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actualité - Page 2312

  • Milliardaire, délinquant sexuel et ami des puissants, Jeffrey Epstein est mort en prison

    Je me dois de citer ma source principale, le Néerlandais Robert Jensen, qui officiait sur la chaîne néerlandaise RTL 5 avant d’être débarqué pour des raisons politiquement correctes : l’Europe médiatique politique(ment) correcte semble une réalité, cependant que l’Europe politique patauge dans ses limbes.
    Dans l’une des ses récentes productions (12 juillet), Jensen souleva un lièvre concernant le milliardaire américain Jeffrey Epstein. 
    Les médias ne manquent pas une occasion se souligner la proximité du milliardaire (accusé de pédophilie) avec Donald Trump : cousu de fil blanc, lorsque l’on sait la nature de la guerre livrée à l’encontre de ce dernier par ses adversaires. 
    Epstein, l’ami de nombreux grands noms… 
    À Palm Beach, tout le monde le connaît : l’un de ses plus grands amis est l’ancien président Bill Clinton. 
    Un conte de fées, donc, jusqu’en 2005 : le FBI s’intéresse à lui et les rumeurs de pédophilie surgissent. 
    Il se servait, selon le FBI, de rabatteurs pour débusquer de très jeunes filles qu’il rétribuait. 
    En 2008, il reconnut la pédophilie, mais très bizarrement, la très puritaine Amérique ne le condamna qu’à 18 mois, dont treize effectués. 
    Quelque chose ne collait pas : connaissant peut-être trop de choses sur des gens puissants, bénéficiait-il de protections haut placées ? 
    Certaines anciennes victimes, choquées par la légèreté de la peine, poursuivirent les procédures jusqu’à ce qu’un juge rouvre récemment le dossier. 
    C’est ainsi que le milliardaire fût arrêté à la descente de son B727 privé en provenance de Paris, le 6 juillet 2019, et qu’il croupissait depuis en prison. 
    Suite à de nouvelles perquisitions, de nouvelles preuves de pédophilie furent trouvées.
    Robert Jensen note qu’à l’évocation de l’affaire, les médias de gauche américains évitent soigneusement le nom de Clinton, pour ne retenir que celui de Trump… 
    À noter que le journal néerlandais de gauche Volkskrant évoque, le 10 août, les amis « riches et puissants » d’Epstein, parmi lesquels « Bill Clinton et Donald Trump », alors que le quotidien français Le Figaro, plus royaliste que le roi apparemment, évoque, lui, « l’ancien proche de Donald Trump »
    Ce dernier déclara, récemment, ne plus avoir de contact depuis une quinzaine d’années.
    Toujours est-il que Bill Clinton, si l’on en croit une enquête de la journaliste Conchita Sarnoff citée par Jensen, semble avoir été plus proche d’Epstein, et ce, jusqu’à une date bien plus récente : apparemment, il voyagea jusqu’à 27 reprises dans l’avion d’Epstein, surnommé aussi « Lolita Express », et on vous laisse deviner pourquoi… 
    L’on se souvient d’un président Clinton soutenant mordicus n’avoir jamais eu de relations sexuelles avec une certaine assistante Lewinsky… 
    Il peut donc aisément soutenir aujourd’hui n’avoir emprunté qu’à quatre reprises le « Lolita Express », dans lequel voyageaient aussi de nombreuses jeunes filles.. 
    Or, la journaliste d’investigation Conchita Sarnoff, témoignages et documents prouvant les mensonges de Clinton, soutient publiquement le chiffre de 27 voyages…
    Mais voici qui règle définitivement les soucis éventuels de certains amis, dont Clinton : ce samedi 10 août 2019, Epstein a été retrouvé pendu dans sa cellule. 
    On n’ira pas jusqu’à dire « fort à propos ». 
    Silvio Molenaar

  • Beaucoup à prendre chez Alain Finkielkraut, peu à laisser !

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    Les épisodes honteux dont Alain Finkielkraut a été victime et qui m’ont indigné – je n’étais pas le seul – rendent difficile un regard critique sur lui, ses propos et ses analyses.

    Je vais m’y risquer parce qu’il ne serait pas lui-même s’il exigeait de ceux qui l’estiment et la plupart du temps l’approuvent une inconditionnalité de principe.

    Quand il affirme : « Je me vois en butte à une détraction monstrueuse dès que j’ouvre la bouche », il me semble qu’il exagère. Je suis toujours surpris de voir à quel point des esprits brillants omniprésents dans la vie intellectuelle et médiatique – il n’est par exemple pas un sujet, du sport à l’immigration, sur lequel Alain Finkielkraut n’ait pas donné son avis – acceptent mal la rançon de cette lumière et de l’importance légitime qu’on leur donne.

