8 contrats de couverture d’assurance médicale longue durée représentent au moins 95% du déficit. Et Harry Markopolos est catégorique : « Soit ces 8 compagnies d’assurances ont déposé de faux bilans, soit le bilan financier de GE a été falsifié. » ERAC est l’une des sociétés d’assurance médicale de GE Capital, celle qui enregistre les pertes les plus importantes. 
    L’âge moyen de ses souscripteurs est de 75 ans. GE a alloué une réserve de 15 milliards de dollars pour faire face aux demandes de remboursement de soins médicaux. Malheureusement, la tranche d’âge des 76/80 ans devrait afficher une augmentation de 77% de la demande de remboursements des frais médicaux. Les pertes de GE devraient alors connaître une croissance exponentielle, de l’ordre de 750% à 1 000%.
    En fait, GE aurait besoin de 29 milliards de dollars pour couvrir ces pertes, dont 18,5 milliards immédiatement. Or GE manque cruellement de liquidités ; ils avouaient posséder 495 millions de dollars en 2018. Et ils ont déjà dû demander une dérogation spéciale du Kansas Insurance Department (KID) pour pouvoir financer sur 7 ans la réserve supplémentaire de 15 milliards de dollars.Et, d’après les équipes de Harry Markopolos, cette réserve supplémentaire ne sera pas suffisante pour éviter la faillite ».
    Yamine BoudemaghLe Club de Mediapart, le 22 août 2019

    http://by-jipp.blogspot.com/2019/08/faillite-imminente-de-general-electric.html

  • Macron ? C'est "le coup de com' " permanent !

    L'Amazonie brûle ? C'est évidemment un désastre, une tragédie catastrophique pour tout être humain qui a deux sous de jugeotte, pour tout Homme qui aime, admire et respecte la Création, dont Chateaubriand disait "La Création est la visibilté de Dieu"...

    Que fait Macron ?

    Il commence par donner très maladroitement le bâton pour se faire battre, et méprise le président Brésilien, très certainement plus que critiquable (voir le "point" ci-après) comme il a traité de lépreux les dirigeants européens hostiles à l'invasion des "migrants", s'attirant en guise de réponse l'accusation - fondée, sur la forme - de "colonialisme"...

    Mais, surtout, il proclame cyniquement qu'il va, du coup, s'opposer au Traité d'échange avec le Mercosur - un mauvais Traité, que nous refusons - alors même qu'il vient... de laisser passer le CETA !

    Plus contradictoire, plus cynique, plus manipulateur que ça, tu meurs !

    "Populo gobe tout !", disait Maurras. Or, il se trouve que, là, c'est quand même tellement gros qu'il n'est pas sûr que "populo" le gobe, ce "coup de com' "... 

    Le point sur le désastre qui nous touche tous, qui touche toute l'humanité, avec Paulo Moutinho, chercheur, interrogé par Jordi Miro... (source : AFP

    Amazonie en feu : un chercheur pointe du doigt la déforestation

    La forêt amazonienne brûle depuis 3 semaines. Les départs de feu ont augmenté de 83%. Selon un chercheur brésilien, ces incendies ont une origine humaine. Entre janvier et août, 72.843 départs de feu ont été enregistrés dans le pays, contre 39.759 sur la totalité de l'année 2018.

    La hausse dramatique du nombre d'incendies en Amazonie brésilienne est avant tout causée par la progression de la déforestation, explique à l'AFP Paulo Moutinho, chercheur à l'Institut de recherche environnementale sur l'Amazonie (IPAM). 

    Le chercheur remet en cause l'argument du gouvernement du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, qui soutient que cette augmentation du nombre d'incendies est due à la sécheresse, habituelle en cette période de l'année. 

    •Le ministre brésilien de l'Environnement, Ricardo Salles, a affirmé que la hausse du nombre d'incendies en Amazonie était due au "temps sec, au vent et à la chaleur". Qu'en est-il ?

    "La déforestation explique la majorité des incendies. Historiquement, ils sont liés à l'avancée de la déforestation, conjuguée à des périodes de saison sèche intense. Mais en 2019 nous n'avons pas une sécheresse aussi sévère que lors des années précédentes, or il y une hausse substantielle des incendies. Tout indique donc que la saison sèche n'est pas du tout le facteur prédominant. S'il y avait eu plus de sécheresse, cela aurait été bien pire."

    •Qu'est-ce qui provoque ces incendies ?