    Cette rançon est à la fois nécessaire et inévitable. Quelle serait donc cette démocratie où certains s’octroieraient une totale liberté d’expression quand d’autres devraient la subir sans réagir, même s’ils peuvent avoir mille fois tort dans leurs répliques ? Je me souviens de mes échanges, un soir, avec ce cher Michel Onfray, où je le sentais blessé par des attaques selon lui intolérables et où je l’avais en quelque sorte rassuré en soulignant qu’elles étaient l’obligatoire contrepartie de ses succès, de son exposition et de son aura. Infiniment petit par rapport à eux, c’est pourtant une donnée que j’ai toujours intériorisée. Penser, parler et écrire librement, c’est permettre à autrui de le faire à notre encontre dans le même registre.

    Par ailleurs, Alain Finkielkraut déplore – et ce n’est pas la première fois – qu’« aujourd’hui les règles minimales de la civilité et de la conversation civique ne soient plus respectées ». Dans la vie sociale et dans l’éducation, par exemple. Il a raison, mais puis-je regretter que, sur un plan personnel, au regard des expériences négatives que j’ai eues avec lui, il n’ait jamais jugé bon d’appliquer ces excellents principes ? Ma déception vient du fait que, dans le domaine de l’urbanité, on ne peut tolérer d’un être comme lui la théorie sans la pratique.

    Un Alain Finkielkraut à laisser peut-être mais à prendre pour l’essentiel !

    Quelques fulgurances (L’Union).

    « L’antiracisme qui est le principe premier de toute morale devient fou […] On est traité de raciste pour un oui ou pour un non […] La France n’est pas un pays antisémite même si l’antisémitisme s’exprime à nouveau dans les rues […] Nous ne sommes pas à l’âge des violences policières mais à celle de la banalisation des violences anti-policières […] La peur a changé de camp. Ce sont les flics qui ont la trouille et ils ont raison d’avoir la trouille. »

    Une lucidité exemplaire.

    En revanche, pour aborder la problématique du « pouvoir politique » qui, selon lui, serait « faible » et « remplacé par le pouvoir médiatique », il pourfend durement Edwy Plenel et Mediapart « s’enivrant de leur propre puissance. Ils ne nous font pas vivre dans une société de transparence mais de surveillance. »

    Je continue à penser que ce procès global est injuste. J’ai déjà dit ici à quel point Mediapart pâtissait ou bénéficiait d’un clivage entre une idéologie délétère – en substance, contre l’identité française et la civilisation européenne – et un remarquable travail d’investigation.

    Le pouvoir médiatique existe, je l’admets. Mais il est sous vigilance, il n’est pas dictatorial ni omnipotent. Il peut être condamné.

    Entre la transparence et la surveillance, je voudrais faire un sort à une société qu’on oublie trop : celle de l’exigence. Exigence des politiques, d’abord à leur égard. Exigence des élites dont l’exemplarité faillible et imparfaite a fait le lit de tous les déficits démocratiques, exigence d’une morale publique à tous les niveaux. Tenir ce qu’on promet. Être à la hauteur de son pouvoir. Justifier la confiance qui vous a été octroyée.

    Société d’exigence dont les médias devront être une première incarnation. Pour être légitimes dans les leçons qu’ils donnent et les bouleversements politiques et judiciaires qu’ils causent.

    Beaucoup à prendre chez Alain Finkielkraut, peu à laisser !

    Extrait de : Justice au Singulier

    Philippe Bilger

    https://www.bvoltaire.fr/beaucoup-a-prendre-chez-alain-finkielkraut-peu-a-laisser/

  • La Russie contre l'occident 2/2: Intervention d'Andrei Vavilov+ Question du public

  • Matteo Salvini se moque de Richard Gere pour son ingérence dans la crise migratoire

    Open Arms.jpgAlors que l’Italie ne lâche pas prise dans sa lutte contre la migration clandestine, le ministre de l'Intérieur Matteo Salvini s’est moqué de l’acteur Richard Gere qui était monté à bord du navire humanitaire Open Arms, où 160 migrants sont bloqués, en lui conseillant... de les accueillir dans ses villas à Hollywood.
    Depuis une semaine, le navire humanitaire Open Arms se trouve au large de l'île italienne de Lampedusa avec 121 migrants à bord.Ceux-ci ont reçu le 9 août la visite de la star de «Pretty Woman», Richard Gere. L’acteur a pris la défense des ONG et des migrants samedi lors d'une conférence de presse à Lampedusa.