     "Les incendies ont toujours eu une origine humaine, le feu est utilisé pour nettoyer des zones déjà déforestées, pour ouvrir des pistes ou pour préparer des terres à la culture. Le manque de prévention fait que ces incendies se propagent à des zones plus sèches qui n'étaient pas destinées à être brûlées. Très souvent, la pluie les éteint ou ils finissent pas rencontrer des barrières de végétation plus denses et plus humides et s'éteignent d'eux-mêmes."

    •Combien de temps faut-il pour récupérer ces zones ?

    "En Amazonie, les flammes agissent au niveau du sol, mais cela suffit pour provoquer la mort d'arbres très grands, jusqu'à deux ans après l'incendie. Les arbres morts perdent leurs feuilles, cela entraîne une pénétration plus grande du soleil dans la forêt, la végétation devient alors plus inflammable. S'il n'y a pas de nouveaux incendies, plusieurs décennies seront nécessaires pour retrouver la même densité (de végétation). Dans certaines régions, les zones dévastées sont envahies par d'autres espèces typiques de zones plus sèches, comme celles du Cerrado (la savane brésilienne)."

    •Quelles sont les conséquences de ces incendies ?

     "Il y a d'abord une perte de la biodiversité et de la fonction de la forêt, celle de fournir des nuages à l'atmosphère pour produire la pluie. En outre, les fumées au-dessus des villes amazoniennes ont de graves conséquences sur la santé, provoque de sérieux problèmes respiratoires. Et cela se traduit en dommages économiques".

    •La politique du président Jair Bolsonaro encourage-t-elle les incendies ?

     "Je n'ai pas de données pour répondre à cela (...) Je peux dire que le problème est très sérieux et que le gouvernement devrait lancer immédiatement une campagne de contrôle et de prévention de la déforestation. Cette progression doit cesser. L'occupation illégale de terres publiques signifie un vol pour tous les Brésiliens. Dans la majorité des cas, la déforestation permet de spéculer en revendant les terres plus tard".

    •A combien est estimée la déforestation de l'Amazonie aujourd'hui ?

    "La zone du bassin amazonien (au Brésil et dans d'autres pays) qui a été déforestée est équivalente à la surface du territoire français. Cela représente environ 20%. Il en reste encore 80%. Nous avons encore le temps d'éviter un effondrement fonctionnel de la forêt, mais la solution doit être rapide. Il faut prendre en compte également le fait que la dégradation de la forêt ne vient pas seulement de la déforestation. Il y aussi les effets du changement climatique, des phénomènes toujours plus fréquents tels que "El Niño", qui apportent beaucoup de sécheresse en Amazonie". 

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/08/24/macron-c-est-le-coup-de-com-permanent-6171629.html

  • La France est-elle de moins en moins intelligente ?