    «Étant donné que ses amis de l’ONG comptent 180 immigrants à bord, je suis convaincu que le généreux millionnaire les accueillera tous dans ses villas. Ai-je tort?», a twitté M.Salvini.

    «Sachant que ce généreux millionnaire exprime son inquiétude pour le sort des migrants d’Open Arms, nous le remercions. Il peut les ramener à Hollywood, dans son avion privé, avec toutes les personnes à bord et les soutenir dans ses villas. Merci, Richard!», a-t-il encore commenté.[...]
    En savoir plus sur sputniknews.com
    Sur le même thème lire aussi: 
    ➜ 251 migrants désormais à bord de l'Ocean Viking
    ➜ L'Italie durcit ses mesures contre les navires des ONG humanitaires

    https://www.peupledefrance.com/2019/08/matteo-salvini-se-moque-de-richard-gere.html

  • Qui sont vraiment les Gilets Jaunes ?

    Gilets Jaunes : la révolte de « ceux qui ne sont rien » avec Charlotte d’Ornellas, journaliste pour l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, et éditorialiste sur CNews.

    Extrémistes de gauche, de droite, révolutionnaires, Monsieur ou Madame Toutlemonde qui ne peut plus boucler ses fins de mois… Qui sont vraiment les gilets jaunes ? Quelles sont les raisons de leur colère ? Contre qui ou contre quoi se révoltent-ils ?

    Francesca de Villasmundo

    https://www.medias-presse.info/qui-sont-vraiment-les-gilets-jaunes/111406/

  • Sondage révélateur : les Français font la différence entre un maire exemplaire et des députés LREM godillots

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    Maire : beaucoup disent que c’est le plus beau des mandats. Et tout le monde sait – plus ou moins – que c’est aussi le plus difficile, le plus passionnant, parfois le plus gratifiant, parfois le plus ingrat. Mais, depuis la mort tragique du maire de Signes, qui a ému à juste titre chacun d’entre nous, on découvre que c’est aussi un mandat dangereux.

    Il faut bien convenir qu’avec les attentats islamistes, la crise des gilets jaunes, l’explosion des violences et, plus généralement, l’ensauvagement de la société, les temps sont devenus quelque peu anxiogènes. Et l’actualité politique des derniers jours est dominée par la violence frappant les élus, avec un amalgame assez dérangeant entre la mort du maire de Signes et les dégradations visant les permanences des députés LREM.

    François Baroin, président de l’Association des maires de France, n’hésite pas à sauter à pieds joints dans l’amalgame avec le titre de son interview au JDD : « Haïr les élus, c’est haïr la République. » Or, le même JDD publie un sondage qui montre que les Français, eux, font quand même un net distinguo entre élus et élus, entre un tag anti-CETA sur une permanence de LREM et la mort du maire de Signes. En effet, ils sont 83 % à avoir une bonne image des maires, chiffre qui tombe à 33 % seulement pour les députés et sénateurs, et à 38 % pour l’ensemble des élus. Mais, surtout, le sondage révèle que, si 47 % des Français condamnent les dégradations des permanences de députés LREM, 44 % les comprennent (sans les approuver) et 9 % vont même jusqu’à les approuver.

    Les Français ne sont pas dupes de l’instrumentalisation de la mort du maire de Signes par certains élus, notamment de la majorité, dans le but d’une part d’interdire toute critique de leur vote en faveur du CETA, d’autre part de faire oublier les causes réelles de la mort de ce maire : une recrudescence de la violence et de l’insécurité qui touche, non seulement les maires, mais tous les Français. Pas étonnant qu’ils aient été touchés par son dévouement et sa mort révoltante.

    Pascal Célérier

    https://www.bvoltaire.fr/sondage-revelateur-les-francais-font-la-difference-entre-un-maire-exemplaire-et-des-deputes-lrem-godillots/

  • La France s'enfonce lentement dans le chaos

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    Le président Macron ne dit jamais à ceux qui ont perdu un œil ou une main... qu'il regrette l'extrême brutalité dont a fait preuve la police. Il a demandé au Parlement français d'adopter une loi qui abolit presque complètement le droit de manifester et la présomption d'innocence, et qui permet d'arrêter n'importe qui, n'importe où, même sans motif. La loi a été adoptée. (Photo de Kiyoshi Ota - Pool / Getty Images)

    par Guy Millière 11 août 2019
    Traduction du texte original: France Slowly Sinking into Chaos
     Paris, Champs-Élysées. 14 juillet. Fête nationale. Juste avant que commence défilé militaire, leprésident Emmanuel Macron descend l'avenue dans une voiture officielle pour saluer la foule.
    Des milliers de personnes rassemblées le long de l'avenue crient " Macron démission", huent et lancent des insultes.
    À la fin du défilé, quelques dizaines de personnes lâchent des ballons jaunes dans le ciel et distribuent des tracts disant: "Les gilets jaunes ne sont pas morts." La police les disperse rapidement et fermement. Quelques instants plus tard, des centaines d'anarchistes «Antifa» arrivent, jettent des barrières de sécurité sur la chaussée pour tenter d'ériger des barricades, allument des feux et détruisent les devantures de plusieurs magasins. La police a du mal à maîtriser la situation, mais en début de soirée, au bout de quelques heures, elle rétablit le calme. Quelques heures plus tard, des milliers de jeunes Arabes de banlieue se rassemblent près de l'Arc de Triomphe. Ils viennent pour "célébrer" à leur manière la victoire de l'équipe de football d'Algérie. Davantage de devantures de magasins sont brisées, et davantage de magasins sont pillés. Les drapeaux algériens sont partout. Des slogans se font entendre: "Vive l'Algérie", "La France est à nous", "A mort la France". Des panneaux portant des noms de rue sont remplacés par des panneaux portant le nom d'Abd El Kader, le chef religieux et militaire qui s'est battu contre l'armée française au moment de la colonisation de l'Algérie. La police se limite à endiguer la violence aux fins qu'elle ne se propage pas. Vers minuit, trois responsables du mouvement "gilet jaune" apparaissent à la télévision: ils sortent d'un commissariat et disent à un journaliste qu'ils ont été arrêtés tôt ce matin-là et emprisonnés pour la journée. Leur avocat déclare qu'ils n'avaient rien fait de mal et qu'ils ont simplement été arrêtés "de manière préventive". Il souligne qu'une loi votée en février 2019 permet à la police française d'arrêter toute personne soupçonnée de vouloir participer à une manifestation; aucune autorisation d'un juge n'est nécessaire pour cela, et aucun recours n'est possible.
    Vendredi 19 juillet, l'équipe de football d'Algérie gagne à nouveau. Des jeunes Arabes se rassemblent en nombre près de l'Arc de Triomphe pour "célébrer" la victoire à nouveau. Les dégâts sont encore plus importants que huit jours auparavant. Davantage de policiers sont présents; ils ne font presque rien.
    Le 12 juillet, deux jours avant le 14 juillet, plusieurs centaines de migrants clandestins entrent dans le Panthéon, le monument qui abrite les tombes de personnes qui ont joué un rôle majeur dans l'histoire de la France.
    Ils annoncent la naissance du mouvement des "Gilets noirs". Ils exigent la "régularisation" de tous les immigrants clandestins présents sur le territoire français et la fourniture de logements pour chacun d'entre eux.
    La police est présente mais n'intervient pas.
    La plupart des manifestants s'en vont sans être inquiétés.
    Quelques personnes s'en prennent à la police et sont arrêtées.
    La France aujourd'hui est un pays à la dérive.
    Les troubles et l'anarchie ne cessent de gagner du terrain.
    Le désordre fait désormais partie de la vie quotidienne.
    Les sondages montrent qu'une large majorité de la population rejette le président Macron, déteste son arrogance et ne lui pardonne pas son mépris pour les pauvres; la façon dont il a écrasé le mouvement des "gilets jaunes" sans avoir prêté la moindre attention aux demandes les plus modestes des manifestants, telles que la possibilité que soient organisés des référendums citoyen comme cux qui existent en Suisse.
    Macron ne peut plus aller nulle part dans un lieu public sans risquer d'être confronté à un mouvement de colère. Les "gilets jaunes" ont quasiment cessé de manifester et ont baissé les bras: un trop grand nombre d'entre eux ont été mutilés ou blessés. Leur mécontentement, néanmoins, est toujours là. Est susceptible d'exploser à nouveau. La police française agit avec férocité face à des manifestants pacifiques, mais elle parvient difficilement à empêcher des groupes tels que les "Antifa" de provoquer des violences. En conséquence, à la fin de chaque manifestation, les "Antifa" agissent.
    La police française semble particulièrement prudente face aux jeunes Arabes et aux migrants clandestins. Elle a reçu des ordres à cette fin. Les policiers français savent que les jeunes Arabes et les migrants clandestins peuvent aisément provoquer des émeutes de grande ampleur.
    Il y a trois mois, à Grenoble, la police a poursuivi des jeunes Arabes qui avaient commis un délit et qui fuyaient sur une moto volée. Ils ont eu un accident au cours de leur fuite.
    Cinq jours de pillages ont suivi.
    Le président Macron a l'allure d'un dirigeant autoritaire face aux pauvres mécontents. Il n'a jamais dit à ceux qui ont perdu un œil ou une main, ou qui ont subi une lésion cérébrale irréversible qu'il regrette l'extrême brutalité dont a fait preuve la police. Il a par contre demandé au Parlement français d'adopter une loi qui abolit presque complètement le droit de manifester et la présomption d'innocence, et qui permet d'arrêter n'importe qui, n'importe où, même sans motif. La loi a été adoptée.