    ENA-300x150.jpgEn dépit d’éventuelles apparences, cet article est sans lien avec la conférence de presse de E. Macron de ce 25 avril 2019. E. Macron, parfait produit et agent du système, est simplement le révélateur d’un certain abaissement collectif de l’intellection occidentale qui a commencé il y a bien longtemps. Et son idée, toute symbolique, et encore floue, de supprimer l’ENA ne sera pas en soi suffisante.
    Il y a quelques mois plusieurs médias, dont quelques uns de bon niveau, débattaient de la question de l’abaissement du QI, mesuré, selon certaines études académiques, dans les écoles. Les causes en seraient environnementales, consuméristes, génétiques, médicales, sociologiques . Vraie ou fausse la démonstration inquiète ; mais moins toutefois que les autres menaces, bien réelles sur l’intelligence. Si pour Teilhard de Chardin (Le phénomène humain) le monde en général, et l’homme en particulier, évoluent vers toujours vers plus de perfectionnement (une sorte de création permanente dans le projet divin), les paléontologues sont moins optimistes qui nous disent que l’homme de Cro-Magnon, obligé de résoudre en permanence bien plus de problèmes importants que chacun d’entre nous, aurait eu plus de capacités et d’aptitudes intellectuelles . Tant sa capacité céphalique supérieure que ce que l’on comprend de ses circonvolutions cérébrales le feraient croire.
    Mais il y a bien pire que la dégradation possible du  »hardware » cérébral : celle de son  »software ». C’est à dire la façon que nous avons, individuellement ou collectivement, de réfléchir et de décider. Qu’on ne se méprenne pas sur ma démarche : il m’a fallu de très longues années de recherche, d’enseignement, de pratique, d’expériences (parfois cuisantes), d’observation et de réflexion pour aboutir à cette conclusion. De plus je suis bien loin d’être le plus compétent à exprimer cette idée.
    La première cause de la régression intellectuelle c’est le système éducatif : non pas par la faute des enseignants qui font de leur mieux dans un cadre difficile, tendu ou coercitif, mais en raison des normes éducatives, imprégnées d’idéologies désastreuses : le pégagogisme, le relativisme, le superficialisme, l’internationalisme, l’utilitarisme professionnel, le technologisme, la négation du réel et de l’histoire. Ils sont nombreux ceux qui ont dénoncé cette décadence, de Jacqueline de Romilly à Brigehlli, de Michéa à Antoine Prost, sans oublier les enquêtes sur la baisse du niveau des élèves, PISA et Pirls. Mais ce qui parait être le plus grave ce n’est pas tant la baisse cognitive, aisément mesurable, que la baisse  »intellective » non-étalonnable . Du Moyen Age, héritier de l’Antiquité, jusqu’au XIXe siècle, la base pédagogique se fondait essentiellement sur les disciplines du trivium et du quadrivium . Ces disciplines de base comportaient la grammaire, la dialectique (aristotélicienne, et donc la sémantique), et la rhétorique. Maîtriser le sens des concepts et des mots, et la façon de les associer logiquement selon la méthode de raisonnement de Descartes (ou encore de Spinoza, Stuart Mill). Rien de tout ceci n’est plus enseigné, même pas dans les facultés de droit, ni même désormais -nous dit un haut magistrat- à l’ENM qui privilégie à présent le  »technico-juridisme » au détriment de  »l’intelligence, le doute, l’humanité, l’écoute… » Supprimer l’ENA et l’ENM ne seraient pas, en soi, la solution : mais les réformer pour y privilégier le sens critique, l’observation du réel, le raisonnement (personnel), le sens du bien commun, la créativité seraient les urgences. On pourrait ajouter que le passage par l’ENA devrait interdirait aux serviteurs de l’état de faire de la politique ce qui conduit inévitablement au conflit d’intérêts, au carriérisme. Et que l’ENM n’accueillerait que des avocats ayant 20 ans de barre ; et que ces derniers devraient faire un stage de deux ans en tribunal avant d’exercer l’avocature. En définitive ce sont tous les concours de recrutement et l’accès aux postes de responsabilités qui sont à révolutionner tant la France est seule à les pratiquer avec les lamentables résultats que l’on voit.
    Mais le contexte social est aussi en cause :  »Comment sommes nous devenus si cons ? » s’interroge de façon crue le linguiste Bentolila. Citons le :  »Nous sommes devenus cons parce que nous avons renoncé à cultiver notre intelligence commune comme on cultive un champ pour nourrir les siens. Oubliés le questionnement ferme, le raisonnement rigoureux, la réfutation exigeante ; toutes activités tenues pour ringardes et terriblement ennuyeuses. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : nous sommes devenus – parents, enseignants, politiques – incapables de mener les batailles nécessaires : celles dont on accepte de ne pas voir l’issue, en étant heureux que d’autres – nos élèves, nos enfants, nos rivaux d’aujourd’hui – les poursuivent parce qu’elles sont essentielles. Du  » à quoi bon !  » au  » après moi le déluge !  » il n’y a qu’un pas que nous franchissons chaque jour allégrement en nous vautrant dans la prévisibilité d’un audiovisuel débile, en nous abandonnant à l’aléatoire dangereux du web, en acceptant que notre école devienne une machine de reproduction sociale, en tolérant que nos politiques insultent quotidiennement notre intelligence, en laissant enfin abîmer le sacré jusqu’à en faire un masque hideux. Et nous livrons ainsi nos propres enfants à l’inculture et à la crédulité »… La plupart des médias, préoccupés des intérêts de leurs maîtres financiers, ou de l’audimat (ce qui est la même chose), entretiennent cet abaissement généralisé.
    Enfin il y a, dans les services publics et les entreprises, des structures décisionnaires qui pratiquent des processus de travail et de décision, archaïques et très contre-productifs, ainsi que l’expliquait Michel Crozier (La crise de l’intelligence).
    Il est certain que  »l’esprit soixante-huitard », les apories de la prétentieuse prétendue  »french theory » , les déconstructivismes et contextualismes fumeux, d’Althusser, Beauvoir, Derrida, Foucault, Lacan, ont engendré, par un effet de meute, une pensée unique, autarcique et stérile, quand elle n’est pas menaçante. Quand elle n’a pas suscité aussi sa police de la pensée, une inquisition avec procès d’intention, précédant le bûcher médiatique et éditorial, que les plus obscurs zélateurs traduisent par de simples invectives allant du :  »facho ! » (indémodable depuis 50 ans), au plus récents mais tout aussi intolérants, diffamatoires, creux et dangereux, issus du phobophobisme : (euro- xéno- homo-) ou les grands classiques en  »isme » (rac-,popul-, national-, protectionn-). Une pensée rétrécie au slogan. Et des attaques ad hominem qui traduisent la faiblesse et la lâcheté.
    Pourtant la planète, l’Europe, la nation, demeurent affrontées à des questions majeures rémanentes et, à présent, urgentes et nouvelles, dont la solution exige que l’intelligence les aborde et les résolve de façon rationnelle, pénétrante, généreuse et vigoureuse. En plus des problèmes politiques économiques et sociaux traditionnels, en effet, nos sociétés sont, à présent confrontées à des questions graves et urgentes : comment organiser les territoires et les droits des peuples qui y vivent ? Peut-on laisser faire tout ce que la technique rend possible ? La surpopulation planétaire, les migrations de masse, le gigantisme urbain, la sur-pollution, l’épuisement des ressources naturelles, le mondialisme, la spéculation commerciale, sociale, financière, le transhumanisme…
    Développer la planète et l’humanité a demandé des siècles de progrès incessants de l’intelligence et des sciences . Désormais, au moment où l’intelligence recule, n’est-il pas temps de se demander comment redevenir intelligents ? Et comment valoriser cette intelligence retrouvée ? Certainement avant tout en respectant le sens des mots de même que les mathématiciens respectent les valeurs des chiffres. La querelle des universaux fait rage depuis 2500 ans et recommence perpétuellement. Pourtant Platon (et aussi Confucius à 8 000 km) l’avaient – pensait-on – tranchée une bonne fois, il y a 25 siècles : ne pas respecter le sens des mots accroît les malheurs du monde. Encore faut-il commencer à réhabiliter ce sens des mots : qu’est ce qu’une nation ? Le vivre ensemble ? Qu’est-ce que l’économie, la monnaie, la finance, l’entreprise, ? Qu’est-ce que la famille, l’instruction, la science ? Qu’est-ce que la démocratie ?
    Inversement, retrouver et respecter le sens des mots et des réalités qu’ils définissent ne pourrait-il pas rendre possible le bonheur du monde ?