    En juin, le Parlement français a adopté une autre loi qui punit sévèrement quiconque dit ou écrit quoi que ce soit qui puisse être considéré comme un "discours de haine". La loi est si vague qu'un juriste américain, Jonathan Turley, s'est senti obligé de réagir. "La France", a-t-il écrit, "est devenue l'une des plus grandes menaces internationales contre la liberté d'expression". Macron est beaucoup moins autoritaire lorsqu'il a affaire à des anarchistes violents. Lorsqu'il a affaire à de jeunes Arabes et à des immigrants clandestins, il fait preuve de faiblesse.
    Il sait ce que l'ancien Ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a dit en novembre 2018, lorsqu'il a démissionné du gouvernement:
    "Des communautés en France s'affrontent de plus en plus et ça devient très violent... Nous vivons côte à côte, je crains que demain nous ne vivions face à face".
    Macron sait également ce que l'ancien Président François Hollande a déclaré après la fin de son mandat : "C'est ça qui est en train de se produire: la partition". Macron sait que la partition de la France existe d'ores et déjà. Arabes et Africains, pour la plupart, vivent en France à l'écart du reste de la population dans des zones de non droit au sein desquelles la présence de non-Arabes et de non-Africains est de moins en moins acceptée. Ils ne se définissent pas comme français, sauf lorsqu'ils disent que la France leur appartiendra bientôt. Des enquêtes montrent que nombre d'entre eux sont remplis d'un profond rejet de la France et de la civilisation occidentale. Un nombre croissant d'entre eux placent leur religion au-dessus de leur citoyenneté. Beaucoup sont radicalisés et prêts à se battre. Macron, lui, ne semble pas vouloir se battre. Il choisit l'apaisement. Il poursuit résolument ses projets d'institutionnalisation de l'islam en France.
    L'Association musulmane pour l'islam de France (AMIF) a été créée il y a trois mois. Une de ses branches s'occupera de l'expansion culturelle de l'islam et prendra en charge la lutte contre le "racisme anti-musulman". Une autre branche sera responsable des programmes de formation des imams et de la construction de mosquées.
    Cet automne, un "Conseil des imams de France" sera mis en place. Les principaux dirigeants de l'AMIF sont (ou étaient jusqu'à une période récente) membres des Frères musulmans, un mouvement qualifié d'organisation terroriste en Égypte, à Bahreïn, en Syrie, en Russie, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis - mais pas en France.
    Macron connait les données démographiques. Elles montrent que la population musulmane en France augmentera considérablement dans les années à venir.
    (L'économiste Charles Gave a écrit récemment qu'en 2057, la France aura sans doute une majorité musulmane). Macron sait qu'il sera bientôt impossible à quiconque d'être élu président sans le vote des Musulmans. Il agit en conséquence. Il voit sans doute que le mécontentement qui a donné naissance au mouvement "gilet jaune" est toujours là. Il semble penser que la répression suffira pour empêcher tout soulèvement ultérieur. Il ne fait donc rien pour remédier aux causes du mécontentement. Le mouvement des "gilets jaunes" est né d'une révolte contre des taxes supplémentaires sur les carburants et contre des mesures gouvernementales excessives contre les automobilistes: limitations de vitesse abaissées à 80 km/h sur la plupart des routes – accroissement du nombre de radars de contrôle de vitesse; forte augmentation du tarif des contraventions, complexification et augmentation du prix des contrôles techniques des véhicules. Les taxes françaises sur les carburants ont récemment augmenté à nouveau, et sont aujourd'hui les plus élevées d'Europe (70% du prix payé à la pompe).
    Les autres mesures prises contre les automobilistes sont toujours en vigueur et sont particulièrement lourdes pour les gens les plus pauvres.
    D'autant plus que ceux-ci ont ete chassés des banlieues par les immigrants et doivent en conséquence vivre plus loin de leur lieu de travail. Macron n'a pris aucune décision qui soit à même de remédier à la situation économique désastreuse en France.
    Lors de son élection, les prélèvements obligatoires représentaient près de 50% du PIB.
    Les dépenses publiques représentaient 57% du PIB (le plus élevé des pays développés).
    La dette du pays était proche de 100% du PIB.
    Les prélèvements obligatoires et les dépenses publiques sont aujourd'hui au même niveau et n'ont pas baissé.
    La dette du pays atteint désormais 100% du PIB.
    L'économie française ne crée pas d'emplois.
    La pauvreté reste très élevée: 14% de la population gagne moins de 855 euros par mois. Macron ne prête aucune attention à l'effondrement culturel croissant qui marque le pays.
    Le système éducatif se délite.
    Un pourcentage croissant d'élèves finissent leurs années de lycée sans savoir écrire une phrase grammaticalement correcte, ce qui rend largement incompréhensible ce qu'ils écrivent.
    Le christianisme est en voie de disparition. Une part croissante des Français non musulmans ne se définissent plus comme chrétiens.
    L'incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris était officiellement un "accident", mais Notre Dame n'a été que l'un des nombreux édifices religieux chrétiens du pays récemment ravagés. Chaque semaine, des églises subissent des actes de vandalisme - dans l'indifférence générale du public.
    Au cours du premier semestre de 2019, 22 églises ont été incendiées.
    La préoccupation principale de Macron et du gouvernement français ne semble pas être le risque d'émeutes, le mécontentement de la population, la disparition du christianisme, la situation économique désastreuse du pays, ou l'islamisation et ses conséquences. Elle est le "changement climatique". Bien que la quantité d'émissions de dioxyde de carbone de la France soit infinitésimale (moins de 1% du total mondial), la priorité absolue de Macron est de lutter contre le "changement climatique induit par l'homme". La Suédoise, Greta Thunberg, âgée de 16 ans, et néanmoins gourou de la "lutte pour le climat" en Europe - a récemment été invitée à l'Assemblée nationale française par des députés qui soutiennent Macron. Elle a prononcé un discours dans lequel elle a affirmé que la "destruction irréversible" de la planète s'enclencherait très bientôt.
    Elle a ajouté que les dirigeants politiques "ne sont pas assez matures" et ont besoin des leçons des enfants. Les députés qui soutiennent Macron ont applaudi chaleureusement. Elle a reçu un prix de la liberté, qui vient d'être créé, et qui sera remis chaque année à des personnes "qui se battent pour les valeurs de ceux qui ont débarqué en Normandie en 1944 pour libérer l'Europe". Il est raisonnable de supposer qu'aucun de ceux qui ont débarqué en Normandie en 1944 ne pensait se battre pour "sauver le climat". Macron et les parlementaires qui le soutiennent ne semblent pas se préoccuper de ce genre de détails. Macron et le gouvernement français semblent également ne pas s'inquiéter du fait que les Juifs – confrontés à la montée de l'antisémitisme et légitimement inquiets de décisions de justice imprégnées d'un esprit de soumission à un islam violent - continuent à fuir la France.
    Kobili Traoré, l'homme qui a assassiné Sarah Halimi en 2017 en scandant des sourates du Coran et en criant que les Juifs sont Sheitan (en arabe: "Satan") a été déclaré non coupable. Traoré ayant fumé du cannabis avant le meurtre, les juges ont décidé qu'il n'était pas responsable de ses actes. Traoré sera sans doute bientôt libéré de prison. Que se passera-t-il s'il fume à nouveau du cannabis?
    Quelques semaines après le meurtre de Sarah Halimi, trois membres d'une famille juive ont été agressés, torturés et retenus en otages chez eux par un groupe de cinq hommes qui ont affirmé que "les Juifs ont de l'argent" et que "les Juifs doivent payer". Ces hommes ont été arrêtés. Ils sont musulmans. Le juge qui les a mis en examen a annoncé que leurs actions n'étaient "pas antisémites".
    Le 25 juillet 2019, l'équipe de football israélienne Maccabi Haifa devait participer à un match à Strasbourg, le gouvernement français a limité le nombre de supporters israéliens dans le stade à 600, pas un de plus.
    Un millier d'entre eux avaient acheté des billets d'avion pour venir en France assister au match.
    Le gouvernement français a également interdit la présence de drapeaux israéliens dans le stade, ou ailleurs dans la ville. Néanmoins, au nom de la "liberté d'expression", le ministère français de l'Intérieur a autorisé les manifestations anti-israéliennes devant le stade. Des drapeaux palestiniens et des banderoles portant la mention "Mort à Israël" étaient présents. La veille du match, dans un restaurant proche du stade, des Israéliens ont été violemment agressés. "Alors que les manifestations appelant à boycotter Israël sont autorisées au nom de la liberté d'expression, les autorités interdisent aux supporters du Maccabi Haïfa d'afficher notre drapeau national.
    Un deux poids deux mesures inacceptable", a déclaré Aliza Ben Nun, ambassadrice d'Israël en France. Voici quelques jours, un avion rempli de Juifs français quittant la France est arrivé en Israël. D'autres Juifs français suivront.
    Le départ des Juifs vers Israël implique des sacrifices: certains agents immobiliers français profitent du souhait de nombreuses familles juives de partir, et achètent ou vendent des propriétés appartenant à des Juifs à un prix très inférieur à leur valeur marchande.
    Macron restera président jusqu'en mai 2022. Plusieurs dirigeants de partis de centre-gauche (Parti socialiste) et de centre-droit (Les républicains) ont rejoint La République en marche, le parti qu'il a créé il y a deux ans. Le parti socialiste et Les républicains se sont effondrés.
    Le principal adversaire de Macron en 2022 devrait être le même qu'en 2017: Marine Le Pen, présidente du mouvement populiste Rassemblement National. Bien que Macron soit largement impopulaire et détesté, il utilisera probablement les mêmes slogans qu'en 2017: il dire qu'il est le dernier rempart face au "fascisme" et au risque du "chaos". Il a de fortes chances d'être réélu.
    Quiconque lit le programme politique du Rassemblement national peut voir que Marine Le Pen n'est pas fasciste.
    Quiconque examine la situation en France peut se demander si la France n'a pas déjà commencé à sombrer dans le chaos.
    La triste situation qui règne en France n'est pas si différente de celle de nombreux autres pays européens.
    Il y a quelques semaines, un cardinal africain, Robert Sarah, a publié un livre intitulé Le soir approche et déjà le jour baisse. " À la racine de l'effondrement de l'Occident", écrit-il, "il y a une crise culturelle et identitaire. "L'Occident ne sait plus qui il est, parce qu'il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l'a façonné, qui l'a constitué, tel qu'il a été et tel qu'il est. (...) Cette auto-asphyxie conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares. " C'est une description exacte de ce qui se passe en France - et en Europe.
    gatestoneinstitute
    http://by-jipp.blogspot.com/2019/08/la-france-senfonce-lentement-dans-le.html
  • Salvini entraînera-t-il l’Italie «hors de l’UE»?