    http://reveil-francais.fr/2019/05/la-france-est-elle-de-moins-en-moins-intelligente/

  • Autriche. Terrifiant : Près des deux tiers des meurtres sont commis par des étrangers

    Au moins 35 meurtres ont déjà été commis en Autriche cette année.
    Particulièrement choquant : dans 22 cas, les auteurs ont un passé migratoire avéré.
    Si l'on inclut le nombre de cas non signalés pour lesquels il n'existe pas d'informations plus précises sur l'auteur de l'infraction, on peut constater : Les deux tiers des meurtres en Autriche sont commis par des personnes d'origine étrangère.
    Le Ministère fédéral de l'Intérieur (BMI) n'a pas voulu commenter l'exhaustivité de cette liste. 
    Ainsi, il pourrait y avoir un nombre de meurtres plus élevé, qui n'ont jamais été publiés pour des "raisons d'enquête". 
    Nous avons appris que les statistiques officielles ne seront publiées que l'année prochaine.
    [...]
    (Traduction libre Christian Hofer pour lesobservateurs.ch )
    Wochenblick.at
    http://by-jipp.blogspot.com/

  • JEUDI 12 SEPTEMBRE : REPRISE DES ÉMISSIONS "SYNTHÈSE" SUR RADIO LIBERTÉS

    Diapositive1 copie.jpg

    ÉCOUTEZ LES PRÉCÉDENTES

    ÉMISSIONS CLIQUEZ ICI

  • Jean Messiha : « Des villes de plus en plus importantes sont à la portée du Rassemblement national ! »

    ca283f88884c9a9b51238234ed9fe30c.jpg

    Jean Messiha réagit au rapport de Jérôme Fourquet sur les chances du Rassemblement national de l’emporter dans de nombreuses villes aux élections municipales de mars 2020.