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    Selon un ancien Premier ministre italien de gauche, interrogé par l’AFP, le chef de la Ligue Matteo Salvini pourrait avoir «une majorité absolue» au parlement lors d’élections anticipées «assez probables» et pourrait «entraîner l’Italie hors de l’UE».

    L’ancien Premier ministre italien Enrico Letta a jugé nécessaire d’arrêter l’ascension de Matteo Salvini, le vice-président du Conseil des ministres, qui «pourrait entraîner l’Italie hors d’Europe». Rencontré par une équipe de l’AFP, il s’est dit «très préoccupé» face «au chaos politique» en Italie.

    Enrico Letta, ancien numéro deux du Parti démocrate (centre gauche, PD), a été le chef du gouvernement d’avril 2013 à février 2014 et vit actuellement à Paris.

    L’actuel ministre de l’Intérieur et chef de la Ligue Matteo Salvini a fait exploser jeudi la coalition formée avec le Mouvement 5 étoiles (M5S), au pouvoir depuis 14 mois, et réclame la fin du gouvernement de Giuseppe Conte et des élections anticipées.

    «Cette majorité n’avait aucune chance de durer, c’étaient deux partis incompatibles», a constaté Enrico Letta, soulignant que Matteo Salvini, «en grand opportuniste, cherche à tirer les bénéfices» de la crise.

    «Ce serait un grand danger pour le pays»

    Pour Enrico Letta, aujourd’hui doyen de l’école des affaires internationales de Sciences Po Paris, «les élections sont assez probables», puisqu’il sera «très compliqué de mettre ensemble des partis aussi différents que le PD et le M5S» pour former une nouvelle coalition.

    Des élections offriraient à Matteo Salvini, crédité de 36 à 38% des voix dans les sondages, «un résultat important», voire «une majorité absolue» au parlement. «Ce serait un grand danger pour le pays», affirme-t-il. «Matteo Salvini et ses idées souverainistes pourraient entraîner le pays hors de l’Europe».

    Si le leader de la Ligue a toujours assuré vouloir rester dans l’UE, Enrico Letta juge néanmoins qu’«avec Matteo Salvini, un Brexit italien n’est pas impossible».

    Le bilan des européennes

    Le score de la Ligue aux élections européennes du 26 mai a dépassé les 34% alors qu’il avait atteint 17% aux législatives de mars 2018. Le Mouvement 5 étoiles (M5S), formant la coalition gouvernementale avec la Ligue, a obtenu moins de 17%.

    D’autres partis membres du groupe Europe des nations et des libertés (ENL) au sein du Parlement européen ont aussi renforcé leurs positions à la suite des européennes. Il s’agit notamment du Rassemblement national qui est arrivé en tête du vote en France en devançant de 0,9 point la liste de La République en marche.

    En Belgique, le parti Vlaams Belang a atteint 12% en triplant sa représentation au Parlement européen.

    Alternative pour l’Allemagne (AfD) a aussi amélioré son score des élections européennes de 2014. Mais avec ses 11%, ce parti ne se classe que quatrième dans le pays.

    Sputnik

    https://www.alterinfo.ch/2019/08/12/salvini-entrainera-t-il-litalie-hors-de-lue/

  • Les grands méfaits du libéralisme

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    Le billet de Patrick Parment

    Inutile d’être un analyste politique distingué pour se rendre compte que le fait majeur n’oppose plus la gauche à la droite – notions a priori obsolètes – mais bien les tenants du libéralisme aux antilibéraux. Autrement dit les partisans d’une économie mondialisée, aux « nationalistes » mais dans une perspective moins "natio" qu’européenne, cela va s’en dire. Pour nous l’enjeu c’est bel et bien la défense et l’illustration d’une Europe de la puissance plutôt que ce magma libéral informe qui ouvre nos économies à tous les vents et dont Bruxelles est devenu le symbole.

    C’est curieusement dans un domaine où l’on ne s’y attendait pas que se révèle l’un des méfaits majeurs du libéralisme pour les Européens : le médicament. Autrement dit notre santé. Ce problème a été mis en lumière récemment quand certaines pathologies se sont vues soudainement privées de leurs médicaments salvateurs.

    Horresco referens, on s’est alors aperçu que nombre de médicaments étaient fabriqués en Asie du Sud-Est, en Inde et en Chine. Regardons de plus près cette affaire qui nous affecte. C’est en 2018 (seulement !) qu’un rapport sénatorial (27 septembre 2018, rapport n° 737, dirigé par Yves Daudigny) se penche sur cette soudaine pénurie. Celles-ci trouvent, en partie, leur origine dans la délocalisation des entreprises pharmaceutiques. 40% des médicaments finis commercialisés en Europe sont fabriqués hors de l’Union européenne, contre 20% il y a trente ans. La Chine et l’Inde concentrent désormais l’essentiel de la production. Et, la demande des marchés asiatiques, en forte croissance, contribue à fragiliser le système.

    La question qui se pose est : comment en est-on arrivé là ? Le phénomène débute dans les années 2000 quand de nombreux médicaments d’origine chimique voient leurs brevets tomber dans le domaine public et peuvent, dès lors, être « génériqués ». Quand la valeur d’un médicament princeps se dégrade, son prix et ses volumes chutent rapidement. La bataille ne se fait plus sur le prix et les marges. La concurrence s’exerce alors au centime d’euro près. Raison pour laquelle les grands labos se mettent à sous-traiter la production de principes actifs et d’excipients à des pays disposant d’un main d’œuvre bon marché et soumis à des exigences réglementaires et environnementales moins fortes. Même logique pour le fabricants de médicaments génériques à marges faibles qui doivent serrer les coûts.

    Comme le note un spécialiste du secteur, « les laboratoires devaient aussi faire place à de nouvelles molécules, plus rentables, dans leurs usines ». Et c’est ainsi, à titre d’exemple, que Rhodia a fermé sa dernière usine de production de paracétamol (Doliprane, Efferalgan, pour ne citer qu’eux) en Europe, située en Isère. Et c’est ainsi que l’Asie du Sud-Est est devenu l’atelier de la pharmacie. Sur les 206 médicaments chimiques autorisés par l’Agence européenne du médicament, entre 2012 et 2016, 16 sont produits en France, 65 en Allemagne et 57 en Angleterre. Il n’y a plus que 92 sites de production en France quand l’Inde et la Chine en comptent plusieurs milliers. Cherchez l’erreur ?

    Le libéralisme signe là une de ses nombreuses victoires. Au détriment, de notre santé, mais plus encore des intérêts européens. Comme le disait Alexandre Vialatte, « Et c’est ainsi qu’Allah est grand » !

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/08/12/les-grands-mefaits-du-liberalisme-6169617.html